Saori ra bien qui rira le dernier (Saint Seiya Omega)

SAINT SEIYA OMEGA – saison 1 –

Special Guest : LOIC CLEMENT

Des 4 coins de l'univers, quand triomphe le mal (bis). ©Masama Kurumada ©Kana

Des 4 coins de l’univers, quand triomphe le mal (bis).
©Masami Kurumada
©Kana

Auteur de BD (LE TEMPS DES MITAINES et MISS CHARITY  sorties en début d’année chez Dargaud et Rue de Sèvres), notre ami Loic Clément est également un inconditionnel du blog et  fan hardcore des CHEVALIERS DU ZODIAQUE pour lesquels il est intervenu dans les commentaires dédiés aux articles publiés par votre serviteur.   L’occasion était trop belle de lui demander de nous parler de la suite non-officielle post-Hadès.

Ne cherchez pas la notation habituelle du début de rubrique, Loic y est formellement opposé.  Comme le disait ma mère, « Les invités ont toujours raison ». Loin de moi l’idée de contrarier ma chère maman et encore moins de « brucequer » Loic. 
Fais brûler ton cosmos, ami lecteur, voici le météore de Clémennnnnnt (yyyyyyyaaaa!)
Bruce


Plus fort que l’huile Oméga 3 !

Bruce sait comment obtenir de moi ce que je n’ai en théorie pas le temps de faire. Avec deux enfants en bas âge en période de confinement et plusieurs scénarios en retard, je ne déborde pas vraiment de disponibilités pour me prêter au jeu de la critique.
Mais bon, en lecteur invétéré de Bruce Lit et en amoureux des premiers jours de SAINT SEIYA, comment résister à cet appel du pied matinal :
« Dis moi Loïc, accepterais-tu de revêtir ton armure d’argent (même si la pige n’est pas rémunérée) et de jouer les guests pour nous parler de la série Saint Seiya de ton choix ? Le sort d’Athéna dépend de toi ! Brûle ton cosmos, chevalier de la constellation de la Machine pneumatique ! ».

Il se trouve que depuis quelques temps, je regarde plusieurs épisodes par jour avec mon aîné de 5 ans de la série SAINT SEIYA OMEGA. Il faut dire qu’on a fini les blurays de DRAGON BALL SUPER et que mon fils était demandeur d’un autre shonen… Le truc c’est que 5 ans, c’est jeune jeune… Alors, on a bien regardé quelques épisodes du SAINT SEIYA originel mais je freinais des quatre fers parce que c’est quand même bien cru niveau violence… Normal me direz-vous, ce n’est pas un manga ni une adaptation animée pour son âge ! Ainsi, tout comme j’avais résolu le problème en lui faisant découvrir DRAGON BALL SUPER au lieu de DRAGON BALL Z, j’ai réitéré avec du Oméga au lieu du SAINT SEIYA classique. Avant de boire de la bière, on peut commencer par le Canada Dry !
Bref, à l’appel de Bruce, je me vois bien parler de cette série assez globalement détestée par les fans de la première heure…

* Moeru Cosmo

Alors SAINT SEIYA OMEGA, c’est quoi ? Voici ce qu’en dit Kikipédia (un apprenti de Mûpédia ?) :
L’histoire se déroule plusieurs années après le manga original. Seiya, devenu le Chevalier d’Or du Sagittaire, sauve un bébé nommé Kōga, mais est capturé par Mars, un nouvel ennemi. Recueilli et élevé par Saori Kido, réincarnation de la déesse Athéna et protectrice de la Terre, Kōga devient quelques années plus tard le nouveau Chevalier de Bronze de Pégase.
Kōga et ses camarades Sōma, Chevalier de Bronze du Petit Lion (Lionet), Yuna, Chevalier de Bronze de l’Aigle, Ryūhō, Chevalier de Bronze du Dragon, Haruto, Chevalier de Bronze du Loup et Eden, Chevalier de Bronze d’Orion (…) ont fait le serment de défendre et protéger Athéna, la déesse qui protège la paix sur Terre ainsi que toutes les créatures qui y vivent.
Leur premier adversaire, Mars, est un dieu maléfique qui souhaite établir un nouvel ordre sur Terre après avoir enlevé Saori. Kōga décide de tout mettre en œuvre pour parvenir à retrouver Saori et en savoir plus sur le destin de Seiya.


Quand un dieu romain se tape un petit grec

Diffusée entre 2012 et 2014 au japon sur une tranche horaire consacrée aux plus jeunes, on comprendra aisément pourquoi je me permets de regarder cette série avec un enfant de cinq ans mais également pourquoi les vieux de la vieille la conchient. Pas assez violente, trop Naruto (coucou Haruto chevalier du loup ninja !), trop Harry Potter (salut l’école de la palestre !)… j’ai beaucoup trainé sur les forums à l’époque de ma découverte de cet anime et les retours étaient particulièrement vindicatifs, mais j’y reviens plus tard.

Entre la suite et le reboot, Omega joue à l’équilibriste qui souhaite conquérir un nouveau public tout en multipliant les clins d’oeils aux vieux fans. Une suite, parce qu’on est bien dans la continuité de l’oeuvre de Kurumada post-Hadès ou plus précisément de l’adaptation animée de la Toei. Un reboot, parce que les nouveaux héros vont être confrontés peu ou prou aux mêmes arcs narratifs que leurs ainés : Tournoi de bronze, chevaliers d’argents, Junikyu et son inévitable ascension des 12 temples des chevaliers d’or…


Le deuxième opening de la série

Dans les héros, on retrouve un pégase (le héros Koga) et un dragon (Ryuho, fils de Shiryu) mais le reste varie quelque peu. Andromède, cygne et phénix laissent la place à d’autres. Le petit lion et le loup étaient bien présents dans le SAINT SEIYA de notre enfance mais Ban et Nachi n’étaient que des chevaliers de bronze mineurs employés comme faire valoir. La preuve : qui se souvenait de leur prénom ? Dans Oméga, ils ont laissé leur armure de bronze aux protagonistes Soma et au fortement décrié Haruto. L’aigle en la présence de Marine, la sensei de Seiya, était déjà présente elle aussi dans l’oeuvre originale mais avec Yuna, elle devient cette fois une héroïne de premier plan tout en subissant un downgrade inexplicable puisque de chevalier d’argent cette constellation renvoie maintenant à un Saint de bronze. Ah… Et au passage petite digression : si nous aurons l’occasion au cours des 2 saisons de revoir tous les anciens porteurs d’armure (Seiya, Shiryu, Ban, Nachi), nous ne saurons jamais ce qu’est devenu Marine. Aucune allusion, nada, niente, que tchi, peau de balle. Ni de la part de Shaina, ni de la part de Seiya…

Bref, nous arrivons au sixième protagoniste (parce que oui, on passe de 5 à 6 héros dans cette itération) avec le nouveau Ikki, à savoir Eden le badass traumatisé. Sa constellation d’Orion était présente dans le premier film SAINT SEIYA via Yaga, chevalier fantôme de la déesse Eris, connu pour avoir été le chevalier d’Athéna le plus puissant. Autant vous dire que dans Oméga, Eden est à la hauteur de cette réputation puisque dès les premiers épisodes, on le voit chevalier de bronze capable de tenir tête à un chevalier d’or (être fils d’un dieu vous confère certaines prédispositions…).
Cette idée de disposer d’un panel de 6 héros est à double tranchant dans la mesure où la richesse d’un perso supplémentaire ne va pas sans un certain déséquilibre du fait d’un temps d’antenne trop réduit pour bien les traiter tous… A ce niveau, la première saison s’en tire tout de même avec les honneurs puisque chaque perso aura droit à son arc narratif propre et sa progression tandis que la saison 2 se plantera à ce niveau-là dans les grandes largeurs…

Les héros s'opposent à Mars, et ça repart ! ©Masami Kurumada ©Kana

Les héros s’opposent à Mars, et ça repart !
©Masami Kurumada
©Kana

* Oh mes gars caca ! (prière bouddhiste).

Certains (la majorité?) ont décidé très tôt qu’Oméga était un étron insondable. Il faudrait certes être d’une mauvaise foi absolu pour ne pas reconnaître certaines failles de cette séquelle mais pourquoi tant de haine ?
Etant donné que ce sont toujours les mêmes éléments qui sont pointés du doigt, autant les lister pour y voir clair :
– Les « éléments » tiens, justement ! Dans SAINT SEIYA OMEGA, le cosmos des chevaliers est toujours présent et il peut s’intensifier pour monter en puissance mais désormais, chaque cloth (ou armure pour la génération Dorothée) est maintenant rattachée à un élément. Feu, vent, terre, eau, foudre ainsi qu’ombre et lumière (un élément très rare et précieux) vient ajouter de la complexité aux combats puisque les affinités entre eux jouent un rôle dans les antagonismes. Il existe même une école nommée la Palestre où les Saints peuvent apprendre à maîtriser ce nouveau pouvoir. Bon, en cours de route, même les scénaristes vont se rendre compte que leur idée est à chier et arrivés aux chevaliers d’or, il faudra parfois se rendre sur le site internet de la Toei pour savoir quel est l’élément de tel ou tel nouvel opposant puisqu’il ne sera plus cité à l’écran.
– Les cloths des Saints qui deviennent des clostones. On passe d’une apparence franchement métallique type armure de chevalier du moyen-âge dans l’oeuvre originale à quelque chose de plus « souple », plus tissu… Et ça, chez les vieux fans de Myth cloth de Bandaï, ça ne passe pas du tout ! En y regardant de plus près, les Cloths tissus c’est surtout valable chez les bronzes. Autant Kurumada était parti du principe dans le manga que plus on est bas dans la hiérarchie, moins notre corps est protégé par des pièces d’amure et que par conséquent un bronze a l’air d’un clodo par rapport à un or (concept absolument pas suivi dans l’anime), autant dans Oméga on a l’impression que plus on grimpe en puissance plus l’armure passe de tissu à vraie armure bien rigide. Il faut bien avouer que les nouvelles armures dans Oméga (elles ont toutes été redesignées) ne pètent pas franchement la classe mais on comprend aisément leur nouvelle apparence dans la mesure où elles sont bien plus simples à animer. Le fait qu’elles deviennent des Clostones induit d’autres changements : les armures sont désormais toutes ornées de pierres semblables à des bijoux et les Cloth Boxes disparaissent puisque les protections se transforment en petites pierres lorsqu’elles ne sont pas portées.


Les transformations

En résumé, les fans regretteront souvent l’ancien design des Cloths et des Pandora box et la production réintroduira d’ailleurs ces dernières dans la saison 2.
Les Gold Saint ne sont pas trop impactés par la guerre du tissu, par contre ils rechignent souvent à porter leur casque…

– L’arc narratif de la Palestre (Etablissement scolaire dont le design est inspiré par le Mont Saint Michel bien de chez nous) avec des jeunes Saints qui vont à l’école donne des boutons aux vieux fans qui veulent de l’épique, du dantesque et se retrouvent avec un Pégase Potter à l’école des Sorciers.
– Naruto… heu… Haruto le chevalier du loup est un ninja qui mélange les techniques de Shinobi avec celles des chevaliers d’Athéna. Les spectateurs aguerris ont tellement l’impression qu’avec un tel personnage, la licence mange à tous les râteliers qu’ils le prendront particulièrement en grippe. La saison 2 en fera un rocker pour midinette histoire d’étoffer encore le ridicule de ce pauvre personnage définitivement perdu pour la nation du bon goût.
– L’absence du duo Himeno et Araki (dont on peut voir des dessins inédits dans le premier générique) character designers légendaires de la série originelle et des OAVS ou encore le remplacement à la musique de Seiji Yokoyama sont autant de raisons supplémentaires de conspuer la série…


Il m’arrive de chantonner cet air pour me donner du courage dans la vie quotidienne, c’est dire si le compositeur a réussi son coup

* Gaga d’Oméga

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je suis fan de la saison 1 de SAINT SEIYA OMEGA.
Conscient de certaines faiblesses de cet anime et même d’un opportunisme parfois putassier, je considère néanmoins qu’il y a beaucoup de mauvais procès intentés à cette série. Tout d’abord, pour rebondir sur les derniers éléments, la musique n’est certes plus entre les mains du magicien Yokoyama mais Toshihiko Sahashi n’a vraiment pas à rougir. Outre la réorchestration de Pegasus Fantasy, comment ne pas être émus à cause de la mélancolie du thème d’Aria (la « nouvelle » Athéna) ou ne pas s’enflammer sur la flamboyante « Eternal Saint » avec ses choeurs qui font vibrer.

Concernant l’absence du grand Shingo Araki mort en 2011, on ne pouvait rêver mieux que le choix de Yoshihiko Umakoshi, grand fan du maître qui a su à la fois conserver une certaine fidélité de design tout en imposant son propre style plus épuré. Les choix du nouveau Chara-designer sont extrêmement malins dans le cadre d’une série à faible budget car ils permettent une meilleure animation. A titre perso, je préfère voir des personnages avec moins de fioritures qui bougent bien plutôt que le massacre statique qu’on a pu voir sur les OAVs Meikai ou Elysion par exemple… Nouvelle digression concernant Umakoshi : je ne saurais que trop vous conseiller Casshern Sins puisque vous y retrouverez les dessins de ce talentueux artiste avec une réalisation du magicien Yamauchi, celui qui adore tordre les corps de ses persos dans tous les sens aka le plus grand réalisateur de Saint Seiya (et de Dragon Ball Z aussi). Deux talents de folie réunis, ça vaut le coup d’oeil, croyez-moi !


Un duo magique à l’oeuvre sur cette SF nihiliste fascinante…

Bref, c’est la troisième fois que je regarde SAINT SEIYA OMEGA.
Une fois tout seul lors de la première diffusion et je suis un incollable de SAINT SEIYA.
Une fois avec ma femme lors de la sortie Bluray. Elle a adoré et connait un peu la série originale.
Une fois avec mon fils de 5 ans pendant le confinement. Il adore et ne connait pour ainsi dire pas la série originale.
Pas de doute, si ça fonctionne bien sur nous trois qui sommes si différents, c’est avant tout que les personnages sont attachants et que les enjeux sont lisibles et pertinents.

Fan de la première heure, je trouve extrêmement malin le motif qui permet d’écarter Seiya, Shun, Hyoga, Ikki et Shiryu sans les avoir tués et je guette mon plaisir chaque fois de les revoir néanmoins à l’écran, même diminués. Les passages avec Seiya sont d’ailleurs hallucinants de plaisir et d’émotion procurés. L’ancien chevalier de Pégase est devenu une légende dans ce monde-là tout comme dans notre monde à nous finalement. Une icône légendaire qui renvoie à un lointain passé glorieux : là-bas le combat contre les dieux maléfiques et ici notre enfance. Dans le même esprit on est heureux de retrouver Kiki l’ancien apprenti de Mü qui assure la relève, Shaina en sensei du héros Koga en lieu et place de Marine pour Seiya, ainsi que certains personnages secondaires qui trouvent ici leur meilleur rôle (Geki de l’ours en instructeur bourru ou Ichi de l’Hydre en traître ambitieux…).

Quant aux nouveaux, comment ne pas être emballé par le personnage de femme forte qu’incarne Yuna ? Avant d’être massacrée scénaristiquement (elle aussi) dans la saison 2, la Saint de l’Aigle apparaît comme une guerrière qui décide de tracer sa voie loin des traditions. Elle enlèvera son masque de chevalier et sera parfois l’ultime rempart dans des positions désespérées, ce rôle n’étant pas exclusif à Pégase.
Eden le Saint de la constellation d’Orion porte en lui tous les germes de la tragédie. On le verra au fur et à mesure de la saison perdre tous ses proches en même temps que ses certitudes. Rarement un antagoniste n’aura su émouvoir autant mon fils qui me pose un nombre infini de questions sur lui…

Détail d'une étagère de mon bureau, reflet parfait de réminiscences lointaines

Détail d’une étagère de mon bureau, reflet parfait de réminiscences lointaines

J’ai très peu parlé de Koga le héros pour la simple et bonne raison que c’est son lien (mystérieux) à Saori, Seiya et surtout Aria qui le rend passionnant et que je m’en voudrais de spoiler ici comme le chevalier du porc que je ne suis pas (moi c’est la machine Pneumatique, vous suivez ?). Aria justement, parlons-en. Nouvelle Athéna, jouet dans les mains de Mars, elle apparaît d’abord comme un oiseau en cage enfin libéré. Sans être désagréable elle peut passer pour mièvre mais je mets au défi quiconque de ne pas être bouleversé quand elle prend les choses en main et affronte son destin. Elle est un personnage clé de cette saison 1 et celle qui permet réellement l’union des six protagonistes.

Quant aux méchants, on pourra s’étonner de Martiens complètement transparents – à l’exception notable de Sonia, sœur d’Eden et fille de Mars qui pète la classe de ouf – alors que les autres antagonistes sont hauts en couleur. Le chevalier du taureau Harbinger, Médée la Sorcière et son frère Amor le chevalier des poissons et surtout Abzu dieu des ténèbres comptent à mes yeux parmi les « vilains » les plus marquants de toute la franchise SAINT SEIYA. La fin du combat final de cette saison 1 absolument dantesque et entièrement dessinée au crayon sur fond blanc termine en apothéose une suite officielle à l’oeuvre de Kurumada qui tient une place spéciale dans mon cœur. Celle du vilain petit canard mal aimé avant même qu’on ait pris la peine de le connaître.

Je n’ai volontairement parlé que de la saison 1 puisque la laideur graphique et la vacuité scénaristique de la 2 ainsi que la rétrogradation au rang de figurants de certains protagonistes ne m’engagent pas à vous en parler. Il faut dire que l’équipe a été entièrement remaniée pour une saison 2 catastrophe qui marquera la fin d’un reboot prometteur.
On ne reverra sans doute jamais Koga, Yuna, Eden et les autres mais je suis heureux qu’ils existent et me permettent de passer des moments précieux en famille.

De toute façon, même quand je travaille sur mes propres Bds, il y a des bouts de SAINT SEIYA dedans. Ici les bonus du Temps des Mitaines 2, chez Dargaud.

De toute façon, même quand je travaille sur mes propres Bds, il y a des bouts de SAINT SEIYA dedans. Ici les bonus du Temps des Mitaines 2, chez Dargaud.

Pour en savoir plus :

La chaine nébulaire, chaine Youtube très complète :

Saint Seiya Pédia, l’encyclopédie de référence

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La BO du jour

22 comments

  • Présence  

    Ha ha ! Ainsi donc, même si Bruce jette l’éponge sur Saint Seiya après l’article d’hier, on peut quand même se faire une idée de la manière dont la franchise a été exploitée. 🙂 Merci d’ouvrir ainsi notre horizon et bienvenue à Loïc.

    L’appréciation de la qualité de cette première saison au travers de 3 regards différents (Loïc, son épouse et son fils) donne une vision du dessin animé sous 3 angles différents, ce qui donne une vision plus complète, très enrichissante.

    Entre la suite et le reboot, Omega joue à l’équilibriste qui souhaite conquérir un nouveau public tout en multipliant les clins d’œil aux vieux fans. – Tout au long de l’article se dessine la problématique de donner une suite (analysée sur la base de différents critères), avec la volonté de ratisser large. C’est passionnant de voir ainsi mis en lumière les choix des scénaristes et de la production, d’approcher ces orientations par le biais d’un autre média que les comics.

    Excellent choix de BO. J’aime beaucoup Loreena McKennitt.

    • Loïc CLÉMENT  

      Oui et c’est fascinant de voir les inclinations de la première saison dont certaines abandonnées en cours de route avec celles de la saison 2 qui sont quasiment antinomiques. La prod. de cette série n’a vraisemblablement pas été de tout repos et c’est très intéressant à analyser après coup.

  • Eddy Vanleffe  

    Bravo pour un article en forme de réhabilitation pourtant, ça a pas l’air ouf le côté Naruto/harry Potter me font reculer…
    j’avais vu ça sur le replay de la chaîne manga mais hier soit quand je voulais y jeter un œil, plus moyen de le trouver…
    tant pis… je me pencherais là dessus une autre fois..
    s’il y a Shaina… je suis preneur

    • Loïc CLÉMENT  

      Le côté Harry Potter disparaît après l’épisode 10 qui est l’un de mes préférés par son côté désespéré et le côté Naruto disparait après (je crois) l’épisode 15. Après on est peinard… 🙂

  • Manu  

    Merci beaucoup pour ton article Loïc. L’analyse est très bien amenée. J’avais vu la série seul au début, et il est évident que passer de la série canonique à ça, c’est assez violent au départ.
    Il y avait au début de bonnes idées, et c’est ce qui fait que je ne déteste pas la serie… mais alors cette impression de « Saint Seiya meets Pokémon », ça ne passe pas!
    – L’idée d’utiliser des éléments naturels eau-feu-etc, ça m’a vraiment bloqué.
    – Le chara-design, ça passe.
    – plus de box pour les armures, mais des bijoux qui réduisent la taille de celles-ci. WTF???
    – De gros trous scénaristiques qui font qu’on survole certains aspects qui auraient pu ajouter du piment a l’ensemble
    – Mars? Mais c’est un nom de dieu romain, pas grec! Ça va pas du tout ça, les gars!
    Bref, autant la saison 1 obtient l’appréciation « passable », autant la saison 2 a été finie à la pisse alors qu’il y avait bien mieux à faire. Dommage.

    • Bruce lit  

      Merci à Loic de s’être prêté au jeu du guest-staring aussi vite (il y a moins de 10 jours) et aussi bien. Voilà de quoi compléter toute notre série des chevaliers du zodiaque. La musique de cette série, c’est ma marseillaise à moi : que je l’entende et j’ai envie de me lever, dresser le poing et me retaper toute la série en boucle pour….? La 1000ème fois ? Je l’ai même apprise à la guitare cette semaine et on s’entraîne à la chanter en japonais avec ma fille.
      Je n’ai jamais osé sauté le pas d’aller plus loin faute d’envies comme expliqué d’hier et aussi faute de média : je n’ai pas de télé à la maison et l’ordi sert au blog. Si le truc passait sur Netflix pourquoi pas, mais malgré ta présentation je ne suis pas sûr de vouloir tenter de franchir le rubicon…
      Effectivement comme tu le pointes les armures n’en imposent pas du tout. C’est orienté pour un public plus jeune et je trouve avec les vidéos que tu as choisies qu’il y a une certaine confusion à l’écran : les décors et les personnages se fondent, c’est pas très distinct…
      Sur la musique, par contre, rien à redire, c’est du boulot de qualité, je te donne raison.
      Sur l’histoire, en fait, je ne comprends pas le pitch.
      Seiya chevalier d’or et pas les autres. Pourquoi ?
      Très bon titre, aussi !
      Quel intérêt de redevenir un -Or quand on a porté l’armure divine, ça n’a pas de sens, je trouve.
      Je ne comprends pas : une nouvelle génération de chevaliers, ça va à l’encontre du pitch fondamental de la série : les chevaliers apparaissent tous les 200 ans à chaque nouvelle réincarnation d’Athena. Or, là, Saori est toujours vivante et Seiya aussi. Pareil, c’est pas logique. Je veux bien des explications. Seiy est plus sage en devenant un -Or ou il est toujours aussi tête brûlée ?
      Ton Kiki est superbe, j’adore. Du coup, c’est lui qui aurait dû être un nouveau chevalier, non ?

      • Loïc CLÉMENT  

        Pour te répondre, Bruce :

        – « Sur l’histoire, en fait, je ne comprends pas le pitch. Seiya chevalier d’or et pas les autres. Pourquoi ? Quel intérêt de redevenir un -Or quand on a porté l’armure divine, ça n’a pas de sens, je trouve. »

        Dans toutes les suites officielles, les bronze ne portent plus d’armure divine. En gros, ces armures proches d’une Kamui (une armure divine) ne l’ont été qu’un bref instant et ce n’est donc pas une forme définitive. On peut présumer que cette force latente peut resurgir mais ce n’est pas leur forme courante post-Hadès. En gros, tout comme le super Saiyen n’est pas la forme courant de Goku, on sait qu’il a potentiellement cette force en lui. Là, c’est pareil.
        Pour la promo de Seiya en Gold, il faut savoir que Shiryu deviendra officiellement Gold de la balance dans la – beurk – saison 2 et qu’on aura pas d’explication sur la non promo des autres. Ce qui est amusant c’est que dans la – beurk beurk – suite officielle Next Dimension, Shun sera le seul officiel potentiel promu en tant que nouveau chevalier de la vierge 🙂

        « Je ne comprends pas : une nouvelle génération de chevaliers, ça va à l’encontre du pitch fondamental de la série : les chevaliers apparaissent tous les 200 ans à chaque nouvelle réincarnation d’Athena. Or, là, Saori est toujours vivante et Seiya aussi. Pareil, c’est pas logique. Je veux bien des explications. »
        Hé bien, tous les 200 ans c’était pour contrer Hadès, pour la fameuse guerre sainte. Maintenant qu’Hadès est mort, il y a d’autres dieux qui menacent donc il faut de nouveaux chevaliers puisque sa garde a été décimée. Rien d’illogique.

        – « Seiya est plus sage en devenant un -Or ou il est toujours aussi tête brûlée ? »
        Il est devenu sage comme un mentor. Il est cette figure légendaire qui a tout bravé et qui inspire toute la nouvelle génération. Honnêtement, ce qu’ils ont fait de Seiya dans la saison 1 est une des plus grandes réussites. Il est aussi important qu’absent, c’est dire et chacune de ses apparitions donne le frisson. Je me rappelle que Tory Furuya son seiyu, de retour pour son doublage après avoir été écarté sur la partie Meikai et Elysion d’Hadès, en parlait en expliquant qu’il avait posé son timbre de voix pour coller à la nouvelle sagesse de son personnage. Bref, Koga est le digne héritier d’un Pégase qui s’est bien assagi et qui est devenu mature.

        – « Ton Kiki est superbe, j’adore. Du coup, c’est lui qui aurait dû être un nouveau chevalier, non ? »
        J’aime beaucoup qu’on me dise que j’ai un joli kiki, merci !
        Et oui, il est l’un des nouveaux chevaliers, digne héritier de Mü et est devenu le nouveau Saint du bélier. Il a en réalité le même rôle que son maître dans la série originale : réparateur d’armure avant d’être très actif dans l’horrible saison 2.
        Un truc marrant aussi c’est de constater que dans la série originale on pestait contre l’inaction des gentils gold alors que dans Omega, ils sont un poil plus actif. je ne veux pas spoiler mais le chevalier de la balance notamment met les mains dans le camboui lors du junikyu, au lieu de rester en retrait comme le faisait Dokko.

        • Bruce lit  

          Armure divine- Ok argument recevable.
          Même si pour moi, à partir du moment où les gars tuent des Dieux, on a fait le tour, ce que je disais hier. Pour l’instant Goku n’est pas au niveau du Berrus ni du gamin dont j’oublie toujours le nom.

          Je suis moins convaincu par ton argument (enfin, ce n’est pas un argument, juste une hypothèse face au trou du scénario) sur le nouveau sanctuaire. Tous les chevaliers d’or sont morts. Il y a donc des nouveaux chevaliers de bronze mais plus qu’un seul chevalier d’or pour tout le sanctuaire ?

          A propos Saori est plus active dans cette version ?

          • Loïc CLÉMENT  

            On s’est mal compris.
            Des chevaliers d’or ? Il y en a 12 dans Oméga, j’ai bien parlé d’un nouveau Junikyu.
            Pour être très concret, post Hadès elle nomme un nouveau chevalier du Capricorne grand pope et le charge de former une nouvelle génération.
            Il va tellement bien faire son taff le père Ionia qu’il passera du côté martien en même temps que la majorité des chevaliers d’or qu’il a recruté.

            Deuxième question : Saori plus active ? Non dans la première saison puisque c’est son alter ego Aria qui aura ce rôle pro actif et oui dans la deuxième saison puisqu’elle affrontera Pallas revêtue de son armure.

    • Loïc CLÉMENT  

      Oui, le choix du dieu de la guerre romain et pas grec, n’est en soi pas si choquant comme choix si on considère que Saint Seiya a déjà pioché du côté scandinave ou égyptien par exemple mais je pense que c’était surtout pour laisser Arès à Kurumada lui-même. Je sais qu’en ce moment Arès est dans Saintia Sho mais il est probable que dans son chapitre Tenkai Hen, Kurumada en vienne à utiliser les dieux majeurs du panthéon grec et Oméga devait vouloir ne pas empiéter là dessus, j’imagine.
      Pour le reste on est plutôt d’accord j’ai l’impression.

  • Kaori  

    Merci Loïc d’avoir accepté la proposition de Bruce.

    Ton analyse est très intéressante, et c’est toujours bien d’avoir un point de vue opposé à la majorité.
    Tu arrives à expliquer pourquoi cette saga a déçu et en quoi elle a réussi une partie de son challenge.
    Quel dommage que, visiblement, ça ne soit pas le cas de la saison 2.
    Mais si la saison 1 se suffit à elle-même, sans cliffhanger, ça peut valoir le coup…

    Concernant les armures, j’avais le souvenir que plus les Chevaliers étaient hauts dans la hiérarchie, plus elles étaient solides, dans l’animé originel, non ?
    Et ce n’est pas plus mal qu’ils n’aient plus à porter leur « boite » énorme sur le dos, même si ça faisait classe !
    Quel nom cela portait-il en français ?

    Merci pour cet article en tout cas. J’avoue que concernant la mythologie Seiya, j’en suis restée à la première série et je ne l’ai jamais revue depuis, ou brièvement à l’adolescence.
    Je suis allée faire un petit tour sur Wiki à l’époque des articles sur Hadès (le 2ème je crois) et j’y ai découvert plein de films et mangas… Et j’avoue que je suis complètement larguée entre les préquels, les séquels, les reboots, les « suite mais en fait non »…
    Donc tout article sur cette saga d’anthologie est le bienvenu !

    Ah et félicitations pour tous les jeux de mots, ça m’a beaucoup fait rire.
    Merci aussi pour le partage de ta collection privée, entre ton coin de bureau et l’hommage à Aior… C’était mon personnage préféré, avec Hyoga… (bon, pas objective, pour le coup, je suis du signe du Lion, et je le trouvais tellement bien !! )

    Bref, reviens quand tu veux pour des articles ! (j’aurais peut-être dû refuser aussi de mettre des notes, tiens… 😀 )

    • Loïc CLÉMENT  

      Merci Kaori.
      Les notes c’est le mal, j’en parle en connaissance de cause. Tu bosses un an ou deux sur un bouquin et tu te retrouves à lire une critique où en 20 min, un mec te met une note comme si t’étais retourné à l’école. J’a déjà eu des 18,75 sur un de mes livres. ,75 ? Sérieusement ?
      Non, on est plus à l’école et les notes sont pour moi une vraie insulte sur les créateurs qui se cassent le cul pendant des années. Voilà pourquoi j’ai demandé à Bruce d’en être exempté.
      Donc, pour te répondre oui la saison 1 forme un tout et se suffit à elle même et je n’ai pas peur de (re)-dire que certains épisodes sont parmi les plus beaux moments de la licence. Le combat final contre le véritable ennemi est par exemple unique d’un point de vue graphique et d’une audace incroyable. Tu ne t’attends pas à trouver ce genre de proposition dans une petite série sans prétention de la Toei et tout le mérite en revient au génial Umakoshi…
      En français je crois qu’ils qualifiaient les Pandora Box avec le terme « urne ».
      Concernant les multiples séries de Saint Seiya, je comprends que ça soit un peu le bordel. Bon, moi j’ai tout vu et tout lu par curiosité donc je pourrais déblayer à la serpe et ça permet de voir plus clair.

      Mon cycle idéal Saint Seiya en gros ça serait en suivant cet ordre :
      Saint Seiya Lost Canvas (en mangas parce que l’anime n’a jamais été terminé) – Saint Seiya série originelle puis OAV Hadès – Junikyu / Meikai / Elysion puis film Tenkai Hen Overture et hop on s’arrête, parce que la fin du Tenkai est sublime et mélancolique à souhait et ouverte.
      Ou alors, tout pareil mais en squizzant le Tenkai hen Overture et en le remplaçant par Oméga saison 1 qui donne une autre fin satisfaisante selon moi.

      Je mets de côté tout le reste qui va du passable sympathique (Saintia Sho) au grand n’importe quoi digne d’une prise d’acide (Episode G Assassins ou la série Netflix…).
      Le cas Next Dimension est marrant puisque suite officielle du manga réaliée par Kurumada lui même est ne propose que le pire du pire des travers de la série originelle. Entre redite et craquages, c’est souvent LE manga de la consternation ou comment un auteur ferait mieux d’arrêter sa série quand elle est au sommet.

      Quant à ma collection privée, je vis dans un musée alors heureusement que je ne vous ai montré qu’un petit bout sinon vous me prendriez pour un dingue… ^^

      Quant à faire un autre article, j’adorerais discuter à plusieurs du Tenkai Hen qui est un chapitre d’abord canon puis déclassé, tant ce film est complètement dingue et loin de tout ce qui avait été fait avant dans Saint Seiya.

      • Kaori  

        Merci beaucoup pour ces précisions, je vais en prendre note.
        D’ailleurs, en parlant de note, je comprends bien tes propos… ça doit être étrange et déstabilisant, voir démoralisant parfois. Un stress de plus, en tout cas.

        Et oui ça serait super un article sur le film dont tu parles si souvent !

  • Eddy Vanleffe  

    Dans les séquelles/suites/reboot, le truc le plus difficile c’est bien de retrouver cette forme de solennité/majesté qu’avaient les personnages de départ…
    Shigo Araki a laissé un héritage immense (je pense à la dédicace dans une tome des Légendaires lors de sa disparition…), son sens de la posture, des regards, les armures magnifiques (bien plus que dans le manga) en font presque un co-auteur…
    voir des persos visiblement très jeunes dans un design lambda-pokemon est très cruel…
    lost canvas ose le changement à priori en retrouvant une forme de « grandeur », c’est juste un peu plus « shojo » mais..; c’est pas gênant.

  • Archangel eddy  

    Je suis d’avis totalement contraire, non seulement j’ai les mêmes critiques que celles décrites dans l’article mais aussi plein d’autres et cette saison 1 est une trahison totale de St Seiya et seul Netflix à fait pire et pour moi la saison 2 à au contraire corrigé pas mal des défauts de la 1 tout en mettant en avant les rare chevalier intéressant de la saison 1 d’où la rétrogadation des mauvais personnages, bon l’armée de Steel Saint est une mauvaise idée mais sinon tout le reste est enfin du St Seiya bien que toujours pas à la hauteur de l’original. Quant à faire découvrir aux enfants les suites d’oeuvres culte car moins violentes, c’est aussi un sacrée spoil qui va lui gâcher les originaux plus tard car il saura déjà qui survit et c’est dommage, il existe des versions censurées des originaux qui font très bien l’affaire pour faire découvrir aux très jeunes

    • Loïc CLÉMENT  

      Des versions censurées ?
      Heu… non merci… Vraiment.
      Pour le reste je renvoie à l’incipit de mon papier : « Bref, à l’appel de Bruce, je me vois bien parler de cette série assez globalement détestée par les fans de la première heure… »
      Merci de venir en personne illustrer mon propos 🙂

  • Bruce lit  

    Merci pour ces réponses.
    Tiens j’ai vu presque toutes les vidéos de LA CHAINE NEBULAIRE que tu m’avais conseillé. C’est sympa et convivial et humble (même si le gars a de gros problèmes de conjugaison par moments). C’est fou ce que j’ai appris de choses notamment sur le Making Of de Hadès et le plantage de la Toei.
    Merci

  • Loïc CLÉMENT  

    Oui, la technique fait défaut mais il est super le type de la chaine nébulaire. Un des rares d’ailleurs à lui aussi aimer la première saison d’Oméga. J’espère qu’il en parlera, ça m’intéressera.

  • Mycroft  

    Mais, mais … ils ont collé une écharpe à Seiya ! On dirait un ami de Christophe Barbier !

    Plus sérieusement de ce que je vois … je ne suis pas trop choqué mais je trouve que les design des armures de l’Aigle (d’un vert qui ne fait pas penser à un rapace) et du Lionnet (dont la couleur entraîne la confusion avec une armure d’or) semblent assez mauvais.

    • Loïc CLÉMENT  

      Pour faire simple Yuna, pourtant l’un des meilleurs personnages, n’a pas un design de Saint mais plutôt un design de Magical Girl ou de Sailor quelque chose.

  • Maximousse  

    Très bel et courageux éloge. Et c’est vrai que votre Kiki est fort charmant.

  • Jyrille  

    Ah tiens, un autre chroniqueur pour Seiya ! Bravo pour t’être plié à l’exercice, Loïc, c’est un bel article que nous avons là : argumenté, érudit et passionné. J’aime beaucoup la photo de l’étagère, preuve de l’attachement et décoration agréable.

    Tout comme l’intégration de cet attachement dans tes bds : je trouve ça honorable de partager ainsi ses passions.

    Merci donc pour le tour d’horizon de quelque chose que je ne regarderai jamais. Ta verve et ton style me donnent également l’espoir que tu reviendras ici 😀

    La BO : pas fan mais ça passe. Je n’ai un EP de la dame, de ses débuts (je viens de vérifier), en 1995 : A Winter Garden. Comme cela fait très longtemps que je ne l’ai pas écouté, je n’ai aucune idée du contenu.

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