Réécrire l’Histoire sur un Ruban de Möbius…

Les Aventures de Luther Arkwright par Bryan Talbot

Première publication le 8/11/15- Mise à jour le 26 /08/16

Un look rétro-futuriste pour un comic book expérimental…

Un look rétro-futuriste pour un comic book expérimental…©Dark Horse

AUTEUR : TORNADO

VO : Dark Horse

VF : Kymera

A partir de 1976, dans les pages d’un magazine anglais (Near Myths), débute la saga The Adventures of Luther Arkwright. Il s’agit d’un comic-book de science fiction entièrement réalisé par Bryan Talbot.

L’auteur continuera de publier sa saga sous forme de comics-trips après l’arrêt de ce premier magazine dans un autre (Pssst !), puis relira le tout dans ce qui sera considéré comme le premier graphic novel britannique de l’histoire en 1982.

Finalement, Bryan Talbot ajoutera une fin véritable à son récit en 1988. C’est cette histoire complète de 210 pages qui est aujourd’hui disponible dans l’album publié par les éditions Kyméra et qui fait le sujet du présent article…

Une ambiance à la Dickens pour un comic book expérimental…

Une ambiance à la Dickens pour un comic book expérimental…©Dark Horse

Synopsis : Dans le multivers, un être exceptionnel nommé Luther Arkwright possède le don de traverser les univers parallèles par le seul pouvoir de la volonté. Mais il possède également une autre caractéristique qui fait de lui un être exceptionnel : Luther est le seul homme qui ne connait pas de doubles dans les différentes versions de la Terre…
Depuis le parallèle « 00.00.00 », Luther œuvre pour les bons soins de WOTAN, une agence d’espionnage chargée de surveiller le maintien de l’équilibre entre tous les différents parallèles. Cet équilibre est menacé par les Disrupteurs, un puissant groupuscule qui désire prendre le pouvoir sur le multivers et modifier le cours de l’Histoire à sa guise. Ces derniers possèdent Firefrost, une arme absolue, un artefact capable de détruire tous les univers parallèles.
Afin d’échapper au cataclysme sans précédent préparé par les Disrupteurs, WOTAN met en place un plan désespéré : Depuis le parallèle « 00.72.87 », au début des années 80, où les nations européennes sont dominées par les empires britanniques, prussiens et russes, il met le feu aux poudres en déclenchant une guerre mondiale. Les têtes pensantes de WOTAN espèrent ainsi modifier le cours de l’Histoire tel que souhaité par les Disrupteurs, forçant ces derniers à sortir au grand jour, permettant à Luther Arkwright de remonter jusqu’à leur base secrète cachée au fin-fond du multivers…

Une allure de drame romanesque pour un comic book expérimental…

Une allure de drame romanesque pour un comic book expérimental…©Dark Horse

Le plus impressionnant, dans la perspective de cette saga phénoménale, ce sont finalement les déclarations d’admiration émises par les plus grands spécialistes du monde de la science fiction et de la bande-dessinée, qui ne tarissent pas d’éloge sur l’œuvre de Bryan Talbot. Ce ne sont pas moins que Jack Kirby, Will Eisner, Moebius, Alan Moore, Neil Gaiman, Grant Morrison, Warren Ellis, Garth Ennis et Michael Moorcock (entre autres) qui prennent chacun la parole pour encenser la chose, parlant pour l’occasion d’une œuvre impressionnante, marquant le passage du comic-book vers l’âge adulte, développant ses ramifications depuis la science-fiction jusqu’aux horizons encore inconnus de la philosophie, de la politique et de la métaphysique.

En revanche, un comic book très "Sex, Drugs & Rock’n roll" !

En revanche: un comic book très « Sex, Drugs & Rock’n roll » !©Dark Horse

L’ambition de Bryan Talbot ne connait effectivement pas de limites et, au travers d’un imagerie science-fictionnelle bigarrée, l’auteur se permet le luxe de tisser une toile de fond explorant toutes les facettes de la littérature d’anticipation, emmenant son récit sur les terrains propices à questionner les notions d’Histoire, d’uchronie, de religion, de pouvoir, de dictature, d’héritage et de quête métaphysique.
En illustrant son récit sous forme d’aventures menées dans un étonnant décorum rétro-futuriste, Talbot profite de l’espace que lui permettent les voyages dans les mondes parallèles pour réécrire l’Histoire en mélangeant les époques. XIX° siècle et science-fiction futuriste se télescopent ainsi en mélangeant les genres et les sous-genres de la littérature consacrée, empruntant autant au steampunk qu’au dieselpunk, dessinant au final un gigantesque tableau ultime en matière d’images universelles.

A l’arrivée, la saga résonne comme une immense réflexion sur le destin de l’homme, entre Histoire cyclique et propension à mener le monde dans la folie et le carnage…
Le passage entre les époques et les terres parallèles ne trompe pas : Chaque pan du multivers est ainsi le moyen de réécrire l’Histoire en boucle (guerres, ivresse du pouvoir, impérialisme, dictatures, révolutions, croisades meurtrières, etc.), comme le même refrain d’une chanson décliné à l’infini…

Et aussi : Un comic book expérimental aux airs de livre d’Histoire…

Et aussi : Un comic book expérimental aux airs de livre d’Histoire…©Dark Horse

Evidemment, les maîtres de la science-fiction et de la bande-dessinée cités plus haut louent également la mise en forme de l’œuvre. Les Aventures de Luther Arkwright sont effectivement une incroyable matrice en termes d’expérimentations plastiques et séquentielles, chaque planche relevant d’un impressionnant florilège de trouvailles narratives, de mélanges de techniques, de découpage conceptuel et de prouesses graphiques. Le tout déconnecté des habituelles facilités naïves des comics old-school (aucune bulle de pensée ni d’onomatopées ou autres commentaires artificiels).

L’auteur ne recule devant rien et ose même mélanger divers médiums en faisant cohabiter la bande-dessinée avec la littérature au sens propre, la photographie et les gravures, tout en prenant soin de laisser la meilleure place au dessin, avec une virtuosité de tout les instants, qui vient s’immiscer dans chaque détail, chaque recoin et chaque atome de chaque page, l’ensemble recelant peut-être, au final, le plus grand nombre de traits de plume jamais répertorié…

Ou tout simplement : un comic book expérimental mêlant les diverses techniques d’illustration…

Ou tout simplement : un comic book expérimental mêlant les diverses techniques d’illustration…©Dark Horse

Dans un noir et blanc expressionniste somptueux, Bryan Talbot réalise ainsi une série de plus de deux cents planches séminales, qui font autant écho aux publications du magazine Métal Hurlant qu’aux épisodes créés par Richard Corben dans les pages des anthologies Eerie et Creepy de la même époque.

Le connaisseur prend alors la mesure et l’importance de la chose en pleine face : Toutes les œuvres à venir de la science-fiction illustrée dans le monde de la bande-dessinée (par exemple L’Incal, s’il fallait n’en citer qu’une) ou des comics de l’ère baroque (le Promethea d’Alan Moore, Les Invisibles de Grant Morrison ou le Planetary de Warren Ellis) peuvent se réclamer de l’œuvre de Bryan Talbot !

Pour son époque, un comic book très violent aussi !

Pour son époque, un comic book très violent aussi !©Dark Horse

Mais il y a hélas un prix à payer pour profiter de la richesse de ce monument du 9° art. Car la complexité de l’œuvre, en termes de lecture, est à la hauteur de ses ambitions.
Le début du récit, sous forme d’album (car il s’agissait au départ d’un comics-trip publié au compte-gouttes), est parfaitement incompréhensible. L’intrigue n’est pas linéaire, les mondes parallèles se succèdent sans prévenir et le lecteur ne dispose d’aucune scène d’exposition, aspiré tout net dans le cœur d’une intrigue qui ne ressemble en rien à une intrigue, tournant les pages sans savoir où s’arrêtait jadis le court épisode, et où commençait le suivant.
J’avoue sans détour avoir détesté cette expérience sur toute sa première partie, devant renoncer à y comprendre goutte sur plus de soixante pages ! Et il a fallu bien de la patience, pour que le livre ne voltige pas brutalement à l’autre bout de la salle à maintes reprises !

Et très souvent : un comic book halluciné !

Et très souvent : un comic book halluciné !©Dark Horse

Et puis, lentement, comme un puzzle géant prenant forme au détour d’une pièce puis d’une autre, petit à petit, le récit se met en place. Et tout aussi lentement, le lecteur se sent comme hypnotisé. La chose devient addictive au fur et à mesure que les éléments s’imbriquent, que le cœur de l’intrigue se révèle, et que la substantifique moelle de l’œuvre s’extirpe enfin de sa gangue.

Les cent dernières pages sont grandioses et l’on suit la montée en puissance de la saga comme plaqué sur son fauteuil, avec un morceau d’anthologie de fou : La grande bataille finale étalée sur plus de cinquante pages, dynamitée de l’intérieur par autant, et plus encore, de trouvailles et autres expérimentations séquentielles !
Et à la fin, essoufflé, essoré, vaincu par chaos, le lecteur paradoxalement enfin récompensé ne peut plus le nier : Il vient de lire un chef d’œuvre et un monument séminal de l’histoire des comics modernes…

Mais un comic book pas toujours facile à suivre…

Mais un comic book pas toujours facile à suivre…©Dark Horse

Parmi les nombreuses grandes sagas que nous auront offert les mondes de la science-fiction et de la bande-dessinée, il est évident que Les Aventures de Luther Arkwright tiennent une place de choix. Et plus encore que la plupart des autres créations sur le sujet, celle-ci se destine sans détour à être relue indéfiniment, pour un plaisir probablement décuplé à chaque fois. Et il est probable, au bout du compte, qu’aucun lecteur ne puisse jamais épuiser toute la richesse condensée de sa beauté plastique et de sa vertigineuse toile de fond littéraire…

Bien des années plus tard, Bryan Talbot consacrera une suite à sa grande saga : Au Cœur de l’Empire (publié en VF dans une collection de trois tomes, à commencer par Au Cœur de l’Empire Tome 1 : L’héritage de Luther Arkwright). Mais ceci est une autre histoire…

Un comic book uchronique qui ne donne pas envie d’aimer les services de l’ordre…

Un comic book uchronique qui ne donne pas envie d’aimer les services de l’ordre…©Dark Horse

Nous terminerons avec une dernière petite chose : Pour les fans de l’écrivain Michael Moorcock, il est évident que Bryan Talbot s’est inspiré de très près de ce que l’on nomme aujourd’hui la figure du « Champion Éternel », un concept créé par l’auteur d’Elric de Melniboné.
Dans les romans de science-fiction écrits par Moorcock, on voyait des héros, dans une ambiance souvent rétro-futuriste, voyager dans le temps dans de vastes intrigues où se développaient d’ambitieuses uchronies. Les Aventures de Luther Arkwright fait ainsi écho à ces créations littéraires, bouclant une boucle dans la mesure où cet univers est ici décliné dans le médium de la bande-dessinée, et que l’œuvre est adoubée par Moorcock en personne !

Et l’on est de nouveau impressionné par la prouesse créatrice de ce jeune auteur de seulement vingt-quatre ans à l’époque des premiers strips, capable de susciter à ce point l’admiration de ses ainés…

Dans tous les cas : Un comic book qui vous emmènera très loin !

Dans tous les cas : Un comic book qui vous emmènera très loin !©Dark Horse

12 comments

  • Bruce lit  

    Depuis le temps que je trouvais ça en occaz’ à Gibert, que je le prenais, puis le reposais, sentant instinctivement que je n’étais pas sûr d’apprécier ce travail, je me demandais ce que valaient ces aventures. Merci enfin de répondre à ma question ! C’est très ambitieux, bardé de dythirambies de gens biens, magnifiquement dessiné, mais je crains que ma détestation pour ce genre de projet dépasse largement les soixante pages. J’ai tenté récemment les Meta-Barons et rien n’y fait: même chez les plus grands noms la scifi littéraire ou en bande dessinée, je n’y arrive pas. Je m’aliène à coup sûr allez, 50 % de la culture de genre ! Le résumé de doubles, de boucles temporelles m’a donné mal à la tête (en même temps je n’ai pas bcp dormi).
    D’où la nécessité d’avoir mes p’tits contributeurs remède à ma paresse inculte. Je serais bien en mal de vous citer le nom d’un seul ouvrage de Michael Moorcok. Ce qui est finalement cohérent pour mes goûts puisque sans le savoir, je n’aime ni Grant Morrison ni Ellis qui semblent affiliés à tout ce courant !
    C’est quoi le concept de Champion Eternel ?

    « Des étoiles et des hommes 1/7
    Encensée par Neil Gaiman, Garth Ennis, Alan Moore ou encore l’écrivain Michael Moorcock, l’intrépide Tornado s’attaque à un monument du Comics british indépendant : Les aventures de Luther Arkwright par Bryan Talbot. Tout ce qu’il faut savoir sur cette série culte provocatrice et profondément rock chez Bruce Lit !

    La Bo du jour: En 1976, lorsque débute la publication des aventures de Luther Arkwright, un groupe étrange explore les mondes de la science-fiction ! https://www.youtube.com/watch?v=i-08GzcXuuE

  • JP Nguyen  

    Ben voilà, Tornado, tu as recommencé ! A cause de toi, l’épargne du livret A n’est pas prête de remonter…

    Quoique, malgré les évidentes qualités, je ne sais pas si j’oserai me frotter à ce monument. Certaines scènes ont un côté cra-cra qui n’est pas ma tasse de thé en comics. Et certains visages me font penser à du Gulacy ou du Starlin jeune. Mais entre l’ambition du fond et les audaces de la forme, il serait sans doute dommage de passer à côté.

    De Moorcock, je n’ai lu que quelques Elric mais en gros, il me semblait que la figure du Champion Eternel était un être unique dans chaque univers, héros de chaque cycle de romans (Elric, Hawkmoon, Erekose…)
    Wikipédia tend à me confirmer que j’avais à peu près bien pigé :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Champion_%C3%A9ternel

    Enfin, le titre de l’article est très chouette !

  • Présence  

    Merci à Tornado pour ces souvenirs d’une lecture inoubliable (j’ai d’ailleurs acheté la version Intégral parue chez Dark Horse en 2014, comprenant les 2 récits, avec des planches re-numérisées pour l’occasion).

    En voyant les planches sélectionnées avec soin par Tornado, je suis frappé par la force de leur évocation. Par opposition à beaucoup d’autres auteurs utilisant les univers parallèles, les images montrent à quel point Talbot inscrit son récit dans l’Histoire de son pays. Il sait également capturer toute la dimension iconique d’un attaque : la répression par le passage à tabac sous les matraques, la pauvreté du Londres victorien, la brutalité destructrice d’une balle dans un crâne, la froideur fasciste de l’uniforme militaire de Luther Arkwright, rendu encore plus condescendante par les lunettes de soleil, etc.

    Effectivement, j’étais familier du concept du Champion Éternel de Michael Moorcock avant de lire ce récit, le concept que quel que soit le monde imaginaire créé par l’auteur, il existe un héros dont les caractéristiques sont assez similaires (les traumatismes de son histoire personnelle). Je n’arrive toujours pas à saisir ce qui a conduit Moorcock à adouber Bryan Talbot pour cet emprunt à sa mythologie, et à conspuer Grant Morrison pour le même emprunt dans sa série les Invisibles.

    Mine de rien, c’est déjà le quatrième article consacré à une oeuvre de Bryan Talbot sur le site, sans compter sa participation à quelques épisodes de Sandman.

  • Tornado  

    J’ai ajouté le dernier paragraphe après une discussion avec Présence sur l’Amazone.
    De Moorcock je n’ai lu que le cycle d’Elric. Et ça commence déjà à faire pas mal de temps de ça…

    Petite précision pour les midinettes comme Bruce et JP ( 😀 ) : Les personnages de ce comic-book ne sont pas les plus attachants de l’histoire…
    Plus sérieusement, Talbot ne s’est pas attaché à caractériser ses personnages ni à leur donner des scènes intimistes. Ce n’est pas le volet le plus intéressant de cette oeuvre, qui joue à fond la carte de l’expérimentation séquentielle.

    • JP Nguyen  

      Oh l’autre, hé, il nous a traité de midinette !
      Le pire, c’est que c’est vrai…

  • Jyrille  

    Jamais entendu parler. Mais avec les références citées, les scans de toute beauté et ton article Tornado, j’ai très envie de le mettre sur ma wishlist. Sois damné ! Ca a l’air terrible et me rappelle les sensations que j’ai eues en lisant mes premiers Love and rockets…

  • Jyrille  

    Je suis très tenté de me commander cette bd… et un gros pavé de quatre romans de Jerry Cornelius…

    • Tornado  

      A mon avis, tu risques d’adorer…

  • Jyrille  

    C’est très facile de lire du Moorcock. Par contre je n’en ai pas lu autant que ça, seulement le cycle d’Elric et celui d’Hawkmoon. Il faudrait que je me mette à quelques Jerry Cornelius.

  • Présence  

    Les œuvres de Michael Moorcock valent la peine d’être découvertes. On peut arbitrairement les scinder en 2 : les romans alimentaires (pour renflouer les caisses de l’auteur et financer ses projets), et les romans plus ambitieux. Le cycle de Jerry Cornelius marie ces 2 versants, avec une part expérimentale. Il existe un autre cycle qu ne s’inscrit pas dans le thème du Champion Éternel qui est assez ambitieux aussi : les Danseurs de la fin des Temps. Parmi les romans plus personnels, on peut citer Gloriana ou la Reine inassouvie.

    J’aime beaucoup les 2 chansons qu’il a coécrites pour Blue Öyster Cult : Black Blade (les paroles ressemble à un soliloque d’Elric accablé par la soif de sang de son épée Stormbringer, suivi par une intervention de l’épée elle-même), et Veteran of the psychic wars (comme son titre l’indique, un vétéran de guerres télépathiques déclame sa fatigue, son stress post-traumatique, et se lamente de la guerre qui n’en fini pas). Par contre, je n’ai jamais réussi à rentrer dans le trip de ses collaborations avec Hawkwind.

    Black Blade : https://www.youtube.com/watch?v=7krC6SY5b1A

    Veteran of the psychic wars : https://www.youtube.com/watch?v=jGKNaIXtBZQ

    Encore meilleure dans sa version live (avec un solo hallucinant) : https://www.youtube.com/watch?v=631IRy9dvfw

  • Nikolavitch  

    Jerry Cornelius est ce qui ressemblera le plus à Luther Arkwright (ou l’inverse, d’ailleurs). c’est halluciné, destructuré et très, très malin, avec une énorme mise en abîme de toute l’œuvre de Moorcock. Je me relis régulièrement l’Assassin Anglais, mon préféré du cycle, qui est pourtant complètement étrange, et en apparence incohérent (il est en fait méta-cohérent, pourrait nous dire Morrison).

  • Jyrille  

    Je ne me souviens plus si j’avais écouté ces titres mais c’est pas mal du tout… ça me fait penser un peu à Zappa, mais surtout à du prog ! Tu as raison, la partie solo de guitare sur le live est splendide.

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *