Ô DIO MIO ! (Hommage à Ronnie James Dio)

Encyclopegeek : Ronnie James Dio

Une satanie signée : EDDY VANLEFFE

Toutes les illustrations originales sont signées de l’artiste Edwige Dupont exclusivement pour le blog. Cet article portera donc le chanteur de hard rock/heavy metal Ronnie James Dio…

Vous connaissez Dio? Ronnie James Dio? Tout le monde connaît Ronnie James Dio et ceci pour deux choses:
d’abord il y a ça:

Le clip qui en 2018 donne encore l’impression que Lewis Caroll, Rock anglais et L.S.D. était la recette de la pierre philosophale. Dans mes jeunes années, je voyais régulièrement cette vidéo qui servait régulièrement de séquence d’attente lorsque les studios «Cognac Jay» tombaient en panne. Je fais donc partie des 23 français recensés qui attendaient fébrilement que la célèbre antenne parisienne ait des couacs pour avoir sa dose de psychédélisme pur.

La seconde chose pour laquelle Dio est également resté à la postérité, est ce signe de la main appelé «the devil’s horn», qu’il a largement contribué à populariser dans le monde du métal au point que n’importe qui voulant singer un chanteur de hard, imitera ce signe devenu un symbole. Dans le monde d’aujourd’hui, nous savons que la moquerie ou le pastiche est l’un des signes les plus probant de la célébrité.

L’intéressé disait qu’il tenait ce geste de sa grand mère italienne, qui l’utilisait pour se protéger du mauvais œil «malocchio». Sentant une connexion particulière avec la musique de Black Sabbath, Dio prendra l’habitude de l’utiliser. Après sa mort, Gene Simmons voudra copyrighter le geste, arguant qu’il l’utilisait bien avant. Il renoncera devant le ridicule et quand un membre de Kiss a peur du ridicule, c’est qu’on a explosé depuis longtemps les limites de la décence. De plus, on peut déjà voir ce signe sur la pochette de Yellow Submarine datant de 1969. L’origine est donc des plus confuse, revendiquée par les ésotériques «new age» du monde entier.

Ronnie wants you (c) Edwige Dupont

Ronnie wants you
(c) Edwige Dupont

Mais nous sautons des étapes. On peut se demander pourquoi Ronnie James Dio bénéficie d’une aura inattaquable auprès du public. Il faut d’abord savoir que la Galaxie Hard Rock/Heavy Metal est une maison aux portes fermées, mais aux fenêtres bien ouvertes afin de faire profiter tout le monde du bruit. Ainsi cette musique au départ marginalisée, a su s’organiser, avoir son réseau, sa presse pour finalement devenir la musique la plus vendue au monde profitant de la mondialisation en asseyant une popularité durement acquise autour du globe (Le Brésil, l’Inde et le japon étant de véritables viviers) recevant récompenses, remplissant les stades, imposant dans le grand échiquier de la musique leurs meilleures figures. Dio fait sans conteste parti de celles-ci.

Historiquement nous allons remonter à cet instant où il fut remarqué par Roger Glover pour faire partie de cet étrange projet que fut le «Butterfly Ball and the grasshoper’s feast», sorte d’opéra pop-rock psychédélique immortalisé par ce fameux Love is All. A l’époque  Glover avait quitté le groupe Deep Purple et s’était mis en tête de rassembler toutes ses connaissances sur ce projet. Ainsi peut-on trouver sur ce disque outre des membres de Deep Purple, David Coverdale (Whitesnake) et même Les Binks, batteur de Judas Priest à la fin des seventies, et enfin bien sûr le jeune chanteur du groupe ELF qui avait œuvré en première partie des concerts du Purple l’année précédente.

Le jeune Ronnie CCC Edwige Dupont

Le jeune Ronnie
(C)Edwige Dupont

Cette année là Roger Glover n’est pas le seul démissionnaire du «pourpre profond» à remarquer le jeune vocaliste à la voix de cristal. Richie Blackmore guitariste aussi virtuose que caractériel, vient de claquer la porte de son groupe et se propose ainsi d’intégrer et de désintégrer Elf pour former Rainbow. Avec lui, Dio enregistre 3 albums percutants et fondateurs. Sans avoir de clavier «star», la guitare se fait plus directe, les tempos plus speedés et sur des textes aux influences aussi heroic Fantasy que littéraires, la musique de Rainbow devient le dernier jalon qui avec Black Sabbath (pour le son) et Judas Priest (pour le mur de guitares solistes) deviendra l’un des fondements du Heavy metal européen.

Les solos aux accents médiévaux voir néo-classiques paveront la voie pour des groupes comme Accept (Coming Home ou Kill the king en témoignent) et les influences se feront sentir telle une secousse sismique jusqu’à Blind Guardian, Yngwie Malmsteen ou Dream Theater. D’autres titres comme StarGazer ou Gates of Babylon n’hésitent pas à inviter des orchestres classiques, ce qui deviendra la norme durant la dernière décennie. Pendant ce temps, la voix de Ronnie cavalcade aussi à l’aise sur le registre romantique (The temple of the king) que nerveux (Long live rock and roll). Durant cette période, un classique incontournable émerge comme une première pierre (The man on the silver mountain).

L'arc-en-ciel avant que les droits ne soient acquis par les LGBTQ...

L’arc-en-ciel avant que les droits ne soient acquis par les LGBTQ…

Suite a ces trois albums imparables, des dissensions apparaissent avec le guitariste quant à la direction à prendre. Nous sommes en 1978 et un tournant dans la carrière de Ronnie va débouler de nulle part. En effet Black Sabbath cherche par tous les moyens à se débarrasser de leur encombrant frontman Ozzy Osbourne. Ils iront jusqu’à l’accuser d’être ingérable à cause de son addiction à la cocaïne. C’est une plaisanterie, car chacun sait que dans la loge du groupe le premier qui éternue, gaspille trois mille dollars. Malheureusement pour Ozzy, cette semaine là, il a un rhume et il se fait virer. Très vite les trois sorcières restantes demandent à Dio de venir les rejoindre.
Rayures de Dalton et moustaches de Dupondt… beaucoup de procès en perspective.

C’est une opportunité incroyable que le chanteur va saisir. Malgré les cris d’orfraies de certains fans de la première heure, Dio va enregistrer ce qui sera sans doute le meilleur album du groupe toute périodes confondues: Heaven and Hell dont le titre éponyme va devenir un nouvel hymne du Heavy Metal. Le suivant Mob Rules possédera un son plus années 80, des compositions compactes et il appartiendra à chacun de dire si la patte «Sabbath» parvient à s’adapter à cette nouvelle époque.

De nouveaux désaccords apparaissent entre Dio et le reste du groupe.Cet archange se sent enfin près à voler de ses propres ailes. Se sentant à l’étroit dans un groupe il décide de monter son projet personnel sobrement appelé Dio. Fort de son expérience, il retiendra un sens de la mélodie hérité de Rainbow tout en gardant les riffs trapus de Sabbath. S’en suivront donc dans cette phase particulièrement prolixe, quatre albums sur quatre ans, Holy Diver, The last in line, Sacred Heart et Dream Evil chargés pour la plupart d’une flopée de tubes comme Holy Diver, Rainbow in the dark, Don’t talk to strangers, We Rock, The Last in line, The king of Rock n’roll.

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En 1985, l’occident développé réalise peu à peu à quel point le reste du monde peut vivre dans la détresse. En Amérique comme en France,  les artistes se mobilisent contre la faim dans le monde. Il est alors notable que le  hard reste à part du reste du paysage musical. Pourquoi? Oubli? Boycott? Désaccords? Nul ne le sait vraiment.

Toujours est-il que le monde du métal, s’organisera de son côté autour de..Dio. Ce dernier avec son groupe rassemble pour le projet Hear n’ aid le gotha du hard américain de l’époque (ouais parce que Y&T…) autour d’une chanson chorale nommée «Stars», qui dure plus de 7 minutes car Hard rock oblige, les guitaristes sont autant les stars que les chanteurs et nous avons droit à 3 minutes faciles de solos ininterrompus. Inaudible donc pour celui qui serait allergique à ce genre de musique. Si aujourd’hui le titre est un peu tombé dans l’oubli, il est un signe assez patent de la légitimité dont bénéficie Ronnie auprès de ses pairs. Un album sera commercialisé contentant essentiellement des versions live de standards de groupes comme Kiss, Scorpions, Motorhead et même Accept. Décidément au beau milieu des années 80, Dio est un acteur qui compte. Mélangeant toujours son obsession pour les mondes magiques et imaginaires et des pensées introspectives, il creuse un sillon qui finira par le perdre.

Les années 90 ne seront pas tendres pour cette génération d’artistes. Le grunge et la fusion les ravaleront au rang de curiosités kitchounes aux cheveux permanentés parlant de dragons ou de gonzesses en bikini. Dio n’échappera pas à la curée, ses albums se vendent moins bien et il traversa son propre désert. Ce qui le sauvera pourtant, ce sera sans doute cette chose considérée comme un Graal auprès du public métal: l’intégrité! Têtu le bonhomme ne dévie pas. Dans les interviews, il reste décent, humble et passionné. Son age lui confère également un statut de sage que peu ont, noyés qu’ils sont dans la bouteille ou le pif encore blanc de neige colombienne.

Et point d’aigreur chez le chanteur, lorsque Pat Boone se pique de l’idée de reprendre les classiques du hard rock façon crooner et brass-band, c’est un Dio amusé et enthousiaste qui participe aux choeurs de Holy Diver.

Est-ce un démon, ou un membre de Baywatch...?

Est-ce un démon, ou un membre de Baywatch…?

Il aide également à lever des fonds pour l’association du Dr Lois Lee «children of the night» aidant à l’aide et la réinsertion des enfants prostituées de Los Angeles. Cette organisation a dit-on permis de sortir du commerce du sexe, des dizaines de milliers de jeune gens perdus.
Ses anciens de complices de Black Sabbath lui proposeront bientôt de manière pragmatique de joindre leurs force afin de survivre à la lame de fond auquel doit faire face le vieux métal.
Ils sortent donc ensemble l’album «Deshumaniser» qui sort un peu le groupe de l’ornière où il s’était coincé.
L’effort tournera court quand ce même groupe se rapprochera également de Ozzy. Dio considère cela comme un affront et démissionne à nouveau.
Pourtant la renaissance est bien là, dans cette re-formation du groupe original.

Nous sommes à présent en 1998 et c’est dans une ambiance de grand-messe que le groupe jouera deux dates dans son fief de Birmingham, retrouvant le chemin de la respectabilité et du triomphe.
Les vieux survivants d’une époque, résilients et efficaces ressuscitent en direct devant le monde entier.
Bientôt Iron Maiden et leur chanteur historique se réunissent, Même chose pour Judas Priest, Kiss se remaquille et réintègre son guitariste d’origine.  Le public passe  outre de  la sincérité plus que douteuse des musiciens et adoubent ses idoles en profitant à fond de les revoir sur scène. Les DVDS live pleuvent et le monde du Metal engrange des marges bénéficiaires comme jamais.
Le groupe Black Sabbath ne peut compter sur Ozzy à temps plein, celui-ci gérant également une carrière solo bien remplie. Le trio a alors l’idée qui remettra définitivement Dio au panthéon des géants.

C'est à boire, à boire, à boire...c'est à boire qu'il nous faut! Sköl!

C’est à boire, à boire, à boire…c’est à boire qu’il nous faut! Sköl!

Ils décident de fabriquer deux entités distinctes afin de ménager la susceptibilité des deux chanteurs rivaux. Ozzy sera le chanteur officiel de Black Sab, chantant uniquement son répertoire et Dio reprendra le sien sous le nom de Heaven and Hell.

Dio donne son assentiment et le public récompense largement le groupe autant que le groupe récompense son public.
Un album est enregistré, c’est un retour gagnant, les feux sont aux verts et les beaux jours sont de retour.
En 2006, Jack Black qui ne jure que par le chanteur, lui propose d’apparaître dans son film potache «The pick of destiny» dans un rôle proche de celui de Yoda. Il chantera donc dans la chanson «Kickapoo».

Mais à ce stade,en 2009, Dio devra mener un autre combat, il est diagnostiqué d’un cancer de l’estomac. Six mois plus tard, alors qu’un autre album devait être en préparation Ronnie rend les armes et part nager avec les saints.
Le monde du heavy metal perd un de ses premiers piliers fondateur.
Lors des obsèques, l’église pouvant pourtant accueillir 1500 personnes ne pourra faire rentrer tous ceux qui s’étaient déplacés pour lui rendre un dernier hommage. Il faudra installer en urgence des enceintes à l’extérieur pour que la foule en deuil puisse assister à la messe.

Malheureusement, une poignée d’irréductibles extrémistes religieux appartenant à la secte de l’église de Westoboro se croiront fort malins de venir manifester contre cet «adorateur de Satan qui a usurpé le nom du seigneur» preuve s’il en est qu’il faut toujours être prudent avec ces gens là, car s’il leur prend l’idée saugrenue de prendre un jour les armes, nous pourrions être soudainement en face d’un nouveau Daesh.

Bizarrement et sans doute pour clore un cycle, ce fut Ozzy Osbourne qui réagit de la manière la plus virulente: «J’ai trouvé que tous ces gens arborant ces pancartes à propos de Ronnie James Dio étaient de mauvais goût et dégueulasses. Ils disent que nous sommes l’Antéchrist, Mais qu’est-ce qui peut bien les rendre si meilleurs que nous?»

(C) Edwige Dupont

(C) Edwige Dupont

Qu’en est-il de l’héritage de l’artiste. S’il peut paraître invisible pour le grand public, le fait d’avoir été trois fois de suite l’homme de la situation dans les années 70, d’avoir su construire sa carrière solo,  d’avoir survécu aux années 90 lui a peu à peu conféré un aura spéciale.

Aujourd’hui en tapant le nom de Dio sur Youtube, vous tomberez sur un nombre de cover et d’hommages effarants venant parfois de gamins animant avec dévotion une tradition perpétuée à travers le temps. Parmi eux la version de Heaven and hell de Motion Device groupe d’ados canadiens est vibrante de sincérité.
Plus près de nous, James Portnoy l’ancien batteur fou de Dream Theater emmène tous ses potes sur un «We rock» incroyablement pêchu. Un autre groupe formé des cendres des anciens complices du maître, s’est rassemblé autour du vocaliste Tim Ripper Owens sous le nom explicite des Dio’s Disciples pour faire la tournée des festivals tandis que qu’une autre tournée a été organisée avec Dio lui-même sous la forme d’un hologramme.
Au delà de que l’on pourra considérer comme bon ou pas, la musique de Dio vit toujours et pour longtemps.

Quelque part, Le roi du rock n’ roll sur sa montagne d’argent entre paradis et enfer se lève et hurle: We rock! Pour terminer en beauté, je ne résiste pas à partager ce monument du kitsch, son tube le plus célèbre. Malgré l’aspect hilarant des images, nous ne pouvons nous ôter de la tête ce riff imparable:

24 comments

  • Manu  

    Excellente plume, Eddy! Très bien détaillé sans se perdre dans les détails que certains « spécialistes » fanatiques du bonhomme pourraient donner.
    Super sympa aussi les illustrations d’Edwige
    Holy diveeeeeeeer!

  • Présence  

    Voici un article de vulgarisation qui n’est pas fait pour moi car Dio fait partie de mes chanteurs préférés depuis que je l’ai découvert en 1980, avec Rainbow Rising prêté par un copain, ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier cet article fort bien construit, comme le fait remarquer Manu. Tout comme Eddy, j’attendais les apparitions sporadiques et imprévisibles de Butterfly Ball à la télé, à chaque fois enchanté, en n’ayant découvert que des années plus tard de quoi il s’agissait.

    L’anecdote de Gene Simmons sur le signe du diable est excellente tellement énorme qu’elle ne peut qu’être authentique. Quel businessman sans vergogne !

    Pour les détails, j’avoue que je ne comprends pas le manque d’enthousiasme des fans pour Mob rules. Je suis à chaque fois transporté par Turn up the night, Voodoo, The mob rules, Slipping away, Over and over, avec une mention très spéciale pour The sign of the southern cross, et pour Falling over the edge of the world. J’ai plus de mal avec l’album Dehumanizer, un peu trop rêche à mon goût.

    L’album In a metal mood de Pat Boone figure dans ma CDthèque, et je le trouve très bien fait, finalement respectueux de l’esprit des chansons. Je me souviens qu’Arte avait diffusé un reportage dans lequel Pat Boone expliquait qu’il était allé voir un concert de hard rock pour la première fois de sa vie : Ozzy Osbourne. Il avait été frappé de voir à quel point le concert pouvait être physique pour le chanteur.

    J’avais bien aimé le retour de Dio en 2002 avec Killing the dragon, des sonorités sympathiques.

    Finalement, cet article est beaucoup plus original et personnel avec les illustration d’Edwige qu’il ne l’aurait été avec des photographies. Elle donne à voir l’artiste d’une manière différente, soulignant et révélant d’autres caractéristiques en lui. Les contraintes imposées par le droit d’auteur ont finalement eu ça de bon. Super article pour me remémorer mes souvenirs, merci beaucoup.

    • Manu  

      Ah oui je m’en souviens aussi de cet émission sur Arte. Et aussi d’Ozzy disant « Pat Boone? Quelqu’un devrait mettre du poison dans son lait ! ».
      On y voyait aussi rapidement Dio et un de ses anciens gratteux. Sacré reportage!

  • Tornado  

    Cool ! J’ai entendu parler pour la 1° fois de cet article au printemps dernier, la dernière fois que je suis allé au QG du Festiv !
    Je suis moi aussi un inconditionnel de Dio. A ceci près que j’ai du mal à dépasser les années 70 pour tout ce qui concerne le hard-rock. Je ne connais ainsi guère sa carrière solo ni son retour dans les 90’s…
    En tout les cas, je fais également partie de cette génération (comment ça on n’était que 23 ???) qui attendait fébrilement la diffusion du clip Love Is All tous les dimanches après-midi de ces hivers pluvieux des années 70 (un de mes souvenirs préférés avec le Muppet-Show et Le Petit Rapporteur). Et enfin, j’étais un gros fan de Elf quand j’étais étudiant. Et à l’époque j’étais persuadé d’être le seul en France ! 😀

    Autre chose : les illustrations d’Edwige sont magnifiques.
    Et je constate enfin qu’il est possible de publier ici un article directement dédié à la musique rock sans passer désormais par la case comics… 🙂
    Bravo Eddy !

  • Matt  

    Bon bah moi j’sais même pas qui c’est le mec…
    Et je crois même que je m’en fiche un peu
    ^^

    Mais c’est bien de parler de vos passions. J’y suis complètement étranger à celle-là mais c’est comme ça. Les dessins d’Edwige sont très beaux en effet.

  • Bruce lit  

    You Rock Eddy !
    Bravo pour ce tour d’horizon auquel j’ai eu autant plaisir à lire que de guider Eddie pour son ico.
    Je dois te faire un aveu : je fais partie de ceux qui ont considéré Dio comme un has been au moment du grunge. 1/ parce tu le montres , sa carrière a été plus que hiératique. 2/ parce que j’ai toujours eu du mal à prendre au sérieux ces univers de démons, sorciers et dragons en musique.
    Moi le fan de black sabbath, je ne savais pas qu’il existait cette formation Heaven and hell. Je suis très intréssé du coup. J’adore tous les albums du Sabb’ avec Dio, Dehumnaizer inclus.
    Une remarque : tu le décris comme un mec bien et intègre, ce que je veux bien croire. Par contre j’ai toujours lu que c’était un emmerdeur mégalo avec ses musiciens, son surnom étant Little Hitler !

    Je ne pensais pas en tout cas qu’il bénéficiait d’une telle aura et qu’il avait organisé un live aid. By the way, Ronnie a repris du Alice sur un tribute album : https://www.youtube.com/watch?v=1t1mrOSRrhE

    Je confirme : la série 10 % est juste excellente.

    • Matt  

      « Une remarque : tu le décris comme un mec bien et intègre, ce que je veux bien croire. Par contre j’ai toujours lu que c’était un emmerdeur mégalo avec ses musiciens, son surnom étant Little Hitler ! »

      L’un n’empêche pas l’autre je crois^^
      Il suffit que ce soit un mec stressé. Et les mecs stressés sont pénibles et exigeants (je le sais, j’en suis un^^), il faut faire ce qu’ils disent parce que sinon le mec stressé va stresser^^
      Je détestais bosser en binôme ou équipe lorsque j’avais des cours. Les mecs relax qui prévoyaient toujours de bosser sur un projet la veille pour le lendemain. Je leur pourrissais la vie pour qu’on bosse avant. Et je n’estimais pas être en tort.
      J’ai même demandé une fois à bosser seul sur un projet de base de données, pour ne pas me taper l’attitude je-m’en-foutiste de mes camarades.

    • Eddy Vanleffe....  

      @Bruce
      Dio a toujours été en conflit avec Vivian Cambell, son premier guitariste qui l’a laissé tomber en tournée je crois… Dio ne l’a jamais accepté. En studio, c’était lui le chef, et son surnom doit provenir de sa citation comme quoi il ne croyait pas à la démocratie dans un groupe. il était le chef. point. sinon la plupart de ses musiciens le reprennent encore, donc il ne devait pas être si mauvais.
      Il avait bossé avec Blackmore, ce qui donne une idée de la force de caractère du bonhomme. plus tard il ne voulait pas chanter le répertoire de Ozzy sur Sabbath tout simplement parce que ce dernier n’arrêtait pas de lui chier dessus.
      pour l’ambiance en studio, les témoignages positifs sont plus nombreux que les négatifs.
      pour le live aid, certains ont dit que c’était surtout Daisley et Cambell qui étaient au cœur du projet, mais Dio a vampirisé le truc, donné de la visibilité et un carnet d’adresse. Je suppose donc que c’est un peu une oeuvre du groupe DIO que celle d’un seul homme…
      De toute façon les EGOS dans le monde du hard, c’est assez fascinant et ridicule en même temps. parce que dès qu’il y en a qui font ce reproche, c’est l’hôpital qui se fout de la charité… 🙂

      @Tornado. on doit avoir à peu près 5 ans de différence toi et moi…J’ai rattrapé les années 70. c’est simple quand je croyais que le meilleur album de Judas Priest était Screaming for Vengeance, j’ai découvert le Sad wings of destiny (1976?) et je suis juste tombé par terre. Tu es fan de ELF? Bravo! je ne savais même pas que c’était trouvable… 🙂
      @Jyrille: tu dois être plus « rock & folk » que « Hard rock mag » 🙂
      @Présence et Manu: Le doc sur Pat Boone est fascinant. comment parfois la musique peut être ouverte et curieuse. j’ai depuis un respect inouï pour ce chanteur qui a vraiment fait ça avec « ses » tripes…
      @tous thank you et surtout à Edwige.

      We rock.

      • Bruce lit  

        @Jyrille: tu dois être plus « rock & folk » que « Hard rock mag
        Tu vas lui faire attraper une syncope ! Cyrille est un inrock ! Hard Rock Magazine, Hard’n’Heavy, Metal Hammer, Hard Force….ça nous rajeunit pas….
        Un article comme Spinal Tap commence à s’imposer non ?

      • Jyrille  

        Oui, tu as raison… j’étais (je ne lis plus de magazines musicaux à part quelques chros de-ci de-là sur Allmusic ou Pitchfork… ou d’autres) surtout très Inrocks (que je ne lis plus vraiment depuis vingt ans… mais je ne me séparerai jamais de mes vieux numéros, et j’en ai à foison). Et un peu Best.

        • Eddy Vanleffe....  

          je vais vous choquer: j’ai jamais compris ce qu’était Spinal Tap, un film parodique? un vrau groupe? un vrai faux groupe?…un manquement

          • Jyrille  

            Un vrai faux groupe. Après le succès du film, ils ont commencé à tourner.

          • Bruce lit  

            SPINAL TAP est un film parodique de Rob Reiner qui fait semblant de suivre les mésaventures d’un faux groupe de hard pour un faux rockumentaire. Le film a été si acclamé que le groupe a fini par tourner pour de vrai.

          • Tornado  

            J’ai essayé de le regarder deux ou trois fois à l’époque où il passait sur Canal Jimmy. Et j’ai jamais tenu au delà d’une vingtaine de mns. Du coup j’ai du mal à saisir que la chose ait peu avoir autant de succès.

          • Bruce lit  

            @Tornado : Ah ? Étonnant ! Le film est irrésistible. Je souris rien que d’y penser. TU n’as pas vu la scène du monolithe toi !
            @Eddy : avec tes histoires de mauvais oeil, tu ranimes de -tendres- souvenirs d’enfance avec ma grand mère d’origine sicilienne et le rituel du Mauvais Oeil.
            La recette :
            -Une assiette d’eau où tu mets du gros sel et de l’huile au dessus de la tête de ton patient. Si une pupille se forme, c’est que l’occhio malocchio te porte la scoumoune. Il fallait alors réciter ses prières (en italien bien sûr) pour le faire disparaître. La cérémonie terminée, gros câlin à ma mamie chérie. Des moments inoubliables.

          • Matt  

            Je n’ai jamais vu ce Spinal Tap, mais rien ne pourrait moins m’intéresser que ce concept.
            J’aime juste la musique moi, je me désintéresse complètement de ce qui se passe autour. C’est comme les films sur le sport, ça me fait juste chier. Et en plus si c’est un genre de musique que je n’aime pas…alors y’a rien à sauver^^

          • Tornado  

            C’est marrant mais je suis tout le temps tombé sur ce genre de discussion : « comment ça t’aimes pas Spinal Tap ? ». Et à chaque fois je me suis dit « bon OK d’accord, la prochaine fois je vais capté le truc ! ». Et pis non… ^^
            Bon, cela dit, ça doit faire 20 ans que j’ai pas réessayé….

          • Matt  

            Boaf, moi y’a plein de films, principalement des comédies, adulés par la majorité que je trouve insupportables. Rocky horror picture show, Wayne’s world, Dumb & Dumber, les machins des frères Farrely, etc.

            Même the big lebowski, même si je l’aime bien, je ne comprends pas trop son statut super culte génial trop bien…

          • PierreN  

            « TU n’as pas vu la scène du monolithe toi ! »

            Et les critiques assassines (shark sandwich = sandwich de merde), Nijel et son violon, les disparitions de batteurs, l’équivalent de Yoko Ono, etc…

            @Bruce : https://www.youtube.com/watch?v=8O-7g_tfwZc

  • Jyrille  

    Merci Eddy pour la culture ! Je ne connais pas bien Dio car tout ce que j’en ai entendu ne m’attire pas beaucoup. J’ai fini par me mettre sérieusement à Black Sabbath il y a quelques années et me suis arrêté au dernier album de Ozzy dans les années 70. J’ai tenté le premier avec Dio, impossible pour moi… De la même manière, j’ai un peu tenté Rainbow, même chose. Tu cites une majorité de groupes qui ne m’attirent pas même si je les respecte beaucoup (avec un peu d’efforts je pourrai peut-être aimer Judas Priest… et puis quelques titres d’Iron Maiden sont vraiment cools).

    C’est marrant en tout cas car j’ai enfin fini de lire le HEAVY METAL dans LA PETITE BEDETHEQUE DES SAVOIRS cet été, et bien sûr beaucoup d’éléments de ton article s’y trouvent illustrés.

    Pour moi, HEAVEN AND HELL, c’est le titre en ouverture d’un des disque que j’ai le plus écouté, et le seul que je possède trois fois en trois différentes versions : le LIVE AT LEEDS des Who.

    Les dessins d’Edwige sont de plus en plus beaux. C’est vraiment superbe.

    Je me joins à Tornado pour saluer la performance d’avoir donné un article uniquement musical au chef ! C’est pas tombé dans les yeux d’un aveugle…

    La BO : un autre jour. Peut-être.

  • JP Nguyen  

    Bon, j’avoue, je croyais naïvement que « Love is all » était interprété par Roger Glover !

    Même si je n’ai pas d’atomes crochus avec cette musique, l’article est très joliment écrit, avec des formules très bien trouvées comme : « une maison aux portes fermées, mais aux fenêtres bien ouvertes afin de faire profiter tout le monde du bruit. »
    Clap-clap, Eddy !

  • Bruce lit  

    Eddy, je me suis trouvé aujourd’hui une édition augmentée de Mob Rules avec un live à Hammersmith. Putain ça pète le feu !
    Et dans la foulée le MEMOIRS OF A MADMAN, le dernier best of en date de Ozzy

  • Eddy Vanleffe  

    Hello, Coïncidence, je l’ai acheté récemment aussi…
    En fait moi je voulais Live Evil, je suis tombé dessus et je me suis dit, ça me fera Mob Rules et un équivalent à Live Evil…
    bizarrement le voix de Ronnie sur les chansons d’Ozzy ne marche pas super bien…
    a la base il chante bien mieux (y a pas photo) mais un truc fait qu’il pousse un peu trop et que ça fait forcé.
    Ceci-dit C’est un putain de bon live avec un groupe en top forme.

    je suis étonné que tu ais acheté une compil d’Ozzy, vu que tu n’aimes pas le bonhomme…
    Pour ma part Blizzard of Ozz, Diary of a Madmann Bark at the moon (très commercial) et No more tears sont vraiment de grands disques mais bon il faut quand même aimer ce son 80’s

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