Interview Laure Garancher

Laure et le soleil exactement !

Laure et le soleil exactement !

Entretien mené par  MAT MATICIEN

L’interview avec Laure s’est déroulée en deux temps. Nous avons d’abord correspondu par mail sur la base d’une première série de questions. Puis nous avons échangé par Skype. Le plus difficile a été de réussir à se joindre : pas facile de joindre la Barbade quand on est un jeune père de famille débordé ! Difficile aussi pour un parisien de voir en fin de week end, les palmiers de la Barbade à travers les fenêtres de Laure Garancher.

Très sympa, elle nous a grand ouvert grand les portes de son atelier et de son univers. Il faut savoir que Laure créé entourée de ses toiles, sculptures en fer et toile et d’une collection de vêtements Hmong. Sur son bureau, une palette Cintiq professionnelle, des aquarelles et un peu de bazar. On sent que Laure s’est arrêtée le temps d’une interview pour nous recevoir.

Pour bien lire ce texte, imaginez vous donc à la Barbade, dans un climat un peu moite sous un ventilateur et en tong… bref  l’exotisme de sa vie, nous rappelle celui de sa dernière BD Opium publiée aux éditions Fei dont nous signalons au passage la qualité du catalogue avec la réédition des grands classiques de la littérature chinoise illustré en BD, ou San Mao qui a obtenu le prix patrimoine à Angoulême. La chronique de sa BD est disponible sur Bruce Lit ici

On a coutume chez Bruce Lit de commencer les interviews en demandant aux interviewés leur identité masquée. D’après ce que je sais vous êtes plutôt dessinatrice la nuit avec une vie trépidante le jour ?

Démasquée…En effet, je travaille pour l’OMS dans la région Caraïbe… Je voyage beaucoup  et je couvre des sujets variés : des maladies infectieuses à la coopération hospitalière… C’est passionnant, mais je regrette parfois de ne pas avoir plus de temps pour écrire/dessiner.

Cette « double » vie est-elle une source d’inspiration pour les thèmes, les récits développés ?

Définitivement oui ! Mon travail m’a permis de vivre dans des endroits très variés (Vietnam, Afrique du Sud, maintenant Caraïbes). J’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de gens passionnants. C’est source d’inspiration ! Pour ma première BD, Mon Fiancé Chinois, j’ai écrit l’histoire en me disant que je voulais retransmettre un peu de ce que j’avais découvert en ayant la chance de vivre en Asie.Mon-fiance-chinois_couv

Comment a germé l’histoire d’Opium à mi-chemin entre roman historique et romance…?

En vivant en Asie, j’ai commencé à m’intéresser à son Histoire qu’on n’aborde que très succinctement en France. Je suis tombée sur cette histoire des guerres de l’Opium. Je n’en avais jamais entendu parler alors que le contexte me paraissait vraiment hallucinant. On a soutenu pendant des années le trafic de l’Opium de manière officielle et à des échelles jamais égalées depuis, on a attaqué l’Empire Chinois quand ils ont voulu se protéger de cette drogue et on a détruit volontairement un de leurs joyaux culturels, le palais d’Eté, qui renfermait des siècles d’œuvre d’art… Aujourd’hui on est révolté en regardant des vidéos de Daech détruisant des œuvres d’art, et on oublie ce que nous avons fait dans le passé…

On a tendance à effacer des manuels d’histoire les passages dont on n’est pas très fier… Mais je pense que c’est important d’en parler… Donc je me suis dit que j’aimerai aborder le sujet. Cependant je ne voulais pas non plus tomber dans une histoire trop didactique, ni dans un combat trop caricatural entre « méchants occidentaux » et « victimes chinoises ». J’ai pensé alors qu’à cette période l’occident était aussi fasciné par la culture asiatique qui paraissait lointaine et mystérieuse. C’est l’époque des peintres orientalistes. J’ai donc choisi de placer en parallèle ce thème de l’art occidental/art oriental et de créer le personnage du peintre anglais, William Mc Leon.opium_1

Tintin et le lotus bleu sont une référence sur la BD européenne et son regard sur le monde chinois. Aviez-vous cet ouvrage dans votre arrière plan culturel ?

Bien sûr je l’ai lu et j’apprécie beaucoup Tintin mais je n’ai pas été influencé par ce livre mais bien davantage par les années que j’ai passé en Asie.

L’histoire est ambitieuse, comment avez-vous réussi à trouver un juste milieu entre fidélité historique et récit guerrier ?

J’ai passé pas mal de temps à faire des recherches historiques d’abord. J’avais préparé un grand tableau où je mettais année par année les événements de la « Grande Histoire ». Ensuite j’ai placé la vie des deux héroïnes dans ce tableau. Je savais que MeiJu devait déjà être une jeune femme d’une trentaine d’année au moment de la prise du palais d’été. J’ai replacé les autres événements autour de cela.

Entre écriture du scénario et dessin ou va votre préférence ?

Dur à dire… j’aime vraiment faire les 2. J’aimerai bien, un jour, faire uniquement scénariste pour voir un dessinateur me surprendre en dessinant ce que j’aurai écrit… Cela doit être une expérience assez sympa !opium_2

Je crois que la passion du dessin vient de votre famille…

Ma mère était prof de dessin et ma grand-mère faisait de la peinture… Donc on a toujours eu tout le matériel pour dessiner à la maison et j’ai eu le droit a plein de cours privés ! Cela a toujours été un loisir. C’est peut-être ce qui fait que je n’ai pas souhaité faire des études d’art… A la sortie du lycée mon rêve était d’être « chercheuse en biologie »… Puis après avoir passé quelques mois dans un labo à tuer de pauvres rats, j’ai compris que ce n’était pas du tout fait pour moi. J’étais ingénieur, mais cela ne me motivait pas vraiment de travailler pour une entreprise, alors j’ai repris mes études pour faire un master en socio/anthropologie avec l’idée de travailler dans le développement… et voilà je me retrouve à l’OMS… Mais pendant ce temps-là, je n’ai jamais arrêté de dessiner !

Vivre à l’étranger est un peu frustrant car on a peu accès à des librairies BD… Donc je lis beaucoup de BD en ligne. Mais la BD papier me manque ! Je n’ai pas un auteur en particulier qui me marque plus que les autres, mais beaucoup m’impressionnent ! Je fais beaucoup de recherches dans le travail d’autres auteurs en fonction de ce que j’aimerai travailler. Par exemple en ce moment j’aimerai avoir un style plus semi-réaliste alors j’essaye de m’inspirer d’un maximum de personnes pour développer un style qui me soit plus propre…opium_3

Opium se démarque par un univers graphique très marqué. Pouvez-vous nous le décrire ?

Pour Opium j’avais envie que cela ressemble à ce qui se faisait à l’époque du récit en Asie, avec notamment des couleurs réalisées à la xylogravure. Je souhaitais qu’en ouvrant le livre on ait l’impression d’être à cette époque…

Le langage corporel du récit semble volontairement figé, pourquoi ce choix ?

Sur ce point, et pour compléter la question précédente, en ce qui concerne le style je dois confesser que certaines choses sont dues à mon manque de technique… Plus cela va, plus je suis capable de faire des choses fluide avec un mouvement plus souple… En fait, entre le début et la fin d’Opium, j’avais beaucoup progressé et j’ai dû reprendre beaucoup de dessins des premières pages ! J’ai encore beaucoup, beaucoup de travail à faire pour arriver à ce que je souhaiterai en dessin… Mais c’est incroyablement encourageant car je sens les progrès arriver. Ces dernières semaines j’ai repris ma première BD « Mon Fiancé Chinois » qui va être réimprimée. Steinkis m’a permis de faire quelques modifs, j’ai donc pu reprendre pas mal de choses. C’était la première fois en 2 ans que je rouvrais cette BD… Je n’arrivais pas à croire que j’ai pu faire autant d’erreurs de dessin…opium_4

Quelle a été la scène la plus compliquée à illustrer ?

D’une manière générale, je ne suis pas une personne particulièrement patiente… J’aime quand les choses vont vite… Alors quand il y a une scène où je sais qu’il faut mettre beaucoup de détails, par exemple une bataille où je devrais dessiner beaucoup de soldats, j’ai beaucoup de mal à me motiver pour me lancer… je me dis « oh là là, dans 3 heures j’y serai encore »… Alors je me choisis des émissions de radio qui m’intéressent en podcast et je me mets à dessiner en me disant qu’au moins cela me laissera le temps d’écouter ces émissions…Si c’est une difficulté liée au dessin, alors je prends le temps de chercher de la documentation, ou je demande à des gens de poser pour moi…

Vous travaillez avec un coloriste. Comment se passe cette relation de travail ?

J’ai rencontré Phong quand je vivais au Vietnam.  Il est super doué, c’est un très bon dessinateur et j’espère que certains de ses projets seront un jour distribués en France ! C’était très agréable de travailler avec lui car il connait déjà bien cette culture, l’art asiatique et il a donc pu apporter un regard vraiment intéressant sur la mise en couleur. Forcément, avec la distance et les 11h de décalage horaire, tout se faisait via Internet…

Pourriez-vous illustrer les étapes du travail du crayonné au résultat final ?

Je dessine sur une Cintiq, une sorte d’écran tactile assez grandfait spécialement pour le dessin, fixé sur le bureau comme une table d’architecte.. Cela me permet de zoomer case par case pour dessiner plus précisément. Donc c’est tout en digital sur Photoshop, même le crayonné. Cela me permet de tenter plein de choses en ce qui concerne la composition des pages…laure_4

La tablette a-t-elle changé votre rapport au dessin ?

C’est incroyablement plus rapide. Cela simplifie énormément les actions. En plus on a le droit à l’erreur. Le seul petit point négatif c’est que l’on a plus d’originaux. Certains auteurs y reviennent notamment parce que les originaux ont une valeur marchande et permettent parfois de gagner un peu plus d’argent ce qui n’est pas toujours facile avec ce métier.

Vous  portez une grande attention aux décors. Avez-vous fait des recherches  ?

Oui, beaucoup ! Mais aujourd’hui c’est presque devenu trop facile. J’ai souvent du mal à imaginer ce qu’était la vie avant Internet : trouver tout un tas de bibliothèques en ligne, gravures d’époques,… C’est magique ! Je me rappelle mes premières années d’étude, aller dans une bibliothèque spécialisée : chercher dans des vieilles fiches papiers, puis aller demander l’ouvrage à la bibliothécaire, attendre 20 minutes puis devoir consulter le livre sur place, réfléchir aux pages essentielles a photocopier car chaque photocopie coûtait 10 centimes… Ca y est je me sens vieille…

Votre histoire se développe sur 144 planches. Combien de temps vous a pris a la réalisation de cet album ?

Pour faire Opium j’ai eu la chance d’avoir des périodes où j’avais plus de temps pour dessiner. Certains jours, j’ai pu passer plus de 8h par jour à dessiner… Mais en tout je ne sais vraiment pas !laure_3

Comment êtes-vous entrée en contact avec les éditions Fei ?

J’avais rencontré Fei pour mon précédent livre pour peut-être travailler avec eux et finalement cela ne s’était pas fait. Mais j’avais bien aimé leur approche et je savais qu’ils étaient excellents pour travailler sur une histoire se rapportant à la Chine… Je leur ai présenté le projet déjà bien avancé, avec la majorité des pages dessinées. Ils m’ont accompagné pour le travail d’édition, c’était très agréable car ils connaissent bien le sujet…

Comment s’est réalisé le choix de la couverture très réussie et le format réduit ?

Merci ! Je savais que je voulais un format un peu réduit, façon Roman graphique. Mais c’est eux qui ont eu l’idée de la matière pour la couverture, cela allait vraiment bien avec l’effet livre ancien… Quand je l’ai eu en main pour la première fois, j’ai été super contente ! J’avais vraiment l’impression de voir un livre ancien !

Nous vous avions rencontré chez Gilbert pour une dédicace…

Comme je ne suis pas souvent en France, c’était très intense ! Avec des festivals ou rencontres en librairies en continu ! Mais c’est vraiment sympa de pouvoir rencontrer des amateurs de BD, c’est toujours l’occasion de discussions intéressantes !

Y a un mec bizare derrière Laure qu arrête pas de lui demander si elle connaît Elektra....

Y a un mec bizarre derrière Laure qu’arrête pas de lui demander si elle connaît Elektra….

Votre ouvrage va-t-il être proposé par la maison d’édition en Chine ?

Les éditions Fei essayent de traduire leurs ouvrages en Chinois, mais rien n’est arrêté… . Ce que je sais c’est que les chinois de France,qui l’ont lu, l’ont bien accueilli. Pour eux, c’est un moyen supplémentaire de faire connaitre une période difficile de leur histoire.

Vous êtes une auteure féminine, est-ce encore une chose rare dans le monde de la BD ou les choses évoluent ?

En effet nous sommes une minorité… Je crois que cela évolue un peu, mais lentement… Cette situation est assez mystérieuse pour moi, je ne sais pas comment l’expliquer… Surtout que ce n’est pas un milieu macho, au contraire !

Est-il possible de vivre de la BD ? On entend régulièrement parler de précarité dans les interviews de dessinateurs ou de scénaristes

Honnêtement, je ne sais pas comment font  ceux qui n’ont pas un autre travail à côté… Si j’essaye de calculer combien je toucherai par heure de travail dans la BD, je serai sous le seuil d’extrême pauvreté… J’ai la chance de pouvoir faire cela comme un loisir-passion.

Quand on pense au travail des auteurs de BD par rapport au cinéma ou au théâtre, c’est intéressant : on a les rôles de scénaristes, décorateurs, metteurs en scène, acteurs, éclairagistes,… et nous n’avons pas de limitation pour imaginer les décors les plus fous…  Il y a beaucoup de sources de subventions pour soutenir le cinéma ou le théâtre… Beaucoup beaucoup moins pour la BD. Les artistes n’ont donc pas la liberté de faire ce qu’ils veulent, ni le temps de prendre leur temps ! Il faut penser à ce qui sera rentable et produire rapidement… Le problème c’est qu’il est difficile d’avoir une voix qui porte dans le cas des auteurs de BD… Nous ne sommes pas très nombreux, dispersés, sans capacité de pression… Il faut savoir que sur le prix d’un livre très peu revient à son auteur (scénariste et dessinateur).

J’ai un peur quand je vois le nombre de formation qui s’ouvre pour devenir dessinateur de BD. Aujourd’hui c’est un attrait pour une formation mais nombreux sont ceux qui devront trouver d’autres activités… Il existe une précarité certaine dans ce métier.

Un Trivial Pursuit pas rigolo....

Un Trivial Pursuit pas rigolo….

Au final, le livre ressemble-t-il à ce que vous aviez imaginé avant de dessiner la première planche ?

Non ! L’idée de la forme a évolué au fur et à mesure que je travaillais… C’est ce qui est génial avec le roman graphique, on n’est pas contraint par le format classique 48/56 pages. Au cours du temps j’ai étoffé certaines parties, j’ai développé l’effet vieilli puis Fei a trouvé cette idée que j’adore de la couverture qui a l’air d’être en tissus comme les livres anciens…

Avec le recul, changeriez-vous quelque chose dans ce récit ?

Il y a certaines parties que je développerai peut être plus, sur les points historiques… Mais il vaut mieux ne pas trop y penser, sinon on ne pourrait pas avancer sur d’autres projets !

Avez-vous de nouveaux projets  ?

Comme je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment je me lance dans plusieurs projets BD plus court. J’ai aussi tenté des formats en ligne de type blog. Je cherche actuellement la bonne plateforme pour être hébergée. J’essaye également de faire des BD liées à mon boulot, je suis en train de finir quelque chose sur le paludisme que j’ai testé sur ce site provisoire et en phase de test . J’aimerai aussi développer des activités de BD-reportage car j’ai la chance d’intervenir sur des sujets intéressants…il y a encore beaucoup de choses à faire dans ce domaine. J’ai aussi un projet de Roman Graphique sur l’Afrique du Sud…opium_7

Quels sont les différences entre travail pour l’édition papier et l’édition web ?

Je ne consacre pas le même temps au papier et au web. Mes dessins web sont en général réalisés un peu plus rapidement et parfois un peu moins aboutis.
Le web offre des possibilités de narration un peu différente. A la différence du papier, le lecteur peut n’avoir accès qu’à une partie de la page ou du dessin et ne découvrir la suite qu’après avoir fait défiler le document. C’est le cas pour un dessin que j’ai fait sur la paludisme qui commence avec une série de portrait qui constitue une foule sympathique et se termine de façon plus tragique… J’espère renforcer avec ce format mon message.

Comment aborde-t-on le travail documentaire ou de vulgarisation scientifique comme cette bd sur la palu ?

La BD est un bon média pour la prévention ou la vulgarisation. Mais il ne faut pas croire que la BD est un langage universel. C’est un code qui doit s’apprendre. J’avais pu le remarquer , lorsque je donnais des cours d’alphabétisation pour adultes en France. Certains symboles et simplifications (smiley, expressions corporelles…) doivent être apprises comme la lecture de l’alphabet ! Lorsque l’on regarde certaines BD de vulgarisation, elles sont parfois trop scolaires ou didactiques.

Quels conseils pour un débutant qui souhaiterait se lancer dans l’aventure du dessin ?

Le premier : dessiner, dessiner, dessiner… au moins 1h par jour. C’est la seule façon de progresser. Et je préciserai en disant qu’en 1 heure, il vaut esquisser 10 fois une pose rapidement 5 minutes pour en sentir la structure, plutôt qu’un seul dessin bien léché en 50 minutes. Le coup de crayon initial est vital.

Il faut aussi beaucoup lire de BD … mais en analysant les cases, la composition pour développer sa culture, trouver des modèles. J’ai donné un cours récemment de dessin à de grands lecteurs de BD. Aucun n’avait vraiment analysé une page de BD…. Le dernier conseil: être patient. Mon premier album m’a demandé 6 mois de travail avec une tablette graphique. Cela aurait été bien plus long sans.

Un dernier mot ?

Il y a des gens qui ont réussi à me lire jusque-là ???

Laure en perpétuelle conversation avec sa création

Laure en perpétuelle conversation avec sa création

14 comments

  • Bruce lit  

    Teaser :
    « Special 500 » 3 /6
    La preuve que La Barbade ne fait pas que nous envoyer des catastrophes musicales rihaniesque, voici sa plus aimable ambassadrice : Laure Garancher. Chargée de mission pour l’OMS le jour, Laure est également auteur de BD humaniste la nuit et avait charmé son monde l’an dernier avec « Opium ». Entretien en décalage horaire avec la belle et un Mat Maticien survolté !
    La BO du jour : immense chanson du groupe le plus sous estimé de tous les temps, The Stranglers , qui signait avec ce tube baroque et exotique la bande son des plaisirs des opiacés. https://www.youtube.com/watch?v=lkR_HafkYak

  • Bastien  

    Bonjour,
    Cette interview est très intéressante et m’a donné envie de me pencher sur Opium.
    Les dessins d’illustration sont en tout cas très jolis.
    Merci pour cette découverte.
    Bonne journée.

  • Bruce  

    Merci Matt pour cet entretien mené tambour battant. Ton interview, la première apporte un regard complémentaire à Opium que j’avais apprécié et livre en plus de cela un joli portrait de femme citoyenne du monde. Un parcours atypique en tout cas pour une oeuvre que l’on espère longue.

    • Matt & Maticien  

      Merci Bruce. Je vois que tu as trouvé qq photos supplémentaires pour illustrer l’interview. Je te rejoins et ai hâte de découvrir les prochaines publications de cet auteur.

  • JP Nguyen  

    Bravo pour cette interview « multi-canal » (mail+skype), mister Mat&Maticien !
    Il est quand même assez frappant/flippant de voir que les auteurs de BD ont du mal à vivre de leur activité et doivent avoir un autre job à côté…
    Du coup, de ce point de vue, le travail en Work for Hire aux US pour l’un des deux grands parait presque plus enviable (payé à la planche, avec une couverture médicale pour certains)

  • Matt & Maticien  

    Je profite de cette publication pour remercier à nouveau Laure Garancher pour avoir joué le jeu. Opium est une oeuvre très intéressante et j’espère que certains seront tentés comme Bastien.

    Au delà de son travail, Laure nous donne un aperçu des coulisses avec recul et intelligence.

    Un grand merci à elle et bonne lecture à tous.

  • Bruce Lit  

    Je développe mon idée de portrait de femme : en lisant l’interview de Laure, on peut constater l’absence quasi totale d’allusion à la culture de la BD. Tout juste évoque t’elle succinctement le Lotus Bleu. Ce que montre cette interview est le choix esthétique d’une femme qui n’ a suivi les traces de personne et découvre un métier sur le tas : un dessin perfectible, l’ignorance de la culture bdesque à proscrire notamment les bulles de pensées ( tiens , Tornado, ça te dirait de faire un article sur les bulles de pensées ?).
    Et pourtant au vu de son engagement et de son travail, elle choisit ce médium pour s’exprimer, pour témoigner en toute spontanéité. Je trouve ça très admirable.

  • Présence  

    Il y a des gens qui ont réussi à me lire jusque-là ??? – J’ai trouvé cette interview vive et bien rythmée, et j’ai été surpris d’arriver déjà à la fin, avec cette dernière remarque. Le parcours professionnel et personnel est dès plus déconcertants, d’ingénieure à l’OMS.

    J’ai bien apprécié les détails techniques relatifs à la Cintiq et à la réalité d’une collaboration à l’échelle mondiale, avec une colorisation faite au Vietnam. La remarque sur le travail de recherche de références fait mouche, avec la quantité impressionnante d’éléments historiques disponibles à quelques clics de souris.

  • Tornado  

    Bravo à Matt pour cette interview. Je suis u peu comme Bruce, c’est-à-dire que la présence de ces dames me fait du bien sur ce blog. On se sent bien quoi !
    Un article sur les bulles de pensée ? Quelle drôle d’idée ! Allez, je vais y réfléchir…

    • Bruce lit  

      D’ailleurs si il y a des lectrices invisibles de ce blog intéressée par des chroniques ici même, je suis preneur ! ( des chroniques, bien sûr, je suis un honnête homme….).

  • Lone Sloane  

    Merci à vous, Laure et Matt pour cette correspondance franco-caribéenne et la découverte d’une façon différente et passionée de dessiner, ainsi qu’un regard critique sur la petite entreprise du 9ème art. Du coup j’ai suivi le lien et lu à nouveau le bel article de Bruce sur Opium.
    Bruce, si tu voues Rihanna aux gémonies, la Barbade a égalament donné naissance à un des pionniers du hip-hop en la personne de Grandmaster Flash (DC Comics represent) et The message reste l’hymne emblématique de l’explosion planétaire de ce mouvement dans les années 8O.

  • Laure Garancher  

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour cette interview, c’était sympa et surtout bien préparé!
    Pour le graphe sur la répartitions des droits d’un livre je l’avais prise dans une présentation de cette page https://www.facebook.com/AuteurBD … Pour ceux que cela intéresse…

    Merci à Lone Sloane, je ne connaissais pas Grandmaster Flash en vivant a la Barbade… Je vais aller écouter ça…

    • Bruce lit  

      Hello Laure ! Tu arrives après la fête, je t’ai gardé un peu de gâteau, ah ….mais….euh…oublie ! C’est avec beaucoup de plaisir que l’on a préparé ça avec le Mat Maticien. Reviens quand tu veux, et garde nous l’exclu de ton prochain album ! Ps : si tu croises Rihanna, tu n’aurais pas une dose de palu en trop ?

  • Jyrille  

    J’ai beaucoup aimé cette interview, parce qu’en tant qu’ancien fan des Inrocks, ce qui m’intéresse le plus dans ce genre d’exercice, c’est la capacité à aller plus loin qu’une conversation purement promotionnelle ou professionnelle. Ici on a droit a plusieurs points de vue et comme le soulignent Bruce et Présence, le parcours et les sujets aborder posent de bonnes questions quant à la carrière, à la vie d’auteur, à la place de chacun, que ce soit géographiquement ou personnellement. Comme Tornado, j’ai trouvé ça frais et enrichissant. Merci beaucoup à Laure et Mat pour ce joli moment !

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