Criminal Macabre (Joker / Harley : Criminal Sanity)

Joker / Harley : Criminal Sanity par Kami Garcia, Mico Suyan et Mike Mahew

Un article de BRUCE LIT

VO : DC Comics (Black Label)

VF : Urban Comics

Cherchez le garçon boucher !
  ©DC Comics / Urban Comics

JOKER / HARLEY : CRIMINAL SANITY est une mini série en 8 épisodes parue sur le Black Label de DC Comics réservé à un lectorat adulte pour des auteurs de renom ayant « carte blanche » sur leur création sans souci de continuité.

CRIMINAL SANITY de par sa violence graphique (éviscération, démembrement, sadisme) est effectivement à réserver à un public mature. C’est un authentique thriller écrit par la scénariste Kami Garcia et illustré par Mico Suayan pour les séquences en noir et blanc et Mike Mahew pour celle en couleurs. David Mack illustre de nombreuses séquences également.

Détail notable : CRIMINAL SANITY bénéficie de la supervision d’un authentique Profiler, le Dr Edward Kurtz pour rendre crédible la traque du tueur en série.

Aucun Spoiler ne viendra perturber votre lecture.

Une Harleen, enfin crédible dans sa profession
 ©DC Comics

Dans cette histoire, Harleen est une profileuse expérimentée qui traque le Joker, un tueur en série de génie qui avait disparu depuis des années. Spécialisé dans le meurtre de pères violents au point de passer pour un justicier, le Joker change de mode opératoire pour tuer des civils, dont l’amante d’ Harleen.

La jeune femme va se livrer à une traque impitoyable où sa haine du Joker n’aura d’égale que son intuition à comprendre les raisons de ses agissements.
Tout au long de cette enquête haletante en 8 épisodes Kami Garcia disséminera des clins d’oeil à l’univers de Batman (présence du commissaire Gordon, mention du cirque Grayson et des laboratoires Wayne) sans que n’apparaissent les têtes d’affiche.

Un Joker réfléchi et grave.
©DC Comics

Ce qui marque d’entrée de jeu c’est le ton enfin mature pour raconter la relation toxique entre le Joker et Harleen. Il ne s’agit plus du grand guignol assumé de Bruce Timm et Paul Dini. Encore moins de la bluette embarrassante de Seijic entre une Florence Nightingale et un Joker adulescent dans les murs d’Arkham. Et si le Joker avait été mis en scène de manière réaliste et violente par Brian Azzarello, celui-ci livrait une copie assez conforme du psychopathe imprévisible.

Ici, Garcia rend une version atypique. Le lecteur se régalera enfin de voir une scénariste vulgariser un jargon psy qu’elle maitrise. Harleen est enfin un personnage crédible, compétent et adulte. Ce sera sans doute le point qui clivera les puristes du personnage : CRIMINAL SANITY propose une relecture noire et sans aucun humour d’un couple au moins aussi célèbre que John et Yoko ou Jane et Serge.

Des séquences illustrées par David Mack comme à la grande époque de Marvel Knights et de Kabuki !
©DC Comics

L’ambiance oscille en permanence entre LE SILENCE DES AGNEAUX et SEVEN. Le Joker est un homme maître de lui-même froid et déterminé. Ce n’est plus la gargouille imprévisible qui se met lui-même en échec ou l’anarchiste de chez Nolan. Garcia en fait un body-artist qui recrée les oeuvres d’art de Dali ou De Vinci avec ses cadavres. L’homme est lettré, doté d’un QI exceptionnel et d’une enfance traumatisante qui le rapproche d’un Hannibal Lecter. Il gagne en contrôle ce qu’il perd en humour.
Garcia en fait le John Doe de DC Comics qui joue avec les nerfs de la police et ceux du lecteur.

DC Comics prend même le risque de publier tout un épisode centré autour du dossier médical du Joker faîtes de notes de Harleen, de diagrammes et d’illustrations de David Mack. Ce ne sont plus les annexes publiées en fin d’épisodes de WATCHMEN mais bel et bien une histoire parue en mensuel qui interrompt le fil de l’histoire pour asticoter le lecteur de kiosques.

Une traque acharnée et réaliste
©DC Comics

La force du scénario est de rationaliser les actes du Joker et de rendre compréhensibles ses actes délirants. Ce n’est plus un psychopathe pour qui la camisole ou la fuite en avant ne sont que les seules échappatoires. C’est un véritable artiste doté d’un regard pénétrant dont le crime est d’utiliser les vies humaines pour support de son art.

Harleen est quant à elle un flic qui perd progressivement son intégrité pour sauver des vies humaines. Elle réalise que pour chopper un salopard pareil, elle doit regarder dans le gouffre et devenir un monstre. Cacher des preuves à ses collègues pour éviter de les mettre en danger. S’asseoir sur les procédures pour l’empêcher de récidiver.
C’est une jeune femme de terrain, parfois arrogante qui remet ces collègues à leurs places mais habitée de valeurs et de convictions.

Le Joker va admirer chez elle son intelligence et reconnaître un miroir inversé qui va autant le fasciner que Hannibal Lecter face à Clarence Sterling : si le psychopathe a souffert d’une enfance marquée par une violence physique de son père à son égard, Harleen a dû se construire face aux tortures morales d’une mère humiliante. Ces séquences ne victimisent pas les protagonistes. Elles montrent que la psychopathie, cette absence d’émotion et de sentiments peut être le refuge de stress post- traumatiques et que la rage intériorisée d’Harleen nourrit son obsession de la vérité. C’est ce qui fera le succès d’un personnage comme DEXTER.

Une rockstar, une vraie !
©DC Comics

Le lecteur a enfin droit à un minimum de respect : il s’agit d’une véritable histoire avec de vrais personnages et non plus d’un pitch racoleur dont les auteurs ne maîtriseraient pas les codes. On se prend même à imaginer que le OUTSIDE de Bowie, qui mettait en scène des meurtres artistiques où le corps humain serait sublimé dans sa souffrance, a tourné en boucle dans l’atelier des auteurs. Si la dernière scène se passe lors d’un concert de rock, ce n’est sans doute pas un hasard.

Graphiquement le réalisme des auteurs en font un page turner très plaisant avec ambiance cinématographique glauque avec un travail impressionnant sur la géographie de Gotham : des cellules du commissariat aux fêtes foraines en passant par le musée de la science Wayne, les personnages évoluent dans des décors variés où le Joker va pouvoir avoir des interactions diaboliques. Le rendu est souvent proche du travail d’un Lee Bermejo.

Des séquences roman-photo qui peuvent sortir le lecteur de sa catharsis.
©DC Comics

Pourtant, c’est aussi cette patte graphique qui paradoxalement est matière à critique. Que ce soit le jeu des acteurs par Suyan et Mahew, il est irréprochable, notamment autour du rendu des regards déterminés traduisant la personnalité des protagonistes.
Les styles des deux dessinateurs sont complémentaires et harmonieux.

Reste un choix irritant de mise en scène qui, en voulant faire original fait souvent pschitt. La narration se déroule en noir et blanc sauf lors de Flashbacks qui se déroulent…en couleurs. Casser les codes, c’est bien, sauf que cette irruption de couleurs dans les scènes les plus noires est aussi malvenue que le projectionniste allumerait la lumière du cinéma pendant la scène du carton à chapeau de SEVEN…

Le deuxième mauvais point vient d’une certaine répétition scénaristique : Le Joker tue, Harleen rumine, elle a beau être douée, elle a toujours 10 trains de retard sauf si le Joker décide du contraire. Le lecteur était en droit d’avoir un dernier affrontement un peu plus digne que celui qui conclut l’album. On est clairement sur un fin de saison au lieu de celle d’une histoire dont il n’est pas dit qu’elle soit renouvelée.

Des défauts réels mais mineurs qui n’empêchent pas cette itération rock entre Harleen et Joker de surnager loin au dessus des copies tièdes et sages d’auteurs plus prestigieux du Black Label. Si l’histoire est somme toute assez classique voire éculée, le traitement des personnages est à la hauteur des enjeux. Une agréable réminiscence des années Vertigo. Rare, trop rare.

Le Joker, fasciné par l’art européen.
©DC Comics

La BO du jour

L’univers de Dana Dentata à peine aussi coloré que celui de Harleen

28 comments

  • Bob Marone  

    Ha ha hA Ha Ha ha hA Ha HA Ha Ha ! (Rire dément en mode Killing Joke). J’hésitais face à ce comics qui m’intriguait. Mais la peur d’être déçu une fois de plus par les promesses non tenues du Black Label me retenait. Un Joker façon Seven me semble passionnant à découvrir. Même si j’ai eu l’impression d’être un peu seul sur ce coup, j’ai bien aimé le Joker « clinique » de Killer Smile (en partie grâce a la partie graphique de Sorrentino il est vrai).

  • Présence  

    Damned, je ne l’ai pas encore lu celui-là. Tant pis je lis l’article quand même.
    .
    Cool : il y a du David Mack à l’intérieur.

    La page avec la légende Une rockstar, une vraie ! fait même penser à du Lee Bermejo.

    Je sens que ça va être une bonne lecture et que mon avis sera vraisemblablement très similaire au tien.

    • Bruce lit  

      @Bob : Ah ah ah ah ha (aahhhh). Le Joker de Lemire ne m’a laissé aucune impression. C’est terrible je me rappelle avoir trouvé ça correct. Je n’en ai déjà plus aucun souvenir.
      @Présence : Oué ! J’ai grillé la priorité de Présence !
      @Matt je comprends ton ressentiment. Il est clair que DC mise sur ce couple star qu’il décline à l’envi. On attend la comédie musicale….
      @Eddy : un peu étonné de ta réaction. On est assez proche de l’univers Gotham Central qui me semble t-il tu aimais bien.
      @JB : je me fais l’avocat du Diable. Mais vous avez raison Matt et toi. Comme pour les Xmen de Hickboy, on est dans du détournement d’icone tant les personnages n’ont rien à voir avec les originaux. Mais j’ai lu une bonne histoire mainstream, ce qui m’arrive de + en + rarement.
      Jane et Serge : Gainsbourg et Birkin. Je faisais allusions aux couples pop célèbres.

      • JB  

        J’avais bien compris, mais ma première pensée a été pour un certain générique. J’ai honte…

        • Bruce lit  

          Set, amour et bonheur…

      • Eddy Vanleffe.  

        Mes goûts ont pas mal évolué depuis quelques années cher chef!
        Gotham Central sont in-continuity avec un travail sur Gotham dans une sorte de mélange policier/super héros. Comme pour le titre Powers, j’avais apprécié le mélange des genres.
        En revanche, la fascination des tueurs en série, ça ne m’a jamais touché. (je déteste Saw, Seven etc…)
        Quant aux procédés qui visent à totalement transformer des personnages pour le besoin d’une histoire , mais quand même bénéficier de leur « marque »pour vendre, je trouve ça de plus en plus grossier et voyant.

        après je maintiens que pour la diversité de lecture, un éditeur publie plusieurs itérations pour plusieurs sensibilité.
        pour moi la meilleure éditoriale de Marvel, c’est quand ils avaient la gamme normale, pluis la Marvel Knights pour des récits plus adultes mais toujours inscrites dans l’univers partagé, puis la Gamme Ultimate pour ceux qui justement avaient besoin de version « up to date » et enfin la gamme MAX pour ceux qui aiment le gore et le cul…
        tout le monde est content
        Black Label est le nouveau nom pour les Elseworlds, une des meilleurs trouvailles DC à mes yeux.

        • JB  

          Bien avant Vertigo chez DC et MAX, Marvel avait le label Epic pour les comics adultes et le creator owned ^^

  • Matt  

    Bah moi je fuis tout de suite.
    Désolé, je ne ressens aucun intérêt pour ce genre d’itération. Et au bout d »un moment j’ai ma dose de la même histoire racontée de 50 façons différentes.
    J’ai déjà le jeu Batman « the enemy within » pour une Harley cinglée et maligne dont le Joker au départ influençable et presque sympa tombe amoureux pour finalement virer complètement hardcore.
    Là la version beau gosse ténébreux en cuir, je vous la laisse, ça ne fait pas envie du tout.

  • Eddy Vanleffe.  

    Poubelle direct!
    à la troisième ligne de l’article qui défend pourtant le sujet, je savais que c’est pas pour moi.
    le réalisme, les références à Seven, l’aspect artiste incompris…profilage…le parallèles avec les couples de camés du rock…
    Tout ça est aux antipodes de ce que j’aime lire.
    D’ailleurs je ne vois même pas le rapport avec les personnages d’origine. Harley Profileuse? (j’ai fui toutes les séries du genre Affaires Classées, ou Esprits criminels)
    Ce qu’il y a de bien en revanche c’est qu’il existe des comics dans l’univers de Gotham et d’autres pour tous les publics chacun choisissant son itération qui lui convient.

  • JB  

    C’est drôle, j’ai le même sentiment que les collègues. La seule chose qui me pousserait à ne pas lire cette série est la couche Harley/Joker qui me paraît inutile, tant les personnages me semblent éloignés de leur version habituelle. J’ai l’impression que ce type de comics à la « Sixième Sens » (version Michael Mann) m’aurait davantage attiré avec des protagonistes complètement originaux. Par contre, David Mack, je veux !

    Je m’excuse platement, j’ai eu un moment d’absence sur le couple Jane et Serge…
    Pas de BO ?

    • Matt  

      Je pense un peu pareil. Quitte à faire un récit sur une flic qui éprouve de la fascination pour un tueur sérieux et réfléchi…pourquoi ne pas le faire avec des persos inédits qui n’ont rien à voir avec les super héros ?
      Je connais la réponse : ça se vendrait moins, comme le dit Eddy.
      Sauf que sur le principe, moi ça ne m’attire pas. Les personnages n’ont plus grand chose à voir.

      Harley, enfin crédible ? mais…qui a dit qu’elle devait être crédible en psy ? Je crois qu’on sait tous que parmi les psy, il peut y avoir des gens…qui ne sont pas des modèles d’honnêteté ou de sagesse et de stabilité.
      Et d’un autre côté, ça explique le basculement plus facile dans la folie. Quelqu’un de parfaitement sain et hyper intelligent qui devient fou d’un seul coup…mouais…
      Ou alors pareil elle ne deviendrait pas folle, juste criminelle. Mais à ce compte là, ce n’est plus le même personnage. Et donc quel intérêt de la comparer à sa version d’origine ?

      C’est toujours le même problème : vouloir une version max adulte dark de personnages…mais sans utiliser les personnages, juste leurs noms et vaguement leur apparence visuelle.

      Je préfère la démarche d’un DeMatteis qui s’adonne à l’exercice de conférer une profondeur aux personnages tels qu’on les connait, sans rejeter ce que sont les personnages mais en leur donnant des émotions et une psyché.
      Sinon c’est pas difficile de faire du dark adulte avec ta propre version des persos qui n’ont rien à voir et que tu nommes juste pareil…mai c’est artificiel, tu te demandes pourquoi il y a besoin que ce soit le Joker et Harley. Artistiquement hein. Commercialement, tu ne te demandes pas pourquoi^^

    • Matt  

      D’ailleurs au risque de « choquer », je ne pense pas que Harley ait besoin d’être un personnage de femme super intelligente, super indépendante, etc.
      J’ai trouvé que ça marchait dans « the enemy within » car il y avait une inversion des rôles. Le Joker de son côté était un mec influençable qui tombe amoureux de Harley.

      Mais je ne pense pas qu’il y ait besoin que tous les persos féminins (ou masculins d’ailleurs) soient super profonds et intelligents et indépendants, et forts, etc. Là on tombe dans le féminisme à 2 balles.

      Justement ce personnage est une femme influençable qui souffre d’une dépendance affective maladive à un homme complètement fou.
      Elle peut avoir suivie des études psy sans être la plus stable et indépendante des personnes.

      Et je n’aime pas non plus l’espèce de version « à la Deadpool » qu’ils en ont fait, hein. Mais en faire un personnage endurci, intelligente, indépendante…c’est pas juste éliminer les éléments de sa personnalité qui peut la conduire à s’amouracher d’un cinglé ?
      DeMatteris aurait justement embrassé ces éléments, ces faiblesses d’une personnalité fragile et influençable pour en faire une étude sur le mimétisme que Harley développe, sa fascination, etc.
      Changer complètement les persos pour raconter la même histoire…qui dépend justement des personnalités initiales…c’est pas un peu un contresens ?

  • Eddy Vanleffe.  

    oui les couvertures d’EPIC illustrated m’envoûtaient petit…
    mais ce que je note c’est les différentes itérations d’un même personnage suivant le label…
    On avait deux ou trois sensibilité différentes (pour les FF ils avaient le titre normal, le MK où il n’arrivaient pas à payer le loyer et le version ados attardés Ultimate) …
    a ce moment Marvel a même songé au creator owned avec le label ICON qui n’a jamais été un fer de lance (quelques trucs de Bendis et deux ou trois machins…David Mack? )

  • Tornado  

    Je dois être de plus en plus largué parce que je n’avais jamais entendu parler de cette mini…
    Tu réponds à la toute fin à une sensation qui m’a assailli d’emblée quant au fait que j’ai l’impression d’avoir déjà lu cette histoire à maintes reprises…
    Néanmoins on sait tous qu’il n’y a que très peu d’histoires à raconter, mais une manière infinie de le faire, alors… pourquoi pas !
    Contrairement aux copains ça ne me dérange pas ce genre d’itération (discussion déjà réalisée 100 fois ici). J’aime bien découvrir des versions alternatives et différentes des personnages iconiques, surtout lorsqu’il s’agit de récits hors continuité.
    Je note au passage que pour faire bienpensant en 2021 il y a une héroïne gay dedans…
    De toute manière je serai toujours plus client de ce genre de comics plutôt que de m’infliger de nouveau un gentil bonhomme en costume d’abeille qui se bat contre un méchant en costume de mouche en commentant tout ce qu’il fait en pleine baston à travers des dialogues moyenâgeux…
    Alors s’il y a du David Mack en plus…
    Bref, je mets ça dans un coin… 😉

    • Tornado  

      Ah… la BO : Pour me donner mal au crâne c’est parfait ! 🙂

  • Bruce lit  

    @Matt : le pire est que je suis d’accord avec toi et que ce genre de traitement avait appliqué à des personnages que j’aime, j’en aurais été le 1er agacé. Mais il se trouve que le traitement de l’histoire correspond à la vison de Harleen que j’imaginais.
    @Tornado : quoi tu n’aimes pas le rap-métal-indu ????
    En fait de Marvel Knihts, je me disais en répondant à Matt que l’on est proche de l’ambiance Marvel Noir, l’ambiance Pulp en moins.
    Concernant l’orientation sexuelle de Harleen, elle est suggérée. Mais il me semble que cela fait des années qu’elle papillonne entre Joker et Poison Ivy.

    • Matt  

      Je ne suis pas agacé non plus^^ Juste que vraiment ça ne m’attire pas du tout comme idée.
      Je préférerais lire de l’indé avec ce genre de pitch d’un flic qui se rapproche d’un criminel.
      ça me fait l’effet d’un potentiel gâché pour coller à des persos DC existants et re-raconter un truc qu’on connaît déjà…en moins intéressant (pour moi)

    • Eddy Vanleffe.  

      oui la bisexualité d’Harley Quinn est sous entendu déjà dans la mini série de Paul Dini et Bruce Timm HARLEY AND IVY ainsi que dans le one-shot BATGIRL ADVENTURES . Barbara est la première à avoir un doute.
      le tout à l’époque étant très sous entendu puis récurrent sous cette forme.
      Ce n’est que récemment que DC a décidé de l’émanciper totalement du Joker et de officialiser avec Ivy.
      Dans les conventions et dans l’imagerie populaire, c’est devenu déjà un couple lesbien hyper populaire depuis déjà pas mal d’années…

  • Jyrille  

    J’ai vu l’objet pas plus tard qu’hier soir, cela semble assew généreux : grand format, papier glacé, pas mal de pages. MAis en le feuilletant, je ne me suis pas pris de passion pour les dessins, alros que tes scans sont plutôt agréables (sauf l’avant-dernier totalement horrible, du pur produit informatique).

    Cela a l’air plus intéressant que celui de Bermejo et Azzarello mais cela ne me semble pas non plus un must have, je passe donc. A l’occasion si je peux la lire pourquoi pas. En tout cas merci pour la présentation chef !

    La BO : j’écouterai plus tard. C’est marrant en te lisant je me demandais si tu allais mettre un titre de OUTSIDE…

    • Bruce lit  

      OUTSIDE c’était la solution de facilité. On en a bouffé du Bowie. J’essaie de faire original. Je dis bien : j’essaie.

      • Jyrille  

        La BO : je ne connaissais pas du tout (jamais entendu parler). Rigolo, mix entre Skrillex et Gwen Stefani.

        • Bruce lit  

          Je ne connais pas Skrillex. J’ai découvert Dana Dentata via Marilyn Manson vu qu’elle assure les choeurs sur HEAVEN UPSIDE DOWN. Elle fait un rap indus qui me branche bien. C’est rare.

  • Tornado  

    J’ai oublié de dire que la couverture, avec acteur, là, est d’un mauvais goût assez extrême. C’est encore pire et plus malsain que celle de la mini-série de Millar sur la jeunesse de Tante May…

    https://en.wikipedia.org/wiki/Trouble_(comics)

  • Kaori  

    Je n’avais absolument pas entendu parler de ça !
    Et bien, encore une fois, ça aurait presque pu me plaire. Le photo-réalisme marche bien sur moi, et en plus j’adore les séries que Eddy déteste : PROFILER, ESPRITS CRIMINELS, y a quelque chose que je trouve fascinant. J’avais aussi beaucoup aimé SEVEN. Par contre, je ne supporte pas SAW. C’est le degré au-dessus, et ça, je ne peux pas. J’ai peur que ce Black Label soit plus proche du dernier que du premier…

    PS : Comme JB, le Jane et Serge m’a fait sourire ^^

    • Eddy Vanleffe  

      Vous savez je suis à peu près persuadé que Jeanne et Serge soit une blague des traducteurs justement… j’aimerais en avoir la preuve mais c’est bizarre quand même…

      • Bruce lit  

        @Eddy : il m’a fallu des années pour réaliser que la chanteuse scandait « Set amour et bonheur » au lieu « Cet amour est bonheur »…
        @Kao : Alors le niveau d’horreur est très très loin d’un SAW et des années sauvages de CROSSED, PREACHER ou THE BOYS. Le teaser de Présence offre un beau panel d’images pour finir de te faire une idée.

        • Kaori  

          @Bruce, tu m’apprends un truc… Moi je croyais il y a encore 30 secondes que c’était « C’est amour et bonheur, la vie pour Jeanne et Serge ». T’es sûr de toi ?? ^^;

          Je vais aller voir le teaser de Présence 🙂

  • JP Nguyen  

    Hum… Ça semble bien pensé et exécuté mais je n’ai pas une énorme envie de lire ça.
    Et la couv est moche.
    Et la BO, j’ai tenu 10 secondes.
    Et je pars faire mon grumpy ailleurs, sorry.

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