Rencontre Dave McKean 18/10/17

Rencontre Dave McKean

Article de  BRUCE LIT

Bruce Vip !

Bruce Vip !

Dans le cadre de la sortie française de son Black Dog (paru initialement chez Dark Horse), Dave McKean était présent au vernissage d’une exposition consacrée à ses planches dans la galerie Glénat du IIIème arrondissement de Paris. L’événement à peine ébruité par invitation était finalement en accès libre et Bruce Lit y était, de manière absolument pas intéressée et sans aucune idée d’article derrière la tête.

Il est 19h00 pile lorsque je franchis le seuil de la galerie pour y retrouver l’ami Marti de Comixity. On ne s’est pas vu depuis la rencontre avec Claremont mais, pas le temps d’ergoter que nous sommes happés par les planches du maître. Là, devant nous, de manière ridiculeusement accessibles, en format A3, sur 3 pièces, s’étendent les originaux de Black Dog et c’est juste à la fois très intimidant et captivant.

Peintre surréaliste de la première moitié du XXe siècle, Paul Nash a vécu l’atrocité des tranchées de la Première guerre mondiale. Une épreuve qu’il a décidé de sublimer par la peinture.
McKean lui rend hommage à travers cette biographie fantasmée entre réalité et illusion dans laquelle l’artiste est visité par un chien noir dans ses rêves.

On est vernis !

On est vernis !

La scénographie respecte le chapitrage du livre sorti une semaine avant et que je n’ai pas encore pas lu. Je m’en mordrai les doigts très vite. Au fil de l’exposition, le public voyage d’une séquence à l’autre où Mc Kean change de style : l’on passe d’une conversation brumeuse et floutée dans les tranchées, à des portraits tourmentés façon Picasso ou Braque où les visages sont déformés par la violence des émotions jusqu’à les rendre parfaitement anonymes pour les transformer en chair à canon.

On passa ensuite dans un couloir consacré à l’étude des personnages avant de pénétrer dans une pièce mettant en scène un cauchemar de Paul Nash empêtré dans des épines. Le trait de McKean est anguleux, aiguisé comme des couperets à la fois très lisible (on est pas chez Bachalo) et suffocant. On peut y percevoir les collages qui ont rendu célèbre l’artiste voire quelques uns de ces crayonnés.

Le monde entier est un c.a.c.t.u.s !

Le monde entier est un c.a.c.t.u.s !

Bien sûr la maestria séquentielle ne suffit pas pour saisir pleinement les propos du maître  sans connaître l’histoire ce qui est frustrant mais stimulant pour percer à jour le mystère de ces planches et….
et…
le voilà !
L’invitation avait précisé que le vernissage se ferait en la présence de McKean, mais on pouvait s’imaginer un événement bondé avec un artiste inaccessible accaparé par les huiles de la profession (vernissage….huiles….’suivez ? ). Ce n’est pas le cas !

A l’inverse de son art violent et torturé, McKean est un petit bonhomme placide, affable, disponible qui part volontiers chercher l’avis de son public. Il déambule tranquillement accompagné de son épouse charmante et détendue et de l’ami Jalabert.

Les McKean découvrent le

Les McKean découvrent  L’antre de la pénitence de Tomasi et Bertram

Mme Mc Kean m’alpague : Hi , do you like it there ?
Moi : Euh…ben oui M’dame, moi grand fan de votre mari notamment pour les couvertures de Sandman, une oeuvre qui m’a marqué à vie !
Mme Mc Kean est très chaleureuse : elle m’attrape par le bras, me passe la main dans les cheveux de manière affectueuse en riant et me propose de venir parler avec Dave…
Oh là là…on va pas la contrarier, hein ?

On la suit avec Marti encore plus intimidé que moi, et me voilà parti pour une discussion avec l’homme qui signa toutes les illustrations de Sandman, les dessins légendaires de Arkham Asylum ou de Cages. Je n’ai rien préparé, mis à part le fait que sans trop y croire j’ai ramené mon Last Temptation signé par Gaiman 3 ans plus tôt ! Je sors du boulot et je me voyais pas me trimbaler mes omnibus de Sandman du fin fond des Yvelines….

Et de deux ! Il me manque celle dAlice et de Zulli !

Et de deux ! Il me manque celles d’Alice et de Zulli !

Je sors maladroitement mon exemplaire devant McKean.  Ses yeux s’allument : J’ai adoré travailler sur celui-ci, Alice Cooper est un personnage adorable.
Moi : (oh bordel, c’est la panique): ah…euh…c’est exactement ce que m’a dit Gaiman lorsqu’il me l’a signé M’sieur McKean !
Il me le signe à son tour et je m’apprête à détaler. Et là McKean me demande si l’expo me plaît, (les coupes de champagne arrivent, on va se réhydrater comme on peut….).

(Bordel, Bruce, dis-quelque chose d’intelligent) : Euh Msieur McKean, est-ce que vous appréciez le travail de Gerald Scarfe ? (Il me regarde en ouvrant grand les yeux) -ne pas s’étouffer avec ce putain de champagne-, parce que ces séquences de soldats fatigués dans les tranchées, cet enfant écrasé par un professeur omnipotent me rappelle The Wall ! (Une seconde = un siècle dans l’esprit de vote pauvre ami qui est sur le point de se dissoudre…)
McKean : c’est assez incroyable ce que vous me dîtes car j’aime beaucoup le travail de Scarfe et son art de la caricature ! J’adore The Wall ! J’adore Roger Waters, bien plus que Pink Floyd d’ailleurs. Ce rapprochement est intéressant. Je ne l’avais pas en tête mais il est évident ! Merci beaucoup.
Moi (Tout à coup, le champagne passe mieux): Merci Monsieur McKean, c’est juste surréaliste de tailler la bavette avec vous, je suis très intimidé !

Comme un air de The Wall ? Si, si, jinsiste !

Comme un air de The Wall ? Si, si, j’insiste !

Dave McKean continue sur Roger Waters : et sinon, qu’est ce qu’il devient ?
Moi (il est marrant lui, j’suis pas son imprésario !) : il vient de sortir un nouvel album : Is This The Life We Really Want produit par Nigel Godrich l’homme derrière Radiohead et Mc Cartney.
McKean : Really ! Et ça sonne comment ?
Moi (Fuck You Warhol, c’est moi que McKean interviewe !): Et bien disons que c’est un album sobre pour une fois avec toutes les thématiques de Waters habituelles autour de la guerre et de la folie des hommes. Waters est un homme en colère même à 70 ans passés, certains passages sont assez émouvants !

Moi : Ahem, et sinon, vous suivez l’actualité de Gaiman ou Morrison ?
McKean : (rires) pas du tout, je suis bien trop occupé par mes projets, mais on s’écrit régulièrement avec Neil. Et sinon , vous avez écouté le dernier Alice Cooper ?
Moi : euh…c’est juste catastrophique, le pire de sa carrière, aucune ambition, un assemblage de notes sans queue ni tête.
McKean : Such a nice guy; il vous manque sa signature désormais
Moi (vachement remonté contre Cooper en fait) : Ben je ne suis pas prêt de l’avoir, sauf si je paie un billet VIP pour ses concerts à 500€…Je le vois à l’Olympia en décembre.
Tout le monde se marre et moi je n’en puis plus et décide de laisser ma place….

Cubique ?

Cubique ?

Jalabert me présente un peu plus tard un grand jeune homme très intimidé et un peu seul dans son coin ; Il s’agit de Ian Bertram qui vient de signer une One Shot avec Peter Tomasi : Dans l’ombre de la Pénitence. Jalabert nous présente, dit plein de mots gentils sur le blog et nous laisse avec les copains de Aapoum Bapoum qui viennent d’arriver.

Ian nous demande où acheter des Comics à Paris mais avoue n’être pas du tout friand de super-héros malgré le fait qu’il ait dessiné du Batman et des X-Men. Il est très flatté d’être comparé à Quitely et ne tarit pas d’éloges sur Druillet et Moebius. On parle du statut précaire des auteurs de BD français pour dévier sur Alan Moore et Frank Miller, de McKean bien sûr, avant qu’il confie être choqué par la violence des photos des emballages de cigarettes françaises.

Seul avec le maître

Mickaêl de Bapoum, seul avec le maître

Ian Bertram à gauche se demande si on peut faire confiance aux mecs d Aapoum Bapoum à droite)

Ian Bertram (à gauche) se demande si on peut faire confiance aux mecs d Aapoum Bapoum (à droite)

Je me porte acquéreur d’un petit dessin du maître à la portée de ma bourse (sic), l’occasion de mériter une dernière accolade de l’adorable Mme McKean qui discutait avec l’inénarrable Marti de la cuisine de Strasbourg (?!), et cette soirée  se termine de manière aussi surréaliste que les dessins du maître : pendant que tout le monde s’agglutine à l’entrée pour boire son champagne et fumer sa clope dehors, Mickaël Hairion de Aapoum discute SEUL dans la galerie avec McKean !

Le dessinateur confie que le projet lui a pris 6 mois : un pour l’écriture, 4 pour la conception de l’album, un dernier pour la musique puisque la BD s’inscrit dans un projet transmédia et qu’il y a eu un spectacle. Il aborde encore les cubistes, l’expressionnisme allemand et Nash bien sûr et le fait qu’il ne soit absolument pas intéressé par le dessin réaliste : si je veux du réalisme, je prends une photo. Son prochain projet, Caligaro  est en cours depuis plusieurs années, et va lui prendre encore du temps. Ce sera un gros livre.

And that’s it ! Tout a été tellement simple ce soir que c’est à se demander si tous les invités connaissaient la légende qui exposait ce soir là. Une légende à visage humain, humble et accessible. Un être droit pour un art oblique.  Un rêve éveillé que l’on se remémore à l’infini cette nuit-là….

Lumière atroce, sourire idiot mais cest la seule photo potable Marti est meilleur blogueur que photographe !)

Lumière atroce, sourire idiot, mise au point inexistante mais c’est la seule photo potable  de la soirée (note à moi-même : embaucher un service presse pour Alan Moore).

——-

Dave McKean, le dessinateur de Sandman et d’Arkham Asylum était à Paris pour un vernissage. Bruce Lit y était ! Il a pu l’approcher ! Il a pu le toucher Il a pu lui parler ! Mais alors vraiment lui parler ! Il a pu aussi approcher sa femme et….Tout est dans l’article !

La BO du jour : Il y a des vernissage qui se passent nettement plus mal :

26 comments

  • Patrick 6  

    La classe ! Lors du vernissage de son exposition précédente il y avait nettement plus de monde j’ai l’impression (sans doute que la présence de Gaiman y est pour quelque chose).
    Quoi qu’il en soit tant mieux si tu as pu profiter de la relative intimité de l’expo.
    Bon Bruce t’as fini de te faire tripoter par Mme McKean oui ?? ^^
    J’aime bien le passage ou tu regrettes de ne pas avoir lu sa bd avant de venir pour comprendre le sens de l’histoire, mais je crois que bien souvent même après avoir lu les histoires de McKean on ne comprend pas toujours le sens ^^
    En tous cas voici une nouvelle raison de me faire regretter d’être de l’autre coté de la terre :(

  • Bruce lit  

    @Patrick : en préparant l’article, je suis retombé sur des photos de ton vernissage où Lady McKean s’y montre aussi amicale. Tu es jaloux, voilà tout !
    Quant à ta présence à l’autre côté du globe, elle te permet de lire l’article en exclusivité….

  • Tornado  

    Et ben, le blog semble t’ouvrir peu à peu les portes de la mondanité, toi qui côtoie désormais libraires, éditeurs et auteurs ! C’est cool, je suis content pour toi. Voilà qui apporte un peu de variété dans nos vies parfois un peu trop empêtrées dans le quotidien du boulot et de la famille.

    Sinon, je ne pense pas être attiré du tout par ce McKean en pleine période cubiste (c’était pas il y a 100 ans, le Cubisme ?). Je suis quand même resté très échaudé par ma lecture de « Cages ». J’avais adoré le début et détesté la 2nde moitié, où je me retrouvais de plus en plus perdu. Pire que chez David Lynch !

    C’est marrant, mais je ne me représentais pas du tout le bonhomme comme ça, physiquement. En fait, je devrais simplement imaginer un gros chauve barbu. car ils sont quasiment tous comme ça les auteurs de comics !
    C’est pas bien de stéréotyper physiquement, mais à force de me dire « merde, je l’imaginais pas comme ça ! », et de voir un gros chauve barbu à la place d’un mec élancé comme Todd MacFarlane (une exception, le mec), ou d’un écrivain du genre Gaiman, je me dis que finalement c’est banal…

  • Lefeuvre  

    Hey !

    Content de te retrouver avec les mêmes lascars (Aapoum Bapoum) que la fois où l’on s’est vus.

    Fan aussi de Waters (Amused to Death est un des 3-4 albums de ma vie).

    J’ai vu le spectacle Black Dog avec Dave Mc Kean en mai 2016, au festival d’Amiens. Je m’étais alors dit qu’il avait une voix sublime (il parle pendant la projection de l’histoire, accompagné de musiciens – envoûtant). L’histoire m’a aussi fait penser à The Wall, pas seulement pour Scarfe (ou Ronald Searle, Ralph Steadman) mais pour le fond du truc (soldat Anglais pris dans les tranchée de la première guerre mondiale, folie…). Le livre est démultiplié par le spectacle vivant – dont il devient une sorte de livret complémentaire de luxe.

    Heureux donc qu’un éditeur français se soit enfin décidé à publier son livre : Même si ça ne vendra sans doute pas tripette, c’est un geste d’amour pour la BD à la fois expérimentale… mais pas tant que ça.

    @ Tornado : Oui, le Cubisme a bientôt 100 ans (Kirby aussi, et donc ?!?). C’est pour le moins réducteur de limiter Black Dog à cette définition (On est d’ailleurs plutôt dans le Futurisme italien à la Balla, pendant la montée du fascisme – ce qui rend cette évocation stylistique encore plus percutante et appropriée quand on crée une œuvre dans l’Angleterre de David Cameron ou Theresa May).

    Bref, rien de gratuit ou facile à mes yeux. À condition de creuser un poil. Parmi (au bas mot) 300 conneries-latex-constipées, un petit soupçon de subtilité – qu’on apprécie ou pas le résultat – ne devrait normalement pas trop nous abimer le cerveau.

    La comparaison avec Lynch est néanmoins bonne. Mais pour moi, en ces temps de disette, c’est (et reste) un putain de compliment.

    À ce titre, Bruce, j’aurais pris comme BO de ton article : « The Black Dog Runs at Night » de Badalamenti, BO du film « Twin Peaks – Fire Walk With Me ».

    https://www.youtube.com/watch?v=5R1ZQxboD7E

    Bon gromanche !

    • Bruce lit  

      @Tornado : Et ben, le blog semble t’ouvrir peu à peu les portes de la mondanité, toi qui côtoie désormais libraires, éditeurs et auteurs ! C’est cool, je suis content pour toi. Voilà qui apporte un peu de variété dans nos vies parfois un peu trop empêtrées dans le quotidien du boulot et de la famille.
      Le résultat d’un travail acharné, quotidien et motivé avec vous à mes côtés. Je précise quand même qu’à chaque fois que ce genre d’évenements ce produit, les membres de la team parisienne est se débine ;). Mon Pat’ me manque dans ces moments là. Et les autres. Prochaine étape : le comic con avec Pat Mills et Joshua Dyssart et Dave Johnson !
      Je reste un grand admirateur des covers de McKean et faute d’une culture suffisante en peinture je ne peux que l’aimer sans savoir y mettre les mots. C’est frustrant.
      Je me représentais aussi McKean comme une sorte de Alan Moore au vu de la rudesse de son art. Et c’est tout le contraire ! Il est très accessible. J’aurai pu passer deux heures de plus à tchatcher avec lui si j’avais mieux préparé la rencontre. Laurent Lefeuvre peut en témoigner…..

      @Laurent: ben justement, c’est cool de t’avoir ici :). Je confirme que les gars de Baapoum sont adorables. C’est dommage qu’on ait pas eu le temps de parler de Pink Floyd !!! Je me tâte encore de savoir si j’irai ou non voir Waters l’an prochain à Paris. Je n’ai entendu que du bien de la dernière saison de Twin Peaks mais hésite aussi à me lancer. C’est bien ?

      La BO : je voulais mettre un truc un peu rigolo, mais Iam face à Lynch, tout à coup je me sens un peu chien…

    • Tornado  

      @Laurent : Houlalah ! Y a malentendu là ^^
      Je suis prof d’arts plastiques, alors les références au Cubisme et, comme tu le fais si bien remarquer, au futuristes italiens (je mettrais ici Boccioni en premier, par contre) sont une plus-value par principe (j’avais mis en avant cette influence chez Hergé dans un article à propos de Tintin au Pays des Soviets) ! Mon post était taquin parce que, en fait, et c’est un gimmick, je cherche toujours, avec la mauvaise foi la plus totale, à réfréner mes achats en termes de BDs tant ma pile de lecture est abracadabrantesque !!! :)
      Cela-dit, je suis quand même sincère quand je parle d’avoir été échaudé à la lecture de « Cages ». Mais si ça peut te rassurer, ça reste toujours mieux à mes yeux que la quasi-totalité des lectures de « 300 conneries-latex-constipées » ! :)
      Quant à dire que c’était pire que du Lynch, là encore je prêche par mauvaise foi parce que je suis fan, quand même…
      Bref, s’il faut se féliciter de telles références, je veux en être, et du coup ton post me fait remarquer que je devrais faire attention à ce que je dis parce que sur le net on écrit des trucs à la va-vite qui peuvent être mal interprétées !
      Cool de passer nous faire un coucou, en tout cas !

      (Par contre, « Amused to Death » est un album que je n’ai jamais réussi à aimer, malgré mon amour sans faille pour le maitre…)

  • Tornado  

    @Bruce : Bon… Je voulais te faire la surprise mais… l’article sur Twin Peaks est en préparation…

    • Bruce lit  

      Ah yes !!
      Amused to Death, tu n’aimes pas ?

  • Tornado  

    On en a déjà parlé… Je n’ai jamais réussi à accrocher (à part cinq morceaux). Waters y dépose une voix assez terne et l’album est à la fois parasité par moult titres répétés et une foultitude de bruitages parasites (avis tout à fait personnel et subjectif). Ça n’a pas fonctionné chez moi, malgré toutes les réécoutes successives à travers le temps…
    Il faut dire aussi que je n’écoute pas les paroles, qui sont manifestement au coeur du sujet…

    • Bruce lit  

      Ce sont exactement les reproches que Nigel Godrich a fait pendant la production dun nouvel album.

  • Tornado  

    C’est pas lui qui produit l’album, justement ?

  • JP Nguyen  

    Un compte-rendu en toute décontraction et simplicité… Sur ce coup-là, tu as eu de la chance !
    Hey, comme dirait l’autre footeux, »la routourne a fini par tourner ! »

  • Jyrille  

    Rolalala la classe ! Je t’envie beaucoup et suis très admiratif de votre sang-froid face à un tel artiste. J’ai beaucoup aimé l’article, très drôle et très bien vu (le scan que tu compares avec The Wall notamment) et j’aimerai beaucoup voir le dessin de McKean que tu as acheté !

    Je n’ai pas encore lu Black Dog mais je pense qu’il y a un parallèle évident à faire avec un Larcenet que j’aime d’amour, La ligne de front :https://www.bedetheque.com/BD-Une-aventure-rocambolesque-de-Tome-2-Vincent-Van-Gogh-La-ligne-de-front-34422.html

    Ce doit être la bd que j’ai le plus offerte autour de moi. Et je me rends compte que j’avais laissé un petit avis il y a 13 ans sur BDGest (cf. le lien ci-dessus).

    Quant à la BO, je n’ai jamais été un grand fan de IAM donc je ne connais pas vraiment, mais je m’en vais écouter ça dès que possible.

    Tiens au fait Bruce, j’ai écouté une chanson de Marilyn Manson sobre et réussie, je suis étonné :
    https://www.youtube.com/watch?v=KRKsF17wY30

    C’est pourtant sur son album précédent, de 2014.

  • Matt  

    C’est sympa cette rencontre. Je suis content pour toi, on sent que ça te tenait à coeur. Pour ma part je suis assez imperméable à tout ça. Si je tombais par hasard sur quelqu’un dont je suis fan ça pourrait me faire plaisir (et m’intimider) mais je ne ressens pas l’envie de les rencontrer. Et encore moins me démener pour ça. Et surtout si c’est pour échanger 3 phrases. Même si pour le coup tu as eu du bol de taper dans le mille et intriguer le bonhomme.
    Quant à ce monsieur, je ne connais pas son œuvre mais si on n’y comprend encore moins que Lynch, ce sera sans moi^^

    • JP Nguyen  

      @Matt : sans être un fan absolu de McKean, j’ai quelques bds de lui sur mes étagères et, graphiquement, c’est toujours ultra original et chiadé. Après, c’est pas toujours d’un abord facile.
      Mon bilan express (super express, même)
      Black Orchid (scénar de Gaiman) : euh… bof, une histoire sur une héroïne peu connue et qui gagnait à le rester
      Arkham Asylum (scénar de Morrison) : Batman piégé avec les pensionnaires d’Arkham. Un truc de ouf ! (mon préféré)
      Signal to noise (scénar de Gaiman) : ambitieux mais imparfait
      Bon, pour le coup, on voit bien que je suis un bourrin qui est surtout réceptif au mainstream mais c’était pour dire que l’oeuvre de Dave McKean est loin d’être totalement cryptique…

  • Présence  

    Je fais partie des lâcheurs parisiens qui n’ont pas pu se déplacer, avec en prime des interrogations similaires à celle de Matt quant à mon comportement dans de telles circonstances (à commencer par la barrière de la langue) et à ma motivation.

    Cela n’enlève rien à l’intérêt de ce reportage sur le vif, à la gentillesse de l’artiste, au plaisir de voir ses planches en vrai, et à l’humour dudit reportage. Merci Bruce.

    • Bruce lit  

      Vu que M. Jean-Eudes Présence est l’auteur de l’ITW monstrueuse de Pat Mills en anglais et en français, le barrage de la langue n’est pas une excuse !

  • Matt & Maticien  

    Du grand art ! Article passionnant sur le fond et par l’immersion qu’il offre. Je me suis reconnu dans les moments de paralysie : quand on a le sentiment de vivre un truc unique et qu’il ne faut pas se louper. Malheureusement je n’ai pas toujours eu ton talent. Super article. Au top

  • Florent Bulles  

    Rhaaaaaaaalovely ^^ Incroyables rencontres! Et bravo, tu t’en es très bien tiré! Moi je serais submergé par la timidité!

    • Bruce lit  

      @Florent : mon vieux, quand faut y aller, faut y aller (Les dernières paroles prêtées à James Dean) :)
      @Matt: Je me suis reconnu dans les moments de paralysie Des années de trac et une chanson de Pink Floyd, et ça repart…

  • Marti  

    Très bon résumé de cette expérience envoûtante par les différents univers que présentaient les différentes planches exposées ; alors qu’elles sortent toutes du même albums, le style employé change à mesure qu’une autre période de la vie de Paul Nash est dépeinte. J’ai été obnubilée par une merveilleuse peinture qui fleurait bon le romantisme du XIXème siècle teintée de surréalisme (Paul Nash et sa femme fraîchement mariés, minuscules en haut d’un immeuble depuis lequel ils observent un Londres embrumé – ou est-ce la fumée d’un incendie ? – alors qu’un zeppelin en forme de poisson surplombe la ville) lorsque Mme McKean est venue m’aborder tout sourire pour me demander tout sourire ce que je pensais de l’exposition et admirer avec moi cette image qui était également sa préférée du lot. Après avoir parler du travail de son mari dont elle se déclare être la fan « number one », notre discussion dévie sur leurs nombreux voyages en France, sur Paris qu’elle adore avant d’embrayer sur la ville dont elle est tombée amoureuse : Strasbourg, ville pour laquelle j’ai un attachement tout particulier et dont elle est heureuse de m’entendre lui conseiller quelques bonnes adresses de tablée pour leur prochain passage… qui est bien sûr le moment de la conversation où Bruce débarque, alors que nous parlons « choucroutes aux poissons » !

    N’étant pas un très grand connaisseur de Dave McKean au-delà de ses classiques les plus connus, je n’ai pas pu lui dire grand chose d’autre que « bonjour » et « au revoir », mais écouter ses échanges à la fois passionnants et truculents avec un Bruce dans ses états valaient la peine d’être présent. Ça et aussi le plaisir de prendre des photos -à peu près raté – du maître des lieux et de l’artiste. Et puis en bonus, la rencontre avec Ian Bertram qui était aussi sympathique que doué (mon porte-monnaie lui par contre tire la tronche depuis).

    Après une soirée aussi riche émotionnellement que classieuse par les véritables oeuvres d’art exposées, nous n’avons pas pu résister avec l’ami Bruce a aller relever encore plus le niveau autour d’un repas chaud en parlant boutique, X-Men, Bendis (un jour je chronométrais le temps qu’il nous faut avant de la dégommer), Dragon Ball Super, Saint Seyia, « c’était quand même mieux avant les comics et les animés », un dessert sans café et puis direction maison. Y a pas à dire, blogueur comics, c’est une aventure humaine avant tout !

    • Bruce lit  

      @Marti: nous avons aussi parlé politique, terrorisme, éducation, du révisionnisme, de la théorie du complot, un peu de musique, du moucheron dans mon verre de vin, de la qualité des pizze et de nos blogs respectifs . Bendis est venu après, en dessert, et pas de moi. C’est juste le sparadrap du capitaine Haddock…..
      Et ça, c’est pas avec un blogueur quidam.

    • Marti  

      On aura donc appris ce soir-là que les mouches préfèrent le vin rouge au blanc. On a également parler Marilyn Manson, mais je crois que les gens ont déjà bien compris que tu aimais cet artiste ;-)

  • CathyB  

    Merci pour ce compte rendu ! McKean a l’air aussi humain que talentueux… encore plus de bonnes raisons de le lire.

  • Frede  

    et Mister McKean est invité à la librairie Falba à Toulon à l’occas’ de la fête du livre, je vais y aller mais mon anglais et tout pourri snifffffffffffffff
    super l’article en tout cas, j’aime ton humour Bruce :-D

    • Bruce lit  

      Parle lui de Roger Waters, tu vas voir, ça marche à tout les coups Frede.

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