Victime ? (She-Hulk 1)

She-Hulk 1 – Deconstructed par Mariko Tamaki & Nico Leon

PRESENCE

Me cherchez pas !

Me cherchez pas !©Marvel Comics

VO : Marvel

VF : /

Ce tome est le premier d’une nouvelle série consacrée à Jennifer Walters, qui a débuté après Civil War II (2016) par Brian Michael Bendis & David Marquez.

Il comprend les épisodes 1 à 6 de la série Hulk (rebaptisée She-Hulk pour ce recueil), initialement parus en 2017, écrits par Mariko Tamaki, dessinés et encrés par Nico Leon, avec l’aide de Dalibor Talajić pour l’épisode 2. La mise en couleurs a été réalisée par Matt Milla, avec l’aide d’Andrew Crowsley pour l’épisode 5. Les couvertures ont été réalisées par Jeff Dekal.

Lors de Civil War II, She-Hulk a été grièvement blessée au point de tomber dans le coma. Elle a dû également faire le deuil de son cousin. Après ces traumatismes majeurs, Jennifer Walters a décidé de reprendre sa forme humaine, et de reprendre un travail d’avocate dans un cabinet. Elle se lève et se prépare à affronter sa journée, en écoutant une recette de cuisine qui passe sur sa tablette. Elle prend le métro avec son carton sur les bras, reconnaissante que personne ne prête attention à elle, dans la foule. Elle a décoché un emploi dans le cabinet Ryu, Barber, Zucker & Scott. Elle est accueillie par son assistant personnel Bradley qui lui indique qu’il a déjà préparé son bureau. Elle est également accueillie par David Scott, Mark Cooper, Debbie, et d’autres collègues. Elle gagne son bureau qui est dans le noir et y découvre sa première cliente après avoir allumé : Maise Brewn.

Maise Brewn explique que son propriétaire monsieur Tick lui a indiqué qu’il allait l’expulser dans peu de temps. Elle explique à Jennifer Walter qu’elle a été victime d’une agression dans la rue il y a quelques années et que depuis elle ne sort quasiment plus de chez elle, et qu’il est hors de question qu’elle change d’appartement. Après une journée épuisante, elle quitte le travail assez tard et s’achète chinois pour manger chez elle. Devant l’entrée de son immeuble, elle est abordée par Florida Mayer, une travailleuse sociale qui écrit un livre sur les traumatismes et qui lui propose son aide. Jennifer l’envoie balader. Dans son appartement, Maise Brewn parle à une silhouette énorme dans la pénombre qui l’assure qu’elle la protégera.

Maise Brewn, une cliente un peu différente

Maise Brewn, une cliente un peu différente©Marvel Comics

Euh ? N’y aurait-il pas erreur dans le casting. Mariko Tamaki s’était associée avec sa cousine Jillian Tamaki pour réaliser une histoire complète sur l’adolescence et les vacances, d’une rare justesse émotionnelle : This one summer. Qu’est-ce qu’elle vient faire dans une grosse production mensuelle Marvel ? Il est vrai que le lecteur a du mal à croire que l’histoire va démarrer un jour. Jennifer Walters promène son mal être, durement et durablement marquée par le double traumatisme survenu durant Civil War II. La scénariste n’y fait pas référence immédiatement : il faut attendre le cinquième épisode pour que la question du deuil soit abordée de manière plus directe. Plus étonnant encore, She-Hulk n’apparaît que dans le dernier épisode, et encore seulement la moitié. Si le lecteur est en droit d’être déconcerté de retrouver Mariko Tamaki dans ce type de série, il lui reconnaît rapidement une histoire construite en dépit des canons des comics de superhéros. D’ailleurs le supercriminel inventé pour l’occasion est d’une banalité désarmante.

Le lecteur qui est venu pour un comics de superhéros traditionnel déchante rapidement, les conventions les plus basiques n’étant pas respectées. Par exemple il faut attendre la fin du deuxième épisode pour qu’il se produise un affrontement physique, et encore hors champ de la caméra. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc alors ? C’est avant tout l’histoire d’une jeune femme à un moment de sa vie où elle a du mal à faire face au quotidien, parce qu’elle a perdu sa confiance en elle, parce qu’elle ne sait plus comment aller de l’avant. Au départ, c’est un récit sur son quotidien, une journée après l’autre, en essayant de surmonter chaque obstacle. Nico Leon réalise des dessins qui montrent ce quotidien, avec un trait de contour très fin arrondi mais présentant des irrégularités. Cela aboutit à une vision du monde claire et facilement observable, mais fragile du fait de la finesse des traits, et vaguement perturbée du fait de ces courbes un irrégulières. Cela incite le lecteur à projeter cette fragilité sur Jennifer Walters, ou en tout cas à la lier avec son état d’esprit.

Bienvenue chez Jennifer Walters

Bienvenue chez Jennifer Walters©Marvel Comics

Nico Leon se retrouve donc à illustrer le quotidien, de Jennifer Walters dans ce qu’il peut avoir de banal, mais aussi de dérangeant. Le lecteur apprécie le degré de détails présents dans les cases. Les traits fins donnent l’impression de cases facilement lisibles, mais ils permettent aussi d’inclure un bon niveau d’informations visuelles sans donner l’impression de cases trop chargées. En ouverture, il peut voir l’aménagement de la grande pièce principale de l’appartement de Jennifer en, 1 seule case : les différentes fenêtres, la télévision et le meuble contenant livres et DVD, le canapé, la table encombrée par un carton, un pichet d’eau, deux pommes et 2 verres, les 2 chaises servant également de support à des sacs divers et variés, le coin cuisine avec les tabourets de bar, le comptoir, l’aspirateur, l’égouttoir, les assiettes sales, les placards en hauteur pour la vaisselle, etc. Cette case de la largeur de la page qui en occupe un quart de la surface présente un degré de détails impressionnant. Dans les cases suivantes, le lecteur constate que le miroir dans l’entrée et placé trop haut pour que Jennifer puisse correctement inspecter sa tenue, ce qui induit qu’il a été posé comme ça lorsqu’elle ne reprenait jamais sa forme normale, et qu’elle restait toujours sous sa forme de She-Hulk.

2 pages plus loin, l’artiste sait retranscrire la sensation d’isolement de l’individu dans la foule du métro et la bruit de fond élevé. L’ameublement et l’aménagement du bureau professionnel de Jennifer Walters sont plus épurés et plus impersonnels que ceux de son appartement. Comme on peut s’y attendre, l’appartement de Maise Brewn est un capharnaüm en cohérence avec son apparence timorée et obsessionnelle. Dans l’épisode 5, la description des parties communes de son immeuble vaut également le coup d’œil pour ce qu’elle révèle de l’état d’esprit des occupants. Le lecteur apprécie également les trajets à pied de Jennifer Walters dans New York, le dessinateur faisant l’effort de représenter des architectures différentes cohérentes avec les quartiers traversés. Loin d’être une enfilade de lieux communs visuels, la partie graphique du quotidien de Jennifer Walters place le lecteur à ses côtés, pour des journées bien décrites, spécifiques et particulières.

L'anonymat et la solitude dans la foule du métro

L’anonymat et la solitude dans la foule du métro©Marvel Comics

Il y a également une part d’ombre dans la vie de Jennifer Walters : cette inquiétude permanente engendrée par les traumatismes subis. Le lecteur les voit apparaître quand les couleurs se font plus sombres, quand le langage corporel de Jennifer Walters traduit une forme de résignation (épaules tombantes), ou au contraire un comportement soudain plus agressif. Dans ce dernier cas, le dessinateur utilise alors des cases en trapèze pour montrer que cette agressivité bouscule l’ordre bien établi, le quotidien bien maîtrisé.

Pendant la scène d’affrontement de 10 pages du dernier épisode, les traits de contour restent fins pour montrer que la puissance physique ne pallie la fragilité psychologique. À cette occasion, Matt Milla réalise des effets spéciaux impressionnants avec les couleurs pour montrer des manifestations surnaturelles. À chaque fois que Jennifer Walters donne l’impression de perdre pied, que sa maîtrise de ses émotions diminue, le dessinateur sous-entend habilement la remontée de la personnalité de She-Hulk par le biais de teintes grisâtres et verdâtres.

La perte de contrôle ne tient qu'à un fil

La perte de contrôle ne tient qu’à un fil©Marvel Comics

Finalement, le lecteur se laisse porter par le quotidien de Jennifer Walters, sans ressentir le manque de présence de She-Hulk, sauf s’il venait chercher un récit de superhéros traditionnel à l’exclusion de tout autre chose. Il ressent une forte empathie pour le personnage qui existe vraiment. Mariko Tamaki décrit une jeune femme qui se remet à affronter le quotidien, sans misérabilisme, sans donner dans la dépression. Elle montre la fragilité de son contrôle sur elle-même par petites touches espacées, quand la charge émotionnelle de ses souvenirs traumatisants l’envahit. Elle montre comment sa relation avec ses anciennes copines (Carol Danvers, Patsy Walker) a changé, comment elle a instauré un petit rituel avec les émissions de recettes de cuisine pour se ménager des moments neutres. Elle montre aussi que Jennifer Walters reste une personne qui a gardé la mémoire de la confiance qui fut la sienne quand elle était She-Hulk vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le lecteur sourit quand elle rembarre sèchement un type adossé à un mur qui lui a fait une remarque à double sens. En 3 petites cases, la personnalité profonde de Walters s’est exprimée, et l’homme a tout de suite changé d’attitude.

Finalement la scénariste reprend le principe que Hulk est l’expression de la colère et de la frustration de l’individu. C’est la raison pour laquelle la série a été appelé Hulk plutôt que She-Hulk et que cette dernière a une peau plutôt grise que verte, ce qui renvoie au tout début de Hulk. En arrivant à la confrontation finale dans le dernier épisode, le lecteur se dit également que l’auteure a fait se rencontrer 2 individus ayant subi un traumatisme qui les a réduites à l’état de victime, et que leur psychisme a géré cette situation de manière différente.

Fallait pas me provoquer !

Fallait pas me provoquer !©Marvel Comics

En aidant Maise Brewn, Jennifer Walters aide une autre femme, elle aussi victime d’une agression mais qui a choisi de se protéger du monde en adoptant une vie de recluse, plutôt que d’essayer de retrouver un traintrain quotidien, pour entamer un retour à la normale. Tamaki ne condamne pas Maise Brewn, elle ne porte même pas de jugement de valeur sur la forme de sa vie après l’agression. Au contraire, elle sait évoquer son traumatisme et le rendre personnel au travers de l’identité de celui qui a commandité son agression. En arrière-plan du récit très linéaire et facile d’accès, elle parle de résilience, de retour à une vie normale, cheminement complexe, délicat, et sans certitude. Elle n’essaye pas de faire croire qu’il suffit de positiver pour que tout s’améliore, mais elle indique que la peur et la colère sont destructrices et accentuent les conséquences de l’agression aux dépends de la victime.

Venu pour un récit un peu bourrin dans la famille des Hulk, ou pour une histoire décalée écrite par Mariko Tamaki, le lecteur découvre une narration qui ne respecte pas les codes du genre superhéros, épisode par épisode. Il apprécie la capacité de Nico Leon à réaliser des dessins légers tout en conservant une bonne densité d’informations visuelles, à représenter le quotidien dans sa banalité, sans en devenir fade ou convenu. Il s’attache rapidement à Jennifer Walters, dans une phase difficile de sa vie, mais cohérente avec sa personnalité. Il découvre peu à peu la sensibilité honnête du récit et son thème de fond sur la reconstruction après un traumatisme.

Une newyorkaise comme les autres

Une newyorkaise comme les autres©Marvel Comics

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A l’issue de Civil War 2, She Hulk est une femme blessée et traumatisée. Suivez sa reconstruction chez Bruce Lit.

La BO du jour : renaissance et paranoïa chantées par la plus grande rockeuse contemporaine. 

84 comments

  • Patrick 6  

    Je dois avouer que je n’ai jamais aimé Miss Hulk ni même compris sa simple existence (à part la simple volonté de Marvel de féminiser ses personnages et son lectorat). Même la période Byrne plutôt originale dans la démarche (A personnage ringard et absurde histoires ringardes et absurdes ! Logique) m’avait totalement indifféré !
    Alors une nouvelle série She Hulk… comment dire… rien ne saurait être plus éloigné de mes préoccupations ^^
    Et pourtant ! Ce que tu en écris m’étonne au plus haut point ! Quoi ? Pas de super baston ? Pas de super méchant en slip, ni de pose sexy de Mademoiselle Hulk ? Bigre ! C’est une révolution ou quoi ?
    Ton article et les scans utilisés semblent au contraire indiquer un récit tourné vers l’intime, où sont abordés le deuil et la difficulté à s’insérer dans le monde… Waow ! Now we are talking ! ^^
    Comme quoi il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis et je vais tacher de me procurer cette série asap ! Arigato gozaimasu !

    • Présence  

      J’ai été le premier surpris à prendre autant de plaisir à la lecture de ce premier tome. Pour tout dire, je le dois à Bruce qui m’avait convaincu de lire Cet été là, des cousines Tamaki. En voyant son nom sur la couverture, je me suis dis que ça pouvait être intéressant. Mais les dessins ne m’attiraient pas beaucoup et le fait que cette série soit lancée comme conséquence de Civil War II de Biran Michael Bendis & David Marquez ne me mettait pas non plus en confiance. Du coup, ce fut un achat sous l’impulsion du moment une semaine où il n’y avait pas beaucoup de nouveautés. Non, rien de rien je ne regrette rien (de cette lecture), et je lirai certainement le tome 2.

      J’avais bien aimé She-Hulk par John Byrne, et également la série écrite par Dan Slott.

    • Fred Le mallrat  

      En fait, à l’époque, un studio d’anime, préparait un spiderwoman apres le succes de spiderman.
      Marvel a donc décidé de creer rapidement sa spiderwoman. Ils en ont profité pour sécuriser le concept de hulk féminine (epoque de la série TV) et de Miss Marvel (raison evidente de pas vouloir qu un autre editeur utilise le nom Marvel).

  • Tornado  

    Ça a l’air super !!! Exactement ce que j’ai envie de lire d’un récit de super-héros, mais alors EX-AC-TE-MENT !!!
    Bon, si ça sort en librairie VF, faudra quand même que je surpasse mon allergie au Marvel(NOW-ALL-NEW-ALL-DIFFERENT-MES-COUILLES)…

    Et au fait ? Hulk est mort ??? Kékcékcéconneries ???

    • PierreN  

      @Tornado: Quand on connaît l’identité du tueur, c’est encore plus atterrant, puisqu’il s’agit tout de même d’un des plus farouches opposants à la peine capitale de l’univers Marvel, jusqu’à ce que Bendis le prenne en main à partir de Disassembled.

      La partie intimiste éloignée des conventions du genre semble intéressante, mais au départ, en voyant la couverture, je me suis dit que c’est quand même dommage de faire de Jenny un Hulk énervé bis comme son cousin (ce qu’elle était à ses débuts, lorsque Stan Lee l’avait lancée en grande partie pour que Marvel ait la propriété juridique du nom), alors même que Byrne et Slott avaient fait du bon boulot pour la différencier par rapport à son équivalent masculin.
      Comme le disait Matt précédemment, il faut sans doute voir ça comme une parenthèse, une approche destiné à durer seulement le temps d’une seule équipe créative, puisque She-Hulk finira par redevenir verte, et surtout les scénaristes suivants renoueront forcément un jour ou l’autre avec un volet plus spectaculaire.
      Que vaut le run de Soule au fait ?

      • Matt  

        Je me suis dit la même chose que Pierre. Mais c’est vrai que ça semble bien fichu. Reste à savoir si on peut comprendre sans avoir lu civil war 2, combien de tomes ça va durer, etc.

        • Présence  

          Je n’ai pas lu Civil War II, et je n’ai pas l’impression d’avoir raté des passages dans ce tome de She-Hulk. Je suis quand même allé faire un tour sur wikipedia pour lire le résumé des principaux événements étant survenus pendant ce crossover.

          Concernant la durée de la série, je n’en ai aucune idée. Je lirai le tome 2, et il est vraisemblable que je continuerai tant que Mariko Tamaki en sera la scénariste.

      • Présence  

        @PierreN – Je partage ton avis sur le fait qu’il s’agit d’une parenthèse, une approche destiné à durer seulement le temps d’une seule équipe créative.

        Pour les épisodes de Charles Soule, j’avais trouvé la première moitié très quelconque, et la seconde nettement meilleure. Mes avis détaillés sur amazon :

        Tome 1 : https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/RUXZG0OW2NF7X/ref=cm_cr_dp_d_rvw_ttl?ie=UTF8&ASIN=0785190198

        Tome 2 : https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/R2UYJPOXKV9JQC/ref=cm_cr_dp_d_rvw_ttl?ie=UTF8&ASIN=0785190201

    • Présence  

      Comme l’indique Pierre N, Bruce Banner a été abattu par un autre superhéros au cours de Civil Warr II que je n’ai pas lu. La scénariste creuse les conséquences d’un tel événement pour Jennifer Walters, ainsi qu’elle ait été grièvement blessée elle-même.

      Par ailleurs l’indisponibilité de Bruce Banner (temporaire selon toute vraisemblance, comme il est de coutume chez les superhéros) a permis à l’éditeur Marvel d’installer un autre individu en tant que Hulk : Amadeus Cho, dans une série intitulée The totally awesome Hulk. Le titre indique une approche narrative bien différente de celle-ci. :)

      Mariko Tamaki ayant écrit les 6 épisodes suivants, je compte bien lire le tome 2.

  • OmacSpyder  

    Ton article donne carrément envie de lire cette histoire intimiste aux dessins méticuleux. Et en effet la couverture ne laissait pas supposer cet angle en affichant une She-Hulk grise de rage! Nous voici donc davantage sur une approche qui met en avant la lente reconstruction de Jenifer Walters après sa déconstruction traversée par les événements de cette seconde guerre civile. Un dommage collatéral… Ton lapsus dans la première partie de ton article (oui, le correcteur orthographique a bon dos!) fournit l’indice sur l’auteur de la mort du cousin de la Miss…

    Un petit point : tu écris « Comme on peut s’y attendre, l’appartement de Maise Brewn est un capharnaüm en cohérence avec son apparence timorée et obsessionnelle » ; or un intérieur d’obsessionnel serait impeccablement rangé jusqu’à en paraître suspect. Ici, il semble que cette Maise Brewn soit agoraphobe, d’où son intérieur qui équivaut à sa vie entière rassemblée pêle-mêle en-dedans.

    Cette approche de She- Hulk est audacieuse tant celle-ci a incarné l’émancipation et la confiance en soi au féminin. Cela montre que nul n’est à l’abri d’un effondrement. Intérieur cette fois et non plus d’un immeuble détruit par une super-force. De plus tu décris un dessin qui retranscrit l’émotion ressentie, comme ces cases rectangles devenant trapèzes. C’est intéressant ça. Et puis, comme le chantait Alain Bashung :
     » On dirait qu’on sait lire sur les lèvres
    Et que l’on tient tous les deux sur un trapèze
    On dirait que sans les poings on est toujours aussi balèzes
    Et que les fenêtres nous apaisent… »
    Ton titre pose la question : victime? La réponse est oui.
    Mais de quoi exactement..?
    Tu parles de résilience. Ça reste à voir, si tant est que cela existe ici. Parfois cette notion nomme juste le fait de cicatriser tout seul avec les moyens du bord… L’équilibre, et c’est un des mérites visiblement de cette histoire, demeure fragile, aussi fort soit- on en apparence…

  • Présence  

    Excellent ! Je n’avais même pas remarqué ce lapsus bien involontaire. Il a fallu que je relise l’article pour détecter le R manquant.

    Merci d’apporter les rectifications nécessaires à mes approximations, voire élucubrations. J’oublie parfois qu’il s’agit d’un vrai domaine de savoir, et que j’utilise ces termes avec la fougue de l’amateur, malheureusement pas assez éclairé. J’espère que tu liras ces épisodes pour pouvoir nous dire s’il s’agit réellement de résilience ou non.

    Effectivement j’ai été séduit par la sensibilité avec laquelle les auteurs mettent en scène l’effondrement intérieur d’un personnage ayant incarné l’émancipation et la confiance en soi au féminin.

    • OmacSpyder  

      Ton article a fait son oeuvre : si ça sort en vf, je lirai cette série. J’aime bien ce perso dé Miss Hulk et lui donner une autre itération montre bien qu’à l’instar de son cousin Jenifer est tout-terrain^^
      Pour les élucubrations, heureusement qu’on s’en autorise pour ça.
      Pour les approximations, c’est bien l’avantage de l’échange par ici ;)

  • Bruce lit  

    @Présence : Comme toi, j’ai été soufflé de voir qu’une Tamaki signait du mainstream. Mais après je me suis rappelé qu’elle avait signé aussi la préface du très beau Wonder Woman de Jill Thompson.
    Tu as vu Présence : j’ai vu sur le blog de notre amie Steph Ft (qui avait chroniqué du Zidrou ici-même qu’un autre Tamaki venait de sortir : https://chezmo.wordpress.com/2017/10/11/supermutant-magic-academy-tamaki/

    Je suis très intrigué et ta review va dans le bon sens. Peut-être aurais je la chance de tomber dessus ?
    Sinon, c’ets moi ou vraiment Jennifer Walters en civil a un physique on ne peut plus banal ?

    • Bruce lit  

      Qui peut me dire le nom du tueur de Banner ? Et me résumer ce CW 2 ?

      • Présence  

        Concernant ce tome de She-Hulk, il me semble qu’il est dans ta pile de lecture. Concernant SuperMutant Magic Academy, j’avais vu passer la couverture où j’avais identifié le nom de Mariko Tamaki. Cette couverture m’avait donné l’impression d’une BD à destination d’un jeune lectorat et je n’avais pas d’envie particulière de le lire.

    • Matt  

      Je pense que c’est voulu pour le physique. Même chez Dan Slott, l’accent était mis sur le fait qu’elle se sentait mieux dans sa peau en She-Huk parce qu’elle n’était jamais spécialement représentée de manière sexy sous forme humaine Bon cela dit elle n’est pas vilaine non plus, et c’est plutôt une bonne chose que toutes les héroïnes ne soient pas des bombes sexuelles.

      • Bruce lit  

        Oui, c’est ce qui la rend sympathique et…sexy à mes yeux.

        • Matt  

          Ouais, contrairement à Patrick j’aime bien ce perso pour plein de raisons : tantôt plus proche des civils (physiquement et aussi via son boulot), tantôt plus libérée et marrante, et sans être la plus sexy même sous forme verte (bon chez Byrne elle est sexy mais chez Slott, faut aimer les muscles quand même…)
          C’est pour ça que là l’idée d’en faire une version plus proche de son cousin ne m’attirait pas initialement. Mais j’imagine aussi que ça a un rapport avec ce qu’elle traverse émotionnellement durant cette période. ça ne peut pas tout le temps être la déconnade.

          • PierreN  

            Pareil que Matt, c’est une des héroïnes les plus sympathiques qui soit je trouve, et cela depuis son intégration chez les FF de Byrne et les Avengers de Stern.

    • Matt  

      Tiens bah même Byrne qui aime bien dessiner des nanas sexy a fait un épisode dans lequel Jennifer, même si ça ne lui plaît pas parce qu’elle se sent mieux dans sa peau en She-Hulk, reprend forme humaine pour faire plaisir à…euh…je crois que c’est son père. Quelqu’un de sa famille en tous cas.

  • Eddy Vanleffe  

    je me demande si les rayons gamma n’exacerbent pas le côté agressif chez Bruce du fait de son enfance bla, bla,bla et chez Jennifer le fait de s’assumer pleinement rejetant ses propres inhibitions qui n’ont rien à voir avec celles de son cousin…
    Les She-Hulk de Dan Slott sont l’une des lectures les plus fun que j’ai pu lire, très dans le style Peter David justement…

    • Présence  

      Et d’ailleurs le site Bruce Lit, toujours au summum des bonnes lectures, dispose également d’un article sur les premiers épisodes de Dan Slott. :)

      • Fred Le mallrat  

        A l’époque Slott était un de mes auteurs favoris. Tout ses She-Hulks sont Hilarants, ses GLA (Great Lakes Avengers) tout autant (1 mini et 2 one shot), pareil pour les Thing.
        Même si on oublie souvent que Peter David ou C. Priest sans faire de comics humoristiques sont toujours trés drôles !

    • PierreN  

      « Les She-Hulk de Dan Slott sont l’une des lectures les plus fun que j’ai pu lire, très dans le style Peter David justement… »
      Slott en est conscient, comme le prouve un dialogue du dernier numéro de son run :
      « Wow ! Two Star Trek references in one day ? It’s like we’re in a Peter David comic ! I wish ! » XD

      C’est vraiment bien géré l’idée des lecteurs de comics qui viennent en aide à She-Hulk grâce à leur connaissance de la continuité. Après Slott, David a aussi fait un run sur She-Hulk, mais d’après le peu que j’en ai lu, il n’était pas aussi inspiré.

  • Fred Le mallrat  

    J ai pas lu encore le 6eme numéro (je suis Marvel sur Marvel Unlimited donc en décalage).
    J’adore la She-Hulk de Slott, bien aimé celle de Soule, pas mal aimé celle de Gerber mais carrement hermétique à celle de Byrne ou de Kraft.
    Je ne connaissais absolument pas ni la scenariste ni le dessinateur.

    Mais je confirme ce que dit Présence. J’aurais un bémol sur le rhytme parfois un peu trop lent .. ou une facilité un peu indé dans l’intrigue (oui il y a des facilités ailleurs que dans les blockbusters, films d actions etc etc..). Mais c est une série qui prend bien le lecteur et l’entraine dans l’intimité des protagonistes (Jen et Maise). Le dessin est vraiment surprenant et tres plaisant, trés doux en général mais capable de transporter dans un moment d’angoisse, de stress assez facilement.

    Bonne série que j ai toujours hate de suivre.

    • Eddy Vanleffe  

      Pareil, celle de Byrne je la trouve ratée parce que pas drôle… les gags sont pour paraphraser notre ami, infantile et neuneus. je vaux dire que pour moi, un vieux pif gadget avec les calembours carambar, c’est mieux foutu.
      je vais quand même re-tester le volume hachette qui s’annonce pour me faire une meilleure idée mais…

      • Matt  

        Pour ma part j’aime bien les 8 premiers numéros de celle de Byrne (son premier mini run en gros). Le second volume VO qui est sorti qui réédite le 2eme run de Byrne sur la série, là par contre j’ai trouvé ça too much, trop dans le méta. Disons qu’au début ça marche bien…et puis à la longue Byrne tombe dans le piège de penser que si on assume de faire des blagues méta toutes les pages, ben c’est drôle. Sauf que non. C’est le syndrome Mike Myers dans Austin Powers. A la base le perso est marrant parce qu’il est ridicule…mais à force d’être ridicule, ben c’est plus drôle, juste ridicule.
        Mais pour moi les 8 premiers numéros fonctionnent bien. Ceux qui vont débarquer chez Hachette je crois d’ailleurs.

      • Matt  

        Donc pour faire simple ça marche pour moi…mais pas pendant 30 épisodes. 8 c’était bien. La suite par Byrne n’était à mon sens pas nécessaire. Mais après je comprendrais aussi qu’on n’aime pas du tout. L’humour c’est subjectif.

        • Présence  

          Je n’ai lu que les 8 premiers épisodes de She-Hulk par Byrne, et le 2ème tome dort dans une de mes piles, selon l’expression consacrée par Tornado.

          J’avais relu les 8 premiers épisodes à l’occasion de leur réédition en 2011. J’avais trouvé que John Byrne réussit le pari risqué d’introduire de l’humour dans un genre (les superhéros) qui s’en accommode généralement très mal dans la mesure où ces surhommes en slip de bain sont déjà parodiques, au moins en apparence, et dans leur façon brutale de régler leurs problèmes avec leur poing. Les premiers épisodes sont un peu timorés dans le registre comique ; les 4 derniers s’aventurent dans des territoires moins évidents, plus risqués, toujours à destination d’un public familial. Il s’agit donc d’un produit divertissant, plus parlant si on saisit les références pointues à l’univers partagé Marvel, avec une héroïne de bonne humeur, sans angoisse particulière et très séduisante.

          • Fred Le mallrat  

            Il introduit pas vraiment l’humour dans les comics de superheros puisqu’un an auparavant on a Excalibur et 2 ans avant on a la JL de Dematteis et Giffen (pour ne parler que de séris contemporaines)

          • Présence  

            Je me suis mal exprimé. Il n’est effectivement pas le 1er à introduire de l’humour dans les comics, et je suis un grand fan de la JLI de Giffen, DeMatteis et Maguire qui fut l’une des premières séries que j’ai lues quand je suis passé à la VO. J’ai l’impression que Giffen et DeMatteis étaient plus dans la comédie, et que She-Hulk de Byrne est plus dans le registre du comique, en brisant le 4ème mur, ce qui n’arrivait pas dans la JLI… si mes souvenirs sont bons.

          • Matt  

            L’humour est vraiment très subjectif. Pour ma part j’adore l’humour absurde. Du style Monty Python, les films comme « y a-t-il un pilote dans l’avion ? » ou « hot shots 2″, la série animée Excel Saga (qui n’a aucun sens), les 2min du peuple de François Perusse, et du coup même parfois Deadpool (selon le scénariste, hein !) peut me faire marrer. Il y a de l’humour perché dans la She Hulk de Slott aussi.
            Pour beaucoup c’est de l’humour con. Et ils préfèrent rigoler des blagues dégueu trash et cruelles de Garth Ennis^^. Ben moi ça me fait marrer. Et je n’ai certainement pas envie de m’en excuser. Parce que le rire c’est sacré !

    • Présence  

      @Fred Le mallrat – C’est vrai que l’intrigue n’est pas très dense, et c’est ce qui permet d’avoir le temps de développer de l’empathie avec les personnages. Je n’avais pas pensé à employer l’adjectif doux pour les dessins, mais je trouve qu’il est parfaitement adapté pour transcrire la sensation qui s’en dégage.

  • Matt  

    Au passage le prochain numéro de la collection noire Hachette, c’est le She Hulk de Slott. Mais je crois que ce ne sont que les 6 premiers épisodes, ce qui est dommage. J’attends une réédition meilleure que ce foutu marvel monster au papier dégueulasse…

    Le She Hulk de Byrne c’est dans la collection rouge et vu que c’est le numéro 51 et qu’on en est au 45…ça arrivera en début d’année prochaine.

    • PierreN  

      De loin, ça à l’air d’être un vrai sacerdoce que d’acquérir ces collections hachette.
      Je suis bien conscient que cela constitue une bonne alternative pour ceux qui ne sont pas convaincus par la politique éditoriale de Panini concernant les « oldies ».
      Personellement, quand il m’arrive d’aller dans un kiosque situé dans une gare ou ailleurs, et que je vois ces piles de volumes hachette posés négligemment à même le sol, avec des bouquins neufs déjà cornés ou abimés, ça suffit amplement à me dissuader. Dans ces moments-là, je suis bien content de pouvoir accéder à la VO et de ne pas avoir à faire 36 maisons de la presse (à 12 ans cela ne me gênait pas, mais aujourd’hui c’est une autre histoire) pour finalement trouver ce que je cherche mais en mauvais état.

      • Bruce lit  

        Euh….répondez moi !!!!
        Qui a tué Hulk ?

        • Matt  

          le mec qui n’a pas de fanbase selon toi.

          • Bruce lit  

            Cet empaffé ?
            Le roi des connards décidément….

      • Matt  

        Tu peux aussi, tout simplement, commander un numéro sur leur site (sans t’abonner, si si c’est possible)
        Par contre ils font des envois toutes les 3 semaines ou un truc du genre. Faut pas être pressé.

        • Fred Le mallrat  

          Par Journaux.fr aussi.. c est plus rapide et avec des FDP moins chers..
          Pas eu de souci que ce soit avec hachette ou journaux par rapport à l etat.

      • Matt  

        Ici :
        https://www.hachette-collections.com/abonnement-en-cours-de-collection/votre-choix.htm?id_collection=177

        Ok c’est écrit en petit en dessous des symboles de cartes bancaires, mais c’est possible^^

        Et comme ils n’indiquent plus à quoi correspondent les numéros (tss c’est vrai que c’est pas évident en fait) il faut aller voir ici ce que les numéros contiennent :

        https://www.bedetheque.com/albums-42152-BD-Marvel-Comics-La-collection-Hachette.html

        (oui je sais Bruce, j’ai mis 2 liens, désolé)

  • JP Nguyen  

    Cet article est très vendeur et j’aime bien le perso, j’ai lu du Byrne et du Slott… Soule, je peux pas…

    Juste une phrase que je n’ai pas compris :
    « C’est la raison pour laquelle la série a été appelé Hulk plutôt que She-Hulk et que cette dernière a une peau plutôt grise que verte, ce qui renvoie au tout début de Hulk »
    Pourtant, le titre de la cover, c’est bien « She-Hulk », non ?

    • Présence  

      Oui, le recueil a été vendu avec le titre de She-Hulk, mais les épisodes mensuels de la série sont parus sous le titre de Hulk. Promis j’ai rien bu, et j’ai vérifié sur un site spécialisé. :) Les voies de Marvel sont impénétrables.

      • PierreN  

        C’est comme leur série X-Men (celle de Brian Wood), constituée uniquement par des x-women, mais qui a tout de même conservé le titre habituel.

        • Présence  

          Je n’avais pas pensé à envisager les choses sous cet angle, mais je le trouve très intéressant. Effectivement, c’est une façon de ne pas diminuer la valeur du personnage que de l’appeler par le titre usuel (Hulk), plutôt que de faire ressortir la spécificité de son genre, à savoir être une femme.

          Je me souviens que ce point de vue avait fait débat pour la série X-Men de Brian Wood (comme tu le rappelles) et que le choix avait été de mettre en avant qu’il s’agit d’une équipe de X-Men au même titre que les autres, et que ces personnages méritaient comme les autres de porter le nom de X-Men. Bien sûr, ce débat était paradoxal, car le même temps c’était affubler une équipe 100% féminine d’un nom basé sur Hommes (men), c’est-à-dire empreint une sensibilité patriarcale, comme si la légitimité se trouvait quand même dans le fait de porter un nom d’équipe masculin.

          • Bruce lit  

            Bon effectivement c’était dans ma pile et j’ai lu ça hier soir et……
            bof….
            J’ai ri de bon coeur lors de la première séquence avec le miroir trop grand pour Jennifer, été en franche empathie avec elle au moment de son retour au travail, apprécié la portée sociale d’une expulsion abusive et puis….j’ai subi les 5 autres épisodes.
            C’est pas nul hein, sauf qu’au bout de deux épisodes, j’avais une impression de déjà vu….Voyons, une super héroïne traumatisée autrefois joyeuse qui mène des enquêtes sociales tout en décompression avec une bonne dose de déprime et des featurings de ses petits copains ?
            Euh…Alias ?
            Bingo ! Même physiquement, elle ressemble à Jessica Jones je trouve.
            Mais sans le sexe et la violence…
            Du coup, oui, j’ai trouvé le temps long. Comme Fred le signifiait, on y trouve des tics d’écriture indie : l’assistant gay super sympa (qui sert pas à grand chose, si ce n’est d’être super sympa), un pseudo mystère qui n’aboutit pas à grand chose et la bête que Jennifer cache en elle qui n’est ni surprenante, ni spectaculaire et qui semble être une concession pénible que Tamaki subit pour raconter son histoire.
            J’attends le tome 2 pour un avis définitif :) .

          • Présence  

            @Bruce – En ce qui me concerne, je ne reconnais pas du tout Jessica Jones dans cette version de Jennifer Walters. Comme tu le fais observer, il manque la violence et le sexe, mais aussi le langage vulgaire, et surtout il manque le cynisme désabusé, l’écœurement vis-à-vis de soi-même.

            Quant au dosage superhéros / Tamaki, j’ai été épaté que la scénariste puisse conserver autant de sa voix d’auteure dans une production Marvel. J’ai donc pris grand plaisir à retrouver toute sa sensibilité qui s’exprimait avec autant de finesse dans Cet été-là.

          • Bruce lit  

            Ben oui on est d’accord : c’est du Alias edulcoré :)

      • Fred Le mallrat  

        Marvel indique que la raison est que la série n etait pas houmristique comme les autres séries She-Hulk.
        Surement aussi qu avec Legacy et le retour aux numerotations originelles… il faut bien que She-Hulk reprenne son nom (et la numerotation) alors que la série de Cho reprendra celle de Hulk.

        • Présence  

          Je n’y avais pas pensé, et pourtant c’est ça : She-Hulk reprend sa numérotation originale juste après Generations. Merci pour cet éclairage.

    • Fred Le mallrat  

      Soule en général je n aime pas.. sauf justement She Hulk qui est, pour moi, de loin sa meilleure série (sans egaler Slott bien sur).

      • Présence  

        Je crois qu’il n’y a pas beaucoup d’amateur de l’écriture de Charles Soule sur le site, parmi les autres contributeurs.

        • Fred Le mallrat  

          C’est plutôt rassurant pour moi.
          Autant Fraction, je trouve que les gens sont trop dur car s’il s est planté sur Xmen ou FF, ses iron Fist (le gros de la série est de lui voir les interviews de Ed Brubaker qu’on peut retrouver dans le livre Ed Brubaker: Conversations), ses Hawkeye, Casanova, Defenders sont d’excellentes séries, autant Soule, je comprend pas l’engouement..

          • Eddy Vanleffe  

            Soule est très bon sur SECRET WARS CIVIL WAR que j’ai trouvé très tendu dans l’ambiance et très à l’aise sur la psychologie des persos, autant depuis….

            HAWKEYE est vraiment cool à lire, dommage que ça ne ressemble pas au personnage que j’ai l’habitude de lire.

  • Matt  

    Alors est-il encore mort Banner ? Ou a-t-il récupéré de sa mauvaise grippe ?
    C’est toujours le gamin chinois Amadeus Cho le nouveau Hulk ?
    C’est moi ou le nouvel univers Marvel ne fait que remplacer des persos connus par des contrefaçons (sans vouloir faire une vanne sur les chinois, hein !) ?
    Je veux dire…Ms Marvel c’est une musulmane, Spider-man on voit surtout Miles Morales maintenant, Hulk est chinois, etc.
    Non pas que je veuille passer pour un raciste mais justement est-ce que Marvel n’essaie pas un peu trop de faire bonne figure ? On avait déjà le Nick Fury junior black pour coller aux films. Ce ne serait pas plus intéressant de promouvoir les persos uniques qui sont déjà asiatiques ou afro-américains sans être une copie d’un autre héros ? Genre le faucon, Cloak, Misty Knight, Doctor Voodoo ou Shang-Shi, Nico Minoru, Sunfire, Colleen Wing, etc ? Et à la limite créer un nouveau perso arabe s’ils le souhaitent. Plutôt que tuer les anciens pour uniquement donner le costume à un perso d’une autre ethnie ?
    Surtout que ces persos, sont-ils développés ou sont-ils juste balancés dans une équipe d’avengers au plus vite pour former une nouvelle équipe dont on se contrefout complètement tellement on ne les connait pas ?
    C’est vraiment ce qui me rebute maintenant chez Marvel. Trop de persos encore plus creux qu’avant qui ont juste le look d’un perso populaire. (priorité au contenant plutôt qu’au contenu)

    • PierreN  

      Comme toujours, c’est une histoire de cycles, et la phase suivante s’impose logiquement comme un énième retour aux sources.
      La tendance est en train de s’inverser actuellement avec la période Marvel Legacy/Fresh Start. Les Richards, Banner, Stark, Rogers, Odinson ou Brock reviennent sur le devant de la scène. Laura redevient X-23 (une forme de régression c’est dommage, un peu comme les New Mutants voués à revenir à leur formation d’origine, alors qu’ils ont vocation à prendre la relève de leurs aînés).
      La série de Morales s’arrête avec la fin du run de Bendis (causé par son départ chez DC), mais puisqu’un film d’animation est prévu pour la fin d’année, il ne restera pas longtemps sans série fixe (et non il n’est pas plus mis en avant que Peter Parker). Les All-New X-Men et Old Man Logan vont probablement passer à la trappe maintenant qu’ils font figure de doublons surnuméraires.

      • Matt  

        « Laura redevient X-23 (une forme de régression c’est dommage »

        Bof, je ne vois pas en quoi endosser le nom d’un autre est une promotion. Comme si le perso ne pouvait pas exister s’il ne porte pas le nom de Wolverine. Hum…dans un sens c’est peut être le cas éditorialement, mais je trouve ça un peu nul de ne réussir à faire exister des persos secondaires qu’en leur faisant enfiler le costume d’un mec plus populaire.

        Totally awesome Hulk c’est naze sinon ?^^

        • PierreN  

          « Totally awesome Hulk c’est naze sinon ?^^ »

          Non. Et là, il y a une certaine logique/cohérence puisque Pak a créé et utilisé le personnage d’Amadeus Cho par le passé (notamment dans Incredible Hercules).

          Ce qui m’étonnera toujours, c’est cette réticence/suspicion/préjugés du lectorat par rapport à ces histoires de remplacement (alors que ça fait partie intégrante de l’histoire du genre, la transmission entre les différentes générations étant plus ancré cela dit chez DC), parfois perçu comme quelque chose de forcément néfaste, sans même laisser une chance aux remplaçants. Il y a forcément à boire et à manger dans le lot, mais tout n’est pas à jeter (Superior Sp, Cap Sam Wilson, « Thorette », etc…).

          « Comme si le perso ne pouvait pas exister s’il ne porte pas le nom de Wolverine. »

          Ça lui permet surtout d’avoir une plus grande visibilité commerciale. Le public est attaché à un nom/une marque, et donc plus enclin à laisser sa chance à une série Wolverine plutôt qu’X-23. C’est dommage mais telle est la réalité du marché.

          • Bruce lit  

            Il y a définitivement un article à écrire entre les analogies entre stars du rock et des comics : changement de Line Up, remplacements, départs, reformations. On en parlait encore avec Présence samedi dernier : Axl Rose peut il vraiment prétendre au titre de nouveau chanteur d’AC/DC ?

          • Matt  

            « Ce qui m’étonnera toujours, c’est cette réticence/suspicion/préjugés du lectorat par rapport à ces histoires de remplacement (alors que ça fait partie intégrante de l’histoire du genre, la transmission entre les différentes générations étant plus ancré cela dit chez DC), parfois perçu comme quelque chose de forcément néfaste, sans même laisser une chance aux remplaçants »

            Bah les réticences ça vient d’un truc simple (pou moi en tous cas) : prends Matt Murdock, fais lui enfiler l’armure d’Iron man et partir combattre des missiles dans le ciel et…ben c’est plus du Daredevil. Murdock on veut le voir en héros urbain. Comme si tu prenais Misty Knight et que tu lui faisais endosser le rôle de Captain Marvel et partir combattre dans l’espace. Désolé mais l’essence du perso, elle devient quoi ? On ne veut pas voir Peter Parker devenir Quasar, si ?
            Et un mec inconnu qui sort de nulle part, ben ce serait plus sympa de lui créer une identité qui reflète sa personnalité que de le mouler dans le costume d’un autre, non ? Tu dis qu’on ne leur laisse pas leur chance, mais ils ne tentent pas leur chance non plus, ils fusionnent avec l’apparence et le concept d’un autre perso pour qu’on ne soit pas (trop) déboussolé. Mais ce n’est pas intéressant (je trouve)
            Wolverine et X-23 à la limite, ça peut coller puiqu’à la base X-23 est de toutes façons un clone de Wolvie élevée de la même façon que Logan. Mais oui certains remplacements n’ont aucun intérêt.

          • Matt  

            Après je ne demande qu’à avoir tort hein^^
            Je trouve juste ça dommage sur le principe. J’aimerais voir des persos plus obscurs davantage mis en avant plutôt qu’en voir de nouveaux piquer le costume des plus populaires pour avoir leur moment à eux.
            Tu conseilles awesome Hulk alors ? Il y a 2 revues kiosque pas chères en VF^^

          • PierreN  

            Mais généralement quand il tentent leur chance, ça marche moins bien commercialement sur la durée.
            La série Captain America de Sam wilson a duré quoi ? 25 numéros ? Une fois qu’il est redevenu le Faucon sa nouvelle série n’a tenu que 7 numéros.
            Pareil pour la série All-New Wolverine, qui a duré bien plus longtemps que n’importe quelle série X-23.
            Pour qu’une série sur une personnage secondaire puisque fonctionner sur la durée, il faut vraiment qu’il y ait une équipe créative stable ou un plébiscite critique (comme Hawkeye à partir de Marvel Now).

            « Désolé mais l’essence du perso, elle devient quoi ? »

            Elle peut très bien subsister, pour peu que le scénariste en prenne compte. DD à la campagne (donc non-urbain) par Nocenti, James Rhodes en Iron Man, la nouvelle détentrice du marteau de Thor, Castle en monstre de Frankenstein, Thor en grenouille, tout ça fonctionne (pareil pour Parker en chef d’entreprise, le coeur du personnage et la dialectique des responsabilités est conservée, mais dans un cadre différent, à une autre échelle).

            Amandeus Cho en Hulk ce n’est pas du n’importe quoi sorti de nulle part, puisqu’il est relié au géant vert depuis ses débuts (il prend même le parti de Hulk au moment de World War Hulk).

            Sam Wilson en Cap, c’est loin d’être du out of character. En raison de son idéalisme et de ses fortes convictions politiques, il est plus adapté à la fonction de symbole qu’implique ce costume. Busky à l’inverse n’est qu’un soldat plus pragmatique avec un passé trouble, il n’a pas vocation à faire des discours patriotiques et à aller se confronter au terrain plus sensible de la politique, contrairement aux autres (Sam, Steve, US Agent, le Cap radicalisé et anti-cocos des 50′s). Ce n’est pas seulement une question d’endosser le costume, mais aussi d’incarner la fonction. Les meilleurs successeurs l’ont prouvé.
            Castle s’appropriant une armure d’Iron Man customisée, ça ne peut constituer qu’une parenthèse à l’intérêt limitée, puisqu’il ne fait que l’utiliser à ses propres fins (une arme donc, un sujet sensible pour un gars comme Stark).

            Chez Daily Mars, des points plutôt pertinents sont évoqués sur ce sujet :http://www.dailymars.net/edito-les-heros-aux-1001-visages/

          • Matt  

            « Amandeus Cho en Hulk ce n’est pas du n’importe quoi sorti de nulle part, puisqu’il est relié au géant vert depuis ses débuts (il prend même le parti de Hulk au moment de World War Hulk). »

            Ah…j’avais jamais entendu parler de ce mec^^

            Sinon tu as raison, mais je ne peux pas m’empêcher de trouver ça dommage. Ok le faucon ça marche mieux s’il devient Captain America, mais du coup est-ce encore le faucon ? Est-ce encore Sam Wilson ? Peut être que oui, j’ai pas lu la série^^.
            Mais comprends moi quand je dis que si on voyait Daredevil dans l’espace dans le rôle de Nova…ben franchement ce ne serait plus le Matt Murdock qu’on veut voir. Si un perso urbain secondaire comme…par exemple Misty Knight ne devenait populaire que si elle endossait le rôle de Quasar dans l’espace…ben on ne peut pas dire que le perso aurait eu son coup de projecteur. Parce que ce serait du out of character complet. Tu me suis ? Ce serait comme rendre plus populaire l’homme taupe en le faisant devenir Thor^^

          • PierreN  

            Je comprend bien mais ce genre de changement extrême à 180° (un personnage passant du domaine urbain au cosmique pur et dur) ce n’est pas si fréquent que ça, et quand bien même cela a lieu, c’est le genre de truc trop énorme/wtf/contrastant avec le train-train habituel pour pouvoir s’installer sur la durée (par exemple Spidey au début des 90′s, qui acquiert brièvement les capacités cosmiques de Captain Universe; un rôle se caractérisant par un changement fréquent d’hôtes).

  • Eddy Vanleffe  

    Si je me tourne d’avantage vers l’énorme catalogue patrimoniale du comics de super héros des big two, c’est parce que c’est fini…

    Il ne parviennent pas à renouveler le vivier autrement qu’en les accollant vulgairement aux « marques » spider-Man, Avengers etc… C’est incroyable parce qu’en interne il y a de la matière à faire des choses mais Imposer les runnaways, les New warriors, et les autres tient de la gageure, sauf si on leur accorde le « passe droit » de l’avatar cinéma.
    Marvel a un plan pour sa phase 4.
    le cinéma a tout intérêt à renouveler les personnages avant l’usure. pour ce faire, ils possède un laboratoire qui peut donner une idée de la conduite à tenir.
    il va falloir hériter de cet univers tout en donnant de nouveaux visages et une nouvelle marque:
    un titre sort en ce moment et semble être tout indiqué pour incarner le futur du MCU et donc celui de l’éditeur un peu dans la queue de la comète/ ce titre c’est les CHAMPIONS. là encore on y verra les nouveaux avatars plus jeunes, multi-étniques, et héritant des plus vieux. si on a une jeune vision, un gamin Nova, Miles Morales (qui pourrait éclipser Peter Parker à l’écran, à ce moment Homecoming ne servirait qu’à faire la transition…diabolique), Un hulk cool , un brin obsédé… etc…
    c’est tout trouvé!
    Bon c’est dommage pour les persos secondaires comme les filles du dragon ou ceux tombés dans le piège des séries Netflix etc…
    She Hulk? je serais curieux de lire cette petite série, parce que c’est là que Marvel tente encore de petites choses sympa à lire.

    • Matt  

      « Bon c’est dommage pour les persos secondaires comme les filles du dragon »

      Tiens puisque tu en parles, il y a un truc qui me fait marrer dans le film Deadpool 2. Ils ont pris une black pour jouer Domino, la nana albinos qui ressemble à un dalmatien avec une tache noire sur l’œil dans le comics. Je me demande s’ils ne le font pas exprès.
      Attention hein, Nick Fury black je m’en fous par exemple, certains persos peuvent changer de couleur de peau mais une nana blanche comme un linge en black ? ça ressemble à une provocation.
      Déjà que Valkyrie et Heimdall en black parmi des dieux NORDIQUES, je trouvais ça con. Les nordiques les mecs, hein…je veux dire…ce serait comme représenter un dieu africain en asiatique. Mélanger les ethnies c’est bien joli mais leurs choix s’arrêtent sur des persos bien à l’opposé de l’afro-américain.

      Surtout que du coup…Domino ressemble à…Misty Knight^^ (oui, c’est pour ça que ta remarque sur les filles du dragon m’a interpellé) Et là ben…ça finit par poser souci si on confond les persos visuellement. y’a plus de limites, prenons Harrison Ford pour jouer Shang Shi^^ Jackie Chan pour jouer Norman Osborn.

    • Matt  

      ça me donne l’impression au final que sous couvert de politiquement correct, on nie les différences entre les peuples. Non ! Des différences, il y en a. Il ne s’agit pas de les nier mais de les accepter.

    • Matt  

      Surtout que pour Gamora, ils ont pris une actrice bronzée mais ils lui ont quand même laissé la peau verte !
      Mystique aussi a la peau bleue.
      Mais à croire que quand c’est blanc, alors là non houlàlà faut éviter et trouver un quota de black à mettre et surtout sans lui teindre la peau en blanc parce que ce serait raciste…

      • Eddy Vanleffe  

        La réalité du monde occidental est d’être métissé. un film sera plus « tous public » si on pense à cette notion.
        les comics sont souvent pris pour des trucs pas hyper en avance, et on croit se devoir en effet de corriger cela au cinoche.
        quand on lit des comics depuis longtemps, on sait que si tout n’est pas rose, le métissage est déjà bien présent depuis la fin des années 80.
        les New Warriors était un comics particulier où la quasi moitié du casting était noir. il y avait un script en béton pour accompagner ça et j’aimais beaucoup Night Thrasher, Silhouette, Rage, Chord etc… le suspens était vachement bon et on pensait la série avec des petits trucs assez inhabituels comme la la saga où la réalité est réécrite par le sphinx et où la géopolitique est totalement repensé autour du moyen-orient et non pas des states… les vengeurs sont justes excellents dans cette saga. si je la joue provoc’ je vais même dire que je préfère ça à Red Son…c’est pas politique mais l’imaginaire est fun. la série parle des traumatismes de la guerre du Viet-nam, des retombés nucléaires, des œuvres caritatives ou même de l’ingérence à l’étranger. Je trouve que ces série est mésestimée à tort. et lorsque je vois les projets de série tv portant ce nom là, on se retrouve avec de la télé-réalité, des gags à la con et Squirel girl… :(

        l’univers asgardien Marvel n’est pas celui de la mythologie, il n’y a rien de vraiment si dérangeant que ça de changer les couleurs des personnages, ça m’a fait sourire mais finalement j’ai découvert Idris Elba…et il a vraiment de la prestance ce mec (c’est lui que j’aurais vu en black Panther)
        Pour Domino, j’irais plus loin, je trouve ça bien vu. le pers est censé être albinos? bon elle n’ aucun problème de santé inhérent à cette maladie, du coup on peut parfaitement zapper la chose, c’est un personnage blafard avec un oeil noir. il ont pris une nana noire avec une tache blanche. ils on respecté le personnage en en faisant l’inverse… même si un domino, c’est souvent une pièce blanche pointé de noire, mais bon…
        le seul personnage que j’ai trouvé complètement hors propos à ce sujet, c’est Johnny Storm. On aurait pu faire un film qui aurait traité la chose avec sa soeur adopté etc… (comme dans quantum and woody) mais c’est réglé en trente secondes sur deux répliques, c’est donc complètement con, surtout que faire de Johnny en question l’abruti de la bande, ben…ça envoie pas un message génial je trouve…
        pour moi les FF auraient gagné à être tous noirs, puisque c’est un truc sur la famille et que la couleur n’intervient jamais dans les histoires… why not?
        après c’est un besoin du moment de vouloir gommer les inégalités existant dans la rue par des fables proprettes sur écran…
        le sujet est vaste de toute façon et aucune solution trouvée ne m’a réellement transportée, je l’avoue.
        Black Panther est même assez bizarre par moment, je trouve, mais je crois qu’être sceptique à propos de ce film jette déjà une suspicion sur celui qui l’émet…

        • Matt  

          « Black Panther est même assez bizarre par moment, je trouve, mais je crois qu’être sceptique à propos de ce film jette déjà une suspicion sur celui qui l’émet… »

          ça veut dire quoi ? Qu’on peut plus critiquer sans passer pour un raciste ?

          J’ai pas remarqué que Domino avait une tâche blanche, tiens…
          Mais bon le souci c’est qu’elle ressemble à Misty Knight pour moi. C’est un peu con quand même, imagine tu mets en scène un Batman black mais sans cape et avec des griffes et…que du coup il ressemble à Black Panther. Euh…

          Je ne connais pas les New Warriors dont tu parles. Mais ici Red Son n’a pas été spécialement encensé. (il y a un article, la flemme d’aller chercher le lien^^)

        • Matt  

          Je précise que je n’ai pas vu Deadpool 2. Juste un trailer.

        • Matt  

          « La réalité du monde occidental est d’être métissé. un film sera plus « tous public » si on pense à cette notion. »

          Oui enfin être métissé ne veut pas dire que tu dois changer des persos blancs en noirs. Comem tu le dis, il y a déjà pas mal de héros métissés ou noirs depuis un moment dans les comics.
          Et puis ça ne les dérange pas par contre de remplacer l’ancien tibétain par une femme blanche dans Doc Strange pour ne pas froisser la Chine (qui en plus est l’oppresseur dans ce conflit avec le tibet si je ne m’abuse)
          Donc en gros ce n’est pas pour coller à la réalité, c’est pour contenter le plus grand nombre sans froisser les plus gros pays susceptibles de rapporter du pognon.

        • Matt  

          Et puis il y a Warpath dans X-force, c’est un amérindien. Pourquoi pas lui pour l’aspect multi-ethnique ?
          Je ne suis ni raciste ni contre certains changements, mais 80% du temps, je ne suis pas en accord avec les choix faits, c’est tout. Ils ont des persos qu’ils peuvent promouvoir et qui font partie de divers peuples, mais ils préfèrent changer des persos blancs en noirs, ou des asiatiques en blancs, etc…

          Je suis peut être un vieux con puriste pour certains trucs mais je n’ai pas envie de voir les FF sous forme de famille black. Car à force, si c’est ok de changer les costumes dans les films (afin de les rendre moins ringards), que c’est ok de changer la couleur de peau, que c’est ok de changer les relations entre les persos…qu’est-ce qui reste qui peut encore nous faire penser que c’est une adaptation des FF ? Juste l’apparence des pouvoirs ? C’est un peu léger.
          Après le film peut être bien fait (difficile de faire pire que ceux déjà sortis sur les FF) mais on en arriverait à un point où…pourquoi un film qui fait tout différemment prétendrait être une adaptation ? Faîtes juste un film qui n’a rien à voir et appelez le « The prodigies » (oups, déjà fait ?)
          Une adaptation ça doit ressembler un peu quand même, quoi…

          • PierreN  

            « qu’est-ce qui reste qui peut encore nous faire penser que c’est une adaptation des FF ? »

            L’esprit/l’essence de la franchise (L’aspect familial, l’aventure mâtiné d’exploration, les héros positifs, le cosmique bigger than life) ?

          • Eddy Vanleffe  

            ou encore le fait d’adapter réellement un arc par exemple, avec des situations réminiscences du comics…

          • Matt  

            « L’esprit/l’essence de la franchise (L’aspect familial »

            L’aspect familial c’est sous réserve qu’ils ne changent pas les relations entre les persos.

            Bon alors je suis un gros con de puriste si vous voulez. Je n’aime pas cette tendance, c’est tout. Je ne peux pas m’empêcher d’y voir une sorte de politiquement correct et de bienpensance visant à ne froisser personne (comme si une équipe de 4 personnes blanches n’avait plus le droit d’exister et qu’il fallait forcément un noir dans chaque équipe sinon c’est raciste…)

          • PierreN  

            Au delà de l’aspect représentatif/politiquement correct, j’ai surtout l’impression que le réalisateur (Trank) voulait retravailler avec un de ses acteurs de Chronicle, et il a donc altéré le matériau à sa convenance pour mieux l’intégrer.

            « L’aspect familial c’est sous réserve qu’ils ne changent pas les relations entre les persos. »

            Ce n’est pas parce que Johnny est adopté que ça détruit pour autant la dynamique familiale. Dans la version classique, Ben Grimm est considéré comme un membre de la famille alors qu’il n’y a pas de liens de sang (c’est le parrain de Franklin, mais à part ça…).
            L’absence totale d’alchimie entre les interprètes de Reed et Sue (lié à la direction d’acteurs controversée de Trank ?), la mise à l’écart de Ben pendant une grosse partie de l’intrigue où encore la réinterprétation de Fatalis
            me paraissent beaucoup plus problématiques.

          • Eddy Vanleffe  

            C’est Sue qui est adoptée, le père en est plus fier que de son « vrai » fils et ça crée une tension entre les deux co-épquipiers qui se réconcilient en un regard à la fin.
            c’est un arc TOTALEMENT absent de la bd et très mal raconté, puisque ça doit occuper moins de une minute de bobine mis bout à bout…

            ce que je voulais dire c’est que sur les FF, comme la couleur n’a aucune incidence sur le concept, on peut très bien en faire 4 n’importe quoi si on veut…
            par contre oui, Matt Y’a plein d’amérindiens dans les comics (notamment chez les mutants de claremont) et on les attends encore en film…

            où alors on attends plus rien en film et on se contente de ces très beaux comics bien ficelés et on arrête de prendre Hollywood pour le pouls universel de la culture pop.

            Tout ça pour dire que c’est vrai les nouveaux héros/doublures des anciens sont voués à vivre dans l’ombre des originaux…
            j’aimerais bien avoir de nouveaux concepts, mais c’est de plus en plus rare parce qu’on ne le permet pas. ni les frileux, les lecteur qui sont souvent rétifs aux changements…

          • PierreN  

            Pour les amérindiens, j’ai cru comprendre qu’un pilote d’une adaptation tv de Scalped a été tourné, mais il est resté dans les cartons.

    • Présence  

      @Eddy Vanleffe – Je viens de terminer le troisième et dernier tome de la série She-Hulk, et Mariko Tamaki a pu mener son histoire à bien sans aucune interférence. Pour le coup, le principe de saison est particulièrement pertinent : après le double traumatisme subi pendant Civil War II, elle reprend progressivement confiance en elle. Le bémol : le défilé de dessinateurs, parfois insipides.

      • Eddy Vanleffe  

        Misty est dans la série Cage et Defenders, tu auras même droit à une scène « daughters of the dragon »

        Black Panther est un film aux intentions politiques claires, son message est sans aucune ambiguïté. on peut critiquer les effets spéciaux, où certains trucs mais mettre le doigt dans l’engrenage du message du film est plus ardu.

        je vais quand même me jeter à l’eau.
        Le wakanda comme dans le comics est un pays riche qui vit en autarcie en ne voulant pas aider qui que ce soit. ils ne parlent des blanc que sous les vocables de « colonisateurs » ou de « primitifs » ce qui veut, je le suppose, être un réponse mordant à notre propre attitude vis à vis du monde africain.
        le méchant est donc « afro-américain » qui vient reprocher au wakanda d’ignorer les souffrance du peuple noir au sens planétaire du terme et fait du peuple noir un peuple justement unique, indivisible…
        tout ce détour pour parler des…USA.
        un film qui une fois de plus fait l’impasse sur l’Afrique en dehors d’un décorum à la tarzan plein de tribu, de costume folklorique mais sans fond.
        le Wakanda, n’intervient pas au Rwanda ni nullle part sur son propre continent, mais devrait rendre des coupsà l’homme blanc
        Ca c’est ce que j’attends de la série Cage, pas de Black Panther…

          • Eddy Vanleffe  

            Alors c’est une réflexion que je fais en toute humilité.
            j’ ignore presque tout de la question africaine.
            je lis les journaux et j’ai lu un peu le dossier de presse du film…

  • PierreN  

    Heimdall en black ça ne me gêne pas puisqu’il est établi qu’il y a différentes ethnies en Asgard (après tout Hogun est asiatique, et affilié aux mongols, au moins en terme de look vestimentaire)

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