IF YOU’RE GOING TO LOS ANGELES : American songs (Rock Americana, les origines)

IF YOU’RE GOING TO LOS ANGELES : American songs (Rock Americana, les origines) – 1° partie : Crosby, Stills, Nash & Young

Une anthologie historique concoctée depuis la côte-ouest par : TORNADO

If you’re going to San Francisco Los Angeles…

Techniquement, le terme d’AMERICANA est né dans les années 80 (en 1984), au sein des radios qui tenaient à effectuer une synthèse postmoderne en regroupant tous les courants musicaux strictement américains de l’histoire du rock et de la musique populaire.

L’idée était de capter une identité propre : Le rock américain est pétri de sous-genres qui en constituent la richesse : Le Rock’n roll, le Surf-rock, le Garage-rock, le Rockabilly, le Folk-rock, le Country-rock, le West-Coast sound, le Southern-rock (rock sudiste), le Blues-rock, la Country-soul, le Heartland, le Soft-rock, etc (sous-genres qui prennent eux-mêmes racine dans le rock, mais aussi le blues, le rythm’n blues, le jazz, la soul, la country et le Bluegrass).

Ce sont les origines de cette fusion, qui datent des années 60 et 70, que nous allons explorer ici.

Un peu d’histoire :

Au début des années 60, l’Amérique est encore sous le choc du Rock’n roll et celui-ci a fait des petits : le Rockabilly, le Surf-rock et le Rock garage. On tourne néanmoins en rond…

C’est en Angleterre que la révolution opère désormais, notamment avec les Beatles mais ça, tout le monde le sait. Ces derniers vont, en 1964, effectuer une tournée aux USA et en particulier en Californie. Le choc est terrible et on parle très vite de British Invasion tellement les groupes anglais impressionnent les musiciens américains. Une première période, extrêmement faste, littéralement dopée à toutes les drogues possibles, va engendrer le rock psychédélique, véritable histoire d’amour entre les USA et l’Angleterre, qui va culminer en 1967 avec le mythique Summer of Love et ses festivals historiques, laboratoire ultime (sonore et charnel !) dans lequel ces musiciens des deux continents vont révolutionner, de concert (c’est le cas de le dire), la musique populaire moderne.

Dès 1965, les deux premières formations qui entreprennent de se calquer sur leurs homologues britanniques en pratiquant le folk-rock sont tout d’abord les Byrds, réponse littérale de l’Amérique aux Beatles (plus authentique que les Monkees), puis le Buffalo Springfield, davantage ancré dans ses racines propres (avec Bob Dylan pile entre les deux). Car aux USA, il y a toujours -absolument toujours- un mouvement de retour aux sources. Ainsi, après la vague Flower Power incarnée par des artistes comme le Jefferson Airplane ou le Grateful Dead, les musiciens américains vont explorer leurs origines endémiques et se forger une identité vraiment distincte.

C’est là que ça devient intéressant : Historiquement, ce retour aux sources musicales de l’Amérique, qui s’installe depuis Los Angeles et son légendaire Troubadour (le club où il fallait débuter, à l’époque) marque une franche opposition au rock psychédélique, qu’il va rapidement supplanter. Il n’en est pas moins aventureux, mêlant les genres (cités plus haut) avec une très grande fraicheur. Cependant, deux courants vont occuper le devant de la scène : le folk-rock et le country rock, dont l’apanage consiste à trouver un équilibre parfait entre instrumentation acoustique et électrique.

Ça commence comme ça…

Toutes les chansons que vous allez écouter ont été enregistrées en très peu de temps. Soit la quintessence d’un genre qui démarre grosso modo avec le premier album des Byrds en 1965, et qui décline au moment où les Eagles prennent goût à la FM, dix ans plus tard…

Une petite précision s’impose tout de même avant de continuer :

Nous allons faire ici honneur à une partie du rock qui n’est pas toujours appréciée par l’élite du genre.

En 1975, le journaliste Nick Kent, étendard vivant d’un rock qui prône l’état d’esprit avant la musique, qui considère que la chair et le son ne font qu’un et que, pour faire du rock, il faut le vivre dangereusement, débarque à Los Angeles pour voir de près cet endroit mythique qui, tel un aimant, attire depuis plus d’une décennie les Beatles, les Stones et autres Led Zep’ venus y trouver le wild time. Il en repart déçu (après avoir frôlé une overdose dans une baraque du Laurel Canyon…), trouvant le west-coast sound ennuyeux et mou comme de la musique d’ascenseur. De là va débuter une certaine détestation, de la part d’une presse rock élitiste, pour tout un pan du rock qui n’aurait pas le bon état d’esprit. Sous l’impulsion de Kent, c’est d’abord le glam rock qui sera célébré, puis ensuite le punk, lesquels seront sensés enterrer le « folk’n roll »…

L’idée première de l’article est d’insister sur le fait que l’esprit Roots, léché et Laid-back du folk-rock, ainsi que ses épanchements mélancoliques et intimistes, font entièrement partie de l’histoire du rock, au même titre que le reste.

Pas rock’n roll les mecs du Troubadour ? C’est une blague ?

Depuis les hauteurs de Laurel Canyon, quartier de L.A. où se rassemble la quasi-totalité de la scène folk et underground californienne (laissant à San Francisco le monopole du psychédélisme), certains des plus mémorables hauts faits de l’histoire du rock vont s’y dérouler. Emmenées par David Crosby, ce sont toutes les stars qui se retrouvent chez Mamma Cass Elliot pour se baigner nues avec leurs groupies, quasiment aussi célèbres que leurs idoles. C’est Gram Parsons qui invite Keith Richards à prendre du peyotl dans le désert au Joshua Tree. C’est Jim Morrison qui squatte une villa de la rue Rothdess Trail qui lui inspire LOVE STREET. Et si L.A. est devenue la Constantinople de tous les excès, c’est bien parce que nos inventeurs du folk rock y ont profondément semé les graines…

Duel au sommet du canyon !

La première partie de notre rétrospective sera dominée par quatre bonhommes à l’étendard West-Coast : David Crosby, Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young (et leurs émules).

Une seconde partie, complémentaire, se concentrera sur d’autres artistes emblématiques.

Le supergroupe CSN&Y (Crosby Stills Nash & Young) sera instantanément comparé aux Beatles en termes d’importance dans le monde du rock, mais n’enregistrera qu’un album studio en 1970 (1). Car hélas, les relations entre nos quatre bonhommes sont exécrables (pour des questions d’égo). L’équipe connaitra cependant un nombre incalculable d’itérations, chacun participant aux albums des autres, avec de multiples tentatives de reformation, principalement le temps d’un album et d’une tournée (2). Tels des frères ennemis, ils ne vont jamais vraiment réussir à se passer les uns des autres, tout en ne réussissant jamais à se supporter le temps d’un album à quatre…

Un classique, s’il en est…

Pendant plus d’une décennie, Crosby, Stills, Nash et Young vont illuminer le paysage folk-rock de l’Amérique et contribuer à forger le son que la liste ci-dessous se propose d’illustrer.

Attention : Cet article n’est pas un TOP 10. Il s’inspire de la formule, mais il s’agit avant tout d’explorer l’histoire du folk-rock américain.

Allez hop ! c’est parti :

Préambule : Crosby, Stills, Nash & Young : CARRY ON (LIVE) (1971)

Il y a des fois des mecs qui vous promettent du roots, et qui commencent par balancer du rock. Mais comme je ne suis pas comme ça, c’est exactement ce que je vais faire… En commençant par de la guitare électrique qui envoie du bois parce qu’au moins deux de nos gars (Stills et Young) sont de sacrés bucherons.

L’idée est de montrer, d’emblée, que l’AMERICANA roots n’est pas qu’une affaire de musiciens mous du genou.

La grande spécialité de Stephen Stills et Neil Young, lorsqu’ils étaient ensemble, était le duel de guitare.

CARRY ON version live, mise en boite dans l’album 4 WAY STREET (un recueil de concerts), est une longue montée en puissance de 15 mn. Le morceau culmine sur le fameux duel entre Stills et Young. Les deux frères ennemis commencent par se défier, jouent chacun leur tour puis tout d’un coup fusionnent, ne font plus qu’un et décollent ensemble pour un autre monde.

L’un des grands duels de guitare de l’histoire du rock, et 4 WAY STREET, disque de chevet de moult guitaristes en herbe. Culte.

Si vous avez ¼ d’heure, vous pouvez écouter ce morceau de bravoure ici.

1. The Byrds : TRIAD (1967)

Au milieu des années 60, David Crosby, californien pure-souche, crée les Byrds avec Roger McGuinn, Chris Hillman et Gene Clark. De leur côté Neil Young, canadien de naissance, et Stephen Stills, texan, fondent le Buffalo Springfield avec Richie Furay et Jim Messina. Et l’anglais Graham Nash rencontre le succès avec The Hollies (3). C’est avec la création des Byrds en 1965 que nait officiellement le folk rock américain. Ils reprennent le Mr TAMBOURINE MAN de Dylan en l’électrifiant, donnant ainsi des idées au barde, qui enregistre son mythique BRINGING IT ALL BACK HOME dans la foulée !

David Crosby se fait virer des Byrds en 1967, pour divergences artistiques (pour l’égo en fait, comme d’habitude). La rupture survient à l’occasion d’une chanson signée Crosby : TRIAD (un titre sulfureux sur un ménage à trois…). Notre moustachu en a assez que le groupe fasse des reprises et il veut imposer ses créations. Conflit…

Personnellement, la première période des Byrds n’est pas ma préférée et je lui préfère celle qui tourne le dos au psychédélisme et aux coupes au bol, après le départ de Crosby et de Gene Clark, avec l’arrivée de Clarence White (LOVER OF THE BAYOU est sans doute ma chanson favorite du groupe). Mais pour cette partie de l’article il paraissait plus cohérent de choisir un titre de Crosby. Ce sera donc TRIAD !

Le titre ayant été écarté par le groupe, TRIAD figure en bonus sur l’album THE NOTORIOUS BYRDS BROTHERS. Sur la pochette du disque, David Crosby a été remplacé par… un cheval !

2. Buffalo Springfield : HUNG UPSIDE DOWN (1967)

Quand ils fondent le groupe en 1966, Stephen Stills & Neil Young ont tout juste vingt ans. Deux années plus tard, pour leur dernier album au sein de cette première formation, leur style est à maturité. Et ce n’est que le début de leur histoire.

Pour choisir un titre je me suis arraché les cheveux : Contrairement aux Byrds, Buffalo Springfield n’enregistre que trois albums mais tout est bon, pour ne pas dire magnifique de bout en bout.

Le lead-vocal de Buffalo Springfield est au départ dévolu à Richie Furay, autre splendide voix de l’univers country rock, qui fondera ensuite le groupe Poco, puis le Souther-Hillman-Furay Band. Mais, le temps de quelques compositions personnelles, Neil Young et Stephen Stills s’emparent régulièrement du micro principal. Le reste du temps ils font ça en chœurs et annoncent les grands jours de CNS&Y.

On va écouter le redoutable HUNG UPSIDE DOWN. Sur ce morceau, Furay et Stills se partagent le chant et s’en accaparent l’intensité à tour de rôle. Mais nom de dieu que c’est frustrant de ne pas vous proposer encore six ou sept titres de cette formation séminale, qui rivalise avec Beatles et autres Stones tout en s’appuyant magistralement sur ses racines américaines. Ça se sent que je suis fan, non ?

La facilité aurait été de choisir FOR WHAT IT’S WORTH (célèbre protest song sur les échauffourées entre la police et les jeunes de L.A.). Mais tout le monde connait cette chanson (signée Stills). Si je vous la fais écouter vous allez me dire « Ah oui ! je l’ai entendue dans tel film ! ».

Et Neil Young dans tout ça ? Le canadien joue également un rôle énorme au sein du groupe et compose certains de ses titres emblématiques. Bon j’ai une idée, il existe un medley de FOR WHAT IT’S WORTH et du survolté MR SOUL, il est là.

3. Crosby, Stills & Nash : HELPLESSLY HOPING (1969)

A la fin des années 60, nos quatre -très jeunes- gars connaissent des dissensions au sein de leur groupe respectif. En quête d’une plus grande harmonie, ils vont finir par fonder le supergroupe Crosby, Stills, Nash & Young. DEJA VU, leur seul album studio à quatre, parait en 1970.

Avant que Neil Young les rejoigne, ils n’étaient que trois sur l’album éponyme CROSBY, STILLS & NASH (1969). Ensuite la formation ne va cesser de jouer sur cette variabilité : en duo, en trio ou en quatuor, selon les disputes.

Dès le départ, la formule est au point et les harmonies vocales sont extraordinaires. Au niveau créatif, chacun apporte sa contribution et les chefs d’œuvre pleuvent.

HELPLESSLY HOPING concentre à elle-seule le génie de cette formule : Mélodie, harmonie, arrangements. Une polyphonie vocale et des compositions en état de grâce. En deux ans, CROSBY, STILLS & NASH et DEJA VU vont intégrer le cercle des meilleurs albums rock de tous les temps… et y rester.

Tous les superlatifs sont bons quand il s’agit d’évoquer DÉJÀ VU, l’album à quatre. On y trouve notamment la chanson WOODSTOCK. Créée par Joni Mitchell, la version de CSN&Y est la plus connue. On l’entend dans le générique d’ouverture du film de Mike Wadleigh dédié au fameux festival. C’est là.

4. Neil Young : SOUTHERN MAN (1970)

Immédiatement après leur séparation de CNS&Y, nos quatre gars vont, chacun de leur côté, enregistrer l’un de leurs chefs d’œuvre solo.

Le premier à avoir tenté l’aventure, c’est Neil Young. Entre 1969 et 1979, tout en zigzagant entre les diverses itérations de CSN&Y, le canadien va enregistrer ses albums emblématiques, notamment HARVEST (1972), grand standard de l’histoire du rock qui incarne à lui-seul tout le genre musical dont nous ne faisons que parler, ici.

Le « Loner » a beau avoir laissé une discographie énorme, j’ai beau adorer moult chansons de son magnifique répertoire (OLD MAN, DOWN BY THE RIVER, LIKE A HURRICANE, CORTEZ THE KILLER, ON THE BEACH), pour moi, c’est l’évidence : SOUTHERN MAN est la perle parmi les perles. Frissons garantis sur le lead vocal déchirant.

Cette merveille est issue de l’album AFTER THE GOLD RUSH (*), dans lequel on trouve également le sublime DON’T LET IT BRING YOU DOWN.

(* Mais il existe également une version live démente d’un quart d’heure dans 4 WAY STREET de CSN&Y !)

5. Stephen Stills : CHURCH (PART OF SOMEONE) (1970)

Si les gars de CSN&Y ont été comparés aux Beatles, ce n’est pas gratuit : Chacun à leur manière, ce sont d’exceptionnels songwriters et des multi-instrumentistes complets. Du point de vue vocal, ils sont indépassables (Stephen Stills possède probablement l’un des plus beaux organes vocaux de l’histoire du rock américain). Le hic, c’est qu’ils vont tous plus ou moins sombrer dans la drogue (les opiacés et les alcaloïdes, qui succèdent à l’herbe et au LSD, vont commencer à faire leur ravage au lendemain de l’ère Woodstock), ruinant ainsi leurs espoirs de grandeur et de succès planétaire au terme des années 70 (seul Neil Young aura réussi, en se tenant écarté des substances psychotropes, à mener jusqu’au bout une véritable carrière solo).

Le premier album de Stephen Stills est parfait. Il ne fera jamais mieux (en solo). LOVE THE ONE YOU’RE WITH est un tube et le magnifique CHURCH, qui transpire le gospel, démontre que le compositeur est un touche à tout virtuose.

Tandis que Crosby & Nash assurent les chœurs, Jimi Hendrix et Eric Clapton en personne offrent à l’album leur contribution, le premier sur l’endiablé OLD TIMES GOOD TIMES et le second sur le bluesy GO BACK HOME. Et tandis qu’une pléthore de stars participe aux chœurs (Cass Eliott, Rita Coolidge, John Sebastian), Booker T. Jones assure les parties d’orgue, et Ringo Star la batterie (sur deux titres). L’album est dédié à Hendrix, qui décède peu après l’enregistrement (c’était son dernier).

6. Graham Nash : BETTER DAYS (1971)

Le premier album de Graham Nash, c’est le magnifique SONGS FOR THE BEGINNERS, qui contient le tube CHICAGO, grand standard du genre Americana.

De mon côté j’ai choisi l’ébouriffant BETTER DAYS. Est-ce parce que Nash est anglais et qu’il a quitté l’Albion qu’il tient tellement à rendre hommage à Paul McCartney dans cette chanson ? Ecoutez bien : Vous l’auriez entendue dans un album des Wings que vous auriez juré qu’elle était l’une de leurs masterpieces !

Il y a du beau monde dans l’album. Mais évidemment, outre Jerry Garcia (Grateful Dead) et plein d’autres pointures, il y a David Crosby et Neil Young !

7. David Crosby : COWBOY MOVIE (1971)

Difficile de mesurer l’importance d’un tel artiste dans le monde du rock, mais elle est considérable. Il suffit de relever les diverses personnalités qui ont fait appel à lui entant que producteur, arrangeur vocal ou même en tant que musicien et c’est rapidement le tournis : De Bob Dylan à David Gilmour, en passant par les principaux représentants de la scène folk, le moustachu est immensément respecté et admiré partout.

De son côté, il n’a guère brillé en solo en n’enregistrant, durant toute la décennie 70’s qu’un seul et unique album (*). Mais un chef d’œuvre : IF I COULD ONLY REMEMBER MY NAME (bon, il y a Grateful Dead, Jefferson Airplane, Joni Mitchell et des musiciens de Santana dedans, mais aussi Neil Young et Graham Nash…). Une série de neuf titres qui représente bien la spécificité de son créateur : Une aisance dans l’interprétation mais, par derrière, une volonté constante dans l’expérimentation et la recherche d’une musicalité très personnelle. Entre folk, jazz, psychédélisme et underground.

J’ai choisi le titre COWBOY MOVIE. C’est le plus long de la galette, celui où le Croz laisse s’exprimer ses copains du Grateful Dead. Je n’ai jamais été un grand fan du Dead, mais DARK STAR est un des titres « énormes » de l’histoire du rock et on en retrouve des réminiscences ici même.

(*) Après des décennies d’errements en tout genre, notre indestructible morse (80 piges à l’heure où j’écris ces lignes), est revenu tel le phénix et a enregistré quatre excellents albums coup sur coup (entre 2104 et 2018). Inattendu, miraculeux et inespéré pour les fans !

8. Manassas : THE LOVE GANGSTER (1972)

Le premier album solo de Stephen Stills, dont on parle plus haut, était une merveille. Mais le vrai chef d’œuvre du texan est l’éponyme MANASSAS, du nom du groupe formé avec son pote Chris Hillman (ex Byrds mais aussi ex Flying Burrito, qui ramène avec lui deux confrères de cette formation country-rock) et son band de tournée (dont Dallas Taylor, batteur de CSN&Y).

Ce double album est un manifeste et le blondin en est l’auteur complet. A l’intérieur, blues, rock, folk, country et musique latino se bousculent dans un ensemble à la fois hétérogène et cohérent.

Bill Wyman était tellement fan de cette formation qu’il ne ratait aucune session et a même insisté pour jouer sur l’un des titres de l’album (THE LOVE GANGSTER), hésitant un moment à rejoindre le groupe ! C’est l’époque où les Rolling Stones sont sous l’influence du country-rock. Si vous aimez STICKY FINGERS et même EXILES ON MAIN STREET (enregistré peu après lors de l’exil des Stones dans notre hexagone), sachez qu’ils paient leur tribut à Gram Parsons, Little Feat et Manassas.

Un très grand album, d’une richesse vertigineuse, qui condense à lui-seul tout l’esprit du genre Americana.

Très difficile de choisir un seul titre parmi les 21 de cette double-galette. Alors je vais être racoleur et vous balancer… THE LOVE GANGSTER !

On peut voir le groupe en live ici.

9. The Stills-Young Band : FONTAINEBLEAU (1976)

1976 était sensée être l’année des retrouvailles (en studio) pour CSN&Y. Mais très vite les vieilles querelles reprennent et coupent la poire en deux : un album de David Crosby & Graham Nash d’un côté (WHISTLING DOWN THE WIRE), et un album du Stills-Young Band de l’autre (LONG MAY YOU RUN) !

A sa sortie, LONG MAY YOU RUN déçoit la critique. Stills impose ses musiciens à Young qui, espérant de son côté imposer les siens (le Crazy Horse), se fait damer le pion… Le résultat est un peu bancal car le cœur n’y est pas toujours mais, attention : un album décevant de la part de tels phénomènes ne signifie pas qu’il soit exempt de pépites…

10. Crosby & Nash : HOMEWARD THROUGH THE HAZE (1975)

Ces deux-là sont les seuls qui semblent vivre une entente sans nuages.

Du coup, pendant les années 70, ils enregistrent ensemble trois albums : GRAHAM NASH, DAVID CROSBY en 1972, WIND ON THE WATER en 1975 et WHISTLING DOWN THE WIRE en 1976. De l’orfèvrerie mélancolique parfaite pour les fans. Du Roots Rock tranquille. C’est vrai que sans Stills & Young, deux chicaneurs à l’égo surdimensionné (essayez de trouver une star plus belliqueuse et agressive que Môssieur Stills, vous m’en direz des nouvelles. Si vous ne me croyez pas demandez à Véronique Sanson ce qu’elle en pense…), Crosby & Nash sont enfin tranquilles !

On va écouter une ballade crosbyenne typique. Roots… Tranquille… (solo gilmourien inclu)…

Les émules

Eagles : DESPERADO (1973)

Tout le monde connait HOTEL CALIFORNIA, hit légendaire, à la fois chef d’œuvre et pierre angulaire du soft-rock « à démolir ». 

Certes, dès leur troisième album (ON THE BORDER), on voyait bien que les Eagles cherchaient à édulcorer leur style afin de conquérir le plus large public possible. Leur second opus, le magnifique DESPERADO, avait été un échec commercial et ça, le groupe s’était entendu pour que ça n’arrive pas. Ils voulaient être les stars que la majorité des grands noms du country rock (Gene Clark, Gram Parsons, Richie Furay) n’avaient pas réussi à devenir.

Ils allaient y parvenir en alignant trois disques (ONE OF THESE NIGHTS (1975), HOTEL CALIFORNIA (1976), THE LONG RUN (1979)) qui leur vaudra l’ire des rockers puristes, et les Eagles vont être trainés dans la boue par les punks qui en avaient fait leur cible à égalité avec Pink Floyd et quelques autres.

Objectivement, chacun de leurs albums est une perle. Des compositions magnifiques, des arrangements d’une précision effarante, des polyphonies vocales somptueuses, un groove chaleureux imparable. Du talent à revendre et un travail d’orfèvre jusque dans le moindre atome musical. Mais en même temps, c’est un fait : Le tout est édulcoré au maximum. C’est une démarche musicale qui n’est pas vraiment rock’n roll et, bientôt, ils tracent une voie qui marque la fin du country rock et le règne du soft rock (Fleetwood Mac, The Carpenters) qui occupera les charts dans la seconde partie des années 70.

Le chanteur emblématique des Eagles, c’est le batteur ! Don Henley possède l’une des voix les plus chaudes de son temps mais, lorsque tout le groupe s’y met, on devine qu’il cherche à reprendre la formule vocale qui a si bien marché avec CSN&Y.

J’ai choisi une ballade typique d’Henley. Punks s’abstenir…

America : A HORSE WITH NO NAME (1972)

C’est un peu la même chose en ce qui concerne America (un trio d’américains formé à Londres !). Tout commence bien avec quelques magnifiques albums folk rock et ensuite c’est le basculement, à partir de l’album HEARTS, dans le soft sirupeux, dont ils vont peu à peu former l’étendard.

Lorsque le groupe débarque avec son premier opus homonyme et qu’il reprend la formule de CSN&Y (et surtout celle de Neil Young) en la simplifiant, et qu’ils se hissent à la première place des charts américains, c’est toute l’élite country rock qui les prend en grippe d’entrée ! L’histoire du rock est souvent injuste !

Ici on va faire simple et choisir leur tube emblématique, A HORSE WITH NO NAME. Mais il y a bien d’autres perles dans leur répertoire, comme TIN MAN, SAND MAN, LONELY PEOPLE ou RAINBOW SONG.

Pour terminer, un petit repère discographique (on reste dans une discographie studio sélective -uniquement les années 70) :

CSN :

  • 1969 : CROSBY, STILLS & NASH
  • 1977 : CSN

CSN&Y :

  • 1970 : DEJA VU

Crosby & Nash

  • 1972 : GRAHAM NASH, DAVID CROSBY
  • 1975 : WIND ON THE WATER
  • 1976 : WHISTLING DOWN THE WIRE

The Stills-Young band :

  • 1976 : LONG MAY YOU RUN

Manassas :

  • 1972 : MANASSAS
  • 1973 : DOWN THE ROAD

The Byrds (période Crosby) :

  • 1965 : MR TAMBOURINE MAN
  • 1965 : TURN ! TURN ! TURN !
  • 1966 : FIFTH DIMENSION
  • 1967 : YOUNGER THAN YSTERDAY
  • 1968 : THE NOTORIOUS BYRDS BROTHERS

Buffalo Springfield :

  • 1967 : BUFFALO SPRINGFIELD
  • 1967 : BUFFALO SPRINGFIELD AGAIN
  • 1968 : LAST TIME AROUND

David Crosby :

  • 1971 : IF I COULD ONLY REMEMBER MY NAME

Stephen Stills :

  • 1970 : STEPHEN STILLS
  • 1971 : STEPHEN STILLS 2
  • 1975 : STILLS
  • 1976 : ILLEGAL STILLS
  • 1978 : THOROUGHFARE GAP

Graham Nash :

  • 1971 : SONGS FOR THE BEGINNERS
  • 1973 : WILD TALES

Neil Young :

  • 1968 : NEIL YOUNG
  • 1969 : EVERYBODY KNOWS THIS IS NOWHERE
  • 1970 : AFTER THE GOLD RUSH
  • 1972 : HARVEST
  • 1974 : ON THE BEACH
  • 1975 : TONIGHT THE NIGHT
  • 1975 : ZUMA
  • 1977 : AMERICAN STARS ‘N BAR
  • 1978 : COMES A TIME
  • 1979 : RUST NEVER SLEEPS
  • 1980 : HAWKS AND DOVES
  • 2020 : HOMEGROWN : Cet album inédit devait initialement sortir en 1975. Le loner, effondré par une rupture amoureuse (laquelle constitue le squelette de l’album), avait décidé de ne pas le publier. 45 ans plus tard, la chose est exhumée !

(1) Comme on le voit ci-dessus, CSN&Y c’est, durant les 70’s, deux albums studio à trois et un seul à quatre. Il y aura d’autres albums dans les années 80 et 90, mais il s‘agit de réunions dictées par des impératifs commerciaux, qui ne rivaliseront jamais avec le passé glorieux des années 70.

(2) Dès le milieu des 70’s, les quatre gars tentent de se reformer pour se remettre à flot. On peut en déduire que face au succès étourdissant des Eagles, qui leur devaient absolument tout, ils l’aient eu mauvaise en estimant que la couronne devait leur revenir. Hélas, ils n’auront jamais le très commercial flair perçant des aigles, le leur étant obstrué par les poudres blanches.

(3) Nous n’avons guère parlé des Hollies, le groupe dans lequel Graham Nash a débuté car, à l’inverse des Byrds et de Buffalo Springfield, il s’agit d’un groupe anglais.

Bonus – Midlake : ROSCOE (2006)

On termine avec des contemporains. J’aurais pu choisir Turin Brakes mais je les avais déjà mis dans mon TOP 10 : Rock Lyrique et mélancolique ! Et en plus ce sont des angliches !

Midlake, groupe texan apparu en 2001, a tâté de l’Americana jusqu’au départ de son frontman et leader Tim Smith. Le groupe a, par la suite, effectué un virage à 180 degré en publiant un album au style radicalement différent (quoiqu’excellent en tout point) !

Ici, Midlake nous ramène aux meilleures heures de la West-Coast avec un titre magnifique dont la rusticité de la rythmique n’a d’égale que la beauté universelle du refrain. Irrésistible !

Album : THE TRIALS OF VAN OCCUPANThER.

Autre titre conseillé : YOUNG BRIDE.

41 comments

  • Surfer  

    Merci Mr le professeur, une sacrée leçon d’histoire 😉.
    J’ai appris plein de trucs (Une chronique riche … très riche.)
    Même un passionné de cette période peut encore découvrir des choses.
    Lorsque j’ai ouvert la page du blog ce matin, je pensais que l’on allait passer en revue la discographie de NEIL YOUNG et s’attacher à son chef-d’œuvre HARVEST.
    Il n’en est rien , tu vas beaucoup plus loin et c’est tant mieux .
    Ton article m’a fait comprendre que j’avais pas mal de lacunes sur les carrières solo de CROSBY, STILLS et NASH ne m’étant intéressé qu’à celle de YOUNG.

    J’ai lu ton article avec un immense plaisir. Cependant je n’ai pas eu le temps, ce matin ,d’écouter tous les morceaux de musique en lien.

    J’y reviendrai assurément car tu m’as donné envie de me plonger plus profondément dans la discographie solo de CROSBY STILLS et NASH 👍👍👍

    • Tornado  

      Cool. J’espérais bien convertir quelques personnes ! 🙂
      Le plus dur dans cet article a été d’abord de trouver les bonnes chansons (pas spécialement mes préférées d’ailleurs, mais celles qui rendent le mieux « compte »), puis le bon ordre (celui-ci a connu au moins 5 ou 6 versions différentes avant sa version finale). Mais surtout, le plus dur a été d’élaguer. Je voulais que l’article soit fluide et ne donne pas l’impression d’une leçon. Comme s’il avait été écrit d’une traite. ce qui n’est pas le cas du tout…

  • Eddy Vanleffe  

    Féliciations!
    J’ai envie de me précipiter au Furet du Nord pour me faire le plein de pépites…
    On voit les parcours opposés que la vie peut parfois générer.
    j’ai grandi dans un univers où les States sont quasiment absents musicalement… On était un foyer européen à mort (avec une culture assez germanique et des repères allant de Kraftwerk à Nina Hagen en passant par Klaus Nomi et Nena…)
    du coup j’ai un énoooorme trou dans ma culture Rock hippie, sudiste etc…
    donc merci…
    seul problème je n’ai plus un dard depuis noel puisque ma pile de bouquins atteint le plafond…

    • Jyrille  

      Un dard huhuhu ^^

      Bon c’est vrai que je dis encore « des flèches » ou « de la love »…

      • Eddy Vanleffe  

        a la maison je parle comme Gabin et à moité Cht’i et verlan, je te raconte pas comment je suis devenu incompréhensible pour une oreille normale… ^^

    • Tornado  

      @Eddy : Oui je vois très bien que l’essentiel des copains ici ont une culture européenne et souvent franco-britannique (voire allemande, donc…). Pour ma part j’adore la musique anglaise (pas tout évidemment) mais j’avoue avoir un très gros faible pour la musique américaine, dont vous ne voyez ici que la surface, puisque je prépare également des articles sur la musique des noirs et des latinos…

  • Jyrille  

    J’écoute les titres, je commente, et ensuite je lirai et recommenterai.

    1. Je ne suis pas sûr de ne pas l’avoir entendue avant. J’aime bien même si ça fait très hippie. Des Byrds, je ne connais que leur album avec la reprise de Tambourine Man (que je préfère, cette version elle-même fut reprise par Teenage Fanclub) et l’album Turn Turn Turn je crois (dont j’aime beaucoup la chanson titre. Oui je sais elle est dans Forrest Gump. So What ? ^^).

    2. Je ne connais que leur premier album et leur compile. J’aime bien, surtout la guitare fuzz.

    3. Ah là c’est pas trop mon truc. Mais c’est chill. Jamais écouté un album de ces trois gusses sans Neil je pense.

    4. Là c’est l’entrée dans le dur. Je trouve ça vraiment à la croisée des chemins, bien plus rock que americana (pour moi). Très bon album même si on l’entend bien ici, il y a beaucoup de solos qui personnellement ne m’apportent rien.

    5. Comme je te disais, j’ai écouté trois albums de Stephen Stills, c’était pas terrible. Je retiendrai le premier des trois, celui qui contient la reprise que je fais avec mon groupe (Buyin’ Time) : Illegal Stills. Et c’est bien parce que je suis gentil.

    https://www.youtube.com/watch?v=5BxqIl_M6DQ

    Ici c’est cool mais pas ma came. Ca y est ça se répète trop pour moi, ou alors je n’ai pas assez de culture pour l’apprécier.

    6. Alors ça j’aime beaucoup. Plus original, très beatlesien.

    7. Le seul album de David Crosby que je connaisse, depuis peu finalement (quelques années), que j’ai enfin réussi à me procurer l’an passé et qui pour moi ne souffre aucune critique. Ce morceau sonne très Neil Young d’ailleurs je trouve. Du grand art (et court en plus).

    8. Ca marche super bien mais c’est pas du tout ma came. Je vois bien ça en BO de Las Vegas Parano ou dans un Tarantino par contre.

    9. Sympa.

    10. Ah là, non, je m’ennuie. Les arabesques au piano, les solos à la Santana… le Pink Floyd que j’aime pas trop…

    11. Dis-moi, en fait, tu penses qu’après 10, c’est valet, cavalier, dame, roi c’est ça ? Bon, ici, non, pas du tout pour moi. Tu le sens arriver le Bryan Adams ?

    12. Super titre. Oui je sais je suis contradictoire.

    • Tornado  

      Ouf ! Tu en aimes quand même une bonne partie !
      Je te recommande l’écoute entière de Manassas (l’album éponyme). Il fait l’unanimité (mais nécessite quand même plusieurs écoutes. Il le mérite franchement).
      Penses-tu écouter les titres-bonus que j’ai introduits en liens ? (bon, je sais, c’est long !)

      Pour Eagles, je ne m’attendais évidemment pas à ce que des fans de punk puisse apprécier ce morceau (le chant est très soul, même si je vois ce que tu veux dire avec Bryan Adams, et comme dit dans l’article les Eagles VONT tracer la voie de ce soft rock, que personnellement j’adore par ailleurs (bon, pas Bryan Adams (c’est ma femme qui est fan))). En revanche ce genre de titres des Eagles a un effet dingue sur les femmes. On verra si Kaori arrive jusque là.
      Comme je l’ai déjà dit je suis fan aussi de soft rock, même si je pars du principe que ça ne vaut pas certains autres sous-genres, que je ne l’écoute pas au même moment et pas du tout avec le même état d’esprit. Pour moi, tous les sous-genres ont droit d’exister tant que ce n’est pas de la mauvaise musique (ce que je reproche au hip hop en général). Je ne suis pas du tout attaché à l’état d’esprit, « l’intention », tous ces trucs auxquels vous attachez de l’importance et qui n’ont pour moi strictement rien à voir avec la musique. Ça ne m’intéresse pas du tout.

      Alors oui « Souther Man » de Neil Young c’est rock. Mais tout n’est pas comme ça chez Neil. Si j’avais choisi Dont Let t Bring You Down, mon autre titre préféré, ou n’importe quel morceau d’HARVEST, on serait resté dans le folk-rock.

      Personne ne se demande ce que j’ai préparé pour le 2° partie de l’article ? En même temps, c’est mieux de laisser planer le suspense ! 🙂

      • Jyrille  

        Oui j’écouterai les bonus des bonus (tu triches je te l’ai déjà dit), une fois que j’aurai lu l’article. Là ça tombait bien car j’ai un travail répétitif à faire mais qui demande de l’attention donc s’isoler avec de la musique est nécessaire. Après la lecture, je te demanderai sans doute ce que tu veux faire pour la seconde partie.

        Je reste bon public je pense, même si évidemment ce ne sont pas mes préférences. Je n’écoute pas tant Young que ça par exemple. Vas-tu parler du Boss ?

        Je suis d’accord avec toi sur les sous-genres.

        • Tornado  

          Et non il n’y aura rien sur Springsteen. d’abord il n’est pas raccord dans la période et je n’ai jamais aimé la plupart de ses chansons. Justement ceux qui l’aiment mettent toujours en avant l’engagement social de son écriture, sa faculté d’être là où on ne l’attend pas, ce genre de chose. Tout un tas de trucs dont je n’ai rien à foutre quand j’écoute de la musique 😅

          • Jyrille  

            Tu connais quels albums de Springsteen ?

          • Tornado  

            The RIVER, et le suivant.

          • Jyrille  

            Nebraska ?

          • Tornado  

            Oui. ce sont des albums que j’ai acquis à une époque sur les conseils d’un pote. Il m’avait convaincu d’adorer. Je les ai passés un paquet de fois, et je me suis toujours ennuyé (du début à la fin). Je ne sais pas du tout ce que ça raconte, mais juste musicalement, la sauce n’a pas pris du tout.

          • Jyrille  

            Pourtant ce sont deux albums de ses quatre ou cinq ou six essentiels. Je l’ai vraiment apprécié avec le live à NYC de 2001, où il y a des version électriques de plusieurs titres de Nebraska. Une très bonne porte d’entrée puisque cela fait office de compile (souvent j’écoute un live d’un artiste pour le découvrir). A partir de là, j’ai déroulé.

            Je te conseillerai donc son plus sombre, DARKNESS ON THE EDGE OF TOWN, son grand classique BORN TO RUN (troisième album), très électrique également, THE GHOST OF TOM JOAD qui navigue entre folk et titres intimistes, et peut-être plus récemment THE RISING.

            https://www.youtube.com/watch?v=IxuThNgl3YA

            https://www.youtube.com/watch?v=YdhkaPZtQF4

            https://www.youtube.com/watch?v=p-FZozVtgHw&list=OLAK5uy_lyRA5Q_fZ93Di3PTwL-xQM7sinx7OTaA4

          • Bruce lit  

            Incroyable !
            J’ai écouté ces trois titres et comme d’habitude chez le Boss je trouve ça poussif au possible, bourrin, sans charme.
            Puis je m’écoute le formidable 1er album de Animal Triste et je me dis, tiens , la vache , on dirait du Springsteen…
            Et pour cause, c’est une reprise….

            Bien fait pour ma gueule !
            https://youtu.be/b-ulAHY8LrU

            @Tornado : Interview de Steven Wilson et bonne critique de son nouveau disque ce mois ci dans le rock’n’folk avec Alice en cover

          • Tornado  

            Arf… En temps normal je t’aurais plus ou moins envoyé balader en t’expliquant que Springsteen, j’ai déjà donné…
            Mais là, tu fais l’effort de venir vers ma musique alors, je ne me sens pas la force de m’y opposer…^^
            Je vais écouter ta liste. Je te dirais ça demain…
            J’en profite pour te dire que j’en suis à au moins 7 ou 8 écoute de ILLINOIS de Sufjan Stevens. Punaise j’accroche vraiment, c’est top, mais c’est du boulot quand même comme écoute. Tu ne m’as pas du tout donné de la facilité là… 😌

          • Tornado  

            – Born To Run : Je connais. Bruce résume bien au dessus pourquoi je n’ai jamais aimé le boss. Oui, sans charme. Rien que le son de la batterie, no way… Dommage, le refrain à la guitare est sympa.

            – Thunder Road : Davantage country-rock. Ça pourrait me plaire davantage mais là encore je trouve ça poussif pour reprendre les termes de Bruce. le refrain m’agresse tout particulièrement.

            – Atlantic City : Non, ce n’est vraiment pas mon truc. Très ennuyeux pour moi.

            Je n’aimerais jamais Springsteen, contrairement à Dylan, dont je me surprend à apprécier davantage certains albums en y revenant. Récemment j’ai réécouté Bringing It All Back Home et j’ai vraiment adoré la 2nde partie (la partie acoustique pour le coup). Gates of Eden est une tuerie, ses versions de Mr. Tambourine Man et It’s All Over Now, Baby Blue sont supers (même si je préfère la reprise des Byrds, surtout It’s All Over Now, Baby Blue qui est carrément mon titre préféré des Byrds), et It’s Alright, Ma (I’m Only Bleeding) est impressionnante.

          • Jyrille  

            @Bruce : je ne comprends pas. Bon cela dit, Dancing In The Dark est ultra connue, le clip a été réalisé par Martin Scorcese et c’est la toute première apparition de Courtney Cox aka Monica dans Friends.

            https://www.youtube.com/watch?v=129kuDCQtHs

            @Tornado, je ne ressens pas du tout Springsteen comme ça. Ce n’est pas bourrin, c’est du rock. Je pleure en écoutant Born To Run (la chanson), car c’est un cri de rage. Et accessoirement elle a été enregistrée avec la technique du Wall of sound de Phil Spector (tout comme All I Want For Christmas Is You de Mariah Carey).

            Tramps like us
            Baby we were born to run

            C’est tellement fort. J’ai mis du temps à comprendre Springsteen mais une fois dedans j’ai été halluciné par sa versatilité et sa capacité à pondre des chansons évidentes, et des tubes, et des trucs qui parlent à toutes et tous.

            Je suis très content pour le Sufjan Stevens. Et encore, je ne t’ai pas dit de commencer par Age of Adz, vraiment perché pour le coup. Tu seras très agréablement surpris par Carrie & Lowell, sans doute son meilleur disque, très intimiste et parfois un poil déprimant mais très beau.

            Pour It’s all over now, ma version préférée est celle de THEM, avec Van Morrison au chant.

            https://www.youtube.com/watch?v=LviBwdfLn2Q

            Lorsque je l’ai découverte, j’ai surtout été étonné de comprendre que c’était cette chanson qui avait servi de sample par Beck pour sa chanson Jack-Ass

            https://www.youtube.com/watch?v=F4nJgCd8nUg&list=OLAK5uy_mGdOBkihUc_om_t8H-OE0wuSx0T6hSn0o&index=7

          • Tornado  

            Après vérification j’avais la reprise de Them. Je l’avais manifestement oubliée. Elle est top. Ça me donne envie de me replonger dans leur discographie et celle de Van Morrison.
            Tu as une bonne oreille pour le sample de Beck. Effectivement en les écoutant à la suite ça détonne.

          • Jyrille  

            Cool ! 😀

            De THEM, j’ai un double album de l’intégrale avec Van Morrison, c’est tout. C’est super.

  • Matt  

    Qu’est-ce qui fait que les fans de comics sont fans de rock aussi ?
    Je sors pas du même moule on dirait^^ Je suis le mec bizarre du groupe.
    ça a l’air vachement instructif…
    Mais…
    En fait ça m’intéresse pas^^
    Pardon aux familles, tout ça…

    • Tornado  

      Ahahah Matt ! Personne ne t’en voudra ! C’est gentil d’être passé 😉

  • Eddy Vanleffe  

    bon j’écouterais ça le tout ce soir pour mieux répondre aussi…
    mais de base j’aime beaucoup Neil Young et les autres groupes Sixties…

    Au niveau des étiquettes je trouve par contres les américains bien plus ouverts,
    Je suis un sur Youtube un jeune groupe canadien de metalleux… et dans leurs reprises on retrouve aussi régulièrement des musique comme Jefferson Airplane, Pink floyd, Sweet et d’autres
    le journaliste parle de « classic rock » et ça englobe un peu tout sans trop de distinctions
    On peut aime Black Sabbath, Queen ou même Michael Jackson…
    j’avoue que je suis plus à l’aise dans ce genre de paradigme…

  • Jyrille  

    Deuxième partie : je commente au fil de l’eau (informatique inside).

    Je note que le titre est « American songs (Rock Americana, les origines) – 1° partie » et là, je me demande directement : la première partie des origines ? Du rock americana ? De chansons américaines ?

    Tu m’apprends la définition et l’origine du mot americana. Merci. L’historique est également impressionnant et formateur tant je ne me suis jamais intéressé à tout ça. Cela correspond parfaitement aux périodes hippies dont tu parles dans tes articles cinéma récents.

    Je te reconnais bien dans tes indignations face à l’élitisme rock. As usual.

    Merci pour le spoiler sur le TOP 10 mais c’est trop tard ! ^^

    13. Le duo de guitares de 1/4 de Young et Stills (Carry On) : ça envoie le bois de bûcheron mais c’est pas mon truc, surtout au début. C’est marrant, moi qui n’aime pas les solos, dans cette forme très improvisée et organique, live, j’aime bien. En gros à partir de la moitié c’est cool.

    Je ne savais rien des Byrds et des débuts du Buffalo Springfield, merci. FOR WHAT IT’S WORTH : dans des pubs aussi.

    14. donc, For what it’s worth : c’est du playback mec.

    Bon sang il y a encore plein de titres, ça ne s’arrête pas ! Allez, pause.

    • Tornado  

      13 : Oui le début n’est pas top. On dirait que le vent couvre les voix et qu’ils sont obligés de gueuler. A partir du moment où ça devient instrumental, le morceau devient vraiment incroyable.
      Les solos de guitare je suis 50/50 : selon le solo en question, je peux détester ou adorer. Les solos de batterie c’est pire : 99 fois sur 100 je trouve ça chiantissime. Et je suis batteur…

      14 : Ben oui du playback. Comme souvent sur les plateaux TV. Mais je voulais mettre un titre de Stills et un autre de Young en bonus. Alors là c’était une pierre deux coups.

      Oui c’est très long. Ce n’est pas un article de tout repos l’air de rien. Mais on a le temps… 🙂

  • Jyrille  

    Je crois bien n’avoir jamais écouté DEJA VU.

    15. Woodstock : ça m’emmerde ça, pas mon délire.

    16: Don’t Let It Bring You Down : j’adore. Clairement une de ses meilleures.

    17. Old times good times : sympa, ça me rappelle vachement un autre titre mais je ne sais pas lequel là. On reconnaît bien le jeu décalé de Hendrix. Tu m’apprends que c’était son dernier enregistrement.

    18. Go Back Home : trop blues pour moi.

  • JP Nguyen  

    Du quatuor, je ne connaissais que Neil Young. Et encore plutôt de nom, seulement. Pas foutu de citer un seul de ses tubes.
    J’ai écouté en picorant. Rien de désagréable mais rien qui ne m’accroche. Sur le tout premier, CARRY ON, j’admets sans peine qu’il y a des clients à la guitare, mais les voix font tout partir en yaourt.

    Parmi les autres cités, le nom qui me parle le plus est celui de Don Henley. Et le morceau soft rock que tu as choisi est au final celui qui correspond le plus à mes goûts.
    C’est Bruce, lorsqu’il était passé chez moi, m’avait commenté un morceau de ma playlist en me faisant la leçon sur ce type qui avait fait partie des EAGLES…
    La chanson qui passait ce jour-là, c’était THE END OF THE INNOCENCE
    https://www.youtube.com/watch?v=t8VPob_2ZEU
    Je l’avais écouté pour la première fois dans une série TV. Je fonctionne souvent à la connexion émotionnelle et les séries ou les souvenirs particuliers peuvent provoquer un attachement chez moi pour un morceau que je zapperai sans plus dans une écoute « simple ». Je ne saurais trop expliquer pourquoi. Une fois de plus, nos grilles d’écoute sont très personnelles et différentes.
    Ce qui est cool, c’est qu’on peut tous partager nos goûts et nos lubies dans les articles du vendredi rock…

    • Tornado  

      JP je pense que tu aimeras davantage la 2nde partie de l’article. Il y a bien d’autres artistes qui devraient mieux te parler (même Emylou Harris y est évoquée).

  • Jyrille  

    19. Manassas live : sympa, on retrouve cette ambiance psyché d’improvisation.

    Ah c’est THOROUGHFARE GAP que j’ai également écouté de Stills. Horrible. Le troisième (je vérifie) c’est STILLS de 1975. Mauvais.

    20. Tin Man : comme le cheval sans nom qui sonne carrément Neil Young (y compris la voix), c’est un peu la même chose ici, voix du loner incluse, mais son versant folk plus que country. Sympa.

    21. Midlake – Roscoe : je n’aime pas du tout. Le revival folk des années 2000, au son hyper propre, vraiment pas pour moi.

    22. Midlake : Young Bride : ça me fait énormément penser à Grizzly Bear, en moins aventureux peut-être, ça passe déjà mieux mais je ne courrais pas après.

    Je suis crevé.

    Félicitations en tout cas pour cette première partie de dossier, extrêmement riche en contenu et en informations, j’apprends plein de choses et c’est bien l’essentiel.

  • Présence  

    J’en suis à ma 2ème lecture de l’article, mais le temps me manque pour le commenter aujourd’hui. Je reviens demain.

  • Bruce lit  

    Quoi les Punks ?
    Quelle mauvaise langue ce Tornado ! Bon effectivement une bonne moitié de la sélection est un peu trop hippie pour moi. J’ai écouté Buffalo Springfield, les Byrds ce matin sur mon quai de gare : belles harmonies vocales, mais c’est très ennuyeux à mes oreilles.
    Le dernier Homeward a effectivement un joli solo mais je n’aime pas du tout la grille harmonique et les cassures de temps.
    MAIS
    J’adore Neil Young, j’ai une bonne quinzaine d’albums chez moi, même de ses plus récents. Et je l’ai découvert grâce à Kurt Cobain qui l’a cité dans sa lettre de suicide et qui avait la même coupe que lui.
    Je me prends alors Harvest en pleine gueule, fantastique, je savais jouer tout l’album, celui-là et GOLDRUSH !
    Young aimait les Punks, les Punks aimaient Young pour ses Live super agressifs. Hey Hey My My…
    Cet article me fait réaliser que je ne le connais qu’en solo et qu’il serait temps que je me CSTYise.
    Je me note ça dans ma liste à acheter.

    Et j’aime bcp les Eagles aussi, notamment cette chanson. Quiconque aura écrit une chanson en l’hommage de James Dean a de toute façon droit à ma gratitude. Oui, je n’ai jamais compris la haine envers son groupe dont les coulisses était effectivement rock’n’roll.
    Sur les coulisses de Nick Kent, je ne connaissais pas cette anecdote. Ca vaudrait presque la peine de poser la question à Laurence Romance qui est dans mes contacts.
    Mais je te concède un point : Kent et Bangs sont restés focalisés sur le rock urbain de NY.

    America c’est très bien aussi. Je ne savais pas qu’ils s’étaient faits jeter aussi. La dernière fois que je l’ai entendue cette jolie chanson, c’était dans BREAKING BAD.

    SOUTHERN MAN, c’était le pied à jouer et encore plus à chanter.

    Tu savais que Crosby s’était fait allumer sur Twitter : il avait déclaré se foutre de la mort de Van Halen dont il n’aimait pas la musique. Il a dû poster un message d’excuses. Son album je l’ai découvert grâce à Manoeuvre qui en parle dans son livre. Il est très beau aussi. Tu vois, j’ai presque tout bon.

  • Tornado  

    Buffalo Sprinfield, je pense que tu devrais insister. Il y a les vrais débuts de Neil Young (le séminal Broken Arrow ou l’agressif Mr Soul que j’ai mis en bonus dans l’article) et j’insiste : Pour moi on est quasiment au niveau des classiques des Beatles ou des Stones. Quant à Crosby, Stills and Nash et Déjà Vu, c’est carrément du même niveau je n’en démordrais pas.

    Oui Neil a souvent dit qu’il s’intéressait énormément au mouvement punk. Je soupçonne un poil d’opportunisme même s’il est carrément probable qu’il en aimait l’énergie et la spontanéité. L’admiration de Kurt Cobain et l’anecdote de la lettre de suicide sont également devenues des légendes de l’histoire du rock. Maintenant je trouve dommage qu’il faille passer par Nirvana pour aimer Neil Young ou par Robert Smith pour aimer Nick Drake alors qu’on méprise tous les autres artistes du même genre. Je ne suis pas du tout dans cette démarche (ce n’est qu’après (bien après) avoir flashé sur une compil de Nick Drake que j’ai appris qu’il avait été exhumé sur le tard par le chateur de The Cure).

    Que tu dises aimer les Eagles est pour moi un scoop ! Même si c’est raccord avec ton amour pur Pink Floyd (en cela tu rompts avec l’influence de l’élite rock). On est bien d’accord : Leur vie était tout aussi rock’n roll que celle de bien des punks, ce qui en dit long sur le côté factice de l’image et de l’attitude des rockers en règle générale. Leurs frasques défrayaient la chronique dans les 70’s et Glenn Frey est bien mort de ses excès.

    J’ai lu l’anecdote sur Nick Kent dans le bouquin Hôtel California de Barney Hoskyns (son homologue américain). 1975. C’est parfaitement raccord avec le volte face de l’élite rock qui commence à cracher sur tout ce qui a été fait avant pour se tourner vers le glam dans un premier temps, puis vers le punk dans le second.

    Pour en revenir à mon article je fais vraiment, comme je l’ai dit en mp, le distinguo entre les groupes de San Francisco et ceux de L.A. Pour moi la poignée d’album des Doors et de Love ainsi que Pet Sound valent tous les groupes psychés de Frisco réunis (Santana excepté), y compris Janis et son groupe à la noix (tiens j’appris d’ailleurs qu’elle s’était barrée du groupe tellement elle s’emmerdait. Seul problème, le suivant n’était pas forcément mieux et je trouve qu’il lui aura manqué jusqu’au bout un bon manager pour l’aiguiller correctement). A L.A. tu avais tous les artistes cités dans mon article mais aussi les Doors, Love, Zappa, Tim Buckley, Gram Parsons, Mamas & Papas et les Beach Boys. C’est là que ce sont dirigés instinctivement les Stones et Hendrix quand ils ont débarqué sur la côte Ouest. Ce qu’il s’est passé dans cette ville entre 1965 et 1975 correspond parfaitement à ce que je préfère dans l’histoire du rock. Qu’est-ce que j’aurais aimé y être (même si c’était bel et bien dangereux) !

    David Crosby est connu ces derniers temps pour twitter comme un couillon. C’est son plus grand défaut : C’est un sanguin.
    Pour le reste, c’est un personnage merveilleux dont le parcours et la vie rock’n roll est sans doute l’une des plus épiques de l’histoire. Il existe une magnifique documentaire Arte sur lui. Attachant comme c’est pas possible. Pour ceux qui ne le connaissent pas et que ça intéresse, je peux vous le filer en mp si ça vous dit.

    • Bruce lit  

      Maintenant je trouve dommage qu’il faille passer par Nirvana pour aimer Neil Young ou par Robert Smith pour aimer Nick Drake alors qu’on méprise tous les autres artistes du même genre.
      Nous n’avons pas la même approche. J’ai toujours aimé les Interviews Name Dropping comme celle de Bowie où les artistes balançait plein de références. Nous sommes dans les 80-90, Internet n’existe pas. Je me fais des notes sur les artistes que j’ai envie de découvrir et probablement que sans Kurt, je n’aurais pas écouté Neil Young, sa tête de bucheron. Il s’était aussi acoquiné avec Pearl Jam le temps d’un album. J’ai dû découvrir Nick Drake via Françoise Hardy qui l’avait bien connu. J’aime quand les musiciens parlent d’autres musiciens en bien ou en mal.
      Sur les EAGLES, un best of me suffit. Il faudrait que j’aille dans les albums. Rien n’est arrêté.
      Je retenterait Buffalo un jour tout est une question de déclic.

  • Présence  

    Techniquement, le terme d’AMERICANA est né dans les années 80 (en 1984), au sein des radios qui tenaient à effectuer une synthèse postmoderne en regroupant tous les courants musicaux strictement américains de l’histoire du rock et de la musique populaire. – Voilà un paragraphe qui m’était indispensable pour que j’arrive à me situer. En effet je avais déjà rencontré le terme Americana, mais appliqué à la country, puis dans son acceptation plus large c’est-à-dire une part de la culture américaine, ce qui a trait à l’histoire, la géographie, le folklore et la culture des États-Unis d’Amérique.

    Nous allons faire ici honneur à une partie du rock qui n’est pas toujours appréciée par l’élite du genre. – C’est marrant car dans mon propre parcours, les artistes et les albums présentés après faisaient partie des références rock que ce soit dans les articles de type La discothèque idéale, ou pour un de mes amis Inrockuptibles jusqu’au bout des ongles. Ceci m’a poussé à en écouter, mais sans disposer d’un passeur aussi attentionné que ton article. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à intégrer dans ma discothèque Harvest, puis Déjà Vu et beaucoup plus tard After the gold rush.

    Jai beaucoup aimé ton article car en écoutant les morceaux (je l’ai fait 🙂 ) et en lisant tes explications, j’ai pu percevoir des influences et donc des connexions qui m’étaient totalement passées à côté. J’ai quand même reconnu quelques noms en passant comme Santana (facile) Grateful Dead et Joni Mitchell, sans oublier Véronique Sanson (mince, l’épouse de Stephen Stills).

    Je n’avais pas idée que Crobsy, Nash, Stills et Young avaient été une telle référence et une telle influence pour autant de musiciens après.

    Desperado des Eagles : ça m’a permis de découvrir la version originale que je ne connaissais pas, n’ayant écouté que la version de Linda Ronstadt et celle de Johnny Cash.

    La seconde partie : je n’essaye même pas de deviner, j’ai bien vu que je n’y arriverai pas.

    Merci beaucoup pour cette visite guidée aussi agréable que passionnante, pour un territoire musical qui faisait cruellement défaut à ma culture.

    • Tornado  

      Oui la plupart de ces albums sont dans tous les tops de l’histoire du rock. Je parlais de l’élite rock puriste, pour qui le rock ça doit être comme ci et pas comme ça. Ceux là en général les méprisent (trop mou, trop machin, trop bidule…).

      Desperado des Eagles : autant je connais la version de Linda Ronstadt, autant je ne connais pas celle de Johnny Cash. Ça doit certainement être très bon. Je vais essayer d’écouter ça. 🙂

      @Cyrille : Je n’ai vraiment pas envie d’insister avec Springsteen. C’est un rock qui ne me parle pas, qui m’agresse, qui m’horripile. Un peu comme toi avec Stephen Stills 😀 (cela-dit j’insiste : Tu n’as vraiment pas écouté les meilleurs albums : le 1° et Manassas).
      La reprise de Them ne me dit rien. Pourtant je pensais avoir tout écouté de Van Morrison. Je vais également écouter ça…

  • Bruce lit  

    Ok Helplessly Hoping, c’est très beau au casque.
    Tornado, quelle différence entre ce genre de chanson et du Simon and Garfunkel ?

    • Tornado  

      Sur cette chanson en particulier il n’y a pas beaucoup de différence mais CSN ont l’étiquette country-rock et west-coast sound. C’est alternatif. Disons que S&G pourraient être un groupe anglais. C’est juste pop ou folk. CSN c’est 100% américain, 100% west-coast.

  • Eddy Vanleffe  

    Bilan?
    J’aime vraiment tout ce quoi est impliqué ce cher Neil Young…
    quand j’écoute le tout, souvent il manque un soupçon d’agressivité à mon bonheur…
    Du coup je vois un peu pourquoi j’aime tant le vieux hard… c’est un pareil mais avec du 220V en plus^^..
    En tout cas pour moi pas d’antagonisme mais plutôt un cousinage bien agréable…

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