Les métamorphoses d’Actarus

Focus : La métamorphose d’Actarus

Accours, vers nous BRUCE LIT

Ce Focus passera en revue les étapes de la métamorphose d’Actarus, le pilote de GOLDORAK , ce qui en fait sa spécificité dans la culture geek ainsi que ses rapports avec la culture super-héroïque.

La vengeance aux deux visages Source : Pinterest  https://www.pinterest.fr/pin/685039793293421388/ ©Go Nagai- Toei Animation - Dynamic

La vengeance aux deux visages
Source : Pinterest 
©Go Nagai- Toei Animation – Dynamic Planning

Je crois bien que GOLDORAK est mon premier souvenir conscient.  Nous sommes un lundi de l’an de grâce 1978. J’ai donc 5 ans et rentre de l’école en ayant une seule envie : voir ce Goldorak dont j’entends parler en permanence dans la cour de récréation.  Ça tombe bien, un épisode arrive justement  ce soir là.  Je lâche la main de ma maman pour embrasser mon père, qui, ayant consacré sa vie à l’artisanat, fait ses comptes comme tous les lundis. Je laisse fondre un BN à l’huile de palme dans mon verre de chocolat chaud et demande comme un petit garçon poli, si je peux allumer la télé dans le salon familial.   Ma mère n’ayant à coeur que mon bonheur appuie sur l’interrupteur tandis que mon père baisse la musique qu’il utilise toujours en fond sonore pour oublier les joies  de sa comptabilité, souvent du Mozart, du Brahms ou du Tchaïkovski.  Je m’assoie sans savoir à quoi m’attendre. Je ne vais pas être déçu.

D’abord, un constat; en fait Goldorak, ce n’est pas le héros, mais un robot, ce qui explique  ce nom si bizarre, contraction frenchie de GOLDFINGER et MANDRAKE.  Le héros, c’est Actarus et je l’aime tout de suite.
Il faut comprendre qu’à l’époque, les programmes pour enfants c’est WATOO-WATOO,  LE MANÈGE ENCHANTE OU L’ÎLE AUX ENFANTS, des émissions inoffensives et déjà sans aucun charme à mes yeux. Il y a ces voix débiles, il ne s’y passe rien, et j’ai déjà l’impression qu’on prend les gosses pour des cons avec ces monstres gentils et toute la guimauve qui va avec.

Tout à coup, Actarus bouleverse mon enfance : il est beau, il est fort mais faillible, il a un grand coeur mais est sans pitié au combat, il a une voix juste incroyable, celle de Daniel Gall qui officiera ensuite pour un autre héros malheureux et incompris, le Dr David Banner dans le show TV HULK. Et surtout, il est triste. Après un combat, Actarus ne fait pas la teuff avec ses potes, ne parade pas à la télé ou ne tient pas les comptes des gens qu’il a tué.  Non, silencieux, il joue de la guitare classique en égrenant, les yeux rivés vers le ciel, des arpèges mélancoliques.

Pour les enfants de ce qui vont êtres les années 80,  GOLDORAK est  le premier BLOCKBUSTER animé comme JAWS puis STAR WARS le furent au cinéma.  Des combats aériens contre des vilains charismatiques (mais complètement demeurés ), une animation phénoménale enhardie par le génie de Shingo Araki  (le dessinateur qui fera des miracles sur l’adaptation animée de ST SEIYA), des musiques inoubliables de Shunsuke Kikuchi. (qui rendra jouissifs les affrontements dantesques de DRAGON BALL Z), c’est dire si le casting de GOLDORAK égalait la trinité magique de STAR WARS : Lucas- McQuarrie-Williams.

Le générique original dément avec bruitages et voix de petits japonais

Nous avons tous en mémoire cette fameuse séquence, systématique , obligatoire, attendue de la transformation d’Actarus le gentil garçon humble et discret en pilote impitoyable de l’Antérak.
Qu’avait-elle de si particulière cette métamorphose ? Tout d’abord, elle est parfaitement découpée avec ce qu’il faut de réalisme et de fantaisie. L’urgence de la situation est palpable : Actarus court le long de couloirs désert, avec un gros plan de son regard inquiet non pas pour lui, mais des dégâts que Véga inflige à des innocents pendant son absence. Il n’y a pas une minute à perdre, Actarus est un héros d’astreinte ! Le gars peut pas souffler ou s’absenter à moins de 10 km du labo, de quoi avoir envie de jouer du fado effectivement…

Après s’être jeté dans un vide ordure secret (sic), il parcourt un deuxième couloir sur un trolley qui lui permet d’accéder à son robot que l’on devine enfoui dans les profondeurs du laboratoire de Procyon. Arrivé au terme de ce deuxième tunnel, le voilà flottant dans les airs, hurlant : MÉTAMORPHOSE ! Ses habits civils s’estompent alors mystérieusement pour laisser place à la tenue de combat du Prince d’Euphor qui n’a plus qu’à pénétrer , sans  l’ombre d’une fracture, dans son robot et choisir quelle sortie emprunter.

Un vrai quizz pour les gosses de l’époque : laquelle va-t’-il choisir ?

Tout comme le fameux pivotage qu’Actarus effectue sur lui-même lorsqu’il s’éjecte de la navette de Goldorak (vous trouverez sur le net des thèses les plus fantasques sur les raisons de ce volte-face, tuées dans l’oeuf par l’explication amusée de Go Nagai : Actarus surveille ses arrières), cette transformation pose plus de questions que de solutions : Actarus est-il capable de piloter Goldorak sans cet uniforme ?
On peut supposer que non, outre l’inconfort de piloter un robot en pattes d’eph’, Goldorak est un robot à commande vocale que l’on suppose actionné par le casque de notre héros. On se rappelle que dans l’épisode 25, Alcor manque de se faire électrocuter par le robot qui ne reconnait que l’empreinte de son pilote et sûrement son costume.

Rappelons en effet que Actarus est de sang royal, tout comme son costume et ses écussons le laisse supposer. Le rouge et le noir, la couleur de la royauté d’Euphor ? Probablement, puisque ce costume provient directement de sa planète et qu’Actarus le porte pour convaincre Aphélie dans LES AMOUREUX D’EUPHOR qu’il est bien son prince. Malgré ces explications, les mystères de la transformation d’Actarus restent entiers et demandent à son public une suspension d’incrédulité : mais il sort d’où ce costard et pourquoi Actarus ne le revêt-il pas avant son saut de l’ange ?

Un costume que Actarus possède déjà à son arrivée sur Terre  merci Patrick pour le scan) ©

Un costume que Actarus possède déjà à son arrivée sur Terre (merci Patrick pour le scan)
©Blackbox

C’est ici notre deuxième point : le héros de GOLDORAK emprunte ici les conventions propres aux super-héros, les mêmes qui nous aident à accepter que Iron-Man transporte à l’époque son armure dans sa valise et que les dorures de ses avants bras sortent de ses épaulettes, que Spider-Man peut respirer tranquille sous son masque (ouais, vous avez pas essayé, marmots, de rester 1/4 d’heure sous une cagoule sans risquer l’asphyxie face à vos parents terrorisés ?), que Superman se change dans des cabines téléphoniques et que personne ne le reconnaît avec ses petites lunettes.

Si le costume d’Actarus devrait avoir un équivalent dans le monde Marvel, on penserait immédiatement aux molécules instables des 4 Fantastiques, cette matière qui s’adapte aux pouvoirs de celui qui les porte et se comporte comme une seconde peau.
C’est ce qui fera la magie du costume noir de Spiderman, capable à son retour des GUERRES SECRÈTES de transformer ses habits civils en tenue de combat, comme un certain Actarus ! Allez-savoir : si ça se trouve, le Beyonder est né sur Euphor !
Toujours est-il que les vrais fans de super-héros le savent : on les adore quand on les voit en costume mais sans leur masque et plus d’une fois Actarus retirera son casque tout en restant appareillé.

L’influence du super-héros ne s’arrête pas qu’au costume, car selon l’adage de Stan Lee, ce n’est pas celui-ci qui fait le héros mais bien celui qui le porte. Et de ce côté, c’est d’avantage vers l’univers DC qu’il faut chercher. Car Actarus, c’est Superman et Batman à la fois.
Comme l’homme de Krypton, Actarus est orphelin d’une planète détruite et se réfugie sur Terre où il s’intègre et qu’il jure de protéger. De sang royal, l’un vit à la campagne avec Ma et Pa Kent, l’autre devient Palefrenier dans un ranch, ce qui lui vaut dès les 1ers épisodes, les railleries de Alcor, son exact inverse : arrogant et tête brûlée.
Enfin si Supermant est vulnérable à la Kryptonite, Actarus souffre d’une blessure mortelle au bras qui le rend de plus en plus fragile au fil de la série dès qu’il est exposé à de la radioactivité.

Mais notre héros doit aussi  à Batman son vaste laboratoire ,  le matériel hightech, ses caves secrètes et ses sorties caverneuses. On y verra aussi sans doute une similitude avec les Xmen, qui attendaient tranquilos qu’on vienne les attaquer dans leur manoir pour se défendre sans aucune initiative d’une attaque préventive dont nos héros ont enfin l’idée dans le dernier épisode de la série !
Quant aux méchants, ils laissent supposer de la même molesse que les Terminators : Pourquoi ne pas envoyer des escadrons de Golgoth sur toute la planète au lieu d’un seul par épisode dans le même secteur protégé par Goldorak ?

Dernier point pour analyser la place de Goldorak dans la sous-culture : cette métamorphose d’Actarus, c’est un vrai clip de pop où les images et le son (même transformé par les adaptations françaises) fuuuuuusionnnnent elles-aussi et ouvrent la voie aux transformations de ST SEIYA et DRAGONBALL Z : la couleur des vêtements de Seiya qui change une fois l’armure portée ou ceux de Vegeta et Goku qui se modifient lors de leur fusion !

Et c’est sans doute ici qu’il faudra trouver le succès increvable du robot géant avec le public français, qui, il faut le dire se faisait gentiment chier avec les adaptations ringardes même pour l’époque , des dessins animés de l’Araignée ou des FF : la fusion d’un programme avec les attentes de son public vers une alternative et, déjà, une préoccupation écologique puisque Vega cherche à exploiter les ressources naturelles de notre planète. Ce qui rendrait aujourd’hui un reboot inutile, vu désormais l’état de la Planète Bleue que Actarus s’était juré de protéger…

Autre emprunt aux super héros, la chevelure de Hulk ? Sans doute à force de partager le même doubleur de David Banner !

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La BO du jour : regarde moi changer…

30 comments

  • Kaori  

    Quelle mémoire et quel joli moment de nostalgie partagé avec les lecteurs :)

    Je suis née trop tard pour avoir vraiment connu Goldorak. Et même quand c’est repassé, avec le fameux générique de B. Minet, les pattes d’eph me laissaient pantoise… Bref, entre ça et les robots, ça ne m’attirait pas du tout.
    Et je suis complètement larguée dans les noms, avec tous ces prédécesseurs, ou successeurs, je ne sais pas. J’ai dû aller chercher qui était Alcor, et oui, son visage m’est familier, presque plus que celui d’Actarus.
    Mais à part fulguropoint (qu’on avait à la maison, le Goldorak qui lance ses points), je ne me rappelle pas de grand chose. Sauf cette histoire de guitare au soleil couchant, que tu m’as rappelé.

    Question : Actarus a les cheveux qui deviennent verts juste avant de mettre son costume ?? C’est sa vraie couleur qui revient quand il monte dans Goldorak ?

    Sinon, oui il est court cet article, je m’attendais à plus long, ça m’intéresse :)
    Ça m’occupe durant mes heures d’insomnie (je dois être la deuxième lectrice nocturne)

    @ Eddy : j’ai toujours un peu d’appréhension concernant nos dessins animés d’enfance… Autant enfant, je regardais ça sans souci, autant vers l’adolescence-l’âge adulte, j’ai plus de mal…
    Rémi sans famille, Princesse Sarah… Mais c’est juste horrible ^^
    Bref, du coup, je filtre un peu. DBZ, j’ai laissé sauf la mort de Vegeta par Freezer, parce que celle-là, elle me met vraiment très, très mal à l’aise…
    Mais on se regarde Nicky Larson tous les samedis, malgré le -10… Et on se marre, et on est émus…
    On se fait aussi le reboot d’Olive et Tom. Bon, surtout pour mon plaisir à moi, même si ça ne vaut pas l’intensité et le suspense de l’original (et que ça me saoule ces prénoms japonais que je ne mémorise pas… Bonjour le bordel pour essayer de faire comprendre l’épisode à ma fille…. « Mais si, alors tu vois, les Noirs, c’est pas les méchants, c’est leurs adversaires, et c’est l’équipe de Mark Landers euh, non, de… bref, c’est le grand en noir, là, et son coéquipier, c’est Danny euh… non..bref, c’est le petit, là, qui lui fait des passes… et tu as Olivier, enfin Tsubasa, qui fait équipe avec Ben Becker, euh… bon LUI, là !! :D )
    Donc voilà, ça se transmet…
    Mais je n’ai toujours pas réussi la mission « super-héros ».
    Tornado, t’as raison, faut que je tente Batman la série animée…

    • Bruce lit  

      @Kaori : merci de ces retours toujours si détaillés.
      Les cheveux verts d’Actarus sont sûrement un retour de trip LSD du coloriste de l’animé. Ça ne se produira qu’une seule fois dans la série.
      Mon article trop court ? Il est voulu ainsi. Il devait en faire le double avant d’être coupé au montage. Vous savez ce que je pense des dossiers longs…
      J’ai rien compris à ton histoire de noirs chez OLIVE ET TOM.

    • Eddy Vanleffe  

      Très chère Kaori,
      si on veut être précis, je vais parler de « japanimation » (support animé , adapté de manga ou non ou d’autres supports comme classiques littéraires etc…)
      pour moi on peut découper en France une frise similaire à celle qui compose l’historique des comics

      il y a clairement un GOLDEN AGE
      et j’estime avoir été privilégié de l’avoir connu. on s’est pris en pleine face la césure shojo/shonen avec les deux dessins animés phare qui ont tout entamé sur l’hexagone: Goldorak et Candy. il faut bien se dire que tout est parie de là et si le prmier présentait un univers guerrier, manichéen et violent, la seconde n’était ps en reste avec son exploration du sadisme et de la cruauté ordinaire des gens normaux avec un pincée de conscience sociale (on en parle de Candy Infirmière militaire?). Très rapidement ont suivi LA BATAILLE DES PLANETES, CAPITAINE FLAM, REMI SANS FAMILLE, HEIDI, etc… Cette vague continuera à nous abreuver discrètement jusqu’à des Sherlock Holmes (Hayao Miyazaki), Cobra et Lady Oscar, donc beaucoup de programmes de la TMS et de la nippon animation et pas tant de la Toeï qui avait tendance à bâcler un peu plus…

      puis ce fut une nouvelle étape de franchie avec le Club Dorothée et son import massif de shonen de la Shueisha chez TOei animation, sans oublier ceux de « Youpi l’école est finie » sur la défunte 5 et ce fut le cortège des Chevalier du zodiaque, de DBZ, Ken, mais aussi Olive et tom et Robotech etc….
      on a avait de tout pour tous les goûts de manière très continue et le succès fut colossal le tout amenant traquillement
      à l’ère des auteurs…
      3-THE BRONZE AGE est pour moi justement l’avènement en plein mileu des années 90 de la découverte des auteurs l’explosion de AKIRA, la découverte de Mamou Oshii et ses films incroyables comme Patlabor (une tuerie) ou Ghost in the shell (la préquelle de matrix) ou de kawajiri (Ninja Scroll,) Rin Taro (Galaxy Express, X, Metropolis, Kamui non ken)… et le studio ghibli. cette fois la japanime acquit ses lettres de noblesses en offrant des œuvres esthétiques, léchées intelligentes, poétiques et contemplatives… Hidaeki Anno livra Evangelion avant de faire du commercial chez Gainax..Satoshi Kon fut l’ultime représentant de cet génération mais sa mort fut comme un rideau qui se tire et depuis pus floues sont les identités jadis très marquées des réalisateurs…

      4+ l’age de je ne sais pas comment le nommer…
      la japanime est plus pro, mieux animée mais elle se borne a adapter les mangas à succès avec un rendu quasi identique, si l’animé est bon, c’est que le manga est bon. les réals sont moins au devant et les séries ne parlent que du japon et des ses thèmes de prédilection là où une certaine variété donnait une certaine richesse… il ya aura toujours de bonnes choses mais plus vraiment le frisson de jadis…

      • Jyrille  

        Wow, super analyse, merci Eddy. Je ne connais pas tout mais je suis d’accord avec toi pour les différentes césures que j’ai également ressenties, sachant que j’ai abandonné avant le silver age… avant de revenir pour les dernières choses incroyable de Ghibli et des animes récents comme One Punch Man ou Assassination Classroom. Cela dit, je l’ai déjà souligné, pas encore eu de plus grosse claque que Cowboy Bebop. Mais je devrai revoir Patlabor. Robotech, pour moi, c’était un jeu de plateau (jamais joué) mais j’ai un vague souvenir de DA avec mechas et un générique assez rock, genre Bon Jovi quoi… Bon je viens de vérifier, c’est pas ça. Mais qu’est-ce que c’était ?

      • Kaori  

        @Eddy : le « très cher Kaori » me fait toujours peur ^^;;
        Genre un peu de pommade avant de la contrarier ;)

        Ton analyse est très fine et juste et effectivement, depuis ce que tu nommes l’âge de bronze, il n’y a plus grand-chose, tout sort à tour de bras et il devient difficile de trouver des œuvres marquantes comme nous l’avons connu.
        Je me rappelle aussi de l’ère où après la fin du Club Do on a perdu toute la japanimation sur le petit écran… Il a fallu attendre l’ère du satellite (et des coffrets vidéos) pour retrouver de la qualité en dessins animés… Mais quelle qualité !! Mais payante, de ce fait…

        Concernant l’âge d’or, je ne l’ai pas vécu, mais je lui reconnais son impact, c’est indéniable.

        @ Bruce : ma fille parle par couleur quand elle regarde le foot : les rouges contre les bleus, etc… Les noirs, c’est la Muppet/Meiwa ;)

        • Bruce lit  

          Super ton analyse Eddy.
          J’adore.
          Tu ne m’as pas répondu sur Cockrum / Nagai et Byrne / Toriyama.

          • Eddy Vanleffe  

            Salut,

            si ça vous amuse je porrais faire une sorte d’histoire de la japanime en France si vous le voulez… ^^
            j’avoue que le point commun des pirates de lespace en patte d’eph m’inspire une parenté entre Go NagaI et Cockrum…j’ai du mal à voir le lien entre Byrne et Toriyama… il faudrait que je me penche sur la question…

            où as tu lu ça Bruce?

          • Bruce lit  

            De mémoire, c’était une thèse défendu par S. Perretti.

  • La Shoze  

    Au-delà de la qualité de l’article, qu’il est agréable de replonger, comme tu le fais, dans ces souvenirs d’enfance et de se rappeler des émotions, des impressions laissées par la première rencontre avec les héros contemporains de nos culottes courtes. Merci pour cette madeleine de Proust que nous prenons plaisir à croquer à pleines dents avec toi (accompagnée d’un verre de lait bien sûr !).
    Concernant le manège enchanté, je me fais souvent une réflexion similaire lorsque je tombe sur des idioties comparables (les teletubies pouahhh !). Je me fais donc un devoir de faire découvrir à mon fils les perles de notre enfance et ne peux que sourire lorsque je vois dans ses yeux naître les petites étoiles de l’émerveillement…

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