Au nom du père (GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE)

GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE, un film de Jason Reitman

Un article de FLETCHER ARROWSMITH
Source : allociné https://www.allocine.fr/film/fichefilm-269618/photos/detail/?cmediafile=21864929
© Twentieth Century Fox Film Corporation

Cet article vous propose les impressions d’un enfant des années 80 désormais adulte sur le dernier opus de la saga des chasseurs de fantômes, GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE (AFTERLIFE en VO) réalisé par Jason Reitman et sorti en 2021.

Cet article est dédié à la mémoire d’Ivan REITMAN (1946 – 2022). La genèse de cet article et 80% de son contenu sont antérieurs à la disparition du réalisateur et n’ont pas été remaniés depuis.

Endettée, mère célibataire de 2 enfants et mise à la porte de son logement, Callie, hérite de la vieille maison de son père, Egon Spengler, le célèbre chasseur de fantômes, dans la petite ville de Summerville.  Pour ses enfants, Pheobe et Trevor c’est le début d’une extraordinaire aventure à la rencontre des fantômes et spectres du passé, surtout quand une menace sumérienne tente de faire à nouveau son apparition sur Terre.

Apprécions pour une fois la traduction du titre du film en français, l’héritage, que je trouve nettement plus juste et honnête qu’un Afterlife passe partout et finalement un peu mensonger. Dans GHOSBUSTERS l’HERITAGE il s’agit bien d’éclater, une des traductions de « to bust » dans la langue de Shakespeare, ou plutôt de castrer des fantômes. Et le sous-titre l’héritage devient aussi lourd de sens que difficile à porter.

Teaser du film

Revenons dans le passé, en 1984 pour être précis. Au départ tout part d’un script assez dingue écrit et porté à l’écran par trois trublions : Dan Aykroyd, Harold Ramis et Ivan Reitman. On doit la première ébauche aux deux frères les Blues Brothers, Dan Aykroyd et John Belushi avant que ce dernier ne décède d’une overdose. GHOSTBUSTERS c’est donc au départ la transposition, en plus soft, de l’humour du Saturday Night Live mais c’est avant tout une affaire de famille. De père surtout. Le grand père de Dan Akroyd pratiquait des séances de spiritisme dans sa ferme et son père a publié un livre sur l’occulte et le paranormal (A HISTORY OF GHOSTS).

Démystifions également la franchise GHOSBUSTERS. Ce ne sont pas des chefs d’œuvres du 7ème art mais des divertissements familiaux agréables à voir et revoir, surtout avec des enfants. Avec le temps ils ont accédé, surtout le premier, au statut de film culte, notamment grâce aux nombreuses rediffusions à la télé dans les années 80 et 90. Les deux premiers GHOSBUSTERS comportent assez de moments hilarants ou de répliques passées à la postérité, comme le maitre des clés ou le gardien de la porte, pour en faire des comédies marquantes de leur époque. A signaler quand même la présence d’acteurs qui ont fait du chemin comme la sublime Sigourney Weaver (la saga ALIEN, WORKING GIRL, LE VILLAGE, LA JEUNE FILLE ET LA MORT), Bill Murray (LOST IN TRANSLATION, THE DEAD DON’T DIE) et sa coolitude réincarnée dans les films de Wes Anderson ou encore Harold Ramis (Egon Spengler) devenu réalisateur du mythique UN JOUR SANS FIN. Rick Moranis, lui décidera quelques années plus tard de rétrécir sa progéniture. La qualité du casting est en tout cas une marque de fabrique à mette au crédit de cette saga.

Jason Reitman chasse donc sur les terres de son illustre paternel. Père et fils, fille et père, grand père et petite fille, GHOSTBUSTERS 3 reste une histoire de filiation et de famille. Phoebe (Grace Mc Kenna) suit les traces de son grand père, lui-même père abandonnant sa famille. Chacun cherche ses chimères et tente de chasser les démons familiaux. Le fils derrière la caméra tente-t-il de prouver qu’il est à la hauteur de son réalisateur de père ?

La mise en place semble un peu longue mais affirme la personnalité du réalisateur. D’ailleurs on remarque immédiatement un parti pris assez fort, qui tranche avec les films précédents : GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE ne se déroule pas à New York, la ville qui ne dort jamais, mais dans un trou du cul des Etats Unis, à Summerville, une bourgade endormie. Le scénario exploitera finalement peu tout ce que pouvait offrir ce déménagement salutaire et rafraichissant d’une saga encrée dans des feux d’artifices de béton et gratte-ciel. Le côté champêtre et bucolique reste une des bonnes idées du scénario. Mais cette sensation de vide, de solitude dans les paysages désertiques américain semble anesthésier le propos même du film. Hormis une séquence spectaculaire sous forme de course poursuite permettant de débrider la célèbre franchise et une fin convenue mais honnête, les fameux fantômes sont aux abonnés absents. A l’image de l’impression donnée par beaucoup de films actuels qui donnent, comme CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR une impression de vide. Peu d’habitants, peu de fantômes, peu de spectacles pour aboutir à cachez-moi donc ce fantôme que je ne saurais voir.

Logan Kim, Mckenna Grace, Finn Wolfhard, Celeste O’Connor
Source : allociné
© Twentieth Century Fox Film Corporation

Malgré ses qualités et cette volonté de bien faire le film peine à décoller. Trop respectueux de l’œuvre originel Jason Reitman échoue à tuer le père avec une émancipation qui tarde à s’afficher à l’écran. Pourtant la nouvelle génération qui se met en place, de façon convaincante avec un scénario pas trop facile ni faignant (attention ce n’est pas du David Lynch non plus) ne démérite pas, bien au contraire. Casting impeccable, transition en douceur et sans forcée vers une équipe où les rôles s’inversent et la parité se trouve enfin respectée. Et puis, peut être en réaction à l’hystérie collective qui s’est emparée d’un été 2016 pourtant bien pauvre cinématographiquement, cet opus canon, offre les plus beaux rôles aux femmes, dont les principaux, sans que cela ne soit ni forcé, ni woké. Des jeunes filles et une mère bien dans leur époque et leurs baskets.

Le passage obligé par des références aux années 80 reste bancal. Celles qui sont directement liées aux deux premiers films répondent aux besoins des fans de la première heure, ceux qu’il faut caresser dans le sens du poil, les mêmes qui ont croisé les effluves lors du reboot de 2016, bien plus intéressant que les critiques ne le laissent apparaitre. J’y ai vu deux approches :

– les hommages de type easter eggs plutôt discrets et inattendus comme une pile de livre dans la maison familiale qui renvoie au premier film. Là cela fonctionne. Si on passe à côté, cela n’enlève rien à la compréhension de l’histoire. Cela permettra même d’y revenir et de devenir soit même un chasseur de références. Combien en attraperez-vous ? Jason Reitman a déclaré que tous le monde avait joué le jeu sur le tournage en s’amusant à cacher des objets.

– Et puis il y a les gros hommages qui tachent. Pourquoi convoquer à nouveau une némesis identique au premier film ? Pourquoi reproduire des schémas et avatars identiques dans le couple incarné par Carrie Coon et Paul Ruud ? Rien de très original. En 2021 ne pouvait-on pas inventer une menace autant loufoque qu’inédite ? Très décevant. Jason Reitman succombe aussi aux désormais scènes post générique. Et oui en 2021 si tu n’as pas des bouffonneries post générique tu as raté ta vie. Elles sont pourtant sympas. La première ne sert à rien mais fonctionne comme clin d’œil appuyé aux amateurs des 2 premiers films avec un retour de bâton hilarant. La seconde est plus intéressante car elle tisse un fil directeur et permet d’afficher une logique de franchise. Mais pourquoi, surtout la seconde, ne pas les avoir intégrés directement dans le film et donc construire un objet cinématographique différent de l’ultra conformisme de mise actuellement.

Paul Rudd et Carrie Coon
Source : allociné
© Twentieth Century Fox Film Corporation

Cependant quand Jason Reitman décide d’être assez fin et plus subtil cela fonctionne. Il évoque clairement les esprits des années 80 mais en volant enfin de ses propres ailes tout en remerciant son paternel pour tout ce qui lui a appris et laissé en héritage. Là où STRANGERS THINGS propose une overdose télévisuelle de références so 80’s à chaque plan, GHOSTBUSTERS L’HERITAGE sait enthousiasmer petits et grands sans que les premiers en comprennent les origines alors que leurs ainés vont tout simplement afficher une banane ectoplasmique sur leur visage déridé pour l’occasion. Et c’est à la Harvard cinématographique, la high school Steven Spielberg que l’on va puiser les références. On peut citer RENCONTRE DU TROISIEME TYPE, LES GOONIES, RETOUR VERS LE FUTUR, mais aussi GREMLINS. C’est d’ailleurs ce film de qui offre la scène la plus drôle, la plus jouissive du film. Une inversion parfaite du premier GHOSTBUSTERS où son gigantesque Bibendum Mashmallow se retrouve passé à la moulinette mogwai. C’est avec ce type de séquence, originale mais malheureusement trop rare, que Jason Reitman réussi son envol, sa transition vers l’âge adulte en enfantant son propre enfant sans renier ses prestigieux gènes. Il digère ses influences en infusant sa propre identité.

Autre satisfaction de GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE, les actrices et acteurs. Le reboot de 2016 conviait un casting cherchant à moderniser l’humour du Saturday Night Live, comme un passage obligé. Pari à moitié réussi vu l’accueil. GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE ne fait pas la même erreur. Déjà il rajeunit le casting en mettant en évidence une bande d’adolescent geek, branché, intelligent mais surtout en phase avec leur époque.

Quand les Mashmallows envahissent le monde
Source : allociné
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Bien joué de convier Finn Wolfhard (Trevor) un des héros de STRANGER THINGS créant ainsi une passerelle avec le public Netflix désormais majoritaire. Dans le rôle de Phoebe, Grace McKenna (la jeune Carol Danver dans CAPTAIN MARVEL) domine la distribution avec une présence de tous les instants. Elle incarne une génie en herbe avec beaucoup de finesse, en évitant d’être horripilante. Jason Reitman semble se projeter dans Podcast (oui c’est son prénom, ou nom ou avatar comme beaucoup de monde en 2021) jeune podcaster à la pointe des réseaux sociaux mais ayant du mal à s’affirmer. Ils étaient 4 garçons dans l’éther ils seront désormais 2 + 2 avec Celeste O’Connor (Lucky), une jeune serveuse incarnant Summerville à elle seule et faire valoir amoureux pour Trevor. Surpris également de voir un Paul Rudd (Gary), au potentiel comique certains, dans la veine de son rôle dans FRIENDS. Jason Reitman arrive à canaliser le jeu de l’acteur, plutôt crédible dans le rôle d’un enseignant en science physique un peu loufoque. Enfin Carrie Coon (Callie) éblouie la pellicule à chaque apparition. Pour ceux qui ne la connaisse pas,  c’est la merveilleuse actrice d’une des meilleures séries de ce la décennie passée, THE LEFTOVERS.  Mère célibataire,  amoureuse, fille abandonnée, elle endosse tous ces rôles et bien plus dans GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE.

Jason Reitman trouve un bon équilibre dans la direction d’acteur et la place qu’il leur accorde. C’est finalement peu surprenant car quand il oublie le poids de son héritage et les enjeux associés à diriger une si grosse franchise, le réalisateur est dans son jardin avec un travail intéressant sur les conflits générationnels et le passage à l’âge adulte. Que cela soit dans JUNO, ON THE AIR ou même SEX FRIENDS, il sait poser un regard juste sur ses personnages toujours filmés en période de transition, à hauteur d’homme que cela soit au lit, dans le ciel ou dans une mine. Le film cherche trop à rendre vrai l’adage de 7 à 77 ans malgré un juste équilibre dans la place accordée aux enfants et adultes, chacun avec des problèmes de leur temps et de leur âge. Dès que le scénario, dans une perpétuelle et vaine fuite en avant, chasse sur la nostalgie naphtalinée des deux premiers films, on perd le regard de Jason Reitman. Le film cherche à renouveler une franchise, en nous faisant oublier les précédant pour finalement ne pas arrêter de nous les rappeler. Un comble et une nouvelle réalisation broyée sur l’hôtel du fan service (alerte : placement gratuit d’expression) et de la machine hollywoodienne aux idées lessivées mais juteuses qui décidément n’aime pas les anticonformistes.

Ne jamais croiser les effluves
Source : allociné
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La bande annonce offre presque plus de frisson que le film lui-même. Cette dernière fait monter la sauce, avec un bout de voiture qui se dévoile, un son d’effluve qui grésille et surtout quelques notes de musique bien connue de tous. Tous cela ne se retrouve pas dans le film notamment une bande sonore fade et insipide. Jason Reitman semble parfois rater le coche en passant à côté de certains points d’étapes qui jalonnent un film, comme figé devant l’enjeu. Problème de montage également comme des bonjours de personnage s’étant croiser quelques minutes avant ou des trajets vite expédiés malgré les distances. Pourtant sa filmographie (JUNO, ON THE AIR, SEX FRIENDS) démontre qu’il n’est pas un simple spectre du dernier des cercles. Là où la fille et mère s’affirment dans le film, Jason, le fils, hésite. Il réussit néanmoins à se rattraper extrémis dans une final émouvant à défaut d’être passionnant où la magie des effets spéciaux (globalement d’un niveau moyen et sans grande imagination) offre un pur moment d’émotion.

En effet, sans rien vous dévoiler, tous le long du film on se demande quand vont apparaitre les Ghosts Four, les originels. Cela se fait de manière assez subtile, en réglant au passage quelques comptes. Mais surtout la grande question : comment faire quand il en manque un à l’appel, Egon Spengler soit Harold Ramis trop tôt disparu en 2014. Viens alors le temps de réhabiliter les fantômes en faisant en sorte que même un acteur peut atteindre l’état éthéré : devenir un fantôme lui-même. Harold Ramis sera de la partie. Puis le moment de passer enfin le flambeau à cette nouvelle génération, qui a envie d’en découdre elle aussi, de s’affirmer, d’enfermer les boomers dans des drôles de boites métalliques.

Who you gonna call ?

Le film de Jason Reitman semble construit en opposition à ces prédécesseurs. Là où une bande d’adultes jouait aux grands enfants, les adolescents de GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE endossent les habits d’adultes en lieu et place de leurs ainés. Dans les années 80 les protagonistes s’émerveillaient avec une technologie inimaginable, folle et dévoyée (qui leur vaut bien des ennuis) alors que les enfants des années 2020 sont désormais blasés et désabusés et il devient compliqué de les impressionner. Ivan Reitman utilise le décalage comme ressort comique alors que son fils souhaite finalement s’en éloigner en chassant sur les terres de la dramaturgie (mort, abandon, perte de repère et valeur). Être comme papa ou bien affirmer sa personnalité ? Jason Reitman hésite, ne tranche pas réellement, peut être impressionné par le coté culte des films de son paternel. Cela donne finalement une comédie bancale à cause d’un manque d’équilibre aboutissant à un film manquant de personnalité.

GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE est un divertissement sympathique grand public qui remplit parfaitement son office de comédie familiale si on aime jouer à se faire peur avec le sourire. Malgré ses défauts, on passe un bon moment et on ne peut pas bouder son plaisir devant tant de sincérité à défaut d’originalité. Le Hollywood d’après ressemblant terriblement à celui d’avant, le film de Jason Reitman propose finalement une nouvelle variation à l’offre actuelle souvent indigeste, nappée de suite, remake ou reboot. Après MATRIX 4 qui tente de ré inventer la notion de suite, SPIDER-MAN FAR AWAY qui joue sur le fan service, le remake de WEST SIDE STORY revitalisé, GHOSTBUSTERS : L’HERITAGE joue sur la nostalgie en douceur. Faites votre choix ou pas.


BO : Bruce Springsteen – « My Father’s house »

43 comments

  • zen arcade  

    Ghostbusters l’original, j’adorais qand j’étais ado mais je trouve que c’est difficilement regardable aujourd’hui. Le 2, déjà à l’époque je trouvais que c’était une merde.
    J’ai revu ce Ghostbuster original récemment à la maison avec les filles et on s’est copieusement fait chier tous les trois.
    Contrairement à Back to the future par exemple, qui tient bien mieux les années. Bon, la différence, c’est sans doute qu’avec Zemeckis, y a un vrai cinéaste aux manettes.
    Si on ajoute à cela que je suis totalement imperméable aux tentatives de raviver la mémoire de 80’s qu’on devrait plutôt sagement laisser enfouie dans nos souvenirs et que la franchisation presque complète de l’industrie hollywoodienne du divertissement me gonfle au plus haut point, il n’y a absolument aucune chance que je regarde ce film un jour (pas plus que Stranger things, d’ailleurs).
    Même Carrie Coon ne me fera pas craquer…
    Mais merci pour ton long et intéressant décortiquage.

  • Présence  

    Il est temps de passer aux aveux : je n’ai même pas vu le premier, je n’en ai vu aucun.

    Article intéressant, compréhensible par quelqu’un qui n’a vu aucun film Ghostbusters. J’ai beaucoup aimé la déconstruction et le mise en abime d’un passage d’une génération à une autre, ainsi que le regard pénétrant sur ce qui fonctionne ou non en termes de références aux autres films.

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour,

    merci pour ces premier retours.

    Une petite erreur, j’ai mis 3 étoiles et non 5 au film. Mes doigts ont surement fourché sur le clavier.

    Je suis plutôt comme Zen Arcade. J’ai désormais du mal à m’émerveiller devant le premier film (je préfère celui avec les filles) et je n’aime pas cette mode de revival des années 80, surtout quand c’est forcé. Par contre BACK TO THE FUTURE et ses suites sont surement les films qui passent le plus à la maison.

  • JB  

    Bien bel article. J’avoue me méfier comme la peste des suites/préquelles/réquelles faites des décennies après le film originel. J’avais abandonné le Ghostbusters de 2016 à cause de la bande annonce, dont la première scène qui n’était pas une reprise de l’original était un plagiat de Frankenstein Jr. Là, je vais peut-être me laisser tenter ^^

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salut JB,

      il n’y a que toi pour voir le plagiat. Je te reconnais bien là. FRANKENSTEIN Jr. c’est Mel Brooks ? (je viens de voir ses PRODUCTEURS adaptés par Alexis Michalik à Paris).

      Je ne demande à personne de me suivre, sur le GHOSTBUSTERS de 2016. J’aime cette atypicité dans mes gouts

      • Tornado  

        Idem. Je tiens à rester un électron libre.
        D’ailleurs, je préfère largement discuter avec des électrons libres qu’avec des gens qui ont bien lu et bien écouté ce qu’il faut dire, et qui récitent pour avoir une bonne note.

        Il y a quand même un truc que j’ai bien aimé dans la version 2016 : Le personnage interprété par Chris Hemsworth. Un sacré numéro d’acteur !

        • Fletcher Arrowsmith  

          Le personnage interprété par Chris Hemsworth. Un sacré numéro d’acteur !On est d’accord 🙂

          Et puis cette propension à se moquer de lui même et du personnage qui a fait sa renommé.

          • Kaori  

            Ma partie préférée aussi !

  • Eddy Vanleffe  

    Merci pour ce topo complet et cette analyse qui montre que même si tout n’est pas parfait, le film propose quand même quelque chose d’intéressant.
    J’avoue pour ma part ne pas avoir eu le moindre lever de sourcil à l’annonce de ce film…
    Je n’ai pas de raison particulière
    j’aime bien le premier film sans plus, le second pareil…
    j’ai compris pourquoi je n’appréciais pas le film avec les filles, déjà je ne trouvais pas moderne du tout (recopie intégrale avec blagues bas de plafond) et j’ai même cru que le message pseudo-féministe y était pour quelque chose mais en fait ça va plus loin: LE SATURDAY NIGHT LIVE, le peu que je connais de l’humour américain je n’aime pas je trouve ça digne de La guerre du feu… la transposition des humoristes sur grand écran même en France d’ailleurs je trouve ça raté la plupart du temps (exception faite de La cité de la peur), ce film m’avait laissé en effet une impression de cacophonie avec les trois héroïnes qui font des blagues de cantines en parlant à toute vitesse en se couvrant les unes les autres… c’était une migraine au bout de 10 minutes… je ne garde que la cameo de Ozzy Osbourne… et quelques effets horrifiques sympas… (les mannequins…)

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salut Eddy,

      j’ai répondu à Tornado sur le film de 2016. Actrices et humour qui me plaisent, à contre courant vu les nombreuses critiques. Comme quoi les gouts et les couleurs.

  • Tornado  

    Le vent d’allergie caractérisée qui souffle sur le net à l’encontre du fan-service fait que, en retour, je commence à être allergique aux allergiques…

    STRANGER THING : C’est une magnifique série. La 1° saison est une perle. La 2nde nettement moins mais la 3° offre un excellent retour.
    Les trois trucs que j’ai préférés de ce que j’ai vu depuis début 2022 sont tous des suites de sagas des années 80 : COBRA KAÏ S04, LE LIVRE DE BOBA FETT et ASH Vs EVIL DEAD. Eclate totale pour les trois en ce qui me concerne.
    On est d’accord que le fan-service ne fait pas la qualité d’une oeuvre et, trop souvent, bien des produits se contentent de sortir cette carte du fan-service avec rien derrière (star wars 9 l’ascension de skywalker).
    Mais de là à condamner systématiquement le principe, c’est un peu cracher sur ce qui procure du plaisir dans un bon plat, quoi.
    En tout cas, en ce qui me concerne, je ne suis pas prêt de renoncer à ce plaisir de retrouver tout ce qui me faisait tellement rêver dans mon enfance. J’apprécie la chose et j’en redemande.

    Je suis d’accord avec Fletch : Ce nouvel S.O.S FANTÔME est jouissif. Les acteurs sont formidables (Mckenna Grace est extraordinaire). Le retour des quatre acteurs originels à la fin est un fabuleux moment d’émotion spielbergien. L’ambiance Goonies est irrésistible (j’adore le petit Podcast !).
    C’est vraiment dommage que le dernier tiers du film soit si peu original avec une menace sans enjeu, décalquée sur le premier film. Là, les scénaristes ont vraiment déconné. Avec une vraie trouvaille on aurait tenu un chef d’oeuvre de comédie familiale.
    Je me suis quand même régalé.

    Quand on y pense, S.OS FANTÔME est quand même une étrange saga : On est tous d’accord qu’aucun film n’est franchement réussi. Le premier, même si on ne s’en lasse pas, est assez mauvais sur une bonne grosse moitié. Le second est nul. Le reboot woke est sans intérêt. Finalement, le meilleur, malgré ses défauts, c’est ce troisième film de la franchise originelle.

    • zen arcade  

      « Mais de là à condamner systématiquement le principe, c’est un peu cracher sur ce qui procure du plaisir dans un bon plat, quoi.
      En tout cas, en ce qui me concerne, je ne suis pas prêt de renoncer à ce plaisir de retrouver tout ce qui me faisait tellement rêver dans mon enfance. J’apprécie la chose et j’en redemande. »

      Ca ne me procure aucun plaisir.
      Fan service ou pas, je suis imperméable à cette forme de nostalgie.
      Chacun trouve du plaisir où bon lui semble et je ne condamne rien mais, moi, ce genre de propositions ne m’intéresse tout simplement pas du tout.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Bonjour Tornado,

      pour ma part j’ai complètement adhéré au film de 2016. C’est ni plus ni moins la transposition de l’humour des années 80 (fin des 70) à celui des années 2010. Je ne vois pas non plus le problème à ce que le casting soit inversé par rapport aux deux premiers GHOSTBUSTERS.

      J’ai trouvé très sévère les critiques à son encontre. D’ailleurs il était condamné avant même sa sortie. Hommes, femmes, peu importe la line-up.

      Maintenant on peut plus critiqué le manque d’originalité, récurrence catastrophique et navrante des dernières décennies notamment à Hollywood. Du coup, oui peut être que Finalement, le meilleur, malgré ses défauts, c’est ce troisième film de la franchise originelle. j’aime bien cette idée. Dommage de pas être aller au bout de l’ambition originelle (si tant est il y en eu une).

  • Bruce lit  

    Je n’ai pas d’investissement émotionnel particulier avec cette série. On a vu le 1 avec les enfants qui avaient beaucoup apprécié. C’était bon, pas le meilleur film des 80’s mais bien conçu. Je guetterai son arrivée sur les plateformes de Streaming à l’occasion puisque les actrices semblent être le point fort du film.
    Du même réalisateur j’avais bien aimé JUNO. Outre le nouvel épisode d’une série lucrative, ton article rappelle que c’est aussi l’hommage d’un fils à son père ce qui confère à cette réalisation un statut à part.

    La BO : soporifique. Non, je ne parviendrais jamais à aimer ce Bruce là. Ça ne marche pas et c’est pas faute d’essayer.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salur Bruce,

      j’ai quand même tenu 4 articles avant de mettre du Bruce Springsteen. Forcément le Boss de NEBRASKA n’est pas le plus rock and roll et pourtant quelle magnifique chanson.

      De Jason Reitman beaucoup aimé également JUNO mais aussi ON THE AIR avec G. Clooney. Son SEX FRIENDS m’a agréablement surpris sans atteindre le niveau des deux autres cités précédemment.

      • Kaori  

        Je suis fan de JUNO !!

    • Surfer  

      Bruce, la musique n’est pas faite que de bruit et de fureur…Il faut aussi des balades….Soporifiques si tu veux… et ce n’est pas grave😧. En ce qui me concerne je prends un réel plaisir à écouter de la musique tranquillou dans mon lit…😀. C’est quand même mieux que de rameuter tout le quartier avec du bruit 😀😀😀.

      • Bruce lit  

        Oh mais j’entends bien. Mais ça veut pas. Je n’entends rien d’autres que du sous-Dylan ici.
        Tiens ce matin , j’ai réécouté le SANDINISTA du Clash pour me forcer à comprendre ce que ce groupe avait de passionnant. Entre tous ces rythmes reggae et l’épouvante de Junco Partner, je me suis juré ne plus me faire avoir. Clash est donc entré sur ma liste noire d’artistes majeurs que je ne parviendrai jamais à aimer.

        • zen arcade  

          Le Springsteen sous-Dylan, c’est le Springsteen des deux premiers albums.
          C’est pas encore maîtrisé, c’est de l’imitation trop verbeuse et en effet, même s’il y a de bons morceaux, c’est du Dylan de seconde zone.
          Et Springsteen le sait. Il sait que ça va pas le faire, que s’il veut être le nouveau Dylan, il doit avant tout s’astreindre à être lui-même.
          Et au fil des albums qui suivent, il atteint peu à peu une concision dans l’écriture et dans le traitement de thématiques fortes qui n’appartiennent qu’à lui, concision qui culmine dans les plus beaux morceaux de The River et dans Nebraska, et qui est complètement dégagée de la figure trop imposante de Dylan à ses débuts.

        • Surfer  

          Je ne connais pas SANDINISTA…mais des Clash j’adore LONDON CALLING que je trouve génial. Pareil il y a beaucoup de styles musicaux dans cet Album. C’est ce qui m’intéresse…D’ailleurs THE CLASH est l’un des seuls groupe PUNK que j’arrive à supporter 😉.
          Ton allergie au REGGAE te tuera 😀😀😀

          • Fletcher Arrowsmith  

            SANDINISTA a surtout le gros défaut d’un un album double (CD) ou triple (vinyle) et donc d’être trop long. Le premier tiers de l’album est celui que je préfère même si LONDONG CALLING ou GIVE’EM ENOUGH ROPE sont supérieurs à mon avis.

        • Jyrille  

          Mais Bruce, tu n’écoutes rien. Je te l’ai dit cent fois, The Clash, tu écoutes le second, GIVE’EM ENOUGH ROPE ! Pas Sandinista !

  • Surfer  

    J’ai dû voir le film original 1 fois où 2 dans les années 80.
    J’avais aimé..,mais sans plus….Rien d’extraordinaire. Le seul intérêt en ce qui me concerne à été la chanson originale de RAY PARKER JR que je trouve excellente.
    Qu’il y ait eu une franchise suite au succès du film m’importe peu.
    Du coup les diverses suites, préquelles, réquelles (et j’en passe) ne m’intéressent pas.

    J’ai, cependant, lu ton excellent article pour simplement m’informer de ce qui c’est fait autour du sujet.

    La BO: J’ai dans mon proche entourage un fan absolu du BOSS. Il m’a d’ailleurs traîné avec lui pour voir SPRINGSTEEN en concert.
    Même si je n’adhère pas à toute la musique du BOSS, je dois quand même avouer que c’est un sacré performer 👍👍👍😉.

    • zen arcade  

      Ce morceau de Springsteen, comme tant d’autres, me touche profondément.
      Cette capacité narrative qu’avait Springsteen à l’époque de raconter une histoire en 4 ou 5 minutes, avec une économie de moyens redoutable, pas un mot de trop, tout est à sa place. C’est juste parfait. C’est aussi beau qu’une nouvelle de Raymond Carver.
      Il a beaucoup des difficultés voire de l’impossibilité des rapport entre père et fils et ce morceau est un des plus réussis sur le thème. Juste un poil derrière Independence day, mais Independence day, c’est un des plus beaux morceaux jamais écrit par un être humain.

      • Surfer  

        Merci de relever que SPRINGSTEEN est aussi un très grand compositeur…👍👍👍. Je n’en ai jamais douté 😉

        • zen arcade  

          « We learned more from a three minute record, baby
          Than we ever learned in school »

          No surrender – 1984

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salut Surfer,

      merci pour les commentaires. J’ai également vu le Boss en concert au Stade de France. En effet c’est clairement un extraordinaire performer. Il avait joué BORN IN THE USA en entier, dans l’ordre de la playlist de l’album pour un concert avoisinant les 3h.

      • zen arcade  

        « Il avait joué BORN IN THE USA en entier, dans l’ordre de la playlist de l’album pour un concert avoisinant les 3h. »

        Ahh, rien que Downbound train et je me liquéfie.

  • Kaori  

    Fut une époque où j’étais fan de cette franchise.
    Je regarde les 2 premiers opus avec nostalgie. J’ai regardé et pas détesté le version femme.

    Je n’ai pas encore vu celui-ci mais ça sera fait un jour.

    Je rejoins Tornado en ajoutant que critiquer l’overdose de références aux années 80 dans STRANGER THINGS n’est selon moi pas pertinent puisqu’on est dans une reconstitution historique des années 80. Forcément qu’il y a plein d’images qui parleront à tous ceux qui ont vécu ces années là, et c’est ça qui est génial !

    • Fletcher Arrowsmith  

      Bonjour Kaori,

      je ne suis pas un adepte de la série STRANGER THINGS même si elle se laisse regarder. Ce que je critique, à travers elle, c’est cette mode depuis quelques années de porter à l’écran ou en littérature la nostalgie des années 80 (qui sont les miennes également) d’un manière peu discrète, comme si la validation et le niveau du produit se mesuraient aux nombre de référence. Alors certes c’est un des postulats de STRANGER THINGS, mais cela ne n’empêche pas d’en voir les dérives qui ont suivi tout comme de pas adhérer également. Je préfère quand cela est plus subtile.

      Je reconnais néanmoins l’impact qu’a eu STRANGER THINGS ces dernières années.

  • Tornado  

    Parmi tout ce que peut nous apporter de bon (au sens « d’agréable » de « plaisir ») le cinéma de l’entertainment, il y a cette faculté de voyager dans le temps.
    On aime un film d’époque ou de SF parce qu’il nous transporte dans une autre époque (au moyen-âge, dans l’antiquité, dans le futur, etc.), dans un autre endroit (un autre pays, une autre planète, etc.). Le fait de nous permettre de retourner dans une époque plus récente qui nous a marqué est quand même quelque chose de fabuleux. Les réalisateur ont également compris qu’à partir de là, on peut aussi travailler cette nostalgie avec la bande-son, l’esthétique de l’image, les mécanismes de l’époque… C’est un vrai manège à sensation et un véritable voyage dans le temps.
    J’achète.

    Après, il y en a toujours pour dénigrer la nostalgie. Le plus souvent, je m’en suis aperçu, ce sont des gens qui n’ont aucune mémoire ! Ou en tout cas qui ne la cultivent pas. Ça ne les intéresse pas.
    Mais il ne faut pas dire que l’on n’a pas à se retourner vers le passé. La nostalgie n’est pas une tare. Elle ne signifie pas qu’on vit « prisonnier de son passé ». Pas du tout. Elle signifie au contraire qu’on apprécie de se retourner pour contempler le chemin parcouru, et qu’on tient à se souvenir de ce qui est bon, de ce qui nous a plus, de ce qui nous a façonné.
    En ce sens, ce cinéma d’entertainment axé sur la nostalgie, qu’elle soit des années 80 ou d’une autre époque, est un concept extraordinaire.
    J’achète.

    La BO : Pareil que Bruce. Je n’écoute pas les paroles. Reste une chanson d’une banalité effarante. Je ne ressens absolument rien en écoutant du Springsteen.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Ah mais la « nostalgie » (je pense que l’on en a pas nous la même définition ou du moins un rapport différent) j’achète aussi.
      Je pense même que la plupart de mes gouts, lectures, films ont clairement un côté nostalgie hyper présent. Sauf que je n’aime pas quand cette nostalgie devient un fond de commerce. Je fonctionne de même pour les comics, les livres, les BD, les expositions, les séries ….

      Par exemple LEURS ENFANTS APRES EUX de Nicolas Mathieu est un des plus beau livre que j’ai lu ces dernières années. C’est même le livre que j’aurais aimé écrire. Il m’a proposé également de revivre mes années 90. Mais je préfère le plaisir de tomber sur une référence à NIRVANA, au bout d’une cinquantaine de page, référence ad hoc, qui permet de situer ou situer à nouveau le contexte et l’époque, référence bien placée qui complète le récit. A l’opposé le livre aurait également pu être un catalogue de toutes la musique des années 90, toutes les 2 ou 3 paragraphes et là je n’adhère pas du tout.

      C’est une histoire de curseur. Je ne crache pas sur la nostalgie, mais sur la façon de nous mettre devant les faits accomplis, comme pour cacher la misère du scénario ou des idées. En cela le film de Jason REITMAN s’en sort pas mal. Je pense avoir argumenté la dessus et pour cela la contre argumentation s’appelle STRANGERS THINGS.

      Et oui ces voyages dans le temps sont fascinants. Mais comme souvent c’est la qualité du voyage que l’on mesure et pas la destination. Et à chacun son voyage, dont la perception est différente selon les individus.

      Oui à la nostalgie qui permet d’avancer (un regard éclairé sur le passé pour mieux comprendre le présent et anticiper le futur), non à celle qui nous fait stagner et même régresser.

    • zen arcade  

      « Après, il y en a toujours pour dénigrer la nostalgie. Le plus souvent, je m’en suis aperçu, ce sont des gens qui n’ont aucune mémoire ! Ou en tout cas qui ne la cultivent pas. Ça ne les intéresse pas.
      Mais il ne faut pas dire que l’on n’a pas à se retourner vers le passé. La nostalgie n’est pas une tare. Elle ne signifie pas qu’on vit « prisonnier de son passé ». Pas du tout. Elle signifie au contraire qu’on apprécie de se retourner pour contempler le chemin parcouru, et qu’on tient à se souvenir de ce qui est bon, de ce qui nous a plus, de ce qui nous a façonné.
      En ce sens, ce cinéma d’entertainment axé sur la nostalgie, qu’elle soit des années 80 ou d’une autre époque, est un concept extraordinaire.
      J’achète. »

      Si ce cinéma d’entertainment axé sur la nostalgie fait le job pour toi, tu aurais bien tort de t’en priver mais on n’est pas obligé d’être sensible à cette démarche pour contempler le chemin parcouru et se souvenir de ce qui nous a façonné.
      On peut être sensible à certaines formes de nostalgie et ne trouver aucun intérêt à cet entertainment de la nostalgie.
      La nostalgie a longtemps été un concept dont je me suis senti totalement étranger et puis, avec les années qui passent, elle s’insinue peu à peu. Le basculement, c’est les enfants qui grandissent et qui font réaffleurer tout ce que l’on a vécu quand on avait leur âge. Etre dans le même temps parent et enfant de ses propres parents qui vieillissent irrémédiablement, c’est la machine à nostalgie qui se met en route.
      Pour moi, la machine à nostalgie, c’est les enfants qui l’ont déclenchée, pour l’émerveillement et aussi pour les difficultés à grandir et à trouver sa place. La nostalgie, c’est associé à l’idée du passage des générations, à l’idée de transmission. Mais pour moi, l’entertainement de la nostalgie ne transmet rien.
      Je n’achète pas.
      La nostalgie de l’enfance, je l’ai par exemple récemment retrouvée en revoyant Stand by me à la maison avec les filles. Un film que j’ai toujours adoré et que j’ai pris un énorme plaisir à faire découvrir aux filles qui, elles, l’ont adoré sans aucune nostalgie. Parce que, tout bonnement, c’est un film extraordinaire, qui dépasse de très loin le simple postulat nostalgique.

      Pour ce qui est de Springsteen, nous sommes condamnés à ne jamais être d’accord. 🙂
      Mais c’est certain que si on ne s’intéresse pas aux textes, on perd beaucoup.
      Ceci dit, Springsteen est une fabuleuse machine à nostalgie. 😉

      • Eddy Vanleffe  

        @Zen…
        voilà un truc que j’ai du mal à analyser pour ma part…
        est-ce nostalgique de partager un truc qu’on sait excellent même si vieux…
        Tu parles de stand By Me…

        bon moi hier on a regardé NINJA SCROLL avec ma fille…
        c’est pas nostalgique ça, si?
        cet animé est juste un des tous meilleurs films que j’ai jamais vu

        • zen arcade  

          @Eddy : Je parle de Stand by me parce que c’est un film sur l’enfance.
          Ce qui est marrant, c’est que dans les années 80 c’était déjà un film nostalgique.
          Aujourd’hui, il y a comme une double nostalgie à revoir ce film.

          Sinon, je suis d’une nature plus mélancolique que nostalgique.
          La nostalgie pour elle-même, ça me rend juste triste. C’est sans doute pour cela que j’ai besoin de lui associer l’idée de transmission. Ca la rend supportable. Ca l’ouvre au présent à quelque chose de solaire. Je ne peux la voir que comme cela. Je dois la transformer en quelque chose de positif.

          • Eddy Vanleffe  

            tu me fais penser à autre chose du coup…il y a plusieurs sorte de nostalgie

            si un film retranscrit une ambiance donnée, ça peut me donner envie…

            L’enfance, ça m’attire pas!!

            J’ai détesté la mienne et je ne supporte que très peu de films avec des enfants…( en général ça vient du japon ).
            Toujours pas vu les Goonies d’ailleurs… ^^

    • Eddy Vanleffe  

      Honnêtement je ne sais pas si je suis nostalgique ou non…
      parfois oui, parfois non…
      et puis c’est quoi exactement la nostalgie? je me refais les BLACK SABBATH… parce que j’aime bien c’est disques c’est plus ou moins nostalgique que lorsque j’écoute KADAVAR ou RIVAL SONS qui perpétuent ce genre de musique?
      en séries/films, j’aime bien quand c’est bien fait…STRANGER THINGS, pour moi c’est bien foutu avec pas mal de clins d’œil bien vus et une ambiance assez « cozy »….COBRA KAI fait appel aux même stimuli mais de manière différente, on s’amuse de la nostalgie des persos, pas vraiment de la notre… un peu comme les film où les cowboys vieillissants déplorent l’arrivée des voitures et ne reconnaissent plus leur « far west »(IL ETAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION)… c’est souvent attendrissants les persos un peu dépassés…
      et puis le cinéma a toujours adoré reproduire le passé…les années 80, ça fait nostalgique mais les gamins adorent ces films en « costume » pour eux c’est comme regarder un Charlie Chaplin…
      PRETTY IN PINK est des films préférés de ma fille… mine de rien je transmet à travers ça aussi (alors que moi je me foutais de ce film comme de l’an 40 à l’époque, subjugué par Conan…^^)
      pas mal de gens nous rabattent sur you tube que les années 80, c’est malsain Reagan etc…
      je me marre de voir des gens analyser les trucs 30 ans après… le monde global n’existait pas et nous on était en plein Mitterand, Balavoine, Renaud et pacifisme traumatisés par la crise des fusées Pershing…
      Donc voir aussi des produits nostalgique américains n’ pas le même effet sur nous que sur eux j’imagine
      Vous parlez de Springsteen, par exemple, je ne sais pas même pas citer dix chansons de ce type ( à part Born in the USA….) son succès en Europe n’était pas massif… si?

  • Matt  

    Pour moi il n’est pas question de juger si le fan service est bien ou pas bien.
    Mais s’il est bien fait ou pas.

    Je n’ai pas vu ce film, mais ce que je peux dire, c’est que le premier film était une comédie, avec pas mal d’impro aussi, qui ne prenait justement rien au sérieux. C’était du nawak qui est devenu culte surtout grâce aux acteurs et à cet apsect foutraque débilos.

    Du coup faire des références à des éléments d’une comédie grotesque en mode « woooah souvenez vous comme c’était important » en essyant de faire jouer l’émotion de l’époque…c’est hors sujet. Y’avait rien d’émouvant dans le premier, c’était une farce.
    Jouer une musique originale sur un élément de décor qui apparaissait dans le premier film c’est juste jouer sur la corde sensble en étant complètement à côté de la plaque il me semble.
    Mais bon après je n’en ferai pas un plat, parce que je m’en fous, et que je ne regarderai pas le film, parce que ça ne m’intéresse pas.

  • JP Nguyen  

    Je me souviens avoir regardé le 1 sur Canal, durant la période où mes parents étaient abonnés. Je l’ai également vaguement revu lors de quelques rediffs sur d’autres chaînes.
    Je n’ai pas d’attachement particulier pour ce film et son univers. Si je tombe dessus, je ne m’enfuirai pas en courant mais je ne vais pas me mettre en quête pour le voir.
    Désolé pour cet accueil bien tiède, malgré les louanges mesurés de ton article, Fletcher.

    Sur la nostalgie de la pop culture des années 80, ça dépend… Quand c’est bien dosé et bien réalisé, ça peut être cool. Quand c’est l’argument principal et/ou un choix commercial pour attirer tel segment du public, c’est assez désagréable car on a l’impression d’être pris pour un con.

    • Eddy Vanleffe  

      C’est pas bien de parler de Wonder Woman 1984 comme ça… ^^

  • Jyrille  

    Très belle analyse chiadée, Fletcher, je n’aurais jamais eu le courage de m’y atteler je pense. Surtout que je suis grosso modo d’accord avec tout ce que tu dis sur le film. Personnellement, je retiendrai surtout la gamine génie qui bouffe l’écran, c’est l’héroïne du film. Et bien sûr Paul Rudd et Carrie Coon c’est du velours. Tout comme faire revenir Gozer n’a aucun sens. Mais le film marche bien, si on est indulgent avec un peu trop de fan service aussi.

    La BO : fan. Bon choix.

    • Jyrille  

      J’ai oublié de dire que je n’ai pas vu la seconde scène bonus, seulement la première qui est bien marrante.

      • Fletcher Arrowsmith  

        Bonjour et merci Jyrille pour ton retour.

        On en phase, semble t il, sur cet article.

        La seconde scène bonus crée un lien pouvant amener des suites.

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