Blanc comme l’enfer (Antartic Journal)

Antarctic Journal par Yim Pil-Sung

1ère publication le 03/12/16- MAJ le 19/05/19

Enfilez vos moufles, on part se rafraichir

Enfilez vos moufles, on part se rafraichir

Par: MATTIE BOY

Cet article portera sur Antarctic Journal, un film sud-coréen de Yim Pil-Sung sorti en 2005.

Bien que déjà âgé de 10 ans, Antartic Journal est un film qui reste peu connu encore aujourd’hui. Rien de surprenant à cela puisque c’est le sort de bon nombre de films asiatiques qui ne sortent jamais au cinéma mais directement en DVD.

Premier long métrage de son réalisateur, Antarctic Journal nous propose un film d’un genre particulier. Le cinéma coréen aime le mélange des genres, qu’il soit plus ou moins heureux. Ici, on pourrait dire qu’il s’agit d’un thriller psychologique à la frontière du fantastique, mais dans un contexte de film catastrophe.

Attention cet article n’est PAS garanti sans spoilers.

Le pitch de départ : une expédition polaire constituée de six hommes s’est fixée comme but d’atteindre à pieds le pôle d’inaccessibilité sur le continent Antarctique. Nous sommes en présence d’une équipe qui partage cette passion qu’ont les sportifs de haut niveau d’accomplir un acte incroyable en repoussant leurs limites. Au fil de leur voyage, ils vont trouver les restes d’une ancienne expédition anglaise et un mystérieux journal relatant leur périple et leurs difficultés.

Bientôt, ces événements du passé vont sembler se répéter curieusement comme si des forces supérieures étaient à l’œuvre dans cet endroit reculé du monde où les conditions extrêmes pourraient venir à bout de la raison de n’importe qui. Sont-ils observés ? Où va les mener l’ambition aveugle de leur capitaine qui semble petit à petit devenir le reflet d’une silhouette sombre griffonnée sur le journal anglais ?

Pour les curieux, le pôle d’inaccessibilité est le point du continent Antarctique le plus éloigné de toute côte. Il est difficile de le localiser puisqu’il faudrait repérer précisément la côte solide du continent. Sauf que même l’eau est solide à cause de la glace, hein, pas de bol. Il est situé à environ 800 km du pôle Sud. L’altitude de la région est en moyenne de 3000m. Il s’agirait de l’endroit le plus froid sur terre avec des températures pouvant aller jusqu’à -60°. Rien ne peut y survivre, pas même les virus. Une vraie destination de vacances quoi !

Avant d’aller plus loin, il est de mon devoir de vous avertir de ne pas vous fier à la jaquette du DVD français de ce film. Nous pouvons y voir de la neige tachée de sang, un homme qui hurle et un slogan racoleur façon Alien de Ridley Scott « sur la banquise, personne ne vous entendra crier« . Pris au second degré quand on connait le film, c’est assez comique tant cette phrase sonne à présent comme une parodie. Il s’agit, vous l’aurez deviné, d’une idée pondue par des chargés de com en mal d’inspiration et qui aura d’ailleurs la fâcheuse conséquence de vous tromper lourdement sur la teneur du film qui n’est en rien un film plein de cris et d’hémoglobine. D’ailleurs je fais exprès de ne pas vous la montrer, na ! La jaquette visible en début d’article est la coréenne.
Non, messieurs les amateurs de boucherie, vous vous êtes trompés d’adresse. Nous sommes ici dans l’horreur psychologique avec un film dont le rythme lent et le décor uniformément blanc ne plairont pas à tout le monde mais dont l’originalité (à l’opposé de sa jaquette) a séduit votre serviteur.

Le capitaine de l’expédition Choi Do-Hyung est joué par Kang-ho Song, un acteur connu pour ses rôles dans The Host ou Memories of Murder. Il incarne ici un homme ambitieux qui a consacré sa vie à ce genre d’excursions en montagne, à un tel point que nous comprendrons lors de brefs dialogues que son couple n’y a pas survécu et que son fils de 10 ans s’est suicidé. Il garde cette souffrance en lui et tel le capitaine Achab, se consacre entièrement à l’accomplissement de ce qu’il considère comme l’objectif de sa vie.

Cette comparaison n’est pas fortuite puisque l’une des inspirations reconnues du film est justement le roman Moby Dick d’Herman Melville. Mais faute de baleine blanche, c’est ici l’horizon blanc que notre homme pourchasse aussi loin que possible pour se sentir vivant.

Antarctic_Journal

Choi Do-Hyung, un Achab moderne habité par sa quête

Les lecteurs de l’article de Bruce sur Le sommet des dieux ne pourront s’empêcher d’y voir une similitude avec le personnage d’Habu Joji. A croire que les contrées enneigées ont un pouvoir d’envoûtement. Pour autant que je puisse en juger, les similitudes s’arrêteront à cette thématique de l’obsession dévorante puisque Antarctic Journal n’est pas un film à la dimension poétique parlant d’une quête de liberté vers le paradis blanc. Ici, on est dans l’enfer blanc. Et si Taniguchi mettait en scène un personnage solitaire et fascinant, Do-Hyung est ici un homme froid qui poursuit des chimères sans hésiter à risquer la vie des hommes sous son commandement.

En avançant dans sa quête et au fil des événements déconcertants, une transformation va s’opérer chez cet homme autoritaire qui va devenir quelqu’un de plus en plus dangereux pour ses hommes et lui-même. Le film distillera avec parcimonie des indices et des plans étranges qui nous permettront de sentir que quelque chose cloche. Ainsi les membres de l’expédition seront parfois filmés depuis un trou ovale dans la glace, comme si quelque chose les observait au travers, ou depuis le fond d’une crevasse. Des plans qui installent une ambiance oppressante en plus de diversifier la mise en scène dans un décor où les choix de prises de vues sont limités. Loin d’une atmosphère sombre et glauque de film d’horreur, nous sommes ici face à une lumière éclatante qui rend aveuglant un décor stérile. Jamais lumière n’aura été plus assommante.

Et puis il y a ce maudit journal retrouvé sur le corps congelé d’un membre d’une expédition britannique datant de 1922. Peu de mots y sont encore lisibles. Mais il y a beaucoup de croquis. Les mêmes peurs, les mêmes mésaventures semblent avoir été vécues par cette équipe qu’on devine entièrement décédée ici. Et le croquis d’un homme assis de dos rappelle étrangement le capitaine Do-Hyung.

A partir de là, la paranoïa va s’installer parmi les membres qui vont remettre en question l’expérience de leur capitaine qui leur inspirait jusque-là de l’admiration. Notamment le jeune Kim Min-jae (joué par Yu Ji-tae, célèbre pour son rôle de « méchant » dans Old Boy), le seul à ne pas connaître le passé du capitaine et qui s’est lancée dans cette aventure pour suivre son exemple. Il deviendra ce qui se rapproche le plus du protagoniste principal même si tous les personnages ont le temps d’exister. Et il sera le plus choqué par le comportement de son idole lorsque lui et ses compagnons vont comprendre que pour Choi Do-Hyung, l’abandon n’a jamais été une option.

Des accidents vont survenir, dont certains mortels. Ils vont commencer à tourner en rond malgré un GPS visiblement en bon état. La folie du capitaine va gagner du terrain. Mais ils ne sont pas en mer. Que pourrait bien changer une mutinerie ? Ils n’ont plus de radio, ils resteraient seuls au milieu de l’immensité de l’Antarctique. Alors ils n’ont pas d’autre choix que de le suivre. Une scène mémorable nous montrera le capitaine briser les lunettes d’un de ses hommes et lui dire « à présent que tu ne voies plus rien…plus rien ne peut t’effrayer » Chouette ! A moitié aveugle maintenant. Qui veut être à sa place ?

Une photographie magnifique. Source : Slashfilms https://www.slashfilm.com/best-south-korean-horror-movies/

Une photographie magnifique.©Elephant Films
Source : Slashfilms

Le parallèle avec la citation de Nietzsche que je fais sur un ton léger sous l’une des photos ne m’est pas venu par hasard. La manière dont je la comprends entre en résonance avec le sujet du film. Do-Hyung ne cesse de porter son regard sur des cavités insondables durant le film. Et lors d’une scène, il y voit ses démons intérieurs. Comme si en sondant l’abîme qui symboliserait son inconscient, cet abîme lui avait renvoyé ce qu’il se cache à lui-même dans les profondeurs de son être. Bon…peut-être que Nietzsche songeait à autre chose, mais il n’a rien à dire, il est mort. Et toc ! Il n’avait qu’à être plus clair, le bougre.

La grande force du film est de ne jamais sortir une explication improbable pour justifier tout ce qui se passe. Et c’est quelque chose de risqué car la majeure partie du public aime qu’on lui donne des explications, fussent-elles de l’ordre de la tractation capillaire. Mais ici tout est sujet à interprétation. Des voix étranges seront entendues à la radio du camp de base, Do-Hyung verra l’image de son fils mort à plusieurs reprises, les membres de l’équipe croiront reconnaître leur capitaine sur les pages du journal et auront des visions cauchemardesques. Mais jamais le spectateur ne saura si tous ces événements proviennent d’une malédiction, de fantômes ou simplement de la folie qui gagne les personnages. Il est aussi perdu que ces hommes dans cet endroit reculé où tout se ressemble, où la nuit ne tombe jamais pendant six mois et où la température est jugée confortable lorsqu’il fait zéro sous la tente. Le spectateur en tirera les explications qu’il veut mais elles n’ont pas une si grande importance. Tout n’a pas besoin d’être expliqué.

L’intérêt du film repose moins sur une menace à identifier et éliminer que sur la descente aux enfers de nos personnages qui luttent face à des éléments naturels et surnaturels qui les dépassent et mettent à mal leurs défenses physiques et psychologiques.

Tout n’est pas parfait cela dit. Le film a quelques longueurs. Mais cela semble presque inévitable dans un décor si peu varié (mais néanmoins magnifique…quand on le regarde au chaud chez soi). J’irais même jusqu’à dire que cela contribue à nous perdre dans le temps et l’espace avec les personnages. Mais tout le monde ne sera pas d’accord. Il faut bien avouer qu’il faut une certaine implication du spectateur pour accepter de laisser le film nous emmener là où il veut. Les amateurs d’action pourraient s’ennuyer face à des scènes qui ralentissent le rythme.

De même, un plan curieux situé au début du film montrant ce qui ressemble à un œil dans un bocal de nourriture est selon moi trop peu subtil et surtout apparaît trop tôt dans le film pour qu’on puisse le considérer comme un élément représentatif de ce regard perpétuel que porte…euh…un truc…sur nos personnages. A ce stade du film, ça n’a pas vraiment de sens. Quelques autres plans décrivant des phénomènes étranges pourront paraître moins inspirés également, et plus proche des clichés de films d’horreur que le film évite pourtant les ¾ du temps.

Source   : movies infos https://www.movie-infos.net/forum/Thread/19315-Antarctic-Journal-Mysterythriller-Korea-2005/

La culpabilité du père
©Elephant Films
Source
: movies infos

Vous l’aurez compris, ce n’est pas un film d’horreur qui repose sur des jeux d’ombres et de lumières dans des lieux glauques, mais sur les tourments des personnages et un lieu dont la beauté n’a d’égale que la dangerosité.
Le film bascule dans l’horreur durant la dernière demi-heure avec la seule scène faisant vraiment couler le sang (que la jaquette n’oubliera pas visiblement…) Dans un refuge providentiel durant une violente tempête, notre équipe se retrouve confrontée à ce qu’il reste de l’expédition britannique pendant que leur capitaine perd vraiment tous ses repères et va commettre l’irréparable.

Comme indiqué plus tôt, le film ne vous donnera pas d’explication claire. Et beaucoup d’éléments surnaturels peuvent être rationnalisés si vous le souhaitez. Panne de matériel, coïncidence, folie, imagination. Il n’y a pas de gros monstre qui sort de la neige pour attaquer nos héros. Les obstacles sont tous issus de leurs peurs exacerbées face à la nature impitoyable. Le moteur du film est clairement la folie du capitaine Do-Hyung qui à la toute fin, dans un sursaut de lucidité, finira par comprendre ses erreurs. Mais trop tard. Tout ça pour nous conduire à une conclusion des plus terrifiantes. Et pas à cause du sang ou de la moindre violence. Cette fois, tout prendra fin dans un murmure.

La mise en scène est parsemée de symboles mémorables comme le regard que…la nature ?… semble porter sur nos aventuriers au travers des divers plans mentionnés rappelant un œil, ou la silhouette monolithique de l’homme de dos. Des symboles forts qui contribuent à instaurer une ambiance à couper au couteau. La nature en est presque personnifiée en une déesse observatrice qui ne pardonne aucune erreur sans pour autant être bêtement définie comme un esprit mauvais (je pense à ce film idiot Twister sur les tornades qui sont pathétiquement assimilées à de vilains tueurs en série avec des sentiments) Le film ne cherche jamais à nous faire croire qu’il s’agit d’autre chose que des curiosités géologiques. C’est vous qui ferez tout le travail en ayant l’impression que les protagonistes sont épiés.

Et puisqu’on parle d’ambiance, il ne faut pas oublier la musique de Kenji Kawai, grand compositeur japonais qui a notamment travaillé sur la bande originale des films Ghost in the Shell ou Avalon de Mamoru Oshii, ou encore la série animée Seirei no Moribito (non licenciée en France mais excellente). Tout comme Susumu Hirasawa (Paprika, Millenium Actress), ses mélodies particulières sont reconnaissables entre mille. Il compose ici un thème lancinant et hypnotique qui retranscrit à merveille l’ambiance aérienne des étendues glacées et l’angoisse pesante du danger qu’elles représentent. Une très belle musique qui sait aussi rester discrète le moment voulu. Un de mes amis et moi-même nous sommes tous les deux retrouvés à écouter en boucle le thème sur Internet après avoir vu le film. Je l’écoute aussi en écrivant ces lignes. Sans doute a-t-elle plus d’impact pour ceux ayant vu le film. C’est une mélodie simple à la fois douce et brutale. Mais elle véhicule une émotion très intense à présent à jamais associée dans mon esprit à la beauté et à la désolation qui règnent dans ces contrées.

Jamais l'image d'un homme de dos n'aura été un tel symbole déshumanisant Jamais l'image d'un homme de dos n'aura été un tel symbole déshumanisant Source Movie Info https://www.movie-infos.net/forum/Thread/19315-Antarctic-Journal-Mysterythriller-Korea-2005/

Jamais l’image d’un homme de dos n’aura été un tel symbole déshumanisant©Elephant Films
Source Movie Info

La réalisation de ce film a pris plus de 6 ans de préparation et plus d’un an de production. Il n’a pas été tourné en Antarctique (heureusement pour les acteurs) mais dans les décors naturels de Snow Farm en Nouvelle Zélande où le froid a malgré tout été très éprouvant pour le casting. Le jeu des acteurs est bon. Tous donnent vie à leur personnage. Il est bien entendu recommandé de voir le film en VO sous-titrée comme tout film asiatique. C’est un avis personnel mais les langues orientales sont si éloignées de la nôtre en termes d’accentuation des mots que coller par-dessus une VF a tendance à rendre le jeu des acteurs curieux. Bref vous l’aurez compris, selon moi pour un premier long métrage, c’est tout bonnement une réussite.

Je dois avouer être assez friand d’histoires se déroulant dans les contrées glacées. Et c’est assez rare finalement qu’un film en fasse son lieu d’action principal. Je suis pourtant du genre frileux. Mais pour moi il se dégage de ces paysages immaculés une certaine paix et une beauté fascinantes. Ajoutons à cela le danger réel au-delà du ressenti visuel et nous sommes face à une angoisse mêlée de fascination. A des sentiments contradictoires et pourtant très proches. Comme le disait Hannibal Lecter dans Le silence des agneaux « toute peur engendre une part de fascination » (ouais je sais, c’est moins classe que de citer Freud ou Einstein, mais je trouve la phrase juste). C’est donc doublement fasciné que je suis ressorti de la vision de ce film. Mais comme je suis conscient que le film peut avoir moins d’impact pour quelqu’un d’assez réfractaire ou juste indifférent à ce genre de décors (qui tiennent un rôle important) et qu’il y a quelques maladresses que j’ai brièvement évoquées (mais pardonnables pour un premier film), je ne lui mets pas 5 étoiles.
Bien loin de vouloir nous en mettre plein la vue avec des effets spéciaux, c’est une œuvre qui cherche à nous atteindre au plus profond de nous. Une expérience particulière qui ne plaira pas à tous mais qui mérite qu’on lui laisse sa chance. Veillez cela dit à ne pas vous plonger dedans en hiver si vous ne voulez pas sentir le froid gagner vos orteils.

La beauté d’un monde inaccessible

——–
La BO du jour

32 comments

  • Bruce lit  

    @redwave : mettre sur le même plan le cancer (une maladie), le sida (une infection qu’il est possible de prévenir) avec les seismes (un phénomène naturel) est d’une tsunamique absurdité….

    @Matt : 1/ c’est très rusé de ta part d’invoquer Le sommet des Dieux pour attiser ma curiosité. Et ça y’est, tu l’as piquée ! Aie !
    Le pitch me rappelle un peu celui de Blairwitch ainsi que certains cadrages mais avec de l’esthétisme et une vraie mise en scène. Le parti pris de filmer l’horreur en plein jour dans un paysage naturel est audacieux.
    Je trouve que cette semaine aura été exceptionnelle en VRP les copains, une vraie précommande de noël ! Le PIB vous dit merci. Et moi aussi !

    2/ J’ai détesté Old Boy. Viscéralement. Peut être le seul film de ma vie qui m’ait donné la nausée. Je le déteste. Et j’en déteste la fin. Il m’a faché avec le cinéma coréen pendant des années jusqu’à ce que je découvre Snowpiercer et Stoker avec cette actrice impénétrable (sic) Mia Wasikowska.

    3/ Dernière remarque : j’ai failli mourir 1 fois en haute montagne durant mon premier voyage en Equateur. Un mauvais virus (pardon, un phénomène naturel….) plus une crise d’hypothermie à 4000 mètres d’altitudes….Couverture de survie, oxygène et tout le bazar. Une grosse frayeur compensée par le fait que le lendemain, traumatisé par cette experience, me balladant près d’une église je rencontrai celle qui deviendrait ma femme…
    Quelques années plus tard, en faisant l’acsencion du plus haut volcan du monde (Le Chimborazo), grosse frayeur. Le brouillard était tombé, la nuit arrivait et le guide s’était paumé…. L’angoisse en montagne est très forte et j’ai commencé à avoir des hallucinations du fait de la peur et du manque d’oxygène.
    C’est pourtant une expérience que je revivrai 1000 fois encore tellement ce genre d’expérience et de confrontation avec la nature nous construit en tant qu’humains. Bien plus que de prendre le métro…. L’idée de mourir en lutte avec la nature m’a toujours parlé. il y a là quelque chose du contrôle sur son existence quelque part plus rassurant que d’être assassiné pendant un concert de rock….Je comprends donc complètement l’obsession de ton capitaine :)

    • Matt  

      Le cinéma coréen a de très bons films en réserve. Mais plein de mauvais aussi. En fait…comme n’importe quel pays. Il ne faut pas se fâcher avec le cinéma d’un pays pour un film voyons^^
      Je comprends qu’on puisse ne pas aimer Old Boy.

      Le parallèle avec Blair Witch n’est pas bête. Des gens qui cherchent quelque chose et qui se perdent, voient des évènements étranges se produire sans comprendre, se sentent observés, etc.
      Après il ne s’agit pas de found footage et les personnages ne passent pas leur temps à hurler et paniquer^^ Ce que Blair Witch nous dit au travers des personnages qui sont sans arrêt occupés à parler et crier « oh mon dieu c’est quoi ? j’ai vu ceci ou cela, quelqu’un est venu, ce n’était pas là hier soir », ce film nous le fait comprendre par l’image.

      Tu comprends l’obsession du capitaine ? Hum…espérons que tu ne sombres pas aussi profondément que lui parce que ce serait flippant^^

      Sinon, je t’ai envoyé un « MP » pour 2 ou 3 soucis sur l’article.

  • JP Nguyen  

    Merci pour cette découverte mais je ne pense pas regarder ce film dans un avenir proche, pour tout un tas de raisons.
    1 – je suis un gros froussard
    2 – j’ai peu de temps pour regarder des films et en général j’essaye de le faire avec ma femme, qui n’a jamais accroché aux films coréens (on en a essayé quelques uns, c’est devenu une expression chez elle : « mais on y comprend rien, on dirait un film coréen ! »)
    3 – en ce moment, on se pèle déjà bien les miches

    Mais j’adresse un double merci à Matt, puisqu’avec cet article qui en remplace un autre prévu par Bruce (l’Etranger), j’ai pu trouver un gag pour Figure Replay alors que j’étais resté sec sur l’oeuvre de Camus.

    • Matt  

      A ma décharge j’ai écrit cet article alors qu’il faisait encore chaud il y a quelques mois^^
      C’est sûr qu’en ce moment, on a plutôt envie de rêver d’une île tropicale au soleil que d’accentuer le froid.

  • Présence  

    Quel voyage étrange et fascinant que nous propose ton commentaire ! Il a fait souffler un vent de fraîcheur dans mon salon en te lisant. Voilà un fil d’atmosphère ou d’ambiance susceptible de plaire à Tornado. Bien que ne regardant que peu de films, j’ai également eu la surprise de tomber sur un élément qui m’est familier. J’avais acheté la bande originale d’Avalon que j’écoute toujours avec plaisir.

  • Lone Sloane  

    En voyant le titre, j’ai très brièvement pensé au film d’Yves Boisset avec Lambert Wilson et Tcheky Karyo mais c’eut été fort de café que de consacrer du temps à écrire là-dessus et la couleur n’était pas la bonne.
    Ta chronique est un ticket direct pour l’Antarticzeland, tous les éléments ont l’air réuni pour que j’ai envie que l’atmosphère se refroidisse encore plus (et j’adore le titre en allemand vu sur le net -Das phantom aux den eis).
    A titre personnel, j’ai fait une vraie immersion sensorielle en IMAX dans la nature frigorifiée du Revenant d’Inaritu (pardon pour les accents) en février dernier. Et si tu aimes les récits polaires qui tournent mal, il y a le très réussi Terreur de Dan Simmons qui est variation fantastique sur une expédition britannique en Arctique (hic!) au 19ème. Où il imagine, entre autres joyeusetés, que le froid est si fort que les dents des marins se cassent dans leurs gencives…
    Vive le froid et préservons du réchauffement

    • Matt  

      Tiens c’est marrant, j’ai hésité à en parler un peu dans l’article mais j’ai lu Terreur de Dan Simmons qui est en effet très réussi. On arrive à avoir froid en le lisant, et c’est aussi une vraie plongée dans un enfer blanc. Ces gens ont du en chier (ceux de l’expédition historique) Il y a un sympathique clin d’oeil au masque de la mort rouge de Poe dans Terreur d’ailleurs.
      J’aime assez Dan Simmons de manière générale d’ailleurs.

      • Bruce lit  

        @Matt et Lone Sloane : sans oublier deux films magnifiques sur l’obsession : Aguirre ou la colère de Dieu et surtout Fitzcaraldo !

          • Bruce lit  

            Eh !
            Y’a même un commentaire amazon sur le DVD….

  • Lone Sloane  

    @Bruce: il est bueno ton commentaire, c’est vrai que leur duo a donné naissance à des films intéressants et des classiques, les deux cités et Nosferatu.

  • Tornado  

    « les personnages ne passent pas leur temps à hurler et paniquer » : Tous les films coréens que j’ai vus sont comme ça, notamment « The Host », que tout le monde aime, sauf moi !
    Néanmoins, Présence a raison : L’atmosphère du film m’appelle et résonne fortement en moi après lecture de cet excellent article pénétrant !
    C’est fou le nombre de plans en forme d’oeil qui apparaissent dans l’article (même la capuche, finalement). C’est un procédé souvent utilisé, apparemment poussé à l’extrême ici. Le concept est très intéressant. C’est OK, je vais le voir ! :)

    • Matt  

      Pour le coup non, je ne suis pas bien fan de The Host non plus. Je trouve que ça s’éparpille au niveau de la narration. Quand on croit que c’est fini, eh ben non, ça continue et j’ai trouvé le temps long. Je lui reconnais des qualités mais je ne le l’ai pas et je n’ai pas vraiment envie de le revoir.

      Pour l’absence de cris et de panique, c’est vrai que ça peut devenir une « marque de fabrique » un peu trop systématique. Ce qui fait que ça peut devenir agaçant aussi. Mais pas pire en tous cas que la méthode américaine « on crie de toutes nos forces à chaque fois qu’une ombre bouge » qui est super soulante aussi. C’est juste différent et ça fait du bien que les deux existent. De plus, dans les films asiatiques il y a souvent une sorte d’acceptation du surnaturel qui est sans arrêt dénié dans les films américains. Et c’est une bonne chose parce qu’au bout d’un moment, le déni devient de la stupidité. C’est plus sympa que, même effrayés, les personnages se ressaisissent un peu. Je pense d’ailleurs que c’est complètement irréaliste de hurler à s’en péter les cordes vocales comme dans certains films.

      Enfin pour le coup dans ce film ici chroniqué, il n’y a aucune raison de hurler. Il n’y a rien à voir. Rien qui les menace directement. Ils ne sont eux-mêmes pas conscients de ce qui se passe. Ils sont juste épuisés par les épreuves.

    • Matt  

      Content d’avoir suscité néanmoins ta curiosité^^

  • Jyrille  

    Je n’ai jamais entendu parler de ce film, et vous en citez tous beaucoup qui manquent à ma culture : Paprika, les films de Werner Herzog, les films coréens… Par contre j’ai vu Avalon et The Host, que j’avais bien aimé tous les deux. Notamment parce que comme tu le dis si bien, The Host mélange allègrement les genres, ce que ne font pas du tout les réalisateurs d’autres parties du monde. J’ai vu Old Boy et je l’ai bien aimé aussi, même si la fin c’était n’importe quoi. Tu me donnes bien envie, Mattie, y compris en ce qui concerne la BO. Je n’ai pas du tout souvenir de celle de Avalon.

    Bruce, j’adore lire tes anecdotes sur des aventures que je n’aurai sans doute jamais, c’est enrichissant. Merci pour ça !

    • Matt  

      C’est vrai qu’entre ça et l’épisode de Rambo Bruce contre les serpents et les caïmans, tu es l’aventurier de ce blog Bruce. Bon en réalité ça ressemble à tout sauf Rambo d’après tes explications, mais c’était pour rendre le tout badass^^

      Jyrille, (et vous tous d’ailleurs) je ne peux que te conseiller les longs métrages animés de Satoshi Kon (Paprika, Millenium actress, Tokyo Godfathers, Perfect Blue)
      Comment peut-on oublier les BO de Kenji Kawai ? Qu’on n’aime pas, je comprendrais. Mais oublier ? Je trouve ses compositions très singulières, et par conséquent assez mémorables.

      Personnellement les meilleurs films coréens que j’ai vus ne sont pas les quelques uns auxquels tout le monde pense dès qu’on dit « coréen » comme Old Boy ou The Host. Bon…pour ma part j’ai apprécié Old Boy et certains éléments de The Host même si ça m’a gonflé un peu. Mais il y a autre chose.
      « Printemps, été, automne, hiver…et printemps » est très bien. « Save the green planet » est complètement barré mais très sympa. Failan est un joli film avec une sorte d’histoire d’amour post-mortem entre un truand raté qui a foiré sa vie et une réfugiée chinoise qui s’est mariée avec lui sans même le voir histoire de trouver du boulot (trop naturaliste pour Tornado par contre^^), A moment to remember sur l’Alzheimer précoce, Mother qui parle d’une mère voulant protéger son fils attardé accusé de meurtre, ou Snowpiercer bien sûr.

    • Bruce lit  

      @ Jyrille Never say too late Mr J !
      @Matt et Jyrille : un jour, si vous êtes sages, je vous raconterai mon face à face avec un Puma (véridique)….

      La fin de Old Boy : le gars tombe amoureux de sa fille manipulé par son ennemi….Que fait il ? Il se fait laver le cerveau pour continuer à coucher avec elle….Répugnant…

      • Matt  

        Hum…je ne l’ai pas vu comme ça. Il se fait laver le cerveau pour ne pas péter un câble. Il préfère oublier parce qu’il ne peut pas vivre avec ça. Alors forcément s’il oublie…peut être qu’il couchera encore avec elle. Mais ce n’était pas le but. Ah et puis c’est sûr que c’est clairement pas moral, oui. Mais ça fait partie des trucs « osés » qu’on apprécie ou non dans ce film qui va très loin.
        Non, moi ce que j’ai moyennement aimé dans ce film c’est que c’est un peu tiré par les cheveux la vengeance du mec qui a perdu sa soeur et qui avait tout prévu et tout calculé. Mais globalement j’ai bien aimé le film.

      • Matt  

        ça me fait penser à un rebondissement très triste dans le manga « Gunnm » lorsque Ido, un chercheur ami de Gally (l’héroïne) préfère se faire effacer la mémoire après avoir découvert le secret des habitants de Zalem (la cité flottante des « riches »)
        Ce qui fait qu’au moment de retrouver son seul ami et mentor, Gally croise un Ido qui a oublié qui elle était. Elle trouve alors un enregistrement dans lequel il s’excuse d’être égoïste mais qu’il ne peut pas vivre en sachant cela au risque de devenir fou.

        C’est égoïste oui. Mais je ne pense pas que ce soit irréaliste. Pareil dans Old Boy, je pense bien que certains préféreraient oublier.

      • Matt  

        Sinon ça va, c’est petit un Puma non ? Ahem…

        Je rigole, hein…

        • Jyrille  

          Ah j’ai aussi vu Perfect Blue. Très bien. D’ailleurs, j’ai appris avec étonnement que Aronofsky avait racheté les droits pour un plan de Perfect Blue pour son film Black Swan. Je ne savais pas que cela se faisait.

          https://daveandhiscriticisms.files.wordpress.com/2013/03/screen-shot-2013-03-07-at-11-18-10-pm.png

          Par contre, Bruce, tu vois, tu fais bien de me rappeler la fin de Old Boy (même si je ne l’ai sans doute pas comprise comme ça non plus, tel que Matt), je n’en avais aucun souvenir. En fait, dès que quelque chose me déplaît, je crois que je refuse de l’enregistrer et que je ne garde que ce qui m’a plu. Sur le même thème et si vous ne l’avez pas déjà vu, je vous conseille le Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry.

          • Matt  

            Ah je savais qu’il avait « piqué » le plan. Je l’avais constaté. Mais je ne savais pas qu’il l’avait fait dans la légalité. Enfin…même si ça reste bizarre en fait de vendre des plans. Au bout d’un moment, on sera bien obligé de refaire les mêmes plans que les autres sans le vouloir…à moins de tout filmer la tête en bas…

          • Matt  

            Ah et j’ai vu aussi Eternal Sunshine. Jolie façon de raconter une histoire d’amour. Surtout « l’après », car souvent les films en restent aux débuts tout roses.
            Et la façon de filmer et de visiter les souvenirs rend le film plus prenant qu’une histoire d’amour racontée platement de façon naturaliste.

  • Jyrille  

    Et merci pour la liste des films, Mattie. Il faut que je voie Snowpiercer depuis un bail…

  • Matt  

    Au risque de vous fâcher, j’oserais même dire que Old Boy soulève la question du tabou de l’inceste. Si 2 personnes qui ne se sont jamais connues tombent amoureuses, est-ce que ça les rend dégueulasses si par la suite ils apprennent qu’ils sont parents ? Même père et fille tiens. Car je sais que déjà entre frère et sœur ça choque tout de suite moins les gens. Sauf que combien de types de plus de 40 ans sortent avec des minettes de 20 ans ?

    Après tout je ne pense pas qu’il y ait un moyen dans nos sens d’êtres humains de se rendre compte qu’on fait partie de la même famille. Du coup la seule « faute » du personnage dans Old Boy c’est de choisir d’oublier plutôt que de devoir l’annoncer à sa fille ou vivre avec ce secret toute sa vie. ça ne me choque pas tant que ça. On peut trouver ça lâche mais bon…je ne suis pas sûr que la situation soit confortable à vivre. C’est vraiment une vengeance ignoble qu’il subit. Et je ne l’ai pas vu en tous cas comme une perversion du mec qui veut continuer à se taper sa fille.

  • Bruce lit  

    Ah, là on est sur un autre niveau.
    Je l’ai vu hier et soir et u me dois 2 heures de sommeil Mattie Boy, car ce film m’a beaucoup perturbé au point de m’empêcher de dormir.
    C’est très angoissant ces personnages qui évoluent dans le vide, cette douleur invisible et si palpable d’un père endeuillé, cette course à la mort ralentie par le froid polaire.
    J’ai eu peur au début, car le film donne dans le Footage Movie à la Blairwitch effectivement. Mais heureusement , c’est de courte durée. La lumière est juste phénoménale et la musique très efficace.
    Si je devais me référer à un autre film, je dirais avoir vu le SHINING corééen avec ce « père de famille » qui conduit ses enfants à la mort hanté par des fantômes (SHINING se finit aussi dans la neige avec le vilain frigorifié). Un film sans sang, monstres ou effet visuel vraiment terrifiant.
    Comme toi cependant je note à 4/5 parce que tout n’est pas parfait. La mise en scène devient très brouillonne à partir du moment où ils sont dans la cabane.
    Et si l’on y pense, cette histoire de journal ne sert pas à grand chose : le film aurait pu très bien être le même avec cette expédition qui tourne mal et des hommes piégés par les éléments. En fait, je trouve même que le journal alourdit le propos du film, celui-ci étant suffisamment solide pour fonctionner sans.
    Merci pour cette découverte de ce film coup de poing.

    • Matt  

      « J’ai eu peur au début, car le film donne dans le Footage Movie à la Blairwitch effectivement »

      Tiens je me souviens même plus de ça. ça doit être court en effet.

      Bon ben content que ça t’ait plu quand même^^
      Je ne trouve pas que le journal alourdisse le truc. Est-ce que ç’aurait pu marcher sans ? Oui. Mais ç’aurait pu faire fuir plein de spectateurs aussi je pense (il y en a d’ailleurs encore plein qui trouvent le film chiant).
      Mais je pense qu’avec si peu de variations de décors, de lumière, le film avait besoin d’un mystère intrigant. Du moins au début pour capter l’attention. Vers la fin les références au fait que les mêmes choses semblent s’être produites pour les gens qui ont écrit le journal sont en effet moins importantes.

      Il y a quelques effets inutiles comme un oeil dans un bocal de boufffe au tout début (what for ? On est trop tôt dans le film et l’effet est peu subtil) ou un truc qui bouge dans la neige et n’apparait que sur le caméscope du gars (pas très subtil non plus)
      Mais c’était le premier film du réalisateur (qui n’a pas fait grand chose d’autre d’ailleurs), et la musique, la photographie, les hallucinations, cette fin horrible…ça fait un peu oublier les imperfections je trouve.
      Et c’est juste une claque de faire un film de ce genre dans un environnement pareil, ou contrairement à plein de films de suspense/épouvante, il n’y a jamais de scène de nuit mais une lumière écrasante.

      Moi ça me fait penser à un Silent Hill (qui empruntait à Shining de toutes façons) dont le concept est : une ville maudite qui inspire des visions aux gens qui y entrent.
      C’est pour ça que je pense que les films Silent Hill sont passés à côté du truc. Dans Silent Hill 2 surtout, les monstres et visions des différents personnages du jeu (le héros et quelques persos secondaires) prennent la forme de démons intérieurs en lien avec leurs problèmes intimes. Comme le héros qui voit une version fantasmée de sa femme, qui voit un monstre qui passe son temps à la tuer (comme le héros a lui même euthanasié sa femme et se sent coupable), la nana violée par son père qui donne lieu à un combat de boss contre…un lit avec une sorte de bouche dans la couverture (et plein de pistons qui vont et viennent dans les murs…dégueu)

    • Matt  

      Tiens d’ailleurs maintenant pour rigoler, tu peux aller voir la jaquette du DVD français^^
      Pleine de sang avec un « sur la banquise, personne ne vous entendra crier »

      AHEM…
      Marketing…
      C’est complètement à côté de la plaque.

      Le réalisateur Pil-sung Yim avait fait quelques courts métrages avant (pas dispos chez nous)
      Il a fait un « Hansel et Gretel » que je n’ai pas vu. Qui n’est pas une adaptation du conte mais qui s’en inspire :

      « Après un accident d’auto sur une route isolée, Eun-soo rencontre une jeune fille qui le mène à une charmante maison au milieu de la forêt, où il est accueilli par une famille exemplaire composée de deux parents et de trois enfants. Mais le lendemain, lorsqu’il tente de retourner à son véhicule, la forêt semble sans fin et retourne inévitablement à cette maison. Bientôt, Eun-soo réalise qu’il est pris au piège dans une réalité fantastique, un conte de fées lugubre contrôlé par ces enfants, qui n’a pu être échappé par les autres adultes qui l’ont visité par le passé.  »

      Je ne l’ai pas vu cela dit^^ Je ne sais pas ce que ça vaut.
      Et il semble avoir fait un autre truc jamais sorti chez nous et encore un court métrage.

    • Matt  

      Je me souviens aussi d’une scène ou la glace craque et certains finissent sous l’eau.
      Je ne sais plus si c’est une vision ou si ça arrive réellement. C’est le moment du film où c’est un peu confus et brouillon oui.
      Mais après…je me demande si ce n’est pas fait exprès pour qu’on perde pied nous aussi en tant que spectateur. Il y a un moment dans le film où je me suis senti moi-même fatigué. Comme si j’étais avec ces mecs (enfin…j’avais pas froid, ça va^^) Mais ces décors uniformes, cette absence de temps qui passe avec toujours la même lumière…le film fait un bon boulot pour te perdre aussi je trouve. Et au final tant pis si tout n’est pas clair. Ces mecs vivent un enfer, ils perdent leurs repères…et la raison pour certains.

      • Bruce lit  

        Le passage sous l’eau : voilà on ne sait plus si c’est un rêve ou la réalité. L’impression que le gars entame sa dernière bobine et qu’il lui manque du temps.

        • Matt  

          Ou alors tu peux voir ça comme une façon de nous larguer volontairement^^
          Quel cynique tu fais avec ce commentaire^^
          Mais bon oui le film n’est pas un chef d’œuvre. Mais globalement très recommandable quand même.

    • Matt  

      Pas parfait mais ça mérite clairement d’être vu comme film^^

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *