Du plomb dans l’aile

Angel Wings par Yann & Romain Hugault

Pulp, glamour et dogfights angel

Pulp, glamour et dogfights angel

AUTEUR : MATTIE-BOY

VF : Les Editions Paquet

Cet article sera consacré aux 3 tomes de la série Angel Wings du scénariste Yann et du dessinateur Romain Hugault.

Si je vous dis « aviation, seconde guerre mondiale et pin-up » vous me répondez quoi ? « Pas ma came » ? Je le pensais aussi. Je n’ai par exemple jamais pu accrocher à des séries comme Buck Danny . Trop militaire, trop technique, trop centré sur les intrigues de guerre et sans doute un peu trop masculin. Mais voilà une lecture au sujet curieux qui m’a bien plu.

Bon…il faut dire que sans spécialement aimer l’aviation, je rêvais toujours de voler quand j’étais gamin. En avion ou en deltaplane. Mais la vie m’a fait une farce vicieuse en m’affligeant d’un foutu vertige qui m’empêche même de regarder au bas d’une falaise. Reste que les aventures en plein ciel façon Porco Rosso ou même les dogfights de vaisseaux spatiaux, c’est chouette ! De plus, je suis assez fan de BD qui retranscrivent avec brio une autre époque (ici, les années 40). Quant aux pin-up…ben…ce n’est jamais désagréable, on ne va pas se mentir. Seul le contexte de seconde guerre mondiale ne m’attirait guère (ha ! ha !). Mais au final cette BD ne traite pas d’un sujet habituel et nous met dans des situations de guerre peu communes.

Angela, une WASP coriace et sexy

Angela, une WASP coriace et sexy

Voici donc l’intrigue de la série pour vous donner une idée :
On est en 1944. Les pilotes américains viennent en aide à la Chine et l’Inde menacés d’être envahis par les japonais, tout comme la Birmanie. Angela Mc Cloud est une Wasp dont la mission est d’amener son C-47 Dakota (un avion de transport) au dessus du « Hump », le massif himalayen, pour ravitailler les bases chinoises. Suite à une attaque aérienne nippone, elle est forcée d’atterrir à Dunbastapur, une petite base aérienne perdue dans la jungle sur le front de Birmanie. Unique femme parmi les aviateurs des « Burma Banshees », elle va se retrouver impliquée dans plusieurs sous-intrigues comme la nécessité de démasquer un traitre dans la base pour le compte de l’OSS, remettre en état son avion et tenir tête à une starlette hollywoodienne en tournée sur le front.

Vous l’aurez compris, la BD a comme personnage principal un membre des Wasp (Women Airforce Service Pilots). C’était une organisation paramilitaire rassemblant des femmes pilotes civiles dont on entend très peu parler. D’ailleurs, on découvre au fil des pages de la BD que leur statut était peu enviable. On leur confiait des missions ingrates et dangereuses (la vie d’un pilote mâle étant trop précieuse, voyez-vous), et elles ne bénéficiaient d’aucun avantage de l’armée (pas de statut militaire, pas de retraite, pas de salve d’honneur, et les familles payaient tout ce qui concerne les obsèques). Après la guerre, on leur interdira même de voler. Charmant le machisme de l’époque, hein ? En plus de ça, elles n’ont reçu les honneurs militaires qu’en 2009. Normalement elles opéraient en territoire américain mais pour justifier le déplacement d’Angela sur le front birman, les auteurs en ont fait un membre de l’OSS (Office of Strategic Services). Si, si, ça existait les femmes dans l’OSS.

Une mise en page remarquable

Une mise en page remarquable

Mais la BD n’adopte pas un ton spécialement critique même si elle mentionne ces faits historiques et la façon dont les Wasp sont perçues par les hommes. On est plutôt dans l’aventure relativement légère (bon…il y a quand même des morts). J’entends par là qu’entre les combats, les protagonistes développent une bonne camaraderie au sein de la base, et on verra même Angela se faire bronzer nue sur un avion, chose que j’imagine un peu irréaliste compte tenu du contexte avec tous les hommes qui n’ont pas vu de femme depuis des mois autour (enfin, remarque j’en sais rien, mais ça me paraîtrait bizarre).

Il y a donc bien un côté pulp et glamour façon Rocketeer du regretté Dave Stevens. On suit davantage le quotidien des soldats qui attendent un spectacle d’une star nommée Jinx Falkenburg (Eugenia Lincoln « Jinx » Falkenburg, personnage historique, championne de tennis et actrice ayant réellement participé à des shows pour motiver les troupes notamment en Chine) qui va débarquer à la base de Dunbastapur à cause d’une avarie. Cette dernière était censée se produire comme cela se faisait pour le moral des troupes dans une base plus éloignée du front mais atterrira dans cette base birmane.

Jinx qui fait une reprise des Andrew Sisters

Jinx qui fait une reprise des Andrew Sisters

A partir de là, on suivra davantage les aventures d’Angela et de Jinx qui, suite à une attaque, vont se retrouver à devoir survivre dans la jungle birmane. On aura d’un côté Angela la pilote aguerrie solide et la pin-up hollywoodienne complètement à l’ouest dans un tel environnement sauvage. Avant cela, nous aurons eu droit à quelques intrigues concernant le passé d’Angela. Celle-ci a perdu une sœur et outre ses missions pour démasquer le traitre ou réparer son avion, elle cherchera des renseignements sur un pilote américain qui a tué sa sœur lors d’un exercice. Le 3ème tome nous réservera tout de même une bataille aérienne mémorable pour achever l’intrigue militaire.

Alors bien sûr tout ça c’est bien gentil, mais je vous avoue que si le dessinateur n’avait pas été Romain Hugault, eh bien je n’aurais probablement pas tenté cette lecture. Je ne veux pas dire que tout repose sur le dessin puisqu’après avoir lu le tout, j’ai trouvé l’intrigue sympa, mais c’est clairement ce qui m’a attiré à la base.

Rien de tel qu’une jolie starlette pour motiver les troupes

Rien de tel qu’une jolie starlette pour motiver les troupes

Romain Hugault est un habitué de l’aviation et des jolies filles. Il a d’ailleurs réalisé une série d’illustrations de pin-up avec leurs avions publiées dans les recueils Pin-up Wings . Au rayon BD, il n’a travaillé que sur des projets assez similaires avec Le grand Duc , Le pilote à l’edelweiss ou Au delà des nuages . Son style de dessin est très réaliste et son découpage de l’action extraordinaire.

Lors des phases de combat aérien, on se croirait presque au cinéma tant les cadrages sont réussis et l’impression de vitesse bien rendue. Au niveau des détails, c’est également impressionnant. Les moindres boutons, leviers ou voyants à l’intérieur du cockpit sont présents. Il faut dire que le bougre s’y connait, il est lui-même pilote, passionné d’aviation et selon ses dires construisait même des maquettes d’avion étant petit.

Une impression de vitesse parfaitement rendue

Une impression de vitesse parfaitement rendue

Mais ce que j’ai surtout apprécié c’est le soin apporté aux éléments d’époque. Que ce soit les coiffures, les vêtements ou les architectures, tout nous donne vraiment l’impression d’être dans les années 40. Les personnages féminins de Hugault sont souvent assez gâtés par la nature (la taille XXL de la poitrine d’Angela en témoigne) mais qu’on aime ou non, on ne peut nier que leur design sent bon les pin-up des années 40 de Peter Driben (illustrateur célèbre d’affiches de pin-up).

Par contre, même si globalement l’ambiance lorgne plus vers le roman d’aventure que la tragédie de la guerre, il demeure quelques scènes impitoyables inévitables en temps de guerre. De même, malgré le côté glamour, les filles ne vont pas garder leur belle toilette intacte dans la jungle birmane. Elles seront presque méconnaissables couvertes de boue, de sangsues, trempées et blessées. Le côté pulp sexy ne se fait donc pas au détriment d’un certain réalisme lors des moments sérieux.

Nos belles pin-up vont perdre de leur superbe dans la jungle

Nos belles pin-up vont perdre de leur superbe dans la jungle

Malgré le contexte de seconde guerre mondiale, nous avons droit à pas mal de flash back centrés sur Angela qui nous prouve qu’elle est clairement le personnage principal même si le soldat Rob, le « joli cœur » de la base joue aussi un rôle conséquent. L’intrigue n’oubliera pas non plus de faire se rapprocher des personnages comme les deux femmes qui cesseront de se crêper le chignon après leur périple en forêt. Jinx, sans passer de la starlette à la guerrière increvable finira tout de même par y mettre du sien pour se débrouiller et cesser de se comporter en princesse.

Heureusement pour elle car l’OSS ne tient pas à ce qu’elle soit capturée et utilisée à des fins de propagande pour l’ennemi. Le moral des troupes est en effet un élément important abordé dans l’histoire, avec notamment la radio japonaise Tokyo Rose constituée de femmes anglophones chargés de saper le moral des américains en diffusant de la propagande nippone.

Radio Tokyo, instrument de guerre psychologique

Radio Tokyo, instrument de guerre psychologique

Yann est un auteur qui touche un peu à tous les genres et qui est très prolifique. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Tout ce qu’il fait est loin d’être du même niveau. Mais ici il propose un scénario suffisamment original et bien mené. Peut-être que c’est une BD qui parlera davantage aux amateurs d’aviation mais pour ma part, j’avoue que parfois j’aime bien tenter des trucs inhabituels dans mes lectures, histoire de voir si le charme opère. Ici ça a fonctionné. Justement parce que l’accent n’est pas mis sur la guerre précisément et que le fait d’introduire les Wasp dans le lot confère une touche de féminité dans un monde normalement très masculin qui pue la testostérone et les blagues lourdingues. Finalement, en faisant du personnage principal une femme (et une femme intelligente et déterminée, n’allez pas croire qu’elle ne fait que remuer ses formes de pin-up), cela rajoute un peu de charme à cette BD en plus d’aborder le sujet de ces femmes pilotes qui méritent qu’on se souvienne d’elles. Ce n’est pas la BD du siècle mais elle est suffisamment originale pour m’avoir fait passer un bon moment de lecture, la jungle birmane n’étant pas un contexte très répandu non plus dans les œuvres traitant de la seconde guerre mondiale. On a presque l’impression de se situer durant la guerre du Vietnam alors qu’on est en 1944 en pleine guerre du Pacifique.

Ce que je pourrais tout de même reprocher à la série c’est…qu’elle n’est pas finie ! Nooon ! Moi qui essaie toujours de m’attaquer à des séries finies, je me suis fait avoir par une fin de cycle, et non de série. Bon…en gros les 3 tomes ici présents peuvent se suffire à eux-mêmes. L’intrigue en Birmanie est finie. Mais il reste bien sûr un élément de fond non-résolu. On ne nous explique pas la raison pour laquelle la sœur d’Angela a été tuée. Tout ce qu’on découvre c’est que ce n’était pas un accident. Elle était en effet accusée de haute trahison. Malgré cela, elle n’a eu droit à aucun procès ni passage en cour martiale. Rien qu’une exécution sommaire. Angela obtient techniquement sa vengeance pour ça mais on ne sait pas encore ce qu’a bien pu faire sa sœur pour mériter ça.

Des dogfights impressionnants

Des dogfights impressionnants

Si vous vous fichez de la résolution de cette intrigue, alors vous pouvez vous arrêter là. Sinon rendez-vous au prochain cycle. Romain Hugault a annoncé que la série serait longue et constituée d’une succession de tryptiques tous indépendants. Selon ses dires dans une interview, on ne reverrait pas Jinx non plus. La série va développer une nouvelle histoire avec probablement de nouveaux personnages secondaires. Cela donne bien une impression de récits indépendants, certes…mais on sent bien que pour maintenir l’intérêt des lecteurs, on garde un bout de fil rouge en rapport avec le passé d’Angela sous le coude.

Mais finalement ça me va ce fonctionnement en cycles. Après tout, ce n’est guère différent des séries comme Thorgal, Largo Winch , XIII (ah ben tous les trucs de Van Hamme en fait…). Ce sont des histoires en 2 ou 3 tomes dans lesquelles on ne nous révèle pas tout le passé du héros afin de maintenir l’envie d’acheter les cycles suivants, mais qui au final restent assez autonomes. Je verrais si je poursuis ma lecture. J’ai bien aimé mais je me vois mal réserver une énorme place dans mes étagères à une série de guerre. La jungle birmane m’a rendu curieux, ça dépendra du prochain contexte choisi. En tous cas une chose est sûre, j’attendrais la fin du 2ème cycle.

La passion de Romain Hugault. Qui suis-je pour juger ? Il y a même du Porco Rosso

La passion de Romain Hugault. Qui suis-je pour juger ? Il y a même du Porco Rosso

—–

BO du jour :

11 comments

  • JP Nguyen  

    Sur les planches montrées, le niveau de détail est monstrueux mais la lisibilité reste très bonne. Les combats aériens sont effectivement spectaculaires…
    Mais… le sujet de base ne m’attire que moyennement. Alors, je le guetterai peut-être seulement en médiathèque.

  • Tornado  

    C’est sûr que c’est beau !
    C’est bizarre cette passion pour les avions en BD. On ne compte plus les séries dédiées à ce thème ! J’ai lu la série « Baron Rouge » bouclée en 3 tomes, et c’était pas terrible niveau scénario (les images étaient splendides par contre). Pour le coup, c’était trop court. Bon pour la revente…

  • Matt  

    Je ne connais pas Baron rouge mais pour le coup j’ai trouvé le scénar de ce premier cycle bien sympa. Comme je le dis, ce n’est pas l’histoire du siècle et c’est surtout le dessin qui a retenu mon attention, mais c’était fort sympathique. Après je ne suis pas certain de vouloir poursuivre si la série fait 15 tomes. Je verrais si le second cycle s’annonce bon, mais je pense vraiment attendre qu’il soit bouclé. Je déteste attendre les suites…

    Ce n’est pas non plus extrêmement orienté aviation. Le 3ème tome balance nos héroïnes dans la jungle à pieds. Du coup sans être un grand fan ni de guerre, ni d’aviation, le mélange « pin-up, récit d’aventures dans la jungle, guerre et combats aériens » a plutôt bien marché chez moi. On n’est pas dans le cadre habituel de l’infanterie. Il faut savoir que je n’aime pas les récits de guerre en général, ni les films. ça me saoule. Là c’est un peu plus léger et en même temps ça parle aussi de trucs sérieux par le biais de Radio Tokyo et du moral des troupes.
    Je pense en tous cas que pour ceux qui sont fans de ce genre d’ambiance et de chouettes combats aériens c’est une série à suivre. Pour les autres, juste s’ils sont curieux. J’avoue que j’aime bien avoir des trucs variés aussi dans ma BDthèque ou vidéothèque.

  • Patrick 6  

    Ta première phrase résume parfaitement mon à priori sur la série « Si je vous dis « aviation, seconde guerre mondiale et pin-up » vous me répondez quoi ? « Pas ma came » ? » (Bravo à toi de devancer les critiques à venir !)
    Cependant en y regardant de plus prés le graphisme est impressionnant, les scènes aériennes sont tout simplement incroyablement bien rendues ! Un grand point positif pour la BD donc.
    Comme tu le soulignes le réalisme semble être le soucis principal des auteurs ce qui est un nouveau point positif.
    Bon cette BD ne sera hélas pas ma priorité number one dans l’immédiat, mais si l’occasion se présente je la lirais au moins par curiosité grâce à toi ;)

    • Matt  

      Cet apriori était le mien aussi, je ne cherche pas forcément consciemment à désamorcer les éventuelles critiques^^
      Mais quand moi-même je me dis « mouais » au début et que je me retrouve à avoir apprécier quelque chose j’aime bien commencer mes articles comme ça. Certes ça peut ressembler à un artifice pour calmer les lecteurs qui se disent « allons bon, ça va être quoi ce machin qui ne m’attire pas ? », mais je n’irais pas jusqu’à utiliser la technique pour n’importe quel article pour pousser les lecteurs à repousser leurs apriori éventuels.
      C’est ma façon de dire que j’apprends moi-même à ne pas juger un livre sur sa couverture. C’était pareil pour mon article sur Devdas. Je me disais « Bollywood ? Houlà ! ça va être naze » Mais malgré ces a priori, ma curiosité l’emporte souvent. Parfois je l’ai regretté avec des achats de trucs nazes…mais bon c’est le risque.
      Et j’ai eu envie d’écrire un article pour cette raison surtout. Un thème différent, original, que je pensais ne pas spécialement aimer, mais qui m’a presque appris une leçon. Et comme ça je présente des trucs variés qui peuvent rendre curieux d’autres personnes.
      Après chacun est libre de ne pas aimer malgré tout.

  • Présence  

    Comme Patrick 6, j’ai trouvé que ta phrase d’introduction s’adresse directement à moi. Je n’ai pas d’attirance particulière pour ce genre de récit (même avec les pin-ups), et je suis plus convaincu par l’approche de Garth Ennis pour les récits de guerre, ou encore Pat Mills pour La grande guerre de Charlie. En outre, ton commentaire tombe à pic, car ça plusieurs semaines que je vois les dessins de Romain Hugault sur le fil facebook de Bruce, y compris les photographies des meetings aéronautiques.

    Les planches que tu as choisies pour l’iconographie sont magnifiques, et c’est vrai que beaucoup d’artistes éprouvent des difficultés à rendre compte des déplacements dans les 3 dimensions du ciel, et du positionnement relatif des avions. Tu as également bien fait de développer l’acronyme WASP, parce que je ne voyais pas le rapport avec les anglo-saxons blancs et protestants. :)

    Étrangement, la référence à Rocketeer aurait tendance à plutôt me refroidir, car ça doit être le seul cas de figure où j’ai préféré le film au comics. Il est vrai que les dessins sont exceptionnels. Si ma bibliothèque dispose de ces albums, je tenterai cette lecture.

    • Matt  

      C’est plutôt pour l’atmosphère et l’ambiance Rocketeer. Années 40, pin-up, rendu visuel. ça n’a pas grand chose à voir au niveau de l’histoire.
      C’est plus un récit d’aventures comme je le précise, qu’un récit de guerre. Ce n’est en effet pas une tragédie déprimante à la Garth Ennis. Donc surement moins critique sur la guerre, mais l’objectif n’est pas le même.

  • Jyrille  

    Je ne connaissais pas du tout, merci Mattie pour ce tour d’horizon. Je ne suis pas fan du dessin qui par moments me rappellent Fred Beltran, et l’intrigue (ou du moins les thèmes) à la série Pin-Up de Philippe Berthet, qui n’était pas désagréable.

    Je trouve que le dessin est impressionnant pour ce qui est des représentations des avions et les scènes de vitesse, ainsi que pour les pin-ups, mais par moments il semble trop figé, trop aplati, ce qui me fait sortir de ma lecture (j’ai le même reproche à faire pour la série De capes et de crocs, alors qu’à lire c’est super).

    Tout cela sent bon la vieille école franco-belge, mais je dois avouer que j’aime bien les écrits de Yann en général, enfin ceux que je connais un peu : Les innommables, que je lisais déjà dans le magazine Spirou, avec Conrad, et Tigresse blanche avec Conrad aussi. Et Spoon and white.

    Je pourrais donc m’y intéresser si on me les prêtait, mais je n’irai pas investir là-dedans :)

    • Matt  

      Fred Beltran ?Je crois que j’ai feuilleté Megalex et contrairement à Angel Wings, ça m’a plutôt refroidi. Je vois ce que tu veux dire en comparant le style mais à la lecture, je n’ai pas ressenti la même chose.
      Tu as lu Megalex ?

      Yann a aussi écrit le sang des Porphyre sous le nom de Balac. Le premier cycle de 4 tomes est très sympa et le dessin et les couleurs magnifiques. Hélas dans les 2 derniers tomes qui forment le second cycle, à la fois le dessin change et le scénar perd toute son atmosphère en déplaçant l’action dans un contexte complètement différent. On dirait presque 2 séries différentes.

      • Jyrille  

        Non je n’ai lu aucun album de Beltran…

  • Matt & Maticien  

    Étant assez fan de Danny. (J’aime les reconstitutions techniques fidèles et les aspects historiques). Je pourrais me laisser tenter. L’aspect mon up me rebute mais je découvre que ce n’est pas l’unique intérêt du récit et que le réalisme des combats aériens est respecté. Je vais tenter d’en feuilleter un ou deux. Sinon c’est vrai que tu as l’air de la synthese avec ta phrase d’intro ;)

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *