Article In Chains (Alice In Chains)

Alice in Chains : La Story

Un article d’un BRUCE LIT déchaîné

Welcome to the 90's

Bienvenue dans leurs cauchemars

Avec NIRVANA, ALICE IN CHAINS (AIC) est sans doute la formation grunge qui aura le plus marqué les années 90 : originaires de Seattle, les deux groupes ont percé progressivement les arcanes du rock indépendant jusque séduire les amateurs de métal.
Si la timbale mainstream sera décrochée par NIRVANA qui éradiquera toute la concurrence, humiliera toute une tradition hard-grotesque qui sera prié de ranger ses oripeaux cloutés de frimeurs-baiseurs de chattes en chaleur (MOTLEY CRUE, MALMSTEEM ou MANOWAR), AIC restera dans l’ombre du trio de Kurt Cobain tout en ayant beaucoup de points communs : un chanteur beau comme un ange déchu doté d’une voix rappeuse et dont la toxicomanie brisera la carrière du groupe.

Si vous n’avez pas peur de cette musique de drogués que l’on appelle le rock, de chansons qui parlent de dépression, de trahison et de mort, un cahier des charges qui vaudra à AIC d’être baptisé les JOY DIVISION du métal, alors cette story est pour vous.
Je vous propose de vous guider dans un labyrinthe d’émotions négatives via une sélection des meilleures chansons d’un groupe maudit dont la musique m’est aussi indispensable que l’air que je respire. Car AIC donne ce que peu de groupes ont offert dans l’histoire du rock : une catharsis par la souffrance et le chagrin.

Layne Staley par ©Ed Illustratrice

Layne Staley par ©Ed Illustratrice

1- MAN IN THE BOX

Nous sommes en 1990. Jerry Cantrell, guitariste fan de BLACK SABBATH, HENDRIX, HEART et QUEENSRYCHE vient de fonder le groupe avec Layne Staley, chanteur malingre  doté d’une voix de Baryton d’une portée de 3.5 octaves. Loin des démonstrations pénibles de ses confrères, Staley fonctionne à l’économie : il nasille comme personne sur les couplets avec de rugir comme un lion que l’on écorche ou un ange en colère.  Aussi bien à l’aise dans les graves que dans les aigus, Staley pour l’instant se contente de surfer sur la déferlante GUNS’N’ ROSES, le groupe le plus populaire du moment.

MAN IN THE BOX est leur  1er coup d’essai et carton immédiat : riff  facile à retenir, mélodie imparable, voix aussi grinçante qu’une porte qui s’ouvre sur l’antichambre de l’enfer.  Staley s’harmonise avec la guitare wah-wah orientale de Cantrell. Le refrain tout en puissance est déjà l’un des meilleurs du groupe, le genre sur lequel des millions d’ados vont adorer se casser la voix.

Chanson d’enfer pour clip ringard

Seul souci : l’image. Pour une musique sombre voire terrifiante, là on rigole. Tout le monde sait que le meilleur endroit pour décrocher de l’héro, c’est…à la ferme !
Parmi les vaches et les cochons, enturbanné dans un poncho Florent Pagny, Staley hurle son mal être tout en se fondant dans le décor avec sa coupe de caniche et son bouc ! Ses copains ont l’air aussi vachement énervés de jouer dans la fange.  Par la suite, le groupe travaillera plus ses clips. Et Staley changera de coiffeur..

Il n’empêche : le loup AIC est dans la bergerie MTV, le robinet à idiotie, et va introduire dans ce grand Kidzy des chansons d’adultes chantées par des gamins  avec des titres aussi réjouissants que CONFUSION, BLEED THE FREAK ou WE DIE YOUNG. Tout un programme, hélas prémonitoire car l’addiction de Staley à l’héroïne sera désormais indissociable de la vie et l’oeuvre du chanteur de AIC.

2-BROTHER

Alors que le parcours du groupe semble tracé pour marcher sur les traces d’un métal un peu bourrin, la formation entame un virage étrange qui unifiera les fans de cette musique mélancolique.  AIC, toute sa carrière aura le cul entre deux chaises. Son métal très agressif, très américain, surproduit,  fera fuir les esthètes et les amateurs de rock anglais.
Mais, alors que le groupe joue d’avantage à l’instinct qu’à l’intellect, il sort de manière confidentielle un étrange disque, SAP, un mini-album de 5 chansons  acoustiques !

Layne Staley et Jerry Cantrel, les frères ennemis se réconcilient sur BROTHER

On attendait AIC comme suiveurs des géants Metlallica et Slayer, les voici dans le jardin du son grunge sur des compositions intimistes avec une production minimale.  Les voix conjuguées de Staley et Cantrell sont d’une pureté inattendue sur des guitares typiques de l’époque : accordées un ton en dessous pour sonner lourd et inquiétant, empruntant souvent à Neil Young une sensibilité folk alors inédite.  Les harmonies vocales sont impressionnantes de justesse et BROTHER ouvrira quelques années plus tard le fameux UNPLUGGED. Si le titre parle de la séparation de deux frères après le divorce des parents de Cantrell, il réunira les deux frères ennemis, Cantrell et Staley pour ce qui sera leur dernier concert. Nous y reviendrons.

Une autre pépite :  GOT ME WRONG qui traite des des points de vue irréconciliables entre hommes et femmes. Un étrange gospel grunge confinant au sublime. Les amateurs du genre sauront que l’on y trouve  le regretté Chris Cornell de SOUNDGARDEN en invité sur RIGHT TURN. Les deux groupes issus de la même scène étaient amis et managés par Susan Silver, la femme de Cornell.
Alors que nombre de poseurs polluent l’univers du rock, il conviendra de noter que les musiciens grunge vivront et mourront de leur musique puisque des 4 géants de cette scène, seul survivra PEARL JAM : tous les chanteurs de AIC, SOUNDGARDEN et NIRVANA mourront tour à tour suicidés…

Un riff légendaire, une ambiance crépusculaire…

3- THEM BONES

Propulsé par un 1er album très orienté hard-rock, AIC va commencer à tourner avec les grands noms. L’histoire ne précise pas ce qu’un groupe aussi tourmenté trouve à s’acoquiner avec les blaireaux de VAN HALEN si ce n’est l’opportunité de toucher un large public en 1ere partie.
2 ans après FACELIFT et sa pochette repoussante, AIC dégaine une comète, un météore, un chef d’oeuvre indiscutables des années 90 : DIRT.  4 fois disque de platine, DIRT permet au groupe de candidater à une tournée mondiale.
Sauf que Layne Staley est devenu accro à l’héroïne.

Sa pochette traumatisante de sobriété et de tristesse, une fillette qui se décompose dans un sol aride comme un ange tombé du du ciel, est immédiatement iconique à côté du bébé de NEVERMIND. Il est intéressant d’analyser les correspondances entre ses deux pochettes : ce bébé nageur qui poursuit un dollar dans une piscine, c’est le ciel, le Nirvana. L’ange de DIRT, c’est le Paradis Perdu, la poussière qui retourne à la poussière, et, mazette, le groupe n’y va pas avec le dos de la cuillère (sic).

Le cri de Layne Staley !

L’album s’ouvre avec un hurlement d’un homme qui tombe dans le vide, sûrement Staley qui sous opiacé contemple sa propose carcasse se décomposer au soleil. Tout AIC se trouve dans cette chanson : un riff étrange et malsain que vous n’entendrez nulle part ailleurs, un couplet lugubre et dépressif qui s’envole vers un refrain lumineux. Spleen et Ideal, Chute et Rédemption, DIRT est tout simplement le journal de bord d’un homme qui se sait malade (SICKMAN), vit de toutes les combines de toxico (JUNKHEAD), souffre du manque (ANGRY CHAIR), de la solitude la plus dépressive (DOWN IN A HOLE), de l’effritement de ses relations amoureuses (DIRT) et sait qu’il risque sa vie (RAIN WHEN I DIE).

Cantrell, moins atteint par la toxicomanie brode quant à lui  ROOSTER, une merveille sur les traumatismes de son père au Vietnam.  L’album se termine avec WOULD, sans doute la chanson la plus populaire du groupe, présente sur le film grunge SINGLES réalisé par le journaliste de ROLLING STONE, Cameron Crowe.

WOULD est un hommage à Andrew Wood de MOTHER LOVE, le premier chanteur de la scène grunge  à succomber à la vague d’overdose qui décimera cette scène.

Si le néophyte sera probablement terrifié par toute cette ambiance morbide et d’auto-apitoiement, il faut envisager la musique d’AIC comme une Catharsis par la musique.  Depuis THE DOORS, le FLOYD et le VELVET, le rock ne sert pas seulement à faire danser les minettes mais interroger l’être humain face à ses démons et la part d’ombre que chacun porte en soi. Ces groupes aborderont donc de manière crue et courageuse  la mort, la dépression, l’impossibilité à communiquer voire d’être heureux. A chacun de se positionner face à ses propos qui trouveront beaucoup d’échos chez toutes les victimes d’addictions diverses. Tous témoigneront que la musique d’AIC les a accompagnés dans le dur processus de réhab’.

En outre, Staley ne célèbre jamais la drogue : c’est parce qu’il se détestait en tant que personne qu’il voulait s’oublier. Alors que l’enregistrement de DIRT amène le groupe au bord de l’implosion (Staley se faisant des fixs devant ses amis et enregistrant des chansons complètement drogué), Layne tente de rendre sa toxicomanie méprisante dans ses paroles : sa hantise étant que son jeune public tente la drogue pour l’imiter, une pensée qui l’épouvante.

Alice prend la mouche !

4  JAR OF FLIES

Le groupe pas bien gai à la base rentre éreinté de tournée : DIRT est un triomphe mais certains membres du groupe n’ayant pas payé leur loyer se retrouvent SDF. En moins d’une semaine, AIC vit en studio et enregistre spontanément des perles de sensibilité comme ROTTEN APPLE, NO EXCUSES ou NUTSHELL, bouleversant constat de Staley qui acte que la vie qu’il s’est choisie aura forcément des conséquences sur le futur qu’il tente d’imaginer.
En employant le -Nous au lieu du -Je, Staley s’attire l’amour inconditionnel d’un public qui se reconnaît dans la voix brisée de ce chanteur qui parle des incidents de parcours, d’une vie qui s’ouvre vers des inconnues angoissantes, vers ce courage d’être soi quoiqu’il arrive.

Ce disque qui n’était pas destiné à être largement diffusé est un nouveau triomphe pour un groupe qui comme NEIL YOUNG alterne vandalisme heavy et ballades acoustiques ultra-sensibles. Rien ne semble pouvoir entraver l’ascension de AIC si ce n’est Staley lui-même qui atteint un degré de toxicomanie donnant lieu aux rumeurs les plus folles mais qui prive le groupe d’une tournée avec METALLICA  la veille de son coup d’envoi. Le groupe, épuisé de voir son avenir dépendre d’un junkie aussi désarmant que peu fiable, n’a jamais été aussi près du split.

Quelle douceur dans cette violence !

5 DISQUES SOLO et ABOVE

Cantrell enregistre avec Mike Bordin et Les Claypool de FAITH NO MORE et PRIMUS un disque solo loin d’être inoubliable.
Pendant ce temps Layne Staley est contacté par des musiciens de PEARL JAM et des SCREAMING TREES de Mark Lannegan pour un projet de grunge psychédélique : MAD SEASON. Tous sortent de rehab’ et veulent aider le frontman de AIC.
Encore une fois, la magie Staley opère : ce qui devait être un disque solo sans grande envergure devient une oeuvre au noir. Ecrit, chanté et dessiné par Staley (un couple qui se déchire), ABOVE est un monument qui brisera le coeur de tous ceux qui l’écouteront.

Il s’agit d’un disque à fleur de peau passant d’une profonde mélancolie avec ce WAKE UP qui est à Staley ce que PENNYROYAL TEA est à Kurt Cobain (la grille d’accords est la même). La prise de son est miraculeuse, la basse hypnotique, le solo de guitare splendide, la voix de Staley passe de l’abattement à la rage la plus froide.

Pour toi, Steve…

A peine remis survient le RIVER OF DECEIT son arpège fantastique et son constat implacable : Ma douleur, c’est moi qui me l’impose. Que dire du duo avec Lannegan sur LONG GONE DAYS et ses marimbas lugubres ?   MAD SEASON accouche d’un chef d’oeuvre que JIM MORISON aurait apprécié, et qui marquera tant le jeune Bruce,  qu’il empruntera le nom de cette chanson pour former un groupe avec son frère.

Jerry Cantrell qui ne pouvait plus supporter son chanteur décrira une expérience religieuse en assistant au concert de son acolyte.  Il en ressort les larmes aux yeux, Staley est sans doute le chanteur le plus doué de la génération grunge capable d’incarner l’Amérique des perdants sans jamais de fausse note. AIC se reforme alors pour leur dernier disque testament , un disque sans nom souvent appelé GRIND par les fans.

C’est l’Apocalice !

6 GRIND

La pochette de ce cinquième disque, qu’il est coutume d’appeler dans le milieu du rock celui de la maturité, donne le LA : ce chien à trois pattes, handicapé mais debout est la métaphore de ce qu’est devenu le groupe.
Après la beauté des derniers disques acoustiques GRIND marque un retour au métal le plus lugubre avec des harmonies vocales toujours plus angoissantes. Les titres sont longs, violents comme ce AGAIN où Staley et Cantrell règlent leur compte, chacun reprochant à l’autre de l’avoir trahi.  Les compositions de Cantrell sont les plus amères et matures qu’il ait signées. La production, enfin à la hauteur, débarrassée de la pénible réverbération des opus précédents.
On pourra reprocher au groupe un manque d’arrangements, une surenchère parfois pénible (la voix naturellement distordue de Staley n’avais sans doute pas besoin d’autant de distorsion artificielle)  et un remplissage dans la tracklist, fléau des 90′s. Chaque morceau dépasse les 5 minutes et pourrait en faire 2 de moins.

Parmi cet océan de noirceur sur les amitiés brisées, surnage un titre touché par la grâce HEAVEN BESIDE YOU : un riff country à l’acoustique et Cantrell dans sa meilleure imitation de la voix de DAVID GILMOUR du FLOYD. Fan du groupe qu’il reprend souvent sur scène, Cantrell signe son WISH YOU WERE HERE. Le disque est très bien accueilli mais,  encore une fois, la santé de Staley ne permet pas de le défendre sur scène.

Entre Pink Floyd et les Eagles ?!!

7-UNPLUGGED et MORT DE LAYNE STALEY

Nous sommes en 1996 et 3 ans après leur dernier concert, ALICE IN CHAINS se produit enfin sur scène à l’occasion des sessions UNPLUGGED de MTV. L’enjeu est immense : après celui de NIRVANA qui aura marqué son époque, il s’agit pour le groupe de se remettre en selle et de réclamer sa couronne, une mission facilitée par le suicide de Cobain en 1994.

Lorsque résonnent les 1er accords de NUTSHELL, il y a de quoi frémir d’impatience et d’angoisse : le groupe est détendu, concentré mais souriant. Le son est impeccable et Cantrell, au sommet de son art est épaulé par Jimmy Olsen de HEART.
Reste Layne Staley la force et la faiblesse de AIC : rachitique, coiffé d’une improbable teinture rouge, voûté comme un enfant maltraité, le regard caché par d’épaisses lunettes de soleil, il montre au monde entier son mal-être visiblement sous héroïne.  Au moment de SLUDGE FACTORY quelque chose se passe : Layne se plante, fait des grimaces de petit garçon, recommence, retire ses lunettes et montre son regard embué.
Sa prestation est inoubliable. Bouleversante. Sa voix est magnifique, vraie, profonde et relève de l’héroïsme : comment quelqu’un de si diminué peut livrer des chansons si habitées ?

Passeport pour l’immortalité, l’émotion est à son paroxysme…

A bien des égards, l’UNPLUGGED de AIC surpasse celui de NIRVANA : Staley y est plus investi (et mieux fringué : avoir un chanteur qui  ne donne pas l’impression de revenir des poubelles, c’est pas mal aussi...), ses vocaux plus variés :  menaçants sur ANGRY CHAIR, déchirants sur SLUDGE FACTORY, philosophiques sur FROGS. Sur DOWN IN A HOLE, il met son public à genoux et tire les larmes de son audience. Staley élève la discipline rock à son plus haut niveau : transformer la souffrance en amour, la laideur en beauté. Alors que la version originale était noyée sous les effets et une réverbération laborieuse, AIC livre ici une interprétation paralysante.
Les guitares sont cristallines, les harmonies vocales partagées avec Cantrell des plus pures, et Staley chante ici sa propre élégie en public : Je suis au fond du trou, je voudrais m’échapper mais mes ailes sont encroûtées.

La prestation du groupe se termine avec THE KILLER IS ME écrite une heure auparavant en coulisses et qui ne sera plus jamais jouée par la suite. Il s’agit de la dernière apparition du groupe pour un concert de cette ampleur (tout  METALLICA est dans l’audience, LOAD aura souvent des accents ALICE IN CHAINS) avant quelques dates avec les beaufs de KISS.

Lorsque le Floyd rencontre RATM !

L’état de santé de Staley ne permet plus d’envisager quoique ce soit.  Il enregistre une version lugubre de ANOTHER BRICK IN THE WALL pour l’OST de THE FACULTY puis, avant de mourir, un dernier single aux apparences de chef-d’oeuvre maudit : BORN AGAIN.

Layne s’éteint le 05 avril 2002, 8 ans jour pour jour après la mort de son frère ennemi Kurt Cobain.  Il n’aura jamais surmonté sa dépendance à l’héroïne et au crack. Il enterre sa compagne, junkie elle aussi, perd du poids, des doigts et des dents. Son corps est découvert des semaines après son décès, ce qui en dit long sur la solitude du personnage.  Il s’agit du plus long suicide d’un être brillant et profondément attachant qui, avec l’arrivée d’Internet va connaître un véritable culte post-mortem. Celui qui lui vaudra d’être surnommé le Ian Curtis du Métal.

Quitter la scène en chantant Born Again…

8- DEUIL ET RENNAISSANCE

Pour Cantrell, le choc est immense : en réaction à la mort de son ami, il sort un double album inégal DEGRADATION TRIP où il passe par toutes les étapes du deuil de son chanteur : déni, colère, culpabilité, acceptation. Le groupe est officiellement mort pendant les 6 années qui suivent jusque, poussés par le chanteur de TOOL, les membres d’ALICE IN CHAINS survivants remontent sur scène pour des concerts humanitaires. L’un de leurs chanteurs intérimaires, William DuVALL est intronisé remplaçant de Layne Staley.

Rare chanteur métis à officier dans une formation métal, DuVALL est un mec souriant, détendu et également guitariste qui va pouvoir soulager Cantrell à la rythmique pendant les concerts. Si sa voix solo ne présente pas grand intérêt, elle a la particularité de s’harmoniser parfaitement avec celle de Cantrell pour obtenir cette fameuse troisième voix d’ALICE IN CHAINS.

Le piano d’Elton John et une mélodie à la Soundgarden !

Le groupe sort en 2009  BLACK GIVES WAY TO BLUE avec pour invité spécial Elton John au piano.  Le dernier en date,  RAINIER FOG contient de véritables perles dont le brutal THE ONE YOU KNOW et l’incroyable MAYBE qui ressuscite la magie du groupe. De nombreuses vidéos d’apprentis chanteurs vont rendre hommage à la beauté des harmonies vocales de cette chanson (une chanson sur le divorce, vous croyiez quoi ?!).

AIC se produit en 2019 pour un concert mémorable à l’Olympia et réussit un tour de force rarement vu dans le rock : aller de l’avant sans renier son chanteur défunt, pouvoir enfin  jouer ces incroyables chansons sur scène et vieillir dignement, une belle trahison à WE DIE YOUNG !
Tel un Christ rock, la vie et les souffrances de Staley auront servi de béquilles à des hordes de gamins qui auront puisé en eux la force de regarder l’abyme à leurs pieds et d’en revenir vivants.  Ecouter ALICE IN CHAINS c’est justement s’en libérer, de ces chaines, que nous sommes les seuls à nous construire.
Mission accomplie, Layne. Repose en paix, tu l’as mérité…

Le groupe continue à accoucher de classiques !

109 comments

  • Nicolas B  

    Merci super article … j’ai connu AIC sur le tard mais quelle claque j’ai pris avec le MTV unplugged … je découvre les albums que tu as mentionné autour de cette chronique comme son album solo … je vais aller y jeter une oreille !!

    • Bruce lit  

      Si tu aimes le Unplugged (mais comment ne pas l’aimer ?), MAD SEASON est un disque complémentaire. Irremplaçable.

      • Bruce lit  

        Génuflexion face au talent de Edwige. Ton Layne est magnifique, on sent que le personnage t’a inspiré. Tu as parfaitement rendu son regard.
        Quel hommage !

  • Tornado  

    Je viens juste de lire et d’écouter le 1° titre et c’est une claque dans ma gueule (si je puis m’exprimer ainsi).

    Comme je l’ai déjà dit je suis passé complètement à côté du mouvement grunge dont je ne connaissais que Nirvana qui passait de partout, puisqu’à cette époque j’écoutais principalement de la musique des années 60 et surtout des années 70 et que je cherchais à retrouver ces sensations, raison pour laquelle je ne me suis concentré que sur les groupes ou artistes du moment qui les véhiculaient.
    De plus, j’évoluais dans une région où tous mes copains musiciens jouaient, soit de la musique vintage (rock 60′s ou garage), soit… du blues (voire du jazz) !
    Il y en avait qui jouaient du gothique aussi, mais je détestais ça.
    Le seul groupe que j’écoutais dans les 90′s qui se rapprocherait le plus de tout ça étant les Smashing Pumkins… AIC ? C’est qui ça ? Jamais daigné écouté ce machin !

    Et donc je viens d’écouter MAIN IN THE BOX. J’adore. Total.
    Je vois tout à fait ce que tu veux dire avec la ringardisation des hard-rockers cloutés. D’ailleurs, quand j’étais au lycée, on commençait à les trouver hyper-ringards, raison pour laquelle on se gaussait de Gun’s Roses et là pour le coup je n’ai jamais vraiment compris ta passion pour ce groupe ! :)

    Bon… Comment j’ai fait pour passer à côté de ça ? J’ai plus qu’à rattraper mon retard maintenant. A commencer par la suite de la sélection…

  • Surfer  

    Très bel article passionné.

    Il est à la fois bouleversant et dérangeant.
    Tu n’as ému et il serait indélicat de ma de part de commenter cette vision de la vie que, décidément, je ne comprendrai jamais.
    Ou tiens si….Je dirai simplement ceci: Ma dope à moi, c’est le sport pour le corps et le jeu d’échecs pour l’esprit.
    Dans mon genre je suis aussi un peu Rock !

    Tu te doutes bien que la musique que tu présentes est à des années lumière de ce que j’apprécie.
    La déprime… tout ça… non merci, je n’ai pas du tout envie de me mettre une balle! J’aime trop la vie pour ça.

    J’ai quand même écouté tout les titres que tu proposes. Un gros effort de ma par, mais je t’avoue que je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout pour certains.
    Si je dois donner mon avis je dirai que j’ai une préférence pour les morceaux acoustiques où j’y trouve un semblant de mélodie.

    J’espère que tu ne m’en veux pas Bruce.

    Tiens, pour le supplice que tu m’as fait endurer je vais, de ce pas, aller écouter l’intégralité de la discographie de Sam Cooke.

    Il faut bien ça maintenant pour rendre la journée un peu plus gaie ;-)

    • Jyrille  

      Trop bon Sam Cooke.

  • Eddy Vanleffe  

    voilà un article que je sais être « important » pour Bruce. n’en ayant rien à carrer du grunge qui aurait soi disant mis le hard rock à l’amende, je marche alors sur des oeufs.
    j’écoute prudemment et je saute la première chanson qu’on connaissait déjà sur le blog (mis en BO il me semble et très commentés sur le coup…)
    je passe à la seconde et…
    si je n’vais pas du culture rock et que je ne savais pas pertinemment qu’on classe AIC parmi le grunge, je n’aurais jamais fait le rapport. d’ailleurs un rapide crochet par Wikipédia m’indique que c’est bien le monde du metal qu’ils fréquentent (Metallica, ancien bassiste d’Ozzy, Slayer etc…)
    pour moi on est plus dans le rayon croisement Paradise Lost, Anathema, Gathering… une sorte de métal atmosphérique sombre à voix claire
    où peut on situer ALCEST par exemple par rapport à AIC?
    bref si je ne m’en ferais pas une cure, j’aime bien et c’est totalement dans mon univers. les parties acoustiques (bien joué le lien avec Neil Young) sont celle que j’aimes le moins finalement.
    le son est très puissant par ailleurs et c’est cool.
    quant à la personnalité du chanteur, elle m’indiffère…ce n’est pas du tout le genre de personnages qui m’ont un jour épaté…

  • Bruce lit  

    @Eddy : ah ah ah, le mec qui a peur de marcher sur des oeufs ! Tu peux te lâcher, on se connaît maintenant.
    La personnalité de Staley m’est assez mystérieuse. Il n’ a presque pas donné d’interviews à la presse française. Par contre, ce que je perçois de lui via ses paroles suffit à m’en faire le portrait d’un homme instable et attachant (comme bcp de junkies). Sa voix fait raisonner bcp de choses en moi. Un maître de peu de choses.

    @Surfer : le style de vie drugs’n’rocknroll ne me fait pas plus rêver que ça, je tiens à le préciser. Mon volet schizophrène m’a souvent amener à aider les junks à arrêter la came et c’est un public aussi attachant que menteur.
    Je vois le rock de manière un peu romantique : c’est un boulot difficile pas à la portée de tous. Les plus forts survivent (Richards, Iggy, Alice) les autres meurent. J’aime mes idoles vivantes même si souvent elles déçoivent.
    Sans la Drogue AIC n’aurait jamais écrit cette musique, Nirvana n’aurait pas existé ni le Velvet. Le FLoyd non plus.
    C’est un vaste débat : qu’est ce que la Drogue amène ? Est ce qu’elle détruit plus qu’elle ne créé ?
    Je vois ça pour comme un degré de Handicap dont tu te dotes dans un jeu vidéo. Le truc qui te permet de faire « quand même » « en dépit de ».
    De pouvoir chanter l’Unplugged comme Layne le fait en dépit de l’héroïne, c’est juste incroyable.
    Je ne jugerai jamais ces gens.
    Daniel Darc disait « je n’ai pas de problèmes de drogues, juste des solutions. Sans ça, la vie serait trop difficile ».

    Chaque drogue a sa musique. La mienne correspond à la Coke et l’Héro. Le LSD et les CHampis, non.

    Dans la vraie vie, on est d’accord : moins on touche à ça, mieux on se porte. Mais qui n’a pas rêvé un jour d’être une rockstar ?

    @Tornado : tu me surprendras toujours !
    Je vois Guns comme les meilleurs rejetons du Alice Cooper Band et des Stones. Rien d’étonnant à ce que je les apprécie. Je m’en voudrais éternellement de les avoir snobés à l’époque.

  • Manu  

    1- J’ai commencé la pratique de la musique sur le tard, en 1995, tout seul dans mon coin. Mon frère m’avait convaincu d’utiliser nos économies en commun pour se payer une guitare pas cher et faire « comme Johnny Halliday ou les Guns’n’Roses ». A l’époque, on ne connaissait pas le rock au sens large. Tout juste avait-on entendu par les copains de NIRVANA, mais c’est tout. Je suis donc complètement passé au travers de la vague Grunge… Puis en essayant d’apprendre à jouer quelques notes de guitares avec un ami, il me demande si je connais AIC. Il me dit que c’est comme Nirvana, mais en plus abouti. Las! Ma culture musicale très limitée ne m’a pas aidé à chercher à en savoir davantage. J’étais plus focalisé sur l’apprentissage des riffs de « Use Your Illusion II ».
    2- Avec le recul, je comprends très bien l’engouement que l’on a pu avoir pour AIC. Là où Kurt COBAIN voulait ( je cite)  » jouer du punk en créant mon propre style de punk », AIC va plus loin : l’influence des riffs pachydermique et de la profondeur du son que BLACK SABBATH a amorcé pour toute la génération du métal, stoner, et dérivés est omniprésente. Le louvoiement du chant plaira aussi bien aux fans de grunge, cold-wave, goth, et doom… Mais pas que! Pas d’hystérie incontrolée, juste une complainte intérieure chantée. Encore un artiste qui s’est auto-consumé par ses addictions. Quel grand gâchis :(
    3- Quelques avis sur les extraits musicaux : « Man in a box » : clip pourri mais bonne chanson, en effet! « Them bones » : supers riffs bien hachés, et bonne construction de la ligne du chant… ou comment castagner sur MTV en seulement 2min30! Le live « unplugged » : fabuleux! Rien d’autre. « Maybe » est bien moins attirante que les opus précédents, non pas à cause du nouveau chanteur ( qui fait très bien son taf), mais car la production est trop « propre » à mon sens. C’est bien moins rêche que ce que ce style demande, et la chanson reste trop lumineuse.
    4- Le dessin d’Edwige : superbe! Comme d’habitude! Pouce en l’air!
    5- En tout cas, bravo pour cet article Bruce, j’ai parfaitement ressenti ton implication et ta passion pour ce groupe. Je vais compulser tout ça avec intérêt, même si je dois prendre du temps ( il m’en faut toujours beaucoup pour analyser ce que j’écoute quand c’est nouveau).
    6- Naturellement , en tant que guitariste de hard/métal, je ne discuterai pas la pique envers VAN HALEN ;) Les égouts et les odeurs, hein…

  • Bruce lit  

    @Manu : ahah très bon ce jeu de mots sur les égouts.
    MYBE est plus orienté sur la voix effectivement.
    J’aimerais bien ton avis sur les riff de THEM BONES et AGAIN.

    • Manu  

      Sur Them Bones :
      - son massif et gras
      - superbe contretemps de la guitare par rapport au chant et au couple basse-batterie qui aide à rendre le tout très intéressant, on est pas tout le temps sur le temps pile-poil. J’aime quand c’est vivant.
      Sur AGAIN :
      - son cradingue et malsain, très stoner
      - le riff est plus groovy, plus organique. Forcément, puisque le son est moins chargé en disto, il faut plus appuyer sur la durée de vie des notes.

      Les 2 me plaisent, tout en étant très différents.

  • Présence  

    Superbe portrait d’Edwige : le regard de Layne Staley est saisissant d’émotion.

    Merci pour cet article qui me fait découvrir un groupe qui était partout dans les magazines Hard Rock que je lisais, mais que je n’ai jamais eu la curiosité d’écouter.

    Man in the box, Brother : pas mon truc

    Dirt : sympathique mélange d’influences

    Them Bones, Would? : très hard rock / métal, avec même un solo, ça passe tout seul

    Nutshell : sympathique aussi, bien moins éprouvant que ce que je m’imaginais.

    • Présence  

      Wake up – La comparaison avec Neil Young me parle bien. Chanson entre malade métal et rock un peu dépressif, avec encore un beau solo de guitare.

      Long gone day – Très surprenant comme atmosphère avec le solo de saxophone. Je me suis interrogé sur le sens de Mad Season: d’après wikipedia, cela désigne la saison pour les champignons hallucinogènes.

      Again : sympathique, avec une imagerie étonnamment métal pour le clip.

      Heaven beside you – Le début en mode country est très surprenant, mais cette coloration se perd après la partie plus métal, pour repasser dans le grunge.

      Down in a hole – Gene Simmons (KISS) disait des live unplugged que c’est le plus sûr moyen de reconnaître les vrais groupes avec des vraies chansons qui savent jouer live, et Alice in Chains est effectivement impressionnant. Je n’aurais jamais cru qu’un musicien de Heart puisse s’associer avec un groupe grunge/metal. Du coup je suis allé voir sur wikipedia : Scott Olson (pas Jimmy Olsen, le copain de Superman) a bien joué avec Heart, très suprenant.

      Another brick in the wall – Pas un massacre mais pas une interprétation qui révèe une autre facette de la chanson.

      Get born again – Super morceau où j’entends effectivement des éléments repris par d’autres groupes ensuite.

      Black gives way to blue – Balade qui ne m’a pas parlé.

      Maybe – Balade un peu moins calme qui ne m’a pas plus parlé.

      J’ai beaucoup aimé cet article très habité qui m’a donné l’envie d’être curieux, et d’enfin découvrir ce groupe (+ Mad Season) dont j’avais tellement entendu parler sans avoir aucune envie d’en savoir plus.

      • Bruce lit  

        Ah ah, j’ai reussi à vendre un album solo qui fait l’unanimité. Vous ne le regretterez pas, MAD SEASON a un statut d’album culte qui dépasse même la réputation d’AIC.

  • Patrick 6  

    Oserais-je dire que j’ai trouvé ton article plus intéressant que le groupe lui même ? ^^ Blague à part je n’ai jamais réellement accroché à la musique d’Alice en chaines. Je trouve leur son trop « américain » pour moi (pour le coup Nirvana en comparaison sonne un peu plus européen). J’ai même tenté le Mad season, mais non rien à faire, ça ne passe pas… Après relativisions je ne qualifierais pas leur musique de mauvaise mais c’est juste que l’expression de leur noirceur ne me touche pas.
    Hum c’est eux que l’on entend dans cette scéne de 21 jump street ? https://www.youtube.com/watch?v=riCt1hEUp5o

  • Tornado  

    - BROTHER : Titre parfait.
    Avec le temps, je me suis lassé de l’Umppluged de Nirvana et aujourd’hui il a fini par me hérisser. Un des albums (il y en a une poignée) jadis adoré, aujourd’hui banni de mon panthéon.
    Ici, c’est beaucoup plus tempéré, et finalement beaucoup plus juste et bien moins irritant. La comparaison avec Neil Young est extrêmement bien vue et explique en grande partie pourquoi j’aime autant.

    La drogue permet-elle d’ouvrir l’esprit à la création ou au contraire est-ce qu’elle détruit cet esprit ?
    Les deux, bien sûr. Unes des oeuvres les plus parlantes sur ce sujet, c’est ELRIC de Moorcock, qui en représente la métaphore imparable : Le héros est un personnage malingre qui va puiser sa force et sa résistance dans une épée magique. Chaque ennemi qu’il tue renforce sa puissance. Au début c’est le top. Mais peu à peu, l’addiction se met en place. Et puis avec le temps, il est dépassé par cette addiction, l’épée tuant au hasard, et surtout au milieu de ceux qu’il aime. Et au final, alors qu’il n’y a plus personne à tuer, l’épée se retourne contre lui et le tue…
    Si la drogue ouvre les portes de la perception, il faut donc, au bout d’un moment regarder dans l’abîme… Et… on connait la suite de la formule… :(

  • Tornado  

    - DIRT : Non. Ça pour moi c’est du grunge de base, rabattu. Pas fan du tout. Pas insupportable, plutôt inintéressant (pour moi).

  • Vindicator  

    Balèze. Tu as la passion contaminante même si j’y connais rien.
    Les titres acoustiques je kiffe.
    Et bravo au portait

  • Tornado  

    - THEM BONES : Pas fan du riff. Trop doom pour moi. Mais le titre fonctionne grâce… à tout le reste. Super refrain et belle montée au 2/3 du morceau avec le solo de la mort.
    Je ne pense pas écouter réécouter ça souvent, contrairement aux deux premiers titres.

  • JP Nguyen  

    Arf, c’est encore un article de passionné qui m’interroge sur ta façon d’aborder la musique, Bruce. C’est raccord avec ce que tu as déjà écrit, sur Gainsbourg ou Manson mais ça ne correspond vraiment pas à ma grille de lecture (ou d’écoute, en l’occurence…)
    Que l’artiste soit drogué et se soit autodétruit, c’est pas forcément un must dans mes critères… Mais j’ai conscience de caricaturer ton approche, alors j’arrête là pour la taquinerie.

    Or donc, Alice In Chains avait déjà été cité dans des BO d’articles et partagé sur FB. En grand inculte du rock, je ne le connaissais pas : je me suis dit que je me coucherai moins bête et après avoir lu l’article, j’ai écouté des titres sur Deezer en faisant mon exercice quotidien.
    Ci-dessous la playlist (ce sont les »Top Titres » du groupe tels que définis par l’algorithme de Deezer) :
    Would?
    No Excuses
    Them Bones
    Down in A Hole (Live)
    Nutshell
    Man in the Box
    Nutshell (Live)
    Rooster
    Your decision
    Brother (Live)

    Bon, tu vois, j’ai vraiment essayé, puisque j’ai écouté tous ces titres jusqu’au bout…
    Mes impressions :
    - Punaise, on dirait du Nirvana !
    - Hum, le chanteur chante parfois façon yaourt, j’distingue pas les paroles
    - Sur certains morceaux, la guitare envoie du bois…
    - C’tun peu déprimant, ces chansons, non ?

    Du coup, pas désagréable, mais pas fan non plus. Dans le tas, je réécouterai volontiers « Your decision »

    Bon, avant d’attaquer la journée de boulot, je me suis mis du Bill Withers (qui nous a récemment quitté) et ça m’a donné de meilleures vibrations…

    • Surfer  

      Bill Whiters…Yessss !!!!!! La classe!!!!

      Enfin voilà de la musique qui me parle.
      Merci JP, grâce à toi je me sens tout de suite moins seul.

  • Tornado  

    - WOULD : Excellent. Riff groovy et viscéral qui passe beaucoup mieux pour moi. Je suis très réceptif.
    Je t’étonnerai toujours ? Alors dis-toi qu’il y a dans ce titre tout ce que j’aime dans le rock.

  • Tornado  

    - NUTSHELL : Ben voilà, tu as le 2° exemple de ce que j’aime aussi dans le rock (les balades mélancoliques).

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