La Peur et le Sublime (Wish you were here)

Wish You Were Here, par Pink Floyd

Super ambiance !

Super ambiance !

Par : TORNADO

Cet article parlera de l’album du groupe Pink Floyd sorti en 1975 : Wish You Were Here.

Mais nous parlerons également d’autre chose. Nous évoquerons notamment les liens qui peuvent parfois réunir la musique (en l’occurrence la musique rock) avec d’autres mediums, comme le cinéma et la bande-dessinée.

L’article se divise en quatre parties : Nous commencerons par une partie autobiographique, pour ensuite enchainer sur la musique, le cinéma et, in fine, sur la bande-dessinée…

Des poignées de mains bien froides…

Des poignées de mains bien froides…

1) Secrets Origins (again) :

Je vais vous parler d’une époque où j’étais un tout petit garçon. Je crois que ça devait être en 1978.
Quand on a 5 ou 6 ans, on n’aime pas beaucoup l’hiver. Parce qu’il fait nuit très tôt et que cela crée une atmosphère un peu morne. Je me souviens qu’après l’école, la nuit tombait très vite et que le seul moment agréable, après les devoirs, c’était quand je regardais Récré A2 avec Goldorak  et L’Île Aux Enfants (avec Casimir et toute sa clique).
A cette époque, ma mère avait une lubie : Dès que les émissions de jeunesse étaient terminées et que je partais jouer dans ma chambre, elle éteignait toutes les lumières de l’appartement, s’allongeait sur le divan et se passait le vinyle Wish You Were Here de Pink Floyd. Pour l’enfant que j’étais, c’était un moment terrifiant que d’entendre cette musique étonnamment flippante et anxiogène se répandre dans la maison, baignée dans la pénombre. Je n’osais alors sortir de mon repère peuplé de jouets, le seul qui était encore éclairé d‘une lueur rassurante…

Pendant longtemps, je ne serais pas capable de comprendre cette étrange passion qu’éprouvais ma douce maman pour cette musique du diable. Les longues minutes de Shine On You Crazy Diamond (13,31’), qui ouvraient l’album, s’égrainaient dans l’angoisse et la peur, tandis que j’essayais de donner le change en me concentrant sur mes animaux en plastique et mes playmobils aseptisés…

Cherchez l’intrus !

Cherchez l’intrus !

Mais le pire était au moment de la transition avec le titre suivant, le monstrueux Welcome To The Machine. Là, tous les jouets du monde ne pouvaient me mettre à l’abri de cette ambiance délétère et cauchemardesque, où le chant oppressant de David Gilmour semblait vouloir me pourchasser jusqu’au fond de ma cambriole afin de me révéler une vérité que je refusais d’entendre, comme si j’étais poursuivi par la voix de la terreur, exigeant que j’entende sa terrifiante vision de l’existence…

La fin de la face A (et de Welcome To The Machine) annonçait la libération, puisque ma mère se passait rarement la face B. La maison retrouvait alors lumière et sérénité, et le cauchemar s’évaporait.
Mais le cauchemar en question me rattrapait parfois lorsque je tombais sur la pochette de l’album, qui trainait toujours dans un coin du salon. Une pochette qui me réservait quelques images au moins aussi angoissantes que la musique…

Chouette ambiance, également, sur le dos de l’album…

Chouette ambiance, également, sur le dos de l’album…

Regardons-la en détails, cette pochette : Sur le devant, il y a deux bâtiments glauques avec, au milieu, deux types en costard qui se serrent la main (l’un d’eux prenant feu). A l’intérieur, il y a un lac lunaire avec une jambe qui se reflète dans l’eau comme dans un tableau de Dali. Un foulard orange fantomatique tente de résister au vent dans un paysage morne lorsque l’on sort l’étui intérieur. Deux mains robotiques se joignent au dessus de la mer et du désert sur le disque lui-même. Enfin, un homme sans visage, sans poignets et sans chevilles au milieu des dunes, nous tend un disque en argent avec des billets à ses pieds. C’est sur le dos de l’album, et il y a des marques de brûlure sur la pochette…
Toutes ces images prolongeaient ma terreur juvénile et pourtant, étrangement, je ne parvenais pas à m’en détourner.

Je ne m’en rendais pas compte. Pas encore. Mais la fascination commençait à l’emporter sur la peur et sur l’angoisse… Jusqu’au jour où je décidais de briser la glace et de demander enfin à ma mère pourquoi diantre il fallait s’infliger ces moments d’horreur sonore. Sa réponse me stupéfia : « Mais c’est magnifique ! » s’écria-t-elle, comme si elle était surprise de ma réaction. Elle s’empressa alors de repasser le disque, en plein jour pour le coup, ne cessant d’attirer mon attention sur les premières notes cristallines de la guitare de David Gilmour. Je n’en croyais pas mes yeux : chaque note faisait apparaitre sur son visage un sourire presque incoercible, doublé d’un gémissement tout aussi soudain, ses yeux s’abaissant sous le plaisir déclenché par ces notes qui semblaient sortir de nulle part, comme si je ne les avais encore jamais entendues. Et c’est là, à ce moment précis que, pour la première fois de ma vie, je perçus le pouvoir de la musique et de l’instrument, en l’occurrence la guitare électrique, un pouvoir capable de transformer tout d’un coup la peur en une sensation sublime.

 Un foulard aussi diaphane que les notes de guitare du maitre des lieux (il parait qu’il y a une silhouette de femme à l’intérieur)…

Un foulard aussi diaphane que les notes de guitare du maître des lieux (il parait qu’il y a une silhouette de femme à l’intérieur)…

Ma vie en fut changée pour toujours. Ma passion pour la musique et pour les instruments naquit en même temps que je prenais conscience que ces éléments pouvaient générer en moi d’incroyables perceptions sensorielles (et… heu… les mecs, à partir de là, moi, l’intention qu’il y a derrière la musique, à savoir comment s’habillent les types ou à quoi ils s’amusent, j’en ai un peu rien à foutre, hein…).
Plus tard, j’essaierais d’apprendre à jouer de la guitare pour marcher sur les pas de David Gilmour et de ses solos démentiels. Peine perdue lorsque je m’aperçus que j’en étais proprement incapable, tandis que je découvrais que je pouvais jouer naturellement de la batterie, comme si j’avais toujours su en jouer sans même avoir appris à le faire (allez comprendre)…
C’est un sentiment puissant lorsque l’on s’aperçoit que la boucle est bouclée et que l’on peut à son tour faire naitre des notes et les jouer avec des musiciens, en même temps que l’on comprend comment s’articule cette alchimie de chair et de sons !

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, cet album de Pink Floyd restera celui au dessus de tous les autres jusqu’à la fin des temps en ce qui me concerne. Je ne m’en suis jamais lassé et je l’écoute encore régulièrement. LA pièce maitresse de ma discothèque …

 Wish You Were Here : Un disque sulfureux ?

Wish You Were Here : Un disque sulfureux ?

2) Groupons.

L’histoire de Wish You Were Here, l’album, n’a rien d’une sinécure. A cette époque, le groupe vient d’achever la tournée de Dark Side of the Moon et jouit d’un succès planétaire. Ses membres sont devenus des artistes blasés. Roger Waters, le leader, ressent ce délitement et tente d’inverser le cours des choses en invoquant le thème de l’absence sous toutes ses formes, notamment à travers le souvenir de Syd Barrett, l’ex-front man du groupe parti en fumée de LSD après seulement un album, le premier, en 1967.

Shine On You Crazy Diamond chante donc, en filigrane, l’absence regrettée de l’ancien camarade. Tout comme Wish You Were Here, titre central de l’album, qui fonctionne néanmoins à double sens puisqu’il évoque également le sentiment de Roger Waters de se perdre lui-même. Un Waters qui écrit, comme il l’avait fait sur Dark Side of the Moon et comme il le fera sur tous les albums suivants (jusqu’à la séparation du groupe), l’intégralité des paroles.

Les deux autres chansons, Welcome To The Machine et Have A Cigar, critiquent quant à elles l’industrie du disque en assénant une redoutable diatribe à l’encontre du star-system et des requins de la finance qui sont entrain de pervertir lentement le monde de la musique. Une perversion dont Roger Waters se rend compte qu’elle n’épargne ni son groupe, ni lui-même…

Comme pour conférer à la genèse de l’album une dimension quasiment mythologique, Syd Barrett, que personne n’avait plus revu depuis des années, fait une visite surprise aux membres du groupe pendant l’enregistrement de Shine On You Crazy Diamond. Une fatalité qui lui passera manifestement au dessus de la tête car l’ancien leader, devenu plus ou moins psychotique, ne comprend pas que la chanson parle de lui. Ses anciens collègues ne le reconnaissent d’ailleurs pas tant il a changé. Obèse et chauve, il est devenu tellement méconnaissable que certains en pleurent…

En définitive, l’album Wish You Were Here est à l’image de mon premier ressenti lorsque j’étais enfant : Une chose terriblement sinistre et effrayante, à l’intérieur de laquelle se cache une splendeur. Comme un bijou, dont l’éclat se dissimulerait derrière un écran de fumée pestilentiel…

 Syd Barrett avant et pendant… "Wish You Were Here"…

Syd Barrett avant et pendant… « Wish You Were Here »…

Et quelle beauté ! Les quelques soli de guitare égrainés lors de la première partie de Shine On You Crazy Diamond (en vérité les parties #1 à 5) assurent à eux-seuls la valeur de l’ensemble, pour un voyage planant (terme qui ne plait guère aux rockers en règle générale), à l’aune d’une atmosphère dérangeante et inédite, parcourue de sonorités évanescentes et incroyablement nébuleuses.

La monstrueuse beauté froide et tétanisante de Welcome to the Machine enfonce le clou et cloue par ailleurs le bec de ceux qui estimaient que le groupe s’était définitivement perdu dans l’infâmante variété commerciale avec Dark Side of the Moon et que Pink Floyd était mort depuis 1972. Avec cette litanie lassante et ridicule : « Pink Floyd ce n’était bien qu’avec Syd Barrett »

La seconde face de l’album n’est certes pas au niveau de la première. Have A Cigar, chanté par Roy Harper (invité sur l’album car Roger Waters n’était pas satisfait de sa propre performance vocale), ne révolutionne rien. Et la dernière partie de Shine On You Crazy Diamond n’apporte pas grand-chose à la première, malgré sa longueur (12,31’).

Reste la chanson titre : Wish You Were Here, très belle ballade, touchante dans sa volonté éphémère de resserrer les liens entre les membres du groupe. Arpèges et refrain sont particulièrement réussis, à tel point qu’ils feront les beaux-jours de plusieurs générations de jeunes babas, qui les reprendront en cœur autour d’un feu de camp (que celui qui n’est jamais tombé dans ce cliché lève le doigt !).

Puisqu’il n’est pas parfait, l’album n’est pas le préféré de tous les fans. Musicalement, au sens purement artistique et créatif, il est toutefois le plus abouti de leur discographie.
Aujourd’hui, c’est en tout cas le plus fréquemment cité dans les albums de tous les groupes de néo-prog (non, non, ce n’est pas un gros mot) qui viennent d’Angleterre, d’Allemagne, de Pologne ou de Norvège, les Riverside, RPWL, Airbag, Archive ou Porcupine Tree, qui perpétuent l’héritage de Wish You Were Here

Cultivez votre mystère…

Cultivez votre mystère…

3) Silence, ça tourne…

Qui étaient les Pink Floyd ? Cette question me poursuivra longtemps puisque ces derniers n’apparaissaient pas sur les albums que nous avions à la maison. Pas plus sur Dark Side of the Moon que sur Animals  ou même sur The Wall.
Les pochettes de ces albums étaient autant d’objets fascinants, qui nourrissaient mon imaginaire en refusant de montrer qui chantait et jouait cette étrange musique. Ils n’apparaissaient pas davantage à la télévision, demeurant dans un ailleurs mystérieux et inaccessible.
Pour le commun des mortels, cette musique et ce groupe étaient au dessus du lot. Une petite formation d’artistes anglais qui avaient réussi à créer un pont entre le rock et la musique classique, donnant naissance à un courant majeur du XX° siècle que l’on nommera le Rock Progressif.
Cette aura leur permit assez rapidement d’être courtisés par le monde du cinéma et, en 1972, ils avaient déjà participé à trois films, respectivement More de Barbet Shroeder, Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni et La Vallée (également réalisé par Barbet Shroeder), assurant l’intégralité de la bande son du premier et du troisième, et une partie du second. Nous n’oublierons pas, bien entendu, le film The Wall, projet complètement dingue pour une œuvre bicéphale inédite, tenant à la fois du cinéma et de l’opéra rock, parsemée de séquences d’animation psychédéliques.

Et enfin, il y a autre chose : Une histoire de fou. Un moment hallucinant qui a marqué l’histoire de la culture populaire alors même qu’il n’a jamais existé. Un objet de culte virtuel ayant grandi au fur et à mesure des décennies : le film Dune d’Alejandro Jodorowsky !

 Pink Floyd (Rick Wright, David Gilmour, Roger Waters & Nick Mason). Quatre garçons invisibles (sur les pochettes de disque) qui auront fait leur cinéma, et accessoirement changé le visage de la musique moderne…

Pink Floyd (Rick Wright, David Gilmour, Roger Waters & Nick Mason). Quatre garçons invisibles (sur les pochettes de disque) qui auront fait leur cinéma, et accessoirement changé le visage de la musique moderne…

En 1973, Jodorowsky s’attaque effectivement à l’adaptation de la saga cosmique de Frank Herbert. Complètement dingo, le réalisateur franco-chilien imagine une gigantesque fresque métaphysique de douze heures pour la modique somme de dix millions de dollars ! A l’époque, le producteur du projet, Michel Seydoux, lui laisse carte blanche.

Pour les besoins de son approche quelque peu démesurée, Jodo commence par s’entourer d’une dreamteam incroyablement éclectique d’artistes parmi lesquels se distinguent les dessinateurs Moebius, H.R. Giger et Richard Corben, les techniciens des effets spéciaux Dan O’Bannon et Douglas Trumbull (le mec de 2001, L’Odyssée de l’Espace), les acteurs David Carradine, Alain Delon, Orson Welles, Mick Jagger, Amanda Lear et… Salvador Dali (!), ainsi que le compositeur Mike Olfield, les groupes Magma, Gong, Tangerine Dream et, celui qui nous intéresse plus particulièrement au sein de notre article : Pink Floyd, pour la musique !
En ce temps là, les membres du Floyd travaillent sur des compositions qu’ils expérimentent en concert et qui serviront de terreau pour les albums à venir. Il est très difficile de le savoir avec certitude puisque personne ne l’a dit de manière officielle, mais il est fort probable que le projet du film Dune de Jodorowsky ait, à ce moment là, interféré de manière plus ou moins forte avec la musique du groupe…

Le film qui n’existe pas !

Le film qui n’existe pas !

Shine On You Crazy Diamond était-elle au départ une composition pour le film Dune ? C’est une question à laquelle il est difficile de répondre car le groupe jouait déjà une version archaïque de ce titre (en même temps que Raving and Drooling et You Gotta Be Crazy, qui deviendront un jour Sheep et Dogs sur l’album Animals de 1977) lors de ses concerts en 1974.
On peut imaginer que ce soit le cas, car Jodorwosky est venu voir le groupe lors de l’enregistrement de Dark Side of the Moon et, à l’issue d’une rencontre mouvementée (le réalisateur s’est fait royalement ignoré par le groupe qui bouffait des hamburgers, puis il s’est barré en les insultant, puis Gilmour l’a rattrapé en s’excusant !), l’affaire était entendue pour que le Floyd compose la bande-son de son film.

Rétroactivement, le fait que le groupe expérimentait sur scène de nouveaux titres très instrumentaux et très cosmiques dans leur atmosphère laisse penser que, à tout le moins, ils avaient en tête leur participation au film qui ne verra jamais le jour…
Etant donné qu’en musique comme ailleurs, rien ne se perd, rien ne se crée ni ne se transforme, on peut alors imaginer que ces compositions aient été recyclées ensuite sur les albums du groupe, et complètement redéfinies pour servir d’autres projets musicaux…

Recherches graphiques et story-boards détaillés, effectués par Moebius en personne pour le film Dune de Jodorowsky !

Recherches graphiques et story-boards détaillés, effectués par Moebius en personne pour le film Dune de Jodorowsky !

4) Vers un monde de papier, et au-delà…

Rien ne se perd non plus dans le monde de la bande-dessinée. Ainsi, l’intense collaboration entre Alejandro Jodorowsky & Moebius allait-elle faire des petits (et des grands) à travers ce dernier medium.
La rencontre entre les deux auteurs s’était faite en 1970 sur le film El Topo de Jodo, pour lequel Moebius avait réalisé l’affiche. Le projet du film Dune ayant pris l’eau, les deux compères décidèrent alors de garder une partie de leur travail et de le recycler sous la forme d’une série de bande-dessinée inédite. Ce sera L’Incal.

Ayant écrit un très long article sur le sujet, je serais bref : L’Incal deviendra rapidement l’une des séries de bande-dessinée majeures de son temps (à la base d’une mythologie qui engendrera une foultitude de séries dérivées) et ses deux auteurs se hisseront au zénith de leur discipline respective, à savoir le scénario et le dessin.
L’Incal fut la toute première bande-dessinée véritablement adulte que je découvrais au lycée, et ma première plongée dans l’univers de la science-fiction à l’échelle cosmique depuis Star Wars.
Quelque part, mon parcours depuis l’écoute des première notes de Shine On You Crazy Diamond jusqu’à l’univers de L’Incal m’apparait, avec le recul, parfaitement limpide : Il y a comme une filiation naturelle, une association de genres qui s’est constituée dans une sorte de logique intrinsèque. Et il est par exemple de coutume que je m’écoute un album de Pink Floyd en me relisant les créations de Moebius & Jodorowsky.

Tout, vous saurez tout sur la genèse du monde de L’Incal !

Tout, vous saurez tout sur la genèse du monde de L’Incal !

Dans Les Mystères de L’Incal, le livre qui reconstitue la genèse de la série et de son univers, on peut lire le passage où Jodorowsky tente d’embaucher Pink Floyd pour son projet de film en 1973. Une anecdote parmi tant d’autres qui permet d’effectuer des ponts entre les différents mediums et de se rendre compte que le monde des geeks étend ses ramifications un peu dans tous les coins de la culture populaire.

Aujourd’hui, il n’est pas rare que certains albums du Floyd soient cités au détour d’une séquence de film, d’une vignette de bande-dessinée ou dans un dessin animé. Et la sphère de la contre-culture a fini par former une boucle à l’intérieur de laquelle les choses sont liées, nombre de groupes de rock citant les comics dans leur univers.

 Vous avez encore un doute sur l’influence de cet album dans le monde des geeks ?

Vous avez encore un doute sur l’influence de cet album dans le monde des geeks ?

Depuis les hivers terribles de la fin des années 70 où je tremblais dans le noir des sombres claviers de Welcome to the Machine, jusqu’à l’été 2017 depuis lequel j’écris ces lignes, la musique de Pink Floyd et les histoires de science-fiction ont fini par forger une belle partie de mon imaginaire, de mes chromosomes et de mon ADN. Mon quotidien le plus banal est jonché de cet héritage. La pochette de l’album Wish You Were Here trône ainsi dans ma salle de cours, en compagnie de quelques statues de Goldorak ou de Dark Vador de 65 cm de haut, qui dominent les lieux de toute leur arrogance de résine.

Julien Hugonnard-Bert, invité chez Bruce Lit, encreur pour DC Comics (Injustice) et Dark Horse (Star Wars), crie son amour pour Wish You Were Here !

Julien Hugonnard-Bert, invité chez Bruce Lit, encreur pour DC Comics (Injustice) et Dark Horse (Star Wars), crie son amour pour Wish You Were Here !

Pour moi, l’équation est simple : Les géants de la pop culture ont fusionné. Jodorowsky, l’un des plus illustres scénaristes de la planète à mon sens (avec Alan Moore et Jean Van-Hamme), a croisé la route de Pink Floyd, l’un des plus grands groupes du XX° siècle, toutes catégories confondues. Un peu comme si les Beatles avaient demandé à Hergé d’illustrer une pochette d’album. A l’arrivée, la conjonction de ces étoiles forme une galaxie hétérogène et cohérente, avec ses astres et ses astéroïdes qui dessinent les cieux. Ils font partie de ma vie en animant mes passions et en définissant mes intérêts, mes joies, et en apportant à mon existence quelque chose de plus.

Il fut un temps où les membres de Pink Floyd étaient mes idoles, bien davantage que les acteurs musclés balançant du bazooka au milieu des années 80 ou les endives à la Brad Pitt qui squattaient les 90’s. Et si aujourd’hui je n’ai plus les cheveux longs, leur musique est toujours là, partout dans le monde. Pour toujours…

Il n’y a pas que Patrick Faivre qui voulait ressembler à ses idoles quand il était jeune

Il n’y a pas que Patrick Faivre qui voulait ressembler à ses idoles quand il était jeune

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BO :  On aurait pu essayer d’être originaux, vous passer une autre musique ou un de ces titres de Neo-prog qui tente de retrouver la magie de l’album Wish You Were Here. Pourquoi faire ? Le mieux est encore d’écouter l’original, et en entier…

26 comments

  • Bruce lit  

    Je serai peu présente ce WE puisque je bosse samedi+dimanche. Mais je tenais à être le premier à te féliciter Tornado.
    C’est un article important et tu t’en es tiré avec brio. Il est toujours anxiogène de voir un autre se coller à un article dont on s’est pensé le spécialiste. Et je me suis régalé : la partie autobiographique et l’adoption progressive du disque est très émouvante avec cette passation entre ta mère et toi.
    Je ne m’étais jamais intéressé à ce projet de Dune. C’est très souvent évoqué rapidement dans les bio et honnêtement je n’ai jamais compris le rapport entre le Floyd et la scifi tant cette musique me paraît au contraire supra réaliste. Et vu mon aversion pour ce genre….
    Du coup je me suis marré avec cette histoire d’hamburgers en imaginant la bande à Waters version beauf face à Jodo. Que j’aime bien aussi même si je ne lirai jamais la plupart de sa production trop barrée pour moi. En général, l’homme a quand même des projets bien foireux pour le cinoche puisque ça fait 20 ans qu’il annonce un film avec Manson en star.
    Le volet héritage est super aussi et je te remercie d’y avoir inséré ma bêtise avec Foxboy. Elle me semble néanmoins plus adaptée que certains tribute hors sujet : ceux de Death Note et Star Wars.
    Je terminerai quand même sur un (léger) désaccord : la deuxième partie de Shine On et son solo de guitare à la limite du métal est magnifique. Comment faire l’impasse par dessus. Pour avoir vu Gilmour le jouer sur scène lors de sa tournée unplugged, j’en avais les larmes aux yeux.

    Et de 3 ! 3 Articles sur le FLoyd ! C’est magnifique !
    Merci du fond du coeur !

  • JP Nguyen  

    Arf, un Tornado spécial origines ! Avec en fin d’article, des fringues aussi collector que le mythique pull orange…
    En bon inculte, je ne connaissais que la chanson titre, la plus mainstream.
    Je viens d’écouter « Shine On You Crazy Diamond » et c’est pas mal mais je ne sais pas si j’aurais spontanément envie de le réécouter… C’est un univers musical un peu trop spécial pour moi…

  • Vindicator  

    Un article aussi majeur que le groupe. Bravo Tornado à bouclettes :)

    • Tornado  

      Merci ! Mais je n’ai plus de bouclettes aujourd’hui (loin s’en faut !) :)

  • OmacSpyder  

    Quel article! Foisonnant dans ses références et y articulant avec brio des éléments autobiographiques qui lui donnent une réelle densité : je ne pense pas que j’aurais lu l’intégralité de l’article sans eux.
    Je passerai évidemment sous silence cette scène oedipienne où tu découvres « la puissance de cet instrument qui fait sourire ta mère et lui arrache des gémissements de plaisir lui faisant baisser les yeux… » (Je condense juste un petit peu). Alors évidement tu t’es adonné à maîtriser l’instrument aussi bien que cet interprète qui faisait « s’allonger ta mère dans le noir sur un divan ». Cela éclaire autrement ton intérêt récurrent pour les aspects oedipiens de certaines sagas. Mais tout ceci, je ne l’aborderai pas :)

    Quelques petits points :
    Parlons plutôt de cette phrase énigmatique où tu écris qu’ « en musique comme ailleurs rien ne se perd rien ne se crée ni ne se transforme » : n’était- il pas convenu que justement « tout se transforme »? Ou Lavoisier comme Syd était-il sous LSD?? ;)
    Tu énonces ce même principe pour la bd : « rien ne se perd non plus dans la bd ». Je ne suis pas certain que la création bd obéisse aux mêmes lois que la physique fondamentale? Je pense que de nombreux projets se perdent dans la nature. Cela obéit sans doute plutôt davantage à la loi de la sélection naturelle.
    Le passage sur Syd Barret « plus ou moins psychotique » : alors la psychose, c’est un peu comme être gaucher ; on est droitier, ou gaucher. Mais « Plus ou moins gaucher », ça n’existe pas. Mais peut-être veux-tu dire que le LSD a fait décompenser ce musicien qui a montré ensuite des comportements d’apparence psychotique… ;)

    Bon, au final, un coup de coeur pour cette photo finale qui parachève l’article et où nous voyons dans un éclair au magnésium d’un appareil photo Polaroïd la conjonction de tous ces éléments musicaux, picturaux et résineux aboutir à un mutant bouclé qui n’aura de cesse d’articuler forme et fond dans son regard acéré!
    « Wish You Were Here »… cela n’évoquerait- il pas une rêverie masturbatoire..? Allez, je m’égare…
    Bravo pour cet article dense et fluide où tu nous invites à un voyage intime qui propose un moment universel. Je ne puis m’empêcher d’avoir un petit pincement pour ce petit garçon réfugié dans ses jouets pour ne pas plonger de suite dans une ambiance à l’angoisse et à la beauté plus adulte… Wish You Were Here : c’est bien l’histoire d’un passage, d’un parcours initiatique…

  • Patrick 6  

    Je dois confesser ne pas être un fan de Pink Floyd mais « Wish you were here » est justement le seul album de PF que je possède (sans doute qu’une jolie jeune fille qui me l’a chanté au téléphone -!- il y a des années de cela n’y est pas pour rien… mais c’est une autre histoire).
    A l’instar d’Omac ci-dessus j’ai été un poil troublé par les passages concernant ta maman, divan, tout ça tout ça… mais bon je ne m’étendrais pas ( !! ) sur la question.
    Bref tout ça pour dire que comme d’hab ton article est excellent, fluide et très intéressant même pour les non initiés !
    J’ignorais totalement que Pink Floyd devait faire la musique du Dune avorté… (en même temps un film de 12 heures je me demande bien ce que ça doit donner !!)
    Concernant l’Incal c’est en effet un chef d’œuvre déjanté qui sent bon la drogue et le délire psychédélique (surtout dans sa première édition avec les couleurs criardes qui piquent les yeux). Il faudrait que l’un d’entre nous se fendent d’un article à l’occasion !

    • PierreN  

      « Il faudrait que l’un d’entre nous se fendent d’un article à l’occasion ! »

      J’ai cru comprendre qu’il est déjà dans les tuyaux (je parie que Tornado doit en être l’auteur).

  • Matt  

    Houlà…bon alors là désolé, mais on a tous nos faiblesses. Toi c’est le jeu vidéo, moi c’est la musique et le monde de la musique surtout. ça ne m’intéresse absolument pas.
    J’ai lu le début amusant sur ton expérience personnelle avec ce disque mais quand ça commence à parler des membres du groupe, j’ai décroché.
    En fait la musique, j’aime ça. Mais pour moi c’est comme parler de bouffe. Aucun argument ne pourra me convaincre que tel ou tel truc est bien si je n’aime pas. C’est un plaisir et un ressenti personnel, je ne vois pas d’intérêt à en débattre. Et ce que font les musiciens dans leur vie, je m’en fous autant que ce que font les auteurs de BD dans leur vie. C’est l’œuvre qui m’intéresse. Et en l’occurrence je n’aime pas PF.

    • PierreN  

      @Matt: Je peut tout à fait concevoir que cela ne t »intéresse pas, mais se pencher sur l’envers du décors, cela permet d’éclairer la genèse d’un projet (comme l’Incal dans cet article), les raisons pour lesquelles une histoire a pris une direction plutôt qu’une autre (la fin de la Dark Phoenix Saga par exemple, avec le désaccord entre Claremont, Byrne et Shooter) ou encore l’impact de la vie de l’artiste sur son oeuvre (le lien le décès de la compagne de Druillet et la noirceur de ses oeuvres de cette période).

  • Présence  

    Passionnant de bout en bout, et j’y ai fait de nombreuses découvertes, car j’ignorais que le film Dune fut un tel point de convergence de tant d’artistes. Ça doit également bien faire 30 ans que j’écoute Wish you were régulièrement, plusieurs fois par an. J’ai été fortement frappé par les paroles, par le cynisme total du producteur dans Have a cigar, et par voie de conséquence la lucidité totale de Roger Waters quand il écrit cette phrase.

    Les pochettes d’Hipgnosis m’ont également marqué à tout jamais. Elles ne me paraissent pas angoissantes, mais mystérieuses, comme détenant une vérité qui n’est accessible qu’à l’artiste, et seulement partiellement accessible à celui qui la contemple. Je n’en suis pas venu à acheter des vinyles pour les pochettes de ce studio d’artistes, mais j’étais toujours agréablement surpris d’en découvrir une sur un album d’UFO ou de Scorpions.

  • Tornado  

    Merci pour les retours.

    Pour ce qui est des trucs de psychanalyse par rapport à ma mère, je pense que je suis le dernier à y penser et à m’en rendre compte. Surtout aujourd’hui…

    @JP : Réécoute ça au casque dans le noir et au calme, JP, on en reparle après !

    @Omac : Tu as raison, des choses se perdent et se forment. mais dans le contexte de l’article la formule mathématique fonctionnait bien ! :)

    @Pierre : Bruce est possesseur de mon article sur L’Incal depuis plus d’un an ! J’étais d’ailleurs persuadé que celui d’aujourd’hui paraitrait après ! :D

    @¨Patrick : Lire la phrase ci-dessus ;)

    @Matt : Tu as stoppé la lecture de l’article juste avant le passage qui aurait pu t’intéresser ! :D

    @Présence : Merci ! Les pochettes en question m’ont complètement angoissé, et pensant des lustres ! Je les ai trouvé très longtemps malsaines et effrayantes.

    @Bruce : Merci à toi de m’avoir permis d’écrire et de publier cette tranche de vie et de passion exclusive.

    • Présence  

      En écrivant le post facebook de ce soir, je me suis rendu compte que Roger Waters a réussi une très belle mise en abyme avec les paroles de la chanson Have a cigar et celles de Welcome to the machine, réussissant par là-même en partant d’un cas particulier (les albums de Pink Floyd traités comme des produits) à parler d’un sentiment général qui est celui de l’aliénation provoquée par la réduction de l’individu à la valeur de ce qu’il produit, production qui se retrouve en plus détachée de lui.

  • Tornado  

    Oui, c’est d’autant plus étonnant que ça ne l’a pas empêché de déprimer de plus en plus sur les trois albums suivants. La catharsis n’a pas fonctionné pour le coup !

    • Bruce lit  

      @Tornado : N’exagérons rien ! Le texte sur l’incal date de juin dernier….Patience…Je pouvais embrayer largement sur encore une semaine sur le même cycle mais il est temps de passer à autre chose.
      @Matt et JP : La musique du Floyd est à la fois très accessible et difficile. Elle nous plonge au coeur de nos émotions mais aussi d’angoisses profondes dans un univers peu chaleureux. Il m’est toujours difficile d’imaginer que l’on aime pas ce groupe tant il m’habite et que je lui trouve toutes les qualités. Il s’agit de la plus belle musique qui soit. Je ne m’en lasserais jamais comme Tornado.

      @Tornado (bis) : Bruce Special WYH :
      Ce disque aussi je l’ai découvert à rebours. Nous sommes en 89. Le live Delicate sound of thunder est sorti. J’adore la pochette mais je ne connais RIEN au répertoire du Floyd. Seulement je craque et me le fait offrir avec le premier…Patricia Kaas….
      Je l’écoute et je trouve ça pas terrible. C’est un son de stade, sans aucune émotion. Wish you were est beuglé par Gilmour, Confortably Numb est neurasthénique et Run Like hell ressemble à un concours d’aboiements. On en reste là….C’est un peu naze…
      un an après je pars à NY chez cette fille qui m’initie au rock et au culte de Jimmy Dean. On écoute tous les deux en silence WYWH et là, je ressens un truc un peu flippant : je suis paralysé par tant de beauté, je retiens mes larmes, le disque fini, je me sens incapable de parler. Et je passe surement à côté d’une histoire d’amour car à la fin de mon voyage, Carrie-Jo ma copine me dit qu’elle n’a jamais vu un garçon si silencieux….Et pour cause, la musique du Floyd m’a hanté jours et nuits. Ce n’est pas exagéré, je ne pensais qu’à ça, je me suis acheté un walkman et ça tournait en boucle avec l’autoreverse. A cette période, oui, la musique était devenue plus importante que ma vie. C’était devenu ma vie, rien d’autre ne comptait. Et je te raconte même pas quand j’ai découvert The Wall :).
      Donc pour te rejoindre Thierry et toujours en réponse à Matt et JP, la musique de Pink Floyd, on ne s’en sort pas indemne. Et je peux comprendre que l’on ne veuille pas y aller.

      • Matt  

        Il n’y a rien de plus subjectif que l’appréciation de la musique. Et je me suis déjà pris la tête avec des gens qui aiment débattre sur la musique parce qu’ils ne font que s’acharner à vouloir nous vendre leur came. C’est comme si moi je voulais leur faire bouffer des escargots après qu’ils m’aient dit qu’ils n’aiment pas ça.

        Alors après ils me demandaient ce que j’aimais…et je me faisais prendre de haut parce que j’avais soi-disant des gouts de merde à mettre un obscur groupe au dessus de leur Saint Graal. Tout ça alors que je le dis et je le répète : c’est comme se prendre la tête sur de la bouffe ! Et personne ne le fait, c’est juste complètement absurde.

        Du coup je ne me lance plus dans des débats sur la musique. Fini. Et même si quelqu’un préfère André Rieu à Beethoven…bah ma foi tant mieux pour lui. ça me paraît difficile mais que puis-je dire ? C’est comme l’appréciation d’un dessin. A moins que ce soit bourré de fausses notes (ou d’erreurs involontaires pour le dessin), quel argument peut-on sortir pour convaincre ? Et pourquoi même chercher à convaincre ?

        Une BD par contre c’est des idées intelligentes ou malsaines, un scénario maitrisé ou plein d’erreurs, des personnages crédibles ou non-crédibles, un sujet osé ou débile, etc. Là oui on peut débattre dessus.

        Alors oui on pourrait parler de la nature des paroles. Si c’est raciste on a le droit de s’offusquer et de débattre sur le fait que c’est des paroles de merde, mais si ça ne rentre pas dans le cadre d’un appel à la haine ou d’une insulte quelconque, c’est complètement laissé à l’appréciation de chacun la musique.

  • Matt  

    Et puis contrairement aux méthodes de narration des BD (voir la thèse de Tornado sur les auteurs qui savent écrire et ceux qui font des trucs infantiles^^), il n’y a pas de méthode meilleure que d’autres pour faire de la musique. Il n’y a pas de groupe qui joue mieux qu’un autre. Ils savent jouer de leurs instruments, c’est juste que les mélodies ne sont pas les mêmes et la qualité de celles-ci est complètement subjective.

    Quand il y a des paroles, oui si on vise le bas du panier on peut critiquer les paroles débiles de Maitre Gims ou autre gros beauf. Mais là encore le ressenti de la mélodie prime malgré tout sur le sens des paroles, non ? Donc peut-on dire que plus les paroles sont sophistiquées, plus la musique est bonne ? Non.
    En gros on se prend les pieds dans le tapis à débattre sur la musique, ça ne mène à rien.

  • Tornado  

    @Matt : L’article et les commentaires ne débattent pas de musique entant que telle ici, pour le coup, mais plutôt des ponts qui peuvent se faire entre divers mediums de la culture populaire. Musique, cinéma, bande-dessinée… C’était l’idée que d’essayer de trouver des liens. Le côté autobiographique de mon article était un point d’entrée pour éclairer cette question.
    Je suis d’accord avec toi que l’appréciation de la musique est bien plus subjective que celle d’un film ou une BD. Mais on ne parlait pas de ça cette fois ci ! :)

    • Matt  

      Je sais, je réagissais surtout au commentaire de Bruce qui s’étonne qu’on puisse ne pas aimer PF.
      J’ai lu le passage sur le projet Dune et l’Incal. J’avoue que je ne connais pas Jodorowsky, je n’ai jamais rien lu de lui.

  • ComicsetMerveilles  

    Tiens, je viens de m’enfiler, 2 soirées de suite, le dernier Live de Pompeii de D. Gilmour. Impossible de se lasser des différentes versions de « Shine on you… » ou de « Wish you were here ».
    Au moins, cela va détrôner le dernier album de Waters que j’écoute en boucle depuis début septembre…

  • Tornado  

    J’ai vu ce live au cinéma en duplex ! C’était un chouette moment, même si le contexte de Pompeï n’apporte pas grand chose au concert, finalement !

    • ComicsetMerveilles  

      Pour nous, pas vraiment mais pour les privilégiés qui étaient sur place, cela devait être pas mal du tout surtout qu’il n’y avait tant de places/monde que ça.
      Moi qui suis moins fan des concerts de Stade à la Waters…

      • Bruce lit  

        Je n’irai pas voir Roger Waters sauf si on m’offre la place. Voilà 20 ans qu’il chante les mêmes chansons sur scène et dans le même ordre. 25 ans d’attente pour un disque dont il chantera 3 titres sur scène. Des morceaux où il ne joue pas de basse, d’autres où il ne chante pas. C’est à se demander si l’homme se rappelle le bordel qu’il a causé pour défendre sa carrière solo. AU prix où sont désormais les places, non ! C’est devenue un tribute band avec roger waters dedans !

        • ComicsetMerveilles  

          Le tribute band, c’était surtout Le live in Berlin :)
          Moi, j’y retournerais seulement s’il se déplace près de chez moi et ce n’est pas gagné (Bordeaux)…
          Mais j’avoue que je suis allé 1 fois à Bercy voir Waters, j’étais assez déçu. Contrairement à l’Olympia de Gilmour qui m’avait complètement bluffé.
          Il y a l’attitude des 2 artistes également bien entendu sur scène (Waters énerve un peu par moment)…
          Je les suis encore depuis en « vidéo », l’impression reste la même mais Waters semble avoir un peu écouté cette critique et participe un peu plus qu’avant.
          Généralement, il chante sa partie (il y a des exceptions) et délaisse assez systématiquement les parties originalement chantées par Gilmour (Il vaut mieux je pense…).

          Son « The wall tour » était pas si mal je trouve (tu vois qu’il change l’ordre :D).

          Sur le live Us and them qui devrait arriver en France l’année prochaine (la partie US est déjà sur youtube et de ce que j’ai pu voir, en intégralité, c’est son meilleur live pour ma part par rapport à sa contribution en tant que chanteur) :

          https://www.youtube.com/watch?v=70KFk_M4PNo

          Il chante d’ailleurs 3 ou 4 morceaux de son dernier album lui même^^
          Et bien entendu, il a tenu à chanter Pigs lui-même, spécial dédicace à son président :)
          (Qu’en as-tu pensé d’ailleurs de son last album « Is This The Life We Really Want? » ?)

  • ComicsetMerveilles  

    *Trump n’est pas vraiment son président d’ailleurs, mais comme il y vit, l’amalgame est rapide :/

    • Bruce lit  

      J’aime bcp ce nouvel album que j’ai mis du temps à m’approprier. Même si je trouve qu’il manque de chansons : 12 créditées alors qu’il n’y en a que 9…
      Il est sobre et très efficaces, les cordes de Godrich sont magnifiques.
      Bien sûr que son The Wall tour était bien. J’ai pleuré comme en madeleine pendant tout le concert.
      Mais Waters monte sur scène avec plein d’inconvénients :
      -Ce n’est pas un guitare héros
      -Il ne veut plus jouer de basse
      -Il est très limité vocalement et plus depuis les années 80
      -Il se croit obligé de jouer du Floyd alors que désormais à ce stade de sa carrière, il peut faire ce qu’il aurait voulu faire dans les années 80 : défendre sa carrière solo (ce qui m’intéresserait d’avantage que des interprétations mécaniques des titres du Floyd).

      • ComicsetMerveilles  

        Je partage complètement, pour une fois ;)

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