La vengeance est un plat qui se mange chaud (Bonjour tristesse)

Bonjour tristesse de Frédéric Rébéna

Une revue mouchée par BRUCE LIT

VF : Rue de Sèvres

1ère publication le 04/03/19- MAJ le 30/08/19

Pas à côté, pas n'importe où © Rue de Sèvres

Sous le soleil, exactement. © Rue de Sèvres

BONJOUR TRISTESSE est une BD de 94 pages écrite et dessinée par Frédéric Rébéna. Les couleurs sont  de Jean-Luc Ruault. L’ouvrage bénéficie d’une préface de Frédéric Beigbeder que l’on a connu plus inspiré.  Il s’agit bien entendu de l’adaptation graphique du 1er roman controversé qui fit connaître Françoise Sagan en 1954.

Ne soyez pas trop tristes, ça risque de spoiler à tout va !

1954, Cécile, lycéenne parisienne passe l’été de ses dix-sept ans dans une villa avec son père Raymond, veuf, et Elsa, la maîtresse de ce dernier. Cécile et son père ont une relation fusionnelle, faite de plaisirs et d’insouciance. L’ambiance change quand arrive Anne, une femme stricte et moralisatrice. Cécile, craignant de  perdre son père dans le piège du bonheur décide la perte de sa belle-mère. Un jeu tout en silence bourgeois sous le soleil de Satan qui aboutira à la mort d’une de ces 3 femmes.

Je n’ai découvert Sagan que très tard, il y a bien 6 ans de cela. La faute à son image télégénique aussi naufragée que celle de Gainsbarre, toujours entre deux vins, rails de coke et humiliation par Desproges. Le hasard fit que je découvris BONJOUR TRISTESSE dans le contexte idéal : en vacances, sous un soleil de plomb en Croatie où l’ennui devient un luxe, avachi sur ses criques sauvages. D’emblée je fus happé par ce que l’on appelait La petite musique du monstre Sagan : cette langue tout en élégance, au rythme incroyable, capable de masquer la tentation du mal et de  la luxure sous les apparats du raffinement bourgeois.

Laclos avait Cécile de Volanges. Sagan, sa Cécile la Volage. © Rue de Sèvres

Laclos avait Cécile de Volanges.
Sagan, sa Cécile la Volage.
© Rue de Sèvres

Lorsque j’appris qu’une adaptation de ce livre formidable, je me suis rué dessus, non sans une perverse déception : preuve qu’en 2019, on ne lit plus ou pas assez Sagan, les habituels pudibonds qui ont empoisonné de leur moralisme la sortie de PETIT PAUL, n’ont rien trouvé à redire à la réitération des fantasmes incestueux et pervers de la Fantasque Françoise. BONJOUR TRISTESSE, c’est pourtant rien de moins que la chute d’Adam et Eve matinée des LIAISONS DANGEREUSES.

Comme le trio formé par Adam, Eve et le Serpent, BONJOUR TRISTESSE est centré autour du 3, le nombre de l’instabilité et de la violence : La fille, le père et la belle mère, l’amant, la maîtresse et l’intrigante.  Cécile et son père vivent dans un paradis perdu de luxe, d’opulence et d’oisiveté. Anne est un serpent qui se glisse dans cette paresse et vient leur voler la chaleur de l’égoïsme. Cécile a loupé son bac et rechigne à réviser Bergson (bordel, je la comprends !). Elle préfère picoler autour de la piscine et écouter les râles de jouissance de son père, vieux beau qui choisit de sauter des femmes écervelées du même âge que sa fille.

Cette course à la jouissance intervient après guerre ; nous sommes en 1954, le rock arrive par Elvis, un an plus tard James Dean joue le rôle de Messie libérateur d’une génération qui a envie de vivre, se droguer, baiser. La mort d’Anne tuée par la perversion de Cécile, c’est la mort de l’ancien monde, de ses corsets de bonne manière, de la frigidité, de l’amour à la papa. C’est la mort de Dieu prophétisée par Nietzsche et le début de la musique dite satanique : celle qui pratiquera l’hédonisme et le rejet d’un monde où il fallait être un Saint pour aller au Paradis alors qu’il suffisait d’être soi-même pour aller en Enfer : le Rock.

3 Couleurs femmes :  Cécile, le petit animal dangereux. Anne, la bourgeoise classe mais assommante. Elsa, naïve mais pas trop. © Rue de Sèvres

3 Couleurs femmes :
Cécile, le petit animal dangereux.
Anne, la bourgeoise classe mais assommante.
Elsa, naïve mais pas trop.
© Rue de Sèvres

Dans cette version moderne des LIAISONS DANGEREUSES qui rappelle beaucoup l’ambiance de LA PISCINE, notre Cécile de Volanges devient Cécile La Volage : celle qui abandonne sa vertu pour le vice, celle qui trompe son ennui existentiel pour le plaisir du Mal. Dans ce trio entre l’adolescente cruelle, la femme sensuelle mais sans jugeote et la quarantenaire cultivée mais ennuyeuse, les hommes n’ont que peu de places : ils sont aveuglés par la tentation du charnel et le besoin de réassurance sexuel tel le  Baron Hulot, le libertin éperdu de LA COUSINE BETTE de Balzac.

Dès l’ouverture en Flash Forwad, on sait que la BD de Rébéna sera à la hauteur.  Le dessin est plein d’énergie et réussit une sorte de synthèse entre le trait de Joann Sfar et celui de Jean-Marc Rochette. Cécile est affûtée comme une féline, sensuelle et dangereuse de son regard blasé, Anne a la …. Grace Kelly : glaciale de sophistication et de classe altière , elle meurt  dès l’ouverture du roman, broyée dans un accident de voiture sur les falaises de la côte d’azur, tout comme l’héroïne d’Hitchcok, autre grand manipulateur des moeurs.

Anne, a l'apparence de Grace Kelly et sa mort aussi... © Rue de Sèvres

Anne, a l’apparence de Grace Kelly et sa mort aussi…
© Rue de Sèvres

Le trait de Rébéna est aussi vénéneux que le verbe de Sagan : tout en simplicité, il sait exciter sans rien montrer qu’ici un bout de fesses révolté contre un drap rebelle, là les jambes et les chevilles arrogantes de Cécile, les vêtements dont il affuble ses personnages les déshabillent à leur insu. Oh, certes l’encrage est très léger et on a parfois l’impression d’avoir à faire à des crayonnés un peu élaborés,  le rendu des regards est parfois figé et la coiffure de Cécile évoque d’avantage un bonnet de bain que celle légendaire de  Louise Brooks.

Nous sommes pourtant embarqués dans ce ballet mortel où le lecteur sent les écarts de température entre la terrasse ombragée et la chaleur suffocante du soleil de midi. Les décors tout en aridité sont plus que sommaires mais nous rappellent que les personnages vivent dans l’urgence, que le monde, aussi solaire soit-il disparaît face à l’intensité de leurs désirs égoïstes.  Reste enfin, le découpage exemplaire des meilleures séquences du livre et la fluidité de la lecture. La musique de Sagan est là sans que Frédéric Rébéna ne semble réciter son texte.  Tout y est épuré, concis, essentiel, l’exact inverse des pavés de texte souvent décourageants de Stéphane Heuet pour son adaptation de A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU de Proust  (que Sagan idolâtrait au point de lui emprunter son pseudo littéraire).

L’album terminé, on éprouve un étrange fascination pour cette garce vulnérable de Cécile.  Impossible  de ne pas avoir envie de  s’évaporer dans la bouche de l’adolescente fumeuse de cigarettes, de renoncer à observer ses larmes amères et de s’imaginer les goûter.  Le frisson à la regarder nuire à autrui est le même que face à un fauve en cage : même protégé par le quatrième mur, le lecteur ressent le danger de succomber à cette ado fatale. La beauté du mal est là et celle de Sagan aussi. Une réussite.

Au revoir Tristesse. © Rue de Sèvres

Au revoir Tristesse.
© Rue de Sèvres

10 Questions à Frédéric Rébéna

Dans la foulée de la rédaction de l’article, contact est pris via Facebook  avec Rébéna qui face à l’urgence de la publication aura l’infinie gentillesse de répondre à mes questions en moins de deux heures et d’y joindre quelques crayonnés en exclusivité.  Bonjour Monsieur ! 

Autoportrait (C) Frédéric Rébéna

Bonjour Frédéric. Adapter un livre de Sagan de 1954, mais quelle drôle d’idée ! Pourquoi ?

J’ai répondu à l’invitation de mon éditeur.
« Si je te dis Sagan?
J’ai bien sûr immédiatement répondu « Karl ? ». « Blague à part, « Françoise Sagan ? Si c’est une proposition d’une énième bio, bof. » « Non . Adapter : BONJOUR TRISTESSE »
Un long silence en apnée. Ces deux mots, c’était comme un portail qui s’ouvrait sur une sixième dimension. Ou comme un don du ciel qui m’a laissé hébété juste le temps de reprendre mes esprits. « Bien évidemment , que je veux le faire! »
Il faut dire que c’était un bouquin que je connaissais pour l’avoir lu , adolescent , et relu plus tard, attiré par la force d’attraction que provoquent ces deux seuls mots accolés.

Quel écho peut avoir ce petit roman où une petite bourgeoise s’ennuie auprès de la France des gilets jaunes ?

C’est une jeune fille, qui passe des vacances bourgeoises et oisives, avec son père, incarnation du mâle dragueur, désenchanté, buveur, cynique, macho gros con, qui n’a même pas conscience du milieu dans lequel elle évolue. C’est une adolescente dans sa bulle d’adolescence qui ne mesure pas les conséquences de ses actes. Elle prendra seulement conscience du sens du mot « responsabilité » qu’au terme du récit.
Je me suis bien sûr posé la question: en quoi travailler sur ce texte peut-il trouver un écho aujourd’hui. Bien des thèmes sont abordés dans ce livre, ce n’est pas seulement une peinture d’un milieu privilégié, un entre-soi bourgeois indolent en résidence privée, c’est surtout la figure de contestation que représente Cécile qui m’a intéressé, le ver dans le fruit, contestataire.
Elle est l’issue de secours d’un monde qui se désagrège du fait du repli sécuritaire. Cécile trouve sa place encore aujourd’hui.

Mais où est Sofia Coppola ? (c)  Frédéric Rébéna

Mais où est Sofia Coppola ?
(c) Frédéric Rébéna

Ton travail d’adaptation de la petite musique du charmant petit monstre est remarquable. Comment as-tu procédé ?

Adapter-c’est rebattre les cartes, tout reconsidérer, s’emparer pour tout recréer. Dans le respect de l’original, dans le refus d’une fidélité littérale qui s’avèrerait inutile. C’est une travail d’équilibriste contorsionniste .
C’est comme si on me confiait les clés de la maison Sagan . Je m’y suis installé progressivement comme un locataire . J’ai investi les lieux, les ai transformés, réagencés, j’ai fait sauté des cloisons avec l’accord du propriétaire pour me sentir chez moi.
Pour ce qui est de la restitution de la petite musique, c’était la clause du bail à respecter. J’ai rendu les clés une fois le travail effectué. C’est une proposition d’adaptation. Juste mon point de vue sur cette oeuvre.

Ton découpage est très cinématographique : on pense notamment à Hitchcock et à LA PISCINE…

LA PISCINE évidemment , je m’y suis même référé en la personne du père de Cécile. Maurice Rosnet me paraissait incarner idéalement le personnage. Et Hitchcock aussi , par le choix d’ancrer le récit dans ces années 50’ 60’ . J’ai bien sûr convoqué Ingrid Bergman qui me semblait devoir faire partir du casting.

Tu as vu le film de Preminger ?

Preminger m’a été utile pour m’y retrouver surtout géographiquement et pour certains motifs, végétaux et autres. Je n’aime pas beaucoup ce film. Hormis Jean Seberg qui n’est pas dans son meilleur rôle et Déborah Kerr qui est parfaite en grande dame froide et hautaine. David Niven est insupportable de niaiserie.

Cécile est une vraie peste à la fois vulnérable et désirable. Comment as-tu imaginé son physique de petit chat ?

Cécile devait incarner l’adolescence, un truc en devenir , sortant de l’enfance et pas encore adulte. Un personnage grain de sable dérangeant et réfractaire. J’ai travaillé à faire en sorte qu’elle ne soit pas trop désirable et trop sexualisé (Loupé ! Ndr)

La tension sexuelle est omniprésente mais tu as fait le choix de ne montrer aucune scène de cul. Pourquoi ?

Il est beaucoup question de sexe. Oui. Les scènes de cul trop explicites auraient produit un décrochage de lecture . Peut-être? Il faut que je creuse la question.

Whoops, I did it again !  (C) Frédéric Rébéna

Whoops, I did it again !
(C) Frédéric Rébéna

Dans sa préface, Fréderic Beigbeder dit avoir été surpris par tes représentations de Raymond et Anne…

Je ne crois pas avoir la même lecture de Sagan que Beigbeder. Ses représentations sont les siennes.

Quel a été le retour de Denis Westhoff, le fils de Sagan ?

Denis Westhoff est ravi de cet éclairage infidèle et respectueux de l’oeuvre de sa mère. On s’est rencontrés à plusieurs reprises pour la promo du bouquin. Il m’a fait part de son adhésion sans réserve.

D’autres projets en cours ? Je pose une option sur une adaptation de DE GUERRE LASSE !

D’autres projets. Un surtout , mais qui n’est pas une adaptation. Mais pourquoi pas retravailler sur un autre titre de Sagan ensuite. Je ne sais pas.

BONJOUR TRISTESSE est une oeuvre féministe ?

Il y a chez Cécile quelque-chose de revendicatif sans rien démontrer, il se trouve que c’est une fille, mais c’est surtout un être humain ,fort et libre,qui ne veut ni dominer ni être dominé. Et bien sûr quelle est Gilet Jaune et bien sûr elle est féministe. Et bien sûr elle nous emmerde tous, en fumant et en buvant et en baisant librement.

 (C) Frédéric Rébéna


(C) Frédéric Rébéna

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La BO du jour ? Fastoche !

15 comments

  • Présence  

    Je n’ai pas lu de livre de Françoise Sagan. Du coup, cet article m’évoque une autre autrice toute en psychologie : Patricia Highsmith. L’article est très intéressant car il resitue l’œuvre dans son contexte historique et social, permettant de mieux comprendre sa nature. il est encore plus intéressant dans la mesure où Bruce est capable d’effectuer la comparaison entre l’œuvre originale et l’adaptation, et de pointer en quoi il y a bien eu un travail d’appropriation et d’adaptation par l’auteur.

    Je reste très friand des interviews rapides qui viennent compléter l’article. C’est une chance extraordinaire de pouvoir enrichir le regard du lecteur par les observations et les intentions de l’auteur.

  • Nikolavitch  

    « Humiliation par Desproges », c’est une lecture partielle de cette interview : Sagan avait sauvé la rubrique de Desproges à l’Aurore quelques années auparavant (la célèbre lettre « je ne lis pas l’Aurore, mais je l’achète tous les matins pour Desproges ») et savait très bien qui était le farfelu qui débarquait chez elle. Elle ne s’attendait peut-être pas au coup des photos de vacances, mais revois la séquence, c’est un jeu, sans doute de part et d’autre.

  • Tornado  

    On sent un Bruce très inspiré par cette double lecture (l’oeuvre originelle de Sagan -que je n’ai pas lue- n’est jamais loin).
    Ton enthousiasme est communicatif. Ça manque un peu de karaté et de vampires, mais les références qui sont invitées (Hitchcock, La Piscine, le cinéma des années 50 (Lolita ?)), donnent une couleur connotée et très séduisante à l’ensemble.
    Je me suis refait une petite série de films noirs hollywoodiens ces derniers temps, et je suis complètement accroc à ces oeuvres à la forme surannée qui traitent de sujets hyper sulfureux (le dernier en date étant « La Nuit de l’Iguane », avec une Déborah Kerr toujours aussi exceptionnelle et troublante).

    • Matt  

      « Ça manque un peu de karaté »

      T’inquiète, j’arrive dans la semaine avec le kung-fu au féminin^^

  • Bruce lit  

    @Tornado : oui, l’enthousiasme m’a inspiré. C’est à ce jour l’article que je préfère pour 2019. Tu as tout à fait raison de citer LOLITA. Beigbeder mentionne ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR de Musset que je n’ai jamais lu.
    LA NUIT DE L’IGUANE : vu il y a longtemps, j’avais trouvé ça bien.
    Tu étais parvenu à finir les BD sur Proust ?

    @Présence : Bien vu pour Patricia Highsmith. L’interview s’est vraiment improvisée au dernier moment. Facebook permet ce genre de moment magique.

    @Alex N : merci de cette précision. Notre culture zapping ayant extrait cette itw de son contexte, ces images ne sont pas à l’avantage de Sagan, tu en conviendras.

    • Tornado  

      J’étais venu poster un commentaire sur ton article de l’adaptation en bd de l’Etranger (en période de Noël, il a dû passer inaperçu). C’est une bonne adaptation.

  • OmacSpyder  

    Un article au léger souffle de soufre. Un zeste… d’érotisme avec l’ombre de Gainsbourg dès la légende du premier scan. Le décor est planté.

    La figure de la Lolita séductrice et succube comporte un aspect fascinant en soi, cet éveil du printemps se mêlant aux intentions séductrices et prédatrices du côté de l’adolescente, allumant la mèche du sexuel avec l’air de ne pas y toucher.

    Et cette torpeur mêlée à une mélancolie planante, comme une ombre qui rafraîchit ce que la sensualité échauffe. Les deux versants prenant corps dans cet espace de l’ambiguïté. L’entre-deux entre de l’adolescence, entre enfance dépassée et surgissement d’une jeunesse flamboyante. Avec ce que cet âge met à l’index : le corps vieillissant de la femme d’âge mûr, pour aller provoquer le désir encore vaillant de l’homme dans la force de l’âge qui se voit dans ce miroir aux alouettes plus jeune qu’il ne l’est. Une allumette ravivant le désir.
    Le feu du désir, l’été en pente douce, l’eau du miroir, celui par exemple d’une piscine.

    C’est bien le jeu du désir et du narcissisme éclosant de l’une et défaillant de l’autre qui est en Je. Et la perte qui se profile pour les deux : la Lolita quittera ses atours ambigus pour laisser l’enfance définitivement tandis que l’homme aura perdu, qu’il ait cédé ou pas.
    Bonjour Tristesse, car c’est la seule possibilité qu’offre cette Elle-là…

    • Bruce lit  

      @Omac ; : la Lolita quittera ses atours ambigus pour laisser l’enfance définitivement tandis que l’homme aura perdu, qu’il ait cédé ou pas. C’est effectivement ce qui se passe à la fin de Bonjour Tristesse. Pour autant l’inceste fantasmé entre la père et la fille ne semble pas résolu.
      Je précise à nos jeune lecteurs que Lolita n’est pas à l’origine du LOL….

  • Jyrille  

    Je n’ai jamais lu Sagan, mais contrairement aux extraits que j’avais pu voir, je comprends mieux ton attrait pour le dessin : comme tu le soulignes, il y a un peu de Rochette chez Rebena. Je ne suis pas totalement convaincu mais effectivement j’ai un peu trop précipité mon ressenti.

    Cela dit je ne suis pas certain d’être intéressé, car je ne connais pas du tout le livre, ni même les films (La piscine, je n’en ai aucun souvenir !), à part ceux de Hitchcock car ils sont toujours marquants.

    Comme toujours, super idée d’associer un entretien avec une chro ! On en apprend beaucoup en peu de lignes. Merci donc pour tout ça Bruce.

    La BO : eh ben ! Je croyais que tu n’aimais pas Nougaro ? Ne me dis pas que cette chanson n’est pas superbe ?

    • Bruce lit  

      @Vindicator : je considère mon niveau actuel en littérature à peu près nul, bien loin de ce qu’il fut à une époque….d’avant les comics…
      @Jyrille : Nougar, c’est toujours pas mal, pas la folie, pas mal. Les BO ne correspondent pas toujours à des coups de foudre mais reprise par Biolay il y a 15 jours à l’Olympia, j’ai trouvé ça sympathique.

  • JP Nguyen  

    Ah Bruce, il faut bien des chroniques comme la tienne pour que je puisse voir passer des BD qui seraient autrement totalement restées hors de mon champ radar…
    Ceci dit, même si tu es convaincant sur les qualités de l’oeuvre et de son adaptation, ce n’est pas du tout le type de récit qui me branche…
    Mais ayant déménagé aujourd’hui de bureau, je me suis rapproché de la grande bibliothèque municipale, je vais étudier la possibilité de me reprendre une carte de médiathèque… et qui sait ?

    • Bruce lit  

      @JP « Car apprendre et comprendre, tel était le destin du fils de Crao…. »

  • Patrick 6  

    Je dois avouer qu’à la base je n’aurais pas misé 1€ sur une adaptation de Sagan en BD ! Mais ton article semble me donner tort ! En tout cas j’aime beaucoup le style du dessinateur, à la fois minimaliste et expressif.
    Je vais me pencher sur cette œuvre asap !
    Bien vu également pour l’interview express qui s’avère une formule très convaincante.

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