Top 10 : 10 CHANSONS DÉBILES ET GÉNIALES A LA FOIS

Top 10 : 10 CHANSONS DEBILES QU’ON TROUVE GENIALES !

Une checklist bibapeuloula par : TORNADO

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Comment ça c’est débile ???

L’histoire du rock est jalonnée de tubes que l’on a fredonnés des milliers de fois sans jamais chercher à comprendre ce que cela racontait. Car il s’agit d’une musique si pulsionnelle qu’il faut reconnaître que ce n’est pas celle que l’on choisit d’écouter avant tout pour le sens du texte.

Ainsi, une foultitude de grands classiques du rock et de la musique pop trainent des paroles indigentes, et plus d’un tube planétaire est construit sur une simple pulsion, souvent amoureuse, que l’amour soit vache ou qu’il soit passionnel. Moult chansons ne racontent ainsi pas grand-chose dans le fond, et se résument souvent à un contenu littéraire du genre « Baby I Love You, I Love You Baby, Be Bop A Lula ! ».
Toutefois, le miracle de cette musique, c’est que justement tout se joue dans l’interprétation et la passion que l’on y met, ce qui permet de transcender les textes les plus laconiques, pour ne pas dire les plus ineptes. Une simple phrase basique et creuse, voire idiote, peut donc soudain s’animer et vibrer d’une intensité qui n’y était pas au départ. Ou quand l’interprétation se substitue au contenu sémantique…
La liste qui va suivre se propose d’exposer dix chansons dont le miracle est justement qu’elles sont construites sur un texte lamentable en lui-même, mais qui, porté par l’interprétation des chanteurs et des musiciens, devient purement génial d’intensité. Prises dans le rythme, dans la tessiture de la voix, dans la fureur et la hargne des guitares, dans le groove de la basse, ces paroles débiles deviennent soudain terriblement excitantes et irrésistibles. C’est le miracle du rock.

Il s’agit bien évidemment d’une liste tout à fait personnelle, dans laquelle vous regretterez probablement l’absence des Beatles, des Stones ou de quelque autre évidence. Ainsi, n’hésitez pas à proposer la votre dans les commentaires.
Allez hop ! c’est parti :

1. Elvis Presley : TREAT ME NICE (1957)

Ça marche à tous les coups : En règle générale, je ne cherche jamais à traduire les paroles d’une chanson que j’adore. Mais lorsque cela arrive, les bras m’en tombent quasiment à tous les coups : Les paroles en question sont d’une nullité inattendue ! Mention spéciale à cette merveille née du film JAILHOUSE ROCK qui, six ans à peine après les débuts fracassants du King, imagine sa biographie romancée avec, en guise de premier tube de la star, ce séminal TREAT ME NICE. La chanson nous conte la relation conflictuelle d’un couple dans laquelle le mec engueule sa femme comme du poisson pourri puisqu’il estime qu’elle n’est pas sympa avec lui. Œil pour œil, dent pour dent !
Ici, Elvis parvient à conférer une intensité chaude et troublante à un texte franchement glauque, grâce à une attitude nonchalante et un détachement à travers lequel on a l’impression de le voir inventer la cool attitude ! Au final, il réussit à prendre les paroles à rebrousse-poil et il nous fend le cœur. Absolument génial.

Je sais qu’on t’a dit
Que ce n’est pas bien de taquiner
Alors si tu deviens froide
Je vais vraiment être froid
Si tu ne veux pas que je sois froid comme de la glace
Traite-moi bien

© Sony Music Entertainment

2. Steppenwolf : BORN TO BE WILD (1968)

Si vous cherchez LA chanson emblématique du rock dans laquelle on mélange allègrement sexe, drogue, rock’n roll et bécanes, c’est sans doute BORN TO BE WILD. C’est d’ailleurs tellement mélangé là-dedans qu’on finit par ne plus savoir de quoi ça parle exactement…
Ce qui est rigolo, c’est que cette apologie du Vivre Rock (intensément) était interprétée en playback avec une mollesse extrême par John Kay et sa bande !
Bon n’empêche qu’il s’agit là de l’hymne de toute une génération qui, à l’époque, avait réconcilié les hippies et les rockers à travers un film culte dont il était le titre principal : EASY RIDER. Et il s’agit bien entendu de l’hymne des bikers, accessoirement. Qui plus-est, le second couplet de la chanson a donné son nom à tout un courant qui allait bientôt remuer la planète : le Heavy métal. Rien que ça !

Mets en marche ton moteur
Fonce vers l’autoroute
Cherche l’aventure
Et tout ce qu’on trouvera sur la route
Oui chérie, vas-y, fais en sorte que ça se produise
Prends le monde dans une étreinte d’amour
Fais feu de tous tes pistolets à la fois
Et explose dans l’espace

J’aime la fumée et la foudre
Le tonnerre du lourd métal (Heavy metal Thunder)
Faisant la course avec le vent
Et le sentiment que je suis dessous
Oui chérie vas-y fais en sorte que ça se produise
Prends le monde dans une étreinte d’amour
Fais feu de tous tes pistolets à la fois
Et explose dans l’espace

Comme un vrai enfant de la nature
Nous sommes nés, nés pour être déchainés
Nous pouvons grimper si haut
Je veux ne jamais mourir
Nés pour être déchainés
Nés pour être déchainés

© Geffen Records

3. Creedence Clairwater Revival : I HEARD IT THROUGH THE GRAPEVINE (1970)

Tout fan absolu de Marvin Gaye que je sois, j’ai une affection particulière pour la reprise de son sublime I HEARD IT THROUGH THE GRAPEVINE par les Creedence. Onze minutes de bonheur béat survolant une rythmique de bucherons en chemises à carreaux.
C’est l’histoire d’un mec qui sent que sa nana va le quitter, et qui va voir l’ex de cette nana pour savoir lequel des deux elle a le plus aimé. Tout ça sur une intuition venue de son petit doigt…

Chérie, chérie, je sais
Mon petit doigt me l’a dit
Que tu n’es plus à moi pour très longtemps bébé, ouais ouais ouais ouais
Que tu me laisses partir
J’ai dit que mon petit doigt me l’a dit Ooh !
Mon petit doigt me l’a dit
Que tu n’es plus à moi pour très longtemps
Mon petit doigt me l’a dit

© Concord Music Group, Inc.

4. ZZ Top : KO KO BLUE (1972)

Quand je veux écouter une rythmique du feu de dieu, je sais où je peux la trouver : Chez ZZ Top, évidemment ! Ils en ont tout un stock et cette KO KO BLUE est une pépite de riffs saccadés qui me faisaient bouger la tête de l’arrière vers l’avant quand j’avais les cheveux longs. Quand j’avais des cheveux, en fait. Ils me manquent, là, d’un coup…

Bon, je ne suis pas très bon en anglais mais apparemment ça parle d’un mec qui veux baiser, peut importe avec qui puisqu’il fait nuit et qu’on n’y voit rien (à moins qu’il soit aveugle)…

Si je pouvais la voir
Tu sais que j’essaierai de lui plaire
Oh ma Ko Ko
Ne me demande pas pourquoi
Elle a mis le feu à mon âme
Oh ma Ko Ko bleue
Oh ma Ko Ko bleue

Tu es le chaud, le froid, je roule
Jusqu’à minuit
Sur une crème glacée, tu vois ce que je veux dire
Je pense que j’ai la saveur que tu aimeras

© Warner Bros Records Inc.

5. ACDC : LET THERE BE ROCK (1977)

Arf ! Rien que le fait de savoir que j’écris sur ce morceau, j’ai les poils qui se hérissent ! Rarement le rock m’a autant mis la banane qu’avec ce titre-là et ses six minutes survoltées, hachées menues, ponctuées de montées, de descentes, de breaks et de reprises fulgurantes, de variations, variations sur la rythmique, sur les solos… En bref, c’est monstrueux !
Quant aux paroles, c’est n’importe quoi ! Les mecs nous balancent un gloubiboulga ressemblant vaguement à un manifeste du rock, mais ça ne va nulle part ! Jugez plutôt :

Au Commencement
Retour en 1955
On ne savait rien à propos des concerts de rock’n roll
Et toute cette jive

L’homme blanc avait le sentimentalisme
L’homme noir avait le blues
Personne ne se rendait compte de ce qu’ils étaient sur le point de faire
Mais Tchaïkovsky a appris la nouvelle
Et il a dit :

Que le son soit
Et le son fut
Que la lumière soit
Et la lumière fut
Que la batterie soit
Et la batterie fut
Que la guitare soit
Et la guitare fut
Oh ! Que le rock soit
Whoah !

© J. Albert & Son (Pty.) Ltd.

6. Ram Jam : BLACK BETTY (1977)

Ram Jam : Typiquement le groupe d’un seul tube, mais quel tube ! Dans sa version complète de quatre minutes, la chanson est tout simplement, musicalement, un morceau de bravoure. Certes, c’est ultra-mixé et les rockers puristes boudent un peu ce genre de tube trop beau pour être honnête, qui s’offrait d’ailleurs le luxe de passer en boite de nuit au beau milieu des tubes disco de l’époque !
Bon, évidemment, niveau parole, ça vole bas. Et même plutôt très bas. Mais encore une fois, deux ou trois phrases suffisent pour que la chanson s’envole très haut si l’ensemble est joué avec du cœur.

Oh ! Betty noire, bam ba lam
Woah ! Betty noire, bam ba lam
Elle me fait vraiment de l’effet, bam ba lam
Tu sais que ce n’est pas un mensonge, bam ba lam
Elle est si stable, bam ba lam
Et elle est toujours prête, bam ba lam
Woah ! Betty noire, bam ba lam
Woah ! Betty noire, bam ba lam

© Epic Records, a division of Sony Music Entertainment

7. Police : NEXT TO YOU (1978)

La plupart des fans de Police portent plusieurs de leurs tubes aux nues, mais jamais NEXT TO YOU, le premier titre qui ouvre le premier album du groupe. Pour ma part, il s’agit de mon préféré, et de loin. Entant que batteur, j’ai toujours adoré le jeu de Stewart Copeland et je trouve qu’il n’a jamais été aussi bon que sur ce morceau irrésistible.
Et pourtant, les paroles… Enfin bref, à ce stade de l’article, vous voyez où je veux en venir…

J’ai connu mille filles ou peut-être plus
Mais je ne me suis jamais senti comme ça avant
Et je n’ai aucune idée de ce qui m’arrive
Je suis sous ton contrôle, jette-moi au moins un regard

Qu’est-ce que je peux faire ?
Tout ce que je veux c’est être près de toi

© A&M Records Ltd.

8. The Knack : MY SHARONA (1979)

Cette chanson pourrait être l’emblème de tous les jeunes gars qui veulent perdre leur pucelage. Sous-entendus salaces et montée de l’excitation : tout y est. Et pourtant, les paroles sont à deux balles !
Encore une fois, on s’en fout, parce que ça défouraille et que ça envoie du bois. Batterie, basse, guitare, c’est la totale. Et même si on a perdu son pucelage il y a un bail, on retombe à l’âge pubère à chaque écoute. Incroyable, non ?

Oh ma jolie petite première, jolie première
Quand me donneras-tu un peu de temps, ma Sharona ?
Ooh tu fais ronfler mon moteur, ronfler mon moteur
Appuie sur le champignon et franchit la ligne, Sharona !

Ne t’arrête jamais, continue
C’est mauvais esprit
Mais on s’en fout quand on est jeune
Ma ma ma i yi woo
M m m ma sharona !

© Capitol Records Inc.

9. Manu Chao : JE NE T’AIME PLUS MON AMOUR (1998)

Le titre pourrait vaguement donner l’impression que Manu Chao reprend le concept de Gainsbourg pour son JE T’AIME MOI NON PLUS mais il n’en est rien.
Ici, le plus latino des chanteurs français aligne quasiment une seule phrase pendant deux minutes sur le principe d’une boucle de huit pieds alternant Je ne t’aime plus mon amour et Je ne t’aime plus tous les jours. Ça a l’air bête dit comme ça, mais en réalité de quoi est-ce que ça parle ? Car, qu’y a-t-il de plus difficile dans l’amour que de lutter contre le temps et la routine de ces petits rien qui pourrissent le fruit ? Ici, musique et paroles s’unissent, dans leur plus simple appareil, afin de conceptualiser l’idée que l’amour, au jour le jour, est une épreuve quasi-impossible à relever. C’est ainsi que tous les couples passent par des phases d’alternance entre l’affection et le rejet de l’autre, en boucle…
Arriver à en dire autant en si peu, c’est quand même assez impressionnant !

Je ne t’aime plus mon amour
Je ne t’aime plus tous les jours
Je ne t’aime plus mon amour
Je ne t’aime plus tous les jours
Je ne t’aime plus mon amour
Je ne t’aime plus tous les jours
Parfois j’aimerais mourir tellement j’ai voulu croire
Parfois j’aimerais mourir pour ne plus rien avoir
Parfois j’aimerais mourir pour plus jamais te voir
Je ne t’aime plus mon amour
Je ne t’aime plus tous les jours
Je ne t’aime plus mon amour
Je ne t’aime plus tous les jours
Je ne t’aime plus mon amour
Je ne t’aime plus tous les jours

© Radio Bemba under exclusive licence to Because Music

10. Iggy Pop : SHAKIN’ ALL OVER (1999)

Cette chanson est un autre grand standard du rock. Au départ créée par le groupe Johnny Kidd & the Pirates (en 1960), elle devient cultissime grâce à la reprise électrisée des Who dans leur légendaire LIVE AT LEEDS en 1970. Décalqué un nombre incalculable de fois (Vince Taylor, The Yardbirds, Guess Who, Billy Idol…), ce tube éternel trouve, à mon humble avis, sa version définitive avec Iggy Pop dans l’interprétation qu’il propose dans le tardif et très classieux AVENUE B en 1999.
A part ça, la chanson en elle-même ne raconte rien, si ce n’est les tremblements que l’on peut ressentir lorsqu’on est excité par sa partenaire. C’est complètement couillon, mais quand c’est bien beuglé et porté par un riff de l’enfer, c’est génial !

Le pitch :
Quand tu remues près de moi
Des secousses m’agitent de partout
Des tremblements le long de ma colonne vertébrale
Des secousses dans les os de mes genoux
Des frissons dans les os de mes cuisses
Comme si…
J’étais partout agité de secousses

© Virgin Records America, Inc.

Et voilà donc tout le paradoxe dans lequel nous baignons depuis des lustres : Nous adorons, nous trouvons absolument géniales des chansons dont les paroles, prises comme telles, sont complètement débiles. Sauf que non en fait. Car le miracle nait de ce que ces paroles deviennent par le prisme de la musique et de l’interprétation qu’en proposent ses créateurs. L’apparent simplisme des mots est soudain transcendé, prolongé, sublimé par le son et les frissons qui s’ensuivent, et l’on comprend ainsi que les mots seuls n’étaient évidemment pas complets.

Vous aurez néanmoins compris que cette appréciation est très personnelle et que chacun a sans doute une liste bien différente des autres. Je vous laisse donc proposer la votre car, assurément, en sept décennies de musique pop, rock, de hard-rock, de heavy et autres death métal, ce n’est pas les chansons géniales avec des paroles débiles qui manquent !

Petit bonus pour la BO du jour :

38 comments

  • Nikolavitch  

    Alors, traduite à la volée, n’importe quelle chanson a l’air débile à balles.

    (tiens, essayez de traduire Bob Dylan à la volée. Ça ne voudra absolument plus rien dire à l’arrivée. Déjà qu’au départ…)

    et je m’insurge à propos de Black Betty. la description de la semaine que vit le mec à cause de Betty (« monday she got me arrested », etc.) est un portrait de relation abusive absolument terrible. ça vaut le coup d’écouter les paroles, vraiment.

  • Tornado  

    Ah mais on est bien d’accord !
    L’apparrent Simplisme on a dit ! :)

  • Nicolas B  

    J’adore la plupart de ces titres … mais c’est normal l’amour du rock comme d’autres genres d’ailleurs fait souvent écho à un besoin de simplicité une envie de se laisser porter dans une rythmique endiablée ou saccadée qui nous secoue les neurones et leur envoie des décharges électriques vive le bon vieux headbanging des familles. L’intellectuel qui se cache dans le rocker et qui attend une prose ou une rime riche de sens ne se veut pas trop visible de tous … on ne montre pas non plus notre cœur d’artichaut à tout le monde … non mais !!!

    Bravo bel article !

  • Matt  

    Hé hé !
    Au moins t’es beau joueur, tu te moques aussi des trucs qui te plaisent…et pas juste des super slips^^

    Ah ça si on cherche la petite bête, il y a des trucs ridicules un peu partout. Surtout en chanson.
    C’est pour ça que ça me fait marrer quand on me dit que les chansons en français ça fait pas classe, c’est pas top les paroles.
    Ah mais oui mais…la seule raison pour laquelle ça a l’air super cool en anglais, c’est parce que ce n’est pas notre langue et qu’on comprend pas bien^^ Du coup il ne reste que le rythme et les rimes. Mais si on traduit parfois…c’est pas du Baudelaire.

  • Matt  

    Et au passage, je ne puis commenter les chansons, je ne peux pas les écouter pour l’instant.
    Vous pouvez tous écouter de la musique au taf ? Ah ben c’est sérieux ça !^^
    Moi lire un blog ça va mais la musique c’est pas évident.

  • Bruce lit  

    Un article bcp plus tendre pour notre musique préférée que l’article pourrait y laisser paraître. Une performance de plus pour Tornado qui, ironie suprême manie si peu l’English.

    Je suis d’accord sur le débat que tu lances sur les paroles et l’interprétation pouvant amener les chanteurs de rock à chanter des inanités. Il manque à mon sens le passage de l’anglais au français qui transforme des textes simples en chansons simplettes.
    La langue anglaise est plus sonore, plus musicale que le français. Tu peux faire rimer systématiquement Please avec Knees, parfait pour une chanson d’amour suppliante. En français, ça donne s’il te plait avec à genoux. Tout de suite ça calme.

    Pour l’exemple d’Elvis les allitérations Nice -Ice sont plutôt bien trouvées. Alice Cooper ira jusqu’au bout avec Skeletons in my closet : Ice and bone, I say Bone, I see bone, est-ce si bon ? En français on aurait : de la glace et des os, je dis os, je vois des os, est-ce si bon?

    Dans tous les exemples que tu donnes, je ne vois pas de texte proprement débiles : celui d’Elvis, c’est de la sexualité et des textes à double sens des années 50.
    Born to be wild : un texte sympathique à défaut d’être génial
    Police : je pensais que tu opterais pour Dooo dooo dooo, daaa daaa
    Grapevine : connaissant Marvin Gaye, je pense que le doigté en question est autre….
    ACDC : ah ah excellent, je ne connaissais pas le clip officiel. Bon Scott en prêtre dépravé, c’est magnifique. La vache, Angus, là dessus, il a quoi ? 17 ans ? Il ressemble à un jeune Mick Jagger. Pour le reste, les lyrics sont dans la lignée de ce que pouvait signer Chuck Berry sur R’n’Roll Music, rien de choquant donc…
    Black Betty : tu as raison, pour avoir gâché ma belle jeunesse dans d’innombrables discothèques minables de banlieue parisienne, c’était avec Queen et Lenny Kravitz le minimum rock auquel on pouvait avoir droit entre Claude François et Ace of Base… La chanson part en couilles à certains moments, dommage car super son de guitare.
    My Sharona : il y a pire, la reprise par l’autre blaireau de Michael Younn : comme des connards…
    Manu Chao : on est là, comme tu le mentionnes dans le minimalisme, la chanson fonctionne même si je ne suis pas fan.
    Iggy : pas touche !
    Les Cornichons : Nino Ferrer avait un point commun avec Roger Waters : les deux aimaient écrire en anaphore. Musicalement tout est pompé à Quincy Jones, mais j’adore ce texte bon enfant, proche de l’esprit de La gadoue de Gainsbourg.

    Pour aller plus loin dans le débat, je préfère Obladi Oblada et sa spontanéité rafraîchissante à toute une tradition de rock faussement littéraire et ça, comme le disait Serge, c’est vraiment pénible.
    Mes choix ?
    Téléphone : ça se sent que c’est toi…
    Patti Smith et Springsteen : Because the night…Elle, je ne la supporte plus.
    Queen : We are the champions : jamais compris comment un chanteur gay pouvait chanter un truc comme pas de place pour les perdants parce que c’est nous les champions…
    Il faut que j’en cherche d’autres.

    @Nikolavitch : je ne relèverai pas le troll sur Bob Dylan…

    • Matt  

      « Tu peux faire rimer systématiquement Please avec Knees, parfait pour une chanson d’amour suppliante. En français, ça donne s’il te plait avec à genoux. Tout de suite ça calme. »

      Non mais tu triches dans ton argumentaire là !^^
      Les chansons sont écrites à la base en fonction des rimes, donc en français, les paroles auraient été écrites différemment. Donc ce n’est pas forcément que le français n’est pas musical, juste qu’il faut formuler autrement.

  • Eddy Vanleffe  

    .Et bien je reste un peu sur ma faim, je m’attendais à des atteindre des fonds abyssaux de bêtises et finalement, ça reste concon mais loin d’être des records…
    l’idée est judicieuse par contre, parce qu’on a tous rigolé devant une de nos chansons préférées en lisant le texte…
    je vais essayer de répondre avec celles qui m’ont marquées perso…

    10-the Beatles: I’ll get you : « imagine i’m in love with you, it’s easy because it’s true… » ça envoie du lourd -non?
    9-The crystals: da doo ron ron ‘ » yeah he’s so fine, yeah I’ll make him Mine da doo ron ron da doo ron ron »
    8-TRIO:DADADA, c’est fait exprès mais quand même.
    7-Kajagoogoo: too shy « Too shy-shy, hush hush eye to eye » soyons serieux…^^
    6-Judas Priest: Parental Guidance: « no, no, no, no we don’t need any parental guidance here » des mecs de quarante balais qui se rebellent contre leurs parents, c’est trop de honte!
    5- The Scorpions: Fly people fly : « and I see a smile on your face, when you’re looking to space » poésie niveau cinquième…
    4-Def Leppard: make love like a man, j’ai même pas besoin de mettre des paroles, le titre parle tout seul.
    3- FR DAVID: Words la première chanson que tu peux comprendre quand t’es au collège, tu te dis que t’es devenu bilingue, mais non c’est juste con comme la mort: « Words don’t come easy, to me, how can i find a way to make you see, words don’t come easy.
    2-The Stooges: No fun: Iggy disait que les meilleurs chansons contenaient moins de 25 mots. No fun ‘est le cas. sur le refrain il répète « no fun, my babe no fun » pour occuper une quarantaine de secondes avec quatre mots. il est mort de rire en plus.
    1- Patrick Hernandez: Born to be alive; né pour être vivant. on dirait que c’est écrit par Vandamme…. record absolu.
    je précise que j’aime bien tout cela. sans aucune honte

    • Tornado  

      Maintenant que je relis ta liste je me dis que j’aurais pu mettre Born to Be Alive. Mais pour le coup je voulais rester dans le cadre du rock. Pour le disco on verra une autre fois (j’adore ce genre aussi) !

      • Bruce lit  

        Pitié, pas le disco… Déjà que je vais me farcir un spécial Prog Rock…

        • Tornado  

          … et sa suite qui arrive…

        • Nikolavitch  

          la Funk, alors

          • Nikolavitch  

            un petit Roger Troutman pour la route ?

          • Tornado  

            En tout cas je songe à faire un TOP Soul, mais version mélancolique. Des chansons qui vous prennent les tripes…

          • Bruce lit  

            Reggae, Funk, soul, Prog : NON !!!!

          • Tornado  

            C’est juste un mauvais moment à passer Bruce. C’est un passage obligé, comme pour la Hammer :D

  • Tornado  

    Histoire de lever toute ambiguïté : Mon article est un plaidoyer pour les chansons simples et efficaces et une déclaration d’amour pour le rock même si ce n’est pas mon genre de musique exclusif (étant donné que j’en aime tout autant d’autres). Le titre le dit entre les lignes : des chansons qui ONT L’AIR DEBILE, mais qui en vérité SONT GENIALES.
    En écrivant cet article j’ai eu un moment de doute en me disant : « Bon… J’espère qu’ils ne vont pas prendre ce que j’écris au 1° degré car évidemment, on peut trouver pires paroles et pires chansons. Le truc d’équilibriste était justement de trouver les chansons qui pouvaient paraître ineptes si ont traduisait le texte littéralement mais qui contrebalançaient cette impression par une musique et une interprétation qui défouraille tout.
    Alors soyons clairs : Ces 10 titres, je les adore, je les vénère, je les aime d’amour ! je les trouve géniaux ! :D

    • Matt  

      Mais ça reste des paroles un peu nazes^^
      mais après tout on peut aimer des « lalala waa waa » si c’est super bien musicalement à côté.
      Et le gospel…c’est prêchi-prêcha à fond, je m’en tamponne des paroles religieuses…mais c’est musicalement chouette.

    • Eddy Vanleffe  

      Ne t’en fais pas , pas de confusion pour moi… :)
      moi aussi j’aime les chansons que t’as choisi et j’aime aussi (bon pas toutes au même degré) celles que j’ai choisies pour te répondre. :)
      mais entre le titre et la quasi promesse de Bruce de mettre le feu à Facebook hier soir, je m’attendais à des « dossiers » bien lourds »…

  • Manu  

    Moi aussi j’aime bien tous les titres, même si traduit c’est assez spécial…
    Y’a juste Manu chao. Là je peux pas… Mais alors vraiment pas! C’est une véritable escroquerie à mon sens. Un peu comme Moby…

  • Présence  

    Team Nikolavitch en ce qui me concerne : ça ne me dérange nullement que les paroles d’une chanson compose un texte débile. Je n’hésite pas à dire que je me suis souvent retrouvé à chantonner un refrain ou juste 2 lignes de texte de chanson débile, et me rendre compte que c’est l’état d’esprit ou l’émotion qui a éveillé un écho très fort en moi.

    Pour pinailler, autant Born to wild me semble être uniquement l’expression d’un état d’esprit, autant Let there be rock (qui me fait un effet analogue au tien) m’a toujours semblé raconter la progression de la musique vers le rock, en rendant hommage aux bluesmen.

    • Bruce lit  

      Fort
      comme
      du
      ….
      ….
      Manowar ?

      • Présence  

        Les textes de Manowar sont encore pire car il y règne une démagogie affichée, presqu’au niveau de Kiss.

        • Eddy Vanleffe  

          Manowar, c’est pas la panacée des textes ^^
           » Be brave, be strong, in battle we find our true selves… my horse, my best friend…. »

          mais on va réfléchir à dix textes à message dans le metal….histoire que Bruce ait une attaque après le rock prog…. ^^ (je suis le diable)

  • Kaori  

    Je m’insurge !

    « Je ne t’aime plus mon amour » n’est pas une chanson, mais juste la partie finale de BONGO BONG, une chanson qui raconte l’histoire d’un petit singe qui ne trouve pas sa place dans la ville, tout ça chanté en anglais avec un accent que nous envient tous les anglosaxons.

    https://www.youtube.com/watch?v=vJMLJVha5sw

    Quant à la partie « oxymore » (merci Google, encore un terme que j’avais oublié), il me renvoie au fameux « PAS ASSEZ DE TOI » (jeu de mot avec « passer de toi » (« je peux très bien me… ») de (tiens donc) la Mano Negra.

    Pour le reste, eh bien ce n’est pas si débile que ça, tout ça. Sans doute parce que tu es parti d’abord de chansons que tu adores.
    Pour ma part, je ne fais pas cette démarche, je ne trouve pas forcément les paroles débiles quand il s’agit d’anglais, parce que ce n’est pas ma langue naturelle. Et parfois il y a des jeux de mots, des associations que je perçois et qui me font m’écrier au génie (ou à me flatter d’avoir compris, au choix ;) ). Je fais plus la démarche inverse, en fait.

    Sinon, en chanson débile mais sympathique, je rejoins Bruce sur OBLADI OBLADA. Et je pensais aussi trouver DOODOODOO DADADA.
    Je me rappelle surtout de nos premiers cours d’anglais et de la découverte du sens des chansons des Beatles, entre le sous-marin jaune, le fou sur la colline, Lucie dans le ciel avec des diamants (bon, celui-ci, on sait de quoi il retourne en fait), ou même Penny Lane que j’adore. Des textes faciles à comprendre.
    JUDE est pas mal non plus.
    Ah, et j’oubliais le mythique HELLO GOODBYE, bien sûr !!

    Ah, et je vois qu’il y a des fans de BORN TO BE ALIVE.
    Je vous prierais donc de bien vouloir ne plus jamais m’adresser la parole. Cette chanson a terni à jamais mon existence le jour où j’ai cherché « le tube de votre année de naissance ».

    • Eddy Vanleffe  

      Ne me lancez pas sur les Beatles…:)
      ‘j ai tellement écouté leurs disques et lu de livres sur eux et vu de documentaires…
      si on excepte les débuts, les textes des Beatles sont rarement stupides et souvent très poétiques et émouvant je pense à celles de Paul sur la solitude (Eleanor Rigby et For no one) ou Hey Jude qui console le fils de Lennon quand il se barre avec Yoko. Penny Lane qui décrit son quartier d’enfance. She’s leaving home qui profite d’un double chant pour faire le dialogue entre des parents coincés et leur fille qui fugue…
      Lennon fait un grand texte avec Revolution, invente le psychédélique en chanson, avec I’m the Warlus et Lucy in the sky with diamonds….

      • JB  

        Je crois me rappeler que Lennon a écrit The Walrus spécifiquement pour troller ceux qui suranalysaient les paroles de leur chansons.

        • Eddy Vanleffe  

          oui, c’est assez moqueur et il récidive avec Glass Onion…

  • JP Nguyen  

    Je me range à l’avis d’Eddy : « ça reste concon mais loin d’être des records… »

    Dans le Top, je n’en connais que la moitié et elles ne me semblent pas si honteuses. Ok, c’est loin d’être des sommets d’écriture mais je m’attendais à pire.

    En fait, en musique, on peut dire certaines choses qui passent mieux avec une mélodie que sans… Par exemple, il y a quelques mois, en explorant Deezer, je suis tombé sur une chanson méconnue de Marc Lavoine : « Je rêve de ton cul ».
    Le titre fait vulgaire mais au final la chanson est sagement érotique, sans plus.

    Comme paroles très cons, il y avait la VF du générique de Star WArs (« la guerre passe comme un soleil… ») quoique c’est peut-être la voix du chanteur qui empire le ressenti…

    Sinon, Bruce, je ne partage pas du tout ton rejet de « We are the Champions », étant donné que le début de la chanson raconte bien qu’ils en ont chié des ronds de chapeau (no bed of roses, no pleasure cruise) pour être champions…

    • Bruce lit  

      C’est un avis partagé par les Pet Shop Boys (ce qui ne veut pas dire qu’ils ont raison).
      Je n’aime pas bcp Queen.

      • Matt  

        Tiens j’aime bien « it’s a sin »

        Ben quoi ? Quand je connais un machin dont vous parlez, je le dis. C’est rare…

    • Matt  

      Nan mais pour le top des paroles de merde, faut chercher du côté de maitre Gims ou Black M…

  • Tornado  

    Hé oui, je me décarcasse à expliquer qu’ici l’accent est mis sur l’équilibre entre des chansons géniales et leur contenu à priori inepte ! ^^

  • Patrick 6  

    J’arrive carrément après la bataille mais j’ai beaucoup aimé ton article qui m’a fait beaucoup rire !
    A ton instar j’aime la plupart des morceaux dont tu parles (à part ZZ top et Credence ) et le coté absurdes des textes ne m’a jamais gêné -ni même effleuré à vrai dire – car en langue étrangère on peut choisir de croire qu’elles ont un sens caché dans leur langue d’origine… ce qui n’est généralement pas le cas.

    Concernant Manu Ciao paradoxalement je ne trouve pas son texte idiot du tout (enfin toujours moins que la 1ere partie de la chanson en anglais – comme le disait Kaori). En peu de mot il a réussi à exprimer le désamour qui est finalement aussi difficile à vivre pour le largueur que pour le largué…

    En matière de texte incompréhensible on est obligé de mentionner Indochine (j’ai créé une « échelle de Sirkis » pour mesurer des textes idiots) ou même carrément Bashung (pourtant classé dans les auteurs « cultes »). Il m’a fallu qu’il explique que « La nuit je mens » est supposé parler de la résistance et que « Ma petite entreprise » est une métaphore sexuelle ^^

    • Tornado  

      Je ne trouve pas que tu arrives après la bataille ! ^^
      En fait j’apprécie beaucoup ces articles musicaux en fin de semaine car ils laissent le loisir à ceux qui ont envie de les lire et de les écouter de prendre leur temps et d’y venir pendant tout le week end, quand ils en ont envie ! C’est cool.
      Cela me rassure ce que tu dis sur Bashung car, même si j’aime beaucoup certains albums, je ne comprends jamais rien à ce qu’il raconte…

    • Kaori  

      Je croyais que « La nuit je mens » était plutôt côté SS que résistance. Après recherche, il s’avère qu’il parle des « résistants de la dernière heure » et des collabos.

      Cette chanson est une pure merveille, il parle une langue qu’on ne comprend pas, elle serait en anglais que ça serait pareil, et pourtant elle est juste magnifique.

      Concernant Indo, c’est sûr qu’ils ont le pompon, mais que c’est drôle et bien fait ;) .
      Le plus drôle, c’est que souvent, je chante les mauvaises paroles et ça n’y change rien ;)

      @Bruce : si tu veux attaquer Queen, prends plutôt les paroles de BOHEMIAN RAPSODY. Seul Freddie sait de quoi il voulait parler. Scaramouche ne dira pas le contraire ! C’est ça, le génie ;)
      I WANT TO RIDE MY BICYCLE (BiCYCLE RACE pour être exacte) est pas mal non plus, cela dit…
      Surtout que JAWS, STAR WARS, Peter Pan, Frankenstein et Superman en prennent pour leur grade !

      • Bruce lit  

        Si je reconnais bien volontiers les talents de chanteur et de performer de Freddie Mercury, il ne rentre pas dans mon panthéon des génies de la musique. Je n’ai jamais réussi à rentrer dans leurs disques malgré les recommandations de Cyrille. Restent une dizaine de chansons que j’aime bien.

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