LES MALHEURS DE MADDIE

Focus : Madelyne Pryor

Special Guest : MATMOUT GOUGEON

Matmout est l’administrateur du groupe Facebook A MOI MES X-MEN. Il a carte blanche pour publier n’importe quand mais n’importe où sur Bruce Lit.
Aujourd’hui il propose un focus sur la rouquine la plus maudite de l’univers Marvel : Madelyne Pryor, l’ex-femme de Cyclope

-Bruce

Elle est rousse, a épousé Scott Summers (Cyclope, le leader des X-Men), a hérité de la puissance d’une force cosmique dévastatrice et a failli détruire la Terre. Tout cela en seulement quelques années. Et pourtant, je suis prêt à parier que vous ne vous en souvenez même pas. Car le portrait que je m’apprête à brosser n’est pas celui de Jean Grey, non, mais celui de Madelyne Pryor. Portrait d’une femme de l’ombre.

©Michael Brower
©Marvel Comics

Rares sont les personnages de l’univers des X-Men à avoir connu un destin aussi tragique que celui de Madelyne Pryor.

Initialement conçue par Chris Claremont comme celle qui apporterait une fin heureuse au personnage de Cyclope après la disparition de Phénix (que l’on pensait alors être Jean Grey), l’histoire de Maddie, déjà fragilisée par le sens du devoir de son mari qui l’éloigne peu à peu d’elle, vacille définitivement lorsque Marvel décide de ramener Jean Grey sur le devant de la scène.

Dès lors, Madelyne Pryor devient un personnage encombrant dont il faut à tout prix se débarrasser pour pouvoir laisser l’amour de Cyclope et Jean Grey s’exprimer au grand jour, sans pour autant ternir l’image des personnages phares de la licence mutante. La douce Madelyne, d’abord retconnée comme clone de Jean, se meut alors peu à peu en antipathique Reine Démon, prête à tout sacrifier (son enfant mais aussi sa propre vie, dans un élan qui n’est pas sans rappeler celui de Médée, figure tragique de la mythologie gréco-romaine) pour assouvir sa soif de vengeance.

Utilisée par les uns (éditeur), salie par les autres (scénaristes), oubliée par beaucoup (lecteurs) : aucune humiliation ne lui sera épargnée tout au long de son existence, et ce même après sa mort.

Retour en images sur les 15 fois où l’honneur de Madelyne Pryor a été bafoué sans raison valable.

Choisie par Cyclope pour sa seule ressemblance physique avec son ancienne compagne, alors défunte
©Marvel Comics
©Panini Comics

Les ennuis commencent tôt pour Madelyne Pryor. Très tôt. Alors qu’elle vient à peine de débarquer dans la vie de Scott Summers et dans celle des X-Men (en 1983, à l’occasion du run à succès de Chris Claremont et de Paul Smith sur le titre Uncanny X-Men), une question brûle les lèvres de tous les lecteurs : qui est-elle vraiment ? Et surtout, pourquoi ressemble-t-elle autant à Jean Grey, que tous pensent alors disparue ?
Une interrogation qui ne tardera pas à être soulevée, et ce via Cyclope qui, obsédé par le sujet, ne pourra s’empêcher d’aborder la question qui fâche à l’occasion d’une soirée en amoureux qui s’annonçait pourtant prometteuse.
Comparée à l’ancienne compagne défunte de son amoureux, c’est un premier coup dur pour Madelyne. Aussi, sa réponse sera à la hauteur de l’humiliation ressentie : un bourre-pif pour ce bon vieux Scott ! 

Cette scène est l’occasion de souligner la petite facilité scénaristique avec laquelle Claremont introduit Madelyne Pryor dans l’univers mutant : présentée comme pilote travaillant pour la compagnie aérienne des grands-parents de Cyclope dans Uncanny X-Men #168 (au détour d’une scène mythique où Maddie arbore une coupe de cheveux calquée sur celle de Louise Jones, future épouse Simonson, à l’époque directrice de publication des X-Men), Madelyne se retrouve catapultée dans les bras de Scott Summers durant la scène introductive d’Uncanny X-Men #170, sans la moindre explication. D’habitude si disert, l’auteur fait le choix de ne rien dévoiler sur les échanges qui ont mené à ce rapprochement. Une ellipse narrative qui permet à Claremont de garder le mystère concernant le passé et les motivations du personnage. Une astuce qui, sans qu’il le sache, causera également la perte du personnage quelques années plus tard.

Utilisée par Mastermind pour assouvir sa soif de vengeance
©Marvel Comics
©Panini Comics


Madelyne Pryor est connue pour avoir joué le rôle de pion de Mr Sinistre dans sa quête de pouvoir. Mais bien avant Nathaniel Essex, c’est Mastermind qui s’est servi de l’innocente Maddie pour se venger des X-Men et plus particulièrement de Jean Grey/Phénix, qu’il juge responsable de l’avoir plongé dans un état catatonique suite à leur affrontement durant la Saga du Phénix Noir.

Et qui de mieux que celle qui, de par son apparence physique, trouble déjà les X-Men pour les convaincre du retour du Phénix Noir parmi eux ? Une fois de plus, voilà Maddie considérée non pas pour ce qu’elle est vraiment, mais plutôt pour le symbole qu’elle représente et les souvenirs qui lui sont associés. Première d’une longue série de manipulations dont elle fera l’objet.

Abandonnée par les X-Men et par son mari le jour de son accouchement
©Marvel Comics
©Panini Comics


Très vite après le mariage de Scott et de Madelyne, les X-Men apprennent que le couple de jeunes mariés attend un heureux événement.
Premier accroc : alors que les X-Men prennent régulièrement des nouvelles de Maddie durant sa grossesse, le futur papa ne daigne visiblement pas lui adresser le moindre coup de fil. Et c’est une Maddie bien seule qui donnera naissance à son enfant dans la cuisine de l’institut, pendant que les X-Men se chargent de défendre Magnéto durant son procès à Paris.

L’humiliation sera totale lorsque Cyclope se montrera par la suite incapable de choisir entre son rôle de père de famille et celui de leader des X-Men, au grand désespoir de Madelyne qui n’aspire qu’à une chose : mener une vie paisible avec son mari et son fils, loin du tumulte des péripéties des élèves de Charles Xavier.

Délaissée par son mari qui les quitte, leur fils et elle, pour son ancienne compagne
©Marvel Comics
©Panini Comics


Les histoires d’amour finissent mal, en général. Alors que Scott (défait par Tornade au cours d’un affrontement destiné à décider de l’identité du futur leader des X-Men) et Madelyne partent vivre en Alaska pour élever leur fils Nathan loin du giron des X-Men, un événement éditorial de premier plan vient bouleverser leur union déjà vacillante : l’éditeur Marvel (à l’initiative des auteurs Kurt Busiek, Roger Stern et John Byrne) décide de faire revenir celle que tous considéraient alors morte, Jean Grey, le premier amour de Cyclope.

Avec le retour de Jean, innocentée de tous les méfaits perpétrés par l’usurpateur Phénix, et la réunion des cinq X-Men d’origine en ligne de mire, impossible de laisser Scott poursuivre sa retraite paisible en Alaska : le jeune couple Scott/Maddie doit impérativement disparaître pour laisser place au couple mythique Scott/Jean !
Première étape, et non des moindres : suite à un appel téléphonique d’Angel, Cyclope quitte femme et enfant sans la moindre explication pour aller retrouver ses amis et son amour d’enfance à New York, et reformer avec eux X-Factor. La classe internationale, donc.

Manipulée par S’ym qui profite de sa détresse émotionnelle pour la pousser à devenir la Reine Démon
©Marvel Comics
©Panini Comics

La décision de Scott apparaît un poil violente aux yeux des lecteurs. Et comme Marvel ne peut décemment laisser ternir l’image d’un personnage phare de la licence tel que Cyclope, et parce qu’il faut bien faire quelque chose de cette épouse éplorée et de leur rejeton, décision est prise que c’est finalement Maddie qui deviendra la méchante de l’histoire. L’opération « salissage » est lancée, au grand dam de Chris Claremont, condamné à avaler cette énorme couleuvre, lui qui, des années plus tard, fera part de son amertume quant à ces choix éditoriaux douteux, regrettant que son éditeur n’ait pas permis au personnage de Cyclope de passer à autre chose (lui que l’on sait tant attaché à la notion d’évolution) et d’aller de l’avant. Une séquence qui n’est pas sans rappeler One More Day et l’annulation du mariage entre Peter Parker et MJ qui aura lieu des années plus tard dans l’univers de l’Araignée, situation qui mènera cette fois-ci à une bataille éditoriale ouverte entre J. Michael Straczynski et son éditeur Joe Quesada, l’auteur refusant de voir son nom apposé sur les épisodes concluant ce récit tant décrié.

Alors que Madelyne découvre par écrans interposés la relation extra-conjugale entre Scott et Jean, elle pète les plombs (et l’écran de contrôle auquel elle fait face) et s’effondre, inerte. Dans ses rêves, elle reçoit la visite de S’ym (Spoiler alert : S’ym, c’est l’éditeur Marvel déguisé en démon) qui se joue de ses doutes et l’incite à rejoindre le côté sombre de la force en la poussant à revêtir l’apparence de la Reine Démon. La douce Madelyne est officieusement morte, place à la pire mégère que l’univers mutant ait jamais connue, celle que les lecteurs vont pouvoir se faire un plaisir de détester.

Casée avec le frère de son mari
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Abandonnée par son mari, spoliée de son fils (enlevé par les Maraudeurs de Sinistre), Madelyne ne trouve de réconfort au sein des X-Men qu’auprès d’Alex (le frère cadet de son mari), lui-même séparé de l’élue de son cœur Polaris. Et les voilà qui tombent dans les bras l’un de l’autre un samedi soir de totale solitude…

Un adultère pour en masquer un autre, on aurait voulu rendre détestable cette bonne vieille Maddie qu’on ne s’y serait pas pris autrement…

Dépossédée de son identité suite aux révélations de M. Sinistre
©Marvel Comics
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Après avoir passé un pacte avec les démons S’ym et N’astirh, leur promettant de créer un accès entre la Terre et les Limbes en échange de leur aide pour retrouver son fils (quitte à y aller franco, allons-y), Madelyne apprend de la bouche de Sinistre, son « géniteur », qu’elle n’est rien d’autre qu’un clone de Jean Grey. Toute sa vie n’est qu’un tissu de mensonges, la photocopie de celle d’une autre. Pire, elle découvre qu’elle n’a été conçue que dans le but de servir de mère porteuse à l’enfant qui naîtrait de l’union de Cyclope et de Jean Grey. En gros, Madelyne apprend le même jour qu’elle n’existe pas en tant qu’individu à part entière, et qu’elle n’est qu’un pion dans l’échiquier de Nathaniel Essex.

Il y a de quoi péter un câble (jeu de mots, vous l’avez ?), non ?

Transformée en mégère suicidaire
©Marvel Comics
©Panini Comics

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Plus déterminée que jamais, Maddie déchaîne l’Enfer sur Terre et s’apprête à sacrifier son fils, histoire de prendre sa revanche sur les deux hommes (Sinistre et Cyclope) qui ont bafoué son honneur, dans un élan qui n’est pas sans rappeler celui de Médée, grande figure tragique de la mythologie gréco-romaine. Prête à tout, elle enferme Jean dans une bulle télékinésique et s’engage avec elle dans un combat à mort. Après avoir tenté de tuer son fils ainsi que les X-Men, elle finit par se suicider en essayant d’emporter Jean dans sa chute (Jean ne survivra à l’affrontement qu’en réintégrant la part du Phénix alors dévolue à Madelyne).

Fin de l’histoire ? Oh que non. À vrai dire, ce n’était même que le début des humiliations pour Maddie…

Définitivement dépossédée de son rôle de mère par Jean Grey
©Marvel Comics


Alors que Jean récupère les souvenirs et l’essence-même de Madelyne après sa mort, elle endosse par la même occasion la maternité du petit Nathan qui rejoint son père et sa « mère » dans les locaux d’X-Factor. Madelyne ne sera plus jamais nommée une seule fois comme étant la mère du petit Nathan, celui qui deviendrait par la suite Cable. Après leur mariage, Jean et Scott partiront d’ailleurs élever leur enfant 2000 ans dans le futur afin de l’aider à bloquer la progression du virus inoculé par Apocalypse.

Alors évidemment, tant mieux pour cet enfant qu’on lui attribue une mère de substitution après le décès de sa mère biologique. Mais de là à gommer toute trace de Madelyne dans la vie de Nathan ? Madelyne n’existait déjà plus en tant qu’individu à part entière, là voilà qui disparaît en tant que mère. Quand ça veut pas, ça veut pas…

Ramenée à la vie pour être casée avec une version alternative de son propre fils
©Marvel Comics

Le fantôme de Maddie n’a jamais cessé de planer au-dessus de la tête des X-Men. Mais jamais, oh non, jamais n’est-elle parvenue à se dégager de cette image de mégère hystérique.
Une première fois, elle est recréée psioniquement par Nate Grey, la version alternative de son propre fils, issu de l’ère d’Apocalypse. Mais au lieu de se servir de cette opportunité pour présenter ce qu’aurait pu être cette relation entre une mère et son fils si les choses s’étaient passées différemment, l’auteur de la série X-Man, Terry Kavanagh, décide de se faire plaisir et de mettre en scène une «magnifique » relation qu’Œdipe lui-même n’aurait pas reniée. Quand je vous disais que la vie de Madelyne tenait de la tragédie gréco-romaine, je ne mentais pas.

Au fil des années, Madelyne Pryor devient ainsi une figure marketing un brin facile, qu’il convient de ramener dans un run un peu « faiblard » histoire d’attirer le chaland à l’affût de drama mutant.

Ramenée à la vie (bis) pour incarner une maîtresse SM ?!
©Marvel Comics

Une seconde fois, le fantôme de Madelyne, qui se fait désormais appeler la Reine Rouge, réapparaît alors qu’elle forme sa propre version de la Confrérie des Mauvais Mutants (une «Consoeurie», je vous le donne en mille, on n’a pas trouvé mieux en VF) et tente de s’approprier un corps capable de contenir sa psyché et ses pouvoirs.

Pour une raison encore obscure, Matt Fraction, l’auteur qui officie alors sur le titre Uncanny X-Men, a la bonne idée de lui faire incarner une maîtresse sado-masochiste, poussant Empath à se faire arrêter par les X-Men. Une fois en place dans les locaux des mutants à San Francisco, elle prévoyait ainsi qu’il agirait en tant que taupe pour elle. Bon, la vérité maintenant, c’est que ça faisait sûrement aussi très plaisir à Fraction de pouvoir mettre en scène le retour de Madelyne Pryor (un gimmick récurrent depuis 30 ans car ce personnage fait jaser, qu’on l’aime ou qu’on le déteste) en donnant en même temps une image de la femme bien putassière et bien dégradante, à l’image de ce qu’il aura fait durant l’intégralité de son run sur la série. Et il fallait que ça tombe sur cette pauvre Maddie, bien évidemment. A ce niveau, je n’ai plus les mots…

Clonée pour servir d’hôte au Phénix
©Marvel Comics


Ce n’est pas une mais six Madelyne Pryor que l’on retrouve quelque temps plus tard, précisément durant Avengers vs X-Men.

Clonée en six exemplaires, Madelyne assure la garde rapprochée de Sinistre, mais pas que. Nathaniel Essex a en effet pour ambition de se servir de ces clones comme réceptacle destiné à accueillir la part de Phénix présente dans chacun des 5 X-Men ayant acquis la Force Phénix (Cyclope, Emma Frost, Magik, Colossus et Namor). Une fois de plus, si Maddie est présente, c’est en sa qualité d’hôte potentiel du Phénix, et pour rien d’autre.

Au final, mauvais calcul de la part de Sinistre, les clones de Madelyne seront toutes détruites au contact du Phénix. Pas un souvenir exceptionnel, donc. 

Ramenée à la vie (ter) pour servir de second couteau au sein de la Consoeurie d’Arkea
©Marvel Comics


La résurrection suivante du personnage est orchestrée par l’auteur Brian Wood au cours de son run sur le titre X-Men (vol.3). Visiblement tout excité lui aussi à l’idée de frapper un grand coup, il réunit une flopée d’adversaires féminins des X-Men au sein d’une toute nouvelle Consoeurie menée par Lady Deathstrike et Arkea (bof). Après avoir ramené Séléné, il achève la constitution de son équipe en ressuscitant la Reine Rouge (re-bof). A peine fait-elle son retour que l’équipe dirigée par Tornade débarque pour mettre une raclée à cette formation toute naze. Madelyne a tout juste le temps de négocier une sorte d’amnistie avec Tornade qui les laisse s’échapper, Séléné et elle, en échange d’Arkea.

Le retour de Madelyne aura duré très exactement 12 pages (je vous jure, j’ai compté). Autant dire qu’elle n’aura servi ici que d’appât au lecteur fanboy en manque de sensations. Encore une franche réussite de Brian Wood sur ce run (moisi).

Exclue de Krakoa, ignorée de tous, abattue en à peine 3 épisodes
©Marvel Comics

Dernier retour en date pour Madelyne et pas des moindres, celui orchestré par Zeb Wells dans la série Hellions. Alors que Sinistre forme une équipe constituée des éléments les plus instables présents sur Krakoa (le nouvel état-nation mutant créé par Jonathan Hickman à l’occasion du récit-événement House of X / Powers of X), il les envoie détruire l’orphelinat qu’il dirigeait auparavant dans le Nebraska.

Sinistre ne choisit pas vraiment cette destination au hasard… Là-bas les y attend la Reine Démon. Vexée de ne pas avoir été appelée à rejoindre Krakoa, plus isolée que jamais, elle compte bien prendre sa revanche sur l’espèce mutante en formant une armée de Maraudeurs morts-vivants.

Son plan est toutefois interrompu lorsqu’elle est abattue par John Greycrow, à peine 3 épisodes après son retour fracassant. Au moment de rendre l’âme, elle insistera auprès d’Alex, son ancien amant (le Prince Démon !), sur la souffrance qu’elle éprouve à l’idée de ne jamais avoir été considérée comme une personne à part entière. Un aveu des plus touchants pour celle qui sera restée dans l’ombre durant quasiment l’intégralité de son existence. 

Interdite de résurrection
©Marvel Comics

Au retour des Hellions sur Krakoa, une réunion du Conseil Secret a lieu. Le couperet tombe, implacable : Madelyne Pryor étant un clone, elle ne sera pas ressuscitée. Une décision extrêmement mal vécue par Alex alors que Scott, résigné, accepte la sentence des représentants de Krakoa.

Certains fans de Madelyne verront dans cette scène un affront supplémentaire à l’honneur de l’ex-femme de Cyclope. D’autres, plus optimistes, constateront néanmoins que pour la première fois dans sa vie, Madelyne manque à quelqu’un, et que son absence sur Krakoa (une de plus avec celle de Destinée notamment) pourrait bien constituer une faille, un arrangement de plus avec la morale dans le système quasi-parfait de cette société mutante aux fondations peut-être plus fragiles qu’on ne le pense. Pour le plus grand plaisir de Sinistre, notamment (Comment ça, Maddie est une fois de plus utilisée contre son gré ? oh vous savez, au point où on en est…).

Tour à tour manipulée, oubliée et salie, Madelyne Pryor a bénéficié d’un traitement éditorial comme peu de personnages de l’univers des X-Men ont connu. Seule note d’espoir au milieu de ce destin brisé, son créateur Chris Claremont lui rendra justice à l’occasion d’un cri du cœur poussé par Cyclope dans la mini-série « X-Men The End », récit qui met en scène la conclusion de l’histoire des X-Men telle que vue par ce bon vieux Chris. Scott Summers s’y confie à cœur ouvert, regrettant sa gestion de leur histoire d’amour. Un hommage vibrant que l’on ne peut s’empêcher de considérer comme une déclaration d’amour du père adoptif des X-Men à celle qui aurait pu permettre au titre mutant d’évoluer vers une toute autre direction.

©Marvel Comics

Lorsque une autre rouquine chante la crucifixion

43 comments

  • JB  

    Chouette, un top ! 🙂
    Je pense aussi à la virée à Génosha, où Maddie manque de subir le même sort que les mutants esclaves du pays. Là encore, Claremont insiste sur le fait qu’elle ne pourra plus avoir d’enfants.
    Ou encore la fois où Nate Grey choisit Jean Grey et non Maddie. Le dernier échange entre Jean et Nate indique qu’il aurait aimé qu’elle soit sa mère et qu’elle aurait aimé l’être. Encore une fois, exit le rôle de mère de Maddie

    • Matmout Gougeon  

      (Avant tout, je tenais à remercier mes camarades de jeu Christophe Commet, Fabien Jenner et Goulwen Reboux pour leurs éclairages qui m’ont permis d’étoffer un peu plus ma réflexion sur le sujet)

      L’échange entre Jean et Nate se produit dans la série X-Man, j’imagine ? N’étant pas un très grand fan de l’Ere d’Apocalypse et de tout ce qui s’en est suivi, j’ai malheureusement dû passer à côté !

      • JB  

        Je crois qu’il s’agit de X-Man n°25

      • JB  

        J’ai oublié de dire le principal : bel article 🙂

        • Matmout Gougeon  

          Re-merci ^^

  • Nikolavitch  

    Oui, c’est clairement un personnage pour lequel Claremont avait des idées, et qui a été massacré par tous les bouts.
    (d’ailleurs, j’ai toujours considéré Sinistre comme un méchant assez naze)

    • Matmout Gougeon  

      Comme toi, je supporte difficilement le personnage de Sinistre, une sorte de gros naze habitué à œuvrer dans l’ombre sans jamais parvenir à réaliser quoi que ce soit de pertinent (allez, ok, une fois il a réussi son coup en massacrant les Morlocks, oui…). En dehors de ça, il passe son temps dans son labo et préfère envoyer des sous-fifres (les Maraudeurs) ou des clones de lui-même au charbon lorsqu’il doit répondre de ses actes. Très nul, comme perso.

  • Présence  

    Bonjour Matmout Gougeon, en te souhaitant la bienvenue sur le site.

    Excellent choix de chanson.

    15 fois où l’honneur de Madelyne Pryor a été bafoué sans raison valable. : il y a clairement un cas de harcèlement là, voire même de persécution pathologique.

    Je me souviens bien de la première apparition de Madelyne Prior, ainsi que du tact légendaire de Scott Summers, toujours aussi romantique lors de cette soirée en amoureux.

    Maddie considérée non pas pour ce qu’elle est vraiment, mais plutôt pour le symbole qu’elle représente et les souvenirs qui lui sont associés : un fantôme du passé pour Scott et les X-Men, et aussi pour les lecteurs.

    La décision de Scott apparaît un poil violente aux yeux des lecteurs. – C’est rien de le dire, je m’en souviens encore. Un écart incompréhensible de la part de Scott, contraire à ses valeurs profondes.
    L’opération Salissage est lancée : très belle expression qui résume bien mon ressenti.

    Madelyne ne sera plus jamais nommée une seule fois comme étant la mère du petit Nathan. – Horrible exemple de révisionnisme.

    Ramenée à la vie pour être casée avec une version alternative de son propre fils : je n’avais jamais vu cette image : incroyable.

    La reine rouge : tiens, un autre admirateur de Matt Fraction 😀

    Retour de 12 pages : je comprends mieux que ça ne m’ait laissé aucun souvenir.

    Ne jamais avoir été considérée comme une personne à part entière : j’avais également été sensible à ce manque de considération, une situation ui fait d’elle un individu sans importance, une belle métaphore.

    Merci beaucoup pour ce panorama biographique d’un personnage qui a été beaucoup plus maltraité que ce dont j’avais gardé le souvenir.

    • Matmout Gougeon  

      Merci pour ton retour très sympathique. Cela me tenait à cœur de réhabiliter cette figure controversée de l’histoire mutante (injustement dépeinte comme l’hystérique de service depuis 30 ans) en en dressant un portrait qui permette de dégager une certaine cohérence.
      En faisant mes recherches pour préparer cet article, je suis tombé sur le terme de « damnatio memoriae », une locution latine qui désigne une condamnation post-mortem à l’oubli. Je trouve que ce terme décrit bien la situation du personnage de Madelyne Pryor : un révisionnisme éditorial qui conduit à supprimer volontairement des mémoires la figure initiale pour n’en garder qu’un souvenir biaisé et sali.

      Concernant la BO, je plaide non-coupable, c’est Bruce qui gère 😀

  • Eddy Vanleffe  

    Sublime plaidoyer pour un personnage pour lequel j’ai toujours une beaucoup de tendresse.

    Ado, j’ai toujours vu Scott comme un parfait connard à cause d’elle, l’identification d’un enfant de divorcé peut-être?
    le personnage sali pour satisfaire l’ego de Byrne ..J’ai jamais aimé cette « Goblyn Queen »
    comment la Madelyne qui quand un journaliste lui demande ce qu’elle fait avec les X-Men répond:
    « y a t il besoin d’être un muant pour croire en l’idéal des X-Men ? ou celui de Martin Luther King? Un monde où l’on ne serait pas jugé par notre couleur, notre personnalité ou nos pouvoirs? Si nous sommes tous des êtres humains, alors nous devons tous être traité comme tels. Pas des freaks, pas des monstres, juste des gens! »
    pour se sacrifier avec eux quelques pages plus loin!
    Ce devait être la fin original imaginée par Claremont pour ses X-Men…

    Comment peut elle devenir une vulgaire illustration de l’hystérie?

    Tout le reste après sa mort concerne des clones, des trucs à la con dont seuls les comics peuvent nous abreuver…
    oui, Claremont ultra sérré par le format essaie de donner une fin et un épilogue à tous ses bébés…

    • Matmout Gougeon  

      Merci pour ton retour, et notamment pour ce rappel concernant cette citation de Maddie durant l’épopée à Dallas, tendresse pour ce personnage tout à fait partagée.

      Concernant ses retours successifs (et peu valorisants pour la plupart), je dois toutefois reconnaître à Zeb Wells d’avoir tenté de sortir de la simple figure de l’hystérique de service en rendant au personnage une vraie voix, celle d’un individu blessé dans son for intérieur. Trop court, mais en même temps son retour le plus convaincant à ce jour (on se contente de peu..). Reste à savoir si cela réutilisé par la suite.

  • Surfer  

    Merci pour cet article qui m’a permis de mieux connaître Madelyne Pryor.

    J’ai lâché les X-Men avant que ce personnage ne prenne de l’importance.
    Je constate une nouvelle fois (A mon grand regret) le manque de liberté laissé aux scénaristes de la part des éditeurs !
    Manifestement, Claremont a subit les mêmes contraintes que J. Michael Straczynski et Spiderman avec Joe Quesada !

    En tout cas, je suis heureux d’apprendre que Mr Claremont à répondu avec intelligence.
    Je suis passé à coté de ce cri du cœur dans la mini-série « X-Men The End » . J’avoue ne pas avoir tout compris.
    Pourtant, c’est un récit que j’ai lu 2 fois. Il a fallu que j’aborde la seconde lecture avec une encyclopédie X-Men pas loin (Merci Wikipedia).
    Finalement, j’ai quand même bien apprécié le récit.
    Mais, force est de constater, que suis malgré tout passé à coté de certains détails.

    La BO: Un chanteuse qui utilise le piano comme instrument principal dans sa musique Pop Rock. Un peu comme Elton John ou Billy Joël.

    • Matmout Gougeon  

      A ta décharge, il faut reconnaître que « X-Men The End » est un récit qui s’inscrit pleinement dans la continuité des X-Men de la période 2002/2003 (avec notamment des références à des plots avortés des séries X-Treme X-Men, Excalibur et autres), Claremont se fait ultra plaisir en sortant du chapeau absolument tous les personnages et tous plots qui lui plaisent et qu’il n’a jamais eu la possibilité de creuser.

      Ca donne un rendu riche, extrêmement riche pour le fan hardcore, mais aussi quelque chose d’imbuvable pour le néophyte ou pour celui qui avait perdu de vue les X-Men et qui souhaiterait s’y remettre à cette occasion.

  • Manu  

    Dire que j’étais resté sur l’image d’un Scott bien sous tous rapports. Là je le découvre en parfait connard! Et je découvre aussi une pauvre victime en la personne de Maddie.
    Franchement les éditeurs se sont lâchés à fond dans leur idée pour lui faire vivre une vie bien merdique.
    Article extrêmement bien rédigé au passage. Merci pour ce partage très bien expliqué

    • Matmout Gougeon  

      Merci beaucoup pour ton retour 🙂
      D’aucuns (les fans de Cyclope, je vous connais !) diront que les torts dans un couple sont toujours partagés, et que leur union était de toute façon vouée à l’échec dès le début (dur dur de vivre avec un super-héros quand on n’est qu’une simple homo sapiens) mais il faut dire que Maddie a quand même bien morflé 😉

      • Kaori  

        Tiens donc, ce propos me dit quelque chose… Ah bah oui, c’est de moi XD . Dur de tenir la barque « fan de Cyclope » après ce plaidoyer, mais je ne changerai pas de bord 😉

        Ceci dit, j’ai énormément de mal à savoir comment j’aurais vécu l’acte de Scott en temps réel. Aujourd’hui, c’est plus facile de dire « oui mais… » pour défendre Cyclope. Mais à l’époque, ne sachant pas quelle mégère elle deviendrait (quoique, le coup de la baffe, j’ai jamais adhéré…), peut-être aurais-je été du côté de Madelyne…

        Très beau plaidoyer en tout cas. Ca donne quand même envie de se cacher dans un trou de souris quand on est fan de Cyclope ^^ .

        • Matmout Gougeon  

          C’était un petit clin d’œil à la discussion que nous avions déjà eue ailleurs en effet haha

          Pour être tout à fait objectif, il me semble avoir entendu dire que Cyclope revient en Alaska quelque temps après son départ (dans les pages d’X-Factor je crois ?), histoire de s’assurer que Maddie et son fils vont bien.. sauf que ces derniers ont disparu. Qu’en fait-il, de cette info ? Je ne sais plus, il faudrait que je creuse cela.

          • Kaori  

            C’est aussi l’info que j’avais eue : Scott revient, croit que Maddie est partie avec Nathan, qu’elle l’a quittée comme elle avait dit qu’elle le ferait, et c’est pour cela qu’il se serait autorisé à se remettre avec Jean, croyant à une rupture. Un peu comme Rachel et Ross, quoi XD .

        • Eddy Vanleffe  

          A l’époque Scott est un peu « léger » quand même
          il faut aussi se rappeler quand quand il rencontre Maddie, quelques pages avant, il est encore a faire mamours à Lee Forester…
          qui a été oubliée l’espace d’un strip!

  • Jyrille  

    Bienvenue Matmout ! Je n’avais aucune connaissance de l’existence de ce personnage. J’ai dû m’arrêter bien avant dans mes lectures… J’avoue ne pas avoir tout compris, c’est d’une complexité folle ces X-Men. Mais je pense que pour les fans tu as bien fait de faire ce focus.

    « Consoeurie » : c’est vraiment laid, alors que le mot sororité existe…

    La BO : toujours pas essayé le moindre album de la dame. Celle-ci est ultra-connue, ça passe bien mais c’est pas forcément ma came.

    • Bruce lit  

      Pas le plus grand fan de Amos non plus. Elle me fatigue sur un album. Mais sur quelques singles, notamment celui-là, ça passe.

    • Matmout Gougeon  

      C’était la gageure de cet article : réussir à vulgariser un texte à la base élaboré pour un groupe de passionnés du monde mutant. Pas facile mais j’ai essayé de faire de mon mieux pour expliciter les références obscures. Après, je garde en tête que le monde des comics (et plus particulièrement l’univers X) reste un univers où le lecteur a vite fait de se perdre dans la continuité s’il décroche en cours de route ^^’

  • Bruce lit  

    J’adore ! C’est fun, précis et pédagogique.
    Quel destin de merde ! Et surtout, si on y pense au delà de l’aspect cocufiage dégueulasse (INFERNO pour moi c’est la pornographie du comic book : une histoire de cul qui tourne mal et manque d’engloutir l’humanité. Le comble de l’indécence : régler ses histoires de couple devant ses anciens équipiers. On perd son leadership pour moins que ça dans le monde réel), c’est aussi un aveu d’échec avant l’heure de la solubilité Mutant-Humain, 1er pas vers leur fanatisme répugnant. Ce qui n’est pas comme nous, on l’éradique et ce que tu racontes des aventures récentes sur Krakoa achève de me persuader que la licence s’est transformé en torche-cul des idées les plus lugubres.

    Un épisode avec Maddie que j’aime bcp est celui où coincés au milieu de l’océan, ils affrontent une pieuvre et un grand blanc. Leur couple est enfin raconté de manière presque normale.

    Maddie – Xman : une séquence stupide dont Kavannagh avait le quasi monopole. Son écriture était médiocre. On peut y voir l’écho d’une époque étrange où Loibdell mettait en scène l’inceste (oublié par bcp ) entre Legion déguisé en Charles Xavier et Gabby Haller. Pas étonnant que leur union provoque l’Apocalypse !

    Sur l’utilisation putassière, une de plus, pour Matt Fraction, je ris sous cape quand on sait que l’homme et son épouse Kelly Sue Bidule-Truc ne sont jamais les derniers à établir des codes de bonne conduite féministe dans l’écriture des comics. Merci pour cette anecdote.
    Et Matmout, tu es ici chez toi !

    • JB  

      La Saga du Phénix Noir est-elle si différente d’Inferno ? On y retrouve un couple (Phénix/Scott et Maddie/Scott), une aventure extra-conjugale (Le Cerveau et Jean Grey) et le pétage de câble qui menace l’humanité…
      J’ai pas du tout souvenir du truc avec Legion et Grabielle Haller ! C’est à quelle époque, les Nouveaux Mutants ou Legion Quest ?

      • Matmout Gougeon  

        Bruce fait bien référence à Legion Quest, oui, je l’ai relu y a pas si longtemps que ça et cela s’y déroule 🙂

      • Bruce lit  

        Legion Quest, dernier épisode.
        Pour la construction similaire avec la saga du Phénix Noir, je n’y avais jamais pensé ainsi. Bravo !
        A la différence près que dans la 1ère on est dans le domaine de l’amour et la deuxième celui de la haine. Pour le coup, Claremont parvient à faire oeuvre utile de ce fiasco.

        • Kaori  

          @Bruce je n’aurais pas dit mieux concernant la saga du Phénix Noir…

    • Matmout Gougeon  

      Ah, le fameux épisode du poulpe géant, situé juste après le mariage de Scott et Maddie, le dernier épisode de l’année 1983. Un épisode que j’apprécie beaucoup également, pour la simple et bonne raison qu’il aurait très bien pu constituer une conclusion au run de Claremont sur la licence mutante. Tous les plots de l’époque (ou presque) avaient été résolus, Scott pouvait partir vivre en paix avec Maddie en Alaska. Dommage !

      Concernant Matt Fraction, je reconnais ne pas avoir lu le reste de son travail mais sur Uncanny X-Men, c’est le contre-exemple parfait de ce que Claremont était parvenu à faire sur l’utilisation de personnages féminins forts, touchants, respectés et respectables : toutes les femmes de son run sont réduites au rang de potiches hyper-sexualisées (pas aidé par les graphismes de Greg « porno » Land) répondant à toutes les demandes masculines par de simples « Comme tu veux ». La gêne à la lecture fut immense.

      • Bruce lit  

        Merci.
        Un autre raison et une bonne de mépriser Fraction.

  • Danny Rand  

    Article Trés intéressant qui me fait sous un jour nouveau un personnage que j’avais tendance à ignorer ,sans doute est-ce du au fait que j’étais un grand fan de Jean Grey. Donc j’avais tendance à résumer Madelyne Pryor au « clone de Jean Grey devenu la Reine Demon ».Peut-être est ce d’ailleurs la raison de cet acharnement des scénaristes sur elle, une volonté de « venger » Jean en s’en prenant à celle qui a été désignée comme sa remplaçante.
    Mais il est vrai qu’aller jusqu’à nier sa maternité c’est aller très loin, d’ailleurs c’est même allé plus loin que ça, puisque je me rappelle d’un épisode où Cable était appelé « Le fils de la Reine Démon » donc Madelyne n’est plus nommée comme étant la mère de Nathan sauf sous son alias maléfique.
    Mais d’une certaine façon, comme l’article le rappelle assez justement, les choses étaient mal partis pour elle, dés le début Claremont a fait le lien entre elle et Jean en soulignant leur ressemblance, c’était un peu le premier clou dans le cercueil,peut-être avait-il une idée derrière la tête?

    • Bruce lit  

      Bonjour Danny.
      Théoriquement, non. Claremont voulait retirer Scott et Maddie de la série et montrer que l’on pouvait vivre en dehors du -X.

      • Danny Rand  

        Bonjour Bruce

        Oui ça aurait pu être une bonne conclusion pour ce couple,mais du coup pourquoi a t’il souligné la ressemblance Madelyne/jean? C’est pour le moins un peu maladroit surtout s’il espérait en faire autre chose qu’une remplaçante..

        • Matmout Gougeon  

          Bonjour Danny et merci pour ton retour. C’est un point intéressant que tu soulèves. Interrogé sur le sujet, Claremont a répondu a posteriori que le personnage de Madelyne avait été conçu pour être « LA fille parmi un million d’autres » qui ressemble parfaitement à l’ancienne compagne de Cyclope.
          En creux, on sent peut-être une certaine volonté de l’auteur de faire un pied-de-nez à Byrne qui avait précipité la chute de Jean Grey/Phénix (?).

          • Matmout Gougeon  

            (qui avait précipité la chute de Jean Grey/Phénix lors de la Saga du Phénix Noir, contre la volonté de Claremont à l’époque*)

    • Danny Rand  

      D’ailleurs je viens de me rappeler une autre chose concernant Madelyne Pryor, au début des années 2000 ,je crois, il y avait une série sur Havok appelée Mutant X (à ne pas confondre avec la série tv du même nom) ,où Alex considéré comme mort était en fait transporté sur une terre parallèle (encore une).
      Il y rencontrait donc des versions de différents personnages vivant sur cette terre dont justement Madelyne Prior. Mais alors que tous les autres personnages sont sensiblement différents de leur version d’origine, Madelyne est quasiment la même et devient à nouveau la Reine Démon. Autrement dit même sur une autre dimension, on n’aura pas cherché à la réhabiliter.

      • Bruce lit  

        Mon Dieu.
        MUTANT X….
        La série qui n’en finissait pas de commencer avec des chara-design épouvantables notamment celui de Hank : https://marvel.fandom.com/wiki/Henry_McCoy_(Earth-1298)?file=Henry_McCoy_%2528Earth-1298%2529_from_Mutant_X_Vol_1_6_0001.jpg
        Le genre de truc qui a bien fini par disparaître grâce à Morrison.

  • JP Nguyen  

    « . Et pourtant, je suis prêt à parier que vous ne vous en souvenez même pas.  »

    Ah si, moi je me souviens ! C’était une des périodes que j’ai lues en VF, au rythme de parution des Spécial Strange et autres !
    Ayant perdu de vue le personnage aux alentours de X-Man, ton article semble indiquer que je n’ai pas raté grand chose…
    Quand même, le père Claremont, il bluffe pas un peu sur le fait qu’il avait toujours envisagé que Madelyne soit normale ? Elle est quand même ressortie d’un avion en flammes le jour où Phénix décédait sur la lune !

    Sinon, je ne suis pas trop fan du perso. À part certains passages genre Fall of the Mutants comme ceux cités dans un commentaire plus haut, Madelyne, c’est quand même la nana qui convole avec Scott à peine quelques numéros après que Logan se soit fait planter devant l’autel par Mariko !
    Mais bon, c’était aussi une époque où Claremont parvenait à caser des non-mutants intéressants dans ses histoires.
    Merci pour ce récapitulatif !

  • Laurent  

    Hum… Je me souviens de la mini-série X-Men/Alpha Flight dans laquelle une fontaine magique créée par Loki donnait des pouvoirs aux humains, mais pas aux mutants. Madelyne avait obtenu un pouvoir de guérison, rien à voir avec les dons de Jean Grey, et clairement cela était supposé démontrer qu’elle était une « simple » humaine sous la plume de Claremont. Quelqu’un sait comment ça a été expliqué par la suite ?

    • Bruce lit  

      Non. Ca n’a jamais ressurgi.

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