La ballade de John Lennon

Lennon par Corbeyran et Horne

Une séance de BRUCE LIT

VF : Marabulles

Imagine John Lennon ©Marabulles

Imagine John Lennon
©Marabulles

LENNON est une histoire complète scénarisée par Corbeyran et dessinée par Horne. Il s’agit de l’adaptation en BD du roman de David Foenkinos (auteur de LA DÉLICATESSE) qui propose une revisitation du mythe du Beatle assassiné en 18 séances chez une psychanalyste dont on ne verra jamais le visage.  N’ayant pas lu le roman, il ne me sera pas possible de rendre à Foenkinos ce qui est à Corbeyran.

Il n’est pas nécessaire d’avoir une vaste connaissance de la vie de John Lennon pour apprécier cet album, la narration étant limpide et très pédagogique. Et puis tout le monde, je veux dire,  le monde entier connaît Lennon, non ? 

Pas de spoilers, la fin on la connaît déjà : il meurt….

Internet relaie souvent cette citation de John Lennon qui me bouleverse à chaque fois : A l’école, quand on m’a demandé d’écrire ce que je voulais être plus tard, j’ai répondu « heureux ». Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, je leur ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie..  Impossible de savoir si cette anecdote est véridique mais elle illustre parfaitement l’intime tourment de l’auteur d’IMAGINE : cette aspiration à être heureux et ne jamais y parvenir, malgré le fait que cet homme, plus célèbre que Jésus Christ,  avec son groupe ou en solo, aura embelli la vie de milliards de terriens, malgré les drogues, les femmes,  l’idolâtrie qu’il suscita et le couple mythique qu’il fonda avec Yoko Ono.

Naissance de John Winston Lennon. ©Marabulles

Naissance de John Winston Lennon.
©Marabulles

Tout au long de ces 18 séances, Corbeyran propose 18 tableaux avec une thématique spécifique où, comme en analyse, l’esprit de Lennon vagabonde entre son passé et son présent.  Le musicien va faire des liens entre sa volonté de créer un groupe pour recréér une famille idéale qu’il détruira le moment venu lorsqu’il s’estimera assez grand pour être lui-même et non plus l’excentrique d’une formation dont il estimait l’image trop lisse.

Ce qui frappe dès l’ouverture de cette histoire, c’est l’exacte appropriation de la langue de John Lennon par Corbeyran. Celui-ci retranscrit à merveille les traits d’esprit du musicien réputé pour son humour, sa lucidité et sa fragilité. Les rockers retrouveront avec bonheur l’exactitude de la mythologie Beatles : les concerts à la Cavern, Stu Stutcliff, le voyage en Inde, la rencontre avec Yoko et sa relation avec son frère ennemi Paul McCartney.

Mais, alors que trop souvent les biopics hollywoodiens brillent par leur réécriture et leur omission (le BOHEMIAN RHAPSODY qui gomme l’homosexualité de Freddy Mercury en est l’exemple le plus récent et surtout le plus navrant), LENNON permet au lecteur d’avoir une vision globale de l’homme et de l’artiste. Un artiste torturé et malheureux qui tentera toute sa vie de soigner une enfance épouvantable.  John Lennon naît en plein bombardement de Liverpool pendant la seconde guerre mondiale. Son premier cri est couvert par les sirènes. L’ironie de Lennon voudra qu’il regrette ne pas avoir été enregistré à ce moment là, cela aurait valu une fortune….

Le groupe comme substitut à la famille d'un enfant abandonné. ©Marabulles

Le groupe comme substitut  familial d’un enfant abandonné.
©Marabulles

Vient ensuite l’enfance de celui qui hurlera MOTHER dans son PLASTIC ONO BAND. Lennon est abandonné une première fois par son père qui, marin, passe tout son temps hors du foyer (Daddy, Don’t go !). Quant à Julia Lennon, c’est une jeune femme qui ne souhaite pas rester otage d’un nourrisson ; tant et si bien que le bébé John passe toute ses nuits à hurler, seul (SEUL !)  dans son couffin pendant que sa mère batifole à l’extérieur (Mommy, Come Home !).

John sera alors élevé par sa tante Mimi jusqu’au jour où ses parents l’enlèvent et  lui imposent un choix inhumain : choisir avec  lequel de ses parents il préfère vivre.  Le coeur du petit John est de nouveau brisé et ce choix si cruel n’aura finalement aucune importance :  il est de nouveau abandonné par ses deux  parents juste avant l’adolescence.

Son père lui soutirera de l’argent toute sa vie. Il se réconciliera avec sa mère juste avant que celle-ci ne meurt heurtée par un chauffard qui catapulte son corps sur 30 mètres. Le jeune John bouillonne de colère et de rage : il se bagarre, blesse sérieusement tous ceux qui l’importunent.  Sa rencontre avec son exact opposé solaire Paul McCartney le sauvera de la délinquance. Si le succès amènera son lot de satisfaction immédiate, notamment sexuelle, Lennon sombre très vite dans la dépression. Il picole plus que de raison, il appelle à l’aide sous les vivats de son public (HELP) et doit passer son temps à se cacher de ses fans, cacher qu’il est marié et père de famille.

LENNON oscille entre l’empathie que l’on peut éprouver pour cette vie si torturée et l’aversion que les réactions de John déclenchent chez le lecteur. Car l’homme aura sacrifié beaucoup de vies dans sa quête du bonheur : sa femme Cynthia qu’il humilie en permanence, son premier fils Julian qu’il n’arrive pas à aimer , la petite May son assistante personnelle dans le lit de laquelle il trouve le réconfort durant sa rupture avec Yoko Ono avant de la laisser tomber impitoyablement.

Le chanteur de WOMAN se comportait comme un enfant irresponsable avec les femmes de son entourage. ©Marabulles

Le chanteur de WOMAN se comportait comme un enfant irresponsable avec les femmes de son entourage.
©Marabulles

La magie de la bande dessinée nous permet d’avoir un regard double sur cet homme double et dont le dernier album s’appellera….DOUBLE FANTASY. Non, John Lennon n’était pas un saint et la manière chaotique dont il a fait souffrir ceux qui l’aimaient n’étaient que les reflets de sa propre culpabilité. Oui, la voix off du personnage, les séquences assemblées par la magie de la psychanalyse permettent de donner du sens aux actes immoraux d’un artiste qui tentera dans le dernier quart de sa vie d’expier ses péchés un à un. A aucun moment les auteurs ne jugent les actes contradictoires de cet homme chantre sincère du féminisme mais qui faisait tant souffrir les femmes en coulisses.

Il deviendra ainsi le premier rocker père au foyer en négociant avec Yoko ce deal infranchissable pour les machos de l’époque : John élèvera Sean Lennon, l’enfant de l’amour inattendu puisque Yoko l’aura porté au péril de sa vie (à 42 ans elle enchaînait les fausses couches). A ceux qui reprocheront à Ono d’avoir dissout les Beatles, Lennon n’aura de cesse de répéter qu’elle l’aura, au contraire, sauvé d’une mort certaine. Pour sa femme et son fils, il arrêtera l’héroïne, trouvera de la poésie à passer l’aspirateur à la maison et un sens à sa vie en donnant des biberons. C’est dans la plus stricte simplicité (d’un homme à l’abri du besoin financier) qu’il se sentira enfin lui même et dont DOUBLE FABTASY se fera l’écho après une carrière solo agrémentée de chansons assez lugubres.

Une mise en scène habile où le lecture est à la fois dans les souvenirs de Lennon et sur le Divan avec lui. ©Marabulles

Une mise en scène habile où le lecteur est à la fois dans les souvenirs de Lennon et sur le Divan avec lui.
©Marabulles

Si la narration de Corbeyran est brillante de bout en bout, le dessin de  Horne n’est pas en reste. Le regard vaporeux de Yoko, les différents look de Lennon, le minois enfantin de Paul, la James Dean attitude de Stu, tout est parfaitement rendu, croqué, exact.  La répétition de certaines séquences, l’aspect figé de ses planches sont autant d’instantanées de souvenirs de John Lennon et des leitmotivs qu’une séance d’analyse induit.

Le lecteur quitte John Lennon soulagé, libéré de ces 18 séances où il s’investit avec une honnêteté exceptionnelle, avec un sourire aussi beau qu’une balle, celle de Mark Chapman qui l’attend en bas de chez lui et qui mettra un point final à sa quête de bonheur. Un véritable parcours romanesque du héros qui meurt à la fin alors qu’il aura triomphé des pires dragons en lui-même.  Cruelle ironie : c’est parce que John Lennon semble heureux que Chapman l’abat. Le chanteur est devenu à ses yeux un petit bourgeois qui a trahi la cause rock.

LENNON est un splendide hommage au père fondateur de la musique populaire. Une simplicité sophistiquée à peindre le portrait d’un homme qui ne soit ni dans la justification, ni dans la victimisation. Comme une chanson des Beatles.  All you need is love, John is all you need !

Lennon, jugé coupable d'être heureux va être abattu. ©Marabulles

Lennon, jugé coupable d’être heureux va être abattu tel un nouveau Christ.
©Marabulles

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Et si Lennon était parti voir un psy avant sa mort, il aurait parlé de quoi ? De sa vie, de son enfance tourmentée et des Beatles bien entendu. Lennon un bijou de Corbeyran et Horne à découvrir chez Bruce Lit.

Merci Mr Lennon d’avoir existé

107 comments

  • Eddy Vanleffe  

    graphiquement c’est très beau et je trouve ça marrant que le noir et blanc puisse avoir cette véracité photographique…

    pour le contenu, j’ai vraiment l »idée que John Lennon, l’homme qui a vécu sur terre de 1940 à 1980 est devenu un personnage comme le roi Arthur, Jesus (héhéhé), un homme dont on raconte la légende comme on en a besoin de l’entendre…

    voilà la version que j’ai lu plusieurs fois jusqu’ici et qui diffère avec la version de ce livre:
    La maîtresse May Pang était jusqu’ici la secrétaire particulière de Yoko Ono qu’elle aurait envoyé dans les pattes de John pour le « juguler » avec sa permission. C’est aussi étrange que je l’écris…
    C’est encore Yoko qui a fait connaitre l’héroïne à John jusque là surveillé par Brian Epstein, elle même grande consommatrice, c’est pour ça qu’elle essaie d’arrêter quand le couple prend la décision d’avoir un enfant, les fausses couches viennent de là…
    les vraies victimes collatérales de cette vie de fou furent bien évidemment Cynthia et Julian qui d’abord niés par la beatlemania furent balayés par la passion entre John et Yoko..
    le gamin dira plus tard qu’à bien des égards, il était plus le fils de Paul que de John…

    L’anecdote sur son enfance sent à mon sens une relecture post mortem…
    le John qui fait des aphorismes zen est né en 1968…
    mais peu importe il est aujourd’hui une figure du domaine public…

    • Tornado  

      C’est vrai qu’on a l’impression que, même si le personnage n’est pas épargné, la relecture de sa bio parait quand même assez romancée.
      N’empêche que l’article fait envie (comme souvent) et les planches sont d’une perfection assez étonnante. Même le manque de décors qu’on peut relever parfois ne gène pas dans le sens où les détails gâcheraient le plaisir de reconnaître les personnages et la précision impressionnante avec laquelle ils sont dessinés.
      Je lirais ça bien volontiers.

      On s’apprêtait à regarder BOHEMIAN RHAPSODY avec me femme et là tu m’apprends qu’ils ont gommé son homosexualité ? kékecé kcé conneries ???!!!

      • Eddy Vanleffe  

        C’est une légende!

        on parle bien de l’homosexualité de Freddy Mercury…le truc c’est que le projet de départ était là dessus avec sacha Baron Cohen, parce que maintenant c’est devenu le truc le plus important dans la vie… Ah bon le groupe a fait des disque? ils étaient quatre? oh ben ça alors…
        la version finie passe plus de temps sur le concert au live aid que sur tout le reste mais son homosexualité,est bien là à grand renfort de regards concupiscents sur des camionneurs de scènes de boites de nuits et de « coming out » en bon et due forme à sa première épouse et même en présentant l’homme avec il va finir sa vie, alors je ne sais pas ce qu’il faut de plus…
        une scène porno pour qu’on comprenne?
        je lit souvent que ça a été gommé un peu partout, mais je crois que cela vient qu’en Chine, ils ont remonté le film ou interdit le film je ne sais plus…

        après ce film est plein de mensonges et de délires concernant le groupe… c’est une bio pic très très romancée on va dire..

        • Bruce lit  

          @Eddy + Tornado : https://www.gqmagazine.fr/pop-culture/article/les-regrets-de-rami-malek-pour-bohemian-rhapsody
          http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/cinema-article-62602-Bohemian+Rhapsody+++show+must+go+on+(malgre+quelques+fausses+notes).html
          Effectivement, le film a été retouché en chine, ce qui pour le coup ne me choque pas…parce que ben, c’est la chine, quoi…
          Je n’ai pas vu BOHEMIAN, n’étant pas plus passionné que ça par ce groupe.

          Sur Lennon : La relation avec May est bien montrée dans la BD, tout comme la prise d’héroïne ou la négligence de John pour Cynthia et Julian. Tout y est, sans aucune concession au contraire.
          Je pensais que tu serais plus virulent sur Lennon (c’est ce que tu avais promis sur FB).

          • Eddy Vanleffe  

            nan
            j’ai dis que j’aurais des choses à dire…
            Je suis très critique envers Lennon par ailleurs( le roi du crachat dans la soupe), là il s’agit d’une bio en bd, si elle est bien faite, je n’ai rien à critiquer..
            surtout que comme chacun sait à présent sur le blog, le point de vue psychanalytique, ben…c’est mon angle mort à moi… :)

            dans ton article, j’ai juste eu la méfiance qu’après en en avoir fait une « mata hari » du rock n’roll, ils en fasse une mère Theresa…
            c’est pour ça que je parle de légende…
            la légende qui fait aussi de Lennon souvent un saint du rcok n’ roll et de Paul Mac cartney un vilain méchant pas beau…
            le genre de truc que j’ai horreur…
            mais non je ne voulais pas desendre en flèche l’article du jour ou ce livre…don’t worry

        • Matt  

          Bon mais du coup Bruce tu dis une bêtise dans l’article concernant Bohemian…
          Il n’est coupé qu’en Chine.
          Allez on corrige avant que des hordes sur Facebook viennent t’atomiser !^^

          Bon sinon vous vous doutez que j’en ai rien à carrer de tout ça^^ Même si je salue le dessin et un portrait qui n’épargne pas le personnage.
          Le film RAY sur Ray Charles ne gommait pas grand chose non plus. Drogue, sale comportement avec les femmes, etc.

          Après il parait qu’on reproduit ce qu’on a vécu. Et vu l’enfance foireuse du mec, c’est pas étonnant qu’il ait foiré ses relations avec les gens aussi.

          Une question me taraude tout de même : ce genre de BD c’est réservé aux fans ou pas ? Genre imaginez que je sache à peine qui est Lennon (ce qui n’est pas loin de la vérité car même si je sais qui il est, je ne sais rien de sa vie privée), est-ce que je vais y comprendre quelque chose ? Ou est-ce que la BD fait des « clins d’oeil » et « références » à des évènements que le lecteur est déjà censé connaitre ?

          • Eddy Vanleffe  

            ca tombe bien que tu dises ça..
            Je ne crois pas que cette oeuvre soit objectivement plus intimidante que la bio romancée d’une pirate chinoise avec un contexte politico-historique.
            l’histoire commence simplement à la première vignette.
            les bio pic d’artistes c’est comme aller voir la môme ou encore ce fameux Bohemian…
            c’est une histoire qui nous explique des trucs et à mon avis, cela nécessite moins de prérequis q’un truc du genre iNfinity gaultnet…
            il faut aussi abattre à coup de masse cette opacité fictive du monde de la musique, on est tous beaucoup plus égaux qu’on croit…

          • Bruce lit  

            Oh, non je corrige pas, m’en fiche parce que sinon faut remettre à jour les commentaires.
            Je n’ai pas vu le film sur Ray Charles.
            L’ouvrage est très pédagogique et et accessible à quiconque s’intéressant à la vie du leader du plus grand groupe de tous les temps.

          • Tornado  

            Depuis quasiment le début de leur invention, tous les biopics fonctionnent sur la même structure : Ascension, chute, rédemption. C’est la mythologie réelle (en opposition à celle des super-héros fictifs) de notre monde moderne…

          • Tornado  

            Récemment j’ai regardé « Get On Up », le biopic de James Brown. J’avais une pêche d’enfer tout le reste de la journée ! :)

          • Matt  

            @Bruce : c’est pas bien de laisser des erreurs^^ ça fait désinformation pour les lecteurs.

            @Tornado : Ah James Brown c’est déjà plus ma came comme musique, ça peut m’intéresser. Je suppose que le film est bon si tu te contentes de dire que tu avais la pêche^^

          • Bruce lit  

            @Matt : tu aimes les Beatles ?

          • Matt  

            @Bruce : bof…
            Ouais je sais, j’suis irrécupérable pour toi hein^^

          • Bruce lit  

            Nous avons définitivement une approche différentes de la musique, effectivement.
            Je le disais l’autre fois : ma culture musicale privilégie les albums. Autrement, ce serait comme ne lire que quelques pages d’une BD.
            Ceci dit les Beatles ont suffisamment de singles dans la manche.

          • Matt  

            En plus Bruce, même les groupes que j’aime, ben…je n’aime pas tous leurs titres.
            Je n’écoute jamais d’album en entier, je sélectionne ce qui me plait et je vire le reste^^

          • Matt  

            Bah non chaque chanson a été composée séparément des autres. Chaque chanson est une BD. C’est pas comme si les mecs savaient à l’avance en composant la chanson N°1 quelle sera la chanson de fin d’album.
            Du coup un album ne constitue qu’une anthologie pour moi. Dont tu peux très bien lire les histoires séparément ou dans le désordre.
            Tu fais comment quand t’aimes pas la moitié d’un album ? Tu vires l’album complet ? Tu t’infliges l’écoute de trucs que tu n’aimes pas sous prétexte que t’aimes l’autre moitié ? ça n’a aucun sens pour moi^^

          • Eddy Vanleffe  

            Matt, tu te trompes, beaucoup d’albums sont conçus comme des entité et l’ordre des chansons est prémédité…

          • Matt  

            L’ordre peut être, mais on ne me fera pas croire que lors de la conception de la première chanson, les mecs ont déjà en tête les 10 suivantes.
            Donc si tu veux c’est un feuilleton de one shot, mais chaque chanson a sa propre histoire dans ses paroles, donc commencez pas à venir me dire que ça n’a aucun sens de ne pas tout écouter dans l’ordre !
            Alors vos articles de top 10 ou les albums best of, ça ne devrait avoir aucun sens non plus si vous n’écoutez jamais les chansons séparément des albums.

            ça prend une tournure que je n’aime pas. Je vais encore être l’inculte qui ne comprend rien au final…

          • Matt  

            Je dirais qu’à la limite il y a des thèmes par albums avec des chansons sur des choses qui peuvent avoir un rapport entre elles. Mais déjà je doute que tous les fans de musique soient bilingues et comprennent parfaitement les paroles (encore moins si on parle de chansons allemandes ou autres…)
            Donc ce principe d’écoute d’albums en entier, ça ne me parle pas du tout. Ce n’est pas comme « lire quelques pages de BD » qui là ne permettraient pas de comprendre du tout une histoire. Chaque chanson a toujours été conçue pour avoir un sens en elle-même sans besoin d’autres.
            Après que tu puisses y trouver une harmonie en écoutant tout à la suite, ok tant mieux.
            Ou que tu puisses mieux comprendre la vie de l’artiste en réfléchissant aux paroles des chansons arrangées dans tel ou tel ordre, ok aussi si tu veux. Moi je m’en fous de la vie de l’artiste, je l’ai déjà dit. La musique m’importe juste pour ce qu’elle évoque en moi, et je peux même apprécier sans piger les paroles donc hein…voilà ^^

          • Jyrille  

            Je comprends ton point de vue, Matt, moi-même je l’applique aux artistes dont je me contrefous (Aerosmith par exemple). Par contre, pour moi, un album, c’est une anthologie un peu. Je crois que c’est un peu la définition… quand tu prends un album de Gaston, c’est une anthologie des blagues écrites pendant une période (un an, deux ans, trois ans…). Pour un album de musique (hors albums conceptuels comme Sergent Pepper ou le Tommy des Who entre autres) c’est pareil : une anthologie de titres conçus et écrits dans une même période de temps. Ca donne une saveur particulière à une chanson de connaître les autres je trouve. Et surtout, je ne peux pas écouter qu’une chanson par jour ^^

          • Eddy Vanleffe  

            Matt crois bien que je n’ai pas d’intention de te dire que tu es un mauvais élève simplement, je sais que pas mal d’albums sont le fruit d’un travail un peu comme un tableau…
            après oui quand une chanson est composé, on en est encore au moment où tout est en fermentation… mais c’est juste une info…
            tu nous rectifie aussi quand on est approximatifs…
            et puis aimer une chanson par-ci par là…c’est le cas de la majorité des gens pour une majorité de groupe….
            pour ma part je ne dois avoir l’intégral que de quelques groupes
            dont les Beatles et les Stranglers…
            C’est déjà beaucoup plus tangeant pour les Rolling Stones…

          • Matt  

            Je sui d’accord avec Jyrille. La comparaison avec des gags de Gaston est plus logique^^
            On peut très bien aimer que quelques gags et se faire un album best of si on veut (enfin…techniquement on ne peut pas parce qu’il faudrait saccager des livres et savoir en reconstruire un^^ mais on se comprend)
            Du coup que ça puisse avoir une saveur ou je ne sais quoi…oui ok, si vous voulez.
            Mais aucune obligation pour ma part de tout écouter à la suite.
            Et sans doute ne suis-je pas assez fan de quoi que ce soit pour avoir envie de « m’immerger » dans un album dans l’ordre précis.
            Il est de toutes façons extrêmement rare que j’écoute plus de 15min de musique à la suite. Donc même si je me faisais un album entier, ce serait en plusieurs fois^^

            Ouh le blasphémateur que je suis, z’avez vu ?^^
            Et je préfère même les musiques orchestrales sans chant, en général.
            Même si j’aime des artistes de blues, quelques groupes par ci par là.

            Vous allez penser du coup que je me fous de tous les groupes si je ne suis pas plus impliqué que ça, mais non. C’est juste que la musique ne guide pas autant ma vie que vous^^ Je peux passer des semaines sans en écouter.

            Eddy, on peut aimer plus qu’une chanson par ci par là et donc sortir de cette impression de « je pioche un peu partout » et se concentrer davantage sur un groupe en se disant « ah, il a retenu mon attention », mais malgré tout n’aimer que la moitié des titres du groupe au final. Je suis souvent comme ça moi. Et je n’aime pas m’infliger les titres qui me déplaisent.

          • Eddy Vanleffe....  

            « Ouh le blasphémateur que je suis, z’avez vu ?^^ »

            T’aimes bien nous dire que tu fais pas comme nous, avoue… ^^

            je ne peux parler que pour mon cas perso…mais quand j’étais gamin, le CD n’existait pas encore et la musique était encore taxée comme les parfums ou les produits dit de luxe…ce qui avait pour effet qu’on investissait que sur les disques qu’on était à peu près sûrs d’aimer, on va dire 80% du contenu…il n’y avait pas non plus la facilité de sauter de plage, il fallait chercher sur la bande de la cassette ou viser comme joueur de fléchette au bon endroit du vinyle pour obtenir la bonne chanson en entier. comme on était des flemmards, ben on laissait le disque courir… le cd est arrivé mais pas tout de suite dans les HLM tu vois…j ‘ai mis du temps à m’y mettre parce que le cd était trois fois le prix du vinyle…
            peut-être que maintenant avec le MP3, le concept d’album vit ses derniers jours…mais ça ne fait que confirmer la culture de poche que ca représente pour ses adeptes…

          • Matt  

            Nan, j’aime bien anticiper ce que les puristes pourraient dire^^ ça dissuade les gens de le dire du coup.
            Oui bah après c’est une question de vécu, de nostalgie, de perception, tout ça.
            Moi je n’ai eu que 2 cassettes audio, de musiques d’Ennio Morricone^^
            Mon père avait des vinyles mais le tourne disques ne marchait plus. Donc en fait à part 2 cassettes, je n’ai connu que le CD, puis le format numérique.

          • Jyrille  

            @Eddy, comme toi je pensais que le format album allait disparaître. Et j’en suis de moins en moins convaincu. Mon fils a tout de suite ingéré ce format, c’est avec un album de Police (Zenyatta Mondatta) qu’il est tombé amoureux de la musique (et de la batterie). Il avait 5 ans. Depuis, il a toujours écouté des albums avant d’écouter des singles et maintenant, il est comme moi ou presque (ce qui est fou des fois…). Ma fille, elle, s’est mise aux albums sur le tard, mais c’est désormais un format qu’elle aime. Depuis ses douze ans disons, depuis qu’un artiste lui a plu à en devenir fan (Casseurs Flowters et donc Orelsan et Gringe). Et puis les formats ont toujours été dépendants du support. Si les singles des années 60 faisaient deux minutes trente, c’est parce que tu ne pouvais pas en mettre plus sur les 45 tours (quatre chansons !). Pareil pour les 33 tours… Depuis ça a changé et dans les années 90 et même à la fin des années 80, le CD a permis de faire des albums simples de 72 minutes. Du coup on a eu plein d’albums chiants, les pistes fantômes etc… Maintenant, avec le numérique et le streaming, lorsque tu vas écouter le dernier The Knife sur Deezer, tu te rends compte qu’il dure une heure trente-six minutes pour 12 titres… C’est un simple, un double ou un triple ? Non, l’album n’est pas prêt de disparaître. J’ai lu récemment que notre cerveau acceptait jusqu’à 300 écoutes d’un album, d’un morceau. Ca en fait non ?

          • Kaori  

            Bon sang, vous avez encore causé comme des dingues aujourd’hui !

            Argh je suis mi-Matt mi-les autres…

            Je n’ai pas beaucoup de CDs, parce que je suis difficile en musique (vas-y Matt, tu peux dire que je suis difficile en tout, c’est pas faux, je suis aussi difficile en bouffe et en fringues !).
            Si j’achète un CD c’est que je sais que je vais aimer tout l’album. Et oui, généralement, c’est un concept. A force de les écouter, tu peux dire en entendant un titre « ça vient de tel album », parce qu’il a un thème prédominant, un style particulier.
            Par contre, mon jeu préféré quand j’ai découvert les CDs c’était la fonction « Random ». Je m’amusais à reconnaître le morceau aux premières secondes.
            J’en garde une bonne mémoire : ce soir j’ai reconnu un titre qui passait à la radio en 1996 et que je n’avais pas réentendu depuis cette époque (je croyais 1995… oui j’arrive aussi à situer l’année de sortie de mes titres fétiches à une ou deux années près. Chacun ses tocs).

            C’est assez rare que je n’aime pas des morceaux chez les artistes que je suis. Ça m’est arrivé avec Oasis (grosse déception, je n’ai acheté qu’un album et plus jamais après), Muse (pour un album). Maintenant j’attends d’aimer au moins 3 titres pour acheter un album. Ça veut généralement dire qu’il y aura un ou deux titres que j’aimerais moins que les autres.
            Mais je me rends quand même compte que quand j’aime un album en entier, en général, je vais aimer les albums suivants… Ce qui me fait une petite collection sans que je m’en rende compte !

          • Bruce lit  

            Random Select : la touche préférée des mélomanes ;)

          • Jyrille  

            Je n’utilise jamais la touche random. Je n’aime pas ça du tout, je n’en vois pas l’utilité. Par contre je fais de plus en plus rapidement des playlists, en mélangeant les artistes ou non.

          • Bruce lit  

            @Cyrille : j’utilise le random notamment dans ma salle de sport, histoire d’être surpris.

          • Kaori  

            @ Bruce et Jyrille : oui c’est ça, pour avoir la surprise !

            Histoire de faire durer le plaisir d’écouter un album qu’on connaît par cœur.

          • Jyrille  

            Ok les gars, être surpris… je sais pas, ça ne m’intéresse pas, comme Eddy, je suis un enfant des K7 audio et un peu des vinyles. Mais j’ai commencé à écouter réellement mes disques en CD. Et j’ai toujours eu une sorte de respect pour l’ordre des chansons, comme dit Surfer, notamment pour Dark Side of The Moon (que j’écoutais d’abord en vinyle). Plus tard, j’ai découvert que les plus anciens écoutaient souvent leurs vinyles par face. D’abord ils usaient la face A avant de passer à la B. Et ils pouvaient avoir des surprises (Berlin, Low de Bowie…). J’ai découvert très tard, grâce à Jean-Christophe Menu, l’existence des lock grove, et donc pourquoi le Sergent Pepper se terminait ainsi, tout comme le Diamond Dogs de Bowie.

            Il y a des albums que j’ai tellement écoutés en K7 que leur ordre m’importait beaucoup, même si il avait été altéré pour pouvoir tout caler sur deux faces… Du coup, je n’ai jamais réécouté le Liberation de Divine Comedy de la même façon, par exemple, puisque pour moi la face se terminait avec le premier titre du second album Promenade. Je ne veux pas de surprise, je veux écouter un disque tel que je l’ai appris. Impossible de faire random sur du Talk Talk ni même du Faith No More ou du Cure ! Je suis vraiment un mec à albums avant tout. Les plus grands disques sont ceux qui fonctionnent d’un bloc, comme le Loveless de My Bloody Valentine ou l’Histoire de Melody Nelson…

          • Tornado  

            Ça dépend des albums en fait. Un album concept, ça s’écoute d’un bloc, dans l’ordre. Ou alors on n’en écoute que quelques morceaux choisis sur des checklists anthologiques. Comme dit Surfer ou Cyrille, What’s Going On de Marvin Gaye, Melody Nelson de Gainsbourg, ou encore, The Dark Side of the Moon, The Wall ou The Final Cut de Pink Floyd, (et encore des tas et des tas, genre Berlin de Lou Reed, où on te raconte carrément une histoire), tu écoutes ça d’une traite. Mais tu peux quand même écouter les singles What’s Going On, Money, Cargo Culte ou Sad Song tous seuls.
            Pour d’autres albums, où je n’aime pas tout mais où j’adore certaines chansons, les albums de Bowie, de Neil Young, de ZZ Top, là, ça ne me dérange pas de renoncer à l’écoute de l’album, même si, dans un premier temps, c’est quand même bon de l’assimiler pour faire la différence avec les autres et avoir une idée de la discographie de(s) l’artiste(s) que tu écoutes.

          • Matt  

            Eh ben…
            De tous les trucs qu’on a pu me dire sur ce qu’est la vraie musique ou la vraie façon de l’apprécier…je crois que j’avais encore jamais entendu cette idée de lire les albums en bloc dans l’ordre…
            Déjà c’est simple je peux pas écouter 1h de musique, en particulier du même type. Même ce que j’aime, paf je vais chercher un « hit the road Jack » de Ray Charles, puis un autre truc qui n’a rien à voir. Ce sont les musiques qui m’intéressent, pas des successions de musiques dans un ordre.
            Bon après si ce sont des habitudes, une manière dont vous avez connu et à laquelle vous êtes attachés…bah ok. Mais alors je suis pas du tout dans cette optique. Je tiens pas sur la durée de toutes façons, ça va me saouler^^

          • Tornado  

            Matt, prends par exemple The Wall de Pink Floyd. C’est un album concept qui raconte une histoire du début à la fin. Il y a un début, un milieu (il y a deux disques) et une fin, avec un final très marqué, une chute et un épilogue. Normal que les fans l’écoutent en entier et dans l’ordre, non ?

          • Matt  

            J’sais pas, je connais pas^^
            Et puis je pige pas toujours les paroles des chansons anglaises hein. Donc bon…
            Pour les bilingues qui décryptent toutes les paroles, j’imagine que ça a du sens.

          • Jyrille  

            Même sans comprendre les paroles (c’est mon cas, il faut vraiment que je me penche dessus, que je les lise dans les livrets, ou les cherche sur le net… bon des fois je comprends en écoutant, mais pas toujours, loin de là), je pense comme Tornado que certains albums s’écoutent forcément dans l’ordre.

            MAIS

            comme Tornado, si je n’ai pas envie de me faire tout l’album, je picore un titre ici ou là, ou trois. Pire : les titres que je ne supporte vraiment pas, je les vire de mon iPod. D’où les playlists, histoire de ne pas les chercher manuellement à chaque fois. Ce qui me permet de créer également une compile, avec un début, un milieu, une fin, mixer les genres, les années, les artistes, pour en faire un nouvel album, même s’il dure 2h30.

          • Matt  

            @Jyrille : bon alors on n’est pas si différents que ça !^^
            Sauf que moi ce sera des compil de 20min hein…parce que j’aime le silence aussi^^

  • Eddy Vanleffe  

    C’est vrai que la pop musique a signifié beaucoup de choses de 1950 à 2000. elle a accompagné les trente glorieuses comme témoignage patent de l’évolution occidentale. parabole hors gabarit de nos vies, nos errances et notre ouverture…

    Les beatles sont sans doute l’une de mes groupes préférés, on n’en parle pas tous les jours tellement ça semble évident mais je n’oublie pas ces dimanches assis sur le canapé à décrypter les paroles noires sur fond bleu foncés des vinyles de chaque chanson pendant que le disque tournait…
    l’inquiétant « shoot » de sur une basse ondoyante de Come together
    les fauses fin de chansons, comme Strawberry fields et déjà les légendes Yoko Ono, les bandes à l’envers, la fausse mort de Paul, le voyage en Inde, plus tard on voit qu’ils ont tout fait et quasiment tout inventé même malgré eux jusqu’au Ghost track (her majesty sur abbey road)…
    John tout seul j’avoue que j’ai mis des années à apprécier Imagine mais j’ai tout de suite aimé Plastic Ono Band, un oncle avait Mind games et je n’en ai rien retenu et Double fantasy figure en bonne place dans les compilations…ce qui permet d’éviter la partie « mouton jour de L’Aïd » de Yoko…
    j’aime mais moins….

  • Jyrille  

    Merci Bruce, je ne connaissais ni l’existence du roman de Foenkinos, ni de cette adaptation en bd. Les scans sont plutôt chouettes. Les carrières solos des Beatles font partie de mes nombreuses lacunes, de Lennon, je ne possède que la soundtrack du film Imagine. Avec du Beatles dedans.

    Quoiqu’il en soit, ce groupe n’a pas fini de générer des livres. Je n’ai toujours pas lu Anthologie que ma femme m’a offert il y a bien longtemps, mais j’ai bien aimé le BLACK BOX BEATLES de Claro (très court, il faudrait que je le relise) et Le petit livre des Beatles de Hervé Bourhis où j’ai appris une tonne de choses de ces miscellanées.

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    Par contre, je ne trouve pas que BOHEMIAN RHAPSODY gomme l’homosexualité de Freddie Mercury. Elle est clairement citée, montrée. Il n’y a simplement pas de scène de sexe homosexuel.

    J’aime beaucoup ta conclusion, coupable d’être heureux. C’est pas un peu trop français ça ?

    La BO : je ne connaissais pas mais c’est classe. J’aime bien.

    • Bruce lit  

      Pour l’OST de Christophe, il s’agit d’une extrait de l’album SAMOURAI, l’unique collaboration du maître avec Boris Bergman. Comme tous les Christohphe, il est extraordinaire.
      En ce qui concerne Lennon, IMAGINE bien entendu mais aussi PLASTIC ONO BAND et DOUBLE FANTASY figurent parmi mes préférés.
      McCartney, il y a déjà plus de choix, ses albums depuis une quinzaine d’années étant époustouflants : CHAOS AND CREATION, NEW, MEMORY ALMOTS FULL, l’incroyable DRIVING RAIN, RUN, BABY RUN, le mec continue à sortir des classiques à presque 80 piges. Il fait partie de mes héros Macca, je n’ai que du bien à dire de lui.
      Dans les classiques, le 1er, RAM et McCartney II ont de véritables pépites.

      • Jyrille  

        Ok merci pour les conseils. J’ai dû écouté un ou deux albums vite fait, mais je n’en ai pas de souvenir marquant. Je m’y mettrai sérieusement un jour.

        • Bruce lit  

          Ah ! Et je n’ai pas répondu à ta question sur le bonheur.
          , coupable d’être heureux. C’est pas un peu trop français ça ? Je ne sais pas si c’est français ou judeo chrétien. Ce qui est sûr, c’est que longtemps l’idée d’être heureux m’a terrifié. Lorsque tu es en haut de la montagne, il ne te reste plus qu’à tomber. J’ai un rapport à ça assez compliqué. Je suis rarement détendu et heureux. Ce qui ne veut pas dire que je sois malheureux, loin de là. Plutôt un état neutre et en hyper vigilance.

          • Jyrille  

            Merci. Je comprends la remarque et ta défiance, ta peur, basée sur le schéma du biopic dont parlait Eddy (je crois) plus haut.

            De mon côté je ne pense pas que le bonheur soit un état constant. C’est un choix. Comme on fait toujours avec ce qu’on peut, qu’on ne choisit pas toujours ce qui nous arrive, ou ce qui arrive à notre entourage, nos proches ou moins proches (genre, les gars que tu connais mais que tu ne vois pas pendant des années mais dont tu as des nouvelles de temps en temps par des tiers), tu peux faire un choix à chaque moment : celui d’être heureux ou pas. C’est un travail incessant. Et ce fait d’être heureux changeant tout le temps, cela redéfinit le bonheur non pas comme une somme de choses (objets, possessions, situation, statuts sociaux, physiques, sentimentaux…) mais comme un état d’esprit. Le bonheur ne serait donc pas un faisceau d’éléments coïncidants, puisqu’on ne gère pas les autres, mais uniquement personnel. Impossible d’être heureux si on attend des autres.

          • Matt  

            Moi d’accord avec Jyrille^^
            Le bonheur ne vient pas de l’extérieur. Il faut déjà savoir être bienveillant avec nous même et tirer le positif de ce qu’on a. Évidemment en fonction de ce qu’on traverse, c’est plus ou moins difficile. Mais c’est une faculté à trouver une paix avec soi-même déjà, à profiter de l’instant présent, à ne pas générer soi-même des pensées négatives anxieuses, à ne pas comparer nos vies à celles qu’on nous vend dans les pubs ou celles qu’on idéalise chez les autres qui ne sont pas toujours aussi heureux qu’on peut le penser.
            Pour moi vous pourriez tous être des enfoirés qui ont accès à un bonheur que je n’ai pas avec vos boulots et vos familles^^ Mais c’est pas si simple…

            J’ai envié mon frère à une époque. Il avait le boulot stable, la femme, les enfants. Bon…depuis il a divorcé. C’est que tout n’allait pas bien.
            Après ça veut pas dire que c’est simple. Comme le dit Jyrille, c’est un travail constant. Et le monde autour de nous n’aide pas. Cette tendance qu’on a à se comparer aux autres, l’idée qu’on se fait de ce qu’on pense de nous, les médias qui nous vendent du rêve comme si c’était la normalité, la société de performance dans laquelle on vit, les réflexions de gros connards de politiques qui regardent de haut les petites gens ou les chômeurs…tout ça il faudrait pouvoir s’en détacher.
            Mon médecin me disait de ne pas écouter les infos^^

          • Kaori  

            Ah le bonheur…

            C’est un concept que j’ai acquis sur le tard. Aujourd’hui je peux dire que mon bonheur ne dépend que de moi, mais seulement aujourd’hui.
            Je veux dire par là que je vais parfois me laisser atteindre par la déprime suivant certaines circonstances, puis je regarde le soleil, la nature, ou je lis des choses, j’écoute des musiques et je suis heureuse d’être en vie et d’avoir la vie que j’ai.

            Mais la question que je me pose est : « est-ce que j’arriverais à me sentir heureuse si je n’avais pas ce que j’ai ? »
            J’ai longtemps été aigrie et jalouse, oui, de voir ce que les autres avaient et que je n’avais pas : couple, puis bébé, puis maison…

            Donc là-dessus, Matt, tu as mon plus total respect et bien plus encore…

          • Bruce lit  

            Oui respect pour Matt.
            Mon rapport au bonheur reste plus sombre, hélas. Certains sont plus doués pour le bonheur que d’autres. Mais aussi, tu peux aussi faire une analyse, des enfants, de la musique, un blog, un boulot où tu aides les autres, c’est formidable. Mais malgré ça, ce monde restera toujours aussi fou et cruel. Il y a donc quelque chose de désespérant à mes yeux dans le fait que le repli sur son cercle d’amis ou de valeurs soit la seule marge de manoeuvre possible. La vie devrait être tellement plus.

          • Kaori  

            @ Oui Bruce, être heureux, c’est être égoïste…
            Malheureusement, on n’a qu’une vie, et se morfondre pour le malheur des autres ne les empêchera pas d’être malheureux, mais t’empêche toi d’être heureux alors que tu as la chance de pouvoir l’être.

            Quand j’étais ado, mon adage c’était « Le chemin reste le même, qu’on le fasse en riant ou en pleurant ». Je le pense toujours aujourd’hui.

          • Matt  

            Houlà les gars vous savez…je récite ce que j’ai compris et ce dont je suis conscient. Mais je rappelle que je vois un psy et que je suis sujet aux dépressions donc je suis un élève qui a appris la théorie mais…pas toujours bon en pratique^^

          • Matt  

            Parce que je suis malheureusement un hypersensible écorché vif anxieux et peu sociable^^
            Imaginez le machin quoi…
            Mais heureusement je suis moins hypersensible quand ça concerne la fiction sinon je ne pourrais rien lire…comme Kaori^^

        • Tornado  

          Le chef d’oeuvre des Wings, c’est BAND ON THE RUN. La chanson-titre, avec ses trois chansons dans la chansons, comme au temps de A Day In The Life, est une de mes best ever songs.

  • Présence  

    Cet article me fait me souvenir que je n’éprouve pas de curiosité particulière pour les Beatles. Dans ma CDthèque figurent le double rouge et le double bleu… et ça me suffit.

    Je rejoins la remarque d’Eddy sur les dessins : le noir et blanc a une étonnante cette véracité photographique dans ces pages.

    La production d’Éric Corbeyran est aussi pléthorique que diversifiée, avec de nombreuses adaptations de roman. Je suis impressionné par sa capacité à être ainsi un passeur d’œuvres dans le média de la bande dessinée, tout en respectant le ton et l’intention des auteurs originaux.

    • Jyrille  

      Ajoute le double blanc et tu changeras d’avis sur les Beatles, Présence :)

    • Matt  

      Corbeyran : j’ai été introduit à cet auteur de la pire des façons. Pour moi sa suite à l’ordre des dragons de Jean Luc Istin est franchement naze. Et je n’ai jamais tenté son chant des Stryges, trop long.
      Mais il semble faire de bons trucs niveaux adaptation ou biographies.

      • Tornado  

        J’ai tenté Le Chant des Striges. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas non plus assez bon pour s’accrocher sur je sais pas combien d’albums…

        • Présence  

          Avis identique à Tornado concernant le Chant des Stryges que j’avais emprunté en bibliothèque.

        • Matt  

          La longueur, quoi qu’en pense les collègues qui aiment les trucs interminables^^, c’est quand même le pire ennemi des petites séries B. ça peut être très sympa et lire parfois, on passe un bon moment, sans que ça ne révolutionne rien…mais si ça dure 18 albums…euh…ben on attend un truc qui déchire tout pour justifier la durée et l’investissement !

          • Jyrille  

            CAPRICORNE de Andreas.

          • Matt  

            Eh ben quoi ?
            Comme truc qui déchire tout, tu veux dire ?
            Bon j’ai déjà Cromwell Stone à lire hein, doucement^^

          • Jyrille  

            Oui ça déchire !

    • Kaori  

      Merci Présence, tu as les mots que je cherchais : une véracité proche de la photographie.
      Et le bébé, je ne m’en remets pas… Une mise en lumière, une sublimation de la scène. Ouah.
      Les portraits sont époustouflants également.

  • Kaori  

    Bel album, le premier scan m’a embarquée direct.

    Concernant les biopics, je crois qu’à partir du moment où c’est l’artiste qui raconte sa propre histoire, c’est forcément transformé. C’est le problème de BOHEMIAN RHAPSODY, visiblement, mais pas que.

    Les Beatles, eh bien je vais rejoindre Matt : je n’ai aucun album des Beatles… Bien sûr, j’en connais pas mal de titres, j’ai eu l’occasion de découvrir beaucoup de morceaux chez les parents de mes amies, mais on n’avait pas les Beatles à la maison. Par contre, on avait Christophe ;).
    Mon père disait toujours : « Les Beatles étaient très bons en studio, mais nuls sur scène. Tout le contraire des Stones ».

    Pour John Lennon, je vouais une adoration pour JEALOUS GUY et son sifflement. IMAGINE est une chanson que j’ai aimée à une époque. Je l’avais étudiée en anglais au collège. Et on avait appris THE FOOL ON THE HILL en musique (j’étais excellente à la flûte à bec !).
    A cette époque, je me rappelle qu’il fallait presque choisir : « Et toi, t’es John Lennon ou Paul McCartney ? »
    Moi, j’étais Paul.

    Ca me rappelle de sacrés souvenirs : nos délires sur le « kookookootchoo » de I AM THE WALRUS, PENNY LANE qui était ma préférée, Lucy In the Sky (c’est là que j’apprenais ce qu’était le LSD), le délire du YELLOW SUBMARINE qui nous faisait bien marrer…

    Merci pour m’avoir replongé dans mes souvenirs :).

    Et l’album me fait un sacré effet, je pense y jeter un oeil.

    Ah, je voulais rebondir sur cette histoire de laisser pleurer un bébé toute la nuit. Il n’y a encore pas si longtemps, on disait « laisse-le pleurer, il se fait les poumons, c’est bon pour lui ». Ou encore « laisse-le pleurer, tu réponds à ses caprices et il va faire de toi son esclave ».
    Ces propos ne sont pas si vieux, en 2008 je les entendais encore.
    Alors que toutes les études prouvent que laisser pleurer un bébé provoque une impression de mise en danger de mort et un très grand stress au bébé.
    Je ne cherche pas à défendre la mère de Lennon, juste une mise en perspective.
    Cela ne fait pas si longtemps que ça qu’on sait que les bébés ressentent la douleur.
    Certains médecins agissent encore comme des barbares, parce que le bébé ne s’en souviendra pas, parce qu’il a « moins mal qu’un adulte »… (je parle par expérience)
    La lutte pour faire reconnaître la douleur d’un bébé n’est pas si lointaine…

  • OmacSpyder  

    Un principe plutôt intéressant que d’allonger un personnage sur un divan pour permettre une fiction qui éclaire la réalité d’un jour nouveau. J’aurais dû y penser! On appellerait ça « Star sur le divan »^^
    Plus sérieusement, le format de 18 séances pour illustrer un personnage, conférer un imaginaire éclairant sa personnalité réelle, est intéressant en soi. Et l’article convainc quant à la sobriété de l’exercice, tant sur la forme que sur le contenu.

    @Kaori : Il y a laisser pleurer un peu un bébé, puis le rassurer quand il n’y parvient pas seul, eu aller se balader pendant qu’il pleure comme ça semble être le cas ici…
    Mais cette question de pleurs, d’éprouvé du bébé et de la culpabilité maternelle est toujours complexe…

    • Bruce lit  

      @ Omac : Stars sur le Divan a existé; c’était celui de Henri Chapier que j’étais trop jeune pour suivre hélas. J’ai revu celui consacré à Gainsbourg sur Youtube et c’est passionnant, même si évidemment il s’agit d’un animateur.
      Tiens, en tant que professionnel, que pense tu de ces incursions de la psychologie dans les émissions populaires ? Le plus célèbre d’entre eux c’était Gérard Miller, non ?
      @Kaori : avoir un enfant est un tel bouleversement…La plupart du temps, je vais à l’encontre de tous les principes que je m’étais posé avant d’en avoir. Loin de moi l’idée de juger Julia Lennon décrite comme une jeune femme pleine de vie qui la voit brisée par un enfant dont elle ne veut pas. A bien des égards, c’est une femme moderne en ce sens que cette arrivée ne la transforme pas en femme en foyer renonçant à sa sexualité et aux autre plaisirs de la vie.
      Cependant, il y a, même en mentalité de l’époque clairement abandon d’un enfant qui hurle à la mort toute la nuit. Je veux dire…que si un chien qui pleure peut attendrir le plus salaud d’entre nous, ben un bébé… Même à l’époque la tante Mimi qui élèvera John reprochera à Julia son inconstance à abandonner un enfant. Encore. Et encore. Et encore, l’exemple le plus cruel étant celui où le jeune Lennon doit décider avec quel parent il veut vivre. Concernant les Beatles et te devinant plus pop que rock, je te conseillerais l’album SErgeant Pepper où la veine mélodique de Macca commence à prendre le dessus.

      • Kaori  

        @ Bruce, oui je suis d’accord : laisser son enfant toute une nuit pour sortir, c’est un abandon, ni plus ni moins.

        Pour Sergeant Pepper, je vais aller écouter ça :).

        Je n’ai toujours pas saisi qui était Macca… ;)

        • Bruce lit  

          Macca est le diminutif affectif de McCartney

    • Kaori  

      Omac, je suis assez… je ne trouve pas le mot… vindicative ? offensive ?
      Bref, sujet sensible. Pour moi, un nouveau-né, un nourrisson, avant un certain âge (allez, disons 3 mois), on ne laisse pas pleurer. Point. Je pourrais partir dans des explications en long en large et en travers, mais ce n’est ni le lieu, ni le thème.
      Oui, après, tu peux le faire patienter de plus en plus longtemps. Mais pas quand il sort du ventre de sa mère qui a contribué à répondre à tous ses besoins instantanément.
      Oui la limite n’est pas simple. Et désolée si je m’emporte un peu, mais j’ai un très très très mauvais passif avec pas mal de médecins qui prennent en charge les jeunes mères et leur nourrisson…
      Mon expérience m’a amenée à une conclusion : JE suis la mère, et JE sais mieux que personne quels sont les besoins et le degré de douleur de mon enfant. Il m’aura fallu pas mal de mois et quelques dégâts sur mon fils pour le découvrir. Mais ça m’aura au moins servi pour protéger le deuxième !

  • OmacSpyder  

    @Bruce : La psychologie et son incursion dans les médias? C’est selon comment ce principe s’applique.
    Henri Chapier était animateur. Il se débrouillait bien dans ce registre, mais nous sommes d’accord sur le fait que ça n’est pas une incursion de la psychologie ou de la psychanalyse dans les médias, ça reprend juste de très loin son principe pour certaines confidences. A l’instar de ce que faisait, très bien aussi et avec tact, Mireille Dumas.
    Parler psychanalyse dans mes émissions de médias, ça apporte un éclairage qui me semble pertinent tant que cela soulève des questionnements nouveaux. A mon sens dès que la psychanalyse se situe comme savoir en soi, elle s’éloigne de son domaine. Gérard Miller puisque tu le mentionnes restait sur la ligne du questionnement et de l’éclairage sans fonder une vérité.
    Il y a aussi les émissions de vulgarisation psy comme a l’époque Dolto à la radio qui eut son retentissement, notamment pour comprendre que le bébé est une personne.

    Ce qui m’amène à la suite

    @Kaori : Je n’irai pas en effet contredire le soin que l’on porte à la détresse et à la souffrance psychique du tout-petit, puisque c’est notamment la psychanalyse qui a mentionné et qui continue de le faire sur l’importance voire la nécessité de prendre soin des besoins psychiques du tout-petit. Et en effet de 0 à 3 mois le besoin de sécurité du tout-petit est primordial. Par contre il y a d’autres moyens que la présence continue pour rassurer un tout-petit à partir du moment où on peut lui parler. Lui rappeler que l’adulte est juste à côté. Et que cet adulte sait reconnaître les pleurs de détresse, de faim, de douleur, de tension etc.
    Le laisser pleurer dans le vide est de fait une ineptie. Mais il existe plusieurs formes de présence et de mise en sécurité au fur et à mesure de son développement, en effet.
    De 0 à 3 mois, on ne laisse pas un enfant pleurer dans le vide, je te rejoins.

    • Kaori  

      Omac on est totalement d’accord :)
      Je suis partisane de l’idée d’écouter les pleurs de son enfant, pas chercher à le consoler ou à empêcher ses pleurs.
      Bref, j’ai lu quelques livres (Filliozat, Faber et Mazlish qui m’ont beaucoup aidée, parce que clairement, éduquer un enfant, c’est loin d’être simple et inné…)…

  • Surfer  

    Cette BD sur Lennon , je l’ai lu il y a quelques temps déjà.
    Je ne pouvais pas passer à côté car je suis un fan inconditionnel des Beatles. Que je considère, par ailleurs, comme le meilleur groupe de tous les temps.
    Je n’aI pas appris grand chose de plus sur John mais j’ai adoré assister à ces 18 séances psy.
    En ce qui concerne l’écoute de la musique, certains penseront que je je suis rétrograde mais je suis encore très attaché à l’objet (vinyle ou CD) et à l’album concept.
    J’ai d’ailleurs investi récemment dans l’intégralité des albums des Beatles remasterisés.
    Et bien sûr que l’on trouve une forte émotion à écouter un album dans l’ordre et dans son intégralité.
    Comment écouter autrement The Dark Side Of The Moon de Pink Floyd, What’s Going On de Marvin Gaye ….où toutes les musiques s’enchainent.
    Certains artistes ont fait l’effort et ont eu le génie de créer un album concept qui fait sens. Ce serait dommage de passer à côté du message et de l’émotion qu’ils ont voulu nous transmettre.

    • Bruce lit  

      @Kaori : très joli proverbe. Je le note. Il n’est pas si loin de LONG AND WINDIND ROAD des…Beatles ! Ce long chemin venteux finira toujours par me conduire tout droit jusque ta porte C’est joli hein ?
      Je ne cherchais pas à être réconforté (c’est impossible et les gens qui ont tenté le truc en sont ressortis encore plus déprimés..). Je ne suis pas malheureux hein… La quête du bonheur est souvent tyranique et je prends les choses comme elles viennent. LET IT BE…
      @Matt : entre gens sensibles, nous nous supportons. Tu n’es pas si associal que ça ;)
      @Surfer : les albums concepts c’est super sauf sur scène, je trouve, où toute spontanéité est éradiquée.

      • Surfer  

        @Bruce as-tu vu le concert de 1994 de Pink Floyd « P.U.L.S.E » où ils reprennent en intégralité Dark side of The moon.. honnêtement, je ne pense pas qu’ils manquent de spontanéité

        • Bruce lit  

          Oui, j’y étais à Chantilly.
          Disons que une fois que le gig est lancé, tu sais qu’ils ne vont pas dévier de la setlits

          • Surfer  

            Vu comme ça c’est pas faux. Quand on connaît leur répertoire par cœur évidemment qu’il il n’y a plus de surprise.
            Quand tu évoquais spontanéité éradiquée je pensais que tu voulais dire manque de naturel ou de sincérité ce qui, évidemment, n’est pas le cas .
            Mais on peut aussi improviser sur une suite de morceaux connus en les jouant différemment et étonner. Clapton est un spécialiste pour ça.

      • Kaori  

        @ Bruce : c’est amusant, je pensais que tu connaissais ce proverbe.
        Trois proverbes ont balisé mon chemin, le premier étant très judéo-chrétien : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » (issu de mes années de catéchisme).
        Le deuxième est une phrase de Luchini qui m’a aidé à garder le sourire lors de cette difficile période qu’est l’adolescence : « La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri ».
        Et le troisième, celui que j’ai cité plus haut…

        Je n’ai pas toujours été « positive ». C’est au contact d’une personne très « yoga » et surtout très « le bonheur ne dépend que de soi » que j’ai appris à voir les choses avec positivité.
        C’est une personne qui m’inspire un immense respect. Malgré les galères, la maladie qui touche ses proches ou elle-même, elle garde le sourire et continue d’aimer la vie. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme elle. Un Soleil à elle toute seule.

        Je ne cherche pas à te « rendre heureux ». J’en ai fini avec cette période où je voulais améliorer la vie de tout ceux que je rencontrais. J’ai fini par comprendre qu’on ne pouvait aider que ceux qui voulait vraiment l’être. Depuis, je me porte beaucoup mieux !!

        Et puis, je suis d’accord : il y a une culpabilité à être heureux. Heureux alors que ce monde tourne à l’envers. C’est loin d’être simple, le bonheur…

  • Bruce lit  

    D’autres albums où l’ordre des chansons est primordial

    -THe FRAGILE et la SPIRAL de NIN
    -DIAMOND DOGS et ZIGGY de Bowie
    -ANTECHRIST SUPERSTAR de Marilyn Manson
    -L’HOMME A TETE de Chou de Gainsbourg
    -Nightmare : Alice Cooper

    En fait, Matt, tu es un peu Punk sans le savoir.
    Les Punks détestaient les concepts albums, étaient persuadés qu’un album ne devait pas dépasser 25 minutes et qu’il n’était pas nécessaire d’avoir fait 20 ans de solfège pour aimer ou apprécier la musique. Les punks, privilégient les chansons courtes et les singles aux albums. Et ils ont envoyé chier les puristes dans notre genre qui avaient défini les tables de la loi sur ce qui fait ou non un bon album.
    Ce faisant, ils devinrent à leur tour des « puristes » et le classic rock qu’ils combattirent finit par réémerger.
    Si je devais te faire un reproche, un tout petit, minuscule et tout mignon, c’est que, en dépit de ces longues discussions musicales où nous confrontons nos points de vue sur tel ou tel groupe / morceau, tu n’aies jamais sauté le pas comme en BD / Comics , pour tenter sérieusement une aventure musicale.

    @Surfer : pour avoir vu Roger Waters plusieurs fois sur scène, c’est parfois chiant : les concerts sont les mêmes au Brésil qu’à Paris, les musiciens jouent la même chose à la note près. Tu vas voir The Wall sur scène ? Le concert se termine sur The Tide is Turning et au dodo ! Putain, mec, c’est bon, on le connait ton concept ! Tu pourrais pas (mal) jouer Wish you were here pour une fois ?
    En cela les concerts de Gilmour sont plus humains et spontanés. Et que dire des setlits de Cure qui changent quasiment tous les soirs ?

    • Matt  

      C’est quoi au juste une aventure musicale ?
      Faire comme vous en se tapant des albums qu’on n’aime pas ?^^
      Nan parce que j’en écoute de la musique. Du classique, du jazz, des BO de films ou de jeux, etc. Qu’est-ce que j’ai pas tenté au juste ?

    • Matt  

      Et j’suis pas un puriste punk ! J’oblige personne à penser comme moi, contrairement aux puristes qui veulent toujours dicter leurs règles.
      Mais pour moi la musique c’est un plaisir. Je vois pas l’intérêt de me forcer à écouter un truc dans un ordre précis, à supporter des morceaux que je n’aime pas pour écouter l’album entier. C’est se fixer des règles inutiles dans un monde déjà assez compliqué comme ça, hein !
      la bouffe t’es obligé de manger des trucs que tu n’aimes pas trop parce que si tu te gaves de frites, t’auras des soucis de santé. En musique par contre rien ne t’oblige à rien. Alors pourquoi j’écouterais dans l’ordre, ou ceci ou cela ?

      • Surfer  

        @Matt, il y a certains albums qui ne sont pas très accessibles et qui méritent largement que l’on fasse un effort sûr plusieurs écoutes.
        Pour ma part mes albums préférés ne sont pas ceux que j’ai apprécié tout de suite! Car ils sont souvent trop commerciaux et tu te lasses vite.
        Mes albums préférés ont des mélodies complexes et ne sont pas très accessibles mais une fois que tu as franchit le cap c’est le pied..l’extase totale.
        Le parfait exemple c’est Pet Sounds des Beach Boys.

    • Surfer  

      Évidemment que lorsque l’on vas voir plusieurs fois les mêmes artistes sur scène il n’y a plus d’effet surprise.
      Malheureusement je ne vais aux concerts assez souvent et je le regrette. Certains de mes artistes préférés sont morts et je ne les ai jamais vus sur scène :-(.
      Il va falloir que je change tout ça. D’autant plus que mon fiston a les mêmes goûts musicaux ( pas mal pour un petit jeune).
      Pour en revenir au débat, le dernier concert que je suis aller voir c’est en 2016 Bruce Springsteen au Bercy Arena avec mon fils et un ami. Et justement on faisait la même réflexion à propos du Boss. Mon ami qui va voir tout ces concert trouvait que ses prestations étaient toujours les mêmes et qu’il n’y avais plus trop de surprises.

  • Eddy Vanleffe....  

    C’est assez déroutant la discussion sur le bonheur…
    J’y pense jamais en fait…
    Je me fiche d’être heureux,
    Raymond Devos disait que ça n’existait pas ou juste par moments, Leo Férré lui pensait que c’était juste le chagrin qui se repose mais je me sens finalement plus proche d’une strophe de Renaud (un peu le Lennon français quelque part toujours à parler de lui et de sa femme)
    « moi aime soleil tout autant que la pluie
    lorsque je me réveille et que je suis en vie
    c’est tout ce qui m’importe
    bien plus que le bonheur
    qui est affaire de médiocres
    et qui use le coeur.
    (petite Conne) »
    je me pose pas de question , je termine un article je suis content, je mange je me régale , je vais au boulot, je rigole et ainsi de suite…

    • Jyrille  

      Mais ouais Eddy ! C’est ça le bonheur.

    • Kaori  

      Et y a jamais rien qui te tracasse/contrarie ?
      Tu « redescends » facilement quand ça t’arrive ?

      Moi j’ai des tendances cycliques. Cyclotonique ou un truc du genre.. En gros, j’alterne période où tout va bien, le soleil brille tout ça tout ça, et période où je broie du noir, sans vraiment savoir pourquoi… Où la vie me paraît nulle, où j’ai des regrets etc. Ou un ras-le-bol, une envie de me barrer, de tout recommencer…

      Et je me reconnais bien dans la description de Matt : anxieuse et asociable.
      Le matin je dois parfois me remotiver. En général ça passe quand mes petits élèves franchissent la porte de ma classe. Leur innocence suffit à me redonner chaleur et bonne humeur.

      • Jyrille  

        Le mot que tu cherches est cyclothymique je crois.

        • Kaori  

          Merci Jyrille :) ;)

          • OmacSpyder  

            Pour une illustration en mode Collants sur le Divan de la cyclothymie : voir le numéro avec Storm ;)

      • Eddy Vanleffe....  

        si, Kaori je suis tracassé, mais j’ai mon armure rutilante de cynisme en permanence sur le dos. la colère m’accompagne tout le temps…mais je tourne tout ça à la blague et les gens m’apprécient en général pour ça…
        le seul truc pénible c’est que parfois je suis sérieux mais personne ne me croit plus… ^^

        • Kaori  

          Ha ha, mon pauvre :)

          N’empêche, ça doit être agréable de partager ton quotidien (je parle au boulot, hein…), ça aide à faire passer les sales pilules !!!

  • JP Nguyen  

    J’aime bien les Beatles et donc j’aime bien Lennon, mais je n’en ferai pas une religion (les nonnes s’en changent déjà pour moi).
    J’ai déjà lu une bio en BD de Johnny Cash alors pourquoi pas celle-là aussi ? Le format BD me semble plus attrayant pour ce genre de sujet qu’un simple livre (rassurez-vous, je lis aussi parfois des livres sans images).

    • Jyrille  

      Et toi JP tu écoutes des albums des Beatles ? Si oui lesquels ?

      • JP Nguyen  

        Nope, pas d’album des Fab Four. Juste des singles. Il faudrait que j’essaye, un jour. C’est un peu une conséquence d’écouter sur Deezer. Il y a un effet zapping…

        • Jyrille  

          Tiens-nous au courant ! ;)

  • Bruce lit  

    @Cyrille : c’est quoi les Lock Grove ?

    • Jyrille  

      Alors, le Lock Grove, c’est la piste du vinyle qui bloque le diamant lorsque l’album est terminé. C’est une boucle très petite donc (près du centre) et théoriquement vide. Mais ces petits malins de Beatles ont décidé de ne rien jeter de leur production, et ont donc pour la première fois rempli le lock grove de leur vinyle avec Sergent Pepper. En fait c’est une boucle infinie.

  • Eddy Vanleffe  

    pour continuer à tailler le bout de gras, voilà pêle-mêle mes albums préférés des beatles et ex beatles

    -REVOLVER j’adore le son et le côté encore immédiat du disque, c’est déjà plein de trouvailles mais pas encore un barnum TAXMAN et TOMORROW NEVER KNOWS sont mes préférées…
    -LE DOUBLE BLANC: là j’adore l’aspect catalogue fourre-tout bordélique avec un son de basse à tomber par terre, l’acte de naissance pour tellement de choses… DEAR PRUDENCE, HELTER SKELTER, PIGGIES, BLACK BIRD et tant d’autres…
    -RUBBER SOUL, un très bon album de compositions pas encore parasitées par les arrangements parfois grandiloquents dernier album dominé par Lennon aussi IN MY LIFE, GIRL, NORVEGIAN WOD, I’M LOOKING THROUGH YOU, NOWHERE MAN
    -ABBEY ROAD: chant du cygne d’une créativité monstrueuse, un sens mélodique de Paul hors du commun, premier album de pop comprenant du synthétiseur deuxième face dantesque COME TOGETHER, HERE COMES THE SUN, I WANT YOU, et le medley de taré sont mes moment de bravoures
    -A HARD DAY’S NIGHT véritable album fondateur aussi mais pas celui qu’on croit… écoutez THE LA’s ou la moitié des groupes des années 90, ils viennent de là. THINGS WE SAID TODAY, ANYTIME AT ALL, A HARD DAY’S NIGHT, CAN’t BUY ME LOVE
    -MAGICAL MYSTERY TOUR: véritale bande son du summer of love. THE FOOL ON THE HILL, BLUE JAY WAY, I AM THE WARLUS, STRAWBERRY FIELDS FOREVER, PENNY LANE…

    après le schisme:
    paul:
    RAM, j’aime bien sa simplicité et l’essor de Mac cartney dedans. UNCLE ALBERT/ADMIRAL HASLEY
    THE BAND ON THE RUN: là Paul essaie de faire les beatles tout seul et il y réussit presque graàces à des titres comme BAND ON THE RUN justement ou le blues, presque hard LET ME ROLL IT, PICASSO’S LAST WORDS et JET sont à remarquer…
    OFF THE GROUND: très simple et très mélodique j’aime surtout HOPE OF DELIVERANCE, BIKER LIKE AN ICONou C’MON PEOPLE
    -FLAMING PIE: une sorte de retour aux sources, l’album du beatles à la retraite, qui s’en fout et qui fait ce qu’il veut. THE SONGS WERE SINGING, CALLICO SKYES, et REALLY LOVE YOU m’ enveloppent de nostalgie

    JOHN:
    -PLASTIC ONO BAND, une épure remarquable et de compos qui viennent du fond des tripes. GOD, WORKING CLASS HERO, MOTHER, ISOLATION sont les plus intenses pour moi, dommage qu’il n’y ait pas COLD TURCKEY
    -IMAGINE de l’aveu de John le même que Plastic mais avec du sucre glace, j’ai longtemps détesté le son mais aujourd’hui j’y trouve une sérénité IMAGINE, JEALOUS GUY, I DON’T WANNA BE A SOLDIER, CRIPPLED INSIDE, OH ! YOKO sont magnifiques tout simplement

    RINGO :
    RINGO, tout simplement un album simple, et je crois le seul qui réunit les quatre Beatles après la fin du groupe, en effet les trois compères ont composé et joué des chansons avec leur potes batteur, ainsi I’M THE GREATEST, IT DON’T COME EASY, PHOTOGRAPH, SIX O’CLOCK, YOU AND ME sont les ultimes témoignages épars de leurs collaboration…
    GEORGE HARRISSON
    LIVE IN JAPAN, flanqué de son pote Eric Clapton, il reprend tous ses standards avec et sans Beatles. OLD BROWN SHOE, I WANT TO TELL YOU, ISN’T IT A PITY, ALL THOSE YEARS AGOET MY SWEET LORD prennent une tournure plus brute et moins travaillées avec la voix éraillée de George

    • Jyrille  

      Pour les Beatles je te rejoins complètement. Pour le reste je ne sais pas, pas tenté. En fait j’ai aussi une compile de Lennon, assez conséquente, qui est bien.

  • Tornado  

    Discussion qu’on a déjà eu je crois ^^

    Beatles :
    - Revolver
    - St Peppers
    - Magical Mistery Tour
    - White Album
    - Abbey Road
    - Let It Be
    (ouais j’aurais pu dire les 6 derniers ! :D )

    John Lennon :
    - Imagine
    (Je n’aime pas POB, et je déteste Mother. Je ne comprends pas le succès critique de ce disque)

    Paul Mc Cartney :
    - Band On the Run

    Greorge Harrison :
    - All Things Must Past
    (je ne comprends pas qu’on puisse bouder ce disque qui, avec Imagine et Band On the Run, est aussi abouti qu’un album des Beatles).

    • Jyrille  

      Alors je dois le réécouter, mais All Things Must Pass est un triple album quand même… toute la dernière partie ressemble à un jam de blues interminable pour guitaristes. Personnellement ça ne me parle pas du tout.

      • Eddy Vanleffe  

        All Things must pass, je l’ai écouté il y a très longtemps… c’est quand même un triple album…et il y avait des trucs qui me plaisaient mais ça se diluait au fur et à mesure de l’écoute…
        Pareil que Jyrille,il faudrait que je le réécoute , je le boude pas…
        le succès critique de POB, est sans doute dû à cette fameuse épure, un truc incroyable venant d’un ex-beatle, ça a sûrement à l’époque été considéré comme une remise en question couillue et puis on parle aussi de ce disque comme d’une sorte thérapie gravée sur vinyle et ça a impressionné aussi…perso j’ai appris à apprécier ce côté « non produit » brut, voix, basse ,piano…

        • Bruce lit  

          @Eddy
          Monsieur Vanleffe me copiera 100 x : I’M LOOKING THROUGH YOU c’est Paul, pas John ! (c’est facile la voix lead est toujours celle du compositeur chez les Beatles sauf pour les chansons cadeaux pour Ringo).
          Tu as tout à fait raison de mentionner George Harrison (Ringo, je ne me suis jamais intéressé à sa disco, ses chansons sont toujours celles que j’aime le moins et sa voix et atroce). ALL THINGS MUST PASS a ses bons moments mais je n’en supporte pas la production, boursouflée à l’extrême par Spector au point que c’en devienne une caricature.
          Wah-Wah : mais quel horreur, tout cet écho, on croirait entendre un concert de hard-grotte.
          Globalement je ne suis pas fan du Wall of sound. J’aime Spector chez les Ronettes, moins chez Lennon, pas du tout chez Leonard Cohen et beaucoup chez les Ramones

          • Tornado  

            Tout n’est pas bon dans All Things Must Pass, OK. Mais I’d Have You Anytime, les deux versions de Let It Down, Beware Of Darkness et Isn’t It A Pity, c’est du Beatles haut de gamme, ça.

          • Bruce lit  

            Les chansons sont très bonnes, oui, mais très mal habillées.

          • Eddy Vanleffe  

            enfait… je sais que c’est paul… où est le problème?
            C’est l’album que John domine mais je ne suis pas obligé de citer QUE du Lennon…

            j’a

          • Bruce lit  

            Au temps pour moi.
            Je pensais que tu citais les compos de John.

  • Sophie  

    Je suis ressortie de votre article les larmes aux yeux tant par la force et la conviction de votre style que par la magnifique citation de John Lennon sur le bonheur. Ma journée en a été changée et je vous en remercie. Je vais acheter cet album.

    • Bruce lit  

      Pardon pour la réponse tardive Sophie.
      Je suis très touché de votre attention et suis à mon tour ému d »apprendre qu’à mon échelle j’ai pu contribuer au bonheur d’autrui… Love is all you need.

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