Not a boys band…(The Boys)

The Boys par Garth Ennis et collectif

Les p’tits gars ! (y a une fille aussi…)

Les p’tits gars ! (y a une fille aussi…)©Dynamite

Première publication le 24/01/2015- Mise à jour le 230/07/19

AUTEUR : TORNADO

VO : Dynamite

VF: Panini

Cet article porte sur l’intégrale de la série, publiée en VF par Panini de manière exécrable dans un premier temps (TPB séparés en deux pour multiplier les gains et donc arcs narratifs coupés en plein milieu), puis dans la collection deluxe dans un deuxième temps (6 tomes onéreux mais classieux).

Pour les anglophones, Dynamite a assuré la publication américaine pour nettement moins cher.

La série complète s’étend sur 72 épisodes et trois mini-séries, ce qui fait 90 épisodes au total…Traduction de notre ami Alex Nikolavitch.

Vous voulez de la révolution au pays des super-héros ? Non ? Ah oui, c’est vrai, la plus-part des lecteurs de comics de super-héros ne veulent pas que les choses changent et lisent les mêmes histoires depuis 50 ans. Bon, tous ceux-là, vous pouvez sortir !
…………..
Ça y est ? On est tranquille, là ? Bon alors ? Vous la voulez cette révolution ?!!! Ahhh ! Et bien vous allez être servis : les super-héros avaient Watchmen, les simples humains ont The Boys !

The Boys est une série drôle, touchante, novatrice, trash, ddéfoulatoire (ah! ces bastons !), et surtout… carrément maline ! Car ces super-héros détraqués, égocentriques, mégalomanes, pervers, junkies et alcoolos, ne sont-ils pas la métaphore de certaines de nos stars du show-biz bien réelles ? Avoir plus de talent que le commun des mortels a-t-il à voir avec les qualités de l’âme humaine ? Bref, moultes questions déjà amorcées dans le légendaire Watchmen de Moore, ici déclinées en roues libres, avec une verve provocatrice d’une méchanceté ultra-jubilatoire.

Mais attention : A présent, ce sont les humains qui mettent la rouste aux super-héros ! Car une branche de la C.I.A. a doté quelques « gars » (et une fille) d’une force surhumaine, suffisante pour casser la gueule à Superman ! L’équipe est composée de cinq baroudeurs : Billy Butcher (c’est le chef), « P’tit Hughie », la « Fille », la « Crème » et le « Français ».

Le "Français" : Les "P’tits gars" sont des costauds !

Le « Français » : Les « P’tits gars » sont des costauds !©Dynamite

Ma comparaison avec le chef d’œuvre d’Alan Moore ne doit pas être prise au premier degré, car au delà du constat révolutionnaire et réflexif, il n’y a évidemment pas de rapprochement possible. The Boys possède sa propre voix et s’impose comme une espèce de « soap opéra » trash et cynique au pays des comics de super-héros, avec une construction plus ou moins linéaire. Ennis y reprend la plus part de ses thèmes de prédilection, comme la Guerre, l’Histoire et le monde des Services Secrets, ainsi que celui de l’Uchronie.

Les qualités de cette œuvre sont indéniables et en font tout de même l’une des séries les plus denses et les plus riches de son temps : Dialogues formidables, caractérisation des personnages parfaite, multiples niveaux de lecture touchant essentiellement à la production d’œuvres de « masses ». Ainsi, tous les super-héros de l’univers de The Boys sont pensés de manière à réaliser une vaste parodie des super-héros les plus connus du monde des comics.

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©Dynamite Comics /Marvel Comics

Le dessinateur Darick Robertson cite ses classiques. Hommage ou moquerie ?

Le dessinateur Darick Robertson cite ses classiques. Hommage ou moquerie ?

Dans la forme, la série est très longue et souffre d’un défaut bien réel, car Ennis étire ses arcs narratifs au travers de multiples séquences de parlotte assez interminables et soporifiques, prenant un plaisir manifeste à ne pas donner au lecteur les scènes d’action cathartiques auxquelles il était en droit de s’attendre. Il faut ainsi patienter durant plusieurs dizaines d’épisodes en alternant des moments « énooormes », comme on dit, et des passages à vide frustrants et laborieusement bavards…

Et puis, arrivé au soixantième épisode : Blam ! La claque. Ennis nous offre enfin l’affrontement tant attendu entre tous ces personnages que l’on suit depuis le début et que l’on attendait en désespérant. Un beau cadeau pour le lecteur fidèle qui aura tant patienté avant de savourer ce moment d’anthologie !

Allez ! couchés les enfants ! C’est du Garth Ennis !

Allez ! couchés les enfants ! C’est du Garth Ennis !©Dynamite

Après une interminable série d’épisodes de parlotte, The Boys décolle et nous offre un final dantesque, tel que l’auteur de Preacher en a le secret, et tel qu’il nous le faisait miroiter depuis le début. Il règle ses comptes avec l’industrie super-héroïque en bonne et due forme, dans un bain de sang qui évoque un grand bucher dans lequel il aurait volontiers, on l’imagine très bien, balancé 99% de la production en matière de comics de super-héros, et tout cela de manière impitoyable ! Personnellement, j’ai refermé le dernier livre avec une pêche d’enfer, en me disant que le scénariste ne m’avait pas déçu sur ce climax, et qu’il avait même réussi à me surprendre grâce à un « twist » que je n’avais franchement pas vu arriver !

En réalité, Ennis nous a réservé un final certes dantesque, mais beaucoup plus fin et complexe qu’ouvertement cathartique…Cette conclusion est également une manière de mesurer à quel point la série aura évolué au fil du temps (après six ans d’existence). En effet, il semblait au départ qu’Ennis souhaitait avant tout créer un brûlot sur le monde de l’édition des comics en général et des super-héros en particulier. Il semblait ainsi régler ses comptes avec ses détracteurs (puisque le scénariste déteste ouvertement les super-héros et que ce n’est pas un mystère qu’il n’est pas apprécié de tous pour cette raison en particulier !), tout en proposant une réflexion féroce sur les dérives commerciales des grandes maisons d’édition.

L’envers du décor !©Dynamite

Mais au fur et à mesure des tomes, nous nous sommes aperçu que Garth Ennis renforçait le côté satirique de son œuvre en la nourrissant d’un ensemble considérable de thèmes connexes et de charges à l’encontre de ce qui ne va pas dans nos sociétés modernes capitalistes. Comme dit plus haut, le scénariste à non seulement réinjecté la plupart de ses thèmes de prédilection dans son intrigue (la Guerre, l’Histoire et le monde des Services Secrets, ainsi que celui de l’Uchronie), mais il y a ajouté de surcroît une multitude de références à la culture populaire, et pas seulement celle des comics.

Enfin, il a déroulé, de manière croissante, une critique virulente des USA, du capitalisme et des multinationales, des industriels et de la course à l’armement, du monde de la politique, du show-business, ainsi qu’un véritable réquisitoire à l’encontre du système judiciaire, pointant du doigt la cruauté d’un monde régit par l’argent et le pouvoir. Soit un pamphlet sans concessions sur tout ce qui ne va pas dans ce monde, en forme de caricature cynique, claire, nette et indiscutable…

"P’tit Hughie". Portrait assumé de l’acteur Simon Pegg.

« P’tit Hughie ». Portrait assumé de l’acteur Simon Pegg©Dynamite

Et puis… il y a une cerise sur le gâteau : La saga ne sera jamais allée là où le lecteur pensait qu’elle devait aller. Depuis le début, Ennis s’est évertué à ne pas nous donner ce que nous attendions. Ce fut parfois décevant, voire frustrant, et souvent pénible car plusieurs arcs narratifs ne furent que de longs passages de dialogues plutôt soporifiques.

Mais ce final surprenant s’est construit sur cette attente parfois interminable : les personnages de la série The Boys figurent parmi les plus complexes et les moins stéréotypés de toute l’Histoire des comics de super-héros.

Une confrontation finale tant attendue, mais pas comme on croyait…

Une confrontation finale tant attendue, mais pas comme on croyait…

Les derniers épisodes éclairent donc nos héros et leurs adversaires avec une finesse psychologique et une émotion de tous les instants, à fleur de peau, sans que jamais les séquences ne s’enchaînent sur un sentiment de déjà vu, de déjà vécu et de déjà exploré en matières de lecture. Bref, si j’osais, je comparerais cette saga à de la littérature, au sens noble du terme.

Mieux encore, la confrontation finale entre ces quelques protagonistes se risque à de tels accents shakespeariens, dans un lyrisme sanglant et cruel d’une puissance inouïe, que je pourrais presque avoir la sensation que la forme du récit est semblable à un véritable opéra de papier, là encore sans une once de sarcasmes. Evidemment, les dessins ne sont pas à la hauteur de cette œuvre majeure sur le thème des super-héros, thème régulièrement illustré de manière somptueuse par la multitude d’artistes brillants qui composent les rangs des maisons d’édition américaines.

L’une des couvertures les plus parlantes de la série…

L’une des couvertures les plus parlantes de la série…©Dynamite

Trois personnes se succèdent ainsi aux crayons, à commencer par Darick Robertson, co-créateur de la série. Un dessinateur très surestimé, capable du pire comme du meilleur, infoutu de tenir les délais et de donner deux fois le même visage à n’importe quel personnage. John McCrea n’a jamais été aussi mauvais et vulgaire. Russ Braun a beau avoir progressé au fil des tomes, son encrage laborieux et ses découpages moribonds ne font vraiment pas honneur au script de son scénariste.

C’est un fait : Garth Ennis préfère travailler avec ses copains dessinateurs, quand bien même ils sont médiocres ou irréguliers, plutôt que de s’entourer de professionnels plus talentueux avec lesquels il n’a pas tissé de liens particuliers. C’est un homme fidèle en amitié, et tant-pis pour les lecteurs…

Mais au final, peu importe ! L’aventure « The Boys » aura été longue et intense, parfois laborieuse, souvent drôle et pleine d’émotion, quelques fois éprouvante de violence cathartique. Mais le final magistral aura entériné tous mes espoirs en matière de lecture dense, riche et maitrisée, comme tous les grands classiques du neuvième art, auxquels peut désormais s’ajouter cette énième création de Garth Ennis…

84 comments

  • Artemus Dada  

    Comparer The Boys avec Wtachmen comme le fait Tornado a du sens (de mon point de vue) , ne serait-ce que parce Garth Ennis tente de traiter ce type de personnages de façon crédible.

    Pour ma part comme je l’ai écris dans mes trois articles consacrés à la série, il prend au pied de la lettre la perspective de Wertham : et si Fredric Wertham avait raison ?
    C’est l’objet de mon premier commentaire sur la série : http://artemusdada.blogspot.fr/2016/06/the-boys-t1-2-garth-ennisdarick.html

    Ensuite il ne faut pas oublier que Garth Ennis est britannique et qu’il a baigné dans la BD anglaise.
    The Boys a aussi son origine dans l’un des plus étonnants périodiques jamais produits de l’autre côté de la Manche : Action.
    Cet hebdomadaire est si important pour Ennis qu’il en parle dans le courrier des lecteurs de Preacher.
    C’est l’objet de mon deuxième commentaire sur la série : http://artemusdada.blogspot.fr/2016/06/the-boys-heritage.html

    Et en fin, c’est un chef d’oeuvre, pourquoi comment ?
    C’est tout l’intérêt de mon dernier commentaire sur The Boys : http://artemusdada.blogspot.fr/2016/06/the-boys-1-19-ennisrobertson.html
    Et j’y explique aussi que ce qui fait sa notoriété et aussi son talon d’Achille.

    En tout cas bel article Tornado, merci.

  • Bruce lit  

    Youpi ! Ça bosse pendant que je dors ! J’adore quand les rediffs de vieux articles suscitent ce genre de réaction !

    @Atermus Dada: je doute que quiconque s’attende à ce qui se passe dans les pages de la série. The Boys est une série où effectivement tout peut arriver et….où tout arrive ! C’est aussi la dernière série de Ennis tout court, celui-ci se spécialisant après dans des One Shot. A propos, Alan Moore dit tout le bien qu’il pense de lui ici. C’est rare !

    @Matt : je serai bien incapable de te juger vu que j’ai déversé ma bile cette semaine sur Morrison. Mais j’adore Ennis. Tu DOIS lire The Boys ! Ne serait ce que tous les amateurs de super héros qui en ont eu -et aucun ne me contredira là dessus- marre des résurections, des crossovers ou du traitement des femmes dans ce média. Il y a un avant et un après The Boys. Tout comme il y a un avant et après Watchmen.
    Ceci est d’autant plus nécessaire, que Ennis se place en allié de poids sur tous les dysfonctionnements de ce genre. C’est très bien écrit et….et….quelque part, c’est parfois respectueux du genre super héros. Car Ennis montre le cheminement de la perversion. Si tout commence comme un truc bourrin, les bastons cessent aussitôt pour raconter l’histoire du détournement de la culture populaire.
    capable de faire de Peter Pan un obsédé du cul, de Mickey Mouse un violeur : oui, l’idée est là, mais pas seulement. Car Ennis met aussi en scène des Super Héros habités de valeurs et d’honeteté (Annie), d’illusions perdues (Queen Maeva) et d’innocence totale (la bande de Super Héros loupés). Son épisode sur les Xmen est magnifique. Certes il traîne Charles Xavier dans la boue mais il montre aussi des Xmen dépassés, manipulés et parfois touchants. Ce que personne n’a su doser de Millar à Bendis.

    Enfin The BOys montre que tout n’est pas noir via le personnage de Wee Huguie, figure de compas moral et de gentillesse face à la brutalité de Butcher. Et c’est la première fois que Ennis écrit ce type de personnage. Fais moi confiance, The bOys est parfois rempli d’espoir et de valeurs humanistes tordues mais présentes !

    • Matt  

      le traitement des femmes dans les comics de super héros ? A part les costumes sexy, je ne vois pas… surtout que les mecs aussi ont droit à leurs collants moulants.
      Et si on va par là, toutes les héroïnes de BD, de jeux, etc…sont souvent sexualisées. Je ne dis pas que c’est forcément bien attention, mais Ennis va loin comme d’hab en les montrant comme des personnages considérés comme des objets par leurs semblables et qui doivent sauter toute l’équipe de héros pour y être acceptée…
      On passe d’une intention de mettre en valeur le corps féminin, certes racoleuse mais sans perversion aucune juste pour le plaisir du dessinateur (et du lecteur), à quelque chose de bien trash. Pour « dénoncer » ce genre de chose, je préfère un humour qui se moque gentiment, façon Dan Slott dans She hulk tu vois (qui s’amuse bien avec les résurrections, les retcons et en introduisant les comics dans la diégèse de l’histoire en tant que preuves légales de certains affaires. C’est quelque part une façon de se moquer de la continuité bordélique) Je sais que ce n’est pas comparable mais j’indique un type d’humour plus « gentil » qui marche chez moi. ça peut être un moyen de montrer aussi les dysfonctionnements d’un genre. La parodie gentille quoi. Bon…ok c’est surement pas assez « spicy » pour certains.

      Je précise que j’ai lu le début de the Boys quand même avant de râler. Et j’avoue sans honte que Ennis me choque. En espérant ne pas passer pour un gros prude hypersensible. Alors je comprends l’intention derrière mais je ne sais pas si j’aurais l’estomac assez solide ni la motivation pour replonger là dedans au risque de me sentir mal après…
      Je ne remets pas en doute que c’est peut être réussi à plein de points de vue, mais c’est souvent too much pour moi, et quel intérêt de lire un truc qui nous rend malade ? Je sais que ce serait absurde de souhaiter que Ennis se lâche moins, représente moins d’horreurs à l’image, ou bosse avec un dessinateur avec un style plus cartoon pour atténuer la violence puisque c’est certainement cette absence de concessions qui fait son succès, mais du coup moi ça me retourne un peu l’estomac.
      Je ne sais plus si c’est toi ou Tornado qui me disait qu’au final certains persos ont ce qu’ils méritent à la fin etc…et qu’il faut lire jusqu’au bout. Mais j’avais dit que même si la destination est satisfaisante, si le voyage est lui nauséabond…c’est difficile de resté motivé à tout lire.

  • Bruce lit  

    Le teaser du jour: « Chaos, confusion, savon » Épilogue
    Puisque Panini continue de rééditer The Boys en Deluxe, retour sur le grain de sable de Garth Ennis dans l’industrie du Super Héros. Tornado nous rappelle pourquoi malgré sa valse de dessinateurs médiocre, la série est une oeuvre majeure.

    La BO du jour : du rock de mauvais garçons pour de vilains garçons. Parce que, quoi, Patrick Faivre, The The Cure c’est un peu trop gentil pour la bande à Butcher. https://www.youtube.com/watch?v=PCjhgiVnYDs

    @Matt : je comprends ton point de vue. Il m’a fallu reprendre la lecture de The BOys à plusieurs reprises, notamment du fait de la médiocrité des dessins et des dialogues parfois interminables. Mais le jeu en vaut la chandelle. Le pouvoir de provocation de Ennis est bien réel et encore, The Boys, ce n’est rien à côté de Crossed. Mais, que ce soit pour Preacher ou The Boys, il y a une Happy End sentimental étonnante….

    TIens, j’ai lu cet été son Hitman et là j’ai pas accroché. Les dessins de Mc Crea sont atroces, et je n’accorche pas avec le héros et l’histoire. Peut être pas assez d’affinités avec l’univers DC.

    • Matt  

      Ah non mais Crossed…c’est pas pour moi du tout !
      Cela dit j’ai vu la partie par David Lapham et là je n’hésiterai pas à dire que c’est n’importe quoi, de la violence gratuite complètement perverse et qui me pousse même à me poser des questions sur la santé mentale de ce mec. Je crois que j’avais commenté un truc du genre sur l’article en question d’ailleurs.
      Donc face à ça, la partie Ennis était moins choquante. Mais je n’aime pas.

      • Tornado  

        @Matt : J’aurais de mon côté un avis différent de celui de Bruce en te conseillant de ne pas lire The Boys tant que l’état d’esprit ne sera pas conforme à ta sensibilité. Je trouve cela très sain qu’un auteur de la trempe d’Ennis ne fasse pas l’unanimité. Et cet auteur là en particulier, c’est un euphémisme, ne la fait vraiment pas, l’unanimité !

        Quant à son style, c’est tout bonnement celui de la caricature : Il force le trait et exagère à l’excès (soit l’inverse de l’exemple que tu donnes plus haut, avec « She-Hulk », où un Dan Slott moins libre préfère choisir l’allusion discrète). Néanmoins, de ce que j’en ai entendu, le monde du showbusiness et celui d’une certaine classe dirigeante et politique est quasiment comme ça (voir l’affaire Strauss-Kahn). Les mecs vivent d’orgie en orgie et s’entourent de pouffes à qui ils infligent tous les outrages, quand il n’y a pas d’autres trucs scabreux et déviants. C’est une sinistre réalité, mais c’est une réalité. Et c’est bon de savoir que, quelque part, il y a un auteur comme Garth Ennis qui le dénonce et en plus utilise la forme du divertissement pour le faire !

        Tu as raison. « Transmet » est une série sur laquelle Robertson s’est particulièrement appliqué.

        • Matt  

          C’est vrai je me doute que tout ceci existe. Mais a-t-on envie de voir ça alors qu’on le voit déjà aux infos ? Des scandales dégueux éclatent parfois, des crimes odieux contre des gosses, etc. Je ne regarde plus trop les infos, même si on te montre la réalité (euh…encore que…on nous raconte un peu ce qu’on veut aussi, mais j’entends par là qu’on nous informe de divers crimes, etc)
          Parce que réel ou pas, si on baignait dans le monde d’Ennis trop souvent, on finirait dépressif et suicidaire. Tout comme suivre les infos sans arrêt ne fait pas du bien.
          Ce n’est pas le fait qu’il dénonce ces choses qui me gêne, au contraire. Mais sa façon impitoyable de le faire qui ne nous épargne rien. Comme si choquer à outrance visuellement faisait mieux passer le message. ça garantit peut être que le message passe oui…mais peut être qu’il serait passé aussi avec plus de subtilité et d’allusions et moins de scènes trash. Parce qu’on final, ce serait quand même bien que ce soit plus agréable de le lire que de voir les infos. Justement parce que c’est du divertissement.

          Après c’est son style à cet auteur, je comprends. Mais voilà…j’ai du mal. J’attends de voir si comme tu me l’as dit Ellis est moins hardcore que Ennis (notamment dans Transmetropolitan)

          • Tornado  

            Je comprends très bien ton ressenti. Mais là où je ne suis pas d’accord avec toi c’est sur l’idée qu’Ennis tombe dans des excès de gore et de cul par facilité. Ennis est un auteur de talent qui assène une claque monumentale à 90% de sa profession. S’il verse dans les excès, c’est parce qu’il a choisi la voie de la caricature, de la farce. Et il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un auteur britannique, avec une âme punk très prononcée. Avec une vision du monde âpre, désespérée, qu’il tente effectivement de nous communiquer.
            Donc je continue de penser qu’il est très sain que certains lecteurs n’aiment pas ça. Et comme je l’ai déjà dit, la bonne nouvelle c’est que si on ne lit pas Ennis, il reste tous les autres BONS comics à lire ! :)

          • Bruce lit  

            @Tornado un auteur britannique, avec une âme punk très prononcée. ahahaha, Torndo qui vante le Punk !!!!! Tout finit par arriver ! JE ME MARRE (voix de Coluche) !

            @Mattsi on baignait dans le monde d’Ennis trop souvent, on finirait dépressif et suicidaire alors là, Matt tu te méprends ! Ennis, c’est pas Robert Smith ! C’est au contraire un scénariste plein de vie et d’humour, qui met en scène des personnages qui se battent et adoptent une attitude de refus, en provocant une alternative. Sa vision du monde est sombre, certes, mais vraiment, pour bien connaître son oeuvre il y a toujours de l’espoir et souvent, la morale l’emporte.

          • Tornado  

            « Avoir un esprit punk » : Je pense que j’en ai parfois. Ou que j’en ai eu. Et je rappelle à Môssieur Bruce que la moitié de mes meilleurs amis sont des punks (isn’t it ?).
            Non, ce que je n’aime pas dans le punk, c’est la musique…

          • Matt  

            @Tornado : Je ne voulais pas sous-entendre qu’il va dans l’excès par facilité. C’est peut être bien en effet une question de préférence. Mais j’suis pas fan de caricature trash, voilà…
            Tout comme l’idée de vouloir nous communiquer une vision du monde désespérée. Eh, les gars ! Vous n’arrivez pas à déprimer seuls ou quoi ? ^^
            Plus sérieusement et sans entrer dans les détails perso de ma vie, j’ai tendance à être un peu dépressif donc ce genre de lecture ne me fait pas du bien.

  • Matt  

    Au passage c’est marrant mais Darick Roertson est pourtant à la hauteur dans Transmetropolitan (j’ai pas lu encore, je ne lance pas de débat sur la qualité d’un Warren Ellis^^) Cela dit j’ai feuilleté les tomes et je trouve le dessin plutôt bon, à part quelques tronches tordues de temps en temps (j’entends par là un personnage qui en faisant une grimace semble prendre 20 ans de plus)

  • Jyrille  

    Cet été sur Amazon Prime : youtube.com/watch?v=06rueu_fh30

    • Bruce lit  

      Encore un truc que je refuse obstinément de voir, THE BOYS figurant dans mon Top 10 des meilleures séries que j’ai aimées.
      On a commencé LUCIFER hier soir, et ça commence très bien.

  • Kaori  

    J’avais déjà lu cet article, mais la relecture m’en a convaincu pour de bon : jamais je ne lirai ce truc. Juste les scans sont nauséabonds.
    Peut-être que c’est écrit avec génie, mais je partage pour le coup tout à fait l’avis de Matt. On le sait que ça se passe, pourquoi s’infliger ce genre de lecture ? Ma question n’est que rhétorique, hein.
    Et la couverture parodique des X-Men m’agace plus qu’elle ne m’amuse.
    Je pense que Tornado a raison : si on n’a pas l’état d’esprit qui va avec, mieux vaut ne pas tenter.
    Et 60 épisodes d’un comics mal dessiné et trash : no way.

    @ Bruce : pourquoi es-tu prêt à tenter un reboot d’une série comme Saint Seyia (où Shun change de sexe, quand même…) mais pas une adaptation d’un comics que tu adores ? Tu sais que ça ne vaudra jamais le comics, pourquoi ne pas voir ça comme une relecture ou un univers parallèle ? Ou même par curiosité… ?

    • Matt  

      Je crois que c’est parce que Bruce a déjà tenté Preacher et a été très déçu.

    • Matt  

      L’adaptation TV de Preacher je veux dire hein

    • PierreN  

      Ça lui sera trop douloureux (comme le Preacher version tv, donc chat échaudé craint l’eau froide) ?
      Je ne suis pas un spécialiste des Chevaliers du Zodiaque, mais j’ai l’impression que c’est un univers qui se prête plus aux déclinaisons et autres adaptations en tout genre que The Boys (qui ne doit pas avoir des tonnes de spin-offs en comics).

      • Matt  

        Et ça parait évident que ça ne pourra jamais être aussi trash que Ennis à la TV.
        Et si c’est ce que les fans d’Ennis aiment…

    • Matt  

      « je partage pour le coup tout à fait l’avis de Matt. On le sait que ça se passe, pourquoi s’infliger ce genre de lecture  »

      C’est même juste ça. C’est le fait que ce soit caricatural et exagéré, comme une grosse farce. Genre on est censé en rigoler…
      Euh…bah non ça me fait pas marrer.
      Je préfère à la limite un comics noir et triste comme Scalped qui n’est pas tendre non plus, mais ne tente pas de nous faire rire avec des horreurs et perversions en tous genres. Quitte à en parler, autant rester sérieux et un peu plus subtil.
      Avis perso hein.

  • Bruce lit  

    @Kaori
    Matt et Pierre (mon impressario, Pierre…On s’est vus deux fois en 5 ans mais le gars résume toujours parfaitement mes opinions) ont précédé ma réponse.
    Pour SEIYA, malgré tout l’amour que j’ai pour cette saga, il ne sera vexant pour personne qu’il s’agit d’un très bon divertissement bien fichu malgré tous ses défauts auquel se greffe une certaine nostalgie. C’est un phénomène de génération sur lequel il est très facile d’avoir un avis, bon ou mauvais.
    Pour THE BOYS, on est là dans mon TOP 10 des meilleurs Comics jamais écrits. C’est trash, vulgaire, très violent mais d’une intelligence aiguë, on y trouve les meilleurs dialogues de Garth Ennis, et surtout une analyse impitoyable de la politique américaine, de l’ambivalence des fans de comics avec des parallèles hallucinants entre l’industrie de l’armement américaine et celle du divertissement.
    THE BOYS a tellement rué dans les brancards que personne n’en voulait malgré le prestige de Ennis. Avec sa BD il a écrit une histoire sans aucun compromis avec en plus de son regard féroce sur les super héros , une magnifique histoire d’amour et la plus belle fin de série jamais lue.
    Je n’ai donc aucune envie, confiance, curiosité à voir un résultat forcément édulcoré qui ne prendra en compte que 50 % du matériel et ne retiendra que le côté bourrin de la chose. Rien ne garantit que THE BOYS ira jusqu’au bout quand on voit que même les séries Marvel sont annulées.
    C’est une BD que je vénère avec PREACHER et PUNISHER et rien ne viendra souiller mon amour pour cette série.

    • Tornado  

      Ah ben tout pareil que Bruce sur ce coup là ^^

    • Kaori  

      Merci pour ta réponse :)

      Je savais que Matt et Pierre avaient déjà en partie répondu, ce que je voulais comprendre, c’était en quoi THE BOYS était pour toi plus sacré que SAINT SEYIA, vu que tu m’avais dit que Matt et Eddy avaient contribué à te rendre plus ouvert concernant les adaptations ;)

      Ta réponse m’explique qu’en effet, la lecture d’une telle oeuvre se suffit à elle-même et qu’on est au-delà d’un simple divertissement. Tu les vends bien ;)

  • Kaori  

    Et sinon, quelqu’un a regardé le trailer ? Vous en avez pensé quoi ?
    Jyrille, tu as lu le comics ?

    • Jyrille  

      Non, pas lu le comics, et vu comme c’est le bordel à trouver, ce sera pas de si tôt. Surtout que j’ai une tonne de bds en retard (sans parler des livres, des disques, des séries et des films) et que je ne suis pas du tout certain d’avoir envie de lire ça. Pas en ce moment en tout cas. Par contre je regarderai sans doute la série.

      • Kaori  

        Bon ben tout pareil ;)
        Le comics ne me donne pas du tout envie, mais bizarrement les trailers me parlent plus.

      • Bruce lit  

        et vu comme c’est le bordel à trouver

        THE BOYS est une star des bacs à soldes ;)

    • Bruce lit  

      Le trailer semble fidèle au 1er arc même si d’emblée, pas mal de simplifications sont irritantes.

  • Matt  

    Pour moi de base adapter une BD au cinéma…avec ce que permet le dessin, ça ne m’attire pas.
    Après il y a des exemples d’adaptations qui fonctionnent, comme From Hell, mais qui ne sont pas identiques du tout au matériau de base. Et From Hell n’est pas une BD qui brille par son graphisme ou ses idées visuelles. Un truc comme Locke & Key bourré de monstres, de rêves, de fantômes qui prennent vie…je le sens pas.
    Ou alors en dessin animé. Pardon…FILM d’animation, parce que ça fait plus sérieux.
    Mais plus personne ne croit au dessin animé, tout le monde trouve ça naze visiblement, pas assez « sérieux » ou « adulte »
    Même Disney refait ses classiques en film live (et c’est souvent pourri) On m’a dit que le roi lion (qui n’est d’ailleurs pas vraiment un film live puisque ce sont des images de synthèse, mais plus « réalistes ») était bien naze, une sorte de copier/coller et avec des animaux qui n’ont pas d’expressions (car les vrais animaux n’ont pas d’expressions faciales comme nous) du coup ça fait bizarre, ça marche pas, c’est une version hyper sage du dessin animé, et ça n’a aucun intérêt.
    Je ne l’ai pas vu, mais je n’en vois pas l’intérêt non plus de base^^

    Bref tout ça pour dire que des BD adaptées en dessin animé ça pourrait le faire. Mais personne ne le fait parce que le dessin animé est visiblement devenu has been.

    • Tornado  

      Bien d’accord avec toi.
      Au lieu d’aller voir le Roi Lion avec mon fils, on est allé voir Toy Story 4 : Bonne pioche ! C’était génial et ces balèzes de chez Pixar sont toujours aussi époustouflants tant ils parviennent à garder le très très haut niveau à chaque opus de leurs créations !
      Mais c’est encore du dessin animé en 3D. Il ne faudrait pas que la 2D disparaisse, ce serait vraiment dommage. Les deux sont bien. Il faut que ça co-existe !

    • Kaori  

      Ca dépend dans quel coin du monde tu te trouves, non ?
      Parce qu’il me semble qu’au Japon, l’adaptation de manga en animé continue son bonhomme de chemin.
      Par contre, aux US, ils estampillent depuis toujours animé avec enfant. En Europe aussi, cela dit.
      Ou alors, tout public.
      Le dernier animé occidental adulte qui me vient à l’esprit, c’est l’adaptation du comics SPAWN, qui était superbe. Vous en voyez d’autres ?

      Pour cette histoire de « live », pour moi c’est juste une preuve supplémentaire que le cinéma américain va mal et que les producteurs ont peur d’investir dans du nouveau. On ne fait que des suites, des reboots, on prend des franchises qui ont déjà un public.
      Et Disney pas mieux que les autres. Mais la faute vient aussi du public qui ne veut pas se mouiller en allant voir un truc qu’ils ne connaissent pas. Alors on utilise la fibre nostalgique et on refait la même chose, mais en « vrai ».
      Concernant LE ROI LION, mes enfants sont allés le voir avec leur grand-père, visiblement ils ont aimé, mon fils a préféré le film au dessin-animé. Ma fille, je ne sais pas encore.
      J’ai une amie fan de Disney et notamment du ROI LION, le film a marché sur elle.
      J’ai effectivement entendu ces critiques sur les expressions des visages. J’ai vu un extrait, ça fait bizarre de voir Timon « réaliste » et sans sa voix habituelle. Je n’ai pas spécialement envie de voir ce « live », surtout parce que les voix de l’original sont parfaites, et retrouver Jamel Debouzze et je ne sais pas qui encore ne m’intéresse pas.
      Après, chacun a son « code de lecture », moi c’est les voix d’abord, dans l’animation (après l’histoire et le graphisme, quand même), ensuite les expressions.

      Pour en revenir à THE BOYS, à moins d’avoir du beau graphisme, ça pourrait m’intéresser, mais rien n’est moins sûr, et ça intéresse beaucoup moins les adultes, les séries animées. Je repose la question : à part SPAWN, y a eu quoi, chez eux ?

    • Matt  

      Oui Kaori au Japon ça va encore. Même s’ils utilisent des images de synthèse pour les décors dans les animes et beaucoup de trucs de ce genre.
      Mais en effet la 2D disparait, et je trouve ça dommage comme Tornado. Les différentes techniques devraient coexister. Même le stop motion des Noces Funèbres ou l’étrange Noel de Mr Jack (mais bon là je rêve parce que tout le monde s’en fout à part moi quasiment)

      Je ne doute pas que les remakes live peuvent plaire à certains. Surtout pour les jeunes qui n’ont aucune nostalgie vis à vis des dessins animés vus qu’ils les ont découverts récemment aussi. Mais refaire les mêmes choses en live, comme s’il fallait se distancer des produits « dessins animés pour petits », ben j’adhère pas. Le dessin animé c’est pas un style forcément infantile !

  • Jyrille  

    Bon, j’ai vu deux épisodes de la série télé et c’est excellent.

  • Kaori  

    Je relis cet article après avoir visionné 6 épisodes sur 8 de la série TV et avoir lu un article comparatif (pas en faveur de la série, bien évidemment).
    Je sais que je ne lirai jamais cette série, pour plusieurs raisons :
    - trop longue
    - des graphismes auxquels je n’accroche pas du tout
    - trop loin dans le trash (en particulier tout ce qui attrait au viol)

    En ce sens, la série est une vraie réussite pour moi (et je dis pour moi qui n’ai pas lu le comics).
    Je suis vierge de tout souvenir et donc imperméable aux comparaisons.
    Et en cela, j’apprécie chaque épisode. C’est violent sans aller aussi loin, avec des apports intéressants (j’ai bien aimé le père de Hughie jouer par Simon Pegg, et cette conversation sur cette place de l’enfant face à son père), des scènes nauséeuses sans rien montrer d’horrible (la scène de l’avion A37 me reste encore dans la gorge…), des personnages loin d’être simples. C’est assez fascinant de voir un personnage passé du statut d’ordure fini à victime, et vice-versa…
    La réalisation est au top, la bande-son très drôle et le casting impeccable (si ce n’est la voix du Protecteur en VF qui se retrouve affublé de la voix de John Bernthal et Jeremy Renner, une voix désagréable, qui pue le salaud à des kilomètres, ce qui fait perdre de l’emphase aux discours du Protecteur, je trouve).
    J’ai quand même tourné la tête à certains moments (le crâne qui commençait à se fracturer, c’était trop pour moi !), mais j’ai trouvé dommage qu’ils se freinent dans certaines actions et n’aillent pas au bout du côté malsain (notamment sur l’allaitement).
    Visionnant cette série avec une personne vierge de toute connaissance du comics, c’est amusant de voir que le propos est sauf (« Mais les USA s’en prennent plein la gueule dans cette série !! »).
    C’est aussi assez drôle dans son horreur et c’est assez bizarre mais plaisant de voir tant d’irrévérence (et de se surprendre à en rire presque honteusement !) (RIP petit dauphin).

    Bref, je reviendrai après avoir vu le final, mais je ne pense pas être déçue.

    En lisant l’article de Tornado, je n’ai qu’une hâte, voir ce final sur écran, en espérant qu’il sera à la hauteur…

    • Matt  

      Tiens tu trouves qu’une série de comics est trop longue toi ?^^ Tu me piques mes répliques.
      Pour l’adaptation TV…c’est bon à savoir, j’en ai également entendu du bien.
      Le souci pour moi c’est que…si ça dure longtemps aussi (genre 4 saisons ou plus…) ben je sais que je ne regarderai pas non plus.
      S’ils bouclent ça en 2 saisons, why not ?

      • Kaori  

        Ha ha. Oui, 90 épisodes d’un truc que je n’aime pas, c’est trop ;).
        En fait, le fond m’intéresse, la psychologie des personnages m’intéresse, mais la façon dont c’est fait dans le comics, ce n’est clairement pas pour moi. Là, c’est adapté, regardable, intelligent. Et 8 épisodes par saison, même s’il y en a 4, ça me va. Et j’espère même qu’il y aura de quoi couvrir le comics. Je sais qu’il y a beaucoup de différences avec le comics (USA vs monde entier, personnage masculin qui devient mère qui allaite, les boys n’ont pas de super-pouvoirs (ce que je trouve bien plus intéressant !!)), mais s’ils pouvaient respecter la fin que vante Tornado, ça me plairait, et si pour ça il faut 4 saisons, ben ça me va.

  • Tornado  

    Les Boys n’ont pas de superpouvoirs ???? kékecékcetkonery ???? Mais alors ce n’est jamais cathartique alors ??? Et c’est pas une adaptation fidèle ??? (mode fan-on)

    Bon, sinon, la bonne idée me semble-t-il, Kaori, c’est que tu nous fasses l’article, non ? ;)

    Tu vends super bien la chose rien que dans ton commentaire. Cependant je n’ai toujours pas envie de voir la série. Pour moi qui suis très fan du comics, il faudrait vraiment qu’il y ait une plus-value dans cette adaptation. Je le répète souvent, mais je ne cours jamais après les adaptations filmées à partir d’une BD. Pour moi la BD c’est un art très particulier, qui se suffit à lui-même. Je n’arrive pas à comprendre qu’on ait envie de voir la même chose en live. Ces connexions ne se font pas dans mon cerveau. Et souvent le résultat me donne raison : Astérix avec la gueule de Christian Clavier ? Thor qui fait des blagues sous les traits de Chris Hemsworth ? Les costumes flashys des super-héros qui deviennent à l’écran des armures bling-bling ?
    Tout ça, pour moi, ça ne fonctionne pas. Il y a quelque chose qui ne va pas. Sauf à de rares occasions bien sûr. Ce que je préfère c’est quand un auteur propose sa propre vision et sa propre personnalité, genre Tim Burton sur Batman (ou même Chris Nolan).

    • Matt  

      « Je le répète souvent, mais je ne cours jamais après les adaptations filmées à partir d’une BD. Pour moi la BD c’est un art très particulier, qui se suffit à lui-même. Je n’arrive pas à comprendre qu’on ait envie de voir la même chose en live »

      Je suis bien d’accord. Mais du coup si on n’a pas envie de lire la BD parce que c’est too much ou pas notre truc, ça peut être intéressant de mater l’adaptation^^

    • Kaori  

      Pour The Boys, je partage l’avis de Matt :)

      Pour l’article, j’y ai pensé, mais le fait que je n’aie pas lu le comics me fait dire que je ne suis pas la mieux placée pour en parler. Mais merci pour le compliment :) . J’attends de voir, c’est un article qui me plairait bien (plein de choses à dire !), à vous de me dire.

      Et pour les adaptations, cela dépend.
      J’aime voir les personnages prendre vie (comics et littérature confondue, manga, non). Harry Potter et Le seigneur des anneaux en sont de bons exemples.
      Même les X-Men sur écran, c’était un rêve que j’attendais depuis très longtemps.
      Ensuite, je différencie les univers. Un peu comme des mondes parallèles. Ou des « faux ». Donc ça m’intéresse de voir comment ils sont traités dans les adaptations. Ont-ils réussi à saisir et retranscrire l’essence du personnage. Un peu comme un challenge à relever. Et puis ce monde parallèle prend vie et c’est autre chose.
      Par exemple, dans HP, dans les livres, mon personnage préféré, c’était Neville (oui, je sais…), alors que dans les films, c’était Ron. C’est différent mais ça reste plaisant à suivre dans les deux univers.

    • Kaori  

      Ah et pour répondre à ta première question, si c’est de savoir si les Supers s’en prennent plein la gueule, et bien justement, il faut trouver comment leur en faire prendre plein la gueule, c’est assez astucieux mais convenu, vu qu’il y a quand même quelques persos qui ont des super-pouvoirs. Le tout est de les ramener dans le camp.
      Mais la série repose grandement sur le Protecteur et le fait qu’il semble invincible et intouchable. Il est l’élément de terreur de toute la saison, la tension monte de 10 crans dès qu’il apparait. Si les Boys avaient déjà des pouvoirs, on n’aurait pas cette tension. Et puis la série part du postulat que le monde entier pense que les pouvoirs viennent de Dieu. La saison 1 se consacre à la découverte du composé V et son lien avec les Supers et la société Vought.
      Pour en revenir au Protecteur, il est tellement impressionnant et tout puissant que l’éliminer demande forcément d’autres moyens abjects mais pas forcément violents ou trash. Bref, c’est vraiment bien fait.
      En fait, ça me donne presque envie de lire le comics pour savoir si ce qui est raconté est « vrai » (l’enfance du Protecteur, par exemple, ou la fin de la saison 1 avec la résolution de l’intrigue sur Butcher et sa femme, qui m’a laissée assez perplexe).

      • Matt  

        Ce que Tornado qualifie souvent de cathartique (avec de gens bons qui défoncent la gueule aux méchants ou nous vengent des salauds comme le Punisher) ne fonctionne que rarement chez moi.
        Car quand le héros est trop fort, ça reste trop irréaliste dans ma tête pour être satisfaisant. Il faut qu’il galère et s’en prenne plein la gueule avant de parvenir à remporter la victoire sur un salaud pour moi^^

        • Kaori  

          Je suis assez d’accord avec toi là-dessus, Matt.
          Et puis dans cette série, on voit qu’en fait, les salauds ne sont pas toujours que ceux qu’on croit.
          Il n’y a pas les salauds d’un côté, les gentils de l’autre. Chacun a sa part d’ombre, ses faiblesses, ses raisons d’être ainsi.
          Et la question de savoir comment on arrête des supers-héros tout puissants qui ont pété les plombs quand on est un simple humain sans supers pouvoirs est bien plus intéressante, je trouve, que du simple cassage de gueule entre deux gros surhommes. David contre Goliath, plutôt que Hulk contre La Chose, quoi… Je préfère le premier type de combat, personnellement…

    • Jyrille  

      Hello, back from holidays… Je sollicite moi aussi un article de Kaori sur la série télé The Boys ! Je ne me souviens pas de cette histoire de crâne défoncé d’ailleurs. En tout cas je n’ai toujours pas envie de lire la série.

      • Kaori  

        @ Jyrille : si je te dis Popclaw, ça te parle un peu plus ?

        Pour l’article, voyons voir ce qu’en pense le Boss !

        • Jyrille  

          Ah oui ok ! Je ne l’ai pas vu de cette façon je crois… J’ai trouvé ça drôle dans l’horreur. Je crois avoir ri.

          • Kaori  

            Je n’ai pas trouvé ça choquant en soi. Juste horrible, je n’ai pas pu regarder. Le gore, c’est pas mon truc. C »est pas trop mon style d’humour non plus.
            Donc voilà, y a quand même quelques scènes où j’ai mordu bien fort le drap tellement c’était dur à voir pour moi ^^

  • Tornado  

    @Kaori : Décidément, tu le vends bien ce truc. Je commence à avoir envie de le voir ! :)

    @tous les deux : Sur The Boys version comics vous avez tort. Ennis est bien plus subtil que vous ne le pensez. Et d’ailleurs, par rapport à ce que dit Matt, l’effet « catharsis » passe également, en ce qui me concerne, par le passage à tabac du héros, comme par exemple dans le film « Impitoyable » avec Clint Eastwood (qui reprend d’ailleurs le procédé du premier Léone avec l’acteur : « Pour Une Poignée de Dollars »). Et dans le Punisher version Ennis, Frank Castle s’en prend souvent plein la gueule avant de dégommer ses ennemis. Il n’est pas le mec tout puissant qui surpasse tout le monde du début à la fin. Là aussi Ennis se montre beaucoup plus subtil que ça. Il n’a pas écrit une centaine d’épisodes sur le même registre. Au contraire, il s’est sans cesse renouvelé en excellant du début à la fin. Mais je ne cherche pas à recommencer un énième débat pour Ennis/contre Ennis ! ;)

    • Matt  

      Béh la partie que j’ai lu du Punisher de Ennis (welcome back Frank, tout ça, pas la version MAX), c’était sympatoche, mais tout de même…les méchants se font allumer ou sont ridicules et drôles (le russe), Frank ne s’en prend pas tant que ça dans la gueule (il ridiculise surtout Wolverine qui est censé être plus costaud qu’un humain normal^^)
      Oui oui je sais Ennis s’amuse à ridiculiser les super héros…mais ça contribue à donner l’impression que Frank est tout puissant quand même. S’il botte le cul à Wolverine, va-t-il se faire botter le cul par un petit mafieux ? Béh non.
      Je n’ai pas été repoussé par la lecture, mais l’envie d’en lire 30 épisodes de plus ne m’est pas venue quoi…
      Et puis je ne sais pas où se dirigeait l’intrigue autour des malheurs de Soap. ça me faisait pas marrer toutes les merdes qui lui arrivaient. Est-ce que plus tard il se rebiffe ? Mais si oui, c’est long…

    • Matt  

      Peut être que c’est juste trop décompressé pour moi Ennis. Et que t’es censé savourer le voyage avec des blagues par ci, du trash par là. Mais vu que c’est pas ma came, je ne tiens pas sur la durée^^

    • Matt  

      Mais j’ai bien aimé son Red team hein^^
      D’ailleurs ce serait bien que le tome 2 sorte en VF…

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