Le crépuscule des lamentations (St Seiya Hadès 2/3)

 

ST SEIYA : HADES 2/3

En avant, BRUCE LIT !

Ah, au fait, désormais nos héros ne portent plus leurs casques ! ©Toei Animation

Ah, au fait, désormais nos héros ne portent plus leurs casques !
©Toei Animation
©Ab Video

Cet article portera sur la conclusion animée de la célèbre série ST SEIYA (LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE). Un peu comme les STAR WARS, ST SEIYA est découpé selon les arches narratives suivantes :

– 1 – La saga du sanctuaire
a/ Les chevaliers noirs
b/ Les chevaliers d’argent
c/ Les chevaliers d’or

-2 – La saga d’Asgard

-3- La saga de Poséidon

4- La saga Hadès
Il faudra attendre 2002 pour que la Toei Animation distribue au compte goutte les 31 derniers épisodes entre 2002 et 2008. Le découpage est le suivant :
a/ Le sanctuaire de Hadès 
b/ Inferno <== VOUS ETES ICI
c/ Elysion

INFERNO est découpé en 12 épisodes, tous disponibles sur Netflix. Il faut obligatoirement avoir vu son prologue au Sanctuaire pour l’apprécier.

Armez-vous du huitième sens : ça spoilera à la vitesse du son ! 


Un générique réussi et dynamique mais qui ne rend pas justice à l’ambiance lugubre de INFERNO

Lorsque se termine Le sanctuaire de Hadès, l’habitué des CHEVALIERS DU ZODIAQUE est un peu dans le même état que le gamin qui assistait au drama de L’EMPIRE CONTRE ATTAQUE : La princesse Saori ? Elle est égorgée comme un mouton !
Shaka, le chevalier le plus proche de Bouddha ? Il se suicide ! Les chevaliers de bronze qui accomplissent des miracles depuis notre adolescence ? Ils ne se servent à rien et sont complètement dépassés par les événements. Quant aux chevaliers d’or, leurs glorieux aînés en qui le spectateur pouvait rechercher réassurance, ils se font balayer les uns après les autres et finissent en enfer où Rhadamante, l’un des trois Juges les humilient en les exterminant les uns après les autres.

Aussi insécurisés que son public, les chevaliers de Bronze vont devoir se lancer dans une bataille où leur rôle est crucial : retrouver Athéna au royaume des morts pour lui donner son armure qui lui permettra d’affronter leur ennemi ultime : Hadès.
Alors que chaque arc de DRAGON BALL Z se distingueront les uns des autres, ceux des ST SEIYA forment une énorme continuité où, comme chez Marvel, tout événement est rattaché au précédent : Kanon et Saga des gémeaux manipulés par Hadès manipulent à leur tour le grand pope, Hilda de Polaris et Poseïdon donnant lieu aux saga du Sanctuaire, d’Asgard et de Poseïdon. Les pièces s’emboîtent patiemment et force est de constater que ST SEIYA n’est pas qu’un enchaînement de combats sans queue ni tête mais bel et bien d’une histoire au long cours qui trouve avec Hadès une conclusion à sa hauteur.

Pandore : un personnage sensuel et malsain va nouer une étrange relation avec Ikki du Phénix. ©Toei Animation  ©AB Video  Source Pinterest https://www.pinterest.fr/pin/452963674994763027/?lp=true

Pandore : un personnage sensuel et malsain va nouer une étrange relation avec Ikki du Phénix.
©Toei Animation
©AB Video
Source Pinterest

Les personnages ne sont plus à présenter, leur niveau de puissance est établi et il est désormais inutile de faire dans le fan service en présentant à le kata du combattant, les flashbacks et les power up à chaque fois que les chevaliers mordent la poussière : tout ça, c’est fini !  Le tour de force de cette saga est de déclasser nos héros sans jamais les humilier. Chacun va accomplir des exploits qui, dans le grand ordre des choses ne sert à rien.  Ici, comme jamais, les adversaires que Seiya et ses amis affrontent ne sont pas des salauds sanguinaires.  Il s’agit tout simplement de personnages habités par leur cause, leur caste ou leur appartenance à un univers obscurcissant leurs points de vue.

Aussi bien réalisé que l’opus précédents (mais sans les effets 3D de l’époque aujourd’hui obsolètes mais qui firent grande impression à l’époque), INFERNO offre en moins de 12 épisodes une incroyable galerie de personnages inédits qui volent la vedette aux chevaliers du zodiaque. C’est Pandore, une douce jeune fille aux yeux violets aussi sensuelle qu’impitoyable dont chaque apparition ravit autant qu’elle dérange.  C’est elle qui offre au connaisseur de la série un monstrueux retour sur la continuité en préparant Shun d’Andromède à être le réceptacle du Dieu Hadès.

Car oui, le grand twist de INFERNO, c’est d’apprendre que le chevalier le plus pacifique et disons-le, le plus casse-couille, est non seulement le plus puissant d’entre-eux (ce que l’on savait déjà depuis la maison des Poissons) mais aussi la réincarnation du Dieu de la mort. Nos amis vont devoir se faire une raison : vaincre Hadès, c’est tuer leur ami si cher. Tout ça est habilement amené  en inversant le pôle Ikki-Shun où le petit frère sera celui qui secourra le grand. Mais les producteurs de INFERNO ne s’arrêtent pas là. Pandore, sa présence lascive auprès de sa majesté Hadès induit une  personnalité voire une sexualité malsaine : son comportement lascif et soumis auprès de Hadès, son frère, et le parricide qu’elle commet enfant.


Le choc : Shun, le chevalier si doux est la réincarnation du mal !

INFERNO, c’est aussi une réinterprétation remarquable du mythe d’Orphée et Eurydice avec des combats atypiques où le héros grec à la lyre en affronte un autre, Pharaon et sa harpe. Outre l’exotisme de voir ces 2 personnages s’affronter, le spectateur prend plaisir à voir les deux grands pays et leurs mythes fondateurs se rencontrer. La douleur du deuil, le déni de perdre l’être aimé et l’obsession de la ramener à la vie, tout est montré sans ambages et sans angélisme. On savait que ST SEIYA était une formidable apologie de l’énergie de la jeunesse, de l’amitié et du sens du sacrifice individuel pour le bien commun. INFERNO y ajoute une belle histoire d’amour dans les paysages désolés d’un ciel rouge sang.

Seiya et Shun rencontrent Minos, le Cérbère, traversent le Styx avec Charon, explorent les prisons de l’ENFER DE DANTE où ils assistent à des séquences assez effrayantes pour de jeunes enfants. Moins crépusculaire et étouffante que le premier arc au Sanctuaire, l’histoire d’INFERNO propose quelques séquences lumineuses en Grèce et d’autres humoristiques (complètement idiotes, il faut le dire) qui permet aux fans des Chevaliers de reprendre un peu de respiration et d’endurance face à tant de noirceur. Un fleuve constitué de noyés, des corps écrasés par des rochers de Sisyphe, un coeur arraché pour être pesé sur la balance de la Justice, Seiya enterré vivant dans la glace du Cocyte, un gigantesque mur des lamentations qui va nécessiter pour l’ouvrir le sacrifice de valeureux chevaliers, mazette, on ne peut pas dire que la Toei y va avec le dos de la cuillère avec un lot généreux de scènes d’Anthologie.

L'histoire d'Orphéé et Eurydice : 3 épisodes d'une vraie mélancolie d'une saga déjà pas joyeuse. Source Les ailes immortelles  http://www.les-ailes-immortelles.net/forum/viewtopic.php?t=4030&start=30 ©Toei Animation  ©AB Video

L’histoire d’Orphéé et Eurydice : 3 épisodes d’une vraie mélancolie pour une saga déjà pas joyeuse.
Source Les ailes immortelles 
©Toei Animation
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Le son, très travaillé n’est pas en reste. Les superbes musiques historiques de la série continuent de résonner avec pertinence sur des images composés 20 ans après le début de la saga initiales auxquelles il faut ajouter de superbes thèmes à base d’orgues et de voix lugubres.  Le requiem de nos héros…
A l’inverse du désastre produit l’an dernier sur Netflix,  il est possible de ressentir le poids des armures à chaque botte martelée sur le sol, de se demander comment l’anatomie de nos héros résistent à force d’être magnifiquement tordues, d’admirer et de redouter à la fois l’arrogance et la majesté des Juges des Enfers.

La grande menace que les Chevaliers vont devoir empêcher est une éclipse définitive sur notre Terre. Une éclipse qui avec beaucoup d’indulgence viendra recouvrir les failles d’un scénario qui pêche sans doute par son ambition et son lyrisme : impossible de comprendre en quoi il fallait qu’Athéna se suicide pour accéder au royaume des morts alors que les chevaliers du zodiaque l’arpentent en toute sécurité. Pouqroui reste-t’elle plantée comme un balai avec Shaka sans rien faire : ils n’ont pas le Cable en Enfers ?
On se rappelle aussi du fameux chapelet de Shaka qui finalement n’aura pas servi à pas grand chose.  Une fois Charon tué par Pégase, comment Shun, Hyoga et Ikki parviennent-ils à traverser le Styx ? Seiya et Shun à survivre aux coups de fourche assénés par Pandore dans le coffre des roses ? Pourquoi ne détecte t-elle pas leur cosmos ?

La désolation et la mort attendent nos héros dans le Cocyte. Source Les ailes immortelles https://www.les-ailes-immortelles.net/forum/viewtopic.php?t=4030&start=30 ©

La désolation et la mort attendent nos héros dans le Cocyte.
Source Les ailes immortelles
©Toei Animation ©AB Video

Comme dans la partie sanctuaire, c’est aussi un beau bordel sur l’unité de lieu. La série ne se veut plus linéaire sur les les obstacles à franchir. Certaines prisons ne sont même pas visitées et nos amis prennent des raccourcis.  Ce qui donne de bonnes migraines pour se rappler dans quelle prison se situe quel chevalier et surtout un terrible gâchis de potentiel dramatique..
Le maximum du Pathos est atteint lors du sacrifice des Chevaliers d’Or où leur prénom est répété au moins 10 fois chacun. On rigole, involontairement, quand les 12 parlent en même temps au moment de leurs adieux et on sourira de voir nos héros se précipiter vers Elysium dans des poses ridicules, courant les bras en l’air comme des albatros tentant de décoller.

Surprenant et excitant pour beaucoup, parfois frustrant pour certains (les fans de Hyoga et Shyriu seront navrés de voir que leurs chevaliers préférés se contentent de faire leur footing en enfer), injustement descendu  à sa sortie par des fans incapables d’y déceler la poésie et la tristesse de ces histoires, INFERNO tient la plupart de ses promesses en proposant des tableaux marquants et des rebondissements astucieux.

(A suivre dans une troisième et dernière partie).

—-


Puissants, charismatiques mais un peu lourds quand même ces Chevaliers d’Or…

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Attention, émotion : une superbe reprise en espagnol façon Mecano !

36 comments

  • Loic clement  

    Pourquoi dis tu qu’Hades a manipulé Saga et Kanon alors que… pas du tout ? Il n’y a jamais le moindre lien établi entre eux ?
    Pour le reste, le gros problème de cette partie tout comme celle d’Elysion c’est’l’animation Zéro. Tout est statique, c’est effrayant…

    • Bruce lit  

      @Loic : alors j’avais ce souvenir mais en revoyant l’animé pas du tout. J’ai lu ça sur les forums, il semblerait que ce soit dans les mangas.
      Pour les dessins, je ne suis pas plus choqué que ça. Mais ma lecture en BD ne diffère pas des animés : je peux faire abstraction d’un mauvais dessin si le scénario est bon. Mais l’inverse, je n’y arrive pas.

    • Nonogames  

      Si c’est bien Hadès qui a manipulé Kanon et Saga enfin du moins Saga . C’est jamais dit explicitement mais on le devine aisément dans le manga avec 2 scènes .

      La première c’est quand Seiya brandit le bouclier d’Athéna fasse à Saga, on voit alors une espèce d’aura sombre avec des yeux s’échapper du corps de ce dernier et on verra la même aura s’échapper du corps de Shun et qui est lié à Hadès .

      La seconde c’est une phrase que prononce Pandore quand elle apprends qu’Athéna s’est tranché la gorge . Elle dit alors devant Rhadamanthe  » tu dis qu’elle s’est tranché la gorge avec la dague que nous avions offert à Saga il y a 13 ans  » donc on comprends que cette fameuse dague qui à failli tuer Athéna quand elle était bébé venait aussi de Hadès .

      Bizarrement ces 2 passages disparaissent dans l’anime alors qu’ils sont hyper important je trouve dans l’histoire .

      • Bruce lit  

        @Nono : génial, merci de ces explications, je savais bien que je n’avais pas rêvé. Ça donne une super consistance à l’histoire je trouve : créer cette guerre civile entre chevaliers du sanctuaire pour l’affaiblir.
        @Présence : merci de ton abnégation à lire encore et toujours des articles auquel tu es totalement étranger. Le garant du récit reste Masami Kurumada l’auteur du manga. Le seul comité d’écriture est autour de la saga d’Asgard qui n’est pas canonique.
        Oui, la saga des chevaliers garde un versant philosophique. Bien sûr on est dans de la baston, mais ces histoires ont beaucoup d’intelligence dans leurs propos.

        • Nonogames  

          De rien et d’ailleurs on as aussi une allusion à Hadès dans la partie manga de Poséidon . Quand Poséidon parle a Kanon alors qu’il est encore dans la jarre il dit  » Il y a plus de 200 ans, j’ai légèrement ouvert les yeux mais je n’ai pas combattu Athéna pour autant. J’ai décidé de mon plein gré de prolonger mon sommeil .D’ailleurs a l’époque Athéna combattait quelqu’un d’autre . « Encore » me suis-je diit et je me suis rendormi, mais oui je m’en souviens maintenant … celui qu’elle etait en train d’affronter avec l’énergie du désespoir il y a 200 ans … c’était lui!! C’est pour l’affronter qu’elle a réssucité . Depuis toujours ,il veut la terre plus que moi  »

          Voila pour la petite anecdote .

          • Bruce lit  

            Ce qui est raccord avec l’aide de Poseidon pour transférer les armures d’or. Cool !

  • Présence  

    Pas qu’un enchaînement de combats sans queue ni tête mais bel et bien d’une histoire au long cours – Je me demande bien comment les auteurs ont pu réussir à tel pari. Je présume que chaque saison est écrite en comité. Du coup, est-ce que ça veut dire qu’il y avait un garant du récit, peut-être en s’appuyant sur la série de manga ?

    Des exploits qui ne servent à rien. – C’est quand bien cruel comme dynamique de récit, très existentialiste même.

    Le héros grec à la lyre en affronte un autre, Pharaon et sa harpe. – C’est vraiment un combat de musique, où les instruments se transforment en arme et tire des rayons ?

    Les failles d’un scénario : où l’on retrouve Bruce dans ses capacités critiques, celui à qui on ne raconte pas n’importe quoi, capacité que je n’ai toujours pas acquise après toutes ces années. 🙂

  • Loic clement  

    Nonogames, c’est justement’ parce que l’ombre de Saga qui s’echappe face Au bouclier n’est jamais expliqué que les spin Off comme Saintia Sho s’en sont emparés. Ce n’est pas expliqué dans le canon alors allons nous en emparer dans l’univers étendu pour dire que c’est Arès qui était derrière… Quant à la dague et Pandore, je t’en fais confiance mais je vais retourner vérifier.
    Bruce : je parle pas de la qualité des’ dessins je parle’ de l’animation. Les dessins sont très beaux mais pas ou peu animés. Contrairement à la partie junikyu d’Hades.

    • Nonogames  

      @Loic on le comprends quand même assez aisément grace au manga .
      Sinon oui techniquement cette partie est bien en dessous des 13 premiers épisodes et limite si la suite à venir est encore pas plus mauvaise de ce coté la malheureusement .

      Mais bon quand tu sais que juste avant le développement du dernier film saint seiya ( si on compte pas celui en cgi) la toei déclarera « Alors cette vieille licence qu’on n’aime pas vraiment peut nous rapporter de l’argent ? Il y a vraiment un public pour cela ? Eh bien, profitons-en vite !’ on sent tout de suite que saint Seiya est la juste pour leur rapporter du pognon et qu’ils n’en comprennent pas le véritable sens . D’ailleurs si on enlève la première série, les meilleurs saint Seiya sont en manga . La toei arrivera même à gacher totalement saintia sho pourtant très bons en bouquins . Seul the lost canvas a fait exception mais parce qu’il fut produit par un autre studio .

  • Nonogames  

    C’est vrai que la scène du sacrifice des saints d’or ou on vois Seiya et les autres courir en imitant l’avion, m’as gêné et me gène toujours autant . Elle casse tout le coté dramatique qu’elle aurait du avoir et c’est une honte d’avoir raté à ce point la « dernière scène » de ces emblématiques chevaliers .

    • Bruce lit  

      Il y a aussi une désacralisation des Chevaliers d’oR je trouve.

  • Kaori  

    Ah ça m’agace !

    Je comprends tes arguments, j’ai envie de tenter.
    Je commençais à me dire « bon, allez, cet été, tu te fais l’intégrale, tu te mettras en mode « détachée » et ça passera ».
    Mais avec des musiques pareilles, c’est pas possible de rester en mode « détaché » !
    La dernière vidéo, mais laisse tomber !
    Bon par contre, il y a sûrement une explication mais je n’ai pas rêvé : on voit bien Seiya en Pégase et en Sagittaire…? Comment c’est possible ?

    • Nonogames  

      Ce n’est pas Seiya en sagittaire mais Aioros . Ils ont un peu le même type de coiffure mais Seiya à les cheveux plus foncés si on regarde bien .

      • Kaori  

        Merci. Je n’avais pas souvenir qu’il ressemblait autant à Seiya(r). Dans ma mémoire, il ressemblait beaucoup plus à Aior, puisqu’on les confondait d’ailleurs à un moment, il me semble…

        • Bruce lit  

          En revoyant l’extrait, la ressemblance prête effectivement à confusion entre Seiya et Ayoros.

  • Bruce lit  

    Ah ah, c’est surtout que Seiya peut pas se dédoubler et être à la fois en bronze à côté de ses copains et en or avec les autres chevaliers d’or.
    Kaori : il s’agit de la première et dernière fois où Ayoros revient pour se sacrifier.
    La saga Hadès est bancale mais a des moments sublimes qu’il serait dommage de ne pas connaître. C’est aussi une ambiance. Et pour moi qui ne vais pas plus loin, c’est l’ultime conclusion de la série. Et miracle, elle tient la route.

  • Loïc CLÉMENT  

    Bon alors, je viens de faire mes recherches et il faut être sérieux :
    – L’ombre qui s’échappe de Saga face au bouclier d’Athéna n’a jamais d’explication dans Saint Seiya manga ou anime (dans le Spin off Saintia Sho, on rattache cette ombre à Arès et non Hadès) donc c’est de la pure théorie de fan de rattacher ça à Hadès. Mais bon, ça je l’avais déjà relevé.
    – La dague de Saga, avec laquelle Athéna se tranchera la gorge. Pandore ne dit jamais qu’elle a été offerte à Saga par le camp Hadès. Ni dans le manga, ni dans l’anime.
    Bilan, désolé de le dire mais tout ce qui n’est pas expliqué dans le manga ou dans l’anime Saint Seiya, c’est juste de la théorie de fan.
    Alors je veux bien que ça soit plus cool avec ces théories, ça rend l’ensemble plus cohérent, comme si tout était lié, mais… non.
    Il ne faut pas faire passer du fandom pour du canon, c’est mal.
    bisous.

    • Loïc CLÉMENT  

      Ah oui, et autre spin off, autre explication (pourrie), la dague dans Saint Seiya episode G est donnée à Saga par Cronos, le roi des Titans.
      Mais bon, l’univers étendue ça a autant de valeur que les théories de fan d’un point de vue canonique 🙂

      • Bruce lit  

        Bon, ben la balle au centre alors…
        Pour le reste, j’en parlerai dans prochain et dernier article sur le sujet, je ne vois pas l’utilité pour moi de continuer St Seiya après en préquelle, en séquelle, en teckel…Les personnages n’ont plus rien à donner (c’est d’ailleurs le discours -inconscient- de Saori au début de Hadès), ils ont affronté des Dieux et revêtu des armures Divines. Je ne les vois pas recommencer avec leur armure de bronze. La fin telle que je me la conçois : tout le monde meurt ! Saori s’est tranchée la gorge, les Or se sont sacrifiés, Seiya périt face à Hadès, les autres meurent dans l’écroulement du temple. Avec comment ça a été chiant pour passer de la terre au royaume des morts, je ne vois pas les Saints remonter à la surface dans des bulles de savon. Ça marchait peut-être chez Poséidon, pas dans le royaume des morts.
        Les chevaliers meurent, la guerre sainte est terminée, seul survivent à tout ce massacre Marine et Sheena, les bronzes qui ne foutent jamais rien et Kiki. Seiya ne reverra jamais sa soeur. Point final.
        Pour moi c’est parfait.

        • Matt  

          ça finit comme ça pour de vrai Hadès ? Ou c’est ta fin fantasmée ?^^
          ça mériterait presque que je vois la fin pour avoir ENFIN un truc différent sans résurrection et avec un dieu qui gagne.
          Mais combien d’épisodes ?
          Mouais non, pas motivé. ça marche plus sur moi cette saga.

          • Bruce lit  

            Alors c’est la vraie fin : Seiya meurt dans les bras de Saori, le temple s’écroule, Saori et les chevaliers regardent vers le ciel. La fin est ouverte ; Saori dit vouloir retourner dans un monde de lumière, Hadès lui rappelle que c’est impossible.
            Jusqu’à ce que une nouvelle série débute avec Seiya qu’en fait il était pas mort. Il est désormais paraplégique et Shun remonte le temps pour le sauver et…et…et…je m’en fous, je ne rentrerai pas dans cette histoire.

    • Nonogames  

      @Loic Dans le tome 22 la conversation entre Rhadamanthe et Zelos c’est bel et bien dit pour la dague !

      -Rhadamanthe ; « Comment ?! Athéna est morte ?! »

      – Zélos ; « Hihi… Oui un fairy vient de revenir à l’instant et nous en a informes… »

      – Zélos ; « Elle s’est tranchée elle-même la gorge avec la dague que nous avions fait porter à Saga… CROAA… »

      Donc on sait au moins que la dague vient bien d’eux .

  • JP Nguyen  

    Mon expérience de visionnage de ces épisodes fait que j’avais été déçu par :
    1- l’animation beaucoup plus poussive que dans l’arc précédent (avec des répétitions de séquences pour certains épisodes)
    2- un scénario qui, malgré quelques variantes (Shun qui a viré de bord, Pandorre qui vient troubler le jeu) se rapproche du schéma vu et revu sur le Sanctuaire, Asgard et PoséÏdon : les bronzes se remuent les miches pour sauver celles d’Athéna (normal, me direz-vous, c’est une histoire de seins, euh non, de Saints !)

    Alors que dans l’arc d’avant, on avait eu droit aux Chevaliers d’Or, à des révélations, des persos classes comme le Maître de Mu et sa Starlight Extinction, Doko de la Balance qui revêtait son armure, les attaques/plan à trois de l’Athena Exclamation, à partir d’Inferno, je ne garde plus de souvenirs marquants des persos et des batailles. L’histoire d’Orphée m’a désintéressé…

    Franchement, j’échangerai volontiers cet Hadès contre une fin à la série animée Lost Canvas… C’est un prequel devenu non-canonique mais tellement plus enthousiasmant…

    • Bruce lit  

      J’ai trouvé ça génial que mes enfants puissent apprendre le mythe d’Orphée par le biais des Chevaliers, connaître Charon et le Styx, leur parler de l’enfer de Dante. Un coffre de Roses offert à l’empereur des morts, Shun devenu un être malsain, l’horreur de la vie de Pandore tout ça nous change de l’ordinaire.
      Je n’ai entendu que du bien de LOST CANVAS qui est devenu non canonique avec NEXT DIMNESION. Tu nous en parles ?

      • JP Nguyen  

        Lost Canvas, je n’ai vu que l’anime, adaptation inachevée du manga. Mais franchement, c’est chouette (oui, ça c’est de la review…) Je n’ose te promettre un article, je suis plus dans une phase customs en ce moment (en plus du télétravail et de toute la logistique familiale liée au confinement).

  • Eddy Vanleffe  

    Il y a quelque chose de maléfique chez Bruce,
    il arriverait presque à nous faire replonger dans une saga dans laquelle on a juré de ne pas remettre les pieds…
    pour moi la fin c’était le sanctuaire et le reste c’était déjà des répétitions dont on pouvait se passer.
    mais tous ces personnages « bigger than life » aux tourments exacerbés, ces versions des Pandore etc… ça donne l’eau à la bouche…
    Lost Canvas a l’air d’être sympa…
    moi ,j’aimais le personnage de Shina…dommage que personne n’en ait fait quoi que ce soit…

    • Bruce lit  

      Je te confirme que Sheena ne fait rien d’important durant HADES. Par contre on retrouve-enfin- la soeur de Seiya…Merci Marine !

      • Eddy Vanleffe  

        pourtant il y a un potentiel scénaristique, j’adore le concept d’instructrices masquées…

  • Loïc CLÉMENT  

    Shina est exploitée dans Next Dimension (du moins devrait bien l’être vraiment) avec le 13e chevalier d’or…

    • Bruce lit  

      Il n’existe pas d’animé, c’est ça ?

      • Nonogames  

        non il n’y a pas d’adaptation de next dimension . Même si je serai aps étonné d’en voir une un jour .

        • Bruce lit  

          Alors pourquoi pas.
          Je viens de revoir avec les enfants l’épisode où Ikki « tue » Shun. C’est vraiment un épisode irréprochable en tout point. Il se passe plein de choses. Rarement un épisode de St Seiya n’aura été si bien écrit en jouant sur plein de points.
          Dis-moi : est-ce que dans le manga, l’affrontement final contre Hadès est aussi vite expédié ? Ou c’est le dessin animé qui a bâclé le truc ?

          • Loïc CLÉMENT  

            Dans le manga, toute la fin avec Hypnos, Thanatos et Hadès est évacuée à la vitesse de la lumière !
            Moi, la suite que j’aime énormément après Hadès, ce n’est pas Next Dimension qui est quand même une belle foirade Olympienne mais le film 5, le Tenkai Hen qui propose des choses magnifiques et qui offre une fin qui me suffit amplement…
            On aurait dû rien faire après ce film (même si je sais bien que deux autres films étaient prévus) et laisser la saga sur cette fin entre Saori et Seiya.
            Sinon en suite toujours, avec mon fils de 5 ans, on regarde les Saint Seiya Omega et il adore. Il y a quelques idées géniales (comme le fait que les bronze Saint soient retirés des combats et qu’ils soient devenus légendaires) et des scènes époustouflantes réalisées par Umakoshi… Arf, ce combat final contre Abzu… Merveilleux !

          • Bruce lit  

            @Loic : je suis déçu d’apprendre que le manga torche aussi la fin contre ce Dieu si emblématique. On sait pourquoi ?

  • Jyrille  

    Veni, vidi, j’ai lu… Je trouve qu’éditorialement, tu as bien fait de découper tout ça en court articles. Et comme toujours, la chronologie en début d’article est bienvenue.

    La BO : Je déteste. Mais c’est bien fait.

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