Reflet cauchemardesque (Hulk : futur imparfait)

Futur Imparfait par Peter David et George Pérez

1ère publication le 09/10/17- Maj le 31/07/18

Double smash dans ta face !

Double smash dans ta face !©Marvel Comics

AUTEUR : PIERRE N

VO : Marvel

VF : Semic, Panini

Cet article portera sur les deux numéros de la mini-série Hulk: Futur Imparfait , publiée en 1992 et 1993 parallèlement au run de David sur la série régulière du géant de jade.

En ce qui concerne la série de Hulk, s’il y a bien un run qui a marqué plus que tout autre un nouvel élan créatif, respectueux des origines du titre tout en piochant intelligemment dans différentes périodes, c’est bien celui de Peter David (PAD pour les fans), le scénariste prolifique à qui l’on doit La Mort de Jean DeWolff , Spider-Man 2099 , ou encore Young Justice et Fallen Angel . En effet, il y a très clairement eu un avant et un après Peter David, tant le scénariste a durablement marqué la série de son empreinte, avec son run de plus de dix ans (de 1987 à 1998), qui reste encore aujourd’hui la référence absolue pour les aficionados du géant de jade tel que moi. En terme de qualité et d’impact, ce run est comparable à l’arrivée de Walter Simonson sur Thor , en ce sens qu’il a revigoré un titre en perte de vitesse, pour finalement déboucher à terme sur sa meilleure période.

Voilà ce qui se passe lorsqu’on laisse de l’Adamantium à la portée d’un savant dément

Voilà ce qui se passe lorsqu’on laisse de l’Adamantium à la portée d’un savant dément©Marvel Comics

Sa prestation sur le titre étant assez longue, il est possible de la découper en périodes précises et variées, allant de l’ère du Hulk gris en plein road trip jusqu’aux épisodes d’Adam Kubert.

Dans le lot, il y a cependant une période particulièrement appréciée, c’est celle du Panthéon, et le fait qu’elle a bénéficié de dessinateurs talentueux tels que Dale Keown et Gary Frank n’est sans doute pas étranger à cela. Cette ère a ainsi débuté avec la fusion des différentes personnalités de Banner, aboutissant au final au meilleur des deux mondes (mais tempéré par un équilibre mental précaire), soit un Hulk intelligent, ce qui n’est pas une première pour le titre depuis les épisodes de Bill Mantlo,  l’influence primordiale pour le run de PAD (en particulier pour tout ce qui concerne l’enfance malheureuse de Bruce et la relation houleuse avec son père).

Tout n’est pas rose pour autant dans la vie de Banner, entre ses problèmes de couple (Bruce ne peut plus reprendre sa forme humaine à ce moment-là) et les tensions internes au sein de l’organisation paramilitaire qu’il a intégré, et cela ne va pas aller en s’arrangeant à partir de sa virée dans le futur à l’occasion de cette histoire, qui se déroule chronologiquement peu avant le mariage de Rick Jones et Marlo Chandler. Le choix du titre ne semble pas être le fruit du hasard, puisque celui-ci renvoie à une épisode de Star Trek: The Next Generation , et après tout il ne faut pas oublier que PAD est bien connu outre-atlantique pour ses romans tirés de l’univers des différentes séries de la franchise.

La caverne d’Ali Baba du Marvel Zombie

La caverne d’Ali Baba du Marvel Zombie©Marvel Comics

L’imagerie post-apocalyptique choisie, qui rappelle les innombrables futurs dystopiques dans le domaine de la fiction et plus largement tout un pan des poncifs de la science-fiction des décennies précédentes pour ce qui est de l’esthétique, ne se veut pas spécialement originale. Là où l’oeuvre se démarque ce n’est pas tant dans la représentation du futur mais plutôt dans l’affrontement qui constitue le coeur de l’intrigue, aussi bien sur le plan physique que psychologique.

Après une introduction immédiatement accrocheuse et énigmatique, débutant directement dans le futur alors que Hulk vient tout juste d’arriver grâce à la machine temporelle de Fatalis, les choses sérieuses commencent dès lors que l’identité du despote qui règne en maître sur cette cité est dévoilée. Cette révélation constitue un véritable choc pour Hulk, qui se rend compte, tel le Adam Warlock de Jim Starlin face au Magus, que son pire ennemi n’est autre que lui-même.

Gare à celui qui s’oppose au tyran verdâtre…

Gare à celui qui s’oppose au tyran verdâtre…©Marvel Comics

Au-delà du gimmick du héros qui affronte sa contrepartie d’un autre temps, ce renversement de situation sert avant tout comme un moyen d’extérioriser un combat intérieur, puisque Hulk doit affronter symboliquement ses propres démons. Le Maestro n’a rien d’interchangeable en ce sens qu’il cumule les atouts des différentes facettes de Hulk et concrétise tout ce que redoute Bruce à propos de son propre avenir.

Il n’est rien de moins que la personnification symbolique de la crainte de Banner, celle de devenir un brute sanguinaire et redoutablement intelligente, qui laisse libre cours à ses pulsions en tout genre. Il a en outre sa propre tour d’ivoire, un palais étincelant, où ont lieu des banquets fastueux et des orgies démesurées, dévoilant un spectacle d’oisiveté d’autant plus obscène par rapport à l’extrême pauvreté de ses sujets, qui crèvent de faim en devant se contenter des miettes que le Maestro daigne leur laisser, c’est-à-dire le strict minimum.

Deux Hulk pour le prix d’un !

Deux Hulk pour le prix d’un !©Marvel Comics

Celui-ci prend un malin plaisir à faire souffrir son équivalent plus jeune, et après l’avoir brisé physiquement de manière provisoire, la suite de leur joute se joue sur le plan verbal.
Une fois la crise terminée, l’inquiétude de voir se concrétiser cet avenir lugubre persiste dans l’esprit de Banner, même s’il s’agit plutôt d’un futur potentiel que d’un destin gravé dans le marbre, et il n’appartient qu’à Hulk de faire en sorte de dévier de cette trajectoire, et de mettre à mal cette destinée pré-déterminée qui pèse sur sa santé mentale.

Le postulat de départ, consistant à reprendre l’idée de base du premier Terminator (de l’aveu même du scénariste) puis à l’inverser (cette fois c’est un héros et non un bad guy qui voyage dans le temps, et celui-ci débarque dans le futur au lieu du passé), permet de construire une intrigue haletante durant laquelle on se demande si le géant de jade va s’allier au Maestro ou se décider à mettre fin à son règne despotique. Le fait d’explorer un futur assez sombre, ce n’était pas une première pour PAD, puisque durant cette même période, il s’occupait également du titre Spider-Man 2099 (le héros éponyme finira même par croiser le Maestro à plusieurs reprises par le biais de multiples voyages temporels et notamment à l’occasion de la série Exiles ).

Le plus fort d’entre tous aurait-il trouvé son égal, voire son supérieur ?

Le plus fort d’entre tous aurait-il trouvé son égal, voire son supérieur ?©Marvel Comics

On retrouve ainsi au détour d’un dialogue la théorie sur les différentes lignes temporelles divergentes, mais cela ne paraît pas capillotracté tant le scénariste aborde de manière claire les implications du voyage dans le temps et les conséquences qui peuvent en découler ; cela se retourne même contre le héros qui croyait décontenancer son moi futur en se servant de cette hypothèse à son avantage, quitte à menacer de mettre fin à ses jours pour assurer la disparition du Maestro.

Peter David a bien compris à ce moment-là qu’il tenait un antagoniste mémorable, une incarnation vivantes des mauvais penchant de Hulk, tel un Darth Vader qui viendrait hanter la mémoire du jeune Anakin. Le scénariste l’a du coup fait réapparaître mais avec parcimonie, lors de la dernière partie du run illustré par un Adam Kubert à son plus haut niveau, et également à l’occasion de l’arc Ghosts of the future , qui a bénéficié du style outrancier de Angel Medina, typique des tendances visuelles cette décennie.

Il faudra ensuite attendre les années 2000 et 2010 pour que PAD ramène le Maestro, d’abord dans les pages de sa série Captain Marvel , dans l’arc jubilatoire Time Flies , où l’auteur s’amuse en mettant en scène une rencontre entre ses propres créations par le truchement du voyage temporel (l’occasion de boucler de vieux sub-plots).

Le facteur auto-guérisseur peut-il remédier efficacement au coup du lapin ?

Le facteur auto-guérisseur peut-il remédier efficacement au coup du lapin ?©Marvel Comics

Suite à un retour remarqué dans son second run sur la série Spider-Man 2099 , l’auteur a profité de l’opportunité que représentent les nombreuses mini-séries tirées de Secret Wars , pour explorer de nouveau ce futur alternatif, tout en ramenant des créations personnelles assurés de plaire aux fans de longue date du scénariste (c’est le cas de Ruby, la fille de Scott Summers provenant d’un futur alternatif apparu dans X-Factor ). L’auteur est tout à fait légitime dans cette démarche, dans le sens où il est les seul scénariste des tie-in de Secret Wars qui s’est occupé de l’histoire originale en premier lieu, et qu’il revisite donc dans le cadre de cet event.

Après son passage mémorable chez DC en compagnie de Marv Wolfman sur Teen Titans et Crisis on Infinite Earths , puis en solo sur Wonder Woman , Pérez est revenu vers la maison des idées, celle-là même qui lui a permis de se faire remarquer dans les années 70 grâce à ses séries d’équipes phares.
Le style détaillé et épique de George Pérez convient à merveille pour dépeindre avec moult détails l’aspect crépusculaire et glauque de ce futur post-apocalyptique peu propice à l’optimisme.
Le dessinateur du Gant de L’Infini sait y faire pour cassr des dizaines de personnages dans une seule et même page (mais contrairement à l’approche foisonnante de Darrow, ces planches restent claires), et comme à son habitude, ses planches fourmillent de détails, allant des murs de briques au vêtements des habitants, tous abîmés et dégradés, produisant un fort contraste par rapport à l’aspect plus lisse, étincelant et immaculé du palais.

Le suicide, une solution envisageable pour se débarrasser du Maestro ?

Le suicide, une solution envisageable pour se débarrasser du Maestro ?©Marvel Comics

George Pérez a également eu l’occasion de s’encrer lui-même, un privilège rarement accessible pour un dessinateur en raison de la cadence des deadlines qui régit les parutions mensuelles.
Une des scènes les plus mémorables de cet arc se résume à une splash page impressionnante, où la science du détail de Pérez fonctionne à plein régime, puisque Hulk découvre une salle spéciale où sont entreposé les reliques de ses camarades tombés au combat lors des guerres nucléaires.
Ces easter-eggs n’ont cependant rien de rédhibitoire, il n’y a pas besoin de connaître l’univers Marvel pas coeur pour apprécier cette histoire ; cela est surtout un cadeau bonus adressé au fan aguerri qui s’amusera à scruter tous les recoins de cette double page pour mieux reconnaître tous les références que le dessinateur à réussi à insérer. La collaboration de cette équipe créative s’est avérée si fructueuse qu’elle s’est ensuite poursuivie la même année avec la série limitée Sachs and Violens .

Après le Top BD de Semic, cet arc a été réédité par Panini en 100% Marvel, et la principale plus-value de cette dernière version en date (qui remonte tout de même à la fin des années 90) se résume à son court complément, un back-up qui revient sur la toute première apparition du Hulk gris des origines, et illustré par John Romita Sr en personne.
Cette histoire est vue à travers le prisme d’un ancien militaire présent sur le site au moment de l’explosion de la bombe gamma, et le choix du cadre intimiste contraste avec la tonalité plus sombre du diptyque qui a précédé. PAD y évoque une thématique récurrente de la série depuis la fin du run de Mantlo, celle de la figure paternelle violente (heureusement le père se ressaisit, et l’histoire se termine sur une note apaisée).

Le récit de David et Pérez s’est quant à lui vite imposé au fil des ans comme un incontournable pour quiconque s’intéresse de près ou de loin à l’oeuvre de PAD, et plus particulièrement à son long run sur ce personnage qu’il a considérablement développé et enrichi tout au long de sa carrière. Encore récemment, que ce soit dans les Fantastic Four d’Hickman ou le Hulk de Gerry Duggan, l’image d’un Hulk barbu renvoie de manière pratiquement systématique à celle d’un Banner qui a basculé du mauvais côté, un signe évident qui confirme si besoin était que Futur Imparfait fait partie de ces histoires qui ont le plus marqué l’esprit des lecteurs.

Un adieu à la hauteur de son héroïsme

Un adieu à la hauteur de son héroïsme©Marvel Comics

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Éternellement sous-estimé, Peter David reste pour beaucoup un scénariste majeur de l’écurie Marvel. C’est le cas pour notre ami Pierre N qui vous relate chez Bruce Lit une saga coup de poing : Hulk-Futur Imparfait.

La BO du jour:
Lorsque d’un voyage dans le temps, il faut être paré à toutes les éventualités, et même à rencontrer une version maléfique de soi-même. Hulk en a fait l’amère expérience…

83 comments

  • PierreN  

    « Pas les bons personnages »

    Avec le même socle que ceux de son premier run des 90′s (le trio Madrox/Strong Guy/Wolfsbane plus le duo Havok/Polaris et Quicksilver ainsi que Val Cooper), qui reprenait la fonction de Freedom Force (l’équipe gouvernementale).
    PAD a pourtant fait du bon travail je trouve sur ses personnages pour les rendre intéressants (y compris le Shatterstar de Liefeld, reformulé au grand dam de son créateur, pas spécialement content de l’idée du coming out notamment). Avant lui, Madrox était généralement cantonné à l’île de Muir, Guido jouait les gardes du corps auprès de Lila Cheney, Rahne était chez X-Force, etc…

    • Matt  

      Je vais me faire mon propre avis. De toutes façons si je me fiais aux avis de tout le monde ici, comme tout le monde n’a pas les mêmes goûts, ben je ne lirais rien du tout^^ (Tornado anti old school, Bruce anti Bendis, Ellis, Fraction et Morrison, JP anti trucs d’horreur, etc.^^)
      Le seul truc ou il faut se méfier c’est quand tout le monde est d’accord pour dire que c’est de la merde. Là y’a un risque que ce soit vraiment à chier^^

    • Bruce lit  

      Même plus consistants, cette équipe de seconds couteaux le reste. Je veux pour exemple les X-FOrce et les Uncanny Avengers de Remender qui réussit à ramener dans le giron de l’événementiel des personnages de secondes zones.
      La blague du tube de mayonnaise de David c’est marrant mais ne suffit pas à donner à lire un run où rien d’essentiel ne se passe. Si tu aimes les personnages, ok. Si tu t’en fous, tu continueras de t’en foutre. Ce n’est pas un personnage qui aura réussi chez moi à inverser une tendance quelconque. Son Hulk, pour moi c’est juste chiant. A l’inverse d’un John Byrne ou d’un Dan Slott qui rendent sa cousine capable de tenir le devant de la scène.

      • Matt  

        Il convient de définir ce qui est « essentiel » Il n’y a rien de plus subjectif. Il faut une fin du monde, une menace galactique, une révélation qui va chambouler tout le Marvel universe ? Moi ça me gave ces intrigues à la longue. Des petites enquêtes bien écrites par contre, why not ?
        Bref je verrais.

      • Matt  

        En tous cas la série a plutôt bonne réputation sur le net. Certains comparent ça à Gotham Central, mais avec X-factor. Et j’ai bien aimé Gotham Central. Et pas Bruce^^
        Je sais pas, je crois qu’on n’a pas les mêmes attentes de lecture. L’évenementiel je m’en fous un peu. D’ailleurs je n’ai finalement pas gardé les Uncanny Avengers de Remender, c’est trop « grand, compliqué, menaçant la réalité toute entière, avec plein de dimensions et de trips temporels » Au final c’est fatigant à relire.

        • Bruce lit  

          Globalement, les séries -X- de Peter David reste un truc d’initié. C’est un éspèce de Joe Dante de l’univers mutant. A l’époque je feuilletais tous les numéros des spinoffs des xmen des 90. J’ai acheté du Xforce, du Cable, du Wolverine, du Génération X, parfois du X-Calibur. Le X-Factor de David, jamais….Et je n’ai rien perdu. Au regard de ma grille de lecture, oui.

          • Matt  

            Mais ça veut dire quoi rien perdu ? Des événements X qui se répercutaient sur toutes les séries ? Bon oui ok, ça veut juste dire qu’il faisait son truc dans son coin. En général c’est bien non ? Enfin j’sais pas, t’es fan d’events, de crossovers et tie in maintenant ?^^
            Si tu ne lis pas le DD de Bendis, tu ne perds rien non plus. Ni le Thor de JMS. Ni le Iron Fist de Brubaker. C’est le principe de trucs auto-contenus. ça existe dans son coin et si tu ne les lis pas, t’es pas perdu. Mais euh…pour moi c’est bien justement.

          • Bruce lit  

            ça veut dire que je découvre avec 30 ans de retard des Batman que je ne pensais pas apprécier.
            Les Xfactor de David, il n’y a rien qui m’intéresse.

          • Matt  

            Pourquoi t’aimes pas Gotham Central d’ailleurs ?

          • Bruce lit  

            Je trouvais l’écriture de Rucka et Brubaker trop mollassonne…C’était il y a 3 ans…
            L’histoire avec Mister Freeze, c’était interminable à lire pour moi. Je me rendais compte que je n’avais aucun atome crochus avec les personnages et encore moins avec cet univers.

          • Matt  

            L’histoire de Freeze c’est la première je crois. ça met en place le truc, c’est clairement pas le plus intéressant.
            Moi j’ai été bien pris dedans et il y a de chouettes enquêtes avec des développements intéressants sur les persos de Montoya et ses équipiers.
            Je pourrais écrire dessus mais je ne peux pas dire que je me souviens assez bien de tout ce qui se passe sur les 1000 pages du run…

          • Eddy Vanleffe  

            Tout ça est très révélateur des différentes sensibilités. Moi aussi chez Marvel et DC, je cherche les séries qui tiennent debout toutes seules… ça peut-être le Silver Surfer de Dan Slott et Allred, les X-factor de Peter David, son Captain Marvel aussi, L’uncanny X-force de Remender ou encore Avengers Arena, Birds of Prey, Gotham Central, les Titans, le Superior spider-Man, Carnage dont j »ai fait la critique… bref tous les trucs dont t’achète le corpus et voilà, t’as le début, le développement et la fin…
            Tous les seconds couteaux. a quelques exceptions près, je ne supporte plus les titres Avenging Avengers of the New Universe et les titres mutants n’ont plus rien à proposer: la tolérance: c’est has been dans le monde où il me suffit de cliquer pour dénoncer quelqu’un sans preuve.

          • Matt  

            C’est sûr que j’en ai plus rien à carrer des titres X-men non plus depuis la fin du run de Aaron.
            Toi ça fait plus longtemps, je sais^^
            Et puis les seconds couteaux, je ne vois pas pourquoi ils seraient moins intéressants s’ils sont bien écrits. En plus je n’ai jamais accroché aux personnages des leaders dans les équipes alors que ce sont les mecs qu’on est censé aimer.

          • Eddy Vanleffe  

            Je dois dire que c’est un véritable challenge que de défier les « grilles de lecture » les uns des autres…
            je suis de plus en plus tenté d’écrire pour des trucs qui n’ont à priori pas de public ici et de les défendre de mon mieux que d’argumenter à longueur de commentaires mes opinions qui n’ont pas plus de légitimités que d’autres…
            un panorama de X-factor pourrait voir le jour…

          • Matt  

            Le souci c’est que tu risques quand même de devoir argumenter dans les commentaires de l’article que tu auras écrit^^

          • Eddy Vanleffe  

            ça, c’est un plaisir…

            je me rends compte qu’on a pas mal détourné the last amercian sans vraiment parler de la BD en question, pareil pour Pupu dans le bayou alors que si l’article parle directement d’un arc qui pose question, on pourra développer…

  • Matt  

    Bon…ça m’ennuie de le dire mais j’ai lu les épisodes 207 à 236 du X-factor de PAD, et…bah…je suis pas loin de partager l’avis du boss.
    Bon perso je m’en fous de l’événementiel « majeur ». Les déboires des seconds couteaux qui mènent des enquêtes plus confidentielles, ça pouvait m’intéresser. Mais le souci…c’est que ces enquêtes n’ont rien d’intéressant pour l’instant.
    PAD fait du soap en misant tout sur les relations entre les persos, et les investigations de X-factor ne sont qu’un prétexte pour les faire interagir entre eux. Alors ok il y a des trucs sympas parfois, surtout concernant les pouvoirs de Layla Miller…mais les histoires sont incroyablement inintéressantes. Un gros démon tue des gens et X-factor doit intervenir. De gros dieux pas contents veulent piquer le bébé de Rhane et X-factor doit les arrêter. Un gros monstre débarque du Mojoworld pour tuer des gens et x-factor doit l’arrêter. De gros vilains venus d’autres dimensions veulent…je sais pas quoi d’ailleurs, et X-factor doit les arrêter. De gros démons veulent déclencher l’apocalypse et…bref.

    C’est purement du héros vs vilains du mois. Même pas une enquête avec des gens qui cherchent par exemple à faire accuser à tort des mutants ou des trucs plus « terre à terre » ou X-factor devrait utiliser ses talents pour résoudre une enquête et innocenter quelqu’un.
    Enfin je sais pas, moi, mais avec le status « d’agence d’investigations » on pouvait s’attendre à autre chose que de la baston. Ben non.
    Alors certes je n’ai pas fini le lire le truc mais …mouais bof pour l’instant.

    • Bruce lit  

      Voilà….
      C’est fonctionnel. C’est sympa pour ceux qui apprécient les personnages mais ça n’a jamais la portée universaliste de la série.

      • Matt  

        Sans méchanceté aucune, je dirais que ça me fait penser aux X-men de Fraction ou Gillen.
        C’est pas méchant sous ma plume parce que je ne déteste pas les X-men de ces auteurs, mais en gros ça ne raconte pas des masses de choses intéressantes, et il y a parfois des moments sympas entre les persos.
        L’inconvénient aussi pour moi, c’est que je ne connais pas les persos de l’équipe X-factor. Ou très peu. Du coup leurs relations ne m’ont pas transporté non plus alors que j’aurais été surement plus sensible u côté « soap » avec des X-men que je connais.
        Et puis bon…l’équipe ne semble jamais soudée, ils s’engueulent tout le temps, notamment avec des persos constamment en rogne comme Monet.

        C’est pas nul comme série, mais alors que le monde entier semble s’accorder à dire que les X-men de Fraction et Gillen c’est nul, ben je comprends pas trop d’où vient la bonne réputation du X-factor de PAD.
        Alors bon oui ok…j’ai pas lu tout depuis le début. Peut être que ça aide. M’enfin…s’il faut lire 100 épisodes pour apprécier le truc à sa juste valeur, on va dire que c’est trop long pour moi^^

        • Eddy Vanleffe  

          missed.
          dommage.
          En fait le grand souvenir que j’ai à chaque titre de PAD, c’est d’avoir rigolé à fond.
          après sans doute que ça manque de grandeur mais j’aimais bien le coté « autonome » du titre.

          • PierreN  

            « Et puis bon…l’équipe ne semble jamais soudée, ils s’engueulent tout le temps »

            Cet aspect dysfonctionnel, c’est justement ce qui en fait l’intérêt je trouve (les membres du groupes n’ayant pas forcément une grande respect pour leur chef Madrox). Si toutes les équipes fonctionnaient sur un mécanique bien huilée, sans anicroches ni tensions (façon JLA à l’ancienne), ce serait un peu chiant non ? Monet, au niveau du caractère, je lui trouve quelques points communs avec Emma Frost.

            Après c’est sûr que si l’on est insensible à l’axe « soap/sub-plots/humour sitcom » (tel un héritage 80′s croisé, tenant des X-Men et de la JLA international), forcément plus appréciable au long cours, ce run ne sera pas forcément au goût de toutes les papilles.

            Comme Eddy, j’apprécie cet axe plus modeste/local (les détectives rattachés à Mutant Town alors que House of M change la donne, juste après la mini-série de Madrox).

          • Matt  

            « Cet aspect dysfonctionnel, c’est justement ce qui en fait l’intérêt je trouve (les membres du groupes n’ayant pas forcément une grande respect pour leur chef Madrox). Si toutes les équipes fonctionnaient sur un mécanique bien huilée, sans anicroches ni tensions (façon JLA à l’ancienne), ce serait un peu chiant non ? »

            Moui…mais quand ils ont l’air incompétents dans leur job à cause de disputes d’adolescents…c’est chiant aussi.

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