L’as des glaces ! (Cornetto Trilogy)

THREE FLAVOURS CORNETTO TRILOGY par Edgar Wright

1ère publication le 06/08/15- Mise à jour le 25/01/19

AUTEUR : 6 PATRICK FAIVRE

Des glaces pour tous les goûts !

Des glaces pour tous les goûts !

Dans la série les concepts de trilogie abstraits et ésotériques nous parlerons aujourd’hui de la trilogie dite des cônes glacés ! (« Cornetto trilogy » connu également sous le nom de « Blood & Ice cream trilogy »).

L’idée est née à postériori ( ! ) dans l’esprit du réalisateur Edgar Wright alors qu’il venait de finir le tournage de Shaun of the dead où un des personnages principaux soignait sa gueule de bois à l’aide de cornés de glacés ! (Basé sur l’expérience du réalisateur… Si l’un d’entre vous a essayé cette méthode qu’il nous fasse savoir les résultats !).

Les cônes feront donc leur apparition dans les deux films suivants : Hot fuzz et World’s end. Et oui vous ne rêvez pas il n’y a absolument aucun lien entre les glaces et les trois histoires mis à part leur simple présence ! Edgar Wright ayant un sens de la dérision très poussé n’hésitera pas à parler de cette métaphore glacée comme un hommage aux films Trois Couleurs : Bleu, Blanc, Rouge de Krysztof Kieslowski !

Ainsi donc les trois parfums différents de glace symbolisent les éléments dominant dans chacun des trois films : Pour Shaun of the dead le cône à la Fraise symbolise le coté gore et sanguinolent, pour Hot Fuzz le cône bleu symbolise la police et finalement dans World’s end on voit passer un emballage de glace à la menthe contre un grillage pour symboliser… les Aliens ! En voilà du conceptuel !

Plus concrètement (et plus sérieusement aussi) au-delà de la glace la trilogie aura pour points communs : le réalisateur, les acteurs principaux (Simon Pegg et Nick Frost) et des thématiques similaires à travers des genres pourtant radicalement différents : L’individu face à la collectivité, la peur de grandir et les méfaits de l’adulescence !

Trois couleurs....

Trois couleurs….

 

2004 – SHAUN OF THE DEAD

Ce film n’est rien de moins que la première Romantic Zombie Comedy (alias Rom-zom-com) ouvrant la voie à des films comme Zombieland, Cockneys vs Zombies ou plus récemment Warm bodies

Tout commença en 1999 par la série Anglaise Spaced réalisée par Edgar Wright, interprétée et co-scénarisée par Simon Pegg. Une sitcom ou des étudiants à la fac que l’avenir professionnel laisse parfaitement indifférents, préfèrent enchainer des jobs sans responsabilité… Lors d’un épisode le personnage de Tim joué par Simon Pegg après avoir pris des amphétamines a des hallucinations sous influence du jeu « Resident Evil 2 » et pense devoir combattre des zombies pour survivre !
L’expérience plu tellement à Pegg et Wright (grands fans de films de Zombies devant l’éternel) qu’ils eurent l’idée de faire un long métrage sur ce thème ! Shaun of the dead était né !

Plutôt que de copier simplement leur idole, George Romero, ils souhaitèrent réaliser une comédie horrifique mélangeant des problématiques sociales aussi bien que sociologiques le tout baignant dans une ambiance très réaliste, drôle et Geek à souhait !
Malheureusement la société qui accepta de produire le film fit faillite avant même que la moindre séquence ait pu être tournée ! Il fallut attendre janvier 2003 pour que la productrice Nira Park ne signe avec Working Title pour voir le projet aboutir !

Le métro aux heures de pointe évoque en effet l’univers Zombie… L’affiche annonce donc la couleur : La métaphore est de mise !

Le métro aux heures de pointe évoque en effet l’univers Zombie… L’affiche annonce donc la couleur : La métaphore est de mise !

Bon l’histoire : Shaun représente l’adulescent dans toute son horreur, à 29 ans il est le plus ancien des vendeurs d’une boutique d’électronique « Foree Electric » dans le nord de Londres. Il vit en collocation avec 2 autres garçons et passe tout son temps libre dans le pub local « Le Winchester ».
Sa relation avec sa petite amie, Liz tourne méchamment en rond. Par peur de l’engagement il préfère stagner aussi bien professionnellement qu’affectivement. A l’opposé Liz (une sorte de Bridget Jones trash) attend une vie de couple classique que Shaun n’est pas prêt à lui donner…
Comme le dira Simon Pegg : « Cette aventure va lui donner l’occasion de mûrir et d’apprendre à assumer. En fait, Shaun avait juste besoin d’un déclic, d’une étincelle, cela aurait pu être un incendie, un choc à la tête, une averse de grêle, la morsure d’un chat… en l’occurrence, c’est juste une invasion de zombies.”

Ed (joué par l’acteur Nick Frost) est le meilleur ami de Shaun. Si ce dernier est paralysé par la peur de l’engagement, ce premier lui n’y pense même pas ! A un stade supérieur de la Nerd-attitude il préfère passer toutes ses journées à jouer à la Playstation sur son canapé ! Un travail ? Pourquoi faire ? Une copine ? Quel ennui !! En dehors des jeux vidéo et boire des bières son plus grand talent consiste à imiter Clyde, l’orang-outang du film Ça va cogner (Any Which Way You Can en 1980) avec Clint Eastwood !

Bref l’apocalypse zombie vient mettre un terme à ce précaire équilibre et faire basculer ce petit monde dans l’âge adulte…ou dans la mort. Au choix.

Il est amusant de noter que pris dans sa routine et ses habitudes Shaun ne verra aucun des signes avant coureur de l’invasion zombie ! Le premier mort vivant croisé est confondu avec un ivrogne, Shaun passera au milieu des suivants sans même lever la tête de ses chaussures ! Noyé dans le quotidien il préfère, consciemment ou pas, ne pas voir ce qui devrait le faire hurler de terreur Jusqu’au moment où la réalité vient s’imposer à lui. Une jolie métaphore de notre quotidien en somme.

Le tournage débuté en mai 2003 durera pour neuf semaines. Cinq en extérieur dans différents quartiers du nord de Londres et quatre aux studios Ealing. Les scènes intérieures du Pub Winchester y seront tournées. Les maitres mots de la réalisation sont rapidité et nervosité ! La profusion est la règle du jeu, les gags et les plaisanteries se succèdent à un rythme effréné ne laissant aucune place à l’ennui. Multipliant les clins d’œil plus ou moins subliminaux notamment à Evil dead (« Ash se sent légèrement indisposé » se raille un des collègues de Shaun), à Voyage au bout de l’enfer (la chemise blanche et le bandeau rouge), à Dawn of the dead (le nom de la boutique ou travaille Shaun, « Foree Electric », vient du nom d’un des acteurs du film de Romero), ou bien à Night of the living dead (le « Ils vont venir te chercher Barbara » adressé à la mère de Shaun), etc…

A noter, détail amusant, que George A. Romero a été si impressionné par le travail de Simon Pegg et Edgar Wright qu’il leur demandera d’apparaître en tant que Zombie dans son film suivant Land of the dead en 2005 !

Entre hommage à leurs ainés horrifiques et créativité artistique Pegg et Wright nous ont livrés un petit bijou à l’humour « so British » et au ton parfaitement décalé ! Pour ce qui concerne les produits dérivés, le film a été adapté en comics par Frazer Irving et Simon Pegg lui-même dans 2000AD en Angleterre puis IDW Plushing aux Etats unis en 2005. Des figurines articulées seront également réalisées par National Entertainment Collectibles Association montrant Shaun et Ed en Zombies. En ce qui concerne la fameuse trilogie du Cornetto elle n’aura eu qu’un seul défaut : Mettre son meilleur film en premier !

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2007 – HOT FUZZ

Edgar Wright et Simon Pegg toujours au scénario sont donc de retour pour ce « Buddy cop comedy ». Après avoir rendu hommage aux films de Zombie (saupoudré de comédie romantique) le duo s’attaque à présent au cinéma d’action et en particulier le « Buddy movie » sous genre qui consiste à unir deux hommes que tout oppose au sein d’une enquête policière afin de vaincre des méchants !

Pour info le terme « Fuzz » signifiie Police en argot. Mais attention il ne s’agit aucunement ici d’une parodie, mais bel et bien d’un hommage parfaitement maîtrisé à différent genres à travers le filtre de la comédie. Si le film est toujours aussi fun avec cet humour British en diable il n’en reste pas moins selon moi comme le maillon faible de la trilogie sans doute parce que le film d’action est un genre qui me touche moins que les deux autres… (relativisons malgré tout le film reste quand même à 100 coudées au-dessus des comédies habituelles, anglaises ou non)

L’histoire : Le policier Nicholas Angel est un agent motivé. Peut être trop. Son chef pour sanctionner son excès de zèle le mute dans la petite ville de Sandford. Lui qui aime l’action il va être servi, pas un seul crime n’a été commis depuis des mois !
Pour son arrivée il arrête un homme en état d’ivresse il sera surpris le lendemain de constater que l’ivrogne en question n’est autre que son collègue Danny Butterman ! Celui-ci fan de films d’action, notamment Bad Boys II (2003) et Point break (1991), noie littéralement Angel sous des torrents de questions à propos de ses exploits passés !

Peu de temps après son arrivée deux acteurs de théâtre sont retrouvés décapités. Officiellement c’est un accident mais pas pour l’irascible agent Angel, en particulier quand d’autres « accidents » mystérieux se produisent… Petit à petit Angel a le sentiment très net d’un complot à grande échelle tandis que la totalité du village tient coûte que coûte à conserver le statu quo pour obtenir le sacré Graal : le titre de Village de l’année !

Détail amusant trois stars font une brève apparition dans le film : Tout d’abord Peter Jackson en personne se cache sous le déguisement du père Noel qui poignarde Angel au début du film ! Ensuite Cate Blanchett derrière son masque d’agent scientifique interprète l’ex petite amie du personnage principal. Finalement Steve Coogan apparaît deux fois, une première fois en début de film pour provoquer le transfert de Nicolas Angel depuis Londres. Il apparaîtra une seconde en fin de film plaidant son retour à Londres devant l’inspecteur en chef.

A noter que le numéro de service d’Angel est 777 nombre considéré par certains comme la marque de dieu tout comme le 666 est considéré comme la marque du diable. Le seul personnage qui l’appelle par ce nombre est Timothy Dalton (Alias le numéro 007 de Tuer n’est pas jouer et Permis de tuer). Tout cela n’est donc qu’une histoire de nombre ! Pour finir Quentin Tarantino apprécia tellement le film qu’il accepta de participer au commentaire audio du dvd !hot_1

2013 – LE DERNIER PUB AVANT LA FIN DU MONDE (World’s end)

La dernière partie du Cornetto trilogy sortie 9 ans après le premier et 6 ans après le deuxième sera une « Science fiction apocalyptic comedy » ! Pour ce troisième opus Simon Pegg interprète Gary King un quarantenaire qui, entre hôpital psychiatrique et séances d’Alcooliques Anonymes, regrette son passé de Gothique marginal… (Une sorte de John Constantine version branché et dark).
Son obsession est de finir le « Golden mile » entamé 20 ans plus tôt avec ses 4 amis (dont les noms ont tous un lien avec la royauté) : Pour fêter la fin de leur cours en 1990 ils tentèrent de faire la tournée des 12 pubs de la ville ! L’ultime destination étant le dernier pub qui porte le doux nom de « La Fin du monde » !

Hélas alcool et drogue faisant leur œuvre ils ne finiront pas leur parcours… Pour Gary cet échec symbolisera celui de sa vie. Pour reconstruire sa vie une seule solution : Refaire ce chalenge avec ses même amis 20 ans plus tard et cette fois-ci la finir !
Un seul souci : La plupart de ses « amis » le déteste à présent ! Sa première mission consistera à les convaincre de l’accompagner (Tel Dan Aykroyd et John Belushi tentant de convaincre leurs anciens musiciens de reformer les Blues Brothers dans le film de John Landis en 1980). Avec le bagou et la force de persuasion qui est la sienne il arrivera à mener à bien cette première épreuve !

La fine équipe prend donc le train destination la ville de Newton Heaven. Mais hélas ce qui s’engageait comme un trip nostalgique devient quelque chose de beaucoup plus effrayant quand ils se rendent compte que les habitants de la ville ont été remplacés par des robots !

Tout comme les précédents ce film est réalisé par Edgar Wright, co-scénarisé avec Simon Pegg et met en scène le désormais célèbre duo d’acteur Pegg et Frost. Nombre d’acteurs sont eux aussi à nouveau au rendez-vous à commencer par Thimothy Dalton qui apparait pour la deuxième fois dans la trilogie. Au final trois autres acteurs ont joués dans les trois films : Martin Freeman (futur Hobbit), Bill Nighy, et Rafe Spall.

La bande son elle aussi est sensée illustrer la jeunesse des héros, soit des groupes anglais indés des années 90 : Soup dragons, St Etienne, Suede… Seul léger strabisme musical, l’omniprésence des Sisters of Mercy (dont Gary King est fan) car d’une part leur premier album date de 1985 et le dernier de 1990 (le gros de leur carrière a donc eu lieu dans les années 80) et surtout parce que leur son est ouvertement eighties ! (et non pas nineties). Mais quoi qu’il en soit ne chipotons pas pour une fois qu’un personnage de film a des gouts irréprochables (traduisez les même que les miens ahah) on ne va pas la ramener !

La BO tient du reste un rôle primordiale dans le film puisque le personnage site à plusieurs reprises la chanson des Primal screams «Loaded » comme son mantra : « We wanna be free to do what we wanna do » ! (lui-même inspiré par le film Wild angels de Roger Corman en 1966), rejoignant aussi le refrain du morceau des Soup dragons « I’m free » !

Avec un scénario très simple et très inspiré à la fois par L’invasion des profanateurs de sépultures (de Don Siegel 1956) et Le village des damnés (de Wolf Rilla en 1960) le film reste cependant efficace et les personnages du film sont toujours aussi attachants ! Sans vouloir spoiler la fin du film on est bien loin de la fable moralisatrice « Il faut grandir car vivre dans ses rêves c’est mal » puisque c’est bien au contraire en s’assumant tel qu’il est que le personnage principal réussi à remplir son destin ! Une fort belle conclusion pour une trilogie quasi irréprochable !

Simon Pegg devient le héros de The Boys par Garth Ennis !

Simon Pegg devient le héros de The Boys par Garth Ennis ! Source Book Shelves

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Il y a quelques temps, j’avais demandé à notre ami Patrick Faivre d’écrire sur le phénoménal « Shaun of the Dead ». Une lueur brilla dans ses yeux et quelques jours plus tard, il m’envoie 3 articles pour le prix d’un ! « Shaun of the dead », donc mais aussi « Hot Fuzz » et « World’s End ». Ca s’appelle la trilogie du cornet de glace et elle fond pour Bruce Lit. Slurp !

La BO :

26 comments

  • Marti  

    Rien de plus à dire, cette trilogie – et tout particulièrement Shawn of the Dead – a marqué ma vie de cinéphile par toutes les qualités évoquées dans l’article. La portée de SotD va même plus loin que le registre de la comédie horrifique puisqu’il a participé pour moi au lancement de la déferlante de films de morts vivants qui ne s’est toujours pas arrêtée à ce jour.

    C’est The World’s End que je placerait à la troisième position pour ma part car il s’est produit quelque chose de bizarre lors de mon visionnage : lorsque le fantastique apparaît enfin après trente minutes (voire plus) de métrage je l’ai trouvé superflu, arrive à ce point le film fonctionnait très bien comme buddy movie avec ses personnages attachants. Le film se rattrape ensuite notamment par son final surprenant, mais je continue à me demander si je ne l’aurais pas préfèré sans éléments de science-fiction.

    Simon Pegg a prolongé son rôle de grand gamin qui refuse de grandir au delà de la filmographie de Simon Pegg dans le très sympathique Cours toujours Dennis (Run, Fat Boy, Run) de David Schwimmer (oui ouo, Ross dans Friends) dont la réalisation a été encore plus nerveuse que celle de Shawn of the Dead puisqu’elle a duré 37 jours, et ce dans 52 lieux différents de Londres !

    • Jyrille  

      Ah oui c’était sympa Run fatboy run…

    • Patrick 6  

      Bigre 52 lieux de tournages ça doit donner le tournis :))
      Pour World’s end tu n’as pas tort mais je pense que c’est une volonté de surprendre le spectateur un comme « From dusk till dawn » qui commence un road movie et se finit en film de vampires !
      Concernant les lieux de tournage le Winchester n’existe plus ! Consternation ! Peu après le tournage le pub a été fermé et reconverti en appartement !
      http://www.movie-locations.com/movies/s/shaunofdead.html#.VcMomt4w_IU

  • JP Nguyen  

    Merci pour ma culture, Patrick ! J’ai souvent vu cité le premier mais étant allergique aux zombies…
    Du coup, je tenterais bien de mater les deux autres, à l’occase…

  • Présence  

    C’est donc lui ce fameux Simon Pegg qui a inspiré wee Hughie. Rien que pour cet éclairage, cet article devait exister. Pour le reste aussi :

    Rom-zom-com – Voilà une terminologie qui manquait à mon vocabulaire, c’erst sûr que je me coucherai moins bête ce soir (j’en aime beaucoup l’allitération).

    Son plus grand talent consiste à imiter Clyde, l’orang-outang du film Ça va cogner : finalement il y a encore plus dérisoire que ma capacité à ne lever qu’un seul sourcil à la fois.

    Noyé dans le quotidien il préfère, consciemment ou pas, ne pas voir ce qui devrait le faire hurler de terreur – C’est exactement ce qui a fini par me donner goût aux comics de zombies, la puissance de la métaphore quand l’auteur sait l’utiliser.

    Des groupes anglais indés des années 90 – Non, bien sûr, rien à voir avec tes goûts personnels, un article des plus objectifs, bien sûr.

    Quelqu’un sait-il ce que vaut l’adaptation en comics chez 2000 AD ?

    • Marti  

      Ça va cogner (Any Which Way You Can) qui est en fait la suite d’un film sorti deux ans plus tôt : Doux, Dur et Dingue (Every Which Way But Loose) !

  • Jyrille  

    Je n’ai toujours pas vu The World’s End… J’ai un peu peur vu les quelques critiques négatives que j’ai eues en écho. Mais bon, pour le reste, j’ai adoré Shaun of the dead et Hot fuzz qui furent pour moi découverts sur le tard. J’ai enchaîné avec Spaced qui est simplement une des meilleures séries que j’ai jamais vu. J’ai vu Hot Fuzz et Shaun au minimum trois fois chacun.

    Je ne savais absolument pas que c’était une trilogie ayant un nom (la Cornetto) et ce rapport avec les glaces. Donc merci énormément pour tous les détails et anecdotes, c’est super bien de se cultiver comme ça.

    En ce qui concerne les Sisters of Mercy, ce n’est pas grave : on peut tout à fait écouter et adorer un groupe d’une décennie précédente non ?

  • Jyrille  

    Ah et sinon : super article et super titre (si tout cela n’était pas clair) :-)

  • Jyrille  

    Sinon je suis allé voir Ant-man, c’est très bien. Le script est co-écrit par Edgar Wright et pour je ne sais quelle raison, il aurait été évincé de la réalisation. C’est un peu dommage.

  • Patrick 6  

    @ JP Nguyen : Shaun of the dead pourrait bien te faire changer d’avis sur les zombies… qui sait ? ;)

    @ Présence : Si tu ne lèves qu’un seul sourcil c’est qu’il y a du Monsieur Spock en toi ;)
    Autrement tu l’as bien compris, Objectivité est mon maitre mot ! Les faits rien que les faits (ahahah)

    @ Marti : Ah oui concernant « Doux dur et dingue » c’est tout à fait exact merci de me faire réviser mon Eastwood ;)

    @ Jyrille : Si tu as aimé les deux précédents je pense que tu peux regarder World’s end sans trop prendre de risque ;)
    Pour le concept de la trilogie pour être parfaitement honnête je l’ai moi-même découvert en écrivant cet article ! C’est dire l’importance du truc :))
    Et enfin pour Antman je ne vais pas me géner pour faire ma propre pub :
    https://mistermalcontent.wordpress.com/2015/07/18/ant-man-par-peyton-reed/

    • Jyrille  

      Ah je n’ai vu qu’une seule séquence post-générique…

  • Patrick 6  

    Pour l’une des scènes Captain America et le Faucon parlent d’intégrer Antman aux Vengeurs et dans l’autre M.Douglas donne à sa fille le costume de la Guêpe !

    • Jyrille  

      C’est celui de la Guêpe que j’ai vu.

  • Bruce lit  

    Il ne me reste plus qu’à voir World’s End dont j’ignorais l’existence. Je vénère Shaun of the Dead que je situe même au dessus des Romero. Wright parvient dans son film à conjuguer humour farfelu, horreur, et commentaire social, en plus d’une jolie love story. Un équilibre très difficile à trouver.
    Hot Fuzz j’avais moins aimé et n’en garde aucun souvenir, j’avais trouvé ça plat…..Et j’ai adoré Scott Pilgrim !
    Merci en tout cas pour cet article qui achève cette semaine et cette saison dans la bonne humeur (imaginez si j’avais rediffusé mes vieux articles de Gen d’Hiroshima pour les 70 ans de la bombe….).
    « Soup dragons, St Etienne, Suede » : ces gens existent encore ? J’ai dû m’arrêter au deuxième Suede. Par contre je ne me lasse pas des Sisters of Mercy que j’ai découvert via ….GTA IV !

  • Jyrille  

    Sisters of Mercy j’ai toujours eu du mal. C’est un de ces groupes un peu cultes dont j’aime me moquer, comme les Guns And Roses pour les métalleux / rockers gras, par exemple.

    Suede existent encore je crois, ils ont dû sortir un album il y a deux ou trois ans. Je me suis également arrêté au second, que j’ai perdu d’ailleurs, il était pourtant bien… Les autres ont dû disparaître.

    • Marti  

      Je n’ai jamais compris tout cet engouement pour les Guns, un groupe que je ne détestais pas mais qui m’en touchait une sans bouger l’autre comme disait Jacques Chirac… jusqu’il y a deux jours lorsque j’ai entendu par hasard à la radio You could be mine (ou un truc du genre), une chanson composée pour Terminator 2 avec de furieux airs de Led Zeppelin dans les guitares. Du coup,je vais peut être enfin donner sa chance à ce groupe…

  • Bruce Lit  

    Je redécouvre avec bonheur la discographie des Guns. Axel Rose est un psychopathe patenté mais aussi un chanteur de grand talent et à l’époque un Showman exceptionnel. Avec Amy Winehouse, le rock a perdu sa dernière grande gueule qui contrastait avec les rockers propre sur eux….Marilyn Manson continue sa dépression depuis 10 ans et se traîne sur scène. Le fragile Trent Reznor est devenu un adepte de Body Building.
    Donc respect pour Axl Rose et sa bande ; les deux albums Use your Illusions sont incroyables. Je ne les découvre que maintenant puisque j’étais plutôt Nirvana à l’époque. Rose offre aujourd’hui un spectrale assez pathétique mais en revoyant son concert à Vincennes, son charisme était exceptionnel. Rares sont les frontmen ayant aussi bien incarné la paranoïa, la suspicion et la colère.
    @ Marti : You could be mine est bien l’ost de T2.
    @Cyrille : le premier SOM est exceptionnel.

    • Présence  

      Mouais, comme par hasard Use your illusions, sur lequel figure un duo entre Axel et un chanteur débutant inconnu pas du tout apprécié par le chef (un certain Vincent Furnier). J’avais trouvé que ce duo fonctionne plutôt bien.

      • Bruce Lit  

        Le duo avec Alice n’est pas celui que je préfère sur Use your Illusion. Axl éclate tout dans « Under my Wheels » avec le maître. (et plus ça continue, plus je me dis qu’Alice Cooper va avoir droit à son article ici)….
        Ma passion pour les Guns remonte à cet été en Equateur…..J’en avais marre de la disco espagnole. Mon beau frère avait un seul disque de rock, et ce fut le bon….

  • Jyrille  

    Je hais les Guns. Mais ils ont de bons titres. On en reparlera !

    • Marti  

      Les Guns nous offrent finalement un bel exemple musical de cette sempiternelle question de la séparation entre l’auteur et l’oeuvre qui provoque toujours autant de débat en littérature.

  • JP Nguyen  

    Bon ben, j’ai vu Hot Fuzz hier soir. J’ai trouvé ça drôle mais sans plus…
    La « fausse piste » (ou fausse explication) sur le mobile des meurtres est assez inattendue…
    Ce qui m’a frappé, c’est que même si ça se passe en Angleterre (avec tout les éléments de décor et les persos qui vont avec), la façon de raconter est très caricaturale et pour le coup très « américaine ». Mais c’est peut-être dû au côté « hommage » mentionné dans l’article.

    Merci pour le conseil, Patrick, ce choix de film distrayant aura quand même été apprécié par ma chère et tendre, qui m’a plus d’une fois reproché mes choix hasardeux dans le film du soir…

    • Patrick 6  

      Curieusement j’ai noté que ce film plait souvent aux filles ! Me demande pas pourquoi :))
      En tous cas je suis content d’avoir fait une heureuse ;)
      Quoi qu’il en soit en effet l’absurdité du mobile et le coté outrageusement « Américain » de la réalisation en font l’intérêt et le charme principal ;)

  • Jyrille  

    J’ai vu The World’s End. Je l’ai bien aimé, j’adore le cast, la musique, les vannes marchent, y a Rosamund Pike, c’est totalement dans le thème des autres films, mais il est un peu différent, notamment dans le ton plus sérieux et le renversement de rôles entre Pegg et Frost. Je l’ai trouvé au final un peu bancal, et la fin totalement inattendue. Bien, mais moins marquant pour moi que les précédents. Comme Marti, l’intrusion du fantastique m’a gêné, même si le but était bien de faire un Body Snatchers parodique. Ce qui est sûr, c’est que cette équipe d’acteurs, d’auteur et de réalisateur est formidable.

  • JP Nguyen  

    Bon, ben… voilà, j’ai regardé un film de Zombies : Shaun of the dead.

    Et…

    J’ai pas trouvé ça si drôle. Les personnages joués par Pegg et Frost ne sont pas très attachants, ils sont même à mes yeux carrément tête à claques. Certains éléments satiriques sont bien vus mais le côté « ils sont trop cons » des personnages ne m’a vraiment pas séduit…
    En plus, j’ai grillé un joker et ma femme m’a interdit de choisir le film du soir pendant un mois minimum !
    En fait, je pense que c’est plus un film à voir entre potes, avec des bières et de la pizza…

    • Matt  

      J’avoue. Même moi qui ai du mal avec les zombies j’ai aimé. Même si j’ai une préférence pour Hor Fuzz;

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