Reflet cauchemardesque (Hulk : futur imparfait)

Futur Imparfait par Peter David et George Pérez

Double smash dans ta face !

Double smash dans ta face !

AUTEUR : PIERRE N

VO : Marvel

VF : Semic, Panini

Cet article portera sur les deux numéros de la mini-série Hulk: Futur Imparfait , publiée en 1992 et 1993 parallèlement au run de David sur la série régulière du géant de jade.

En ce qui concerne la série de Hulk, s’il y a bien un run qui a marqué plus que tout autre un nouvel élan créatif, respectueux des origines du titre tout en piochant intelligemment dans différentes périodes, c’est bien celui de Peter David (PAD pour les fans), le scénariste prolifique à qui l’on doit La Mort de Jean DeWolff , Spider-Man 2099 , ou encore Young Justice et Fallen Angel . En effet, il y a très clairement eu un avant et un après Peter David, tant le scénariste a durablement marqué la série de son empreinte, avec son run de plus de dix ans (de 1987 à 1998), qui reste encore aujourd’hui la référence absolue pour les aficionados du géant de jade tel que moi. En terme de qualité et d’impact, ce run est comparable à l’arrivée de Walter Simonson sur Thor , en ce sens qu’il a revigoré un titre en perte de vitesse, pour finalement déboucher à terme sur sa meilleure période.

Voilà ce qui se passe lorsqu’on laisse de l’Adamantium à la portée d’un savant dément

Voilà ce qui se passe lorsqu’on laisse de l’Adamantium à la portée d’un savant dément

Sa prestation sur le titre étant assez longue, il est possible de la découper en périodes précises et variées, allant de l’ère du Hulk gris en plein road trip jusqu’aux épisodes d’Adam Kubert.

Dans le lot, il y a cependant une période particulièrement appréciée, c’est celle du Panthéon, et le fait qu’elle a bénéficié de dessinateurs talentueux tels que Dale Keown et Gary Frank n’est sans doute pas étranger à cela. Cette ère a ainsi débuté avec la fusion des différentes personnalités de Banner, aboutissant au final au meilleur des deux mondes (mais tempéré par un équilibre mental précaire), soit un Hulk intelligent, ce qui n’est pas une première pour le titre depuis les épisodes de Bill Mantlo,  l’influence primordiale pour le run de PAD (en particulier pour tout ce qui concerne l’enfance malheureuse de Bruce et la relation houleuse avec son père).

Il ne vaut mieux pas déranger le Maestro dans son harem

Il ne vaut mieux pas déranger le Maestro dans son harem

Tout n’est pas rose pour autant dans la vie de Banner, entre ses problèmes de couple (Bruce ne peut plus reprendre sa forme humaine à ce moment-là) et les tensions internes au sein de l’organisation paramilitaire qu’il a intégré, et cela ne va pas aller en s’arrangeant à partir de sa virée dans le futur à l’occasion de cette histoire, qui se déroule chronologiquement peu avant le mariage de Rick Jones et Marlo Chandler. Le choix du titre ne semble pas être le fruit du hasard, puisque celui-ci renvoie à une épisode de Star Trek: The Next Generation , et après tout il ne faut pas oublier que PAD est bien connu outre-atlantique pour ses romans tirés de l’univers des différentes séries de la franchise.

La caverne d’Ali Baba du Marvel Zombie

La caverne d’Ali Baba du Marvel Zombie

L’imagerie post-apocalyptique choisie, qui rappelle les innombrables futurs dystopiques dans le domaine de la fiction et plus largement tout un pan des poncifs de la science-fiction des décennies précédentes pour ce qui est de l’esthétique, ne se veut pas spécialement originale. Là où l’oeuvre se démarque ce n’est pas tant dans la représentation du futur mais plutôt dans l’affrontement qui constitue le coeur de l’intrigue, aussi bien sur le plan physique que psychologique.

Tout le monde n’a pas la chance d’aussi bien vieillir que le géant vert

Tout le monde n’a pas la chance d’aussi bien vieillir que le géant vert

Après une introduction immédiatement accrocheuse et énigmatique, débutant directement dans le futur alors que Hulk vient tout juste d’arriver grâce à la machine temporelle de Fatalis, les choses sérieuses commencent dès lors que l’identité du despote qui règne en maître sur cette cité est dévoilée. Cette révélation constitue un véritable choc pour Hulk, qui se rend compte, tel le Adam Warlock de Jim Starlin face au Magus, que son pire ennemi n’est autre que lui-même.

Gare à celui qui s’oppose au tyran verdâtre…

Gare à celui qui s’oppose au tyran verdâtre…

Au-delà du gimmick du héros qui affronte sa contrepartie d’un autre temps, ce renversement de situation sert avant tout comme un moyen d’extérioriser un combat intérieur, puisque Hulk doit affronter symboliquement ses propres démons. Le Maestro n’a rien d’interchangeable en ce sens qu’il cumule les atouts des différentes facettes de Hulk et concrétise tout ce que redoute Bruce à propos de son propre avenir.

Il n’est rien de moins que la personnification symbolique de la crainte de Banner, celle de devenir un brute sanguinaire et redoutablement intelligente, qui laisse libre cours à ses pulsions en tout genre. Il a en outre sa propre tour d’ivoire, un palais étincelant, où ont lieu des banquets fastueux et des orgies démesurées, dévoilant un spectacle d’oisiveté d’autant plus obscène par rapport à l’extrême pauvreté de ses sujets, qui crèvent de faim en devant se contenter des miettes que le Maestro daigne leur laisser, c’est-à-dire le strict minimum.

Deux Hulk pour le prix d’un !

Deux Hulk pour le prix d’un !

Celui-ci prend un malin plaisir à faire souffrir son équivalent plus jeune, et après l’avoir brisé physiquement de manière provisoire, la suite de leur joute se joue sur le plan verbal.
Une fois la crise terminée, l’inquiétude de voir se concrétiser cet avenir lugubre persiste dans l’esprit de Banner, même s’il s’agit plutôt d’un futur potentiel que d’un destin gravé dans le marbre, et il n’appartient qu’à Hulk de faire en sorte de dévier de cette trajectoire, et de mettre à mal cette destinée pré-déterminée qui pèse sur sa santé mentale.

Le postulat de départ, consistant à reprendre l’idée de base du premier Terminator (de l’aveu même du scénariste) puis à l’inverser (cette fois c’est un héros et non un bad guy qui voyage dans le temps, et celui-ci débarque dans le futur au lieu du passé), permet de construire une intrigue haletante durant laquelle on se demande si le géant de jade va s’allier au Maestro ou se décider à mettre fin à son règne despotique. Le fait d’explorer un futur assez sombre, ce n’était pas une première pour PAD, puisque durant cette même période, il s’occupait également du titre Spider-Man 2099 (le héros éponyme finira même par croiser le Maestro à plusieurs reprises par le biais de multiples voyages temporels et notamment à l’occasion de la série Exiles ).

Le plus fort d’entre tous aurait-il trouvé son égal, voire son supérieur ?

Le plus fort d’entre tous aurait-il trouvé son égal, voire son supérieur ?

On retrouve ainsi au détour d’un dialogue la théorie sur les différentes lignes temporelles divergentes, mais cela ne paraît pas capillotracté tant le scénariste aborde de manière claire les implications du voyage dans le temps et les conséquences qui peuvent en découler ; cela se retourne même contre le héros qui croyait décontenancer son moi futur en se servant de cette hypothèse à son avantage, quitte à menacer de mettre fin à ses jours pour assurer la disparition du Maestro.

Peter David a bien compris à ce moment-là qu’il tenait un antagoniste mémorable, une incarnation vivantes des mauvais penchant de Hulk, tel un Darth Vader qui viendrait hanter la mémoire du jeune Anakin. Le scénariste l’a du coup fait réapparaître mais avec parcimonie, lors de la dernière partie du run illustré par un Adam Kubert à son plus haut niveau, et également à l’occasion de l’arc Ghosts of the future , qui a bénéficié du style outrancier de Angel Medina, typique des tendances visuelles cette décennie.

Il faudra ensuite attendre les années 2000 et 2010 pour que PAD ramène le Maestro, d’abord dans les pages de sa série Captain Marvel , dans l’arc jubilatoire Time Flies , où l’auteur s’amuse en mettant en scène une rencontre entre ses propres créations par le truchement du voyage temporel (l’occasion de boucler de vieux sub-plots).

Le facteur auto-guérisseur peut-il remédier efficacement au coup du lapin ?

Le facteur auto-guérisseur peut-il remédier efficacement au coup du lapin ?

Suite à un retour remarqué dans son second run sur la série Spider-Man 2099 , l’auteur a profité de l’opportunité que représentent les nombreuses mini-séries tirées de Secret Wars , pour explorer de nouveau ce futur alternatif, tout en ramenant des créations personnelles assurés de plaire aux fans de longue date du scénariste (c’est le cas de Ruby, la fille de Scott Summers provenant d’un futur alternatif apparu dans X-Factor ). L’auteur est tout à fait légitime dans cette démarche, dans le sens où il est les seul scénariste des tie-in de Secret Wars qui s’est occupé de l’histoire originale en premier lieu, et qu’il revisite donc dans le cadre de cet event.

Après son passage mémorable chez DC en compagnie de Marv Wolfman sur Teen Titans et Crisis on Infinite Earths , puis en solo sur Wonder Woman , Pérez est revenu vers la maison des idées, celle-là même qui lui a permis de se faire remarquer dans les années 70 grâce à ses séries d’équipes phares.
Le style détaillé et épique de George Pérez convient à merveille pour dépeindre avec moult détails l’aspect crépusculaire et glauque de ce futur post-apocalyptique peu propice à l’optimisme.
Le dessinateur du Gant de L’Infini sait y faire pour cassr des dizaines de personnages dans une seule et même page (mais contrairement à l’approche foisonnante de Darrow, ces planches restent claires), et comme à son habitude, ses planches fourmillent de détails, allant des murs de briques au vêtements des habitants, tous abîmés et dégradés, produisant un fort contraste par rapport à l’aspect plus lisse, étincelant et immaculé du palais.

Le suicide, une solution envisageable pour se débarrasser du Maestro ?

Le suicide, une solution envisageable pour se débarrasser du Maestro ?

George Pérez a également eu l’occasion de s’encrer lui-même, un privilège rarement accessible pour un dessinateur en raison de la cadence des deadlines qui régit les parutions mensuelles.
Une des scènes les plus mémorables de cet arc se résume à une splash page impressionnante, où la science du détail de Pérez fonctionne à plein régime, puisque Hulk découvre une salle spéciale où sont entreposé les reliques de ses camarades tombés au combat lors des guerres nucléaires.
Ces easter-eggs n’ont cependant rien de rédhibitoire, il n’y a pas besoin de connaître l’univers Marvel pas coeur pour apprécier cette histoire ; cela est surtout un cadeau bonus adressé au fan aguerri qui s’amusera à scruter tous les recoins de cette double page pour mieux reconnaître tous les références que le dessinateur à réussi à insérer. La collaboration de cette équipe créative s’est avérée si fructueuse qu’elle s’est ensuite poursuivie la même année avec la série limitée Sachs and Violens .

Après le Top BD de Semic, cet arc a été réédité par Panini en 100% Marvel, et la principale plus-value de cette dernière version en date (qui remonte tout de même à la fin des années 90) se résume à son court complément, un back-up qui revient sur la toute première apparition du Hulk gris des origines, et illustré par John Romita Sr en personne.
Cette histoire est vue à travers le prisme d’un ancien militaire présent sur le site au moment de l’explosion de la bombe gamma, et le choix du cadre intimiste contraste avec la tonalité plus sombre du diptyque qui a précédé. PAD y évoque une thématique récurrente de la série depuis la fin du run de Mantlo, celle de la figure paternelle violente (heureusement le père se ressaisit, et l’histoire se termine sur une note apaisée).

Le récit de David et Pérez s’est quant à lui vite imposé au fil des ans comme un incontournable pour quiconque s’intéresse de près ou de loin à l’oeuvre de PAD, et plus particulièrement à son long run sur ce personnage qu’il a considérablement développé et enrichi tout au long de sa carrière. Encore récemment, que ce soit dans les Fantastic Four d’Hickman ou le Hulk de Gerry Duggan, l’image d’un Hulk barbu renvoie de manière pratiquement systématique à celle d’un Banner qui a basculé du mauvais côté, un signe évident qui confirme si besoin était que Futur Imparfait fait partie de ces histoires qui ont le plus marqué l’esprit des lecteurs.

Un adieu à la hauteur de son héroïsme

Un adieu à la hauteur de son héroïsme

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Éternellement sous-estimé, Peter David reste pour beaucoup un scénariste majeur de l’écurie Marvel. C’est le cas pour notre ami Pierre N qui vous relate chez Bruce Lit une saga coup de poing : Hulk-Futur Imparfait.

La BO du jour:
Lorsque d’un voyage dans le temps, il faut être paré à toutes les éventualités, et même à rencontrer une version maléfique de soi-même. Hulk en a fait l’amère expérience…

39 comments

  • PierreN  

    En regardant la couverture du tpb de 1994, je faisais la constatation comme quoi c’est toujours assez troublant de revoir à posteriori les deux tours jumelles encore intactes.
    C’est un vraiment un marqueur temporel assez particulier, dès qu’elle sont présentes dans le plan d’un film (brièvement dans le premier Spider-Man de Raimi, expliquant en grande partie la raison de l’inclusion de la scène « patriotique » sur le pont, avec les new-yorkais qui viennent en aide à Spidey en sortant des répliques du genre: « tu t’attaques à l’un d’entre-nous, tu t’attaques à nous tous ! ») ou sur un simple poster (http://images.static-bluray.com/products/20/31557_2_large.jpg), il est difficile de ne pas songer aux tragiques événements qui ont eu lieu par la suite.

  • Tornado  

    Diantre, mais c’est plus un article à l’effigie de Peter David qu’à celle de Hulk lui-même !
    Je ne connais pas bien ce scénariste et je n’ai jamais lu son Hulk. Je comptais le faire au départ puisque Panini a publié des intégrales (notamment celles avec Mc Farlane), mais un copain m’avait fait changer d’avis en me disant que ça ne constituait pas une lecture très adulte…
    Du coup je me suis rapidement désintéressé du travail de ce scénariste, que j’ai rangé au rayon old-school.
    Mais tu m’as donné envie de donner sa chance à cet album, notamment dans sa version Panini. On verra si je tombe dessus un jour…

    • Fred Le mallrat  

      Je pense que ton ami fait fausse route.
      Apres je pense que le début de Pad sur Hulk avec Mcfarlane est pas vraiment « adulte » mais ca le devient surtout avec l’arrivée de Keown.
      Bon apres qu est ce que « adulte »?
      Pour moi les authority de Millar et ses ultimates sont « adultes », ce qu il fait ensuite (kick ass et autrres creator owned) est adolescent (sang, sexe mais sans fond) comme ses séries Marvel FF, CW ou old man logan qui sont faites pour choquer mais amenent peu à reflechir.. Snyder ou Bendis c est adolescent..
      Les comics dde Mc Gregor ou Gerber, certains de Starlin ou Englehart des 70′s sont adultes.

      Apres, il y a le style d ecriture mais là on est sur la forme et c’est clair que le changement vers une narration adulte commence mi-80..se developpe pour être la norme vers la fin des années 1990.
      mais là on parle de style.. le style c est la forme et ca ne fait pas le fond.
      Pour moi Steve Gerber traite plus de themes adultes que Bendis ne l’a jamais fait.

      Sur la forme, je trouve que Peter David comme C. Priest sont des auteurs mainstream qui les premiers commencent à utiliser une narration moderne petit à petit.

      • Fred Le mallrat  

        Et si j insiste sur Bendis, c’est pas parce que je le trouve mauvais.
        Je trouve qu il a beaucoup de talent (dans l écriture) mais qu il n essaie même pas de corriger ses défauts (intrigues bancales, fin en deus ex machina, Personnage servant l intrigue et donc peu credibles (comme Hickmann qui ne s en sert que comme outil) ..). Des choses qui me paraissent pouvant être travaillée.
        Comme Millar qui a du talent et l’a montré avec morrison, puis seul jusqu’à Ultimates, il se repose sur le minimum puisque ca vend.

        • Fred Le mallrat  

          Je le dis souvent sur les forums car on peut me prendre pour un passéiste. Je lis plus de comics que jamais. Je trouve que le niveau global de Marvel et DC a monté. Il n’y a plus une dizaine de comics mal scenarisé et mal dessné (je n’aime pas Patsy Walker ou Squirrel Girl mais dans son genre c est bien fait; c’est juste que ca ne me parle pas).
          Par contre, on a moins de chef d oeuvres qu avant.. il y a moins d’idées, certains scenaristes semblent vouloir montrer qu’ils ne veulent pas faire du super-héros mais du polar ou autre chose, les personnages osnt moins organiques…

          Bref si tout est mieux fait sur la forme, il manque énormément le petit quelque chose, le discours, l envie de faire progresser un personnage mais aussi peut être le fait qu’énormément de choses aient été faites avant.

          Je lis Supergods de Grant Morrison.. et il indique que Secret invasion est une sorte de suite de la guerre Kree/Skrulls de Thomas/Adams sans arriver au même niveau de réussites.
          Et c est un peu cela. Thomas est moins doué comme écrivain que Bendis mais il fait passer des choses, parle, a un dscours et la volonté d essayer de rendre ses persos « plus humains » ou « reels »…

      • Tornado  

        Oui, je parle de style d’écriture, ce qui est fondamental pour moi car je n’arrive pas à passer outre. Je pense même que c’est plus important que le fond pour que je puisse ressentir un réel plaisir de lecture. Je peux lire une BD super bien écrite et assez creuse dans le fond. Au contraire, je ne peux pas lire une BD profonde si le style d’écriture n’est pas bon.
        L’ami en question s’était arrêté au premier tome avec Mac Farlane.

        • Fred Le mallrat  

          Mais je comprend parfaitement.
          Moi c’est un peu differend. Je suis de la génération Marvel/Punk, je prefere de l imagination à la technicité.
          Mais je comprend les personnes pour qui c’est le contraire.
          Et en effet, le début avec McFarlane est assez moyen. La suite avec Jeff Purves serait meilleure au scenario mais le dessin n’aide pas.
          Le mieux est de commencer à l’année 1991 (quitte a revenir en arrière). mais je pense que Peter David comme Priest (d’ailleurs c est Priest qui engage le 1er Peter David sur Spiderman) sont les scenaristes « mainstream » qui utilisent les premiers une narration moderne.

    • Matt  

      PAD c’est pas forcément hyper adulte sur le fond, mais niveau narration ça fait plus moderne que d’autres séries de l’époque. Pas de bulles de pensée, pas de tirade descriptive de ce qui se passe à l’image, des dialogues plus réalistes et naturels et un bon sens de l’humour.
      Il y a des thèmes adultes abordés mais bon oui « c’est quoi un truc adulte ? » Si tu aimes Tintin qui s’adresse pas mal aux enfants aussi, tu devrais supporter PAD. Ce n’est pas sombre, trash, violent, triste et plein de réflexions profondes, mais à mon sens, ça ne correspond pas à ta description de « infantile » dans la narration. J’ai lu la partie 1989 à 1992 (la fin de la période Hulk gris et le début du panthéon) et c’est très bien.
      Je n’ai pas lu ce futur imparfait qui semble intéressant. J’ai lu et fait un article sur « the end » par contre du même Peter David, qui sera peut être publié dans la semaine du coup.

      • Fred Le mallrat  

        C’est cela mais vous insistez beaucoup sur le style de narration. Pour moi un style n est pas adulte, c est moderne.
        Bien sur que même moi, je trouve que McGregor est trop verbeux par exemple mais il a des themes adultes dans ses Black Panther (et il est le précurseur de la decompression).
        Apres, je suis pas d’accord avec toi sur PAD, rien que sur ces premiers travaux sur Spidey, PAD a fait la mort de Jean Dewolff ou cette histoire avec un enfant pourchassé par le SHIELD.. c etait déjà des thèmes avec de la reflexion et une facon plus adultes, plus sombres de traiter les choses.
        Sur Hulk, il y a quand même une reflexion sur le pêrsonnalité, les consequences des violences parentales et conjugales, le thême d’être proactif avec le pantheon (ingérence politique) …
        Parfois c est en sous texte mais souvent sur le devant.
        Encore une fois, sexe, mort conspiration, violence.. Image Comics de Mcfarlane, Liefield, Silvestri.. ont singé Watchmen ou autres mais sur la forme.. ca part de lectures adultes pour en faire au mieux des lectures ados..
        Je trouve compliqué de definir le ton adulte mais quand vous degommez Englehart.. Pour moi il a fait de plus grands comics adultes que Hickmann et Bendis qui s arrêtent à la lisière de al reflexion. Chez englehart, c est souvent en sous texte mais ca a du sens.

        Apres la narration.. on est OK mais si limiter les cases de pensées me semble bien.. ne plus en faire peut aussi s avérer contre productif: un outil peut toujours servir! Ce n’est pas l’outil le souci mais la facon de s’en servir.
        Alan Moore a utilisé la bulle de pensée parfois de belles manières (Swamp Thing et Miracleman qui sont le départ officiel de la narration moderne).
        Et n’oublions pas que les auteurs modernes (Moore, Morrison, Bendis..) ont tous eu des modèles qui sont les mêmes (Gerber, McGregor surtout).

        • Fred Le mallrat  

          Je comprend qu’on puisse ne pas aimer une narration ancienne (je n’arrive pas à lire le golden age).
          Par contre, je trouve que dire d’un style qu’il est adulte si ce n est qu’un style narratif.. C’est condescendant. Ce qui doit être adulte, c est le fond.. et certains DA pour enfant sont plus adultes que des films familiaux.

          • Matt  

            Moi je suis assez d’accord, mais on parle à Tornado là^^ Pour lui le style narratif c’est hyper important donc je lui parle de trucs qui peuvent l’intéresser.

          • Matt  

            Et quand je dis que PAD c’est pas hyper adulte, ce n’est pas un reproche. Oui il aborde des thèmes adultes, mais il a aussi un goût prononcé pour l’humour donc parfois c’est gentillet. Ce n’est pas adulte dans le sens hyper sérieux et dramatique. ça peut bien s’adresser aux enfants aussi, même s’ils ne saisiront pas forcément le sous-texte. Pour moi ça reste du mainstream, mais intelligent.

          • Fred Le mallrat  

            Quand j’étais gamin j’aimais pas le Kirby des 70′s.
            il passait apres Englehart sur Captain America et aprés McGregor sur Panther et avait des intrigues moins profondes ou en tout cas moins terre à terre, moins politique. En plus Kirby a un style (je parle de ses scenarios) assez lourd, avec des dialogues trop présents, un manque d empathie..
            Mais là que je relis ses oeuvres de Panther, Cap ou New Gods, cela passe mieux aujourd hui car je vois aussi les milliers d’idées par séries qu’il balance sans s’arrêter.
            Un numéro de new gods a plus d’idées que la carriere entiere de certaines stars du scenario actuelle!

            A contrario, j’aimais bien Defalco sur Thor. Et si la relecture des premies numéros ne m’a pas démentie.. la relecture des numeros 401-418 m’est trés difficile en ce moment.
            Le style est lourd mais en plus c’est une répétition d’idees de Kirby… sans aucune imagination propre et ca rend tout cela indigeste.

          • PierreN  

            Oui enfin l’aspect « adulte » (aussi délicat à définir que le sempiternel réalisme dont on nous bassine, je préfère le terme vraisemblance pour ma part) n’est pas forcément antinomique par rapport au recours à l’humour.
            Les deux peuvent très bien co-exister, même si comme Matt, je me doute bien que les goûts de Tornado le poussent à s’intéresser à des séries Marvel Knights sombres et sérieuses plutôt qu’à des séries mainstreams drôles, légères et se reposant beaucoup sur la continuité, comme She-Hulk de Slott ou Captain Marvel de PAD.
            Même chez les chantres de la tournure plus sombre prise par les séries mainstream au cours des années 80, on retrouve un zeste de comédie.
            Ce qui participe selon moi à différencier le Daredevil de Miller (au-delà du degré de talent) par rapport au DD de ses suiveurs (Chichester, Smith, Bendis, Brubaker, Diggle, Soule), c’est qu’il ne se contentait pas seulement de la tournure plus sombre façon polar, en intégrant également quelques touches humoristiques bienvenues (les bagarres à répétition façon saloon dans le bar de Josie, l’infiltration maladroite de Foggie dans les quartiers mal-famés, Turk et Grotto, Foggy qui pique le dernier morceau de pizza des héros à louer, ou encore le running gag avec Pik le loucheur).

        • Tornado  

          J’ai lu La Mort de Jean Dewolf. Je trouve le 1° épisode magnifique, et pour le coup très moderne et adulte, à la fois dans le fond et dans la forme. Par contre, les épisodes suivants s’enlisent peu à peu dans l’infantile, avec le vilain pathétique sur lequel l’intrigue se recentre peu à peu.
          Je ne le cache pas : Je suis incapable de lire les comics old-school verbeux et naïfs, parce que je les trouve simplement mal écrits. Partant de là, qu’ils aient du fond ou pas, je trouve ça mauvais.

          • Fred Le mallrat  

            Là je suis pas d’accord car le Sin eater est pas trés infnatile (pas plus que Rorschach par exemple au niveau nevrose, un peu objectiviste).
            Apres c est clair que Pad ecrit du superheros mais joue baucoup avec les dialogues. C’est plein d’humour.

          • Matt  

            Ah par « épisode 1″ tu veux dire « partie 1″ avec les 4 numéros de spectacular spider-man 107 à 110.
            La partie 2 est moins passionnante en effet.

          • Fred Le mallrat  

            Oui en effet la « suite » est pas au niveau.

            Apres, si je peux me permettre, la première histoire est justement bien dans la ligne de ce qu’était devenue Spectacular avec Peter David et Jim Owsley (nom de Priest à l’époque) avec des histoires sombres de ce genre (juste aprés tu as la mort de Kraven qui est, à mon avis, la meilleure histoire de spiderman (je blaspheme en ne citant pas Ditko) et une histoire de Nocenti avec Cynthia martin assez déreangeante ‘(dans mes souvenirs).
            C est la periode Miller sur DD, Simonson sur Thor, Byrne sur FF (avec ses stands alones plus sociales à la Eisner où un inconnu sauve le monde sans le savoir, une histoire où un enfant se tue en imitant la torche ou bien un ancien camarade de classe de Johnny est dans le couloir de la mort) mais aussi une bonne periode pour Xmen; Dematteis vient de quitter Captain Ameriva (en ayant confronté les differends types d ideaux à ceux du Captain) et Stark devauit etre alcoolique alors que Pad arrivait sur Hulk mais aussi STern sur Spidey et Avengers.

            Je veux pas dire que TOUT marvel était interessant, bien écrit et adulte.. mais plusieurs titres l’etaient, allait l etre ou l avaient été.. C est le moment charnière du début du changement vers l’ère moderne qui sera un peu ralenti par Defalco (en tant qu EIC) qui voulut revenir à du Lee/Kirby/Ditko puis Harras qui ancrera le style Image des 90′s.

            Donc même si c est pas la majorité de ce qui sort, cela reste representatif de types d’histoires qui emergent dans les séries et en tout cas qui sera la norme dans Spectacular pendant 2 ans (PAD+Dematteis+Nocenti).

          • Tornado  

            @Matt : Non, je fais bien référence au 1° épisode, littéralement parlant. Après çe baisse en qualité je trouve, et plus encore dans la 2° partie avec Sal Buscema, malgré la présence tout du long de Peter David. Mais c’est une bonne saga. Mon commentaire amazone était plutôt favorable.

            @Fred : Je trouve aussi que « La Mort de Kraven » est la plus belle histoire de Spidey. J’en ai écrit l’article ici.
            Je suis fan du run de Miller sur DD, et j’aime partiellement bien le run de Claremont sur les X-men, notamment entre 1982 et 84, avec trois pics que sont « Dieu Crée L’homme Détruit », « X-men Vignettes » et « Lifedeath ». Par contre Byrne et Simonson je déteste. Je trouve l’écriture très mauvaise, très old-school.
            Là je suis entrain de relire le run de Stern sur Spidey (ça se laisse lire mais c’est un peu lourd quand même) et je pense enchainer ensuite avec le DD de O’neil.

          • Fred Le mallrat  

            Perso Stern, je le préfère sur Spectacular Spiderman (rien que l’arc sur White Tiger et Gideon Mace) plus que sur Amazing.
            Si tu as l’occases, lis peut être American Flagg de Chaykin.
            C est surement le comics qui commence vraiment avec une narration moderne (sans bulles de pensée de memoire) avec une forme de décompression.
            Perso, je suis pas ultra fan (je l ai relu recemment) mais c est plus sur le fond que la forme.
            Ca devrait te plaire en oldies indé des 80′s.
            Le DD d’Oneil est trés fluctuant. Des moments mémorables comme l episode far west avec Mazzuchelli et des moments trés moyens. Je recommanderai plutôt Nocenti. Je préfère O’neil sur Batman, The Question (que je te recommande surtout car plus moderne) ou Iron Man (je ne parle pas de Green lantern, JLA, Manhunters ou ses 1ers Batman que tu vas trouver un peu trop old school).

            Dans les vieux scenaristes, je pense qu’un gars comem Moench te plaira (Master Of Kung Fu ou Moon Knight, Batman..). Peut être Steve Gerber sur man-Thing ou Howard The duck.

            Dans les 80′s, que tu sembles essayer de lire, je dirais Question d’Oneil, peut êtres les Green Arrow de Grell, les Punisher de Steven Grant ou de Mike Baron.

            Mais par exemple dés les 90′s, tu devrais essayer Thor ou Doc Strange par Warren Ellis (Doc Strange de Dematteis aussi.. ca tombe bien le tout est dans un Epic Collection qui sort ce mois ci) ou les travaux d »ennis chez DC, les Batman de Milligan ou Morrison..

            (Même si apres je trouve que Claremont ecrit moins bien que Byrne, Stern ou Simonson et a des sujets avec plus autant de fond mais pas plus) et que là tu brouilles ma carte.. car je trouve qu’un Dematteis ou Englehart ecrivent au moins aussi bien et avec plus de fond.

          • Tornado  

            Nocenti : J’ai essayé, son écriture ne passe pas du tout. C’est truffé de bulles de pensées et de passages lourdingues niveau dialogues.
            Claremont : très lourd aussi dans l’écriture. Mais certaines sagas sont plus soignées. Sur ses « Vignettes » il écrit très bien par exemple.
            Moench c’est pas mal sur Batman. Par contre j’ai relu un vieil Aredit de Moon Knight récemment et j’ai trouvé ça très moyen, voire pas terrible du tout.
            les Punisher de Steven Grant et de Mike Baron sont très chouettes, en effet.
            DeMatteis est pour moi le meilleur scénariste de sa génération ayant écrit des séries mainstream sur le long terme. Dans la saga du Clone par exemple, il écrase la concurrence.

            Les Amazing de Stern et le DD d’O’Neil, je les avais lus à l’époque dans Strange. Et c’est là que je les relis. Je ne lis pas de VO.

          • Fred Le mallrat  

            De Dematteis, je te conseille, en VF, si tu ne l’as as déjà lu Brooklyn Dreams chez Futuropolis.

      • PierreN  

        « J’ai lu et fait un article sur « the end » par contre du même Peter David, qui sera peut être publié dans la semaine du coup. »

        Puisque l’article de Tornado sur le Hulk Grey de Loeb/Sale n’est plus consultable, je présume qu’il doit être également au programme. Le dimanche étant réservé pour Figure Replay et la rubrique de Nikolavitch. Il doit donc rester trois articles sur 6 dont je n’ai pas encore deviné le contenu. Je parie sur le Hulk d’Ang Lee, dont Bruce est fan si je me souviens bien.

  • Vindicator  

    Merci pour cet article Pierre N.
    Pour moi Peter David reste l’initiateur de la perte d’adamantium de Wolverine.

    • Fred Le mallrat  

      Oui j’oubliais de feliciter l’auteur pour cet article complet (mention du Warlock de Starlin qui, pour moi est le chef d oeuvre cosmique Marvel loi devant Infinity Gauntlet (moins de fond et puis Lim apres Perez ca fait tache)).

  • Léo Vargas  

    Hello camarade,

    Merci pour ton article toujours aussi bien écrit. Ce récit fait parti de mon top ten et des histoires à lire absolument.
    Pour ma part, cette magnifique collaboration entre David et Perez fut une véritable claque pour moi !
    Le récit qui démarre sur les chapeaux de roues, la première rencontre entre les deux géants ou la fameuse pleine page montrant les reliques… Autant de vignettes qui restent gravées dans ma mémoire…

  • OmacSpyder  

    Un article foisonnant d’informations sur cet arc et l’approche de Peter David. Ce dernier en connaît un bout pour plonger dans la tête de ses personnages. Oeuvrant en effet en parallèle comme tu l’évoques sur la série, il aborde les différentes facettes de Hulk dont Samson (est-ce l’avatar de David?) fait fusionner la personnalité.

    Enfant, adolescent et adulte sont désormais réunis.
    Future Imparfait y ajoute ainsi une question : Bruce Banner est-il voué à répéter la violence du père? Car le Maestro, cette figure apparaissant comme un reflet vieilli et déformé, n’est-ce pas cette question qu’il pose : comment échapper, alors que la violence de Hulk est connue, à une répétition de cette violence en devenant à son tour celui qui la répand? Le récit fait ainsi la part belle à cette confrontation et présente ce futur possible : imparfait mais pas impossible si la victime obéissant à son vécu et son inconscient se transforme à son tour en son incroyable bourreau…
    Le Maestro se présente ainsi comme le Maître de son destin, celui qui a accompli la boucle, là où il n’a fait que présentifier son passé dans une répétition imposant cet imparfait futur.
    Faire se rencontrer ces deux versions de Hulk au moment où Bruce Banner se sent échapper enfin à ce que ses alter égos lui font subir, se pensant le Maître désormais de son destin, n’est pas sans saveur et ne manque pas de rappeler que l’ombre tapie en lui demeure…

  • Présence  

    Merci beaucoup pour cette plongée dans les épisodes de Peter Allen David, et cette histoire mémorable, à la fois pour la création de Maestro (l’incarnation des angoisses de Bruce Banner quant à ce que Hulk peut devenir), et pour la prestation exceptionnelle de George Perez.

    J’avoue que Peter David ne figure pas parmi mes auteurs préférés. Je le trouve irrégulier, même sur ses séries personnelles. En refeuilletant Sachs & Violens, je me suis dit que je n’avais aucune envie de relire ça. Le début de la série Fallen Angel était vraiment prenante, avec de magnifiques pages de J.K. Woodward, mais j’ai eu l’impression que l’intrigue principale se délitait dans une suite d’aventures de moins en moins bien finies.

    Mais je compte bien profiter de la sortie de Hulk Epic Collection Fall of the Pantheon (Hulk 420 à 435) pour me faire une autre opinion. A l’époque , j’avais dû abandonner la lecture de Hulk, avec l’arrivée de Jeff Purves, pas très séduisant comme dessinateur comme le fait remarquer Fred Le mallrat.

  • JP Nguyen  

    Celui-là, je l’ai dans ma collec (vieille édition Top BD de Semic). J’aime bien la période du panthéon, en partie pour l’ambiance amenée par le casting élargi et en partie parce que j’étais au lycée et que je croisais un camarade lisant aussi des comics, on se prêtait les revues, ça me permettait de suivre sans tout acheter…

    • Bruce lit  

      J’ai pris autant de plaisir à te lire Pierre qu’à suivre le débat passionnant qui s’en est suivi mené par Fred.
      Je suis volontairement resté en retrait par pur plaisir de vous voir dialoguer.
      Je n’ai pas lu cette histoire Pierre. Et je ne suis pas sûr de vouloir le faire ayant une vision très conservatrice du Titan Vert C’est sûrement le seul personnage que je n’ai pas envie de voir évoluer. J’avais quelques VI où il s’appelait Mr Fixxit, c’est ça ? Gangster, habillé, intelligent…..non…non…j’ai pas envie, j’y crois pas. Par contre tu m’as donné envie de relire Rahne de Terra :)
      Merci d’avoir offert enfin à Peter David la une, Pierre.

      • Matt  

        Eh ben c’est en fait très intéressant. Comme toi ça ne me tentait pas forcément de voir un Hulk différent mais il faut prendre ça comme une parenthèse car ça ne dure pas (comme Superior spider-man par exemple).
        Au travers du Hulk gris intelligent (Joe Fixit), puis ensuite du Hulk vert intelligent, PAD étudie la psyché fragmentée de Banner. Joe Fixit est le côté refoulé de Banner, le mauvais garçon, le Hulk idiot est l’enfant, le Hulk vert intelligent est sa psyché reformée par Doc Samson. Lors de cette phase, Banner et Hulk ne font qu’un et Hulk ne peut plus redevenir humain. Moi je trouve ça intéressant. Et ça m’a donné envie de lire du Hulk.

        • PierreN  

          L’idée d’un Hulk intelligent, c’est même ce qui a motivé David à reprendre la série.
          Forcément avec un scénariste de sa trempe, connu pour ses dialogues percutants et son humour, l’idée de s’occuper d’un monstre vert au vocabulaire limité n’avait pas de quoi l’emballer. Heureusement pour lui, ses prédécesseur avaient ramené le Hulk gris moins bête. J’aime beaucoup le début du run , même si graphiquement ce n’est pas la joie (McFarlane, Purves).

          @Bruce: L’arc de la VI que tu mentionnes, ça doit probablement être celui où Hulk revient à LA (l’occasion d’endosser de nouveau l’identité de Joe Fixit), et en profite pour rétamer Octopus (un tacle adressé à Larsen) et à s’allier au Punisher.
          La période Fixit a longtemps été inédite en VF, et il a fallu attendre les intégrales pour y accéder.

      • PierreN  

        « Merci d’avoir offert enfin à Peter David la une, Pierre. »

        Entre Peter, faux s’entraider. ^^

  • Eddy Vanleffe  

    Le seul truc que je pourrais rajouter sur Peter David est que vraiment son écriture N’EST PAS datée ou naïve, on peut l’admettre pour tous les vieux qui ont (plus ou moins subjectivement) mal vieillis comme Claremont, Byrne, Stern, Starlin mais David as faire évoluer son écriture et ses thèmes avec son époque à chaque fois.
    Je conseillerais aux amateurs de trucs sombres et plus « cérébraux »son Fallen Angel mais en mainstream, il est carrément à mes yeux le meilleur des mondes. il parvient en effet à être respectueux de la continuité, s’en servir à bon escient sans perdre un nouveau lecteur grâce à un point d’accroche renouvelé ET moderne pour parfois être plus provocateur que d’autres qui aiment surtout leurs followers. mieux quand un crossover vient lui chier dans les baskets, il le détourne pour enrichir sa propre intrigue… je me suis souvent dit, Putain il est fort ce bougre!
    Et en plus il est marrant à lire…
    La mini Madrox est sympa pour ceux qui ne voudraient pas s’encombrer de trucs trop longs ou liés à la continuité…

    • PierreN  

      @Eddy: En effet, alors que David a pourtant débuté en tant que scénariste au cours des 80′s (la comparaison que fait Fred avec l’approche de Priest est pertinente, tant dans l’utilisation de l’humour que de la continuité, d’autant plus que c’est Owsley/Priest qui lui a mis le pieds à l’étrier en le faisant bosser sur Spidey), son style narratif n’est en aucun cas daté ou « has-been » à force de ressasser les même tics d’écritures et autres thématiques (si Remender continue sur cette lancée, c’est ce qui finira par lui arriver un jour ou l’autre).

      L’intégration d’X-Factor dans le Chant du Bourreau donne l’impression de lui avoir bien cassé les couilles (d’ailleurs, il a quitté le titre pas longtemps pas longtemps après). Par contre, pour son second run de 2005 à 2013, il est resté contre vents et marées en dépit des contraintes éditoriales (Rahne qui lui est retiré pour intégrer X-Force, et il a su plus tard rebondir là-dessus) et des multiples crossovers. Cette ténacité est assez admirable.

      • Bruce lit  

        Je confirme qu’avoir su préserver son bateau avec toutes les branlettes Crossovers de Quesada et sa horde, oui, c’est admirable.

  • Eddy Vanleffe  

    il a baissé son salaire et proposé une nouvelle direction pour pouvoir continuer Captain Marvel (j’adore aussi d’ailleurs…)

    • PierreN  

      Je m’en souviens, ça devait être au moment du lancement d’un autre volume de Cap, avec l’initiative Marvel’s ‘U-Decide’ de Jemas et Quesada. Les séries Marville (celle avec les couvertures racoleuses et moches de Greg Horn), Captain Marvel et Ultimate Adventures étaient en compétition pour savoir laquelle d’entre elles allaient pouvoir devenir une ongoing en fonction des ventes.

      « Marville was created because of a publicity stunt between then-Marvel president Bill Jemas, Joe Quesada, and Peter David in a contest called U-Decide, a competition to see who could sell the most issues. Peter David’s Captain Marvel series won the contest, and Bill Jemas’ contribution was this. »

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