L’éducation selon Roger Waters (The Wall)

Pink Floyd, The Wall par Roger Waters, Alan Parker et Gerald Scarfe

Un article de BRUCE LIT

Illustrations originales de EDWIGE DUPONT

1ère publication le 29/09/15- MAJ le 23/06/19 puis le 01/12/19

Le cri de Roger Waters

Le cri de Roger Waters

The Wall ( 1982) est un film adapté au grand écran par le célèbre Alan Parker ( Midnight Express, Birdy) d’après le scénario de Roger Waters, le leader de Pink Floyd, d’après leur disque éponyme de 1979.   Il s’agit d’un film dépourvu de tout dialogue avec pour seul fond sonore la musique du Floyd.   Enfin, l’identité visuelle de ce film culte doit beaucoup aux séquences animées de Gerald Scarfe, nous y reviendrons.

Le blog n’existerait pas sans Pink Floyd. Pour tous ceux qui voudraient en connaître la raison, tout est déjà expliqué ici. Pour les autres, je vais tenter, au choix, de vous donner envie de voir et revoir ce film incroyable et d’en chercher des rapprochements avec la BD.
Attention, c’est un film choquant dont personne ne s’est jamais remis ! Notamment votre serviteur qui l’a vu une quarantaine de fois et qui poussa le fanatisme jusqu’à adopter le lettrage de Roger Waters pendant son adolescence….Ouais….

Les fameux live de 1980 que Roger Waters garde dans sa cave

 La genèse

On ira vite là dessus. En 1977, lors d’un concert canadien, Roger Waters crache sur un fan qui n’écoute pas ses paroles. Waters a beau être un homme antipathique, donneur de leçon et caractériel, c’est aussi une personnalité hyper-sensible, socialiste engagé et humaniste convaincu, qui est immédiatement horrifié par son geste.

Son arrogance de rock star ainsi que la vénération et l’aveuglement de son public vont trouver une métaphore symbolique en la forme d’un mur invisible séparant le groupe de son public; l’un vient prêcher un message et gagner de l’argent et l’autre veut des pétards, des bières, des filles quitte à en oublier totalement la musique. Waters met à peine deux ans pour composer une oeuvre phare, pessimiste où la relation entre public et musicien est un jeu de dupes.

Human Targets….

Waters va encore plus loin : il se pourrait même qu’un autre groupe monte sur scène à la place de Pink Floyd et profère des horreurs fascistes sans que personne, tout à son dévouement fanatique, ne s’en aperçoive.  Sur scène Waters proposait un show révolutionnaire : au fur et à mesure que progressait le concert, un mur était construit devant le public. Un faux groupe avec des masques du Floyd jouait quelques chansons en playback histoire de mettre tout le monde mal à l’aise.
Après l’entracte, l’inimaginable se produisait : le groupe restait caché du public jusqu’à la destruction du mur. De nombreux effets spéciaux et la projection des films de Scarfe permettaient au public de ne pas partir en fuyant un groupe invisible. Backstage, l’ambiance est glaciale. Waters qui a écrit un plaidoyer sur la communication entre êtres humains est incapable d’appliquer ses préceptes.  Le climat est détestable, Waters, à fleur de peau, ayant écrasé, humilié, détruit toutes les personnes le côtoyant.

The Wall, le show,  ne sera représenté qu’une dizaine de fois aux Etats Unis, en Angleterre et en Allemagne encore non réunifiée, où forcément la chute du mur, prend une autre signification.  Waters donnera d’ailleurs au moment de la réunification (1990) une émouvante représentation sur la Postdamer Platz. Pour l’heure, nous sommes dans les années 80 et logistiquement autant que financièrement, transporter partout dans le monde un mur démontable est impossible à cette époque. La décision de tourner un film pour donner de l’image à la bonne parole de Waters est prise.

Du disque au cinéma

Le tournage est épouvantable. Waters, émotionnellement instable,  tyrannise Alan Parker qui ne compte pas apprendre d’un bassiste mégalomane comment tourner son film. De son côté, le musicien sait qu’il tient là l’oeuvre de sa vie et est incapable de déléguer. Il ambitionne même de jouer le rôle principal avant de réaliser que ses talents de comédien risque de faire fuir le public. Bob Geldof, futur star du Live Aid,  jeune punk détestant Pink Floyd,  est alors recruté; son interprétation traumatisera plusieurs générations.

Toujours pisse vinaigre, Waters boudera l’avant première du film à Cannes en déplorant ne pas avoir le Final Cut. Ceci sera d’ailleurs le nom du dernier album du groupe où Waters s’auto représentera poignardé dans le dos, des bobines de films dans les bras….

The Fuckin’ Flowers

Un dessin animé ?

Le groupe  n’apparaîtra pas dans le film. Ce sont les animations de Gerald Scarfe qui tiendront la vedette.  Scarfe vient du monde du journalisme, il publiait des caricatures politiques pour la presse et a tâté également de l’animation. Outre les iconiques marteaux qui marchent, le professeur qui passe les enfants au hachoir, le visage hurlant façon Munch sur l’affiche, Scarfe  élabore tout le visuel de l’oeuvre que ce soit sur disque, en live ou au cinéma.

Pink qui se noie dans sa piscine ou amorphe devant sa TV dans un champ de ruines ? Sa transformation sur Confortably Numb ? La chorégraphie d’Another Brick in The Wall ? Tous ces moments cultes avaient déjà été dessinés par Scarfe en Story Board à l’époque où il a coécrit le scénario avec Waters. Alan Parker reconnaîtra que le propos du film consistera à adapter son délire visuel, ce qui en fait presque une bande dessinée à l’écran !
Ses contributions animées sont magnifiques : Les fleurs copulantes (le pivot du film selon Alan Parker) illustrant que l’amour physique est sans issue, la bouleversante séquence de Goodbye Blue Sky où Scarfe évoquant la terreur des civils pendant les guerres, et bien sûr le procès psychotique qui clôt le film.

Waters chante comme un damné, les séquences animées sont d’une noirceur irrespirable, la guitare de David Gilmour pleure, aucun  humour, un héros qui sombre dans la folie et beaucoup de violence à l’écran ! The Wall est un cri de désespoir dont on ressort profondément ébranlé, le moral en berne…..
Alan Parker raconte qu’à la projection cannoise, la violence du film fut telle que Spielberg, futur réalisateur du Soldat Ryan se tourna vers lui, traumatisé, en lui demandant : What the Fuck was that ?   Il est vrai que jamais auparavant le dessin animé, trusté par Disney, n’avait été saturé d’images si crues.

The story so far….

Roger Waters confiera par la suite n’avoir jamais été si proche du suicide.  Pourtant, selon que l’on regarde The Wall comme le verre à moitié plein ou à moitié vide, on peut y voir aussi bien une leçon d’humanisme tordue qu’un appel au suicide.
Le film permet en tout cas au public d’avoir une représentation claire de l’histoire que Waters voulait raconter et à laquelle personne n’avait rien compris sur disque. Il s’agit du cauchemar éveillé de Pink, jeune star du rock mélangeant les biographies de Waters mais aussi du fondateur du groupe, Syd Barrett, qui sombra dans la schizophrénie. Toute la discographie du groupe sera hantée par la maladie mentale dans toute son horreur, bien loin des idéaux romantiques ayant à trait à l’aliénation mentale.

Le plus grand solo de guitare de tous les temps à l’épreuve d’images cauchemardesques.

Pink / Bob Geldof, est donc une star du rock cloîtrée dans sa chambre. Plongé en pleine mélancolie, il revoit sa vie défiler et sombre dans la folie tandis que le film s’ouvre de manière grandiose; Alan Parker superpose la sauvagerie d’un concert de rock à une scène de guerre où le père de Pink meurt. Notre héros orphelin ne connaîtra de lui qu’une photo dans un album de famille.

The Wall épluche ce qui fait l’identité d’un homme, ou plutôt ce qui la défait : un père mort, une mère possessive, une femme infidèle, un professeur l’ayant humilié enfant, la drogue et le rock’n’roll. Pour se protéger de toutes ces blessures, Pink devient confortablement paralysé,c’est à dire que chaque expérience traumatique devient une pierre de plus dans le mur de sa vie construit autour de ses émotions pour ne plus souffrir.

La scène la plus éprouvante du film !  ©Edwige Dupont

La scène la plus éprouvante du film !
©Edwige Dupont

Pendant les 3/4 du film, Pink est montré comme un pauvre type à la vie merdique. La plongée dans sa psyché tourmentée permet au public de prendre la douleur du héros en pleine poire. Pink, prostré devant des films de guerre, passe de la crise de nerf à la supplication d’un enfant abandonné.

Et puis, tout bascule. Pink, ce pauvre type se métamorphose et donne un concert sous un drapeau nazi en exhortant son public à pendre les juifs, les nègres et les pédés. Son public, dans l’Angleterre de Thatcher prédisposée à chercher les boucs émissaire de la crise économique de l’époque, ne se fait pas prier . Pink réalise que les choses ont été trop loin. Il s’imagine alors jugé par tous les acteurs de sa vie qui le condamnent à détruire le mur et à affronter le monde plutôt que de s’en cacher…

Roger Waters et….Alan Moore ??

Au delà de sa critique féroce du monde du rock et de l’entertainement, il est possible de voir en The Wall une oeuvre philosophique incroyablement riche. Si je devais en faire un rapprochement des Comics, c’est immédiatement à V for Vendetta que je penserais. Bien sûr, il s’agit de deux oeuvres différentes sur la forme : il n’y a pas de super héros dans The Wall, ni de complot pour renverser une dictature Orwellienne. Pourtant à bien des égards, certaines thématiques développées par Moore et Waters se tutoient.

Humainement, les deux hommes se ressemblent : fin lettrés, ces deux britanniques contemporains ont un  caractère épouvantable et n’ont pas leur pareil pour diviser leur auditoire. Ce sont également deux fans de Bob Dylan, autre altruiste misanthrope devant l’éternel, cité dans Watchmen et à peine imité dans  Nobody Home.  Waters et Moore ont aussi en commun d’avoir écrit des chefs d’oeuvre dépassant leur médium initial, le rock et la BD, pour toucher un auditoire universel.

Le merchandising de The Wall n'a rien à envier à celui des Super-héros....

Le merchandising de The Wall …

The Wall et V for Vendetta se passent dans une Angleterre des années 80 répressive. La guerre a ravagé la vie de nos héros : V est un ancien déporté, Pink une victime collatérale de la guerre qui lui a volé son père. Les deux portent un masque : V celui d’un anarchiste pour ne pas être reconnu. Pink cache sa psychose derrière les apparats d’une rock star agressive. Leur charisme leur permet de manipuler les masses laborieuses par le biais de la télé ou des concerts.

Waters et Moore vomissent leur haine des médias et de la TV qui participent à l’aliénation du peuple. La mort de Dieu est compensée par la télévision, nouvel opium du peuple qui asservit tout sens critique et vide les rues de toute contestation sociale.  Enfin, étrangers et homosexuels sont les victimes d’une Angleterre fasciste : Pink prône la ratonnade tandis que celle de V a subi l’épuration ethnique façon Shoah.

Au delà de ces points communs sur la forme, la philosophie de fond de Waters et Moore se ressemblent. La disciple Evey est accusée d’un crime dont elle ne sait rien. On pense très fort à Joseph K du Procès qui finit par renoncer à se défendre face à l’absurdité de son accusation. Evey, après un jeu de rôle cruel, sortira à la fois de son rôle de victime et de son cachot…ouvert depuis le début ! Sa liberté acquise dans la douleur, elle renaît en réalisant qu’elle vivait dans la prison qu’elle s’était construite par dépit.

Et c’est justement le propos de The Wall : Pink a transformé sa souffrance en cachot, sa frustration en haine, son désarroi en aveuglément. Le film le montre constamment naître et renaître : il est d’abord un enfant orphelin, puis une victime qui se déguise en bourreau et enfin, un accusé qui décide d’affronter ses juges. Lorsque le mur tombe, la fin est ouverte : Pink est il devenu si maboul qu’il en meurt ?  Ou, le mur tombé, va t’il pouvoir reprendre une vie normale. Waters, a toujours dit qu’il préférait la seconde option. Dans les deux oeuvres, la reconstruction d’une société meilleure est de la responsabilité du peuple.

Pink, prisonnier de sa folie…. Source Allociné  ©Bis Repetita

L’humanisme façon Roger Waters 

Durant ces 90 minutes stressantes, Waters dresse la liste de tout ce qui peut asservir l’homme : la guerre, les relations parents-enfants,  l’éducation anglaise qui oppresse ses gamins, la société du spectacle et le sexe.  Another Brick in The Wall qui hurle à l’Etat de foutre la paix aux gamins sera un hymne dans l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

Le héros de The Wall n’est pas sans rappeler un certain…Adolf Hitler ! Comme le responsable de la Shoah et de la deuxième guerre mondiale, Pink est un type misérable avec une vie misérable qui pourrait être pitoyable s’il ne se servait pas de sa souffrance pour asservir son prochain. Derrière toute la bile de son message, les propos de Waters sont étrangement altruistes : il s’agit pour lui de montrer les dangers de notre société toujours enclin à fabriquer les tyrans de demain. Il rejoint ainsi le propos d’Alice Miller : C’est pour ton bien (1985) qui montrait que tous les tyrans du 20ème siècle avaient été des enfants battus.

La victime devenue bourreau. ©Edwige Dupont

La victime devenue bourreau.
©Edwige Dupont

En cela, il est facile de mesurer l’impact de The Wall sur un médium aussi populaire que la bande dessinée : les histoires de Frank Miller, Alan Moore, Grant Morrison, Chris Claremont, Neil Gaiman ou Garth Ennis placent l’homme au centre du monde après les ravages de la guerre. Une société où l’oppression transforme les victimes en bourreau .The Wall questionne chacun d’entre nous sur notre responsabilité morale et notre souveraineté individuelle : tous ces soldats morts pour la démocratie au vu de la montée du nationalisme et de l’individualisme seraient morts pour rien ?  Hanté par la culpabilité, Waters pleure à la fois son père et le sacrifice inutile de la vie humaine aux pieds d’une société vampire.  Une société qui condamne la violence tout en s’en nourrissant. C’est exactement le propos tenu par Alan Moore dans From Hell !

De Battle Royale à Je ne suis pas un homme, les mangas ne sont pas en reste et abordent la corrélation entre éducation, haine de soi et violence de The Wall. C’est d’ailleurs la force immense de cette oeuvre : passer continuellement de l’individuel et l’auto apitoiement (moi je…) à l’universalisme responsable ( nous sommes…). Quant aux troubles de l’identité dissociative de Pink, il n’est pas difficile de les retrouver chez le Christopher Chance du grand spécialiste en la matière : Peter Milligan.

Le visage de la justice est….un cul !

Un mot encore sur les dessins de Scarfe. Celui-ci réussit le tour de force d’être à la fois d’une poésie bouleversante ( la séquence où un homme nu en position foetale se transforme en feuille morte érante sur la brise de la folie) et d’une  cruauté grinçante tel l’aigle britannique arrachant la vie de ses citoyens.  Ses séquences animées complètent autant fois le récit qu’elle le supplantent. Il est possible en effet d’en apprécier la teneur sans s’intéresser au reste de l’histoire.

Alors que Roger Waters revient avec un film en 4D promettant d’être spectaculaire, le film de 1982 reste une attaque totale de tous les sens.  A tous ceux qui accusèrent le film de n’être qu’un long vidéo clip, The Wall grandiloquent, pompeux, moralisateur reste une oeuvre unique qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.  Via l’art populaire, Roger Waters délivrait une fable sociale, existentialiste et sociologique qui nous invite, après des cris, de la colère, du sang, de la sueur et du sperme,  à laisser notre enfant intérieur mourir pour renaître en tant qu’homme responsable, adulte et libre.

Pour toute une génération, ce film a été un parent de substitution qui rendit l’adolescence compliquée et la maturité plus sereine.Une belle leçon d’éducation M.Waters que j’emporterai dans ma tombe….Merci. A jamais.

Cette review est bien sûr adressée à mes parents et mon frère qui supportèrent pendant toute mon adolescence le tumulte Floydien à fond les gamelles dans notre appartement jusqu’à très tard dans la vie….

Un Roger Waters à peine apaisé ?  ©Edwige Dupont

Un Roger Waters à peine apaisé ?
©Edwige Dupont

60 comments

  • comics-et-merveilles.fr  

    J’ai vu cet article cette semaine déjà et je me suis dit : Je vais attendre le week-end pour prendre le temps de tout lire (commentaires compris). Je m’y suis précipité ce matin au réveil^^
    Un moment de lecture privilégié comme je les aime!
    La profondeur de l’article est impressionnante (malheureusement, de la part de Brucelit en général, je n’en attendais pas moins ;)). L’émotion qui s’en dégage est tout simplement extraordinaire.

    Pink Floyd fait également partie intégrante de ma vie musicale depuis 1990 (seulement). Un collègue m’apporta la cassette vidéo du film et ce fut le déclic. Pendant deux ans, je ne sortais plus de cet album/film. A l’armée, un co-détenu (oui j’ai assimilé mon service militaire à une prison) m’a dit une phrase qui me changea à jamais (encore) : « The wall n’est pas le meilleur album de Pink Floyd ». Et du coup, en un clin d’œil (je fais avec mes comics aussi quand j’ai en ligne de mire un objectif), je m’étais procuré toute la discographie du groupe. Sans forcément donner raison à mon co-détenu (ni lui donner tort), j’ai adoré toutes les périodes musicales du groupe (je ne serai pas exhaustif exprès) :
    La phase « expérimentale » donnant lieu à des albums prodigieux tels que Ummagumma, Atom earth mother ou Obscured by clouds (sans oublier le précieux Live at Pompeii)
    puis une extraordinaire phase plus mature et davantage « spectacle » avec Meddle (album transition si j’ose dire), Dark side of the moon ou Wish you were here
    La phase où Waters prit le dessus sur tout le groupe au dépend de Gilmour avec Animals, The Wall ou son presque déjà album solo The final cut (musicalement presque une extension de The wall)
    La phase Gilmour qui reprit les rênes du groupe avec A momentary lapse of reason, The division bell (en passant par le mythique Pulse).
    Leur carrière solo étant notable également avec The Pros and Cons of Hitch Hiking et surtout Amused to death pour Waters et On an Island pour Gilmour (j’écoute actuellement le fameux Rattle that lock en boucle)
    Bref, loin de vouloir vous apprendre quelque chose de nouveau dans la discographie de Pink Floyd. Cela me donne juste des frissons d’en « discuter » avec d’autres passionnés.
    J’ai failli écrire un pavé sur les frictions Waters-Gilmour qui remontent bien avant The wall. Une fissure qui ne se refermera jamais réellement malgré quelques reformations (déjà citées). Waters avait laissé peu de places à Gilmour dans The wall et pourtant quelle place…
    Je fais écouter quelques morceaux choisis à ma fille et elle adore déjà ;) Le film, on verra bien plus tard…
    Je m’arrête presque à contre cœur de peur de vous saouler mais Merci Bruce!

    • Bruce lit  

      Hé Wildstorm,
      je viens de rentrer du boulot ce qui explique ma réponse tardive. Ce que tu me racontes me fait penser à ceci : la musique du Floyd entretient un rapport émotionnel assez unique entre le groupe et son auditoire. Son histoire est riche, pleine de coups de théatre et pourtant loin de la mythologie rock’n’roll des Stones, Led Zep ou des Who. Il s’agit plutôt de l’évolution émotionnelle de quatre types ordinaires et notamment d’un homme : Roger Waters qui choisira d’écrire à peine la vingtaine terminée sur la crise économique, le libéralisme, la mort, l’aliénation, le pouvoir, l’ego et la perversion de l’entertainement.

  • Frede  

    Pink Floyd-The Wall restera toujours d’actualité car il y aura toujours des guerres à mener. Même si je suis fan des années Barret, du livre à Pompéi que me lasserais jamais de visionner, j’ai envie de revoir ce film encore une fois. Merci, c’est génial, je vais partager cet article pour les fans de Pink Floyd de la communauté psyché.

  • Bruce Lit  

    Merci Fred.
    In Floyd we trust !

  • Sophie  

    Texte et dessins : tout est remarquable. Vous êtes incroyables.

  • Tornado  

    Wow. Les illustrations d’Edwige sont superbes. Chapeau l’artiste.

    • Bruce lit  

      @Sophie : merci
      @Ed’ Un grand merci à toi Edwige pour magnifier ainsi cet article qui me tient tant à coeur. Malgré toutes mes réserves initiales sur les cheveux de Roger Waters, je dois reconnaître que son portrait est une totale réussite, notamment dans ce regard incroyablement pénétrant. Tous ceux qui l’ont rencontré sont formels : Roger Waters est quelqu’un de très intimidant.
      Le portait de Pink sous la douche : ce regard froid tout droit emprunté à celui de Bowie tiré du film de Nicholas Roeg, c’est juste ça !
      Enfin, j’adore ton rendu sur l’épilation musclée de Pink au rasoir, la scène la plus éprouvant que j’ai jamais vue au cinéma.
      Have a Cigar, Edie you’re gonna go far !

    • Jyrille  

      Pareil que Tornado. J’aime beaucoup la dernière.

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