A family affair (Marvel Two-in-One 2017)

Marvel Two-in-One par Chip Zdarsky et Collectif

Par KAORI

VO : Marvel Comics

VF : Panini

« Ça va chauffer », comme au bon vieux temps !  © Marvel Comics

« Ça va chauffer », comme au bon vieux temps !
© Marvel Comics

Cet article parlera de la mini-série MARVEL TWO-IN-ONE écrite par Chip Zdarsky. Cette série est constituée de 12 numéros plus un annual sortis entre 2017 et 2018 chez Marvel Comics, et est parue en 2 volumes chez Panini (respectivement en décembre 2018 et juin 2019).

MARVEL TWO-IN-ONE, et son acolyte, MARVEL TEAM-UP, sont les titres de séries qui rappelleront sans doute de bons souvenirs aux anciens adeptes comme moi de Special Strange.
En effet, pour accompagner les aventures de nos mutants préférés, nous avions droit à des histoires qui mettaient à l’honneur La Chose pour MARVEL TWO-IN-ONE et Spider-Man (encore appelé l’Araignée, à cette époque) dans MARVEL TEAM-UP.
Chez nous, cela s’appelait LA CHOSE ET X … ENSEMBLE, ou L’ARAIGNÉE ET X … ENSEMBLE.
Le principe était simple : raconter une histoire auto-contenue où nos superstars faisaient équipe avec un super-héros moins populaire. Des épisodes souvent frais, parfois dramatiques, et généralement réussis.

La série dont je vais vous parler est-elle un reboot ?
Absolument pas.
Il s’agit d’une série à multiples intentions. D’abord, bien sûr un hommage à la série des années 70, puisque quasiment chaque titre est composé de deux noms de super-héros.
Mais, en réalité, c’est avant tout un moyen d’introduire le retour à venir de l’équipe d’explorateurs cosmiques la plus célèbre : les Fantastic Four.
En effet, depuis 2015 et SECRET WARS, l’équipe est dissoute : Reed et Susan Richards ont choisi de laisser le reste de l’univers croire à leur mort et à celle de leurs enfants, en profitant pour reconstruire le multivers, et échappant par la même occasion à Fatalis/Doom. L’autre moitié de l’équipe étant restée sur Terre, ne sachant rien de ce secret…
La Torche a choisi de travailler en collaboration avec les Inhumains et les Avengers tandis que la Chose œuvre avec les Gardiens de la Galaxie.
Pourtant, cette mini-série renoue avec l’essence même des FF : une série attachante, des voyages dans des univers parallèles, de grands moments d’héroïsme et les valeurs de nos FF : la famille, l’amitié et le sens du sacrifice.
Mais au fait : pourquoi ce titre ? Eh bien, en plus d’un hommage, c’est un jeu de mot sur le nombre de membres restant dans l’équipe, le 2 de Two-in-One ayant la même typographie que l’habituel 4 des FF.

Quelqu’un pour éteindre l’incendie ?  © Marvel Comics

Quelqu’un pour éteindre l’incendie ?
© Marvel Comics

Le point de départ est simple. Pas besoin d’avoir lu SECRET WARS et ses suites : tout est résumé dans le premier numéro.
Alors que Ben Grimm assiste à l’inauguration du prix « Fantastic » en hommage à Reed Richards et prononce un discours, Johnny Storm participe à une course de voitures durant laquelle il prend tous les risques et finit dans le décor, provoquant l’explosion de son véhicule. La page de titre est on ne peut plus explicite : Johnny ne va pas bien.
Ce que confirme Spidey, convié lui aussi à l’inauguration ; il en alerte Ben qui lui explique que lui et Johnny ne se sont pas quittés en bons termes. Spidey remet alors à Ben la clé de l’entrepôt où sont conservées les affaires du Baxter Building (oui, Peter Parker a racheté le Baxter Building et l’a perdu. Hé, c’est Marvel…).
Ben s’y rend et se remémore alors la promesse que lui a demandée Susan s’il lui arrivait malheur : prendre soin de Johnny.

C’est là qu’arrive Fatalis (prétendument passé du côté des gentils) qui remet à la Chose un orbe trouvé après avoir fouillé les quartiers généraux des FF.
Celle-ci contient un message de Reed à destination de Ben, dans le cas où il ne resterait plus que lui et Johnny. Il lui demande alors de continuer ce qu’ils faisaient autrefois : explorer les multiverses. Il lui explique où il pourra trouver le multisect qui lui permettra de voyager dans ces autres dimensions.
Ben retrouve alors Johnny. Celui-ci lui explique qu’il est en train de perdre ses pouvoirs. Devant le désespoir de son meilleur ami, Ben ne peut se résoudre à lui demander de continuer avec lui. Il préfère lui raconter qu’il a reçu un message de Reed expliquant que Sue, Reed et les enfants pourraient être en vie…
Et voilà le début de l’aventure…

Souvenir d’une promesse  © Marvel Comics

Souvenir d’une promesse
© Marvel Comics

Sans trop en dévoiler, la série nous emmène dans des univers parallèles, à la rencontre de personnages loin d’être superficiels ou anecdotiques.
Le scénario de Chip Zdarsky est plutôt à la hauteur : pas de temps mort (dans le sens où on ne s’ennuie pas), la relation Johnny-Ben au cœur de la série, des surprises, de l’émotion, un peu d’humour, rien n’est oublié.

Ceux qui commencent à me connaître savent l’importance que j’accorde aux personnages et à leurs interactions. Ici, c’est sans appel : l’essence des personnages est respectée. Ben est toujours pince-sans-rire, gardant son brin d’humour en dépit des pires situations, toujours le cœur sensible sous la roche ; Johnny, trop souvent représenté comme un sale gosse prétentieux, inutile et impétueux, brise sa coquille et dévoile ses fragilités et sa véritable valeur. Et bien sûr, leur amitié, au cœur de l’intrigue, retrouve ses lettres de noblesse.

L’amitié de Reed et Ben est également célébrée, à travers les souvenirs (leur « première aventure » est assez savoureuse), mais aussi la perte, le mensonge, et le pardon…
Le cheminement de chacun, et surtout la progression de l’histoire, qui nous montrent Ben Grimm s’enfoncer un peu plus dans le mensonge met en valeur de manière intéressante la relation entre les deux comparses. Et nous amènent à nous demander : jusqu’où a-t-on le droit d’aller pour protéger ceux que l’on aime ? Et une autre question : y-a-t-il seulement une bonne façon de réagir ? Qui a tort, qui a raison ? Dans cette histoire, la notion de mensonge est au cœur de l’intrigue puisque Johnny se retrouve victime d’un double-mensonge, Ben est lui-même victime du mensonge de Reed et Sue, et certains personnages utilisent le mensonge pour arriver à leur fin.
Habituellement, dans les histoires de « superslips », la morale est facile : seule la vérité compte, mentir, c’est mal. Ici, le mensonge n’est pas encensé, ses effets néfastes sont bien montrés.

Pourtant, la morale est moins manichéenne qu’à l’accoutumée. Qui pourrait blâmer Ben d’avoir eu envie de redonner le goût de vivre à son meilleur ami ??
Un autre thème abordé est celui de l’héroïsme, dans sa nature la plus profonde : qu’est-ce qui fait de quelqu’un un héros. Un super-héros cesse-t-il d’être un héros dès lors qu’il n’a plus de pouvoirs ?
La question se pose particulièrement pour la Torche qui n’a jamais eu à avoir peur, ses pouvoirs le protégeant de la plupart des dangers.
Le dilemme se posera également pour le duo lors des traversées dans des contrées hostiles : poursuivre son chemin, à la recherche de leur famille, ou aider des étrangers innocents.
La réponse n’est bien évidemment pas difficile à deviner, mais elle permet d’assister à de beaux moments de bravoure et même d’émotion.

L’ironie du multiverse, où quand chacun retrouve un ami perdu  © Marvel Comics

L’ironie du multiverse, où quand chacun retrouve un ami perdu
© Marvel Comics

On peut donc dire que Chip Zdarsky s’en sort plutôt bien en tant que scénariste.
L’histoire se suit aisément, même si parfois les sauts dans les autres univers nous laissent un peu comme un goût d’inachevé pour l’univers que l’on vient de quitter, tellement ils sont intéressants.
Concernant la continuité, et bien moi qui n’ai pas lu que les premières histoires des FF, j’ai réussi à comprendre et à apprécier, c’est dire !
À vrai dire, je partais avec un a priori plutôt négatif, m’attendant au pire, c’est-à-dire une histoire complexe, fouillie, alambiquée, et au final, j’ai été accrochée, malgré une petite baisse d’intérêt vers les derniers numéros (du fait d’une certaine césure/ellipse). Mais il aurait été dommage de ne pas voir la conclusion de cette histoire quasi-indépendante qui sert de lien mais n’oblige en aucune manière à poursuivre l’aventure ailleurs.
Car même si les retrouvailles se font hors-champ (en fait dans un numéro de la nouvelle série FF, de manière assez anecdotique et totalement dispensable), le fond du problème, à savoir le mensonge et surtout le sens de la « famille » se fait véritablement dans la conclusion de cette mini-série. Nul besoin donc d’aller lire quoi que ce soit ailleurs. Au contraire !

Concernant les graphismes, l’entrée en matière est brillante. Les dessins de Jim Cheung accompagné de John Dell et Walden Wong à l’encrage et Frank Martin aux couleurs retranscrivent parfaitement la détresse et la douleur de la Chose et surtout de Johnny Storm.
Les effets de lumière sont magnifiques, l’action est limpide, les détails sont précis et bien mis en valeur. Un plaisir pour les yeux.
Valerio Schisti prend la suite à partir du numéro 3, s’en sortant de manière honorable, jusqu’au numéro 7.
Puis Ramon K. Perez prend la relève, avec Federico Blee à l’encrage et là, comment dire… Johnny et Ben sont à peine reconnaissables, l’action est plate (sur une case, j’ai cru que Ben prenait Johnny dans ses bras alors que la case d’après, Johnny se retrouvait « projeté » en l’air…), bref, une mise en scène assez décevante, des traits de crayon fouillis et brouillons.
Cela est dommage, mais pas dommageable : la série n’étant pas basée uniquement sur l’action et les combats, l’ensemble est correct à suivre. C’est vraiment au niveau des visages et de la dynamique que le bât blesse. Mais cela n’altère pas trop l’esprit « feel-good » de la série.
En effet, malgré ses quelques défauts, MARVEL TWO-IN-ONE est une série que j’ai suivie avec beaucoup de plaisir, et si la nouvelle série des FF était aussi bien écrite, j’aurais pu me laisser emporter.
Alors, si vous cherchez une série pas trop longue avec l’esprit Marvel comme on l’aime, vous savez où regarder…

Parodie du célèbre tableau de Grant Wood, résumant assez bien les effets secondaires de l’amitié Benny/Johnny…  © Marvel Comics

Parodie du célèbre tableau de Grant Wood, résumant assez bien les effets secondaires de l’amitié Benny/Johnny…
© Marvel Comics

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Les FF reviennent ! Avec Marvel Two In One, Chip Zdarsky renoue avec l’esprit bon enfant des Marvel Teamup des 70′s tout en écrivant du comics résolument moderne.  Kaori est conquise et vous explique pourquoi chez Bruce Lit.

BO du jour : y-a-t-il besoin d’expliquer ?

20 comments

  • PierreN  

    « En effet, malgré ses quelques défauts, MARVEL TWO-IN-ONE est une série que j’ai suivie avec beaucoup de plaisir, et si la nouvelle série des FF était aussi bien écrite, j’aurais pu me laisser emporter. »

    C’est vrai que la série se débrouille mieux sur certains points que celle de quatuor (peinant à décoller, malgré un épisode de mariage assez plaisant, et le rapide grillage des cartouches Fatalis/Galactus, soit les 2 adversaires les plus populaires et emblématiques du groupe, dès le second arc).

    • Kaori  

      @Pierre : Le dernier numéro (des FF) m’a bien plu. À voir, donc…

  • Présence  

    Cool : le retour des superhéros (c’est juste pour taquiner Bruce :) ).

    J’ai lu le premier tome VO par curiosité pour le scénario de Chip Zdarsy, dessinateur que j’aime beaucoup pour Sex Criminals (scénario de Matt Fraction) mais que je trouve irrégulier comme scénariste (je croise les doigts pour son Daredevil dans la durée). Ce qui m’a dissuadé de lire le 2ème tome VF (les épisodes 7 à 12) c’est ce que tu relèves : la valse des dessinateurs, les responsables éditoriaux donnant l’impression qu’après le démarrage on peut mettre n’importe qui car de toute façon ça n’aura aucun influence sur l’acte d’achat des lecteurs.

    Du coup j’ai bien apprécié de pouvoir découvrir de manière synthétique une vision globale des enjeux, et la thématique principale développée sur ces 12 épisodes + 1. Par contre, je me suis jeté sur les 2 premiers tomes de la série Fantastic Four de Dan Slott. Comme l’écrit Pierre N, le démarrage est assez laborieux. Je préfère de loin sa série Iron Man, beaucoup plus inspirée.

  • Vindicator  

    Très sympa cette article Kaori

  • Matt  

    « (oui, Peter Parker a racheté le Baxter Building et l’a perdu. Hé, c’est Marvel…). »

    Hein quoi ? Ah bon…

    « C’est là qu’arrive Fatalis (prétendument passé du côté des gentils) »

    WTF ? Ah j’ai pas suivi.
    Je sens bien le machin incompréhensible si on n’a pas lu tout ce qui s’est passé depuis les 4 années précédentes chez Marvel. Malgré le fait que tu dises qu’on n’a pas besoin de lire Secret Wars et tout le toutim.
    Et une partie des retrouvailles se passe dans une autre série en parallèle, tout ça…
    Je vois bien que tu insistes sur le fait que la lecture de cette série peut suffire, mais je ne sais pas si j’aurais ce sentiment^^

  • Eddy Vanleffe  

    selon les échos un peu partout, La série Marvel Two in one semble être vraiment digne d’intérêt même si comme à son habitude maintenant, l’éditeur se décide de flinguer le truc parce qu’il y d’autres event à programmer derrière ou d’autres séries à relancer comme les nouveaux Fantastic Four dont le « four » seul semble être fantastique.
    Bravo donc Kaori de mettre un coup de projo sur une de ces multiples projets sans lendemain de l’actuel Marvel car c’est bien dans ce terreau pourtant rabougri qu’il se passe quelques chose chez eux (Vision, Mr et Mrs X, Renew Your Wows, l’ancienne série carnage façon horreur etc…)

  • Eddy Vanleffe  

    @Matt…
    le comics, c’est jsute comme ça…
    ça change sans arrêt pour mieux redevenir sur des repères habituels…
    quand on en a marre de le continuité, on s’éloigne mais il faut pourtant accepter qu’elle se pointe de temps à autres même sur les titres ou les one shots qu’on aime…
    le truc déconnecté et iconique ça n’existe pas en dehors des « origin stories »

    Fatalis devient gentil, ça n’a pas besoin d’être expliqué pednant quinze pages, il suffit de dire qu’il s’estremis en question à al suite de Civil war à la disparition des quatre F, ce qui fait sens dans la présente série d’ailleurs… la fameuse famille a disparu et on se retrouve avec Ringo et George Harrisson qui se posent la question de ce qu’ils veulent devenir après les Beatles…

    • Matt  

      Ouais mais non, y’a des limites.
      Je ne demande pas à tout savoir dans les détails depuis 10 ans.
      Mais j’ai feuilleté en ligne, et entre l’épisode 10 et 11, paf d’un coup Reed Richards est avec Ben alors que dans l’épisode précédent Ben croyait Reed mort. Là désolé mais ces ellipses de merde au sein d’une histoire, je dis non.
      Et Fatalis je demande pas à avoir lu Civil War 2 mais un minimum de résumé qui explique, ça aiderait.

      Comme le disait Tornado je sais plus où, à une époque (années 70) t’avais 2 pages de résumé ou de dialogue qui expliquait tout ce qui s’était passé dans l’épisode précédent (au point que c’était même chiant parfois), là maintenant on part du principe que t’as TOUT lu et que t’es au courant de tout.

      • Eddy Vanleffe  

        par contre sur ce point oui tu as raison, là où il suffirait d’expliquer sur une cartouche, on a plus rien.

        il faut savoir par contre que les flashbacks ou explications chères à Jim Shooter (n’oublions pas que chaque comics est le premier de quelqu’un) est souvent considéré comme une lourdeur, ou une maladresse narrative…. du coup c’est obsolète

        en revanche dans un monde sur informé, ils me donnent l’impression de compter sur les internautes pour relayer ce qu’il faut. ajoutons à cela un certain mépris de la continuité afin de permettre plus de liberté aux auteurs on obtient douze Mystérios des Fatalis blancs d’un côté et un verts dans leur château ailleurs etc….
        à la fin on a d’un côté » un épisode assez émouvant où Hawkeye retrouve le Socière Rouge pour un moment de résilience pas si mal trouvé et cela devient la blague du « Clint a couché avec un Fatalibot! »…
        çe genre de truc m’agacent fort en tant que lecteur c’est vrai.
        par contre un récit assez auto-conclusif qui prend en compte les costumes, et l’actualité du moment, si on ne fait pas tout passer sous le tapis, ça passe très bien.

        Je suppose que « LE GANT DE L’INFINI » devait aussi perdre pas mal de gens qui ne connaissaient pas Captain Marvel (MOnica Rambeau) par exemple, ou retrouver le costume jaune de Wolverine ou le HUlk Intelligent… l

      • PierreN  

        « Mais j’ai feuilleté en ligne, et entre l’épisode 10 et 11, paf d’un coup Reed Richards est avec Ben alors que dans l’épisode précédent Ben croyait Reed mort. Là désolé mais ces ellipses de merde au sein d’une histoire, je dis non. »

        C’est surtout qu’il y avait la parution du premier arc des FF en parallèle (là où ont lieu les retrouvailles comme expliqué dans l’article).

  • Tornado  

    Ne suivant plus du tout l’actualité Marvel, je suis bien évidemment passé complètement à côté de la chose (sans vouloir faire de jeu de mot :D !).
    Merci donc à Kaori car c’est bien grâce à ce genre d’article que l’on peut repérer ce qui mérite de créer l’exception (la saga autocontenue qu’on va pouvoir acheter et lire pour elle-même sans passer par les events, crossover et autres connexions forcées qui font mal au fondement).
    Il y a toutefois ici trop de choses (décidément…) qui viennent freiner mon enthousiasme (changement de dessinateurs pas beaux, baisse de régime, multivers (élément qui peut être réussi mais qui peut au contraire vite devenir insupportable, comme dans les Young Avengers de Gillen par exemple), etc.). Et là où Matt a raison, c’est que le trop d’explications c’est comme le pas assez : Si tu n’as aucun rappel, aucun rédactionnel, aucun détail pour te permettre de recoller les morceaux d’une continuité vieille de 60 ans, c’est que la chose (…) est réservée aux accrocs qui connaissent les moindres recoins de l’univers Marvel. Et donc merci non. Cela-dit, l’article dit le contraire, non ? :)

    • Matt  

      « Cela-dit, l’article dit le contraire, non ?  »

      Bah ouais mais j’suis allé voir en ligne comme je dis. Et t’as littéralement l’impression d’avoir loupé un épisode entre 2 épisodes. L’un se termine avec Ben et Johnny seuls, l’autre débute avec Reed et Ben ensemble alors que juste avant l’un croyait l’autre mort.
      Donc en gros t’es censé avoir lu le premier arc de la série FF entre ces 2 épisodes comme le dit PierreN et…bref, pouet !

  • Jyrille  

    Encore une fois, merci Kaori ! J’en parlais sur un autre article mais je n’ai aucun souvenir des vieux Strange, sauf un Spécial Strange qui me reste (miraculeusement sauvé), le n°30.

    Et il y a effectivement un « LA CHOSE ET X … ENSEMBLE » dedans ! Je ne savais donc pas que cela avait un nom totalement différent en VO !

    Pour le reste, merci pour ma culture, mais toute la sympathie qui semble ici dégagée, je ne lirai sans doute jamais cela. Même si c’est signé Chip Zdarsky, dont je suis la série creator-owned SEX CRIMINALS.

    « Et nous amènent à nous demander : jusqu’où a-t-on le droit d’aller pour protéger ceux que l’on aime ? Et une autre question : y-a-t-il seulement une bonne façon de réagir ? » Une question intéressante et nécessaire, mais qui n’a jamais de réponse définitive… C’est toute la difficulté des interactions entre personnes non ? Qu’on se connaisse hyper bien ou pas, dans la vie de tous les jours ou une fois tous les ans, de tous ceux que l’on côtoie, volontairement ou non…

    En tout cas, chapeau, c’est un article maîtrisé de bout en bout, qui aborde tous les points et répond à toutes les attentes.

    La BO : heu on se répète là non ? :D

    • Bruce lit  

      Oui deux fois dans la semaine, je vais faire une crise de foie.

  • Bruce lit  

    Clair, concis, bien écrit et complet, Kaori réussit sa rentrée des classes.
    Présence m’a filé le truc et j’y retrouve toute les qualités énumérées. Je n’ai pas été épaté par l’écriture de Zdarsky et je crois me rappeler de trop de cosmiques au milieu de l’histoire. J’aime bien les FF en milieu urbain.
    Globalement j’ai tellement décroché de l’univers Marvel que je n’ai pas eu de temps de coeur ouvert disponible pour y croire.

    • Matt  

      « J’aime bien les FF en milieu urbain. »

      Ah ! Elle est pas mal celle là^^
      Le concept des FF c’est un peu l’aventure dans le multivers, l’espace, le cosmique, les trucs de fou faisant appel à la science de Reed.
      Bon cela dit je ne suis pas fan de FF en général.
      Mais pour moi ce ne sont pas des héros urbains. Pétés de thunes et de technologie de fou, c’est pas pour aller taper du braqueur de banque comme DD ou SPidey^^

      • Bruce lit  

        Le Baxter Building, les parties de poker de Ben, Yancy Street , les escapades en latvérie , les FF peuvent être urbains notamment chez Mark Waid.

  • JP Nguyen  

    On m’avait offert le tome 1 l’an dernier (les 6 premiers épisodes) et j’avais trouvé la lecture sympathique et plaisante mais pas forcément ultra-emballante. Si bien que je n’ai pas poursuivi. L’article m’apprend que c’est moins joli au niveau dessin et que ça se croise avec le redémarrage de la série principale des FF…
    Zdarsky, j’ai aimé son démarrage sur DD mais sur la fin du premier arc puis sur le second, je n’ai pas trop aimé la direction choisie (et là, je reste politiquement correct).

    @Bruce et Matt : les FF de Byrne ont aussi des passages urbains sympatoches…

  • Kaori  

    Merci pour vos retours les copains. Et désolée, j’avais pas percutée que c’était mon jour, journée chargée le mardi et encore plus aujourd’hui…

    Je suis d’accord sur le manque de rappel. Après moi ça ne m’a pas manqué. Y a juste ce débarquement de Reed où on se dit « hein? Quoi ? J’ai raté un truc, là » Et où je suis retournée en arrière pour être sûre… Mais non, faut « juste » suivre l’autre série en parallèle. Ce que je n’ai pas fait tout de suite. Je suis partie du principe que « ok, soit..  » et le reste a très bien marché, j’ai aimé la conclusion.

    Mais bon, je suis de parti pris pour cette mini-série…

    Bruce que veux-tu, on ne peut pas lutter contre ce titre…
    Et ma rentrée, c’était pas la semaine dernière avec STRANGER THINGS ?

    Merci à Cyrille et toi, j’ai toujours peur de ne pas être claire ou pas assez complète. Contente que l’article vous ait plu.

    Eddy : j’en ai trouvée une autre, mini-serie Marvel que j’ai vraiment beaucoup aimé. Article envoyé, stay Tuned donc ;)

  • midnighter  

    dommage
    j’ ai pas acheté le volume 2 en français à cause des dessins
    c’ est aussi pour ça que j’ai laissé tomber ce mois ci deux autres potentiels achats marvel en librairie VF
    quand le dessin me plait pas j’ai plus envie de claquer entre 15 et 30 euros
    désolé

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