Atrocity Exhibition (Joy Division dans la culture geek)

Encyclopegeek : Joy Division dans la culture geek

Article de  6PATRICK FAIVRE

1ère publication le 21/04/16- MAJ le 30/12/18

S’il y a bien un groupe de rock qui n’était pas destiné à rencontrer le moindre succès commercial et encore moins à avoir le plus petit impact sur la culture populaire c’est bien Joy Division !

Imaginez un peu à la sortie des années 70 bigarrées et chamarrées, des jeunes gens au physique de crevette anorexique, vêtu d’imper gris, faisant une musique sombre et inquiétante, porté par des textes tourmentés, sur une production aussi froide que sophistiquée, le tout baignant dans une ambiance mortifère….
Bref je ne vous fais pas dessin, leur pronostique était bien plus de vendre 3 disques (dont un pour leur mère) plutôt que de truster les premières places de ventes à chaque réédition de leurs deux pauvres albums ! Et pourtant…

Comme nous ne sommes pas chez Obsküre magazine, je ne vous raconterais pas ici en détail leur brève mais passionnante histoire, je ne me livrais pas plus à l’analyse de leur héritage musical (la liste de leur progéniture maudite est pléthorique) dont les ramifications se font encore sentir 36 ans après le suicide du chanteur…  Mon but sera bien plutôt d’évoquer le retentissement de la musique de ce groupe sur la culture populaire actuelle (traduisez Geek).

Joy Division un groupe pas comme les autres (C) Edwige Dupont

Joy Division un groupe pas comme les autres(C) Edwige Dupont 

Joy Division for dummies

Des jeunes gens, à peine sortis de l’adolescence, s’ennuient copieusement à Macclesfield, une banlieue grise de Manchester.
Pur produit de la politique Thatchérienne des années 70 leur avenir parait bien pâle et ils n’ont d’autre occupation que de jouer de la musique et de se droguer (la maison de retraite où ils vont voler des médicaments – sans même en connaitre le nom ni leur effet- s’en rappelle sans doute encore).

Comme beaucoup de gens l’explosion du Punk en 1976 va changer la donne pour eux ! Alors qu’ils assistent à un concert des Sex Pistols, ils ont une illumination divine (tels les Blues Brothers devant James Brown) : Si ce groupe de baltringues déguisés en arbre de Noël peut faire de la musique nous le pouvons aussi !
Aussitôt dit, aussitôt fait, la bande d’amis formera un premier groupe ! Ian Curtis qui écrit des poèmes et se rêve en nouveau David Bowie sera le chanteur, Peter Hook sera le bassiste et Bernard Albrecht (Sumner de son vrai nom) sera le guitariste. Le batteur, Steve Morris, sera recruté un peu plus tard par annonce.

D’abord appelé Stiff Kitten puis Warsaw (en hommage à un morceau de David Bowie) le groupe est repéré par RCA qui souhaite « rajeunir » son catalogue et surfer sur la vague Punk. Malheureusement les pontes de la maison disque ne sont pas du tout convaincus par le résultat et le groupe est viré purement et simplement !
Qu’à cela ne tienne, ils s’en vont leurs morceaux sous le bras et sortent leur premier 45t An ideal for living en auto production. Ils changent de nom dans la foulée et adoptent le patronyme de Joy Division (Il s’agit de la section des camps de concentration « Freudenabteilung » où les prisonnières étaient livrées à la lubricité des soldats allemands). L’enfant au tambour des jeunesses Hitlériennes illustre du reste la pochette du disque … Ambiance.

La rencontre avec leur manager Rob Gretton sera déterminante. Il les débarrassera de leur imagerie Néo-nazi (pure provocation adolescente de leur part) au profit d’une pochette post-industrielle et résolument moderne pour la réédition de leur single en version maxi.
Le groupe est finalement signé sur Factory records le nouveau label de Tony Wilson.

Est adjoint au groupe un véritable 5éme membre en la personne du producteur Martin Hannett. Celui-ci façonnera à sa guise le son du groupe. Il confessera plus tard que « travailler avec Joy Division était une véritable bénédiction pour un producteur : ils n’y connaissaient absolument rien en matière de son ! »

Le premier album Unknown Pleasures sorti en 1979 marquera véritablement la fin des années 70 : la fête est finie, reflet de son temps le ton est résolument noir et violent ! C’est le dernier chef d’œuvre de cette décennie, sans doute le plus grand également.
Le son instauré par Martin Hannett est brut, sec et froid. Ces sonorités que l’on nommera plus tard Cold Wave étaient tout simplement inédites à l’époque et ce fut une véritable révolution sur la scène musicale !

La souffrance à l'état sauvage (C) Edwige Dupont

La souffrance à l’état sauvage(C) Edwige Dupont 

Le conte avait commencé à rebours

Un deuxième album Closer est enregistré l’année suivante. Le manager s’est démené comme un fou pour leur obtenir une tournée aux Etats-Unis avant même la sortie du disque ! Tout le groupe est excité comme une puce à l’idée de tourner aux States. Tous sauf le pauvre Ian Curtis qui est au plus mal, aussi bien physiquement (ses crises d’épilepsie se font de plus en plus fréquentes et violentes) qu’affectivement (bien que marié et père d’une petite fille, il entamera une liaison avec la belle Annick Honoré, une journaliste Belge).
Le 18 mai 1980, après avoir écouté The Idiot d’Iggy Pop et regardé Trsozeck  (La ballade de Bruno en VF) de Werner Herzog, Ian Curtis met fin à ses jours en se pendant dans sa cuisine.
Il avait 23 ans.

Bien que dévasté le groupe continuera néanmoins sa carrière sous le nom de New Order mais en changeant résolument de style. Mais c’est déjà une autre histoire…

Contrairement à leur réputation les membres du groupe n’avaient rien des gothiques ténébreux que l’on peut imaginer. Bien au contraire ce sont des « Lads » comme les autres et l’ambiance entre eux est plutôt bonne enfant. Peter Hook décrira des séances de franches rigolades pendant l’enregistrement de Closer : « Croyez le si vous le voulez, je ne savais pas qu’Ian allait si mal, je n’écoutais pas les paroles de ses chansons ! »

Contre toute attente la mort du chanteur marquera le début de la popularité du groupe, le dernier single, le prémonitoire Love will tear us apart, montera à la 13éme position des charts Anglais.
Les ventes de Closer, lui aussi sorti de manière posthume, amèneront l’album en 6éme position.

Un design en phase avec son époque

Les pochettes du label Factory furent réalisées pour la plupart par le graphiste Peter Saville. Il fut impliqué dés la création du label puisqu’il réalisa l’affiche du premier concert organisé par Tony Wilson.
(Pour la petite histoire l’artiste livrera ses posters certes…mais après le concert ! Donnant par la même un beau souvenir, mais totalement inutile !)

Un design créatif et rigoureux… Welcome into the 80’s

Un design créatif et rigoureux… Welcome into the 80’s

Le designer pour éclairer sa démarche artistique a déclaré « La pochette était le seul moyen de communication visuel entre les gens, et dans ce sens elle était prépondérante, il y a 30 ans, le visuel et l’album étaient un événement beaucoup plus important qu’aujourd’hui. » Et pour cause ! Qui s’intéresse aujourd’hui au design d’un mp3 ?

Pour le premier album les membres du groupe, impliqués à tous les stades de la conception de leur disque, ont une idée précise de ce qu’ils veulent pour leur pochette. Bernard Abrecht apporte à Peter Saville le diagramme de l’explosion d’une étoile (le premier pulsar découvert, CP 1919, la référence parlera aux férus d’astronomie) déniché sur l’Encyclopédie d’Astronomie de Cambridge. A partir de cette idée l’artiste va créer un graphisme qui va marquer de son emprunte les 3 décennies suivantes ! Il deviendra un classique du graphisme doublé d’une incroyable adéquation avec la musique.

Une étoile qui va s’éteindre et qui projette ses derniers signaux à travers l’immensité du vide voilà une belle métaphore pour le chant d’un homme qui va bientôt mourir….
Ouvert à l’interprétation à l’infini, cette pochette mystérieuse permet d’inspirer bien des imaginations encore aujourd’hui. Pour l’anecdote on peut retrouver ce logo dans Alien, le film de Ridley Scott, sous forme d’un relevé topographique lorsque vaisseau Nostromo s’approche de la planète inconnues des Aliens…

Le pulsar initial revu et corrigé par Peter Saville

Le pulsar initial revu et corrigé par Peter Saville

Après les couleurs criardes des années 70, Peter Saville propose l’abstraction désincarnée et anonyme. Nul nom ne figure sur la pochette, pas plus celui du groupe que celui de l’album. Pour faire écho à l’énigme posée par le verso de la pochette Peter Saville laissera le recto vierge, faisant l’impasse totale sur les titres des morceaux (pour les trouver il faut se référer à la pochette intérieure). Ceux qui aiment avoir les textes des chansons sont, quant à eux, priés d’aller faire un tour… C’est le degré zéro de l’information.

Prenant le contrepied des groupes de l’époque qui étalaient en lettre de feu leur nom sur leurs pochettes tonitruantes, Joy Division au contraire cherche à s’effacer derrière leur musique. Pas de look, pas d’interview, et certainement pas leur photo sur leur disque ! La musique se suffit à elle-même et entretient un mystère constant.
Cette stratégie de manque d’information permet à chaque fan de se considérer comme un initié et ne fait que renforcer son lien intime avec la musique.

Si Saville est toujours responsable du design du deuxième (et dernier) album du groupe, Closer, la photo qui l’illustre a été prise par le photographe Français Bernard Pierre Wolf. Une nouvelle fois on pourrait y voir une allégorie sur la mort de Curtis, tel le Christ défunt et ses disciples en pleurs à ses côtés… Il n’en est rien car là aussi la photo a été choisie par les membres du groupe bien avant la mort du chanteur !
Prophétique plus que métaphorique.

“TWENTY FOUR HOUR PARTY PEOPLE” de Michael Winterbottom (2002)

L’histoire aurait pu s’arrêter à la mort de Curtis et la légende du groupe briller pour toujours au panthéon des groupes maudits, mais le destin made in Hollywood en décidera autrement…

Le génie, le poète et le gros con !

Le génie, le poète et le gros con !

Premier long métrage consacré (partiellement) au groupe, le film retrace la biographie largement fantasmée de Tony Wilson, le patron du label Factory records (le label de Joy Division pour ceux qui n’auraient pas été attentifs aux chapitres précédents).

A Manchester en 1976 le bon Tony présente une émission de télévision branchée. Il décide de profiter de sa popularité pour organiser des concerts, puis de fil en aiguille, de fonder son propre label.
Le réalisateur représente avec désinvolture et un flegme « so british » les grandes heures du label qui marqua l’histoire musicale de Manchester. Le film annonce clairement la couleur : « When you have to choose between the truth and the legend, print the legend » le réalisateur prendra donc des grandes libertés par rapport à la réalité.

Le long métrage est porté par le génial acteur Britannique Steeve Cooghan qui cabotine à loisir (sa marque de fabrique tous films confondus, de Philomena, à Tonnerre sous les tropiques…). Le film fonctionne quasiment sur le principe du one-man show. L’acteur s’adressant directement à la caméra pour commenter l’action.
Peter Hook, le bassiste de Joy Division, décrira 24 hours party people comme « Un film à propos du plus gros con de Manchester interprété par le second plus gros con ». Tout un programme.

Il se laisse voir très agréablement mais il s’adresse avant tout aux aficionados du label Factory. Peu de chance que les non initiés y trouvent vraiment leur compte. Ils apprécieront sans doute l’aspect comédie burlesque mais passeront à côté du plus intéressant du film : La reconstitution (subjective) d’une décennie musicale à Manchester !

CONTROL  d’Anton Corbjin (2007)

A peine 5 après le précédent film, Joy Division est à nouveau à l’honneur mais cette fois nous jouons dans une toute autre catégorie ! Finie la comédie déjantée et surréaliste, il s’agira bien plus d’un hommage le plus fidèle possible au groupe de Manchester.
Basé sur le livre de Deborah Curtis (la veuve du chanteur) et réalisé par Anton Corbjin qui fut le photographe du groupe en son temps. Légitimité absolue.

La première chose qui frappe à la vision du film est son coté incroyablement esthétique ! Anton Corbjin, bien connu pour ses clips de Depeche Mode ou de U2, a pour son premier long métrage particulièrement travaillé ses prises de vue. On pourrait tirer un agrandissement magnifique et singulier de chaque plan du film !
Le réalisateur confessera avoir tourné le film en noir et blanc un peu par choix esthétique, mais surtout car c’est ainsi qu’il se rappelle du groupe ! Monochrome.

 Control : Sam Reilly un Ian Curtis plus vrai que nature


Control : Sam Reilly un Ian Curtis plus vrai que nature

Le film évite toute starification, le réalisme ici est cru. Le rock’n’roll-circus est décrit par le petit bout de la lorgnette : le public bas du front, les coulisses sordides, le groupe montré comme des prolos paumés… Le tout filmé avec un sens du détail très prononcé. On est très loin de l’imagerie glamour du rocker hystérique.
Au-delà du biopic le film peut aussi se concevoir comme un documentaire sur les galères rencontrées par tous groupes de rock débutants (ou pas). Les acteurs sont quant à eux excellents. Notamment Sam Riley qui campe un Ian Curtis parfaitement crédible. Finalement plus convaincant que Sean Harris qui était pourtant déjà excellent dans 24 hours party people !

Le grand mérite de Corbjin est de traiter l’histoire sans pathos. Ian Curtis apparait pour ce qu’il était : génial certes, mais surtout malade, paumé et maladroit, tout le contraire d’une rock-star ! Le réalisateur dépeint avec justesse sa personnalité tourmentée.
Introverti le chanteur ne parle pas, ne dit rien de son mal être qui pourtant transpire littéralement à travers son chant.

A noter que contrairement à 24 hours party people où les scènes live étaient jouées en playback, ici les chansons sont interprétées par l’acteur Sam Reilly lui-même. Si ce dernier ne possède (vraiment) pas les capacités vocales de l’original il assure cependant sa partie chant tout en restant crédible. Les puristes crient au scandale mais force est de constater que si l’on perd en qualité de chant,  l’on y gagne cependant en efficacité et en pertinence.

Le pari est doublement réussi pour Anton Corbjin car d’un côté on est ému par le destin tragique du jeune homme prisonnier de son épilepsie et de sa dépression, et de l’autre côté le film offre un parfait point d’entrée pour les novices. Pédagogie, émotion et esthétisme se mêlent habilement. Un chef d’œuvre ni plus ni moins.

L’amour nous déchirera… en Chine !

La popularité de Joy Division a très largement dépassé les frontière de la perfide Albion pour arriver jusqu’à… Hong Kong !
Le réalisateur Yu Lik-Wai, fan de New Wave, empruntera le titre Love will tear us apart au groupe Britannique pour illustrer son film de 1999.

A noter que ce titre ne sera utilisé qu’en occident, puisque le titre original Chinois n’a aucun rapport ! L’histoire elle aussi n’a que peu de lien avec le groupe de Manchester (à part d’être profondément déprimante) puisqu’il sera surtout question de survie et de prostitution dans un Hong Kong en pleine rétrocession à la Chine impériale. Le réalisateur persistera dans son référentiel au groupe Cold-wave en 2001 avec Plaisirs inconnus (Unknown pleasures !) mais cette fois-ci en tant que directeur de la photographie.

L’ennui est international

L’ennui est international

THE CROW  de James O’Barr 1989

Au delà du cinéma l’influence de Joy Division se fera sentir également sur le petit monde du comics. La plus évidente sera sans doute le fameux The Crow de James O’Barr. Traumatisé par la mort de sa fiancée Bethany renversée par un chauffard ivre, O’Barr s’engage un temps dans l’armée avant de revenir aux Etats-unis. Entre temps le chauffard est lui aussi décédé de mort naturelle. Privé de son désir de vengeance par une justice divine, l’auteur n’a hélas plus de « tiers séparateur » sur lequel décharger son désespoir et sa colère. Certains ne survivraient pas à une telle expérience, mais l’auteur trouvera le chemin du deuil à travers la création, celle d’un comics.

Commencé en 1981 le comics ne sera achevé et publié qu’en 1989. Il faut dire que la BD a de quoi étonner. Sur le fond tout d’abord, le thème étant par définition extrêmement noir et violent. Deux amoureux sont torturés puis assassinés par un gang de voyous décérébrés. Un corbeau aux pouvoirs mystiques ramène Eric Draven à la vie pour qu’il puisse mener à bien sa vengeance.
L’autre source d’étonnement concerne le coté graphique : dessiné en noir et blanc dans un mélange étrange de comics et de manga aux traits seyants, agressifs et parfois caricaturaux.

Pour concevoir son personnage O’Barr s’inspirera principalement des physiques et personnalités d’Iggy Pop et de Peter Murphy (le chanteur de Bauhaus, le parrain du rock Gothic). Alice Cooper quant à lui servira d’inspiration pour le maquillage. Musicalement des références très appuyées sont faite à Joy Division ainsi qu’à The Cure. Les titres de chapitres sont des chansons du groupe de Manchester, on retrouve des reproductions de leur pochettes de disques, des textes de chansons sont retranscrits dans leurs intégralités… Bref l’auteur ne fait pas de mystère du fait qu’il est un grand fan de Joy Division !

Les motivations d’O’Barr sont limpides. L’histoire est en elle-même n’est qu’un prétexte : Eric revient à la vie se met en tète d’exterminer un par un ses tortionnaires tout en se lamentant entre deux scènes de meurtre sanglant. L’intérêt principal réside précisément dans ces passages aussi nostalgiques que mélancoliques où le héros se rappelle son amour défunt. Ecrasé par le désespoir et par le manque, l’auteur laisse libre cours à l’expression poétique de sa souffrance.

Pour souligner cette dichotomie, les scènes violentes seront dessinées de manière brutes et « trash » (certains diront limite bâclées) alors que les scènes romantiques sont au contraire dessinées avec beaucoup de soins et en aquarelles. Le comics connu, contre toute attente, un grand succès et engendra plusieurs suites (avec ou sans la participation de James O’Barr selon les cas) mais aucune d’entre elles n’égalera l’original.

L’hommage de James O’Barr à Ian Curtis

L’hommage de James O’Barr à Ian Curtis
(C) Gallery Books

Pas moins de quatre films seront inspirés par le comics, ainsi qu’une série télévisée ! Le premier film sorti en 1994, réalisé par Alex Proyas, est très fidèle au comics original tout en étoffant un peu le scénario. Plutôt que d’enchainer les morts, une intrigue pour capturer le corbeau mystique est rajoutée.

Par ailleurs on ne joue manifestement pas avec le désespoir impunément puisque pendant le tournage du film l’impensable se produit : l’acteur Brandon Lee (le fils de Bruce – euh pas Tringale hein, Lee !- Gasp ! Ndr-) meurt victime d’un tragique accident. Un technicien a mal nettoyé une balle à blanc qui devient par là même une véritable arme !
Un coup de feu « pour de faux » devient mortellement sérieux…
Intervenu en fin de tournage le décès de l’acteur n’empêchera pas pour autant le film de se terminer. Les plans manquants (ironiquement la résurrection d’Eric) sont achevés grâce à un habile montage numérique.
Il va sans dire que la réalité rejoignant la fiction, le film aura une réputation de film maudit et achèvera de le faire rentrer dans la légende.

Le deuxième film The Crow : City of angels réalisé en 1996 par Tim Pope (Le réalisateur officiel des clips de The Cure) est esthétiquement intéressant mais est, hélas, desservi par un scénario en tous points identique au précédent et par un casting aberrant ! (Vincent Perez ? Vraiment ??)
Concernant les suites seuls les plus motivés d’entre vous se les taperont, les autres éviteront de perdre inutilement 2 heures de leur vie.

Joy Division et les Incas

Puisque nous sommes au rayon comics restons-y, avec une amusante série initialement autoproduite (puis rééditée chez Dark horse en 2013) malicieusement intitulé Sacrifice : Blood will tear us apart. Sam Humphries (qui a déjà œuvré sur The Ultimates et Uncanny X-Force) nous raconte l’histoire d’Hector, fan suicidaire de Joy Division, dont les crises d’épilepsie ont la particularité de lui faire remonter le temps à l’âge des Aztecs !

Comme l’a résumé Kieron Gillen (Phonogram, Uncanny X-Men) : « Que se passe t-il quand deux des plus grands cultes morbides de l’histoire se rencontrent ? Vous n’y avez jamais pensé mais Humphries et Rose l’ont fait ! Ecoutez. »

Ian-ian et le temple du soleil

Ian-ian et le temple du soleil
(C) Dark Horse

« MISFITS » 5 Saisons diffusées de 2009 à 2013

Je crois qu’il n’est pas superflu de dire que Misfits est sans doute la meilleure série de super-héros de tous les temps ! Bien que réalisée avec un budget ridiculement bas (qui aurait fait pouffer de rire les producteurs d’Heroes) la série Britannique est tout simplement un trésor d’inventivité et créativité !

En 2009 Misfits est créé par Howard Overman pour la chaine E4 en s’inspirant très librement de Misfits of science (la série des années 80, avec Courtney Cox, traduite dans nos contrées par Superminds).
Au final ne sera gardé que le nom et le concept d’ado à super pouvoirs. Pour le reste, tout a été intégralement revu et corrigé.

Lorsque la série commence 5 jeunes marginaux sont condamnés à effectuer des travaux d’intérêts généraux (alias TIG). Pendant qu’ils purgent leur peine un orage surnaturel éclate. Ils sont frappés par la foudre et se réveillent dotés de superpouvoirs qu’ils ne maîtrisent pas plus qu’ils n’apprécient ! En effet loin des clichés des super héros les cinq protagonistes vivent leurs pouvoirs comme une malédiction et donneraient tout pour s’en débarrasser (ils le feront d’ailleurs pendant la saison 2, pour le regretter aussi sec).

Comme bien souvent les super pouvoirs peuvent être perçus comme une métaphore de l’adolescence, où les corps et les esprits se transforment. Il faut apprendre notamment à gérer sa sexualité : Alisha a le pouvoir de provoquer un désir violent et bestial chez tous ceux qui la touchent ! Curtis lui a le pouvoir de changer de sexe dans la saison 2 ! Ambiguïté sexuelle quand tu nous tiens…
Simon, un garçon un peu transparent à la timidité maladive, deviendra quant à lui littéralement invisible au sens propre du terme !

Un fan de Joy Division s’est glissé dans le casting, saurez-vous le retrouver ?

Un fan de Joy Division s’est glissé dans le casting, saurez-vous le retrouver ?

C’est précisément ce garçon qui servira de lien avec Joy Division. De l’aveu même de l’acteur qui l’incarne, Iwan Rheon (que l’on verra plus tard dans Game of thrones), le personnage a été conçu comme une référence évidente et assumée à Ian Curtis. Il faut dire que tout y passe : la coupe de cheveux, les tenus, le teint blafard… Sa transformation en homme invisible n’est pas sans évoquer une crise d’épilepsie et au cours de la saison 2 on le voit carrément danser de la même manière que le chanteur de Joy Division (une danse d’épilepsie électrique pour faire court).

Il va sans dire que la musique du groupe de Manchester figure en bonne place dans la B.O. avec entre autre The Cure, New order… Alisha prenant le walkman de Simon en train d’écouter Echo and the bunnymen de déclarer : « euh c’est déprimant ». Si peu. Quoi qu’il en soit la série est une franche réussite (au moins sur les 2 premières saisons) les personnages crées sont profondément attachants et leurs péripéties ouvertement drôles, décalées et trash. Petit bijou cette série est un modèle de comédie déjantée, sexuée et rock’n’roll.

Si les acteurs Iwan Rheon et Robert Sheehan (que l’on verra plus tard dans Killing Bono, ou le récent Moonwalkers) sont clairement mis en avant par rapport aux autres, il n’en sera hélas pas de même pour la suite… En effet Sheehan quitte carrément la série sans explication à l’issue de la saison 2 et Rheon se retrouve à jouer un rôle très secondaire dans la saison 3, avant de lui aussi disparaître à la fin de celle-ci.

Le nouveau casting ne se montrera hélas pas à la hauteur de leurs prédécesseurs (pas plus que les scénaristes d’ailleurs). Notamment l’horripilant Joseph Gilgun dont le personnage, Howard, est un sommet de bêtise et de vulgarité… La série se terminera piteusement dans l’indifférence générale. Dernier détail amusant les plus cinéphiles d’entre vous reconnaitront l’endroit où les héros effectuent leur TIG puisque c’est aussi le lieu de tournage d’Orange mécanique !

Détournements Geeks en veux-tu en voilà

Détournements Geeks en veux-tu en voilà

Icône et Street art

Joy Division est l’incarnation même du groupe dépassé par sa propre image ! Quand les beaux jours arrivent vous verrez forcément fleurir un peu partout les t-shirts du groupe figurant notamment le logo mystérieux de leur premier album.

Sans vouloir être mauvaise langue il y a fort à parier qu’une bonne partie de ces porteurs de t-shirts n’ont qu’une connaissance très partielle du groupe (voir pas de connaissance du tout) et qu’ils sont avant tout attirés par l’image mortifère et rock’n’roll de Joy Division.

Tout comme beaucoup de gens arborent fièrement l’image de Che Guevara sans vraiment savoir qui il était, ne retenant que l’image d’un révolutionnaire romantique les yeux perdus dans le lointain… (En oubliant au passage qu’il a été joyeusement trahi par son ami Castro qui le trouvait trop extrême à son goût…).
Bref, à l’instar du Che, utiliser l’image de Joy Division est devenu « Cool » mais cette coolitude n’a finalement rien à voir avec la musique, nous parlons ici seulement d’image, ce qu’il y a derrière n’a finalement aucune importance (de là à faire du groupe de Manchester les Che Guevara de la Cold wave, il n’y a qu’un pas que je vous laisse franchir…).

Unknown business

Unknown business

Dans la même idée les publicitaires se sont empressés de détourner l’image du groupe de la manière la plus aberrante possible : des oreilles de Mickey-Unknwow pleasures, des baskets Joy Division, des coussins, des descentes de lits…et même un jeu vidéo sur la rupture amoureuse inspiré par le groupe !!

Finalement les hommages respectueux et authentiques sont plus à chercher du côté du street art qui permet aux fans d’utiliser l’image du groupe à des fins artistiques et… « gratuites ».

 L’art est dans la rue

L’art est dans la rue

Billy le boucher

Toujours au rayon hommage signalons le travail tout à fait remarquable du dessinateur Brésilien Butcher Billy qui mélange à travers son œuvre ses deux passions : la musique et les comics (tiens donc) ! Son idée est originale : prendre des stars de la musique alternative des années 70 à 90 et les remanier en Super héros !
Ainsi Siouxsie sera transformée en Wonder Woman, Morrissey en Superman… et fort logiquement Ian Curtis en Batman !

La technique de Butcher Billy est simple, il dessine tout d’abord des ébauches un peu partout, y compris sur des nappes en papier dans des bars, avant de les transférer sur son Mac. Il utilise ensuite des couleurs basiques pour mettre en valeur ses dessins. Exactement comme étaient colorisés les comics période pré-ordinateur.
Bien que créé digitalement la démarche de l’auteur est avant tout nostalgique.

Si les sources d’inspirations sont très variées (films, jeux vidéo, comics, musique…) le résultat de son œuvre n’en reste pas moins étonnement cohérent et efficace. Butcher retranscrit à merveille la culture populaire sous toutes ses formes !

Goth comics

Goth comics
(C) Billy Butcher

Prophète du déclin et de l’aliénation pour certains, James Dean gothique pour d’autres, Joy Division fut simplement pour moi le compagnon des heures sombres. Amis indéfectibles et reflet des angoisses de mon adolescence.

Partant de l’intime pour aller vers l’universalité, le groupe a annoncé le déclin dans lequel allaient sombrer les années 80. Les hippies partis à la retraite, la colère punk s’estompant peu à peu, ne restait plus que le désenchantement. Nul paradis (même artificiel) n’était en vu, il nous a fallu apprendre à écouter le chant des astres agonisants et découvrir leurs plaisirs inconnus…

(c) Edwige Dupont

59 comments

  • Jyrille  

    J’ai promis de répondre à Bruce mais j’ai peur d’en oublier, veuillez donc m’excuser par avance… En ce qui concerne James Dean, je ne connais pas assez le personnage mais je rejoins la vision de Patrick : un suicidaire qui s’ignore.

    Ceci étant dit, vous savez que j’ai une perception du rock plutôt personnelle, mais je tiens à dire que j’ai découvert Depeche Mode en 2001, bien après avoir écouté Joy et New Order. En fait en 1991 je détestais New Order, en 1996 je les adorais. Entre temps, je me suis fait Joy Division, c’était une obligation en tant que padawan inrockuptible. Heureusement, cela m’a plu, je regrette de ne pas avoir retrouvé Still encore, avec la reprise de Sister Ray du Velvet Underground. Faudra que j’y pense : en effet, je n’ai pas d’albums de Joy Division, je les avais en K7, j’ai un coffret Heart & Soul, un joli objet avec plein de choses (y compris des titres lorsqu’ils s’appelaient Warsaw) mais évidemment pas tout. Et pour moi, ça a toujours été du rock.

    Je t’ai déjà parlé de Manoeuvre : j’aime bien ce type, pour son érudition et pour le fait qu’il soit un des membres de l’équipe des Enfants du rock, que je regardais tous les samedis soirs chez mes grands-parents quand j’avais 10-12 ans. Souvenirs marquants. Mais comme Patrick, j’en peux plus de son Stones-bashing, de sa mauvaise foi, de ses rapprochements parfois douteux (que les Red Hot Chili Peppers furent les nouveaux Led Zeppelin pourquoi pas mais quel rapport entre Placebo et AC/DC ? Ils jouent de la guitare avec une basse et une batterie ?), de sa comparaison Guns / Pixies… Bref, ça fait une paie que sur ses papiers, je ne suis pas le bonhomme. Et en ayant lu un récemment au sujet de Blade Runner, même si c’était un peu fondé, sa descente en flèche du film n’était ni méritée ni réfléchie avec du recul.

    Manoeuvre représente à mes yeux le classic rock pédant, qui aime jouer au rocker, bananes, perfecto, Lemmy, ça gueule, c’est binaire, c’est graisseux, c’est bluesy etc… Merde, le rock, c’est un état d’esprit, pas une musique, enfin pas pour moi. Björk fait du rock non ?

    Joy Division et le groupe de dance New Order font aussi du rock. Comme toi, j’ai compris Depeche Mode (que je détestais, même le clip étonnant de I Feel You où on les voyait jouer d’un instrument chacun ne m’avait pas convaincu, un clip sans doute encore trop poli) en entendant vraiment Never Let Me Down. Même mon fils, qui l’a entendue, a compris la rage de ce morceau, qui est sublime. Sans doute mon préféré d’eux. Par la suite, je me suis fait plein de Depeche Mode, et ai acheté celui qui allait sortir quelques temps après : Exciter. Déception. Mais bon j’ai écouté DM pendant six mois, y compris le For The Masses, un album tribute pas trop disparate et plutôt réussi, avec les Smashing Pumpkins, Rammstein, Deftones, GusGus, Veruca Salt, The Cure, Monster Magnet, Hooverphonic et plein d’autres que je ne connais pas. Vus les horizons différents de ces groupes, qui réussissent tous à reprendre DM sans honte (et ça, c’est super dur, surtout sur un titre comme Enjoy The Silence), c’est bien la preuve que c’est du rock. Comme New Order donc, qui sont plus joyeux, mais qui eux aussi mélangent le rock avec des instruments électroniques. D’ailleurs en écoutant Substance, la transition sur la fin de Joy Division (je crois que leur dernier titre paru était Love Will Tear Us Apart) semble pratiquement évidente. Même le premier titre de leur premier album est très dance : Disorder. Joy Division ne sait pas jouer, comme le Velvet avant eux, c’est une école, c’est une certaine appréhension. Celle qui est une réaction aux virtuoses et à qui il faut ressembler pour pouvoir faire du rock-manoeuvre (ben ouais, essaie de faire Johnny Be Goode sans savoir jouer de la guitare. Ca donne l’intro catastrophique des Beatles sur Roll Over Beethoven).

    Parlons donc des Guns. Moi aussi, j’ai craqué pour le petit short rose de Axl, sa barbe de trois jours, les dreads de Slash dont je n’ai jamais vu les yeux, son chapeau immense, sa Gibson tenue encore plus bas que la basse de Peter Hook, leurs titres surgonflés de testostérones et de plans malins. Ils m’ont fasciné aussi. J’ai remis des dizaines de fois leur reprise de Knockin on heaven’s door du concert de Wembley au Freddie Mercury Tribute sur la télé de ma mère. J’avais le cd deux titres avec cette version. Je kiffais le t-shirt Kill your idols, leurs têtes de tueurs, leur apparition dans un des denier Inspecteur Harry (une purge). Mais surtout je kiffais Coma, Dead Horse, leurs slows qui nous ramenaient soudainement au collège, mais avec de l’aplomb, enfin. Et puis Paradise City, avec leur terrible batteur, toujours au Freddie Mercury Tribute…

    Et puis bon, plusieurs années après, enfin débarrassé des copains fans et aveugles, enfin sans nouvelles des Guns, j’ai réécouté leurs disques. C’est horrible. Quelques titres surnagent mais sinon, c’est répétitif, bouffi. Fatigant. Alors oui, ce sont des showmen, oui ils ont de belles chansons. Mais tout ça, c’était Izzy Stradlin, le compositeur et guitariste de l’ombre, qui s’est barré à la fin de la tournée Use your illusion je crois. Et puis franchement : deux doubles albums ? C’est pas de la branlette là ? Le Use Your Illusion I a peut-être trois ou quatre titres corrects. You Could be Mine, c’est insoutenable, c’était la BO de Terminator 2, j’en ai bouffé des caisses complètes à cause de mon pote fan de Schwarzy ET des Guns. Ce chant strident, c’est ridicule… Shotgun Blues c’est rigolo mais pas de quoi appeler De Caunes. C’est terrible, j’ai envie de les réécouter pour me rafraîchir la mémoire. Mais bon, ça attendra, j’ai 12000 mp3 de Prince qu’on m’a donnés, faut que je trie. Je suis triste, sans doute moins que Lone, mais Prince était un mec génial. Je n’aimais pas ses airs de diva et son obsession du contrôle (putain laisse youtube merde) mais sinon, 2016 est vraiment une année de merde pour la musique.

    Donc voilà, dites-moi si j’ai oublié des trucs.

    • Tornado  

      Je ne sais pas si c’est normal, mais alors que j’ai toujours détesté la coldwave et le postpunk, j’ai toujours beaucoup aimé Dépèche Mode. Et ce depuis mes années collège ! Récemment encore, je me repassais toute leur discographie (où tout n’est pas bon !).

      En revanche, je déteste Gun’s & Roses depuis le début. J’ai découvert ces horreurs au lycée. Avec mes potes on commençait à jouer de la musique et on conchiait ce groupe de matuvus (on les appelait les « gugus en rosaces »). Leurs reprises sont toutes plus abominables les unes que les autres (mention spéciale au massacre effectué sur le « Knock on heaven’s door » de Dylan), à part peut-être « Sympathy for the devil ».
      Pour moi, ce groupe représente l’avènement des starlettes du rock qui passent plus de temps à se regarder dans la glace qu’à écrire de la musique. Impossible (ma femme est fan… :( ).

      Philippe Manoeuvre : Je n’arrive pas à le détester (Jord l’avait rencontré à la fin des années 70, je crois). Le souvenir des « Enfants du Rock », que j’adorais (les lunettes déshabilleuses !), sa gouaille marrante, ses émissions sur Canal Jimmy dans les années 90′s, où il se passait vraiment quelque chose qu’on ne voyait pas sur les autres chaines…
      Après, je suis d’accord sur le fait qu’il pratique beaucoup trop la mauvaise foi, et le genre de rocker qu’il incarne physiquement, je trouve ça irritant et pathétique : La banane sur la tronche en 2016 ? Les lunettes noires en intérieur ? Franchement, c’est grotesque. C’est infantile. Ça ne rend pas justice au rock.

      Je suis entièrement d’accord pour dire que le rock est plus un état d’esprit qu’une musique en soit. Par contre, là où je veux vraiment insister, c’est que cet état d’esprit ne constitue pas pour moi un critère de qualité. Les punks étaient des rockers, mais la plupart d’entre eux faisaient de la daube. Je n’ai jamais accepté cette facilité qui consistait à imposer l’idée comme quoi TOUT LE MONDE pouvait jouer de la musique, et non pas que les musiciens virtuoses. Et bien je pense l’inverse, et c’est d’ailleurs pour moi à cause de ce postulat que la musique populaire subit un nivellement par le bas depuis trente cinq ans.
      Non, pour moi un musicien médiocre ne peut pas jouer de la musique et être une star juste parce qu’il a le bon état d’esprit. On marche sur la tête là ! C’est la raison pour laquelle je préfère écouter de la pop sirupeuse mais bien foutue plutôt que du rock garage joué avec les pieds.
      Lorsque j’habitais à Lille, je n’arrêtais pas d’être trimballé aux quatre coins du nord et de la Belgique, voir des Pays-bas, dans des concerts de punk et de rock garage (oui parce que, paradoxalement, tous mes meilleurs potes étaient fan de cette musique que je déteste !). Purée j’ai souffert ! Je me souviens en tout cas de pseudo-musiciens qui jouaient comme des merdes, avec un public en folie tellement alcoolisé qu’il était incapable de s’en rendre compte ! Alors voilà quoi, le rock comme un état d’esprit gage de qualité… Merci…
      La musique, ça s’apprend. C’est dur. Ça demande de l’abnégation et du boulot. C’est ce qu’un musicien doit à son auditoire. Je n’ai jamais accepté le fait qu’un baltringue devienne une star sur son seul état d’esprit, alors que pendant ce temps d’immenses musiciens sont ignorés parce qu’ils ne sont pas assez rock’n roll.

      • Tornado  

        J’ai oublié d’ajouter que Manœuvre est l’un des investigateur de la doctrine du « musicalement correct », doctrine qui me pourrit la vie dans la mesure ou l’on a pas le droit d’aimer tel truc, ou pas le droit de ne pas en aimer tel autre, tout ça a cause d’un état d’esprit.
        Mais bon, le bonhomme est attachant quand même…

        • Bruce lit  

          Sur le do it yourself, je ne peux qu’ acquiescer : les groupes -Oi,-Oi, c’est insupportable. Maintenant, des grands théoriciens du Punk comme Ungemuth sont d’accords avec toi Tornado :
          The Cure, The Damned, Stranglers, Clash, The Jam, Pistols, Patti Smith et surtout Television n’étaient pas les premiers venus. S’il suffisait de prendre une guitare pour sonner comme eux, ça se saurait…
          C’est une période que j’aime bcp en tout cas. Parce que pleine de mauvaise foie, de conflits stériles (Pink Floyd avec Animals Vs Sex Pistols ! Et si on aimait les deux ?) et de querelles idéologiques : (un morceau doit il dépasser 3 minutes ?). Celà reste pourtant une époque passionnante où il s’est réellement passé quelque chose, où les vieux ont été forcés de bomber le torse pour ne pas disparaître : les Stones et Some Girls ! Quelle merveille ! Au moins le conflit était créatif !
          Aujourd’hui tout le monde semble d’accord sur tout, clean et raisonnable. Et en fait C.H.I.A.N.T.S ! U2, c’est le groupe chiant par excellence . De temps à autres, c’est bien de traîner avec les derniers de la classe…Et je préfère mille fois de grands cinglés comme Kinski, Dean ou Brando aux raisonnables et responsables Clooney, Pitt et Damon. D’où certainement mon besoin d’Axel Rose, grand taré devant l’éternel mais bourré de talent.

          • Jyrille  

            Je rejoins Bruce sur le punk. Et toi aussi, Tornado ! Car non, ne pas savoir jouer n’est pas gage de qualité, mais c’est aussi un minimum d’effort. Quand j’ai commencé à faire de la basse on ne savait pas jouer mais on a immédiatement compris un truc : il fallait sonner. C’est toujours ça qui prévaut pour moi : un groupe doit être cohérent, il doit sonner, même si ces musiciens ne sont pas virtuoses. The Cure ou Joy Division ne savaient pas jouer mais on un son, et lorsqu’ils jouaient ensemble, c’était un tout, pas des types qui essaient d’imiter Van Halen, font chacun leur truc dans leur coin et ne sonnent pas. Il y a donc une limite au DIY aussi. Et ces groupes savent un minimum jouer au final.

            Mais au-delà du seul mouvement punk, je pense à des groupes comme Pavement, lo-fi; folk, Herman Düne, plein de groupes limités par leurs compétences mais qui proposent de belles choses.

            Ce n’est pas que l’état d’esprit non plus. Ce n’est pas un gage de qualité. Et la bien-pensance pareille. Je déteste les Guns mais je comprends qu’on puisse prendre son pied à les écouter. Je ne parle qu’en mon nom, qu’en ce qui me touche. Ma dernière claque fut Girl Band, je comprend qu’on ne puisse pas aimer (vous avez tenté au fait ?).

          • Tornado  

            Je m’interrogeais ces jours-ci sur la notion de talent, étant donné qu’en discutant avec mon neveu récemment, il m’a quand même sorti que pour lui Kendji et Merde Gims avaient du talent ! Alors disons que si Axel Rose a du talent, je ne l’entends pas, et surtout je ne le vois pas ! :D

            Pour les acteurs je suis totalement de ton côté ! Brav Bitt étant pour moi l’une des plus grosses arnaques de ces 30 dernières années.
            Pour la musique, c’est du son avant tout. Alors c’est plus compliqué. Par rapport à ma sensibilité auditive personnelle, et même si je ne cours pas après ce groupe, je préfère écouter le moins bon U2 que le meilleur du punk. Et tout comme avec les comics où ce n’est pas le personnage mais son traitement qui m’intéresse, ce n’est pas le musicien mais sa musique qui va m’emporter. Alors si ce dernier est sage ou dingue, lisse ou fou-furieux, purée je m’en fous comme de ma dernière paire de chaussettes.

            Quand j’ai commencé à jouer de la musique au lycée avec les copains, nos idoles étaient Magma ! Bien tarés aussi, mais des musiciens de fou ! On rêvait de jouer comme ces types, et pas comme les mecs de Buzzcocks ou Stiff Little Fingers, des groupes avec lesquels un de nos potes nous rabattait les oreilles !
            A cette époque, entant que batteur, mes idoles étaient Christian Vander, le Phil Collins de Genesis années 1972-1975 et Mike Shrieve de Santana. Côté rock plus « basique », j’admirais énormément des types comme Stewart Copeland (je voulais absolument que me batterie sonne comme la sienne !) ou Phil Rudd.
            De mon côté, je m’entrainais sur du Rage Against the Machine, dont la musique fusionnelle me correspondait bien.
            Après je suis un grand fan des musiques noires (soul, funk, disco). Mais c’est une autre histoire…

  • Patrick 6  

    @ Sonia : Merci à toi si tu continues tu vas arriver à me faire rougir !
    Merci aussi à Emilie de prêcher la bonne parole ;)

    @ Jyrille : « Heart & soul » est un coffret indispensable (en dépit de sa pochette hideuse) et contient l’album Still !
    A ton instar je regardais aussi Manœuvre et son acolyte Dionnet et leur émission « Sex Machine » dans les Enfants du rock mais il va sans dire que je préférais nettement « Rockline » de Bernard Lenoir ! (avec son fameux générique par …. New order)

    Mine de rien Depéde Moche euh pardon j’ai voulu dire Depeche Mode compte parmi mes meilleurs souvenirs de concert ! Une vraie surprise pour ce qui était initialement un groupe garçons coiffeurs ! (Difficile d’écouter le 1er « Speak & spell » de nos jours !)

    Concernant Guns & roses je pose mon joker, j’étais déjà passé du coté obscur de la force à au moment de leur heure de gloire !

    Prince je n’ai jamais été fan mais j’ai toujours trouvé ce gars plus intègre et créatif que Michael Jackson par exemple. C’est donc une grande perte pour la musique en effet.

    • Bruce lit  

      Ouch ! Cyrille se déchaîne ! Cool ! Alors :

      1/ DM : un groupe immense que je me refuse à voir cependant, fuyant le rock de Stade et de Bercy. Jamais compris d’ailleurs des chansons si tristes attiraient autant de gens festifs.

      2/ Manœuvre. Je vomis autant Björk que vous Manœuvre les enfants. C’est physique, je peux pas la voir et encore moins l’entendre. Je trouve quand même que vous lui faîtes un procès injuste. Daniel Darc, Daho, Jacno, Houellebecq, Lio, Bertrand Burgalat (dont on ne parle jamais ailleurs), tous ces gens et j’en passe ne font pas du Led zep’ et pourtant ont eu les honneurs du magazine. Tout comme Bowie, proche de Jerôme SOligny. Quant aux Stones, même s’ils ne sont plus que l’ombre d’eux mêmes, n’est il pas normal que l’on parle d’eux ? c’est le vieux groupe du monde quoi !
      Prince, qui en parlait encore avant sa mort ? De quand date son dernier grand disque ? Même un mec comme Bowie, peu enclin à flinguer ses copains, déclarait dans les 90′s qu’il gérait sa carrière n’importe comment.
      Attention sa lutte contre l’industrie musicale est salutaire et il a écrit des chansons immenses : Purple Rain, Kiss, Girls and Boys,My name is Prince et sa production monstrueuse, SIgn of the times bien sûr, mais j’accrochais pas plus que ça….Ses héritiers directs, Wyclef Jean, Beyoncé, Rihanna et tous les autres, c’est impossible….N’étant pas fan du tout de musique noire : reggae, new jack, r’n’b, raggamuffin, reggaeton, funk, c’est impossible. Il n’y a que quelques tubes de disco et encore, jamais réussi à aller outre trois chansons de Chic…..Zappa et Hendrix me laissant presque indifférent, les guitaristes qui jouent avec leurs dents la guitare dans le dos, je fuis tout ça, la virtuosité du personnage ne me parle pas plus que ça….

      3/ Le tribute DM : très bon disque ! Connaissez vous PM does DM, un disque de reprises acoustiques de DM où jouent les musiciens de Nick Cave et PJ Harvey ?

      4/ Guns: parcours inverse en fait. A l’époque, avec mon frangin, on leur préferait Metallica, Nirvana, FNM des groupes supposément plus intègres avec des clips moins bling-bling., moins frimeurs. Avec le temps, leur musique me manque et son lot de scandales aussi. J’écoute leurs quelques disques en boucle même si effectivement UYI est trop long….COmme Exile on Main STreet et le double blanc !

      • Jyrille  

        Alors point par point ! :-)

        1) Je n’ai jamais vu DM non plus pour les mêmes raisons. Je regrette un peu, mais bon, c’est pas possible. Ou alors en festival comme l’an passé, dans des endroits encore humains.

        2) Je ne vois pas les héritiers de Prince mais tout ce que tu dis avant sur le bonhomme est vrai et juste. Pour Manoeuvre, ceux que tu citent apparaissent aussi chez les Inrocks ou Best. Je le dis une dernière fois : je l’aime bien mais je ne peux pas cautionner sa mauvaise foi et son amour du classic rock au-delà de tout, comme si c’était une marque inatteignable. Une radio belge résume cet état d’esprit : Classic 21. Pour la virtuosité je fuis mais je l’aime chez certains. C’est comme toujours : il faut que ça ait du sens, que cette virtuosité reflète la personnalité. Sinon c’est de la branlette. Tu devrais essayer Zappa et Hendrix ils ont des disques splendides : Axis Bold As Love, One Size Fits All, Sheik Yerbouti, Electric Ladyland… Pour le funk ou la musique noire c’est dommage ! Tu ne comprendras pas Prince alors. Ni Miles. Ni Michael Jackson, ni Etta James ni George Clinton… Bref, une musique qui me parle énormément et que j’aime.

        3) Je ne connais pas ce disque sur DM ! Merci beaucoup je vais essayé de me le trouver !

        4) Use Your Illusions n’est pas trop long, il est rempli, sur-rempli, inutile. Ce sont DEUXdoubles albums, ceux que tu cites sont de doubles albums et ne sont pas trop longs du tout, je les ai écoutés des centaines de fois.

        • Bruce lit  

          2/ Les Hendrix : je les ai tous ! Mais ne les écoute jamais, seuls les singles me parlent. La plus belle chanson de Hendrix à mon sens : The Wind cries Mary. Mais punaise qui adécidé de terminer la chanson en fondu au bout de deux minutes !!!!!
          Zappa: là, à part Hotrats, c’est au dessus de mes forces. Et mon plus vieil ami (Thierry B. si tu lis ces lignes, I Love You…) a assez de me le vendre X fois : Joey’s garage, Sheik Yebouti, Zoot Allures, snake machin : c’est au dessus de mes forces ces cascades de notes, cet iconoclasme pur mais sans émotion….

          La musique noire: là pour le coup, c’est un vrai blocage encore que je réécoute ces temps ci de vieux Michael Jackon, Stevie Wonder et Roberta Flack. Ah si ! J’adore la Motown ! ouf ! Hope for me !

    • Jyrille  

      Rockline je ne connais pas. Ca passait sur quelle chaîne ? Je regrette d’avoir loupé ça. Après ce fut Rapido de De Caunes. Still n’est pas complet sur le coffret Heart and soul…

  • Patrick 6  

    @ Tornado : A ton inverse ceux qui aimaient la Cold wave et le Post punk dans les années 80 détestaient Depeche Molle au départ ! Bon avec les années les choses ont évolué au fur et à mesure que le groupe quittait le territoire de la pop synthétique pour des atmosphères un peu plus tourmentées et habitées.

    Je suis bien d’accord il ne suffit pas de prendre une guitare (sans savoir jouer) pour faire du bon rock, cette stratégie a logiquement abouti sur une majorité de groupes tout simplement nuls ! Cependant l’état d’esprit de départ était bien plutôt de favoriser le message et l’émotion à la technique. Pas besoin d’être un virtuose de la guitare pour faire passer un sentiment (du reste lorsque j’écoute Dire straits ou Eric Clapton j’aurais même tendance à penser exactement le contraire !)
    Comme le souligne Bruce c’est exactement le Punk qui a décomplexé des groupes comme Cure, Stranglers ou… Joy division !
    Il va sans dire qu’en effet certains n’avaient au final ni technique ni message à faire passer, mais bon le temps a fait son œuvre et ils sont tous tombés dans l’oubli (« comme les larmes dans la pluie »).
    En tous cas je rends hommage à ton esprit de sacrifice et de t’être tapé des groupes que tu détestes au nom de l’amitié ! Bravo à toi ;)

    @ Bruce : En effet U2 a suivi le chemin inverse de celui du Punk, issu du mouvement « do it yourself » ils sont eux même devenus les diplodocus qu’ils cherchaient à décapiter… Difficile de croire qu’après avoir pondu des chefs d’œuvre comme « War » ou « Joshua tree » ils nous livrent maintenant un sous Cold play fade et terne…

    L’adaptation version acoustico-rock de Pat Macdonald de DM est intéressante musicalement mais je bloque un peu sur sa voix…

    @ Jyrille : « Rockline » était diffusé dans les Enfants du rock en alternance avec Sex Machine (du susdit Manœuvre) grosso-modo une fois par mois je pense. Son générique mythique m’aura marqué à tel point qu’il m’est impossible d’aller à Londres sans penser immédiatement à cette émission ! La preuve en image :
    https://www.youtube.com/watch?v=I8Qd84akN98
    (Le choix du groupe principal de l’émission n’est bien sur que pure coïncidence)

    Alors pour Still et sa reprise intégrale dans le coffret Heart & soul je dirais : Oui et Non ! Alors en clair Still est composé d’un live, de chutes de studio et autres démos. Tous ces morceaux sont bien repris sur le coffret MAIS pas forcément dans la version de l’album ! Le seul morceau laissé pour compte est « Sister ray » qui n’est pas repris sur le coffret, sans doute pour des raisons de droits ( ? ). Bref au final il faut en effet avoir l’album en plus du coffret ne serait-ce que pour le live (un 2eme est d’ailleurs rajouté dans l’édition Deluxe)

    • Jyrille  

      Ah merci pour Rockline ! J’avais complètement oublié ce truc mais je l’ai vu c’est sûr. Je pense qu’à l’époque ça ne me parlait pas puisque je n’aimait pas New Order à la base.

      Quant au Still, content de voir que nous avons tous les deux raison ;-)

  • Eddy Vanleffe  

    Il est vrai qu’Ivan Rheon dans Misfits est clairement une clone de Curtis.
    J’ai parcouru la bio que sa femme a écrite et pfouu…
    j’ai du mal à avoir de l’empathie pour le bonhomme qui semblait être juste attiré par le malheur et y trouver une sorte de plaisir malsain…
    ses textes sont par contre d’une fulgurance préfigurant tous ces blogueurs poètes gothiques actuels…

    • Patrick 6  

      Ach… Ian Curtis était certes un grand tourmenté mais il était aussi, d’après les dires de chacun des membres du groupe, un gars aimait rire et faire des blagues, bref un garçon normal dont le désespoir ne ressortait que par sa musique. Il était en tous cas très éloigné des poseurs narcissiques comme Jim Morrison…
      Après trouvait-il un plaisir dans son épilepsie (qui a aussi des conséquences sur le mental) et dans le malheur en général ? Je l’ignore…
      Par contre je me demande de ce que tu entends par « blogueurs poètes gothiques actuels » ^^

      • Eddy Vanleffe  

        les ados qui font des poèmes morbides et mélancolique/.
        leur spleen exprimé avec plus ou moins de talent correspond à l’angst que ce pauvre Ian exprimait également.

      • Bruce lit  

        @Patrick….
        Alors là, pas d’accord du tout. Jim Morrison était alcoolique, pas très porté sur l’hygiène corporelle, et avait l’alcool mauvais, il avait des défauts mais narcissique non….
        Ce que l’on sait peu, c’est que Morrison a été joufflu et poupin toute sa vie, même durant l’enfance. C’est en vue des photos du premier album qu’il s’adonne à la muscu pour devenir un véritable Apollon (les fameuses photos de lui torse nu, les bras en croix). Par la suite il refuse d’être le centre de l’attention.
        Sur Strange Days, c’est la maison de disque qui impose une photo de lui. Il refuse et souhaite figurer avec son groupe. Pour les crédits, il a toujours souhaité que tout soit signé The Doors.
        A partir de Waiting for the sun, le troisième album, il apparaît comme une homme joufflu, en retrait. C’est très vrai sur les photos avec sa « femme » Pamela où il lui laisse le premier plan.
        Quant aux paroles de ses chansons, jamais ô grand jamais Jim ne parle directement ou implicitement de lui. Il ne s’est jamais lamenté sur son sort ou auto-apitoyé sur ses penchants destructeurs. A l’inverse d’un Morissey, dont on ne pourra pour le coup pas évoquer le narcissisme.

        • Patrick 6  

          Ah mais oui le deuxième prénom de Morrissey c’est Narcisse (et le 3éme c’est Follassehystérique) ^^
          Cependant concernant Jimmy Boy tu m’excuseras mais bon la pudeur qui pose torse poil j’ai du mal à y croire… La pose et l’attitude sentent l’égo et le narcissisme mal gérés.
          Le coté Hobbit joufflu apparaît surtout en fin de vie et est, à mon avis, largement causé par l’alcool et les drogues qui l’ont vieilli avant l’âge. Il est mort en ayant l’air d’avoir 20 ans de plus…
          Les textes des Doors ne sont peut-être pas écrits à la première personne, mais ceux des Boys bands non plus ! The Doors est du reste pour moi le premier boys band de l’histoire du rock ^^ C’est dire si je déteste ce groupe (qui a pourtant influencé plus d’un groupe « Gothique », The Cult en tête… Va comprendre !)

          • Bruce lit  

            La vache, oui tu les détestes vraiment….
            M’enfin les rockstars posant torse nu, c’est le folklore Patrick. Je te trouve dur, car Morrison avait quoi, 25 ans ? Par rapport à ses collègues, il est passé en moins de deux ans de l’état d’ado à un homme mur tranchant avec les canons de l’époque.
            En outre quand on voit certaines de nos idoles, il n’était pas si gros que ça au moment de son décès.
            Quand au fait que tyu les qualifies de bOys Band, c’est d ela pure mauvaise foi car à certains moments ils se sont autoproduits et écrivaient paroles et musiques.

        • Patrick 6  

          Ce n’est pas que je les déteste, j’ai même essayé plusieurs albums vu leur réputation de groupe culte, mais non rien à faire, leur musique m’ennuie et je la trouve terriblement prétentieuse !
          En cherchant bien, pour répondre à ton argument, je suis sûr qu’on doit trouver des Boys bands écrivant paroles (tousse) et musiques (re-tousse) ce n’est donc pas nécessairement un référentiel…
          Bref en un mot comme en 100 The Doors est le groupe le plus surestimé de la planète pour moi !

          • Eddy Vanleffe  

            Les Doors ont enfanté les Stranglers alors je les absous de tout.
            un groupe sans bassiste dont les parties étaient jouées par Ray Manzarek sur son orgue farsifa….
            En fait j’aime le groupe mais sans apprécier particulièrement Jim Morrisson qui ne me fascine pas du tout…

          • Bruce lit  

            Iggy, Alice Cooper, les Stranglers, Nico, Patti Smith voire Noir Desir doivent beaucoup aux Doors et sont montés sur scène pour faire comme eux.
            Patrick si tu écoutes leur premier album, tu ne peux nier leur incroyable maturité par rapport aux autres groupes de l’époque. Même les premiers Beatles, Floyd ou Stones ne sont pas aussi parfaits, aussi matures. Ne me dis pas que la musique de Morrison en intro d’Apocalypse Now c’est de la musique de Boys Band quand même ! Break on through to the other side, c’est la musique des Gi’s au vietnam avec le Paint it black des Stones.
            Morrison introduit avec Dylan la poésie et le romantisme noir dans le monde du rock. A la même époque les Beatles chantent She Loves you….
            Je suis très étonné de tes réactions car indirectement Morrison est le père de Nick Cave ou Robert Smith en terme de noirceur et de pessimisme….

            Après tu as le droit de ne pas aimer leur musique hein…

          • Eddy Vanleffe  

            « A la même époque les Beatles chantent She Loves you…. »

            Non, c’est l’année de Sgt Pepper que sort le premier Doors…
            s’il faut les compaer en terme d’avant garde, ce serait plutôt au Velvet Underground…
            enfin je pense…

          • Bruce lit  

            Oh la comparaison n’est pas plus futée de ma part. Ce sont des groupes très différent. Mais je rapprocherais d’avantage les Beatles des Doors en terme de psychédélisme. Mais effectivement LOu Reed introduit aussi la poésie urbaine dans le rock.

  • Bruce lit  

    Un article majeur de Patrick et du blog dans lequel j’ai dû tailler à la serpe mais enfin de retour.
    Ed’ tes illustrations sont superbes. Merci pour nous !

  • Présence  

    Le regard dans la dernière peinture est saisissant !

  • Ed'  

    Excellente continuation à tous !
    ( réaménagement de ma cave pour 2019, juste un peu plus de connexion Bruce ;-) ? )
    De très bons vœux ! Merci à toute l’équipe et ses lecteurs :-) Kissement… Ed’

  • Ed'  

    @Presence réalisé avec tous les sens… Il était si beau… Merci :-)

  • Patrick 6  

    La remasterisation de cet article est une surprise pour tout le monde, y-compris pour moi, vu que je découvre les illustrations d’Edwige en même temps que vous !
    Well félicitations Edwige ! Merci à toi, tu t’es surpassée !
    Du grand art, je ne pouvais rêver meilleures illustrations pour mon article !

  • Matt  

    Sinon il y a une raison pour laquelle le symbole copyright est passé de © à (c) ?

    • Bruce lit  

      Juste un manque de temps Matt. Les remasters me prennent pas mal de temps et d’énergie, je pare au plus pressé.

  • Jyrille  

    Superbes illustrations Edwige ! Puissantes.

  • Eddy Vanleffe  

    C’est rigolo de repasser sur cet articles et de se dire:
    « Tiens, elles étaient pas là ces images avant?! »
    très beau boulot en adéquation avec l’imagerie du groupe et la photographie d’Anton Corbijn
    Bravo Edwige.

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