La ronde des épices

Encyclopegeek : Dune, le jeu

AUTEUR: ALEX NIKOLAVITCH

Le ver est dans la boîte. Ou en tout cas, dessus

Le ver est dans la boîte. Ou en tout cas, dessus

Il y a des licences, comme ça, qui démarraient très fort puis ont été bien maltraitées. Prenez Robocop. Hormis le premier film, tout ce qui a été fait autour est calamiteux (et le remake, malgré ses bonnes intentions, est à la peine). Avec Highlander, chaque film fait regretter le précédent. Et si la série parvient à créer sa propre mythologie, elle prend son temps pour le faire. Et là, je ne parle que de licences cinématographiques. Il y a des bouquins qui ont pris tout aussi cher, soit qu’ils aient été portés n’importe comment à l’écran (la plupart des films adaptés de l’œuvre de Robert E. Howard), soit qu’on les ait gratifiés de suites indignes (les Conan écrits par plein de gens qui n’étaient pas Robert E. Howard).

Et puis il y a Dune.

Dune, c’est un gros paveton de SF des années 60 écrit par Frank Herbert, auquel il donna jusqu’au milieu des années 80 des suites étranges, enrichissant considérablement son univers mais construites sur des ruptures systématiques de statu-quo et des sauts chronologiques qui ont déstabilisé pas mal de lecteurs. Les six tomes écrits par Herbert forment néanmoins un tout extraordinairement cohérent, à la puissance d’évocation rarement égalée, l’histoire d’une logique messianique et sacrificielle qui emporte tout sur son passage, balayant les plans les mieux ourdis et les puissances les plus anciennement établies.

Je vous mets un coup de Sienkiewicz, ça fait jamais de mal

Je vous mets un coup de Sienkiewicz, ça fait jamais de mal

L’univers de Dune a connu des adaptations à l’écran ; une du premier opus au cinéma, et deux mini-séries télévisées couvrant les trois premiers tomes. Le tout assez inégal et généralement décevant, malgré à chaque fois de belles fulgurances, de belles interprétations et de bonnes intentions. Et puis il y a aussi le « greatest film never made », l’adaptation avortée par Alejandro Jodorowsky qui aurait été un film colossal et foutraque, sans nul doute totalement infidèle, mais très probablement fascinant avec Salvador Dali, Orson Welles, les Pink Floyd, Moebius, Chris Foss et Giger.

Les autres suites, préquelles et interquelles données aux livres par un tandem constitué de Bryan Herbert (fils du créateur de la série) et Kevin J. Anderson (qui a également sévi dans le domaine des comics et romans Star Wars) ont l’immense mérite de constituer un catalogue quasi intégral de tout ce qui ne faut pas faire (et que même les auteurs de fanfics les plus acharnés hésitent à commettre). C’est d’ailleurs leur seul et unique mérite. On ne rentrera pas dans les détails, mais vouloir tout expliquer dans le détail d’un univers qui est construit sur le mystère, la feinte et la dissimulation, c’est un peu comme vouloir ciseler du cristal d’Arques au marteau piqueur. Et quand en plus on le fait avec un style plat de roman de plage (quand l’original a de vraies finesses d’écriture et cultive l’ambiguïté), ça n’aide pas.

Bryan et Kevin J. En Personne, on a envie de les confier au Baron, ça leur ferait les pieds

Bryan et Kevin J. En Personne, on a envie de les confier au Baron, ça leur ferait les pieds

Une posture un peu puriste pourrait consister à se contenter des six livres canoniques signés par Frank Herbert lui-même et d’oublier tout le reste. Elle est tout à fait défendable, mais elle conduirait peut-être à négliger un produit dérivé que Dune a engendré, et qui était pour le coup tout à fait défendable : Dune, le jeu.

Je ne parlerai pas ici des jeux vidéo, précurseurs des jeux stratégiques en temps réel à la Starcraft et qui ont été la cause de bien des nuits blanches chez bien des gens. (je me demande si ce n’est pas à ça que pensait Bruce, en me confiant un papier sur « Dune, le jeu », mais si c’est le cas, il sait aussi que je suis du genre à n’en faire qu’à ma tête).

Non, je pensais bien sûr au jeu de plateau sorti au début des années 1980. Autant dire à une époque préhistorique. En tout cas pour les plus jeunes d’entre vous, chers lecteurs, parce que moi, j’y étais. J’ai vu de mes yeux les horreurs du style vestimentaire et capillaire de ces années-là. L’époque où la radio passait Gold et la télé Berlusconi, et où l’on trouvait ça normal. Oui, j’ai connu l’enfer (fin du flashback gratuit en mode « c’était pas ma guerre »).

Au fait, ça va être Noël ! Pensez aux joujoux Harkonnen, c'est tellement de saison !

Au fait, ça va être Noël ! Pensez aux joujoux Harkonnen, c’est tellement de saison !

Bref, Dune, le jeu de plateau.

Rappelons d’abord quelques concepts du bouquin. Dune, c’est un peu Game of Thrones dans l’espace, un paquet de familles nobles et d’organisations politiques, économiques ou religieuses qui se battent non pas pour le pouvoir en tant que tel, mais pour la ressource dont il découle, une mystérieuse épice ne se trouvant que sur la planète Arrakis (appelée aussi Dune) dans des déserts hostiles. La série tourne beaucoup autour de bascules et de retournements d’alliances, ainsi que de spectaculaires trahisons. L’épice prolonge la vie, l’épice permet le voyage dans l’espace, l’épice permet aussi dans certaines conditions de voir le futur. C’est la denrée stratégique ultime, mais également une drogue psychédélique, et cette polyformité/polysémie rendit le bouquin culte dès les années 60.

Ce sont ces batailles autour de l’épice et les retournements d’alliance subséquents que se propose de simuler le jeu. Autour du plateau représentant l’hémisphère Nord d’Arrakis, les joueurs vont donc incarner une faction parmi les six proposées et vont tenter de tenir le terrain, de récolter un max d’épice et de remplir des objectifs parfois beaucoup plus ésotériques. Le terrain étant trop hostile pour s’y débrouiller seul, ils sont donc encouragés à s’arranger entre eux, ne serait-ce que le temps de se partager l’épice d’un territoire.

Le jeu, à la base, il ressemble à ça

Le jeu, à la base, il ressemble à ça

Car si, dans ce système féodal et décadent, la guerre (tout comme l’assassinat politique, dont elle est la continuation par d’autres moyens) est une chose tout à fait codifiée, elle est aussi, sur un terrain pareil, immensément coûteuse en hommes et en ressources. Car Dune est un immense désert à la taille d’une planète, peuplé d’indigènes hostiles (une des factions jouables, d’ailleurs) sachant se servir à leur avantage des dangers locaux.

Combattre, c’est généralement faire courir un risque à un de ses leaders, de le voir mort assassiné avant même le début de la bataille, ou capturé, ou pire, de le voir trahir. Car avant même le combat se joue le ballet des assassins, empoisonneurs et autres personnages troubles qui viseront à faire basculer des batailles qui sinon seraient perdues d’avance.

Mais accepter de se battre, c’est aussi admettre des pertes incompressibles même en cas de victoire. Alors que débarquer des troupes fraîches sur la planète coûte de l’épice. Dans une économie de la pénurie, il devient vite important de ne pas lâcher la proie pour l’ombre, de ne pas aller sacrifier des troupes pour une quantité d’épice qui ne permettrait pas d’en faire débarquer la moitié derrière.

Encore une petite dose de Sienkie ? C'est mon Epice à moi

Encore une petite dose de Sienkie ? C’est mon Epice à moi

Certaines faction ont néanmoins tout intérêt à jouer la carte de l’option militaire, soit qu’elles disposent de technologies ou de pouvoirs leur conférant un avantage stratégique ou tactique, soit qu’elles aient les moyens au départ de débarquer ou de déplacer de grandes quantités de troupes, soit qu’elles aient avantage à épuiser un ennemi. D’autres devront faire dans la subtilité, dresser leurs adversaires les uns contre les autres et ramasser les dépouilles après le massacre général.

Les conditions de victoire elle-même confinent parfois à la perversité. S’il est possible de gagner en contrôlant en fin de tour trois points stratégiques sur cinq, la Guilde des Navigateurs l’emporte également par défaut si, au bout de quinze tours, nul n’a l’avantage sur le terrain : alors, personne ne se trouve en situation de monopole, et la Guilde se trouve sollicitée et rémunérée par tous les camps. Le Bene Gesserit (l’ordre semi-religieux qui tente de créer un messie cosmique) peut gagner par procuration, en désignant (en secret) un favori en début de partie. Si le favori en question gagne, alors il perd, car il n’a été que le jouet du BG (frustration garantie) ! Et ainsi de suite.

Cette multiplicité des objectifs crée des rapports de force complexes qui varient selon les factions en présence (on ne joue pas toujours à six) et contribue à contrebalancer le déséquilibre des pouvoirs. Car le jeu, contrairement aux règles ludiques les mieux établies, est par conception fondamentalement déséquilibré, et ses mécanismes propres ne sont pas là pour compenser le déséquilibre. La seule chose qui puisse le faire, c’est l’habileté diplomatique du joueur le plus faible sous se rapport et sa capacité à éviter des confrontations directe. Et c’est peut-être ce point précis qui fait du jeu une adaptation parfaitement réussie.

Si Dune est un roman et un univers d’une immense richesse, ce jeu est à la hauteur. Les combinaisons d’alliances, de combos de pouvoirs et d’armes permettent de renouveler le plaisir à chaque partie. Le corollaire, c’est que les règles sont complexes, difficiles à assimiler, et parfois légèrement contre-intuitives. On n’est pas là dans l’efficacité simple d’un Colons de Catane, par exemple. Pour ma part, malgré de nombreuses parties, je n’ai jamais appliqué toutes les règles optionnelles et je ne connais personne qui l’ait fait.

Les version bootleg sur le net, très chouettes

Les version bootleg sur le net, très chouettes

C’est un jeu ancien, pas réédité depuis un certain temps pour cause de constipation des ayants droits, mais encore trouvable en occase. Mieux, si vous êtes bricoleurs, plusieurs recréations du matériel de jeu par d’excellents graphistes circulent sur le net (y compris des version ajoutant trois factions supplémentaires), il n’y a plus qu’à imprimer, cartonner, coller, assembler et y aller. Et c’est d’ailleurs un plus, tant les versions d’époque étaient parfois très moches.

Mais quoiqu’il en soit, il faut tester Dune si vous avez toujours rêvé de réveiller le petit Harkonnen qui sommeille en vous et le laisser s’exprimer par la cruauté et la rouerie. Et faire payer dans le sang et les larmes tous ceux qui ont osé se dresser contre votre puissance, qu’ils payent tous, ha ha ha HA HA HA HA HA HA !

Hum. Brlmpf. Pardon, je m’égare. Hum. Bref, Dune le jeu. C’est l’éclate.

L'article est terminé, le petit Nikolavitch est prié de ranger son bazar ! (Bruce Dit)

L’article est terminé, le petit Nikolavitch est prié de ranger son bazar ! (Bruce Dit)

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Pendant ses vacances d’hiver, le jeune Alex Nikolavitch et son teint halé vous amène sur la Dune de Frank Herbert et vous cause de son jeu de plateau. Bruce Lit lui tire les vers du nez !

La Bo du jour :

14 comments

  • Lone Sloane  

    Diantre, il est superbe Paul Atréides alias Muad’Dib dans son distille illustré par Sienkiewicz. J’irai volontiers jouer et partir en quête de l’épice même si ma tête est menacée et la complexite des règles et la jouabilité sont des atouts séduisants.
    Un jeu de plateau qui passe avec succès le test du Gom Jabbar, c’est le souffle de l’aventure qui nous appelle.
    La première page de Dune de Frank Hebert est gravée dans ma mémoire aussi profondément que celle de Salammbô de Gustave Flaubert.

  • Présence  

    Que de bons souvenirs de lectures que les 6 tomes de Dune ! Je me souviens également que Frank Herbert avait vaguement rattaché L’étoile et le fouet, et Dosadi à la même chronologie avec les canisièges. Par contre, je n’ai jamais été joueur de plateau. Le nom de Kevin J. Anderson m’a vite fait fuir comme toi.

    • Nikolavitch  

      le pire, c’est que j’ai quand même essayé, par intégrité intellectuelle et par curiosité malsaine, d’en lire, des Kevin J. en personne. C’est pire que tout ce que tu peux imaginer.

  • JP Nguyen  

    Jeune, je fus terrifié par le Baron Harkonnen dans le film de Lynch.

    Des années plus tard, j’ai fait quelques parties de Dune, dans le club étudiant de JdR/JdP dans lequel je m’étais inscrit (ah ça, joueur de JdR dans les années 90, si c’est pas de la geekitude !)
    Je ne sais même pas si, une fois, je n’aurais pas gagné grâce à une succession de gros coups de cul (oui, la stratégie, c’est bien, mais parfois ça suffit pas).

    Merci pour cet article, d’une valeur supérieure à une cape jubba, un voyage à Gamont et un Kull Wahad réunis ! (seuls les connaisseurs du jeu peuvent comprendre)

    • Nikolavitch  

      y a aussi une carte balisette, dans une des extensions. toute aussi efficace dans un combat ardu.

      • Bruce lit  

        Je me rappelle avoir vu le Lynch à sa sortie au grand rex. Je garde un souvenir épatant de la salle pour un gamin de l’âge de cette époque et n’avoir rien compris au film. Un petit peu quoi….Je voulais voir un Star Wars et ‘était excité par le duel entre Sting et Kyle Mc Lachlan…..Au delà de ça, c’est de la SF qui me fait fuir en temps ordinaire et je n’ose même pas imaginer ouvrir un bouquin….J’apprends en tout cas que le jeu existe.
        Honnêtement, je vois pas Pink Floyd illustrer ça. Contrairement au cliché véhiculé, le FLoyd n’était pas un groupe de SF. Waters deteste que l’on parle de son groupe ainsi. Il me semble au contraire que la musique du Floyd, toute rêveuse soit elle est très ancrée dans le réel.

        • Matt  

          Comprendre Mulholland Drive mais pas Dune, faut le faire quand même^^

          Sinon pareil, j’apprends que le jeu de plateau existe.
          Je n’ai lu que le premier roman de Dune. Très sympa. D’ailleurs le film n’adapte que le premier bouquin, non ? J’ignorais même qu’il y avait des suites avant de l’apprendre il y a quelques années. Je l’ai lu après avoir vu le Lynch par contre et comme j’ai un peu oublié le film, je serai bien incapable de juger de l’adaptation sans revoir le film.

          • Bruce lit  

            J’avais 35 ans de moins quand même….
            Le film est souvent décrit comme le plus mauvais Lynch…

  • Présence  

    En cherchant d’autres images pour poster sur facebook, je me suis demandé si ce jeu se joue avec des dés, ou pas du tout ?

    • Nikolavitch  

      aucun dé, tout se fait sur une combinaison cartes/puissance du leader/troupes tenue secrète jusqu’au combat, à moins que l’un des joueurs dispose de pouvoirs type prescience permettant de connaître un (et un seul) élément du jeu de l’adversaire. du coup, la part de hasard est nulle, et on est en pleine théorie des jeux au sens noble de la chose : plans within plans…

      • Présence  

        Merci pour ses explications, car je n’ai participé qu’à une seule partie de jeu de rôles de toute ma vie.

  • Jyrille  

    J’ai beaucoup aimé l’article, avec un ton toujours personnel et marrant. Je savais que ce jeu existait parce que j’en voyais les pubs dans Casus Belli dans les années 90 : il n’y avait pas eu une réédition ? D’ailleurs, pour le peu que je me suis renseigné, on dirait bien que les jeux de rôles et certains jeux de plateau retrouvent une nouvelle jeunesse avec des rééditions ou de nouvelles éditions améliorées, comme les campagnes de l’Appel de Cthulhu. Chez moi, on participe tous les ans au festival du jeu de notre patelin, vu que c’est organisé par le club ados où les enfants passent un temps non négligeable.

    J’y ai découvert 7 Wonder qui a gagné tous les prix, vraiment un bon jeu.

    Par contre, je ne suis pas un grand connaisseur de boardgames. J’ai celui adapté de l’Appel de Cthulhu, Illuminati, qui a récemment été réédité et qui est très drôle, et surtout Blood Bowl première édition qui est trop long et assez injouable. Assez rapidement, ils ont sorti la seconde édition avec des règles simplifiées, plus besoin de jouer pendant une heure pour mettre un touchdown.

    Celui-ci a l’air bien compliqué, mais il a l’air bien sympa aussi.

    De Dune, je ne connais que le film de Lynch (le plus mauvais ? pas sûr) et les trois premiers romans. Je n’en ai que très peu de souvenirs, surtout les romans, vos références me perdent complètement. J’aime bien la SF mais décidément, Philip K Dick reste mon auteur préféré. Il faudrait que je lise d’autres classiques de la SF, relire les Dune déjà par exemple.

    A part ça, je trouve ça super de lire ce genre d’articles, même si je ne suis ni accro aux jeux ni accro aux jeux vidéos, ce sujet m’a toujours passionné. On voulait même créer un jeu de société au collège, mais ça n’a jamais abouti. Des copains avaient réussi à créer leur propre jeu qui simulait le tour de France, mais les règles ont été perdus, c’est dommage…

    D’ailleurs je suis un blog de rôliste, qui aborde également des sujets de société, c’est pas mal : http://saint-epondyle.net/blog/jeu-de-role/ecrire-jeu-de-role/

  • DuncanIdaho  

    Bonjour,

    Je suis lecteur régulier de ce blog pour ses excellents articles sur les comics mais avant de plonger dans cet univers, j’ai été gros lecteur de SF et amateur de jeux de plateaux. Dune est le premier de la très longue série de romans de SF que j’ai lus, il y a bien 20 ans. A peu près à la même époque, je me suis mis aux jeux de plateaux et Dune a, là encore, été une de mes premières découvertes.

    J’ai tellement usé ce jeu que quand il est apparu que l’éditeur Descartes et ses points de ventes allaient disparaître, j’ai cherché et acheté un des derniers exemplaires pour pouvoir y faire jouer mes enfants (que j’étais loin d’avoir à l’époque !) plus tard. Je n’ai jamais revu un seul exemplaire neuf du jeu, que ce soit en boutique ou en ligne. C’est le seul objet que je garde sous cello à la maison, il attend son heure.

    Le jeu a été en quelque sorte réédité il y a quelques années, avec du meilleur matériel, chez Fantasy Flight Games et traduit par Edge sous le nom de Rex, les derniers jours d’un empire. Malheureusement, l’héritier Herbert, qu’il soit livré à Shai Hulud, a refusé que soit utilisé le thème de Dune. Comme si avoir commis ces livres avec son complice Anderson n’était pas une trahison suffisante (pour le détail, il a réussi, à partir de prétendues notes posthumes de son père légitimant son travail, a plus que doubler le volume de pages consacré à l’univers). Bref, le jeu existe mais dans un univers SF plus lambda créé par Fantasy Flight Games pour un autre jeu, Twilight Imperium. La mécanique est la même, les pouvoirs aussi car comme le hasard fait bien les choses, il y a également dans cet univers une famille douée de prescience, un empereur plein aux as, un champion de la trahison, une guilde spatiale,etc.

    Voila, la surprise de voir un article sur mon jeu adoré dans ce blog m’a poussé à y écrire ce mot. C’est aussi l’occasion de remercier tous les rédacteurs qui, par la qualité de leurs articles, le placent largement au-dessus des autres. Merci à vous !

    Passez de bonnes fêtes et si l’occasion se présente un jour, jouez à Dune !

    • Nikolavitch  

      j’avais évoqué ce problème des notes dans un vieil article : http://nikolavitch-warzone.blogspot.fr/2012/03/dune-saga-lautre.html

      il est fort possible qu’une partie de celle dont se prévalent les deux faussaires existe bel et bien, mais si Herbert ne les avait pas explicitement utilisées, c’est qu’il avait probablement ses raisons (il était du genre à couper des scènes plutôt qu’à se lancer dans de grandes explications).

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