Honni soit les bien-pensants (Bomb Queen)

Bomb Queen 8 – Ultimate bomb: Trump card, par Jimmie Robinson

Un article de PRESENCE

VO : Image Comics

VF : /

Attention au menton
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Ce tome fait suite à BOMB QUEEN 7: END OF HOPE (2011/2012) qu’il n’est pas indispensable d’avoir lu avant. Il regroupe les 4 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2020, écrits, dessinés, encrés, mis en couleurs par Jimmie Robinson qui a également effectué le lettrage.

Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, il a également écrit l’introduction de 2 pages, expliquant la chronologie de parution prévue et celle réalisée par rapport aux élections présidentielles de 2020 aux États-Unis. Chaque épisode s’ouvre avec une citation, de Hannah Arendt pour les épisodes 1, 3 et 4, et de Donald Trump pour l’épisode 2. Pour faire court : Bomb Queen est une supercrimnelle crée par Jimmie Robinson en 2006, qui a longtemps dirigé une ville New Port City où les lois des États-Unis ne s’appliquent pas, accueillant tous les criminels, servant de fait de lieu de regroupement, sans les inconvénients d’une prison, ni pour l’état, ni pour les criminels.

Le révolutionnaire le plus radical deviendra un conservateur le lendemain de la révolution. – Hannah Arendt. Le 26 aout 2024, un lundi, un homme entre dans le night-club Vodoley à Vladivostok en Russie. Il se dirige vers le comptoir et entame la conversation sans préambule, avec la jeune femme sirotant un cocktail. Celle-ci accueille ses avances avec plaisir. Quelques heures plus tard, Bomb Queen se retrouve entravée, pendue au plafond avec la tête en bas, détenue par le superhéros White Knight. Ce dernier est son demi-frère, et le chef de l’équipe de superhéros Super Team Patriot, comprenant Ravenhawk, Yunique et Rizla. Il explique que l’équipe était en mission en Russie pour retrouver le scientifique qui a créé le virus du Covid-19, quand il l’a aperçue en civil dans la rue. Il l’a tout de suite reconnue, 5 ans après qu’elle ait détruit sa ville du crime.

Peu impressionnée, Queen lui demande ce qu’il veut : un chantage, du sexe ? Il répond qu’il a un plan qui devrait être profitable pour tous les deux. Il souhaite qu’elle se présente comme candidate aux élections présidentielles de 2024 aux États-Unis, contre Donald Trump qui brigue un troisième mandat, en échange de quoi il veillera à ce qu’elle dispose d’une nouvelle ville du crime. Elle lui répond qu’elle est une admiratrice du quarante-cinquième président des États-Unis. Il ajoute que Trump a résisté à tout : les scandales, les enquêtes, les votes, que d’une certaine manière elle a été un Trump avant l’heure.

Amis du bon goût : vous êtes encore là ?!?
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Bomb Queen n’accepte pas sa proposition, et ne comprend pas très bien son plan, sachant que Trump finira bien par perdre une élection. White Knight fait usage d’un boîtier dans sa main qui agit sur le cœur de Queen, envoyant des ondes de douleur dans tout son corps. Il explique que Trump a fait modifier le vingt-deuxième amendement de la constitution et le prochain vote lui permettra d’être élu à vie. White Knight laisse le temps de la réflexion à sa demi-sœur et va rejoindre Neil, le responsable du site Capewatch, un site de surveillance des superhéros et des supercriminels. White Knight lui demande ce qu’il pense de son plan, et il répond que ramener Queen sur le sol des États-Unis était une erreur, qu’elle a forcément un plan et que tout cela va mal tourner. Il sort du complexe souterrain et se dirige vers Littleville. Knight retourne chercher la réponse de sa prisonnière : elle s’est évadée, la corde pendouille dans le vide. Il se fait soudainement attaquer par derrière par Bomb Queen. Elle le fait tomber au sol, s’assoit sur lui, récupère la télécommande des nanobots dans son sang, puis s’assoit les fesses sur son visage. Après l’avoir ainsi humilié, elle déclare qu’elle accepte son offre.

Au cas où le lecteur entretienne un doute, l’auteur fait tout pour le dissiper au plus vite. Bomb Queen est toujours une supercriminelle aux méthodes extrêmes, vulgaires et outrageantes. Elle est le plus souvent vêtue d’un string sans pantalon et d’un bustier avec une fenêtre sur sa poitrine. Elle se promène souvent nue devant son demi-frère, juste pour le mettre mal à l’aise. Elle utilise un langage de charretier. La vie humaine n’a aucune valeur pour elle. Elle place sa liberté de faire ce que bon lui semble au-dessus de tout. S’il lui reste quand même un doute sur la vulgarité assumée de ce comics, il peut regarder les nouvelles qui défilent en bandeau en bas des plateaux de télés et découvrir des informations comme Les camps de sans-abri comme nouvelle destination touriste, Les légumes désignés comme nourriture malsaine par l’Agence Fédérale de la Nourriture, une nouvelle chaîne en streaming spécialisée dans les tueries de masse, etc. Quoi ! Ce n’est pas suffisant !?! Et avec un poing qui transperce un torse, une douche dorée, des gros plans sur les fesses de Bomb Queen ? Le compte y est ? En fait il y en a dans tous les épisodes, pour être sûr que le lecteur n’ait aucune chance d’oublier que le politiquement correct n’a pas le droit de cité dans ce comics.

Pas de quartier
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S’étant ainsi assuré d’avoir fait fuir tous les prudes, l’auteur se lâche sans fausse honte. Sous réserve d’être adepte de l’humour noir et trash, les bandes de nouvelles en bas d’écran sont tordants, avec un sens de la formule concise extraordinaire, et une capacité à se montrer offensant avec chacune d’elle. Bomb Queen se montre criminelle et sadique comme jamais : il faut dire qu’elle doit se montrer à la hauteur d’un hypocrite de l’envergure du quarante-cinquième président des États-Unis, et ce n’est pas chose aisée. Les dessins ont cette même caractéristique d’être sans excuse. Jimmie Robinson n’est pas le plus grand des artistes, un artisan un peu limité d’un point de vue technique. Ses traits de contour sont fins, parfois un peu raides. Les expressions de visage restent dans un registre limité. Les plans de prise de vue des dialogues sont souvent statiques. Les décors peuvent parfois être simplifiés au point d’en être simplistes. Le dessinateur compense avec une mise en couleurs venant apporter du relief à chaque surface avec des dégradés lissés, et des effets spéciaux comme les lèvres rouges ultra brillantes de Bomb Queen. À nouveau les amateurs de bon goût ne sont pas à la fête, et ils auront tôt fait de reposer cette bande dessinée sans même la lire.

D’un autre côté, Jimmie Robinson ne fait pas semblant. Il est conscient de ses limites techniques, ce qui ne l’empêche pas d’investir du temps pour soigner ses pages, de la mise en couleurs, à la lisibilité, en passant par de nombreux détails, sans oublier le personnage de Trump très fidèle à l’original sans jouer de la caricature visuelle. Il ne faut pas longtemps au lecteur pour constater cet investissement de l’auteur dans ses planches. Il se donne de la peine pour rendre substantiel sa narration visuelle : les 4 superhéros de l’équipe Super Team Patriot, les 5 autres de l’équipe Z-Gen Squad, la vingtaine d’autres qui apparaissent dans le dernier épisode. Ce n’est pas l’œuvre d’un dessinateur pressé d’en finir, mais d’un artiste qui prend le temps de concevoir des costumes détaillés et des noms spécifiques, parfois avec une pointe d’humour comme Rizla dont le nom et l’apparence évoquent une célèbre marque de papier à rouler. Au fil des séquences, le lecteur constate également que Robinson soigne ses mises en page, pouvant passer d’un dessin en pleine page pour une attaque spectaculaire, à une planche comprenant 15 cases, chacune consacrée à une personne différente énonçant ce qu’elle pense de la candidature de Bomb Queen.

Golf à Mar-a-Lago
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S’il apprécie les auteurs qui vont jusqu’au bout de leur concept, le lecteur est aux anges avec ce tome dans lequel Jimmie Robinson revient dans une forme extraordinaire. Il s’amuse bien à évoquer des actes réels et des décisions réelles du quarante-cinquième président des États-Unis, sans abuser des citations de Tweet, parce que c’est trop facile. L’intrigue est bien construite et pas un simple prétexte, avec une anti-héroïne qui se sert plus souvent et encore mieux de son cerveau que de ses pouvoirs. Bomb Queen incarne le fantasme ultime d’une facette du rêve américain : la liberté sans aucune entrave. Elle manipule l’opinion encore mieux que Trump, avec une posture dévastatrice : elle dit la vérité sur ses actes et les assume, à commencer par toutes les morts qu’elle a causées. Le plaisir de lecture ne s’arrête pas à cette intrigue et à l’attitude sans limite du personnage principal. Jimmie Robinson se lance dans une critique tout azimut de l’hypocrisie omniprésente, avec un sens de l’humour caustique irrésistible. Bien sûr, les médias en prennent pour leur grade, avec une mise en avant du fait qu’il s’agit d’une entreprise capitaliste comme une autre, dont l’objectif premier est de générer des bénéfices, et que finalement l’information n’est qu’un produit secondaire. En plus l’auteur a l’art de la pique pénétrante : dans un bandeau, le lecteur tombe sur une nouvelle concernant un site internet d’informations… composées uniquement d’opinion glanées sur les réseaux sociaux (pas sûr qu’on en soit si loin que ça). Les faiseurs d’opinion en prennent pour leur grade. Personne n’est à l’abri. Bomb Queen brise régulièrement le quatrième mur en faisant référence à ses précédents méfaits et en citant dans son dialogue, le tome dans lequel ils se sont produits. Cela lui donne l’occasion de faire des remarques également sur ses fans, sur les lecteurs de comics, qui viennent avant tout pour la voir dénudée, et pour la voir en train de se montrer sadique, brutale, vicieuse, sans retenue.

Voici un retour inespéré, le tome précédent étant paru en 2012, soit 8 ans auparavant. Le lecteur a le plaisir de retrouver Jimmie Robinson dans une forme éblouissante, avec Bomb Queen plus redoutable que jamais, atteignant des sommets de politiquement incorrect, mais aussi des sommets de critiques caustiques pénétrantes. La narration visuelle et le ton du récit sont en phase parfaite : un peu brut de décoffrage, pour une franchise décapante. Sous des dehors vulgaires, l’auteur fait montre d’un regard aiguisé sur l’hypocrisie de tout type qui préside à de nombreuses facettes de la société, en particulier les relations publiques. À condition de ne pas être rebuté par le langage cru et les comportements sans fard, le lecteur plonge dans une intrigue prenante, avec une narration visuelle professionnelle, pour une critique acerbe et intelligente des dérives hallucinantes en termes de communication. Bonus : dans son introduction, l’auteur confirme que la forme du menton de Trump sur la couverture correspond bien à la vulve de Bomb Queen (merci Eddy pour cette remarque).

Armes de destruction massives
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22 comments

  • JP Nguyen  

    Le lecteur tout-terrain a encore frappé !
    Vu de loin, on dirait du Garth Ennis en un peu plus politisé.
    Avec Trump, la réalité a souvent dépassé la fiction (la javel contre le Covid, qui aurait osé y penser ?) . Du coup, maintenant qu’il est parti (mais reviendra-t-il ?) je n’ai aucune envie de le revoir, même en BD.

    • Présence  

      Du Garth Ennis en un peu plus politisé : oui, ça correspond bien.

      Pour avoir suivi les déclarations tonitruantes et fracassantes pendant 4 ans, mais aussi ses actions (de la construction fantasmagorique d’un mur, à la séparation bien réelle des enfants et de leurs parents émigrants), la réalité a pulvérisé la fiction. Il ne reviendra peut-être pas, mais il a désinhibé la parole de certains politiques, montré par l’exemple le potentiel des médias sociaux pour distraire la populace et les médias installés, mentir effrontément sous couvert de vérité alternative, bafouer la loi en toute impunité (il n’a jamais fourni ses relevés d’imposition, il n’a pas confié la gestion de ses entreprises à un comité indépendant pour éviter les conflits d’intérêt), tout en continuant d’enrichir les plus riches (à commencer par lui) à grands coups de théorie fumeuse (l’économie de ruissellement).

      Du coup, Jimie Robinson m’a impressionné en parvenant à ne pas faire le jeu de Trump, sans le caricaturer, ni le diaboliser.

  • Bruce lit  

    Merci pour cette découverte.
    Je l’ai fini hier et ai grandement apprécié le venin et la méchanceté du personnage ainsi que son impitoyable lucidité. C’est la force de la BD de pouvoir apprécier ce genre de salope (le mot est faible) et de trouver Bomb Queen assez irrésistible en son genre.
    Il y a effectivement du Garth Ennis là dedans avec des scènes énormes notamment les deux débats avec Trump et la conclusion et ses satellites de la mort.
    On parle bien du même James Robinson qui signe désormais Jimmie ? Le monsieur de AIRBOY ?
    Je lirai volontiers les premiers volumes si je les trouve.
    Je dirais juste en critique que comme Millar, Robinson aime cheater ses personnages et leur donner toujours deux longueurs d’avance sans que la tendance ne puisse jamais être inversée. Mais c’est assez bien fait.
    Même ses carences en tant que dessinateur ne m’ont pas gênées. Il sait rendre parfaitement le regard bovin de Trump et ses expressions mesquines.
    Aussi jouissif que THE PRO.

    • Présence  

      Ah non : James Robinson est anglais et blanc et ne sait pas dessiner, Jimmie Robinson est afro-américain et réalise ses comics en autonomie.

      J’ai également trouvé ce récit jouissif. Tous les tomes ne sont pas de cette qualité.

      • Bruce lit  

        Ok, merci de ces infos.
        La défait de Trump reste pour moi une leçon d’espoir : même le pire des locos se heurte aux lois et aux institutions. Même s’il a grandement contribué à les fragiliser.

  • JB  

    Je crois que je ne suis pas allé au delà du 4e TPB. Marrant, transgressif mais pas à la hauteur d’un Garth Ennis par exemple. Et puis, c’est tout ce qui reste de la Shadowline de Jim Valentino

    • Présence  

      La qualité des scénario est inégale en fonction des tomes. J’ai trouvé celui-ci très réussi.

      • Présence  

        Shadowline : des parutions sporadiques, mais qui valent souvent le déplacement. Rat Queens continue son petit bonhomme de chemin. The Marked était sympathique. Je guette Jules Verne Lighthouse qui s’annonce très prometteur.

  • Tornado  

    Marrant, je n’en ai jamais entendu parler (ou si tu m’en as déjà parlé le souvenir s’est noyé dans la multitude). Etonnant aussi que ce ne soit jamais paru en VF.
    Ça ressemble effectivement à du Ennis. Je pense que ça me plairait.
    La couverture qui montre en creux un Trump dominé par sa propre vulgarité est épatante. Les autres scans sont édifiants.
    J’aime la BD trash et caustique. Ça me défoule. Quelle est votre BD trash préférée ? Instinctivement je choisirais THE BOYS. Mais il y a aussi Reiser et Philippe Vuillemin qui me viennent rapidement à l’esprit…

    • Jyrille  

      Je ne crois pas connaître beaucoup de dessinateurs irrévérencieux. Ceux de Psykopat peut-être. En tout cas Reiser et Vuillemin pour sûr, Ennis pour le peu que j’en connais, et c’est tout…

      • Présence  

        J’ai aussi un petit faible pour les auteurs Fluide Glacial, à commencer par Édika.

        • Jyrille  

          Edika forever en effet.

    • Bruce lit  

      Tout Ennis, LES FLEURS DU MAL, PETIT PAUL, pas mal de JUDGE DREDD. Et un jour il faudra que l’on parle des BIDOCHONS.

      • Tornado  

        Ah les BIDOCHONS je suis fan AB-SO-LU ! Je les ai tous et tous lus moult fois ! Rarement autant ri devant une BD. Génie.

    • Bob Marone  

      Winshluss (je pense à In God se trust, en particulier).

      • Bob Marone  

        In God WE trust. Bloody fuckin’ correcteur !!!!

        • Jyrille  

          Ah oui c’est vrai Winshluss ! J’en ai quelques-uns, je les aime tous, surtout Pinocchio et ses Wizz et Buzz. Mais la palme de l’irrévérence revient à Monsieur Ferraille.

  • Jyrille  

    Je n’avais jamais entendu parler de cette série ni de cet auteur. Les dessins ne donnent pas forcément envie en effet, mais cela m’a l’air totalement jouissif et impertinent, donc pourquoi pas. Huit ans tu dis ? Mais il n’y a aucune VF ni aucun recueil ? C’est étonnant mais pas tant que ça : ça m’a l’air très américain, trop éloigné de nous européens, peut-être.

    En tout cas tu me rappelles qu’il est vraiment dommage que PREZ ne soit pas finie.

    Merci pour la découverte, si je tombe dessus je n’hésiterai pas à peser le pour et le contre pour la prendre.

    • Présence  

      Je te confirme : aucune VF pour Bomb Queen (trop trash et un amateur), aucune suite et fin pour Prez de Mark Russell (mais il a fait d’autres comics dont l’excellent Billionnaire Island).

  • Eddy Vanleffe  

    j’ai lu un peu de ces numéros dans des offres diverses,
    j’ai bien rigolé pour autant que les problèmes américains me touchent…
    rigoler sur l »hyper sexualisations des personnages de super héroÏnes sans soi-même est catalogué d’artiste pervers est ardu en ce moment…
    dans le genre je suis un un gros fan de BATTLE POPE DE Kirkman et Moore (avant Walking Dead) …
    sinon dans la satire politique je suis quand même plus proches de nos artistes locaux pour des problèmes plus proches que Trump et ses conneries….
    je n’ai pas retenu grand chose de mes lectures fluide glaciale mais j’ai de très bons souvenirs de Hara-kiri qui déboîtait bien…. ma bd Trash préférée…spontanément je vais citer Les INNOMMABLES de Yann et Conrad. ou TRANSMETROPOLITAN d’Ellis et Robertson….
    Il y a quelque chose dans l’écriture de Garth Ennis qui me bloque mais A TRAIN CALLED LOVE est sympa de ce que j’en connais.

    • Jyrille  

      Ah oui très bien les Innomables.

    • Présence  

      A train called love – Disposant d’une latitude presque totale pour ses projets, Garth Ennis s’est lancé dans une comédie dramatique en dehors de sa zone de confort d’auteur. Il fait preuve d’ambition et d’implication en mêlant humour à la Ennis, une vraie intrigue et des relations sentimentales. Il bénéficie de la mise en images de Mark dos Santos qui sait faire coexister de manière organique ces différentes composantes. le lecteur apprécie le suspense de l’intrigue, tout en ressentant qu’il ne s’agit pas là de l’intérêt principal du récit. Il apprécie les situations scabreuses et provocatrices énormes dont le scénariste à le secret, même si leur force se trouve parfois diminuée par une narration plus bon enfant. Il regarde la valse des sentiments, ressentant de l’empathie pour 2 ou 3 personnages, bien que l’humour vienne parfois prendre le dessus. Un récit très consistant, mais un peu tiraillé dans différentes directions.

      https://www.babelio.com/livres/Ennis-A-train-called-loved-tome-1/944208/critiques/1714359

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