Victime ? (She-Hulk 1)

She-Hulk 1 – Deconstructed par Mariko Tamaki & Nico Leon

PRESENCE

Me cherchez pas !

Me cherchez pas !

VO : Marvel

VF : /

Ce tome est le premier d’une nouvelle série consacrée à Jennifer Walters, qui a débuté après Civil War II (2016) par Brian Michael Bendis & David Marquez.

Il comprend les épisodes 1 à 6 de la série Hulk (rebaptisée She-Hulk pour ce recueil), initialement parus en 2017, écrits par Mariko Tamaki, dessinés et encrés par Nico Leon, avec l’aide de Dalibor Talajić pour l’épisode 2. La mise en couleurs a été réalisée par Matt Milla, avec l’aide d’Andrew Crowsley pour l’épisode 5. Les couvertures ont été réalisées par Jeff Dekal.

Lors de Civil War II, She-Hulk a été grièvement blessée au point de tomber dans le coma. Elle a dû également faire le deuil de son cousin. Après ces traumatismes majeurs, Jennifer Walters a décidé de reprendre sa forme humaine, et de reprendre un travail d’avocate dans un cabinet. Elle se lève et se prépare à affronter sa journée, en écoutant une recette de cuisine qui passe sur sa tablette. Elle prend le métro avec son carton sur les bras, reconnaissante que personne ne prête attention à elle, dans la foule. Elle a décoché un emploi dans le cabinet Ryu, Barber, Zucker & Scott. Elle est accueillie par son assistant personnel Bradley qui lui indique qu’il a déjà préparé son bureau. Elle est également accueillie par David Scott, Mark Cooper, Debbie, et d’autres collègues. Elle gagne son bureau qui est dans le noir et y découvre sa première cliente après avoir allumé : Maise Brewn.

Maise Brewn explique que son propriétaire monsieur Tick lui a indiqué qu’il allait l’expulser dans peu de temps. Elle explique à Jennifer Walter qu’elle a été victime d’une agression dans la rue il y a quelques années et que depuis elle ne sort quasiment plus de chez elle, et qu’il est hors de question qu’elle change d’appartement. Après une journée épuisante, elle quitte le travail assez tard et s’achète chinois pour manger chez elle. Devant l’entrée de son immeuble, elle est abordée par Florida Mayer, une travailleuse sociale qui écrit un livre sur les traumatismes et qui lui propose son aide. Jennifer l’envoie balader. Dans son appartement, Maise Brewn parle à une silhouette énorme dans la pénombre qui l’assure qu’elle la protégera.

Maise Brewn, une cliente un peu différente

Maise Brewn, une cliente un peu différente

Euh ? N’y aurait-il pas erreur dans le casting. Mariko Tamaki s’était associée avec sa cousine Jillian Tamaki pour réaliser une histoire complète sur l’adolescence et les vacances, d’une rare justesse émotionnelle : This one summer. Qu’est-ce qu’elle vient faire dans une grosse production mensuelle Marvel ? Il est vrai que le lecteur a du mal à croire que l’histoire va démarrer un jour. Jennifer Walters promène son mal être, durement et durablement marquée par le double traumatisme survenu durant Civil War II. La scénariste n’y fait pas référence immédiatement : il faut attendre le cinquième épisode pour que la question du deuil soit abordée de manière plus directe. Plus étonnant encore, She-Hulk n’apparaît que dans le dernier épisode, et encore seulement la moitié. Si le lecteur est en droit d’être déconcerté de retrouver Mariko Tamaki dans ce type de série, il lui reconnaît rapidement une histoire construite en dépit des canons des comics de superhéros. D’ailleurs le supercriminel inventé pour l’occasion est d’une banalité désarmante.

Le lecteur qui est venu pour un comics de superhéros traditionnel déchante rapidement, les conventions les plus basiques n’étant pas respectées. Par exemple il faut attendre la fin du deuxième épisode pour qu’il se produise un affrontement physique, et encore hors champ de la caméra. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc alors ? C’est avant tout l’histoire d’une jeune femme à un moment de sa vie où elle a du mal à faire face au quotidien, parce qu’elle a perdu sa confiance en elle, parce qu’elle ne sait plus comment aller de l’avant. Au départ, c’est un récit sur son quotidien, une journée après l’autre, en essayant de surmonter chaque obstacle. Nico Leon réalise des dessins qui montrent ce quotidien, avec un trait de contour très fin arrondi mais présentant des irrégularités. Cela aboutit à une vision du monde claire et facilement observable, mais fragile du fait de la finesse des traits, et vaguement perturbée du fait de ces courbes un irrégulières. Cela incite le lecteur à projeter cette fragilité sur Jennifer Walters, ou en tout cas à la lier avec son état d’esprit.

Bienvenue chez Jennifer Walters

Bienvenue chez Jennifer Walters

Nico Leon se retrouve donc à illustrer le quotidien, de Jennifer Walters dans ce qu’il peut avoir de banal, mais aussi de dérangeant. Le lecteur apprécie le degré de détails présents dans les cases. Les traits fins donnent l’impression de cases facilement lisibles, mais ils permettent aussi d’inclure un bon niveau d’informations visuelles sans donner l’impression de cases trop chargées. En ouverture, il peut voir l’aménagement de la grande pièce principale de l’appartement de Jennifer en, 1 seule case : les différentes fenêtres, la télévision et le meuble contenant livres et DVD, le canapé, la table encombrée par un carton, un pichet d’eau, deux pommes et 2 verres, les 2 chaises servant également de support à des sacs divers et variés, le coin cuisine avec les tabourets de bar, le comptoir, l’aspirateur, l’égouttoir, les assiettes sales, les placards en hauteur pour la vaisselle, etc. Cette case de la largeur de la page qui en occupe un quart de la surface présente un degré de détails impressionnant. Dans les cases suivantes, le lecteur constate que le miroir dans l’entrée et placé trop haut pour que Jennifer puisse correctement inspecter sa tenue, ce qui induit qu’il a été posé comme ça lorsqu’elle ne reprenait jamais sa forme normale, et qu’elle restait toujours sous sa forme de She-Hulk.

2 pages plus loin, l’artiste sait retranscrire la sensation d’isolement de l’individu dans la foule du métro et la bruit de fond élevé. L’ameublement et l’aménagement du bureau professionnel de Jennifer Walters sont plus épurés et plus impersonnels que ceux de son appartement. Comme on peut s’y attendre, l’appartement de Maise Brewn est un capharnaüm en cohérence avec son apparence timorée et obsessionnelle. Dans l’épisode 5, la description des parties communes de son immeuble vaut également le coup d’œil pour ce qu’elle révèle de l’état d’esprit des occupants. Le lecteur apprécie également les trajets à pied de Jennifer Walters dans New York, le dessinateur faisant l’effort de représenter des architectures différentes cohérentes avec les quartiers traversés. Loin d’être une enfilade de lieux communs visuels, la partie graphique du quotidien de Jennifer Walters place le lecteur à ses côtés, pour des journées bien décrites, spécifiques et particulières.

L'anonymat et la solitude dans la foule du métro

L’anonymat et la solitude dans la foule du métro

Il y a également une part d’ombre dans la vie de Jennifer Walters : cette inquiétude permanente engendrée par les traumatismes subis. Le lecteur les voit apparaître quand les couleurs se font plus sombres, quand le langage corporel de Jennifer Walters traduit une forme de résignation (épaules tombantes), ou au contraire un comportement soudain plus agressif. Dans ce dernier cas, le dessinateur utilise alors des cases en trapèze pour montrer que cette agressivité bouscule l’ordre bien établi, le quotidien bien maîtrisé.

Pendant la scène d’affrontement de 10 pages du dernier épisode, les traits de contour restent fins pour montrer que la puissance physique ne pallie la fragilité psychologique. À cette occasion, Matt Milla réalise des effets spéciaux impressionnants avec les couleurs pour montrer des manifestations surnaturelles. À chaque fois que Jennifer Walters donne l’impression de perdre pied, que sa maîtrise de ses émotions diminue, le dessinateur sous-entend habilement la remontée de la personnalité de She-Hulk par le biais de teintes grisâtres et verdâtres.

La perte de contrôle ne tient qu'à un fil

La perte de contrôle ne tient qu’à un fil

Finalement, le lecteur se laisse porter par le quotidien de Jennifer Walters, sans ressentir le manque de présence de She-Hulk, sauf s’il venait chercher un récit de superhéros traditionnel à l’exclusion de tout autre chose. Il ressent une forte empathie pour le personnage qui existe vraiment. Mariko Tamaki décrit une jeune femme qui se remet à affronter le quotidien, sans misérabilisme, sans donner dans la dépression. Elle montre la fragilité de son contrôle sur elle-même par petites touches espacées, quand la charge émotionnelle de ses souvenirs traumatisants l’envahit. Elle montre comment sa relation avec ses anciennes copines (Carol Danvers, Patsy Walker) a changé, comment elle a instauré un petit rituel avec les émissions de recettes de cuisine pour se ménager des moments neutres. Elle montre aussi que Jennifer Walters reste une personne qui a gardé la mémoire de la confiance qui fut la sienne quand elle était She-Hulk vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le lecteur sourit quand elle rembarre sèchement un type adossé à un mur qui lui a fait une remarque à double sens. En 3 petites cases, la personnalité profonde de Walters s’est exprimée, et l’homme a tout de suite changé d’attitude.

Finalement la scénariste reprend le principe que Hulk est l’expression de la colère et de la frustration de l’individu. C’est la raison pour laquelle la série a été appelé Hulk plutôt que She-Hulk et que cette dernière a une peau plutôt grise que verte, ce qui renvoie au tout début de Hulk. En arrivant à la confrontation finale dans le dernier épisode, le lecteur se dit également que l’auteure a fait se rencontrer 2 individus ayant subi un traumatisme qui les a réduites à l’état de victime, et que leur psychisme a géré cette situation de manière différente.

Fallait pas me provoquer !

Fallait pas me provoquer !

En aidant Maise Brewn, Jennifer Walters aide une autre femme, elle aussi victime d’une agression mais qui a choisi de se protéger du monde en adoptant une vie de recluse, plutôt que d’essayer de retrouver un traintrain quotidien, pour entamer un retour à la normale. Tamaki ne condamne pas Maise Brewn, elle ne porte même pas de jugement de valeur sur la forme de sa vie après l’agression. Au contraire, elle sait évoquer son traumatisme et le rendre personnel au travers de l’identité de celui qui a commandité son agression. En arrière-plan du récit très linéaire et facile d’accès, elle parle de résilience, de retour à une vie normale, cheminement complexe, délicat, et sans certitude. Elle n’essaye pas de faire croire qu’il suffit de positiver pour que tout s’améliore, mais elle indique que la peur et la colère sont destructrices et accentuent les conséquences de l’agression aux dépends de la victime.

Venu pour un récit un peu bourrin dans la famille des Hulk, ou pour une histoire décalée écrite par Mariko Tamaki, le lecteur découvre une narration qui ne respecte pas les codes du genre superhéros, épisode par épisode. Il apprécie la capacité de Nico Leon à réaliser des dessins légers tout en conservant une bonne densité d’informations visuelles, à représenter le quotidien dans sa banalité, sans en devenir fade ou convenu. Il s’attache rapidement à Jennifer Walters, dans une phase difficile de sa vie, mais cohérente avec sa personnalité. Il découvre peu à peu la sensibilité honnête du récit et son thème de fond sur la reconstruction après un traumatisme.

Une newyorkaise comme les autres

Une newyorkaise comme les autres

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A l’issue de Civil War 2, She Hulk est une femme blessée et traumatisée. Suivez sa reconstruction chez Bruce Lit.

La BO du jour : renaissance et paranoïa chantées par la plus grande rockeuse contemporaine. 

54 comments

  • Patrick 6  

    Je dois avouer que je n’ai jamais aimé Miss Hulk ni même compris sa simple existence (à part la simple volonté de Marvel de féminiser ses personnages et son lectorat). Même la période Byrne plutôt originale dans la démarche (A personnage ringard et absurde histoires ringardes et absurdes ! Logique) m’avait totalement indifféré !
    Alors une nouvelle série She Hulk… comment dire… rien ne saurait être plus éloigné de mes préoccupations ^^
    Et pourtant ! Ce que tu en écris m’étonne au plus haut point ! Quoi ? Pas de super baston ? Pas de super méchant en slip, ni de pose sexy de Mademoiselle Hulk ? Bigre ! C’est une révolution ou quoi ?
    Ton article et les scans utilisés semblent au contraire indiquer un récit tourné vers l’intime, où sont abordés le deuil et la difficulté à s’insérer dans le monde… Waow ! Now we are talking ! ^^
    Comme quoi il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis et je vais tacher de me procurer cette série asap ! Arigato gozaimasu !

    • Présence  

      J’ai été le premier surpris à prendre autant de plaisir à la lecture de ce premier tome. Pour tout dire, je le dois à Bruce qui m’avait convaincu de lire Cet été là, des cousines Tamaki. En voyant son nom sur la couverture, je me suis dis que ça pouvait être intéressant. Mais les dessins ne m’attiraient pas beaucoup et le fait que cette série soit lancée comme conséquence de Civil War II de Biran Michael Bendis & David Marquez ne me mettait pas non plus en confiance. Du coup, ce fut un achat sous l’impulsion du moment une semaine où il n’y avait pas beaucoup de nouveautés. Non, rien de rien je ne regrette rien (de cette lecture), et je lirai certainement le tome 2.

      J’avais bien aimé She-Hulk par John Byrne, et également la série écrite par Dan Slott.

    • Fred Le mallrat  

      En fait, à l’époque, un studio d’anime, préparait un spiderwoman apres le succes de spiderman.
      Marvel a donc décidé de creer rapidement sa spiderwoman. Ils en ont profité pour sécuriser le concept de hulk féminine (epoque de la série TV) et de Miss Marvel (raison evidente de pas vouloir qu un autre editeur utilise le nom Marvel).

  • Tornado  

    Ça a l’air super !!! Exactement ce que j’ai envie de lire d’un récit de super-héros, mais alors EX-AC-TE-MENT !!!
    Bon, si ça sort en librairie VF, faudra quand même que je surpasse mon allergie au Marvel(NOW-ALL-NEW-ALL-DIFFERENT-MES-COUILLES)…

    Et au fait ? Hulk est mort ??? Kékcékcéconneries ???

    • PierreN  

      @Tornado: Quand on connaît l’identité du tueur, c’est encore plus atterrant, puisqu’il s’agit tout de même d’un des plus farouches opposants à la peine capitale de l’univers Marvel, jusqu’à ce que Bendis le prenne en main à partir de Disassembled.

      La partie intimiste éloignée des conventions du genre semble intéressante, mais au départ, en voyant la couverture, je me suis dit que c’est quand même dommage de faire de Jenny un Hulk énervé bis comme son cousin (ce qu’elle était à ses débuts, lorsque Stan Lee l’avait lancée en grande partie pour que Marvel ait la propriété juridique du nom), alors même que Byrne et Slott avaient fait du bon boulot pour la différencier par rapport à son équivalent masculin.
      Comme le disait Matt précédemment, il faut sans doute voir ça comme une parenthèse, une approche destiné à durer seulement le temps d’une seule équipe créative, puisque She-Hulk finira par redevenir verte, et surtout les scénaristes suivants renoueront forcément un jour ou l’autre avec un volet plus spectaculaire.
      Que vaut le run de Soule au fait ?

      • Matt  

        Je me suis dit la même chose que Pierre. Mais c’est vrai que ça semble bien fichu. Reste à savoir si on peut comprendre sans avoir lu civil war 2, combien de tomes ça va durer, etc.

        • Présence  

          Je n’ai pas lu Civil War II, et je n’ai pas l’impression d’avoir raté des passages dans ce tome de She-Hulk. Je suis quand même allé faire un tour sur wikipedia pour lire le résumé des principaux événements étant survenus pendant ce crossover.

          Concernant la durée de la série, je n’en ai aucune idée. Je lirai le tome 2, et il est vraisemblable que je continuerai tant que Mariko Tamaki en sera la scénariste.

      • Présence  

        @PierreN – Je partage ton avis sur le fait qu’il s’agit d’une parenthèse, une approche destiné à durer seulement le temps d’une seule équipe créative.

        Pour les épisodes de Charles Soule, j’avais trouvé la première moitié très quelconque, et la seconde nettement meilleure. Mes avis détaillés sur amazon :

        Tome 1 : https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/RUXZG0OW2NF7X/ref=cm_cr_dp_d_rvw_ttl?ie=UTF8&ASIN=0785190198

        Tome 2 : https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/R2UYJPOXKV9JQC/ref=cm_cr_dp_d_rvw_ttl?ie=UTF8&ASIN=0785190201

    • Présence  

      Comme l’indique Pierre N, Bruce Banner a été abattu par un autre superhéros au cours de Civil Warr II que je n’ai pas lu. La scénariste creuse les conséquences d’un tel événement pour Jennifer Walters, ainsi qu’elle ait été grièvement blessée elle-même.

      Par ailleurs l’indisponibilité de Bruce Banner (temporaire selon toute vraisemblance, comme il est de coutume chez les superhéros) a permis à l’éditeur Marvel d’installer un autre individu en tant que Hulk : Amadeus Cho, dans une série intitulée The totally awesome Hulk. Le titre indique une approche narrative bien différente de celle-ci. :)

      Mariko Tamaki ayant écrit les 6 épisodes suivants, je compte bien lire le tome 2.

  • OmacSpyder  

    Ton article donne carrément envie de lire cette histoire intimiste aux dessins méticuleux. Et en effet la couverture ne laissait pas supposer cet angle en affichant une She-Hulk grise de rage! Nous voici donc davantage sur une approche qui met en avant la lente reconstruction de Jenifer Walters après sa déconstruction traversée par les événements de cette seconde guerre civile. Un dommage collatéral… Ton lapsus dans la première partie de ton article (oui, le correcteur orthographique a bon dos!) fournit l’indice sur l’auteur de la mort du cousin de la Miss…

    Un petit point : tu écris « Comme on peut s’y attendre, l’appartement de Maise Brewn est un capharnaüm en cohérence avec son apparence timorée et obsessionnelle » ; or un intérieur d’obsessionnel serait impeccablement rangé jusqu’à en paraître suspect. Ici, il semble que cette Maise Brewn soit agoraphobe, d’où son intérieur qui équivaut à sa vie entière rassemblée pêle-mêle en-dedans.

    Cette approche de She- Hulk est audacieuse tant celle-ci a incarné l’émancipation et la confiance en soi au féminin. Cela montre que nul n’est à l’abri d’un effondrement. Intérieur cette fois et non plus d’un immeuble détruit par une super-force. De plus tu décris un dessin qui retranscrit l’émotion ressentie, comme ces cases rectangles devenant trapèzes. C’est intéressant ça. Et puis, comme le chantait Alain Bashung :
     » On dirait qu’on sait lire sur les lèvres
    Et que l’on tient tous les deux sur un trapèze
    On dirait que sans les poings on est toujours aussi balèzes
    Et que les fenêtres nous apaisent… »
    Ton titre pose la question : victime? La réponse est oui.
    Mais de quoi exactement..?
    Tu parles de résilience. Ça reste à voir, si tant est que cela existe ici. Parfois cette notion nomme juste le fait de cicatriser tout seul avec les moyens du bord… L’équilibre, et c’est un des mérites visiblement de cette histoire, demeure fragile, aussi fort soit- on en apparence…

  • Présence  

    Excellent ! Je n’avais même pas remarqué ce lapsus bien involontaire. Il a fallu que je relise l’article pour détecter le R manquant.

    Merci d’apporter les rectifications nécessaires à mes approximations, voire élucubrations. J’oublie parfois qu’il s’agit d’un vrai domaine de savoir, et que j’utilise ces termes avec la fougue de l’amateur, malheureusement pas assez éclairé. J’espère que tu liras ces épisodes pour pouvoir nous dire s’il s’agit réellement de résilience ou non.

    Effectivement j’ai été séduit par la sensibilité avec laquelle les auteurs mettent en scène l’effondrement intérieur d’un personnage ayant incarné l’émancipation et la confiance en soi au féminin.

    • OmacSpyder  

      Ton article a fait son oeuvre : si ça sort en vf, je lirai cette série. J’aime bien ce perso dé Miss Hulk et lui donner une autre itération montre bien qu’à l’instar de son cousin Jenifer est tout-terrain^^
      Pour les élucubrations, heureusement qu’on s’en autorise pour ça.
      Pour les approximations, c’est bien l’avantage de l’échange par ici ;)

  • Bruce lit  

    @Présence : Comme toi, j’ai été soufflé de voir qu’une Tamaki signait du mainstream. Mais après je me suis rappelé qu’elle avait signé aussi la préface du très beau Wonder Woman de Jill Thompson.
    Tu as vu Présence : j’ai vu sur le blog de notre amie Steph Ft (qui avait chroniqué du Zidrou ici-même qu’un autre Tamaki venait de sortir : https://chezmo.wordpress.com/2017/10/11/supermutant-magic-academy-tamaki/

    Je suis très intrigué et ta review va dans le bon sens. Peut-être aurais je la chance de tomber dessus ?
    Sinon, c’ets moi ou vraiment Jennifer Walters en civil a un physique on ne peut plus banal ?

    • Bruce lit  

      Qui peut me dire le nom du tueur de Banner ? Et me résumer ce CW 2 ?

      • Présence  

        Concernant ce tome de She-Hulk, il me semble qu’il est dans ta pile de lecture. Concernant SuperMutant Magic Academy, j’avais vu passer la couverture où j’avais identifié le nom de Mariko Tamaki. Cette couverture m’avait donné l’impression d’une BD à destination d’un jeune lectorat et je n’avais pas d’envie particulière de le lire.

    • Matt  

      Je pense que c’est voulu pour le physique. Même chez Dan Slott, l’accent était mis sur le fait qu’elle se sentait mieux dans sa peau en She-Huk parce qu’elle n’était jamais spécialement représentée de manière sexy sous forme humaine Bon cela dit elle n’est pas vilaine non plus, et c’est plutôt une bonne chose que toutes les héroïnes ne soient pas des bombes sexuelles.

      • Bruce lit  

        Oui, c’est ce qui la rend sympathique et…sexy à mes yeux.

        • Matt  

          Ouais, contrairement à Patrick j’aime bien ce perso pour plein de raisons : tantôt plus proche des civils (physiquement et aussi via son boulot), tantôt plus libérée et marrante, et sans être la plus sexy même sous forme verte (bon chez Byrne elle est sexy mais chez Slott, faut aimer les muscles quand même…)
          C’est pour ça que là l’idée d’en faire une version plus proche de son cousin ne m’attirait pas initialement. Mais j’imagine aussi que ça a un rapport avec ce qu’elle traverse émotionnellement durant cette période. ça ne peut pas tout le temps être la déconnade.

          • PierreN  

            Pareil que Matt, c’est une des héroïnes les plus sympathiques qui soit je trouve, et cela depuis son intégration chez les FF de Byrne et les Avengers de Stern.

    • Matt  

      Tiens bah même Byrne qui aime bien dessiner des nanas sexy a fait un épisode dans lequel Jennifer, même si ça ne lui plaît pas parce qu’elle se sent mieux dans sa peau en She-Hulk, reprend forme humaine pour faire plaisir à…euh…je crois que c’est son père. Quelqu’un de sa famille en tous cas.

  • Eddy Vanleffe  

    je me demande si les rayons gamma n’exacerbent pas le côté agressif chez Bruce du fait de son enfance bla, bla,bla et chez Jennifer le fait de s’assumer pleinement rejetant ses propres inhibitions qui n’ont rien à voir avec celles de son cousin…
    Les She-Hulk de Dan Slott sont l’une des lectures les plus fun que j’ai pu lire, très dans le style Peter David justement…

    • Présence  

      Et d’ailleurs le site Bruce Lit, toujours au summum des bonnes lectures, dispose également d’un article sur les premiers épisodes de Dan Slott. :)

      • Fred Le mallrat  

        A l’époque Slott était un de mes auteurs favoris. Tout ses She-Hulks sont Hilarants, ses GLA (Great Lakes Avengers) tout autant (1 mini et 2 one shot), pareil pour les Thing.
        Même si on oublie souvent que Peter David ou C. Priest sans faire de comics humoristiques sont toujours trés drôles !

    • PierreN  

      « Les She-Hulk de Dan Slott sont l’une des lectures les plus fun que j’ai pu lire, très dans le style Peter David justement… »
      Slott en est conscient, comme le prouve un dialogue du dernier numéro de son run :
      « Wow ! Two Star Trek references in one day ? It’s like we’re in a Peter David comic ! I wish ! » XD

      C’est vraiment bien géré l’idée des lecteurs de comics qui viennent en aide à She-Hulk grâce à leur connaissance de la continuité. Après Slott, David a aussi fait un run sur She-Hulk, mais d’après le peu que j’en ai lu, il n’était pas aussi inspiré.

  • Fred Le mallrat  

    J ai pas lu encore le 6eme numéro (je suis Marvel sur Marvel Unlimited donc en décalage).
    J’adore la She-Hulk de Slott, bien aimé celle de Soule, pas mal aimé celle de Gerber mais carrement hermétique à celle de Byrne ou de Kraft.
    Je ne connaissais absolument pas ni la scenariste ni le dessinateur.

    Mais je confirme ce que dit Présence. J’aurais un bémol sur le rhytme parfois un peu trop lent .. ou une facilité un peu indé dans l’intrigue (oui il y a des facilités ailleurs que dans les blockbusters, films d actions etc etc..). Mais c est une série qui prend bien le lecteur et l’entraine dans l’intimité des protagonistes (Jen et Maise). Le dessin est vraiment surprenant et tres plaisant, trés doux en général mais capable de transporter dans un moment d’angoisse, de stress assez facilement.

    Bonne série que j ai toujours hate de suivre.

    • Eddy Vanleffe  

      Pareil, celle de Byrne je la trouve ratée parce que pas drôle… les gags sont pour paraphraser notre ami, infantile et neuneus. je vaux dire que pour moi, un vieux pif gadget avec les calembours carambar, c’est mieux foutu.
      je vais quand même re-tester le volume hachette qui s’annonce pour me faire une meilleure idée mais…

      • Matt  

        Pour ma part j’aime bien les 8 premiers numéros de celle de Byrne (son premier mini run en gros). Le second volume VO qui est sorti qui réédite le 2eme run de Byrne sur la série, là par contre j’ai trouvé ça too much, trop dans le méta. Disons qu’au début ça marche bien…et puis à la longue Byrne tombe dans le piège de penser que si on assume de faire des blagues méta toutes les pages, ben c’est drôle. Sauf que non. C’est le syndrome Mike Myers dans Austin Powers. A la base le perso est marrant parce qu’il est ridicule…mais à force d’être ridicule, ben c’est plus drôle, juste ridicule.
        Mais pour moi les 8 premiers numéros fonctionnent bien. Ceux qui vont débarquer chez Hachette je crois d’ailleurs.

      • Matt  

        Donc pour faire simple ça marche pour moi…mais pas pendant 30 épisodes. 8 c’était bien. La suite par Byrne n’était à mon sens pas nécessaire. Mais après je comprendrais aussi qu’on n’aime pas du tout. L’humour c’est subjectif.

        • Présence  

          Je n’ai lu que les 8 premiers épisodes de She-Hulk par Byrne, et le 2ème tome dort dans une de mes piles, selon l’expression consacrée par Tornado.

          J’avais relu les 8 premiers épisodes à l’occasion de leur réédition en 2011. J’avais trouvé que John Byrne réussit le pari risqué d’introduire de l’humour dans un genre (les superhéros) qui s’en accommode généralement très mal dans la mesure où ces surhommes en slip de bain sont déjà parodiques, au moins en apparence, et dans leur façon brutale de régler leurs problèmes avec leur poing. Les premiers épisodes sont un peu timorés dans le registre comique ; les 4 derniers s’aventurent dans des territoires moins évidents, plus risqués, toujours à destination d’un public familial. Il s’agit donc d’un produit divertissant, plus parlant si on saisit les références pointues à l’univers partagé Marvel, avec une héroïne de bonne humeur, sans angoisse particulière et très séduisante.

          • Fred Le mallrat  

            Il introduit pas vraiment l’humour dans les comics de superheros puisqu’un an auparavant on a Excalibur et 2 ans avant on a la JL de Dematteis et Giffen (pour ne parler que de séris contemporaines)

          • Présence  

            Je me suis mal exprimé. Il n’est effectivement pas le 1er à introduire de l’humour dans les comics, et je suis un grand fan de la JLI de Giffen, DeMatteis et Maguire qui fut l’une des premières séries que j’ai lues quand je suis passé à la VO. J’ai l’impression que Giffen et DeMatteis étaient plus dans la comédie, et que She-Hulk de Byrne est plus dans le registre du comique, en brisant le 4ème mur, ce qui n’arrivait pas dans la JLI… si mes souvenirs sont bons.

          • Matt  

            L’humour est vraiment très subjectif. Pour ma part j’adore l’humour absurde. Du style Monty Python, les films comme « y a-t-il un pilote dans l’avion ? » ou « hot shots 2″, la série animée Excel Saga (qui n’a aucun sens), les 2min du peuple de François Perusse, et du coup même parfois Deadpool (selon le scénariste, hein !) peut me faire marrer. Il y a de l’humour perché dans la She Hulk de Slott aussi.
            Pour beaucoup c’est de l’humour con. Et ils préfèrent rigoler des blagues dégueu trash et cruelles de Garth Ennis^^. Ben moi ça me fait marrer. Et je n’ai certainement pas envie de m’en excuser. Parce que le rire c’est sacré !

    • Présence  

      @Fred Le mallrat – C’est vrai que l’intrigue n’est pas très dense, et c’est ce qui permet d’avoir le temps de développer de l’empathie avec les personnages. Je n’avais pas pensé à employer l’adjectif doux pour les dessins, mais je trouve qu’il est parfaitement adapté pour transcrire la sensation qui s’en dégage.

  • Matt  

    Au passage le prochain numéro de la collection noire Hachette, c’est le She Hulk de Slott. Mais je crois que ce ne sont que les 6 premiers épisodes, ce qui est dommage. J’attends une réédition meilleure que ce foutu marvel monster au papier dégueulasse…

    Le She Hulk de Byrne c’est dans la collection rouge et vu que c’est le numéro 51 et qu’on en est au 45…ça arrivera en début d’année prochaine.

    • PierreN  

      De loin, ça à l’air d’être un vrai sacerdoce que d’acquérir ces collections hachette.
      Je suis bien conscient que cela constitue une bonne alternative pour ceux qui ne sont pas convaincus par la politique éditoriale de Panini concernant les « oldies ».
      Personellement, quand il m’arrive d’aller dans un kiosque situé dans une gare ou ailleurs, et que je vois ces piles de volumes hachette posés négligemment à même le sol, avec des bouquins neufs déjà cornés ou abimés, ça suffit amplement à me dissuader. Dans ces moments-là, je suis bien content de pouvoir accéder à la VO et de ne pas avoir à faire 36 maisons de la presse (à 12 ans cela ne me gênait pas, mais aujourd’hui c’est une autre histoire) pour finalement trouver ce que je cherche mais en mauvais état.

      • Bruce lit  

        Euh….répondez moi !!!!
        Qui a tué Hulk ?

        • Matt  

          le mec qui n’a pas de fanbase selon toi.

          • Bruce lit  

            Cet empaffé ?
            Le roi des connards décidément….

      • Matt  

        Tu peux aussi, tout simplement, commander un numéro sur leur site (sans t’abonner, si si c’est possible)
        Par contre ils font des envois toutes les 3 semaines ou un truc du genre. Faut pas être pressé.

        • Fred Le mallrat  

          Par Journaux.fr aussi.. c est plus rapide et avec des FDP moins chers..
          Pas eu de souci que ce soit avec hachette ou journaux par rapport à l etat.

      • Matt  

        Ici :
        https://www.hachette-collections.com/abonnement-en-cours-de-collection/votre-choix.htm?id_collection=177

        Ok c’est écrit en petit en dessous des symboles de cartes bancaires, mais c’est possible^^

        Et comme ils n’indiquent plus à quoi correspondent les numéros (tss c’est vrai que c’est pas évident en fait) il faut aller voir ici ce que les numéros contiennent :

        https://www.bedetheque.com/albums-42152-BD-Marvel-Comics-La-collection-Hachette.html

        (oui je sais Bruce, j’ai mis 2 liens, désolé)

  • JP Nguyen  

    Cet article est très vendeur et j’aime bien le perso, j’ai lu du Byrne et du Slott… Soule, je peux pas…

    Juste une phrase que je n’ai pas compris :
    « C’est la raison pour laquelle la série a été appelé Hulk plutôt que She-Hulk et que cette dernière a une peau plutôt grise que verte, ce qui renvoie au tout début de Hulk »
    Pourtant, le titre de la cover, c’est bien « She-Hulk », non ?

    • Présence  

      Oui, le recueil a été vendu avec le titre de She-Hulk, mais les épisodes mensuels de la série sont parus sous le titre de Hulk. Promis j’ai rien bu, et j’ai vérifié sur un site spécialisé. :) Les voies de Marvel sont impénétrables.

      • PierreN  

        C’est comme leur série X-Men (celle de Brian Wood), constituée uniquement par des x-women, mais qui a tout de même conservé le titre habituel.

        • Présence  

          Je n’avais pas pensé à envisager les choses sous cet angle, mais je le trouve très intéressant. Effectivement, c’est une façon de ne pas diminuer la valeur du personnage que de l’appeler par le titre usuel (Hulk), plutôt que de faire ressortir la spécificité de son genre, à savoir être une femme.

          Je me souviens que ce point de vue avait fait débat pour la série X-Men de Brian Wood (comme tu le rappelles) et que le choix avait été de mettre en avant qu’il s’agit d’une équipe de X-Men au même titre que les autres, et que ces personnages méritaient comme les autres de porter le nom de X-Men. Bien sûr, ce débat était paradoxal, car le même temps c’était affubler une équipe 100% féminine d’un nom basé sur Hommes (men), c’est-à-dire empreint une sensibilité patriarcale, comme si la légitimité se trouvait quand même dans le fait de porter un nom d’équipe masculin.

          • Bruce lit  

            Bon effectivement c’était dans ma pile et j’ai lu ça hier soir et……
            bof….
            J’ai ri de bon coeur lors de la première séquence avec le miroir trop grand pour Jennifer, été en franche empathie avec elle au moment de son retour au travail, apprécié la portée sociale d’une expulsion abusive et puis….j’ai subi les 5 autres épisodes.
            C’est pas nul hein, sauf qu’au bout de deux épisodes, j’avais une impression de déjà vu….Voyons, une super héroïne traumatisée autrefois joyeuse qui mène des enquêtes sociales tout en décompression avec une bonne dose de déprime et des featurings de ses petits copains ?
            Euh…Alias ?
            Bingo ! Même physiquement, elle ressemble à Jessica Jones je trouve.
            Mais sans le sexe et la violence…
            Du coup, oui, j’ai trouvé le temps long. Comme Fred le signifiait, on y trouve des tics d’écriture indie : l’assistant gay super sympa (qui sert pas à grand chose, si ce n’est d’être super sympa), un pseudo mystère qui n’aboutit pas à grand chose et la bête que Jennifer cache en elle qui n’est ni surprenante, ni spectaculaire et qui semble être une concession pénible que Tamaki subit pour raconter son histoire.
            J’attends le tome 2 pour un avis définitif :) .

          • Présence  

            @Bruce – En ce qui me concerne, je ne reconnais pas du tout Jessica Jones dans cette version de Jennifer Walters. Comme tu le fais observer, il manque la violence et le sexe, mais aussi le langage vulgaire, et surtout il manque le cynisme désabusé, l’écœurement vis-à-vis de soi-même.

            Quant au dosage superhéros / Tamaki, j’ai été épaté que la scénariste puisse conserver autant de sa voix d’auteure dans une production Marvel. J’ai donc pris grand plaisir à retrouver toute sa sensibilité qui s’exprimait avec autant de finesse dans Cet été-là.

          • Bruce lit  

            Ben oui on est d’accord : c’est du Alias edulcoré :)

      • Fred Le mallrat  

        Marvel indique que la raison est que la série n etait pas houmristique comme les autres séries She-Hulk.
        Surement aussi qu avec Legacy et le retour aux numerotations originelles… il faut bien que She-Hulk reprenne son nom (et la numerotation) alors que la série de Cho reprendra celle de Hulk.

        • Présence  

          Je n’y avais pas pensé, et pourtant c’est ça : She-Hulk reprend sa numérotation originale juste après Generations. Merci pour cet éclairage.

    • Fred Le mallrat  

      Soule en général je n aime pas.. sauf justement She Hulk qui est, pour moi, de loin sa meilleure série (sans egaler Slott bien sur).

      • Présence  

        Je crois qu’il n’y a pas beaucoup d’amateur de l’écriture de Charles Soule sur le site, parmi les autres contributeurs.

        • Fred Le mallrat  

          C’est plutôt rassurant pour moi.
          Autant Fraction, je trouve que les gens sont trop dur car s’il s est planté sur Xmen ou FF, ses iron Fist (le gros de la série est de lui voir les interviews de Ed Brubaker qu’on peut retrouver dans le livre Ed Brubaker: Conversations), ses Hawkeye, Casanova, Defenders sont d’excellentes séries, autant Soule, je comprend pas l’engouement..

          • Eddy Vanleffe  

            Soule est très bon sur SECRET WARS CIVIL WAR que j’ai trouvé très tendu dans l’ambiance et très à l’aise sur la psychologie des persos, autant depuis….

            HAWKEYE est vraiment cool à lire, dommage que ça ne ressemble pas au personnage que j’ai l’habitude de lire.

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