Échec et Matt !

Born Again par Miller et Mazzucchelli

Un conte social bordé de religion

Un conte social bordé de religion©Marvel Comics

Première publication le 15 juin 2014. Mise à Jour le 19 décembre 2014.

Born again , une oeuvre littéraire et symbolique ? Bien sûr que oui !

Cette histoire légendaire de Daredevil reste celle où notre héros démasqué par son pire ennemi finit à la rue.

Une histoire qui continue de vous habiter des années après, qui vous hante, dont vous pouvez réciter des pans entier comme du Shakespeare.

Que le lecteur me permette une anecdote personnelle. Voici certainement l’histoire la plus importante de ma vie. Celle qui me fit grandir en me racontant que même les héros sont faillibles, qu’ils peuvent souffrir et que l’on peut souffrir avec eux, pour eux.

Que ces créatures de papiers, pour peu que l’on croit à leur existence sont aussi réels que n’importe qui et que Matt Murdock est certainement le héros le plus attachant de tout l’univers Marvel.

J’étais un gamin timide, fragile, aimé par mes parents que le monde extérieur terrifiait. Solitaire, le sport ne m’intéressait pas, seulement la lecture et les cadors de la classe ne se gênaient pas pour me latter ( fin de la séquence auto-apitoiement…).

Ne jamais abandonner. Merci M.Miller pour la leçon de vie !©Marvel Comics

Mais Matt était là pour me montrer que même aveugle, on  pouvait s’élever au dessus du médiocre. Que même rossé, moqué, on pouvait développer une attitude à la bonté et aider l’autre. Et que même au plus profond du gouffre, on pouvait se battre jusqu’au dernier souffle et ce traumatisant Never Give Up dont je fis mon crédo. On admirera au passage l’évolution dans la déchéance du personnage ; chaque début de chapitre voit notre héros couché dans une position plus dramatique que l’histoire précédente.

Chapitre 1 : Dans les draps de son appartement luxueux , le sous titre Apocalypse est là pour nous rappeler qu’il s’agit probablement des dernières minutes de repos avant la séance de torture imaginée par Miller et Mazzuchelli .

Chapitre 2, son appartement dynamité , Matt dort dans un trou à rat indigne de sa position sociale. En proie à des délires psychotiques , le lecteur découvre simultanément avec Wilson Fisk que Murdock portait en lui un gemme de folie latent.

Des draps de soie à la compagnie des rats !

Des draps de soie à la compagnie des rats !©Marvel Comics

Chapitre 3 : sans doute le plus dramatique de toute l’histoire du justicier aveugle : le voici couché à même le trottoir parmi les clochards. Les mésaventures de Matt Murdock évoquent les héros de Paul Auster : un personnage issu de la classe modeste supérieure en proie à une crise d’identité majeure finit dans la rue. Et comme par hasard  David Mazzuchelli adaptera La Cité de Verre de l’austère Paul. Son Asterios Polyp aussi.

Chapitre 4 : A la fin du chapitre précédent, Matt, véritable martyr du Libéralisme de Reagan, finit comme le christ détaché de sa croix sur les genoux d’une bonne soeur.

Chapitre 5 : Mazzuvchelli joue avec les images religieuses et Matt dort les bras en croix sur un lit d’hôpital . Maggie évoque la vierge Marie.

La pieta selon Mazzuchelli

La pieta selon Mazzuchelli©Marvel Comics

La dimension religieuse est plutôt surprenante venant d’un cynique comme Miller. Et pourtant les signes s’accumulent : Matt porte tout au long de l’histoire une petite croix, souvenir de sa mère. Il pardonne à Karen sa trahison avec une abnégation qui frôle l’admiration. Ben Urich le considère comme le Messie de Hell’s Kitchen et chaque chapitre s’ouvre avec des titres bibliques : Purgatoire, Apocalypse .

Et rappelle que l’apocalypse au sens étymologique veut dire révélation. Et que Wilson Fisk permet à Murdock de se révéler à lui même et d’apprendre qu’un homme sans espoir est un homme sans peur (frissons). Fisk, le symbole de l’argent facile veut briser le seul homme intègre qu’il ait jamais connu.

Murdock épuisé, humilié, écrasé...

Murdock épuisé, Murdock humilié, Murdock écrasé…©Marvel Comics

Cette descente aux enfers est celle d’un homme dont les valeurs n’ont plus de place dans l’horreur économique dont Fisk ( ce nom !) est l’apôtre. Il fait de ce parrain de la mafia une figure diabolique où plane une pulsion homosexuelle malsaine.

Fisk est obsédé par Murdock, il y pense jour et nuit. Et lorsque ces deux démons s’affrontent, Fisk est à moitié nu. Le démon réel ( Fisk) écrase le démon symbolique ( Matt ). Mais le terrasser physiquement ne lui suffit pas. il  lui faut détruire jusqu’au souvenir de l’incorruptible Murdock.

Brisé de corps et d’âme, son costume de super héros ne sert plus à rien…La violence que Murdock subit est identique à celle que le lecteur ressent. Jamais les deux n’auront été autant en danger ! Le sentiment de sécurité qu’inspire les super héros,  est brisé !

Et lorsque notre héros reprend enfin le dessus, en se tenant debout face à un punching ball , c’est bien dans le chapitre 6 , le chiffre du diable . Miller joue ici avec les symboles pour appuyer le trait sur la schizophrénie de Murdock, un saint habillé en démon .

Matt sombre dans la folie dans une séqunece traumatisante

Matt sombre dans la folie dans une séquence traumatisante©Marvel Comics

S’il fallait retenir une chose de Born Again ( la résurrection ; encore une image biblique ), c’est le portrait d’un homme à la dérive. Marvel publie à la fin du volume US l’épisode 226 , prologue à cette saga.

On aurait tort d’en minimiser la portée. Matt Murdock , encore en pleine possession de ses moyens aborde la crise de la trentaine , et présente tous les signes annonciateurs d’une violent dépression : colère larvée , fausseté de jugement, détachement émotionnel à l’égard de Melvin Potter . Car Born Again reste l’histoire d’un homme abandonné : Matt est abandonné par Karen Page qui livre son secret et son honneur aux chiens. Le voici ensuite plaqué par Glorianna O Breen .

La terreur de l'homme de la rue

La terreur de l’homme de la rue©Marvel Comics

Kevin Smith rappellera dans son run que Murdock nourrit inconsciemment une haine à l’égard des femmes : Abandonné par sa mère  et  ses amies lorsqu’elle ne sont pas sauvagement assassinées ( Elektra , Karen, Glorianna) ou suicidées ( Heather) .

Matt radié par la cour de justice est abandonné par ses pairs et s’abandonne à son tour. Il abandonne sa carrière de justicier, sa noblesse, sa force, son honneur. L’ultime humiliation est d’être poignardé par Turk , le bouffon pathétique de la comédie humaine de Miller.

Il abandonne également ses amis de manière cruelle. Comme Tom Sawyer , il organise de fausses funérailles et assiste au chagrin de ses amis en restant planqué dans l’ombre. Et pourtant, quasiment muet du début à la fin, Matt suscite chez son lecteur un fort sentiment d’empathie . Il s’agit à mon sens du meilleur travail de Miller , ses héros de Batman à Marv en passant par Leonidas étant souvent antipathiques.

Matt pardonne à Karen. Une séquence silencieuse et bouleversante où le lecteur se sent presque en trop

Matt pardonne à Karen. Une séquence silencieuse et bouleversante où le lecteur se sent presque en trop !©Marvel Comics

Lorsque des années plus tard , Miller revisitera les origines de DD avec John Romita Jr , il ne parviendra pas à retrouver la voix du personnage . Je dirais même plus : il n’ a jamais retrouvé l’impact émotionnel de cette histoire qu’il est possible d’apprécier sans rien connaître au justicier aveugle.

Après ce scénario magnifique , qu’il suffirait de suivre à la lettre pour faire un film exemplaire , la fin de Born Again m’ a toujours paru en décalage avec le reste. Miller se livre à ses excès habituels, totalement en décalage avec la subtilité du début.

Finie la partie d’échec mentale entre Murdock et Fisk : celui ci embauche un psychopathe stupide pour arroser Hell’s Kitchen au Napalm . Vraiment ? Et que dire du Marvel Team Up avec Captain America sur fond de patriotisme américain complètement parachuté ?

Des couvertures inoubliables

Des couvertures inoubliables©Marvel Comics

Enfin , la dernière image de Matt et Karen , décontractés et en ballade amoureuse à New York, m a toujours frustré d’une vraie fin à cette saga, du retour gagnant contre le Kingpin.

Rarement, un scénariste et son dessinateur n’auront été autant en adéquation dans l’histoire de Marvel.  Le réalisme de Miller est alors à son maximum : outre le libéralisme il décrit l’enfer de l’héroïne, de la pornographie et fait de New-York un lieu de déchéance et de rédemption.

A l’époque , les éditions Lug avaient interrompu la publication de la saga en raison de sa violence peu appropriée pour de jeunes lecteurs et il fallu des années pour le lecteur français pour lire la fin de la saga. Et pour cause, le Comic , via le « Grim & Gritty  »  (sombre et grinçant) entrait dans sa phase adulte. Et Daredevil dans la légende …

Le charisme de notre héros crève le papier

Le charisme de notre héros crève le papier©Marvel Comics

64 comments

  • JP Nguyen  

    @Matt : Foggy défend Matt au tribunal et lui évite la prison. Après, c’est Matt qui devient psycho et coupe les ponts.

    Pour Glori, dans les épisodes précédents (le run de O’ Neil), Matt lui pose plein de lapins
    Il ne lui manifeste pas un attachement très grand ce serait plutôt une relation de transition pour oublier Heather Glenn qui s’est suicidée.

    • Matt  

      Ok. Je ne connais pas le perso de Glori avant cette histoire. Et de toutes façons, je ne suis pas hyper attaché à la caractérisation. Du moins pas à ce point. Je ne vois toujours pas ce qu’on reproche à la caractérisation de Foggy chez Smith par exemple^^

      Sinon oui ok il défend Matt au tribunal mais j’ai troué vraiment bizarre qu’après que sa maison ait explosé, Foggy se fasse juste la remarque « oh, pas de nouvelles depuis des semaines. bizarre » Bah…je sais pas, va voir la police ! Ton pote a tout perdu, il faisait déjà une dépression avant toute cette histoire et tu ne prends pas plus les devants ? ça m’a juste étonné en fait. En vrai je m’en fiche un peu; ça ne change pas la qualité de l’histoire.

  • Matt  

    Bon les gars j’ai trouvé une technique pour lire le run de Miller.
    Du moins une bonne partie.
    Je me procure le volume Hachette « Elektra » qui publie le DD 168 avec son apparition, puis les épisodes 174 à 181 (sa mort)
    Ensuite je prends le « DD par Miller » tome 2 de Paninouille (ça correspond pile poil au découpage en commençant à l’épisode 182, et se terminant au 226)
    Et ensuite…ben j’ai déjà Born again en collection souple pas cher (227 à 233)
    ça me permet d’acheter une seule de ces foutues briques énormes de Icons à 35€ sponsorisées par les fabricants d’étagères…

    • Bruce lit  

      Euh….
      Je comprends pas, ça te revient pas plus cher que d’acheter le tpb ?

      • Matt  

        Je lis en VO seulement quand j’ai pas le choix. Je prends pas franchement de plaisir à lire en anglais.
        Et d’ailleurs je ne vois pas de quel TPB tu parles. Ils n’ont pas publié le run de Miller en un seul TPB. Il faut au moins en choper 2 ou 3 à 20€ chacun donc non, pas persuadé que ce soit moins cher.

        • Tornado  

          Il faut lire Love and War aussi (existe en GN en VF sous le titre Guerre et Amour aux éditions Comics USA).
          De mon côté j’ai les trois intégrales Paninouille (collection Les Intégrales), le GN Guerre et Amour susnommé, Born Again aux éditions Bethy et l’intégrale Elektra chez Delcourt…

          • Matt  

            Born again chez Bethy, il doit te manquer des pages je crois.
            Les intégrales sont chères maintenant. C’est pourquoi je cherchais la solution alternative sans dépenser 3 fois 35€ avec les 3 Icons^^ Un petit volume Hachette, le Born again que j’avais du choper à 4€, et hop je peux me contenter d’un seul Icons au milieu. le « man withour fear » qui se déroule après Born again ne me tente pas trop.
            Connais pas Guerre et amour.

  • Tornado  

    Guerre et Amour me parait indispensable dans la lecture du run.
    Après vérification Paninouille l’a également publié en GN. Tu trouves ça à 2 euros sur Rakuten.
    Et après re-revérification il est dans le Marvel Icons Tome 2…

    • Matt  

      Ah oui tiens, bon ben je l’ai déjà acheté dans le Icons 2^^
      Tes intégrales Panini ne sont pas dégueulassement imprimées et pleines de points de trame ? Parce qu’à l’époque ils étaient forts pour ça. Maintenant ça va mieux.

  • Tornado  

    C’est possible. Je ne les ai pas sous les yeux. Mais je déteste le papier des Icons également de toute façon.
    Ah… si tout était publié comme chez Delirium… Je me faisais cette réflexion en lisant Swamp Thing par Alan Moore : dans le format Delirium, ç’aurait été le top ! Je n’aime pas non plus le papier-mat de Urban avec son grammage hyper épais. Ils ne sont pas capables de choisir un papier semi-glacé un peu fin nom de dieu ???

    • Matt  

      Moi ça me va très bien le papier mat pour ce genre de couleurs et de vieux graphismes.
      C’est mieux que le papier glacé des intégrales.
      T’es un fétichiste du papier glacé^^

    • Matt  

      Bon cela dit oui le papier d’Urban est trop épais. ça ne gâche rien sur le rendu du dessin, mais ça prend trop de place dans les étagères^^

  • Tornado  

    Ben non, on en a déjà parlé. Le boulot de Paninouille sur les Icons est merdique. Les couleurs sont délavées et les noirs sont gris. Sur leurs anciennes collection « Les Incontournables » les couleurs étaient beaucoup plus intenses.
    Quoiqu’il en soit je préfère le papier-glacé en règle générale. Il n’y a que pour les vieux comics en couleur que je reconnais que le papier-mat est plus adapté. Mais pas comme le fait Paninaze dans les Icons…
    Qui plus-est, le GN Love & WAr est en peinture directe par Scienkiewicz. Nettement plus beau sur papier-glacé…
    Pour en revenir à ce que je disais, le top du top pour moi c’est Delirium : Des bouquins magnifiques, un grand format qui permet de mettre en valeur le dessin de manière extrême, un travail d’impression irréprochable qui fait que même les vieux comics en couleur passent super-bien (par exemple le Tarzan de Joe Kubert) et que les comics en noir et blanc brillent de mille feux (et je m’en fous de ceux qui se plaignent que ça reflète la lumière en plein soleil… quelle idée de lire un épisode de Creepy en plein soleil… Ça se lit la nuit ça, un soir d’Halloween…^^). Après c’est sûr que le prix et la vitesse à laquelle ces albums sont publiés ne s’adaptent pas aux séries ongoing. Mais à des runs d’auteurs par exemple (je répète que pour le Swamp Thing d’Alan Moore ç’aurait été le top), pour des lecteurs très sélectifs comme moi, c’est l’idéal :)

    • Matt  

      Ouais mais faut voir le coût de ces bouquins aussi. Délirium fait du bon boulot mais je me demande même s’ils perdent pas des clients avec leur format ultra luxe bien cher qui doit leur couter un bras et requiert un prix de vente élevé.
      J’ai pas remarqué que « les incontournables » étaient plus beaux que les Icons. T’as l’œil sensible^^ Plus beaux que les « marvel monster » ça c’est clair, là c’est du papier de merde. Mais j’ai pas été dérangé par les Icons (sauf quans ils impriment des trucs modernes comme le Cap de Brubaker, les X-men de Whedon, là le papier n’est clairement pas adapté pour les nuances complexes de couleurs informatiques.)
      Mais pour un DD de Miller, ça va.

      J’avoue que quand ça brille trop ça me dérange un peu. C’est pas juste une question de soleil^^ N’importe quelle lumière genre ta lampe de chevet le soir, ça se reflète et tu remues le bouquin sans arrêt pour lire. Bon je pinaille un peu certes, mais disons que je ne vois pas l’intérêt non plus d’utiliser un papier si brillant et si coûteux. ça marche bien avec le semi glacé fin comme dans les magazines Fantastik par exemple.

  • Tornado  

    Le semi-glacé c’est super ! Ce serait peut-être intéressant que les éditeurs actuels s’intéressent davantage à cet entre-deux qui me parait très bien.
    En lisant le 1° tome du Swamp Thing par Alan Moore, je regrettais quand même vraiment que ce soit publié comme ça. Même en format « deluxe » les planches me paraissent trop petites pour une édition définitive. Et ce grammage là, c’est absurde. Les noirs sont gris. C’est une édition du pauvre -ou tout au moins une édition mal fichue- qui se donne des airs de luxe.
    Fut un temps où tout ce qui m’importait était de lire le plus de trucs possible pour le moins cher possible. Aujourd’hui que je sais ce que je veux lire et garder dans ma bibliothèque, je suis nettement plus exigeant. Delirium c’est le top. C’est effectivement onéreux, pas fait pour toutes les bourses, mais encore une fois pour un collectionneur très sélectif, c’est top. Dommage que l’on ait pas, comme aux USA, plusieurs éditions d’une même oeuvre pour toutes les bourses. Ce serait bien d’avoir le format cheap pour les « gueux » ( :D ), le format genre Icons ou Intégrales pour les complétistes, et le format Delirium pour les collectionneurs sélectifs…

    • Matt  

      Bah tout le monde n’a pas les mêmes moyens donc heureusement que les éditeurs ne t’écoutent pas^^
      Tout serait trop cher.
      Je comprends l’envie d’avoir des trucs de luxe mais en effet selon tes envies et moyens, tu peux aussi vouloir te contenter de moins, et que ce soit moins cher^^ Moi j’aime bien le format souple que personne n’aime, ça prend moins de place et si le papier est de bonne qualité, ça ne gâche rien (sauf si tu balances tes BD contre les murs effectivement, ça résistera moins…mais quel genre de con fait ça ?^^)

      Bon cela dit de nos jours c’est déjà bien cher. Et pas toujours avec un papier qui le justifie…

      Les noirs ne sont pas gris espèce de marseillais^^ Ils sont moins profonds et ne brillent pas^^
      Cela dit je me demande si ça vient du papier ou de la méthode d’impression. Parce que sur du papier mat, si tu imprimes (toi à ton niveau avec tes moyens^^) avec une jet d’encre ou une imprimante laser, déjà t’as pas le même rendu de noir. Avec la laser c’est plus éclatant.
      Je sais pas du tout quel genre d’imprimante ils utilisent dans les maisons d’éditions. Surement des trucs spécifiques, peut être des imprimantes à encre solide, aucune idée. ça pourrait être sympa d’en savoir plus sur le processus de fabrication d’une BD^^

      • Tornado  

        Vu l’intensité des noirs et des couleurs de la collection Icons (donc assez naze), vu qu’ils refusent de publier les runs récents sur papier glacé dans cette même collection, et vu qu’ils refusent mordicus de communiquer sur ce sujet (je leur ai posé moult fois la question et tintin), à mon avis c’est la technique et le matériel le moins cher possible pour le bénéfice le meilleur possible. C’est depuis toujours leur politique à Paninouille.

        Et ce que je disais plus haut c’était que ce serait bien qu’il y ait davantage de collections différentes pour toutes les bourses, et non pas que des trucs chers ^^

      • PierreN  

        « Moi j’aime bien le format souple que personne n’aime »

        Count me in. Vive les albums souples façon tpb (les Select).

        • Matt  

          ça prend tellement moins de place en épaisseur^^
          J’ai même quelques franco belge comme ça, des Spirou de Tome & Janry ou des Pierre Tombal en collection souple « pirate »

          • Tornado  

            Même en harcover, toute intégrale prend moins de place que moult albums simples les uns à côté des autres. Si je suis moyennement fan des omnibus à l’américaine comme le fait Urban avec sa collection « tel auteur présente telle série » (comme le Swamp Thing d’Alan Moore ou les Hellblazer (que j’ai quand même achetés parce que c’est ça ou rien)), ou de ceux de Panini, parce que tu as l’impression d’avoir une enclume dans les mains, les intégrales (à la Franco-belge par exemple, ou comme chez Delirium (ben ouais, je suis fan)), c’est bien cool. C’est beau, et ça ne prends pas trop de place…

          • Matt  

            Ah oui je suis bien d’accord, j’essaie de choper les intégrales quand je peux.
            J’ai un peu honte mais j’ai même revendu mes Blacksad pour racheter l’intégrale et gagner de la place….(et y’a même des bonus, et c’est au même grand format que les albums simples)

          • Matt  

            Enfin sauf les intégrales Urban. Là c’est super épais^^
            Leur version de Long Halloween ou Amère victoire 2 fois plus épaisses que les deluxes Panini…ahem…

          • Tornado  

            Revendre pour racheter mieux ça ne me choque pas. Je fais ça très rarement mais même. Par contre j’ai un peu plus de mal à comprendre ceux qui achètent systématiquement toute réédition de tous leurs comics, y compris les trucs anecdotiques, et qui gardent les anciennes versions en les rangeant à côté. C’est une forme extrême de collectionnite qui est un peu effrayante.

          • Tornado  

            Et bien tiens, j’ai préféré garder mes anciennes éditions de Long Halloween (deluxe paninouille), Dark Victory et les deux tomes d’Halloween (Semic), ainsi que le Catwoman à Rome (Paninouille), étant donné que Urban à réédité le tout en papier mat ! Et pourtant mes 4 tomes de Dark Victory, mes 2 tomes d’Halloween et mon Catwoman à Rome sont en softcover ! Mais au moins c’est en papier glacé… :)

          • Matt  

            Ah ouais comprends pas non plus. Sauf éventuellement pour un truc comme Killing joke si tu veux avoir les 2 colorisations différentes.
            C’est pas que ça me choque, mais je me sens un peu con quand même quand je fais ça^^. J’suis pas riche, je rachète ce que j’ai déjà, et c’est pas tellement « mieux ». ça prend moins de place mais c’est pas mieux imprimé ou quoi que ce soit. Du coup je me dis que je gaspille et que j’suis un peu maniaque^^
            Après j’essaie de revendre les autres versions. Mais bon…on le sait, on perd quand même des sous, on revend jamais au prix neuf^^ (sauf les trucs épuisés hyper rare mais…chut !^^)

          • Matt  

            Softcover c’est bien^^
            Par contre…c’est quoi comme édition Panini ? Parce que moi j’ai un deluxe Long Halloween. C’est sorti en souple avant ?
            Donne moi tes softcover et je te file mon deluxe !^^

          • Tornado  

            Killing Joke a beau être l’une de mes BDs cultes, je n’ai jamais racheté la version remasterisée. Mais la version deluxe regroupant les deux versions qui sort en septembre, j’avoue qu’elle me tente bien dans l’idée de la mettre dans ma liste de cadeaux…
            Je peux aussi comprendre qu’on veuille parfois avoir une version couleur et une version NB d’un même album qu’on adore (j’aimerais bien faire ça avec mes Corto Maltese). Mais c’est le côté compulsif complétiste qui est effrayant. Genre le mec fan de Marvel qui rachète 8 fois Fear Itself à chaque réédition…

            Ma version Long Halloween, comme je le dis plus haut mais tu sembles lire trop vite ( ;) ), c’est le deluxe Paninouille. Auparavant il n’existe en VF que les magazines Semic je crois. Aucun album.

          • Matt  

            Ah j’ai confondu quand tu dis « les 2 tomes d’Halloween », tu parles des mini récits de la même équipe ?
            Bon de toutes façons le gain de place pour un one shot n’aurait pas justifié de payer les frais de port de la poste^^ (sont chers ces enfoirés. Je passe de plus en plus par mondial relay)
            Je n’ai aussi que la première versions Comics USA de Killing Joke. Je l’ai déjà expliqué, je préfère la première version, ne serait-ce que pour les planches finales dans la fête foraine avec les couleurs qui retranscrivent complètement la folie et la perte de repères avec ces couleurs psychédéliques. A côté la fin de la nouvelle version est d’un fade…
            Dans ma tête j’imaginais qu’il y avait des projecteurs, comme une boite de nuit ou un truc agressif du genre sous le chapiteau, ça collait bien. Mais que dalle dans la nouvelle version.

            Racheter 8 fois fear itself…
            Déjà une fois…bon…c’est excusable pour celui qui ne l’a jamais lu^^ Mais sinon…
            T’en connais des comme ça ? Je ne garde pas de doublons. A une époque j’avais le She Hulk de Slott en VO et en VF. La VO parce que beau papier glacé, la VF parce que…euh…je comprenais mieux les dialogues^^ Mais au final j’ai viré la VF. Trop dégueu le papier du marvel monster.
            Et depuis j’ai les 6 premiers épisodes à nouveau en VF dans la collection Hachette sur papier glacé^^ (et les 6 suivants en VO, tant pis)

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