Academic Mess (Gotham Academy)

Gotham Academy 1, 2, 3 par Becky Cloonan, Brenden Fletcher et collectif

Par : TORNADO

VO: DC 

VF: Urban

Harry Potter à l’école de Batman !

Harry Potter à l’école de Batman !©DC

Cet article passera en revue les trois tomes de la série Gotham Academy publiés en VF chez Urban Comics.

Les trois tomes forment une première saison. Nous ne savons pas encore à l’heure actuelle si l’éditeur français acceptera de publier la saison 2. Tout porte à croire que ce ne sera d’ailleurs pas le cas, puisque le quatrième de couverture annonce fièrement qu’il s’agit d’une série complète en trois tomes…

Et voici les principaux acteurs !

Et voici les principaux acteurs !©DC

Tome 1 – Le Secret des Cobblepot :

Le premier tome regroupe les six premiers épisodes de la série, publiés entre 2014 et 2015. L’ensemble est écrit par Becky Cloonan & Brenden Fletcher, et dessiné par Karl Kerschl. Il y a néanmoins des dessinateurs additionnels et tout un bataillon de coloristes qui se bousculent au générique.
Gotham Academy étant une (nouvelle) série régulière, il apparait logique et légitime qu’elle nécessite la participation de tout un staff d’auteurs et d’artistes à sa barre, d’autant que l’essentiel est parfaitement dirigé par les trois personnes citées plus haut, offrant à l’ensemble une identité et une sincérité propre.

Il faut préciser, enfin, que cette série se déroule concomitamment aux autres séries régulières de la même période dédiée au « Batverse » (l’univers de Gotham City et donc de Batman), en particulier Batman,Batman Eternal,Batman & Robin et Batman & Robin Eternal (vous admirerez au passage le talent des éditeurs au service de la déclinaison des séries qui ont le plus de succès…). Néanmoins, bien que Gotham Academy fasse souvent référence à toutes ces séries, ces six premiers épisodes peuvent parfaitement se lire de manière autonome.
En somme : Une série parfaitement connectée au Batverse pour les complétistes, mais également une série autonome pouvant également être lue par les néophytes.

elcome to Poudlard Gotham Academy…

Welcome to the Poudlard Gotham Academy…©DC

Ah ! oui, le pitch : Gotham Academy est l’école la plus prestigieuse de Gotham City. Subventionnée par la fondation Wayne, elle renferme bien des mystères, notamment depuis la mort, au siècle dernier, de Millie Jane, la jeune héritière de la famille Cobblepot, dont le fantôme aurait été aperçu par les étudiants ! Il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg, tant les murs du campus semblent renfermer de mystères et de manifestations surnaturelles. Dans ce contexte, la jeune Olive Silverlock traine un passé trouble. Elle pourra néanmoins compter sur ses amis pour la soutenir dans sa quête de vérité et la recherche de ses souvenirs mystérieusement effacés…

Cela a été dit et répété : Gotham Academy évoque l’univers d’Harry Potter, notamment ses trois premiers livres. C’est un fait, à tel point que ce postulat semble s’imposer naturellement comme un hommage révéré, davantage que comme un pastiche éhonté.
Becky Cloonan & Brenden Fletcher réinvestissent ainsi, dans le fond, ce qui a fait l’apanage de la saga du petit sorcier à lunettes dans les détails de ce campus à l’aura surnaturelle : La cantine et ses diners aux mets particuliers, les clans et les associations inattendues, les professeurs folkloriques ou inquiétants (mais pas toujours manichéens), les fantômes et les passages secrets, les créatures mythologiques, les étudiants affectés par un passé difficile qui met en avant leur différence. L’émancipation de ces derniers par la transgression des règles. La protection de ces mêmes adolescents par quelques protecteurs puissants et bienveillants (en l’occurrence Batman dans le rôle de la guest-star). Les cours d’histoire liés à la mythologie du lieu… Il ne manque que le sport-maison (le « quidditch » de Poudlard étant ici remplacé par un tennis bien consensuel).
Le lecteur (ou le spectateur) familier des aventures d’Harry Potter ne peut que trouver que cette dernière série liée au Batverse s’inspire au plus haut point de l’œuvre de J.K. Rowling.

Ça ressemble même à l’Angleterre de Dickens…

Ça ressemble même à l’Angleterre de Dickens…©DC

Dans la trame, Gotham Academy régurgite également de nombreux éléments du script des trois premiers livres dédiés à Mr Potter : Comme dans Harry Potter à l’Ecole des Sorciers, la jeune Olive Silverlock est liée à son passé et à la mort de ses parents. Comme dans Harry Potter & la Chambre des Secrets, Olive et ses amis sont en quête d’une mystérieuse zone secrète cachée au milieu de leur vieille école, où rode une mystérieuse créature, le tout étant rendu possible grâce à un grimoire regroupant les mémoires d’un ancien pensionnaire. Et enfin, comme dans Harry Potter & le Prisonnier d’Azkaban, les jeunes héros finissent par maitriser les mystères et les moindres recoins de ce campus très particulier.

Mais au delà de ce postulat, les auteurs de Gotham Academy parviennent à diluer malicieusement ces références dans l’univers de Gotham City, dans sa mythologie interne et dans son histoire, dans ses personnages et dans son identité esthétique intrinsèque. Tous ces emprunts à la saga du petit sorcier à lunettes se marient ainsi idéalement à l’univers de Batman et à celui de ses ennemis, à cette mégalopole gothique, séculaire et familiale, dominée par la magie et les phénomènes surnaturels.
La série est donc autant liée aux fondamentaux de l’œuvre de Rowling, dont elle reprend les codes, qu’à ceux du Batverse, dans laquelle elle s’intègre harmonieusement. Les lecteurs ne voyant que le verre à moitié vide (la série n’est qu’un pastiche d’Harry Potter) devront donc rebrousser chemin. Ceux qui verront le verre à moitié plein (l’univers d’Harry Potter se marrie idéalement à celui de Batman) pourront pleinement profiter de cette alchimie envoûtante.

Non mais quelle bande de fouineurs !

Non mais quelle bande de fouineurs !©DC

Quand on y pense, il y avait effectivement des ponts entre ces deux mythologies : Un cadre gothique intemporel, une toile de fond familiale embourbée dans une mythologie séculaire ; quelque chose mêlant le présent au passé, dans une atmosphère à la Dickens (dont on reprend également les thèmes principaux). Becky Cloonan & Brenden Fletcher n’ont, en définitive, rien fait d’autre que de lier deux univers dont les liens étaient tout naturels…

Pour le reste, Gotham Academy demeure avant tout une série destinée à un jeune lectorat, et plus précisément à des adolescents. Les auteurs ont toutefois veillé à trouver un équilibre qui procure à l’ensemble une dimension universelle, dénuée d’infantilisme ou de violence gratuite, lui offrant ainsi l’opportunité de plaire à des lecteurs de tout âge.
Comme c’est souvent le cas dans ce type de création, Cloonan & Fletcher ont pris soin de dissimuler tout un tas de références destinées aux adultes afin de leur procurer une position privilégiée (et de les déculpabiliser de lire une série prétendument enfantine…). Par exemple, le directeur de l’école, avec ses faux airs de Peter Cushing , se nomme Hammer. Soit un hommage aux films d’horreur gothiques britanniques des années 60, qui marque l’appartenance de la série au genre consacré. Ce même directeur cite par ailleurs des passages du roman originel de Bram Stocker, Dracula, au détour d’une discussion anodine ! Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres, mais ces inserts permettent d’installer une véritable connivence avec les seniors.

Histoire séculaire pour cette vieille école de sorciers…

Histoire séculaire pour cette vieille école de sorciers…©DC

En dehors d’un certain manque d’originalité (puisque l’ensemble fonctionne avant tout sur un hommage référentiel), on pourra également regretter un parti-pris un peu racoleur dans la caractérisation des personnages et dans le rendu graphique de ces derniers (on pense un peu à l’orientation manga jadis reprochée à la série Runaways  de la concurrence Marvel). Si les protagonistes sont tous des archétypes de la littérature adolescente (l’héroïne « différente » – ici une albinos-, la copine rigolote, la gothique antipathique mais attachante, le beau ténébreux, l’intellectuel binoclard, etc.), le dessin de Karl Kerschl, accentué par la mise en couleur chatoyante de ses collaborateurs, se situe au carrefour du manga et du Walt Disney, baignant dans un jeunisme affirmé. Ce parti-pris esthétique participe du succès de la série, puisque l’on assiste aujourd’hui à une grosse mode adulescente un peu fétichiste. Mais c’est tout de même très racoleur.
Enfin, la caractérisation des personnages emblématiques du Batverse (Bruce Wayne, ainsi que l’un de ses ennemis récurrents dont je tairais le nom afin de préserver l’effet de surprise) risque de contrarier les puristes, car ils ne sont pas toujours bien fidèles à eux-mêmes si l’on se réfère à la continuité du Batverse en question…

Ces menus défauts sont toutefois bien les seuls que l’on puisse réellement relever à ce stade. Car en dehors de cela, ces six premiers épisodes sont extrêmement bien écrits, superbement illustrés (la mise en couleur est particulièrement sophistiquée), merveilleusement immersifs et totalement attachants. Et, arrivé au terme de ce premier tome, le lecteur est accroc à cet univers, dont la plupart des mystères demeurent encore entiers et intrigants. En bref, un très bon démarrage pour une nouvelle série, qui méritait à ce moment là de gagner encore en maturité et en originalité…

Le directeur de l’Academy se paye la tête de Peter Cushing !

Le directeur de l’Academy se paye la tête de Peter Cushing !©DC

Tome 2 – De Mère en Fille :

Le deuxième tome regroupe les épisodes #7 à 12 (plus deux courts épisodes bonus), publiés initialement en 2015. L’ensemble est toujours écrit par Becky Cloonan & Brenden Fletcher et principalement dessiné par Karl Kerschl (hormis les bonus). Il y a de nouveau tout un bataillon de coloristes qui viennent compléter le générique.
La série se déroule toujours concomitamment aux autres séries régulières dédiée au « Batverse » dont nous parlions plus haut, en particulier Batman & Robin et Batgirl. Mais elle peut néanmoins encore se lire pour elle-même.

Après avoir repris les codes de la saga Harry Potter afin de les mêler à l’univers de Batman, les auteurs de Gotham City persistent et signent en convoquant de nouveaux éléments directement issus des romans de J.K. Rowling : Des étudiants facétieux qui font le mur pour aller rôder dans la mystérieuse forêt de l’école peuplée de créatures mythologiques, un loup-garou intégré au campus qui espère lever sa malédiction, des professeurs qui ne sont pas ce que l’on croit… Le lecteur assidu des aventures du petit sorcier à lunettes reconnait ainsi tout un tas de détails empruntés sans complexes à l’univers de Poudlard.

Chauves-souris, chaudrons et loups-garous…

Chauves-souris, chaudrons et loups-garous…©DC

Dans le premier tome, le mystère des origines d’Olive Silverlock, la petite héroïne albinos de la série, était entier. Ce second recueil offre ainsi l’opportunité d’en apprendre davantage sur cette énigme. Et peu à peu, le voile se lève sur ce passé trouble, en grande partie effacé de la mémoire de la jeune fille.

Une fois le livre refermé, il reste encore un certain nombre de points à éclaircir et l’on ne sait toujours pas si la mère de la fillette a réellement survécu. Mais la série continue !

Le staff des héros en herbe est cette fois bien établi. Olive est ainsi entourée de quatre autres étudiants fidèles autour desquels gravitent quelques membres plus irréguliers, avec de temps en temps un invité surprise issu de la Bat-family, à commencer par le jeune Damian Wayne…
A noter que la jeune héroïne aux cheveux blancs est un peu en retrait dans ce second tome, et que sa petite sidekick asiatique a tendance à se tailler la part du lion grâce à une personnalité vivifiante et frondeuse qui emporte tout sur son passage. C’est un peu paradoxal étant donné que le sujet principal est bien de fouiller le passé de la famille Silverlock, mais d’un autre côté cela permet à la série d’évoluer peu à peu vers son identité propre, en laissant tout naturellement les personnages les plus charismatiques prendre le devant.

A l’issu du premier tome, on pouvait regretter que l’ensemble soit trop inféodé à l’univers d’Harry Potter et que la série ne s’émancipe pas assez de son concept de départ. Un ensemble de grande qualité, bien écrit, attachant et superbement illustré. Mais avec des limites fixées par un cadre un peu trop balisé. Le postulat est encore le même au terme de ce second opus. Et la série demeure un peu légère, destinée avant tout aux jeunes lecteurs, malgré sa toile de fond relativement sombre, au diapason de l’univers du Dark knight… et d’un certain Mr Potter…

Les prémices d’une mythologie interne à la série

Les prémices d’une mythologie interne à la série©DC

Tome 3 – Yearbook :

Ce troisième recueil regroupe les épisodes #13 à 18 et l’annual #1, publiés à l’origine entre 2015 et 2016.
Les épisodes #13 à 18 sont écrit par Brendan Flectcher et respectivement dessinés par une batterie d’artistes venus de divers horizon, qui coécrivent également le scénario : Adam Archer, Michael Dialynas, Chris Wildgoose, Dustin Nguyen, Katie Cook, Kris Mukai, Zac Gorman, Eduardo Medeiros, Rafael Albuquerque, Mingjue Helen Chen, Ken Niimura, Annie Wu, David Petersen, Moritat, Minkyu Jung, Natasha Alterici et Faith Erin Hick.
L’annual #1 est écrit par Becky Cloonan & Brendan Fletcher, et dessiné par Adam Archer, Msassyk, Michael Dialynas et Chris Wildgoose.

Le quatrième de couverture, en plus de déclarer que la série est complète en trois tomes, donne le ton : « L’année touche à sa fin, et Maps a pour mission de réaliser le « Yearbook » de la prestigieuse Gotham Academy. Pour compiler tous les grands événements de l’année, la jeune fille fait appel aux souvenirs de tous ses amis, l’occasion de revivre de folles aventures et de révéler les secrets encore enfouis de Gotham City ».
Il ne s’agit donc pas à proprement parler de la suite des épisodes précédents, mais plus d’un final en forme de florilège.

Aïe aïe aïe ! du kawaï maintenant !

Aïe aïe aïe ! du kawaï maintenant !©DC

Ainsi la série se termine en VF, faute de ventes, j’imagine (puisqu’en en VO, elle est manifestement repartie pour une seconde saison intitulée Gotham Academy : Second Semester). Je n’ai pas de chance, car c’est souvent le cas avec les séries qui me plaisent le plus (comme par exemple Batman le Chevalier Noir, également annulé en VO). Alors soit j’ai mauvais goût, soit c’est le reste du lectorat qui a des goûts de chiotte (à moins que le lectorat en question ne se passionne que pour les séries interconnectées entre elles, et délaisse ainsi les plus autonomes)…
Toujours est-il qu’ici, on assiste à un beau gâchis, puisque le récit principal autour du personnage d’Olive Silverlock (la fille de la vilaine Calamité) est carrément abandonné en cours de route. C’est dommage, car cet univers aux confins du batverse et de la saga Harry Potter était jusqu’ici particulièrement envoûtant et tous ses protagonistes étaient très attachants.

Les épisodes #13 à 18 ne valent pas grand chose. On assiste à un défilé de dessinateurs qui apportent tous leur interprétation de la série en livrant de très courts récits qui illustrent la vie dans le campus de Gotham Academy, avec son lot de mystères, de situations cocasses et des diverses apparitions du tout jeune Robin, alias Damian Wayne. On zigzague entre de l’anecdotique et de l’excrément, notamment lorsque les épisodes sont laissés aux mains de dessinateurs dans la veine de Skottie Young, qui font régresser la série au stade larvaire, avec des visuels infantiles et hystériques proprement vomitifs. A réserver aux lecteurs friands de ce type de comics, ceux qui ont aimé les X-men Babies, par exemple…
Pour le reste, ces courts récits n’ont strictement aucun intérêt, ils ne creusent pas la mythologie de la série et se contentent d’apporter une simple dose de « fun ». A oublier (entre 0 et 1 étoile).
Reste le fil rouge écrit par Brendan Fletcher et dessiné par Adam Archer. C’est peu, mais c’est au moins l’occasion de retrouver les personnages de la série dans leur intégrité (3 étoiles)…

Damian Wayne, guest-star récurrente de la série.

Damian Wayne, guest-star récurrente de la série©DC

Heureusement, l’Annual #1 revient à l’essentiel, c’est-à-dire à l’histoire que l’on suivait dans les tomes précédents. Si rien n’est développé en termes de suite, on a au moins le plaisir de revenir une dernière fois dans la série telle qu’elle était écrite auparavant. Le retour de Becky Cloonan pour ce dernier baroud d’honneur prouve d’ailleurs que la scénariste était l’âme de la série. On se console donc avec cet épisode final, qui a moins le mérite de s’étirer sur une quarantaine de pages truffées de fantômes, de vampires et de loup-garous… (3 étoiles et demi)

En l’état, cette série en 3 tomes vaut-elle finalement le coup ? Je dirais oui si l’on considère que le voyage était plus important que la destination. Une seconde lecture m’apportera peut-être la réponse à la question de garder l’ensemble, ou bien de le destiner au bac à soldes. A moins qu’Urban ne se ravise et daigne publier la suite…

Mon dieu mais comment en est-on arrivé là ?

Mon dieu mais comment en est-on arrivé là ?©DC

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Harry Potter façon Batman dans une continuité simplifiée et avec Damian Wayne en guest, ça existe ?  Oui, ça s’appelle Gotham  Academy et en voici la review des trois premiers tomes chez Bruce Lit.

BO :  Il est parfois bon de retomber en enfance. Après tout, c’est aussi pour cela que nous lisons des comics de super-héros. Gotham Academy remplit parfaitement cette office, puisqu’elle convoque en plus nos souvenirs d’écoliers…

https://www.youtube.com/watch?v=RmLsGq9QAl8

8 comments

  • artemus dada  

    J’avais lu les six premiers, en V.O, au moment de leur sortie, par curiosité ; et comme tu le dis, on est clairement dans le « rayon jeunesse » de la BD (mais avec, comme tu les précises, des références et des clins d’œil pour les plus « grands).
    Déjà que la bédé de super-héros (mainstream) est très souvent une littérature pour adulescents, là c’est clairement la cible. Eh oui aussi, c’est plutôt pas mal.

    Comme d’ailleurs la Batgirl de Stewart & du même Fletcher (avec un sous-texte asses pointu) ; Academy + Batgirl, plus d’autres titres, faisaient d’ailleurs partie d’un nouveau label « DC You » je crois (qui n’a pas duré longtemps), et qui semblait assez sympa, plus léger.

    À te lire le reste est quand même nettement moins bon que les 6 premiers.

  • Eddy Vanleffe  

    Lorsqu’au beau milieu des NEW52, DC voulut rajeunir son lectorat, ils ne l’ont pas fait par quatre chemins.
    ils se sont ramassés commercialement, pour une raison que j’analyse que d’une seule manière: le jeune lectorat n’existe pas. il n’ y a donc que des vieux grincheux qui ont reposés ces bouquins en hurlant à la ressemblance avec Harry Potter…
    je n’aime pas ce graphisme personnellement, mais surtout ce qui me fera reculer à la lumière de l’article, c’est conclusion en forme de reniement/débâcle qui ne permet pas à l’ensemble de tenir sur ses deux jambes…
    c’est d’ailleurs un peu le problème de DC. ils font des choix drastiques et leur tourne le dos dès que ça tourne au vinaigre sans penser le moins du monde aux lecteurs engagés…

    Batman le chevalier noir…
    le truc de David Finch et Paul Jenkins?, c’est vraiment pas une série bien foutue. Le Lapin Blanc est d’un convenu… En effet, ils minimisent les connexions avec le reste de l’univers mais sans s’autoriser d’écrire un récit pertinent… Si je revoie encore une fois une nana sortie de nulle part, draguer Wayne en civil pour cacher un agenda… »sombre et secret », je balance le volume par la fenêtre… :)

    Je me suis laisser dire que la suite de Greg Hurwitz et Alex Maalev était mieux….mais je l’ai pas encore lu.
    Finalement le run de Snyder est assez auto-contenu d’ailleurs…quasi pas de seconds rôles en dehors de leur itérations iconiques (Nightwing=premier robin…), des histoires intemporelles puisque refaisant l’histoire de Bruce de A à Z….
    En tout cas, bel article, illustrant parfaitement les forces et les faiblesses de cette série de Gotham.

    • Matt  

      « Je me suis laisser dire que la suite de Greg Hurwitz et Alex Maalev était mieux….mais je l’ai pas encore lu. »

      Oui complètement. J’ai bazardé le tome 1 avec le lapin blanc et Bane mais les tomes 2,3 et 4 sont bons. Bon ok y’a une nana qui sort avec Bruce dans le tome 2 et 3, mais Bruce lui révèle même son secret, et elle ne cache rien. C’est juste une civile qui va surtout servir à…euh…s’en prendre plein la gueule à cause des ennemis de Batman. Mais les histoires sont bien plus sympas que celle du tome 1.

  • Présence  

    Il apparaît logique et légitime qu’elle nécessite la participation de tout un staff d’auteurs et d’artistes à sa barre. – J’avoue que je n’ai pas compris cette remarque.

    Dénuée d’infantilisme, mais racoleur – Du Tornado dans le texte,sauf que pour une fois Infantilisme est utilisé dans une phrase négative pour mettre en valeur le récit… Foin de taquineries, n’ayant ni lu, nu vu Harry Potter, j’ai découvert le premier tome en candide (et en adulte) et je l’ai autant apprécié que Tornado, avec effectivement une mise en couleurs d’une rare richesse.

    Tout comme Tornado pour le tome 2 : l’énergie des jeunes héros transporte irrésistiblement le lecteur, même si Karl Kerschl fatigue, et a besoin de 2 assistants, ce qui se ressent un peu dans la qualité des dessins. Ayant feuilleté le tome 3 en boutique, j’avais décidé de ne pas le lire, du fait que Karl Kerschl ne dessine rien. Visiblement, j’ai bien fait de m’abstenir. Je n’ai pas non plus tenté la deuxième saison, je ne pourrais donc pas aggraver ou soulager le sentiment de frustration de Tornado, avec un avis sur sa qualité.

  • Bruce lit  

    Ohlala, les boules pour toi, c’est effectivement encore pire que du Skottie YOung le dernier tome. J’imagine trop ta tête….Les volumes ont’ils survécus au jeté sur le mur ? C’est quand même dingue ce manque d’uniformisation….
    J’ai effectivement pensé aux Runaways avant que tu ne le mentionnes.
    Mais bon ambiance Hammer +Gotham + série baclée….euh, je vais pas vous faire un dessin.
    Il serait peut être temps (pour la saison 6 plutôt) qu’arrive le dossier Harry Potter, non ?

  • Tornado  

    Bon, tout a été dit.
    C’est un chouette début pour ce qui pourrait être une chouette série, orientée ado mais avec des éléments qui font que ça peut très bien plaire à un adulte. Harry Potter style, quoi…
    Pareil que Matt : La série « Batman le Chevalier Noir » est meilleure après. Ce n’est pas un chef d’oeuvre (j’ai tout commenté sur Mamazon), mais c’est un bon palliatif pour ceux qui veulent lire un truc en dehors de la connexion à outrance. Du bon classique.

    @Présence : C’est rigolo que tu ne comprennes pas ma phrase (je l’avais écrite sur mon commentaire Mamazon), parce qu’en la relisant, je ne l’ai pas vraiment comprise moi-même. J’aurais dû la virer ! :D

  • JP Nguyen  

    Fiou, le temps passe… Je me souviens avoir été intrigué par les covers des premiers numéros de cette série, quand je survolais encore les sorties mensuelles des 2 grands…
    Après lecture de l’article, pour moi ce sera « Thanks, but no thanks ». Le graphisme n’est pas désagréable mais si ça n’est pas mené jusqu’au bout, c’est quand même fort dommage…

  • Jyrille  

    Je n’ai jamais entendu parler de cette série. Merci donc Tornado pour cette présentation limpide et didactique. J’aime beaucoup les scans, sauf celui traité de kawaï. Même le dernier me plaît. Cela pourrait être sympa mais certainement pas une priorité pour moi. Et puis question Harry Potter, je suis toujours dans The Unwritten : je n’ai pas encore lu les bonus, et je devrai sans doute tout relire car les deux tomes parus chez Urban sont déjà pas mal longs !

    La BO n’est plus disponible…

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