CREEPY CARRIE

Encyclopegeek : Carrie

1ère publication le 16/02/16. Mise à jour le 02/09/18

AUTEUR: 6 PATRICK FAIVRE

Cette encyclopegeek abordera le mythe de Carrie, le roman de Stephen King puis le film de Brian de Palma.

L’histoire de l’infortunée Carietta White, alias Carrie, a fait le tour du monde. Dérivée en 3 films, un téléfilm et une comédie musicale, le drame imaginé par Stephen King fait partie intégrante de la culture populaire !car_01

Au cas où vous auriez passé ces 40 dernières années en hibernation je vous résume succinctement l’histoire : Carrie, une adolescente de 16 ans, est le souffre-douleur de ses camarades de classe et plie sous le joug d’une mère tyrannique obsédée par la religion.
Poussée à bout, après une moquerie encore plus cruelle que les précédentes, elle va finir par se servir de son don singulier de télékinésie pour détruire son école et la ville entière.
Dans un déluge de feu et de sang elle donne libre court à sa rage et à sa frustration trop longtemps contenues…
De victime elle devient à son tour bourreau.

Ce roman a fait de son auteur une star internationale et l’un des romanciers les plus connus à travers le monde. Pourtant le parcours fut tout sauf évident pour Monsieur King…

La genèse du mythe

En 1972 le moins que l’on puisse dire c’est que la situation financière de Stephen et de sa femme Tabitha n’est pas brillante. Le salaire de professeur d’Anglais de Monsieur n’est pas suffisant pour nourrir leurs deux enfants et il doit travailler dans une blanchisserie pendant les vacances scolaires.
Sa femme quand à elle travaille dans l’équipe de nuit d’un Donut shop.

Stephen a déjà écrit plusieurs livres dont Marche ou crève, Rage ou Running man, mais tous ont été refusés par les éditeurs. Il n’a pu caser que quelques nouvelles dans différentes revues pour de très faibles rémunérations.
L’auteur en arrive à douter sévèrement de son talent alors qu’il commence à écrire son nouveau roman : Carrie. A tel point qu’il jette littéralement à la poubelle le début de son manuscrit ! C’est sa femme qui sauve le script de la décharge et l’encourage à finir son livre. Derrière chaque homme célèbre il y a, parait-il, une femme ; dans le cas de King il doit clairement sa carrière au jugement de son épouse !

Le fait est que dans ce roman King mettra beaucoup de sa propre histoire. Notamment l’absence de son père, enfui alors qu’il était encore gamin, une mère contrainte à faire des ménages dans un institut psychiatrique, une nounou sadique et maltraitante qui l’enferme régulièrement dans un placard… L’histoire ne parle pas des rapports qu’entretenait le petit Stephen avec ses copains de classe mais sans être un grand psychanalyste on peut aisément supposer qu’il n’était pas la star des boums…

L’auteur racontera que lorsqu’il travaillait comme surveillant dans un collège, alors qu’il nettoyait le vestiaire des filles, il vit une boite étrange au mur. Son collègue lui expliqua que c’était un « Pussy plug » (littéralement un « Bouchon à foufoune »). Il n’en fallait pas plus au jeune Stephen pour se demander ce qui se passerait si une fille avait ses premières règles au milieu des autres élèves.

The red right hand

The red right hand / © MGM. Source : Fieldingonfilm 

L’auteur a également admit s’être inspiré pour créer son personnage de Carrie de deux adolescentes qu’il a connu alors qu’il était encore à l’école. L’une d’elle était une fille un peu étrange qui portait toujours les même vieux vêtements avec des cheveux noirs et un ruban rouge. Comme il se doit, elle était la parfaite tête de Turc de ses camarades de classe. Mais un jour après Noel, à la surprise générale, elle revient totalement transformée avec un nouveau look…
La seconde fille était issue d’une famille profondément religieuse au comportement trouble. Toutes les deux moururent quand elles étaient encore dans la vingtaine et l’une d’elle à la suite d’un suicide ! Manifestement le livre partait sur des bases très saines…

Quoiqu’il en soit après avoir achevé son œuvre, King ne croyait toujours pas au potentiel de son livre et ne l’envoya à aucune maison d’édition. Le hasard voulu qu’un ami éditeur chez Doubleday lui écrive un courrier pour Noel lui demandant de ses nouvelles. En guise de réponse Stephen lui envoya son manuscrit !
Trois semaines plus tard il reçu une lettre lui disant que son texte était intéressant mais qu’il devrait en revoir une bonne cinquantaine de pages. Il s’exécuta et renvoya son roman.
Doubleday publie finalement le roman le 5 avril 1974, rencontrant le succès qu’on lui connait.

Welcome to the doll age

Ma rencontre avec le premier roman de Stephen King remonte au début des années 80, je devais avoir à peu de chose prés le même âge que Carrie. J’ai été parfaitement bouleversé par le destin tragique de cette adolescente harcelée et poussée à commettre l’irréparable.

Comme bien souvent dans les romans de King, l’histoire se base sur un personnage décalé et rejeté. Romancier de la marge, l’auteur nous décrit régulièrement des laissés pour compte lui permettant de faire une critique acerbe de la société Américaine où la différence n’est que rarement la bienvenue (en Europe nous ne sommes guère mieux logés ceci dit…).
La cruauté des adolescents est mise en avant, mais le monde des adultes en prend lui aussi pour son grade. Entre famille dysfonctionnelle, père absent, mère castratrice et enseignants distants… Les milieux scolaires aussi bien que familiaux sont présentés comme monstrueux.

« Au mur, dieu me regarde, avec son visage de pierre. Il me dit qu’il m’aime, mais s’il m’aime pourquoi suis-je si seule ? »

« Au mur, Dieu me regarde, avec son visage de pierre. Il me dit qu’il m’aime, mais s’il m’aime pourquoi suis-je si seule ? »© MGM. Source : Underregion54 

Personnages torturés, action se déroulant dans le Maine (état où King est né et où il vit encore), apartés décalés pour donner un rythme particulier au récit… Bref tous les éléments du roman de Stephen King sont déjà en place !

Horreur ? Erreur !

Paradoxalement on présente généralement ce roman comme un livre d’horreur, alors même qu’aucun élément horrifique en tant que tel n’est présent dans le livre !
Ici point de tête qui explose, point de tripes rependues sur les murs… L’horreur est bien plutôt quotidienne et concrète, celle d’une pauvre adolescente martyrisée par sa mère aussi bien que par ses camarades. Une horreur de proximité en quelque sorte.
Si Carrie n’avait pas développé de pouvoir de télékinésie, on parlerait ici simplement d’un fait divers tragiquement banal.

Par ailleurs, King parvient à retranscrire à la perfection le mal-être de l’adolescence. Le besoin de se comprendre soi-même et de comprendre les autres. Dans le cas présent ce besoin de compréhension et d’apprentissage sont tout simplement niés et refusés par la mère de Carrie qui la maintient volontairement dans l’ignorance. Enfermée dans une sorte de bulle où seule la religion existe. En voulant protéger sa fille du péché, elle l’empêche tout simplement de vivre !

Formalisme et féminisme

La première chose qui étonne à la lecture de ce roman c’est son coté formel ! Jugé initialement trop court, l’auteur rajoutera postérieurement, pour étoffer son livre des extraits de journaux, des passages de livres (notamment celui de l’une des rescapées) et surtout des extraits du rapport de la « Commission Carrie White ». Ces insertions expliquent le phénomène de télékinésie et le restituent dans un contexte rationnel. Ces interruptions épistolaires donnent également des informations supplémentaires sur la psychologie des personnages. L’intégration de ces extraits à la trame narrative principale est très réussie et permet de rythmer d’avantage le récit tout en approfondissant le sujet.

Eve was weak !

Eve was weak !© MGM. Source : DVDClassik 

King se livre à un véritable exercice de style car plusieurs points de vue se mêlent pour donner une vision globale de l’action : celui de Carrie, celui de ses professeurs ou des élèves de sa classe. Les articles journalistiques nous offrent un moment de recul au milieu d’une narration plus conventionnelle.
Une fois de plus la forme nous rapproche d’avantage du fait divers que du roman fantastique.

D’entrée de jeu King fait table rase du suspens, on sait dés le début du roman que Carrie connaîtra une fin funeste. Plutôt que la surprise, l’auteur joue sur le coté tragique et inéluctable du destin en marche.
On adhère ou pas à ce processus, certains éprouveront du mal à s’impliquer dans une histoire exsangue de tout suspens, mais connaitre par avance le dénouement n’a pas empêché les foules d’aller voir le Titanic le film de James Cameron par exemple, donc…

La seconde chose qui nous étonne dans ce roman est son coté féministe !
Tout d’abord le personnage principal du livre est une fille, ce qui est inhabituel pour un auteur masculin dans le genre horrifique. On a bien plus l’habitude d’infortunées victimes féminines (string optionnel mais gros seins obligatoires) poursuivies par un prédateur masculin…Ici c’est bien une fille qui tue ses anciens tourmenteurs et l’on finit paradoxalement par éprouver plus de sympathie pour le « bourreau » que pour ses victimes !

Carrie souffre-douleur stéréotypé se transforme en une femme complexe et puissante. Au début du livre, Carrie est contrôlée par sa mère qui représente l’autorité masculine de l’église Chrétienne. En effet Margaret White dirige sa fille sur les mêmes bases que l’église patriarcale, en expliquant notamment que la menstruation symbolise la malédiction biblique d’Eve.

Le harcèlement familial en vaut bien un autre

Le harcèlement familial en vaut bien un autre© MGM. Source : Thepopcornjunkie 

Par ailleurs, les personnages les plus ouvertement moteurs sont féminins. Les hommes ici n’ont qu’un rôle de figuration ou au mieux de « suiveurs » en positif comme en négatif. L’idée du seau de sang versé sur la tête de l’infortunée Carrie vient de Christine Hagersen. Son compagnon, la brute épaisse Billy Nolan, n’en est que l’exécutant. Susan Snell quand à elle, espérant racheter sa faute vis-à-vis de Carrie, demandera à son petit ami Tommy Ross d’inviter Carrie au bal.
En ce qui concerne la mère de Carrie, elle peut être vue comme la féministe dans son coté le plus radical et ouvertement anti-homme : ces bêtes ignobles assoiffées de luxures ! (Oui, qui me parle ?). King dés son premier roman remet la femme au centre de l’histoire.

Un monde sans pitié

Paradoxalement, ce livre fait partie de la longue liste des chefs d’œuvre mal aimés par leur créateur ! En effet King ne cache pas qu’il ne considère pas du tout ce livre comme son meilleur, mais comme un simple coup d’essai !

Pourtant force est de constater que pour un premier roman c’est un coup de maître !
Avec un livre finalement assez court, à peine 300 pages (alors que les livres suivants en feront au moins le double) l’auteur a réussi à dépeindre des personnages complexes, profonds et emplis de réalisme.
La cruauté de l’adolescence et les méchancetés gratuites y sont parfaitement décrites. A cet âge, on a déjà toutes les armes pour heurter les autres mais pas forcément le recul nécessaire pour avoir conscience du mal que l’on fait.

Il n’est pas nécessaire d’avoir eu une mère fanatique pour subir le harcèlement. Trop gros, trop maigre, trop bronzé, trop pale, trop ceci, pas assez cela… Bref la faille interne se repère aisément et a tôt fait d’être exploitée par les autres.
Cet état de fait vous rappelle forcément quelque chose, vous l’avez forcément vécu d’un coté ou l’autre de la barricade.

Bien plus qu’une horreur supposée ce qui se dégage réellement du livre c’est une profonde tristesse. Tout s’effondre pour Carrie au moment même où elle sort enfin du mutisme dans lequel sa mère l’a enfermée. Alors qu’elle tombe amoureuse de Tommy Ross et qu’elle est même élue reine de sa promotion, voici que son rêve se brise et qu’elle est ramenée cruellement à la réalité. Ce qui est déjà triste en soi, mais voilà, on ne peut pas jouer impunément avec les émotions d’une télékinésiste et les conséquences seront catastrophiques.

Basé sur le point de vue de la victime on ne peut s’empêcher de se réjouir que la vengeance de Carrie explose finalement après des années de solitude, de peur, de haine de soi et des autres.
Joie paradoxale car si les « bourreaux » sont punis, la boite de Pandore une fois ouverte ne peut plus être refermée et tous en paieront le prix. En mettant la ville à feu et à sang Carrie se condamne elle-même en même temps qu’elle condamne les autres.
La dernière confrontation fatale avec sa mère n’est finalement qu’une formalité car elle a déjà scellée son propre destin.

Par là même on touche presque à la tragédie Grecque puisqu’aucune échappatoire n’est possible, l’héroïne avance inexorablement vers sa fin. Carrie simple adolescente en souffrance, transformée en véritable bombe à retardement ambulante, n’a d’autres solutions que le suicide indirect.

Un affiche schizophrénique

Un affiche schizophrénique

De Palma attitude

Je ne parlerai ici que du film de Brian De Palma tant, grâce à son casting impeccable et à sa maîtrise du 7éme art, il aura su coller au mieux à l’œuvre de King. Concernant les deux autres films et le téléfilm, je me suis laissé dire qu’ils étaient tous très mauvais et j’ai donc préféré ne pas les voir. Je vous laisse me signaler mon erreur dans les commentaires  si le cœur vous en dit !

Détail amusant de l’histoire les auditions pour le casting de Carrie se feront en même temps que celles de La guerre des étoiles de Georges Lucas ! Ainsi bien des acteurs recalés pour le premier film postulèrent pour le second !
Du reste une légende urbaine prétend que Sissy Spacek était initialement pressentie pour le rôle de la Princesse Leia et Carrie Fisher pour celui de Carrie ! (en même temps avec un prénom pareil…) Les rôles auraient été finalement inversés devant le refus de Fischer de jouer nue ! (la scène de la douche).
L’anecdote est amusante mais elle a cependant été niée par Fischer qui a expliqué qu’au contraire « Elle aurait adoré jouer nue » !

Par contre l’acteur William Katt qui interprète Tommy Ross dans Carrie a bien participé au casting de Star Wars pour le rôle de Luke Skywalker ! Manifestement ce jour là la force n’était pas avec lui et un autre jeune premier blond lui vola la vedette.

Sissy Spacek quand à elle n’était initialement pas la favorite de Brian De Palma pour le rôle de Carrie. En effet le réalisateur avait en tête l’actrice Amy Irving. C’est le mari de Sissy, Jack Fisk le directeur artistique, qui réussit à convaincre le réalisateur de lui accorder une audition. Au final Amy Irving héritera du rôle de Sue Snell (la petite amie du susnommé Tommy Ross).

 Les rapports mère – fille revus et corrigés par Stephen King

Les rapports mère – fille revus et corrigés par Stephen King © MGM. Source : NPR 

Il faut dire que Sissy mit le paquet pour être sélectionnée ! Elle ne veut décidément pas du rôle de Chris Hargenson (la méchante de l’histoire) que lui réserve le réalisateur. Ainsi donc elle viendra au casting dans une robe ringarde faite par sa mère alors qu’elle était encore au collège. Elle incarne à merveille un personnage maladroit et démodé. Elle obtient le rôle !

Pour la suite elle s’immergera totalement dans le rôle et deviendra Carrie aussi hors caméra ! « Je me suis fait un devoir de ne pas fraterniser avec les autres acteurs » déclara l’actrice « Je me suis souvent cachée dans ma loge, je me dissimulais dans les coins noirs du plateau et j’observais ainsi cachée. Ma loge était remplie de livre religieux et de musique classique… Je ne voulais pas être distraite par quelque chose me rappelant le monde de Sissy ». Les icones religieuses et les illustrations bibliques de Gustave Doré deviendront son pain quotidien.

Cependant l’excellente interprétation de Sissy Spacek n’est pas le seul atout du film.
En effet le réalisateur maîtrise parfaitement son sujet et utilise une mise en scène à la fois soignée et lugubre pour servir son propos. De Palma intègre avec brio divers genres tels que l’horreur, le drame ou le gothique.
Au-delà de la violence physique (uniquement présente en fin de film) c’est avant tout la violence psychologique qui est mise en avant. Telle est la vraie horreur du film.

Le réalisateur s’éloigne de ses influences Hitchockienne (même si en son hommage l’école de Carrie sera nommée « Bates High School » clin d’œil à Psychose) en apportant de nouvelles créations visuelles comme par exemple les premiers et deuxièmes plans aussi nets l’un que l’autre dans la même image, des séances tournées au ralenti ou carrément à l’envers…

Bien que restant proche des atmosphères angoissantes et oppressantes, le réalisateur amènera également un aspect sexué au film, oscillant selon les scènes entre légère sensualité et obscénité ouverte ! Notamment pour les gros plans sur les lèvres de Chris Hargenson au moment où elle renverse le seau de sang sur Carrie. Le cinéaste multiplie les gros plans organiques et obscènes. Les râles d’agonie de la Margaret White crucifiée dans son salon quand à eux ressemblent à s’y méprendre à des orgasmes…

Une sexualité morbide et fascinante

Une sexualité morbide et fascinante © MGM

Le réalisateur appliquera sa marque de fabrique au film : la technique du « split screen », l’écran divisé en deux proposant simultanément deux points de vue différents sur la même action. Cette technique est utilisée de manière récurrente tout au long de la filmographie de De Palma.

Cependant bien des années plus tard le cinéaste regrettera d’avoir utilisé cette méthode lors de l’incendie du bal en déclarant qu’il s’agit là « d’une forme trop méditative, parfaite pour les contrepoints mais inappropriée quand il s’agit d’enchaîner des plans très rapidement»

J’aurai tendance à partager le point de vue du réalisateur car il faut bien admettre que le film a un peu vieilli, il est désormais extrêmement daté. La scène du bal notamment a vraiment subit les outrages du temps et flirte désormais dangereusement avec le kitch…
Ce qui pose au passage la question essentielle : Un chef d’œuvre est-il nécessairement intemporel ? Etre le reflet de son temps est-il nécessairement un défaut ?
Je me garderai bien de répondre à ces questions, il vous appartient de tirer vos propres conclusions.

Le jeu des 7 erreurs

Plus qu’une adaptation De Palma s’est littéralement réapproprié l’histoire de Carrie. Les différences sont donc nombreuses mais je me suis amusé à relever les plus notables d’entre elles :
-Initialement comme dans le livre, le film devait inclure un passage sur l’enfance de Carrie et notamment la première manifestation de ses pouvoirs : la fillette avait provoqué une pluie de pierre !
C’est cette même pluie de pierre qui était sensée détruire la maison des White en fin de film, mais par manque de budget (et à cause de la panne intervenue dans la machine supposée projeter les pierres) le réalisateur opta finalement pour un simple effondrement et un incendie de la maison.
-Là aussi par manque de budget, Carrie ne détruit plus la ville entière comme dans le livre mais seulement le gymnase où se tient le bal ainsi que sa propre maison.
-Tout l’aspect enquête journalistique, inadaptable à l’écran, a disparu du film
-Le roman se termine par la révélation d’un autre enfant doté de pouvoir. Le cas de Carrie n’est donc pas isolé.
-L’enseignante Miss Collins ne meurt pas dans l’incendie du bal dans le roman de King. En revanche elle démissionne de l’éducation nationale après le drame.
-A la fin du livre, Carrie agonisante est recueillie par Sue Snell. Elle partage avec elle une connexion psychique avant de mourir lui permettant de voir que ses intentions initiales n’étaient pas mauvaises. Carrie meurt en paix.
-A l’écran Margaret White meurt crucifié par les couteaux lancés par sa fille, alors que dans le livre Carrie provoque une crise cardiaque. Il faut admettre qu’un arrêt cardiaque à quand même moins de gueule à l’écran qu’un belle coulée d’hémoglobine entremêlée de râles orgasmiques !

Rest in Peace Carrie White

Rest in Peace Carrie White © MGM. Source : Lecinemadreams 

24 comments

  • Lone Sloane  

    Une chronique Carriement inspirée où l’on sent toute ton intérêt pour le King et son héroïne tourmentée. Tu n’évoques pas le dernier plan mémorable du film (comme celui de Délivrance de Boorman) et c’est bien de laisser la surprise à ceux qui n’ont pas encore vu le De Palma. J’adore l’anecdote sur Carrie Fisher

  • JP Nguyen  

    Et bien Patrick, il semble que le sujet t’a inspiré ! Au moins, tu n’as pas une dent contre Carrie…
    J’ai appris des tas de choses et pourrait parler de ce film sans l’avoir vu…
    Le passage où tu mentionnes la cruauté de l’adolescence me touche particulièrement, étant donné que… j’ai été des deux côtés (je n’en suis pas particulièrement fier…)

    Une anecdote non vérifiée sur le tournage : l’actrice principale, recouverte de faux sang, était très embêtée car elle ne pouvait plus rien toucher sur le plateau. On lui disait toujours : « Si, si, c’est pas sec ! »

  • Bruce lit  

    « Hail to the King ! » 1/4
    Notre semaine Stephen King commence sous une douche de sang, celui menstruel de cette pauvre Carrie. Du roman qui faillit ne jamais voir le jour aux coulisses du film de De Palma en passant par une similitude troublante avec la saga du Phénix Noir, Patrick Faivre retrace la vie, la mort et surtout son amour de la plus célèbre victime du cinéma d’horreur. Boy ! you’re gonna Carrie that weight….
    La BO du jour : l’hymne féministe d’Alice Cooper repris par une autre rouquine tourmentée… https://www.youtube.com/watch?v=YxkWQ34X6s4

  • Patrick 6  

    @ Lone sloane : En effet j’ai voulu laisser une part de surprise pour qui n’aurait pas vu la fin du film. Cependant j’aurais en effet pu préciser que c’est bel et bien la main de Sissy Spacek que l’on voit dans la dernière scène ! Elle a beaucoup insisté pour se faire enterrer elle-même ! Me demande pas…

    @ JP : Je constate que tu as le jeu de mot bien affuté dés le matin !
    En même temps pour un article sur Carrie tu allais forcément ramener ta fraise (ahah)
    Ceci dit tu ne crois pas si bien dire au sujet du « Si, si, c’est pas sec » car en effet un assistant poursuivait Sissy entre deux prises avec un sèche-cheveux pour que le faux sang reste liquide et qu’elle en reste pas collée à sa chaise ! Enorme ;)

  • Nicolas Giard  

    Un de mes premiers souvenirs de lecture des romans de King. J’avais d’abord lu Simetierre, le Fléau, puis Shining et Charlie, des romans qui m’ont passionnée dans ma jeunesse car faisant appel à mon propre coté obscur.

    J’ai beaucoup appris de King dans la façon d’écrire de développer, d’aborder des sujets durs comme la mort, la souffrance, la solitude, le rejet de l’autre.
    Un romancier brillant en son jeune temps.

    Merci pour ce bel article.

  • Tornado  

    Et bien ! Jamais je n’aurais cru qu’il était possible d’écrire autant de choses sur le sujet ! Mais c’était passionnant et l’amour du chroniqueur pour l’oeuvre donne beaucoup de caractère à la prose.
    Le film m’a tellement impressionné dans mon jeune âge que je n’ai plus souhaité le revoir depuis longtemps (je l’ai quand même vu au moins trois ou quatre fois à l’époque !). Mais là, après un tel article, la tentation est grande !

    Par rapport à cette question essentielle : Un chef d’œuvre est-il nécessairement intemporel ? Être le reflet de son temps est-il nécessairement un défaut ? J’aurais tendance à ne pas trouver kitsch les films antérieurs aux années 70. Un Frankenstein des années 30, un film de Jack Tourneur, de Robert Wise, un Hitchcock, ou même un Dracula de la Hammer, c’est tellement beau plastiquement que le côté kitsch est annihilé.
    Un film des années 70 ou des années 80 (et bientôt ceux des années 90 n’y échapperont pas), avec une image plus glauque, plus naturaliste, un look à hurler de rire, paradoxalement ça semble vieillir plus mal. Qu’est-ce à dire ? Les films sont-ils plus moches à partir des années 70 ou alors faut-il encore les laisser vieillir comme le bon vin ? Il est effectivement difficile de répondre à la question.

    Une petite anecdote sur le passage enlevé à propos de la pluie de pierre : Stephen King a restitué ce passage dans son film « Rose Red » (dont il a écrit le scénario original et supervisé le tournage). C’est de cette manière qu’il présente un personnage de petite fille, qui ressemble effectivement à Carrie, en plus jeune…

  • Jyrille  

    Je connais peu King, mais j’ai vu Carrie, Christine, Ca, Shining, Misery, La ligne verte, j’ai lu Ca, Le Fléau, Salem… Bref, tout le monde connaît Stephen King un peu, et c’est clairement un auteur majeur. Je ne l’ai pas lu beaucoup car à l’adolescence, ma préférence allait à Lovecraft, jeu de rôle oblige. Cependant, je viens de m’acheter Shining et j’ai commencé à lire Carrie. Je n’en suis qu’à la moitié car pour le moment, je ne suis pas totalement embarqué dans l’histoire.

    Patrick, tu te transformes un peu en Tornado ici tellement ton article est intéressant et abonde en anecdotes dont je n’avais jamais entendu parler ! J’étais persuadé que Salem était le premier roman de King (je vous le conseille si vous ne l’avez pas lu). Pour ce que tu en dis, je trouve que dans le roman, tout le monde n’est pas horrible avec Carrie, et que les clichés sont évités : le beau gosse invite Carrie au bal afin de faire plaisir à Sue, mais ne la traite pas comme un monstre, il se montre très humain. De même avec Sue, la prof de sport (?), le proviseur… C’est bien la mère qui est monstrueuse finalement. Serait-ce Susan Sarandon qui joue ce rôle dans le De Palma ?

    Je n’ai que peu de souvenirs du film (et je n’avais jamais entendu parler des autres adaptations… une comédie musicale, vraiment ?) à part une photo très téléfilm et un Travolta plutôt ridicule (il se rattrapera avec Blow Out du même De Palma), je vais essayer de le revoir, après avoir fini le livre. Je trouve que Sissy Spacek est bien trop jolie pour jouer le rôle de Carrie, qui est boulotte dans le roman. Bravo encore de cultiver tout le monde Patrick !

  • Bruce lit  

    Probablement jusqu’à maintenant ton article le plus habité. Non pas que les autres ne le fussent pas, mais il y a ce je ne sais quoi d’une passion amoureuse mélancolique qui s’y profile et une empathie contagieuse envers Carrie. Et on ne peut que te comprendre : Sissy Spacek respire la fragilité, la vulnérabilité, l’envie d’être cajolée dans un monde qui passe son temps à lui dire merde. A ce propos, elle a pas fait une grande carrière après ça si (si) ?
    Je n’ai vu que le film et il était prenant de bout en bout. Ta comparaison avec la saga de la black rouquine des X-men est géniale : des rouquines volcaniques dotés de pouvoirs TK, même si elle est à nuancer : Jean a le monde et les X-men à ses pieds tellement qu’elle est belle, tandis que Carrie est traitée de boudin…
    A ce titre un crossover mental s’impose : Norman Bates Vs Carrie dans les familles des psychopathes attachants et dangereux.
    Si je comprends bien le petit Joe Hill est sur la photo de famille. C’est lequel ?
    Les anecdotes sur les coulisses de conception du bouquin sont fascinantes. Et rangent King dans les auteurs qui ont en chié. Je m’exprimerais plus longuement sur Stephen King l’auteur pour l’article de Tornado vendredi. Juste partager une anecdote : j’ai rencontré la femme de ma vie dans un parc en Equateur où je lisais « Marche ou Crève » de Richard Bachman….

  • Présence  

    J’ai lu plusieurs romans de Stephen King (dont je ne garde pas grand souvenir plusieurs décennies après), mais pas Carrie. Cet article qui épouse la forme du roman en examinant l’œuvre sous plusieurs angles, se lit d’une traite. Les anecdotes sur le casting ou sur la genèse du roman (flanqué à la poubelle) le rendent très vivant, et irrésistible quant à la concomitance des 2 castings, ou la manière dont Sissie Spacek a obtenu une audition.

    Je pense qu’un chef d’œuvre peut être intemporel, et reflète forcément son temps. L’histoire ne nous appartient pas, c’est nous qui lui appartenons (Hans-Georg Gadamer). Ainsi chaque individu est autant le produit de son époque que celui de son milieu. Ce film de contient pas de téléphone portable, ni d’internet, ce qui ne le rend pas obsolète, ce qui ne diminue en rien son impact. Rien qu’à voir Carrie trempée de sang, je sais qu’il n’est pas pour moi. Citizen Kane est intemporel tout en étant le reflet de son époque.

  • Patrick 6  

    @ Nicolas : je vois que nous avons commencé avec les mêmes lectures ;) Comme tu le dis le plus fascinant dans les œuvres de King c’est justement de mêler horreur et banalité, surnaturel et quotidien !

    @ Torando : Intemporalité or not intemporalité that’s the question ! Hum je ne sais pas si les années 70 sont la frontière du kitsch… Les films que tu cites sont des chefs d’œuvres qui n’ont pas pris une ride, certes, mais je pense qu’en cherchant bien il y a moult films estampillés années 50-60 qui sont totalement kitsch maintenant…Je pense à certains Godzilla, les Ed Wood, ou même à King kong (hihi non pas taper, pas taper !)
    Parait-il que le kitsch est la dernière étape avant l’oubli ( ! ) donc le simple fait de surmonter l’épreuve du temps est sensé être le remède contre le ridicule…
    A voir.

    @ Jyrille : Je me Tornadise ? Ahah un concept intéressant ! En tous cas je le prends comme un compliment ;)
    Non ce n’est pas Susan Sarandon qui interprète la mère, même si en effet il y a une certaine ressemblance. Il s’agit de Piper Laurie. (The Faculty, Twin peaks, etc…)
    Concernant Travolta je serais moins sévère que toi, il joue les idiots et il le fait plutôt bien ;)
    En tous cas bien qu’assez bref je me rappelle très bien mon regret (et mon chagrin) d’avoir fini le livre : J’aurais souhaité laisser Carrie vivre plus longtemps :((

    @ Bruce : « Passion amoureuse mélancolique » la vache tu as mis dans le mille mon gars !
    Oui c’est tout à fait ça, j’étais carrément amoureux de Carrie durant une bonne partie de mon adolescence ! Empathie, identification, fragilité… Bref Carrie et son incarnation via Sissy Spacek m’a toujours parfaitement bouleversé !

    L’actrice a une filmographie quantitativement impressionnante, mais Carrie restera son rôle le plus marquant ! J’avais ceci dit beaucoup aimé la retrouver, il y a quelques années, dans le film de David Lynch « Une histoire vraie ». Bouleversant aussi mais d’une autre manière…

    Sur la photo de la famille King je pense que Joe Hill est le garçon avec le jouet dans la main, puisqu’il est le 2éme enfant du couple.

    J’avais aussi adoré « Marche ou crève » qui est carrément excellent, mais je me demande si le livre a joué un rôle dans votre rencontre autre que figuratif ;)

    @ Présence : Le problème c’est qu’en effet Citizen kane est le reflet de son époque mais que la forme n’est en rien ridicule. La réalisation ne vient pas « polluer » le message du film. Il garde donc sa pertinence sans être parasité par son contexte.
    Et puis le chef d’œuvre d’Orson Wells n’inclut aucun élément fantastique, le réalisateur n’a pas à gérer une invasion d’extraterrestre ou des mutants en slips par exemple. L’écueil du kitsch est donc plus facilement évitable je crois.
    Tandis que dans le cas de Carrie, il est vrai que, notamment, la scène du bal prête à sourire pour son coté carrément tarte…

    @ tous : Merci ;)

    • Bruce lit  

      Présence Nocturne
      « Hail to the King ! » 1/4
      Certes, c’était le premier roman d’un jeune auteur doutant de son talent, mais il a laissé des traces sur toute une génération. Son adaptation en film par Brian de Palma a imprimé l’image inoubliable d’une jeune adolescente couverte de sang. Patrick Faivre vous parle de Carrie (roman + film), et il le fait bien (avec émotion et anecdotes).

      Je pense que l’histoire finit toujours par primer sur la mise en forme. Lorsque je vois la chair et le sang, les batailles sont merdiques // à ce qui se fait maintenant, mais le fond est là. Un peu comme le rock en fait.

      • Tornado  

        @Patrick : Pour ce qui est du kitsch, tu as raison. Ed Wood, Godzilla, Même si j’adore ça, c’est vraiment hyper kitsch. Ce doit être le look des acteurs. Ces look 70′s et 80′s, ça fait vraiment bizarre à chaque fois…
        Heu par contre, en ce qui concerne King Kong… ;)

    • Tornado  

      Je viens de le revoir. C’est nettement moins impressionnant que dans mes souvenirs !
      Par contre c’est beaucoup plus sexué ! C’est étrange que le jeune que j’étais n’aie pas gardé en mémoire ces passages « sex » aux dépends des passages horrifiques ! :D

      Je ne trouve pas la scène du bal très kitsch. Il n’y a que le dénouement avec les Splitscreens qui fait vraiment daté. Ce que je trouve le plus kitsch c’est l’accident à la fin, avec John Travolta et Nancy Allen !
      Le final dans la maison est encore très dérangeant. On hésite sans cesse entre l’horreur et une sorte de libération salvatrice ! Par contre la dernière scène onirique, qui deviendra un standard pour tout le cinéma d’horreur à venir, je l’ai trouvée un peu de trop…

      En tout cas, c’était cool de revoir ce film. Vive le blog ! :)

      • Patrick 6  

        Oui en effet avec les années on est marqué par certains aspects plus que par d’autres… C’est sans à cela qu’on reconnait les chefs d’œuvre : il nous marque toujours à travers le temps mais pas pour les mêmes raisons !

  • Jyrille  

    Je viens de finir le roman. J’ai eu du mal, j’ai préféré me lire deux Philip K. Dick entre temps… C’est une histoire très triste que ce Carrie. J’ai eu du mal car il ne se passe quasiment rien pendant 190 pages (quoique les apartés avec les extraits tirés d’oeuvres imaginaires sur ce qui s’est passé après sont plutôt bien) et les 90 dernières pages sont trépidantes et haletantes. Mais tout de même, quelle tristesse. C’est sans doute ce que j’ai lu de plus désespéré de King jusqu’à présent. Dans tous les autres livres, les personnages ont presque tous mérité leur sort, plus ou moins. Ici, non. Bon, j’ai trouvé Shining, mais je vais me faire deux ou trois Dick d’abord je pense.

  • Jyrille  

    J’avais complètement oublié qu’un collègue m’avait donné le DVD de Carrie ! Du coup je l’ai regardé hier soir, après avoir revu Hot Fuzz : l’acteur qui joue Tommy a de fortes ressemblances avec Simon Pegg non ?

    A part ça, j’en avais très peu de souvenirs : l’image est plutôt laide, j’ai cru être devant un épisode de The Love Boat. Et surtout, ça va très vite ! Par rapport au roman, tout est très très condensé, bien plus que ce que je ne l’imaginais. Enorme faute de goût : la toute fin, les deux derniers plans, qui ne fait que surfer sur le genre horrifique de l’époque et n’a que peut à voir avec l’histoire pour ne pas dire rien du tout. Et le tout début est étonnant, ça ressemble à un porno soft avec toutes ces actrices jeunes et complètement nues, une scène impensable à réaliser de nos jours.

  • Patrick 6  

    @ Jyrille : « C’est sans doute ce que j’ai lu de plus désespéré de King jusqu’à présent » et bien tu viens de résumer en une phrase la raison pour laquelle j aime tout particuliérement ce film !
    Noir de chez noir.
    Concernant la lenteur loin de nuire au livre je pense qu elle permet de développer la personnalité des protagonistes, du coup elle ne m a pas derangée.
    En ce qui concerne la ressemblance entre Tommy « Skywalker » Ross et Simon Pegg je ne la vois tout simplement pas :)) Ah si la couleur des cheveux peut etre…
    Au sujet du début tu as tout a fait raison il ressemble nettement aux téléfilms érotiques de M6 :)) Mais version annee 70… Plus que kitsh, Suranné !

    • Jyrille  

      J’ai oublié de préciser qu’une autre chose m’a gêné dans le livre : il n’y a pas de chapitres ! C’est très fatigant, ce genre de livres, sans découpage…

  • Matt  

    Alors en fait après avoir revu quelques extraits, je crois que je n’ai jamais vu ce film en entier. Je connais la fin comme beaucoup de gens mais il y a des passages qui ne me disent rien.
    J’ai quelques films comme ça que j’avais dû voir d’un seul oeil plus jeune, comme le Cleopatre avec Liz Taylor que j’avais surement trouvé trop bavard quand j’étais gamin (je voulais de la baston)
    Et justement j’ai vu Cleopatre récemment dans sa version d’origine de 4h (bon…c’est mieux de le voir en 2 fois comme 2 épisodes d’une série, surtout qu’il y a une intermission et une ellipse de 3 ans au milieu du film) Eh ben il est chouette comme film quand même ! Même si la production a été une horreur avec plein de soucis de tournage, un réalisateur viré, etc…et que Mankiewicz n’était pas le réalisateur prévu à la base, on retrouve sa marque de fabrique avec des dialogues captivants qui ne semblent jamais ennuyeux.
    La partie « guerre navale » fait un peu fauchée paradoxalement malgré le budget énorme, mais sans doute que c’était costaud de filmer ça à l’époque.
    J’ai vu aussi le chateau du dragon de mankiewicz, avec Vincent Price. Et il est très bien aussi, un peu dans le style d’un Rebecca de Hitchcock.

    Je dévie du sujet de l’article comme d’hab mais vous me connaissez^^
    Tout ça pour dire qu’il va falloir que je regarde ce Carrie.

    • Bruce lit  

      Je n’ai jamais vu de Mankiewicz je crois. C’est bien ?

      • Matt  

        Bah en tous cas ceux que je cite, oui. Tornado avait parlé aussi de l’aventure de madame Muir que j’ai vu et qui est bien aussi. Je ne suis pas un immense connaisseur du monsieur après. Mais l’affaire Cicéron ou la comtesse aux pieds nus sont des titres assez connus qui n’ont pas mauvaise presse.
        Faut demander à Tornado, il doit mieux savoir.

      • Matt  

        D’après ce que je peux en juger, le point fort des films de Mankiewicz, c’est les dialogues, et donc les rapports entre personnages. C’est pas l’action^^

        • Tornado  

          Un très grand nom d’Hollywood (« Ève », « La Comtesse aux pieds nus », « Blanches colombes et vilains messieurs », « Soudain l’été dernier », « Le Reptile »).
          J’avais parlé de « L’Aventure de madame Muir » dans mon article sur le Horla.

          @Bruce : Comment ? Un fan de Brando comme toi n’a jamais vu le « Jules César » de Mankiewicz ???

  • Lionel  

    Article très complet et plaisant . Merci

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