Les années Le Téméraire (Interview Jean Wacquet)

Interview Jean Wacquet

Un entretien de BRUCE LIT

Au hasard d’une conversation lancée par Stéphane Le Troedec de TOP COMICS apparaissant sur mon fil d’actualité, je converse avec un certain Jean Wacquet autour de HOUSE OF SECRETS de Steven Seagle et sa fin jamais publiée en France par les éditions Le Téméraire à la fin des années 90.  Eh…Il s’avère que Wacquet en était le directeur de publication ! Pas téméraire pour un sou, le Bruce au taquet  branche le Wacquet  sur ses années Le Temeraire, une maison d’édition française qui avant tout le monde publia les premiers PREACHER, SANDMAN ou STRANGERS IN PARADISE.  

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La genèse de La Témérité
©Le Témeraire / Marvel Comics

Bonjour Jean, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je suis directeur éditorial au sein du groupe Delcourt, principalement pour Soleil, et ce depuis – comme le temps passe vite ! – 2001 !

Quels sont les comics qui t’ont marqué au point de vouloir écrire dessus dans Scarce, organiser le 1er festival comics USA en France en 1990 et monter les éditions Le Téméraire ?

J’ai découvert les comics très très tôt. Dans mon quartier, la plupart des mômes avaient mon âge. On s’échangeait nos Lug et nos Arédit et on passait des heures dans la rue à les lire et à les relire. J’ai eu une chance immense : J’habitais en province et les VO étaient inaccessibles. Un voisin, plus âgé (j’avais 9 ans il devait en avoir 15) vivait à Paris et on se voyait chaque week-end. Il possédait TOUS les Lug, des tonnes d’Arédit mais surtout, des tas de VO. Ça a été un choc pour moi, même si je ne pouvais pas les lire en Anglais. C’est lui qui m’a totalement influencé, formé, qui m’a fait découvrir les auteurs, et quelque part, sans le savoir, l’édition. Cette passion a changé ma vie et elle ne s’est jamais tarie. Je souhaitais au départ monter ma maison d’édition (avec Cerebus, Akira et autres en ligne de mire) mais je n’avais pas un centime. J’ai finalement opté pour l’ouverture d’un comic shop, Dangereuses Visions, basé à Lille qui a vécu avec pas mal de succès pendant 12 ans. Je ne l’ai pas fait seul, bien sur, mais avec mon associée, Sandrine Novasik. Je ne sais pas comment j’ai pu convaincre des banques à l’époque : je n’avais pas un sou et je n’avais que 18 ans. Avant cela,  dès mes 12 ans, j’ai créé des zines, puis écrit notamment dans Scarce, Les Cahiers et L’Année de la BD.
J’ai été biberonné à grandes rasades de John Buscema et Jack Kirby. Puis, vers 12 ans, je découvre Corben, Wrightson, l’underground US, Métal, Steranko etc. Le choc. Puis ce fut les New Mutants de Sienkie et Dark Knight Returns. Là j’ai senti qu’un nouveau courant émergeait et j’ai foncé. J’ai contacté Scarce, notamment, et dans la foulée créé ma librairie.

Le festival de la BD anglo saxonne a été aussi une expérience inédite à l’époque. Créé avec mon pote Jean Chenevière, ce salon a été une première car jamais on avait vu autant d’auteurs de comics réunis sur le sol français. On avait pas un rond, que notre foi absolue et quand j’y repense, comment avons-nous pu convaincre Air France de payer des billets d’avion ?  C’est ouf !

Ce sont les éditions Le Téméraire qui permirent à votre serviteur d entrer dans le monde de Sandman ! ©Le Témeraire / ©Vertigo

Ce sont les éditions Le Téméraire qui permirent à votre serviteur d’entrer dans le monde de SANDMAN !
©Le Téméraire / ©Vertigo


L’aventure LE TÉMÉRAIRE a duré entre 1998 et 2001. Quel en a été le point de départ ?

J’avais été précédemment contacté par Albin Michel pour monter chez eux un département comics. Ça ne s’est pas fait. Mes contacts en poche, j’ai accepté de rejoindre Le Téméraire, une petite structure dans laquelle tout semblait possible.

LE TEMERAIRE – le nom : c’était le défi de publier du comic book indépendant dans la France post-semic ?

Le nom, je n’y suis pour rien. La boite n’a pas été crée par moi. Je n’étais que freelance. Je vouais une passion totale pour Vertigo. Mais aussi pour des indés comme Strangers in Paradise. Si ça avait vécu plus longtemps, on aurait poursuivi avec Stray Bullets et bien d’autres.

Quelle était votre ligne éditoriale ?

BD adulte avec Vertigo en fer de lance. Je fais partie de la génération qui s’est pris la nouvelle vague de la fin des Eighties en pleine face, Dark Knight en tête. Vertigo en étant le prolongement. Ma ligne édito était donc « je fais ce qui me plait » On a aussi sorti des Aliens de Dark Horse et Marvels de Ross et Busiek.

Comment se passait la conception de vos albums ? Je me rappelle de belles couvertures cartonnées…

Le souci c’est qu’on travaillait d’après des films, et des films pourris qui passaient parfois d’éditeurs en éditeurs. C’était souvent galère. Et on gérait ça de nuit, une fois le comic shop fermé. Et surtout : je n’avais jamais fait de livre de ma vie  !  Mon premier a été le Sandman de Gaiman. C’était pas mal quand même, quand j’y repense !

Et ça alors ? La meilleure série de tous les temps !  ©Vertigo

Et ça alors ? La meilleure série de tous les temps !
©Vertigo / Le Téméraire

Je me rappelle également ne vous avoir connu que via AAPPOUM BAPOUM. On ne vous trouvait pas dans d’autres librairies comme ALBUM, ARKHAM ou GAEL

Nous étions pourtant distribués partout grâce à Interforum.

Un reproche que je vous adresse avec 20 ans de retard : pourquoi ce saucissonnage d’Album ? (tout ce qui a pu être reproché à Panini, notamment sur les séries indépendantes comme THE BOYS). Pour lire le 1er arc de PREACHER ou de SANDMAN, il fallait débourser deux albums !

Tout à fait d’accord mais les choses étaient différentes à l’époque. Comics USA ou Zenda : les formats et paginations étaient plus proche du franco-belge pour tenter de séduire au maximum. On pensait tous que c’était le meilleur moyen de sortir les comics de leur ghetto. Je ne le referai pas ainsi aujourd’hui.

Des anecdotes ou des souvenirs de lectures à partager avec nos lecteurs sur les albums que vous avez édités ?

De manière générale, la sensation d’être dans un courant d’énergie pure. De devoir convaincre. Pousser les murs. Des copains ont activement participé aux trads aussi : Ange, Xavier Hanart, Fred et Damien de Astro City, David Chauvel. Franck Debernardi aux maquettes. Super souvenir. 

Nous n’avons pas publié que du Vertigo. Marvels a fait l’objet d’une édition en deux volumes, repris ensuite en coffret. Je ne le possède plus malheureusement. Mais là aussi, c’était une vraie galère car le repro material était de faible qualité. Mes années à maquetter mes zines ou le Comics Report (catalogue VPC mensuel de Dangereuses Visions) avec colle et ciseaux a été un vrai atout .
Nous avons aussi publié un peu de matériel Dark Horse dont la mini série Aliens de Verheiden et Nelson que j’adorais. Le fait d’avoir publié House of Secrets m’a permis d’entrer en contact avec Teddy Kristiansen. Nous avons pu ainsi travailler ensemble plus tard sur Carnet Rouge, Paroles de poilus et Paroles d’Etoiles.

Quitte à se jeter dans le vide du périple éditorial, autant le faire avec Francine et Katchoo. ©Le Témeraire /  Abstract Studios

Quitte à se jeter dans le vide du périple éditorial, autant le faire avec Francine et Katchoo.
©Le Témeraire / Abstract Studios

Vous avez également été les premiers à oser sortir le STRANGER IN PARADISE de Terry Moore dont la publication française a été un vrai cauchemar….

Oui j’ai adoré faire ça et Terry et son épouse ont été merveilleux. Je les ai d’ailleurs revus à la Comic Con de New-York début octobre et ils m’ont avoué avoir gardé de bons souvenirs de notre collaboration. Ça fait plaisir. 

Tu as été en contact à un moment ou un autre avec Gaiman, Ellis ou Ennis ?

Garth Ennis, je l’avais invité quelques années plus tôt. Je me souviens de contacts avec Ezquerra pour Preacher et Bloody Mary. Avec Steven T. Seagle aussi, je crois aussi, pour Sandman Mystery. Aussi avec Azzarello pour Johnny Double.

Qu’est-ce qui a amené LE TEMERAIRE à mettre la clé sous la porte ?

Pour rester gentil, je dirais : souci de gestion ! Ce ne sont pas les comics qui les ont mis dans cette situation mais le développement de leur catalogue franco belge, ô combien plus coûteux. Je ne dis pas que les ventes des comics étaient toutes merveilleuses mais à l’époque, on versait des avances à signature super faiblardes ce qui rendait ces projets réalistes. Aujourd’hui, les enchères sont tellement délirantes que vous n’avez pas signé un titre qu’il n’est déjà plus rentable.

Es-tu amer ? Le temps vous a donné raison avec LES EDITIONS BETHY qu’il était possible de publier du comics en France.

Aucune amertume. Jamais. Que des bons souvenirs. J’avais 27/28 ans, la foi et plein d’énergie. Super école. Et je l’ai fait. J’ai reproduit ça chez Soleil par la suite avec Authority, Planetary , les Ross de DC, Les Conan ou les Surfer classiques, Le Surfer de Moeb ou encore le premier artbook consacré à Marvel. Mais l’éditeur d’alors avait moins de patience… Mais j’y ai édité des choses que j’estime importantes comme les premiers Savage Sword of Conan ou Sgt Rock de Kubert, par exemple.

Quand tu vois le succès de (l’affreuse) série TV PREACHER, que ressens-tu ?

Rien. Je ne regarde pas ces séries. Ca ne m’intéresse pas. Je ne juge pas mais ça ne m’intéresse pas. Et puis je n’ai pas la télé.

Une série prometteuse dont la fin reste hélas inédites en VF. ©Le Témeraire /  Vertigo

Une série prometteuse dont la fin reste hélas inédite en VF.
©Le Témeraire / Vertigo

Delirium, Hi Comics, Snorgleux, Bliss Comics : quel regard as-tu sur le succès de ces éditeurs indépendants pour lesquels LE TEMERAIRE a ouvert la voie ?

Celui qui a ouvert la voie, c’est Fershid Bharucha. Point barre. Dionnet aussi. Dionnet a changé ma vie. C’est DIEU. Et Doug et Jacques chez Zenda aussi. Mon expérience d’auteur chez Zenda avec Eric Herenguel me permettait d’aileurs d’avoir accès aux originaux de Sienkiewicz sur Big Numbers ou de McKean sur Black Orchid entre autres merveilles ! Tous ces éditeurs sont super courageux. Le boulot de Délirium est top. Je suis aussi Bliss : je suis impressionné car sortir Valiant en France c’est vraiment pas évident.

Tu es maintenant chez Soleil ; quel poste occupes-tu ?

Je suis directeur éditorial. Je gère à 99% de la création soit de 60 à 80 livres par an. Ça va de la BD jeunesse (Les P’tits Diables), populaire (Rahan) à de la Fantasy (La Geste des chevaliers Dragons, Servitude), du western (Durango) et de la SF (Olympus Mons, Prométhée).

Tu lis encore des comics ?

Trop ! J’en achète beaucoup et je vais te livrer un secret : j’en lis un tous les matins au petit déjeuner, comme je le faisais au collège. En fait, je ne me sens pas si différent du garçon que j’étais à l’époque.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Vivez vos passions à fond. Conservez les liens avec votre moi enfant ou ado. C’est l’essentiel dans la vie ! Rester soi et réaliser ses rêves !

Un frenchie  téméraire (et à  contre-jour) au pays des comics. Collection personnelle de Jean Wacquet.

Un frenchie téméraire (et à contre-jour) au pays des comics.
Collection personnelle de Jean Wacquet.

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Bien avant l’explosion du marché du comics en France, de petites éditeurs se sont risqués à publier le catalogue Vertigo : PREACHER, STRANGERS IN PARADISE ou SANDMAN. Son ancien directeur de publication Jean Waquet nous raconte les années LE TÉMÉRAIRE chez Bruce Lit. 

La BO du jour
Amateurs de Vertigo ?

21 comments

  • Tornado  

    Interview très intéressante. C’est admirable comme parcours que de partir de rien et de réussir aussi bien ses rêves et passions, même si on sent qu’aujourd’hui les conditions sont différentes afin de réunir tous ces éléments (mais pas impossibles donc, puisque le marché des comics est en expansion).
    Il me reste encore plusieurs albums le Téméraire dans ma bibliothèque. Surtout du Ennis (Le Soldat Inconnu, Goddess, Bloody Mary).
    Ce qui est dommage, c’est le nombre de séries inachevées sous le règne du Téméraire (Preacher en tête). Certaines séries auront néanmoins dû attendre plusieurs éditeurs avant de réussir à être publiées en entier (je pense par exemple à EX-MACHINA) et auront connu le même destin coupé net chez d’autres éditeurs. C’est donc toute une génération de lecteurs qui a dû acheter puis revendre plusieurs collections (qui depuis se sont répandues sur les étagères des bouquinistes !) avant de posséder finalement le Graal d’une collection homogène complète sur leurs séries préférées !

    • wacquet  

      Je suis d’accord mais les soucis économiques ont eu raison de cette aventure. L’important c’est de se souvenir des bons côtés !

    • Fred Le Mallrat  

      Je revend pas.. j ai des collections en plusieurs editeurs VF et parfois j ai un bout en VF, un bout en VO … j ai même eu à un moment des bouts en allemand (du Cap qui est resorti en epic collection)…

      • Tornado  

        La plupart du temps je ne revends pas non plus pour racheter la même chose. Je m’en fous d’avoir une série à cheval sur plusieurs collections (exemple avec Hellblazer où mes tomes de Urban côtoient ceux de Panini et de Toth). Mais ça peut arriver pour une série qui me tient particulièrement à coeur. Par exemple, lorsque Urban a proposé une réédition en intégrale grand format de SCALPED, j’ai craqué. Idem pour les 3 superbes intégrales de LOCKE & KEY publiées après le changement de format intempestif…
        Mais sinon je m’en fous, et la plupart du temps je ne comprends pas les lecteurs qui rachètent le même comics à chaque réédition ^^.

  • Chip  

    Je découvre une tranche de la vie de l’édition et des comics en France que j’ignorais totalement, étant passé de Comics USA / Zenda à la VO. Merci aux passionnés d’hier envers lesquels les passionnés d’aujourd’hui ont une dette.

  • Eddy Vanleffe  

    Donc sans le savoir Jean Wacquet est le héros de pas mal de monde…^^
    Je fus un client régulier de la fin de Dangereuses Visions (Rue de la monnaie à Lille, putain de souvenirs…)
    Il y avait deux magasins Dangereuses et Manga visions, c’était le cercle infernal… Je n’ai jamais rencontré Monsieur Wacquet mais je sympathisai fort bien avec Fred et Damien…
    je les ai suivis longtemps chez Astro City avant de faire le choix de me restreindre à la VF (dispo partout) et moins chère… (il faut le dire quand même que j’ai lâché des sommes indécentes chez eux…^^)
    Je regrette parfois.
    souvent.
    mais bon, je leur suis reconnaissant pour tout le bagage qu’ils m’ont donné…
    Par contre c’est incroyable cette timidité qui fit que s’ils promotionnaient intensivement les titres qui les passionnaient, ils n’insistaient pas sur les VF…c’est par hasard que j’ai appris qu’ils faisaient la trad de Strangers et Preacher…
    une attitude pareille ne doit pas aider à faire décoller un petit éditeur….
    En tout cas l’entrevue est passionnante.

    • Bruce lit  

      @Tous (pour le moment) : merci pour ces retours. D’autres affluent sur le mur du blog depuis ce matin.
      On pourrait comparer Le Téméraire au Velvet Undeground dont on disait qu’ils n’ont vendu que très peu mais que tous ceux qui avaient acheté leurs disques avaient fondé un groupe. Dans le même ordre d’idée, on pourrait affirmer que tous ceux qui sont passés par Le Téméraire ont acheté des comics par la suite. Je ne pouvais pas ne pas l’inviter ici.

      • wacquet  

        Carrément ! :-) LE groupe de mes 18 ans que j’écoutais en boucle à l’époque de Dangereuses Visions !

    • wacquet  

      Je rougis, là.

  • Jyrille  

    Tout comme Chip, je découvre tout ça. Je n’ai aucune édition du Téméraire dans ma bibliothèque mais les seuls Watchmen que je possède sont de chez Zenda et sont bien usés… Il est vrai qu’à l’époque, les éditeurs français essayaient de rapprocher le format comics de celui du franco-belge. Il est heureux que ça ait changé !

    Merci monsieur Jean Wacquet pour les éditions Soleil du Surfer de Moeb et des Authority ! J’ai pu les découvrir ainsi, en attendant de racheter les Authority chez Urban, un jour peut-être…

    J’aime beaucoup entendre la voix des éditeurs en général, enfin ceux qui sont rattachés aux oeuvres, comme Cornelius par exemple. Et encore une fois, je trouve ces interviews passionnantes, tellement concrètes dans le discours. On va tâcher de suivre vos conseils finaux mais bon, c’est pas gagné…

    La BO : j’adore. Je devrai me la faire en entier un de ces quatre.

    • Wacquet  

      Thanks

  • Fred Le Mallrat  

    Je suis un ancien client de DV.
    En fait, j ai acheté le USA MAgazine avec Killing Joke et là Il y avait une chronique de VO qui renvoyait vers la VO chez Album en VPC. On est en décembre 88 et début 89 Album arrête la VPC et nous oriente vers Dangereuses Vision dont on restera client même lorsque nous ferons nos études à Bordeaux (avec des comics shops locaux que seront Klaatu puis l’antre des Dragons).
    Donc cette boutique de Lille avait au moins 3 clients à Marmande (47) :)
    J’ai du avoir M. Wacquet plusieurs fois au téléphone pour demande s’ils avaient des back issues de Captain America…
    Le temeraire c etait aussi quelque chose. Je faisais pas Sandman ni Preacher que j avais en VO (mes potes dont Laurent Queyssi le faisait) mais j ai toujours les deux Death, Unknown Soldier, les Sandman Mystery Theater, les Invisibles et les Marvels..
    De bons souvenirs…

    • Wacquet  

      Que de souvenirs ! On avait une foi totale !

  • Présence  

    Comme Chip, je découvre une tranche de la vie de l’édition et des comics en France que j’ignorais totalement. J’étais déjà passé à la VO à la fin des années 80, et mes capacités économiques m’avaient conduit à arrêter la lecture des comics fin des années 1990 pour consacrer mes sous à autre chose (des trucs secondaires comme manger et avoir un toit).

    Mon premier a été le Sandman de Gaiman. C’était pas mal quand même, quand j’y repense ! – Oui, je crois qu’on peut dire que c’était même exceptionnel. :)

    Je suis moi aussi très impressionné par cette aventure et ce parcours professionnel, ainsi que par le catalogue énoncé : Bloody Mary, Goddess, Les Invisibles, Jonny Double, Marvels, Preacher, Sandman, Death, Sandman Mystery Theatre (Les Mystérieuses Enquêtes de Sandman), Le Soldat Inconnu
    Strangers in Paradise, Transmetropolitan. Un palmarès incroyable avec Garth Ennis, Grant Morrison, Alex Ross, Neil Gaiman, Matt Wagner, Terry Moore, Warren Ellis !!! Total respect sur la ligne éditoriale.

    • Wacquet  

      Merci !

  • JP Nguyen  

    Voilà qui ne me rajeunit pas. J’ai connu cette époque et je me revois à la Fnac ou à Glénat en train de feuilleter ces albums. Au final, j’ai du garder les Death et Marvels.
    Merci à Jean Wacquet d’avoir contribué à ma culture comics balbutiante et chapeau pour le chemin parcouru !

    • Wacquet  

      Merci

  • Kaori  

    Interview qui permet d’en savoir plus sur l’édition de comics en France, très intéressante !

    Beaucoup d’humilité de la part de M. Wacquet…

    Je ne fais pas partie de celles et ceux qui ont connu les éditions LE TEMERAIRE, mais j’aurais aimé en savoir plus !
    Pourquoi la publication de STRANGERS IN PARADIZE a-t-elle été un cauchemar en France, par exemple ?

    Enfin, j’adore l’idée de garder son âme d’enfant. C’est un peu le reproche qu’on me fait très souvent, mais j’m’en fous ;) .

    • Bruce lit  

      @KO
      Avant d’être réédité par Delcourt, SIP a été publié par 3 éditeurs différents qui, à chaque fois, ont mis la clé sous la porte…

      • Kaori  

        Merci pour ces (tristes) précisions !

  • Vindicator  

    Chouette interview
    Encore du bon boulot

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