Y, de l’identité masculine (Y the last man)

Y The Last Man par B.K Vaughan et Pia Guera

Une échappée de   BRUCE LIT

De superbes couvertures et une maquette n'étant pas sans rappeler celle des remasters de David Bowie !  © Vertigo / Panini / Urban

De superbes couvertures et une maquette n’étant pas sans rappeler celle des remasters de David Bowie !
© Vertigo / Panini / Urban

Cette encyclopegeek portera sur la série Y The Last Man  scénarisée par B.K Vaughan et dessinée par Pia Guera. Il s’agit d’une série terminée en 60 épisodes publiée durant la fin de l’âge d’or de Vertigo (2002-2008) et traduite chez nous chez Panini puis Urban. Pour les maniaques, il sera préférable pour une fois de choisir la version Panini qui respecte le maquettage de la VO  tout en papier glacé à la version Urban sur papier Mat et beaucoup plus volumineuse à stocker. La traduction de Jeremy Mannesse est de qualité.

La série est terminée depuis une dizaine d’année mais des spoilers mineurs comme les radiations continueront de contaminer cet article.

Je me rappelle encore de ma découverte avec Y, THE LAST MAN.  J’avais organisé une soirée pour mon anniversaire et le copain d’un copain de mon frère m’accoste en m’offrant le 1er TPB. Le gars était plus que sympa, il s’appelait…Logan (!) et me raconte entre deux verres (ouais mec, c’est aussi bien que PREACHER !) le pitch : suite à un virus dévastateur, tous les mâles de la planète sont éradiqués  sauf un gamin de 27 ans : Yorick Brown, notre héros.  Désormais le seul homme survivant, il va parcourir le monde escorté par son Bodyguard l’agent 355 et une scientifique, le docteur Mann pour trouver un moyen de repeupler notre bonne vieille terre.

De gauche à droite, le casting complet : Alison Mann,355, Natalya un personnage secondaire sympathique mais qui ne sert pas à grand chose, Yorick et son singe Esperluette.  © Vertigo / Panini / Urban

De gauche à droite, le casting complet :
355, Yorick et son singe Esperluette et Alison Mann.
© Vertigo / Panini / Urban

Que ce soit à une soirée arrosée ou plus sobrement derrière votre écran, on pense tous à la même chose, n’est-ce pas ?  Cette histoire de seul mec vs des milliards de nanas , c’est pas forcément un cauchemar si ? Le coeur de cible des Comics étant encore à l’époque plutôt burné, il n’était pas indécent de penser que Vertigo allait mettre en scène des orgies de sexe entre un mâle Alpha et des femmes frustrées en chaleur.

Or, c’est la principale qualité de cette série, elle ne donne à lire à aucun moment ce que l’on attendait d’elle. Aux antipodes du Machistador des comics, Yorrick est un jeune geek drôle, bavard et touchant qui évoque aussi bien Peter Parker que Bobby Drake : totalement nul avec les filles (il se fera chambrer quasiment toute la série sur sa maladresse avec les filles et sa mentalité de puceau), notre héros ne trouve sa place ni dans l’ancien, ni dans le nouveau monde. Il tente de tromper les autres et surtout lui-même sur son insécurité et son désespoir intérieur avec des vannes souvent lamentables.  Ses talents de magicien amateur, sa connaissance de la culture geek et sa voix efféminée seront des atouts non négligeables  face aux dangers d’un monde post apocalyptique.

Yorick est clairement ici la demoiselle. La série associera avec beaucoup de tact son talent inné à chercher les embrouilles avec des pulsions suicidaires.  Il partage la vedette avec l’agent 355, experte en close combat et tricoteuse à ses heures perdues. Histoire de permettre un triangle amoureuse dans cette quête s’étalant sur 4 ans, le duo est accompagnée par le Dr Mann, une scientifique va tenter de repeupler la planète de clones de Yorick.

Tout au long de la série, Vaughan déjoue les fantasmes sexuels de ses lecteurs. © Vertigo

Tout au long de la série, Vaughan déjoue les fantasmes sexuels de ses lecteurs.
© Vertigo

L’écriture chaleureuse et très humaine de Vaughan va lui permettre de réaliser un véritable buddy movie post-apocalyptique entre Yorick le bavard cool et rigolo, 355, une femme forte et mature et le Dr Mann  une scientifique homosexuelle déchirée entre ses origines chinoises et japonaises. Accompagné du singe Esperluette, qui va jouer un rôle majeur et inattendu dans le déroulement de l’intrigue, le trio va devoir subir la lubie de Yorick : partir des Etats-Unis pour rejoindre en Australie Beth, sa fiancée d’avant l’Apocalypse.

Le génie de Vaughan va être de flirter habilement entre l’horreur, l’humour et la romance : Yorick, il s’en fout de sauter toutes les femelles du globe, il veut rejoindre sa copine à l’autre bout du monde dans une véritable odyssée sans télécommunications ou moyen de transports efficaces (les pilotes d’avion étant essentiellement des hommes). Il met en scène un geek, un vrai, celui pour qui les relations humaines sont parasitées par la culture populaire. Tout cela illustré par une dessinatrice, ce qui n’était pas encore si courant il y a 15 ans ; Avec son héros efféminé, une noire et une asiatique l’originalité de Y THE LAST MAN n’est pas que de façade.

355, le personnage Badass se féminise tout au long de la série ; Yorick, reste toujours aussi immature  © Vertigo / Panini / Urban

355, le personnage Badass se féminise tout au long de la série ; Yorick, reste toujours aussi immature
© Vertigo / Panini / Urban

La force de la série, c’est le parfum d’aventure et d’exotisme que Vaughan sait insuffler à sa…saga (le nom de la série où il officie actuellement).  Nos amis vont voyager, affronter des amazones aux Etats-Unis, croiser des pirates sur les eaux territoriales australiennes, affronter une ninja au Japon et conclure la saga à Paris, la ville de l’amour évidemment !

Vaughan a souvent proclamé son amour pour les Xmen et ça se sent : il hérite de Chris Claremont la même passion pour les interactions entre ses personnages, un certain gout par la jactance et le soap opéra avec des twists brillants notamment autour de l’origine du Gendercide (comme l’identité de Rorschach dans WATCHMEN, tout est dans la séquence d’introduction sous les yeux de son lecteur sans qu’il le sache !).  Tout au long de ces 60 épisodes, Vaughan confronte Yorick à une belle galerie de femmes aux motivations, aux apparences et aux histoires singulières.

A aucun moment, l’auteur ne se déculotte : si la mort des Hommes met fin à bien des injustices et des conflits, Vaughan ne tombe pas pour autant dans du féminisme de bazar en explorant bien des pistes sur l’aspect catastrophique d’un genre devant vivre sans l’autre. Il est souvent brillant sur des petits détails : les femmes n’ont pas que le deuil sexuel à traverser mais aussi le manque de ne plus être enlacées par des bras plus plus forts que les leurs, d’écouter des voix graves, observer le mouvement de la pomme d’Adam lors d’une conversation. Inversement, les femmes survivantes ne sont pas des saintes : elles volent, elles pillent, elles tuent, elles s’ablatent les seins pour entrer dans une secte féministe radicale.  Vaughan ne fait preuve d’aucun angélisme en montrant que les hommes n’ont pas le monopole de la violence.

Qui ne voudrai pas être à la merci de cette jolie pirate ?  © Vertigo / Panini / Urban

Qui ne voudrait pas être à la merci de cette jolie pirate ?
© Vertigo / Panini / Urban

La vilaine de la série, Altar, est aussi atypique puisqu’il s’agit d’une militaire israélienne qui va traquer Yorrick pour des raisons qui ne seront dévoilées que dans l’avant dernier épisode. Loin de verser dans l’antisémitisme, il dépeint l’armée israélienne comme la mieux entraînée du monde, la plus mixte et donc la plus à même de réagir dans un monde en état de sidération. A deux moments clés de la série, Vaughan dévie habilement par l’humour toute accusation de racisme qui pourrait lui être faite.

C’est le paradoxe de cette série : attachante, maline, addictive (c’est à cette époque que Vaughan rejoint le pool scénaristique de la série LOST), Y THE LAST MAN réussit à surfer sur des mers aussi agitées que le sexisme, le racisme ou le féminisme pour échouer dans les eaux calmes de la gestion des personnages secondaires et le rythme de la série. C’est simple, mes constatations presque 15 ans après ma première lecture n’ont pas changées. Après une mise en route époustouflante, Y THE LAST MAN commence à traîner la patte aux alentours du sixième tome qui voit le trio quitter les Etats Unis pour l’Australie.

Oh, ce n’est pas nul, loin de là ! Mais Vaughan commence à tourner en rond. Un peu comme un Mark Millar plus doué, il tient là un pitch magnifique qu’il survole souvent habilement mais sans l’approfondir, notamment politiquement comme le fait un Kirkman sur WALKING DEAD. A bien des moments, on  sent qu’il est dépassé par son pitch et qu’il préfère s’amuser avec son trio que d’explorer le monde qu’il a imaginé.

Alter, la vilaine charismatique qui n’apparaît qu'au début et à la fin de la série. © Vertigo / Panini / Urban © Vertigo / Panini / Urban

Alter, la vilaine charismatique qui n’apparaît qu’au début et à la fin de la série.
© Vertigo / Panini / Urban

Lorsque la série se termine, on pousse à la fois un soupir de soulagement et de désolation : il était  temps que ça se termine tant le schéma de chaque arc était bâti de manière immuable avec quelques variations : Yorick se fait chopper par des gonzesses un peu étranges, 355 lui sauve les miches, le Dr Mann râle.  Si notre scénariste est particulièrement doué en intensité, l’endurance lui fait défaut ainsi qu’une certaine rigueur.  A partir du sixième arc, il éparpille le casting aux quatre coins de la planète pour les réunir de manière artificielle et inutile à Paris, vu qu’aucune n’accomplit quelque chose d’intéressant.

Altar la vilaine de l’histoire ou encore Hero, la soeur de Yorrick semblaient être promises à de grandes choses avant de totalement disparaître des écrans radars. Lorsqu’elles reviennent, la série est quasiment achevée et s’est déroulée sans elles.  C’est ainsi que les motivations de Altar à poursuivre Yorick font pschitt. C’est ainsi que Vaughan aligne surtout des fautes de scripts invraisemblables qui viennent ruiner le drama du dernier acte : Yorick et ses sideckicks, Altar, 355  tous se perdent et se retrouvent à Paris au même moment, dans le même arrondissement au delà de ce qui faisait la cohérence de la série. Dommage, car Vaughan perd une cohérence jusqu’ici irréprochable.

Le dernier épisode alterne entre des moments merveilleux et ce genre de scène à la con indigne de la série. © Vertigo / Panini / Urban

Le dernier épisode alterne entre des moments merveilleux et ce genre de scène à la con indigne de la série.
© Vertigo / Panini / Urban

Vaughan si original continue de s’emmêler les pinceaux : alors que le dénouement approche, il perd une dizaine de pages à nous emmerder sur la calvitie naissante de Yorick pour finalement le mettre en scène âgé de 97 ans et hirsute !   Il se prend clairement alors pour le Grant Morrison des INVISBLES en consignant dans sa série ses problèmes de santé. Le ton  devient anormalement sombre, impitoyable pour ses héros qu’il châtie avec un certain sadisme en livrant un épilogue alternant des moments très émouvants et d’autres totalement creux : Yorick dialogue couvert de merde de singe avec un de ses clones alors qu’il a eu 70 ans pour le faire et lui dire des banalités . On assiste à des flashbacks bouleversants (les adieux à Esperluette) et d’autres totalement crétins où il traverse la moitié du monde pour donner un bâton à sa soeur qui’ s’en contrefout…

Quant à l’épilogue, beaucoup comme Tornado la trouveront poétique et bien amenée. D’autres comme votre serviteur  la considéreront incohérente, arrivant comme un cheveu sur la soupe et de l’ordre du gimmick plus que d’une véritable conclusion. Étrange rythmique d’une série qui en multipliant les caractères perd le sien et se dépeuple de son originalité initiale. Avec son gimmick Then / Now , et son écriture geek, elle ouvre la voie aux travaux si populaires de Remender ou Lemire.  Si vous avez aimé la fin du film BIRDMAN qui tire à boulet rouge sur les comics, sachez qu’elle est plagiée sur celle de Yorick.

Y, THE LAST MAN propose autant de portraits de femmes comme de visions du féminisme : la fanatique Victoria qui jubile de la disparition des hommes, Alter qui la regrette pour ne pas se mesurer à eux, et entre les deux, des femmes qui s’en foutent totalement, se contentant de vivre leur vie au jour le jour. Attachante comme pas deux, il s’agit d’un classique du comics dont, pour une fois, l’adaptation tv qui finira par arriver pourra combler les nombreuses lacunes et s’aventurer dans les territoires que Vaughan a défriché. C’est tout le Man qu’on lui souhaite.

Jusqu'à la fin, Yorick continuera de faire le singe.  © Vertigo / Panini / Urban

Jusqu’à la fin, Yorick continuera de faire le singe.
© Vertigo / Panini / Urban

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LA BO du jour : aussi génial que paresseux, Alice Cooper a bien des points communs avec BK Vaughan (les camisoles ?) .

61 comments

  • Vindicator  

    Très bonne synthèse dune série que j’ai kiffé chez Urban. Je n’ai pas compris ton titre par contre.

    • Matt  

      le chromosome y de l’homme je pense. Qui détermine le formation des testicules.
      Avec Bruce, y’a toujours une histoire de couilles^^ Il lit trop de Garth Ennis

      • Eddy Vanleffe  

        Oui le titre joue sur l’assonance en « Y » le chromosome masculin qui se prononce « Why » qui est quant à elle la question que se posent les protagonistes de savoir Porquoi Yorick est-il encore en vie?

        la raison de sa survie n’a pas trop marché sur moi d’ailleurs…ce genre de ruse similaire au mandarin dans Iron Man 3 au delà de la blague, finit par tomber à plat en fait…
        A part ça, c’est un de mes comics préférés et je ne vois pas en quoi on aurait pu taxer cette bd de raciste ou anti-sémite

        • Kaori  

          Pas lu la série, mais j’ai bien aimé le triple sens Yorick, chromosome Y et « Why », sauf que je n’avais pas trouvé le rapport avec la série…

  • Patrick 6  

    3,5 étoiles ??? Mais c’est un scandale ! Cette série est tout simplement un chef d’oeuvre aussi touchante qu’émouvante ! Alors oui oui la fin est un peu bancale et comme tu le dis, elle tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, on sent bien que l’auteur ne savait pas comment conclure sa saga (toujours le même phénomène avec les séries à long terme qui ont été crées sans que l’auteur ai une idée claire de sa conclusion). Mais bon j’ai envie de dire peu importe la destination seul compte le voyage !
    J’ai été bouleversé plus d’une fois au cours de ces 60 épisodes !

    A noter que l’auteur avait expliqué qu’il avait choisi un homme dans un monde de femme, car dans le cas contraire (une femme et que des hommes) on connaîtrait d’office la conclusion : tous les hommes s’entre-tueraient pour la femelle ^^

  • Matt  

    Une série que je ne lirais sans doute jamais parce que trop longue^^

  • Kaori  

    Alors moi je ne serai pas aussi catégorique que Matt.

    La longueur de la série est un point négatif, certes, surtout si c’est toujours le même schéma qui se répète. Mais ce n’est pas rédhibitoire.

    Non, le problème principal que j’y vois, moi, c’est la fin. Quand je suis une série, je m’attache aux personnages, et clairement, si c’est pour assister au sacrifice du personnage principal ou à une fin pourrie, ben je préfère ne pas lire/regarder.

    Ça m’embête parce que le spitch me parle, les dessins me plaisent, Bruce a très bien vendu les personnages et leurs relations.

    Après, si c’est juste parce que ça manque de cohérence ou que ça sort de nulle part, ça peut passer.
    Mais vu les indices disséminés dans l’article, j’en doute…

    • Matt  

      En fait je suis en général d’accord avec ce que dit Patrick ; le voyage compte parfois plus que la destination.
      Donc une fin bof n’est pas forcément une fatalité.

      SAUF QUE…plus la série est longue ou tire sur la corde, moins je vais être clément avec la fin^^ Parce que je n’aime pas quand un auteur étire son concept pour faire du fric sans savoir où il va et sans réussir à boucler correctement. Au final on se dit « punaise, j’ai dépensé 300€ pour l’intégrale de la série et en fait le mec ne savait pas ou il allait »
      Alors qu’une courte série de 10 épisodes, si la fin n’est pas géniale, bon…c’est pas forcément trop grave.
      Et puis il y a différents types de fins « nazes »^^ Il y a celles qui sont convenues et manquent de surprises mais tiennent tout de même la route, et celles qui se plantent magistralement et essaient de surprendre et au final font n’importe quoi. Le second cas est pire pour moi^^

    • Bruce lit  

      @Vindicator et Matt : ce n’est pas parce que j’ai écrit un article X que je pense tout le temps avec…
      La preuve, mon titre est plus cérébral qu’il n’y parait puisque c’est mon hommage au XY, De l’identité masculine de Elizabeth Badinter, un essai sur les mécanismes de la construction de la virilité qui m’avait passionné à sa sortie ;)
      @Patrick : la note correspond à l’affection que je porte à cette série et au processus de deuil non fait. Vaughan se réfère beaucoup à PREACHER, même en ce qui concerne 355. Mais il est nettement moins profond, moins complet, moins cérébral. Mes deux séries Vertigo majeures restant Preacher et Sandman. Y vient juste après Scalped. Des genres et des oeuvres très différents, mais force est de constater que Y est le plus léger et le plus superficiel. Le voyage et la destination certes… Pour ma part le morceau final, amusant sur le papier, ne donne pas grand chose sur des instruments désaccordés.
      Je pense que Vaughan avait la fin en tête dès le début de la série, elle est correcte mais c’est la gestion de ses personnages et le ton employé qui me semble très brouillonne.
      La dernière raison de la note et je n’en parle pas dans l’article, c’est les fillers entre deux arcs qui sont d’un mortel ennui.

      @Eddy : la raison de la survie me convient tout à fait , c’est à la fois malin et suffisamment ridicule à l’image de Yorick.
      Sur le racisme, rappelle toi de Yorick qui traite l’alter (!) ego de Alter (et qui ressemble à s’y méprendre à Kitty Pryde) de Nazis de par l’emploi de la force et la brutalité des forces israeliennes. Elle lui répond de ne pas l’insulter en la confondant avec les responsables de la mort de ses grands parents.
      On voit aujourd’hui que les amalgames sont dangereux : critiquer une femme, un homosexuel ou un gouvernement juif peut facilement transformer en sexiste, raciste ou antisémite. C’est ce qui arrive à Roger Waters, musicien pro palestinien qui assimile la politique d’Israel à l’apartheid et qui est taxé aujourdhui d’antisémite.
      Sur FB on m’a invité à débattre autour du fait qu’il n’y a que des héros LGBT et aucun vilain. Typiquement le genre de truc à la fois passionnant et miné.
      @Kaori : Tornado va venir me contredire sur la fin qu’il a adorée ;)

      • Eddy Vanleffe  

        OK, je suis un fervent défenseur le liberté d’expression tous azimuts…
        dire une connerie, c’est donner l’occasion de la rectifier par ses contradicteurs
        la taire, c’est continuer à le penser…

        dans le monde connecté, c’est le royaumes des faux procès.
        « c’est pas un alcool de tarlouze! »
        « Homophobe »
        c’est un résumé bref de la vie dialectale sur internet… je ne veux pas être pris au piège des imbéciles qui ne s’engagent jamais pour des vraies causes mais s’en prennent à des… artistes ce qui est super constructif comme chacun sait!

        le sous texte de FABLES m’a fait vomir et me donne encore des relents…
        celui de Y me convient bien mieux…
        Je suis pro-palestinien aussi de toute façon :) et puis c’est normal de vouloir un Etat,

        • Bruce lit  

          Oui, pareil pour FABLES, une série faussement gentillette.

  • Eddy Vanleffe  

    Je suis surpris de voir que tout devient trop long, à ce rythme, Matt tu ne vas plus lire que des gags de Garfield… :)
    Y the last man c’est 5 tomes intégrales chez Urban, pas la Compagnie des glaces…
    moi même je n’ose plus entamer Walking dead parce que… 30 tomes… ou One Piece je ne sais pas il y a 80 tomes?
    mais Y pour moi fait partie des « petites » séries.
    La fin, ben c’est le ressenti de Bruce, d’autres ne seront pas du tout d’accord avec lui…

    @Kaori…
    Dans les mangas, les fins heureuses sont assez rares, du coup ça me paraît pas pire ici, tu sais… :)

    • Matt  

      60 épisodes de 20 pages chacun, c’est pas « petit » non.
      ça me fait marrer que certains trouvent que les séries franco belges en 12 tomes sont trop longues. ça fait grosso modo 30 fois 20 pages, soit la moitié des comics de 60 épisodes.
      Je ne compte pas en nombre de tomes. 5 tomes ouais mais à 35€ mec ! Et qui prennent une place de fou.
      Non, je ne lis pas que des gags de Garfield. J’ai des séries comme Scalped mais parce que j’ai vraiment super accroché. Et sinon y’a plein plein de séries plus courtes. Et comme on ne peut pas tout acheter ni tout lire…ben voilà on choisit aussi comme ça^^
      Je préfère varier que rester collé à une série pendant 20 ans comme les fans de Walking Dead.

    • Matt  

      Et puis on va arrêter avec les débats sur nos raisons pour lire ou ne pas lire tel ou tel truc. Tu lis pas de franco belge toi par exemple, ou bien peu. Alors forcément t’as du temps à consacrer à autre chose. Et t’as visiblement un hangar à BD chez toi avec des milliers de trucs^^ C’est pas le cas de tous.
      Et tu aimes aussi visiblement suivre les trucs connectés sur des années alors forcément les séries ne doivent pas être souvent trop longues pour toi. Moi c’est pas mon délire, voilà tout.
      Ou alors faut vraiment que j’accroche à mort comme sur Scalped.
      Mais Transmetropolitan de Ellis à côté, même si j’ai relativement aimé, c’est trop de vide meublé pendant trop longtemps, c’est parti à la revente. Je n’aurais pas relu ça depuis le début.

      • Eddy Vanleffe  

        Pour moi Rien n’est trop long…Jamais…
        enfin si One Piece, Nartuto ou de genre de trucs où il faut faire un prêt à la banque…
        Tu as raison, mon seul vice, c’est la BD…
        depuis que j’ai compris que je ne regardais un film que tous les dix ans (sauf quelques fétiches du genre Les tontons flingueurs, Conan ou L’armée des ténèbres) j’ai balancé tous mes dvds lambda en ne gardant que ce qui ne passe jamais ailleurs comme mes films chinois, le reste ça dégage et je regarde ça à la tv, sur netflix ou autrement (niark niark..)
        cette industrie ne m’intéresse pas…
        je consacre mon énergie à la BD-mais où as tu pêché que je trouvais des séries franco-belges trop longues?- j’essaie d’être exhaustif, documenté…
        je préfère les séries moyennes mais c’est perso… je me fatigue quand ça devient chiant mais sinon je ne me priverais pas d’un 20th century boys au profit d’un truc court mais moyen…

        • Matt  

          Mais pourquoi ce serait moyen un truc court ?^^
          C’est pas plutôt que t’es un accro aux trucs longs et que t’es frustré quand c’est court parce que t’en veux plus ?^^
          Je dis ça parce que j’en ai connu justement qui ne juraient que par One Piece, Bleach tout ça « mais on veut pas que ça s’arrête, c’est cool de suivre les persos ad vitam aeternam »
          Mouais…des amoureux du soap quoi, qui ne veulent pas lâcher des persos même si y’a plus rien à raconter ou que tout se répète…
          Enfin ils ont le droit. Mais c’est pas ma came. Je préfère un truc court intense qu’un truc long qui devient chiant et insipide.

          Pour les BD franco belges, c’est pas toi mais je l’ai déjà entendue celle là, notamment les détracteurs de Soleil qui râlent sur leurs séries à rallonge^^
          Alors oui il y en a, surtout celles pour ados d’ailleurs, mais bon…c’est pas propre à cet éditeur, et avant d’atteindre la durée de certaines séries de comics…y’a de la marge mais bizarrement ça fait râler^^

          • Eddy Vanleffe  

            Pour le franco-belge,
            quand j’étais gamin et que je pouvais acheter 40 francs un tome de 46 pages, je n’avais rien à redire, mais maintenant on a 12 euros pour quatre pages de plus en moyenne… c’est plus tangent pour moi mais je me rabats sur la bibli…

          • Bruce lit  

            Pour ma part, si la série comporte une fin ou que je suis assuré qu’elle ait lieu, je me lance.

          • Matt  

            @Bruce : oui, déjà ça rassure de le savoir. Mais en général…on ne le sait pas à l’avance quand ce sont de longues séries^^

            Donc là oui Y est fini, ok. Mais…ben…ça me tente pas assez pour passer outre la longueur, on va présenter ça comme ça^^

          • Matt  

            @Eddy : sinon pour les films, c’est ton droit of course. Moi j’adore le cinéma et j’ai plein de DVD/bly-ray, je suis un peu collectionneur.
            Après…je sais pas comment tu te « procures » des films mais bon…sans DVD et sans des gens pour les acheter, y’aurait pas de partage en ligne sur des sites.
            Donc bon hein…
            Si y’a des mecs comme Bruce qui peuvent voir du Hideo Gosha, c’est parce que y’a des gens comme Bibi qui leur font des copies hein^^
            Netflix c’est un goulot d’étranglement ou tu trouveras jamais certains vieux films ou films asiatiques, etc. Mais toujours les dernières merdes d’Adam Sandler, ça oui.

          • Eddy Vanleffe  

            sans langue de bois mon cher matt
            j’achète des films espagnols, asiatiques (Tu sais que j’ai le premier film de Tsui Hark Butterfly murders qui n’existe plus paraît-il) et des trucs confidentiels…
            Les blockbusters Marvel, Jason Bourne, Harry potter, là je fais autrement… ^^
            je reste assez concerné par une certain éthique…
            netflix met en évidence un truc, c’est le côté consommable de cette industrie… une fois vu, une fois jeté… au suivant!
            pour les trucs un peu plus « artisanaux » je fais l’effort d’un investissement plus poussé (genre aller le voir en salle…)
            En salle cette année par exemple si je dois qu’un seul film, ce sera plus US que Avengers endgame qui sera très bien à la télé aussi…
            Aquaman j’ai regretté de ne pas avoir fait le déplacement, il contient de belles images et le réalisateur s’est cassé le cul pour rendre de beaux décors aquatiques avec de belles lumières qui paraissent « naturelles » avec une conception graphique des pouvoirs de Mera qui dépasse le « y’a des lumières qui sortent de mes mains ». il est pour ça assez sympa à voir.

          • Matt  

            @Eddy : J’avais entendu ces quelques bonnes critiques de Aquaman. Disons que le réal est compétent, même si ses films d’horreur restent un peu de l’horreur « classique » ou mainstream (autant que l’horreur puisse l’être^^)

            En fait tout le monde trouve Netflix super et pratique (le diable est séduisant après tout^^) mais malgré peut être de bonnes intentions parfois (il y a des petits films indépendants sur Netflix qui ne sortent même plus au cinéma), ben je vois un peu dans cette méthode d’accès un goulot d’étranglement. Je m’explique : de moins en moins de super physiques abandonnés au profit de Netflix = t’es dépendant de ce qu’ils choisissent de diffuser. Ils sélectionnent forcément, ils virent parfois des films de leur catalogue, c’est en effet du « vite vu, vite oublié » ou même « vite noyé dans la quantité de trucs ». Pour les consommateurs de cinéma qui se foutent des perles rares, des téléfilms, des vieux films, ça marche peut être, mais en réalité ça « filtre » beaucoup. Et en plus, puisque ça ne sort plus au ciné, les gens n’entendent même pas parler de certains trucs. Il faut fouiller sur Netflix sans même avoir vu la moindre bande annonce et tester des trucs enfouis au hasard.
            Bon…sans parler du fait qu’il faut aussi une bonne connexion Internet pour en profiter, donc déjà tu ramasses plein de clients dans les grandes villes et les campagnards n’ont plus accès à plein de films vu qu’on ne les trouve même pas au ciné.

            Je sais pas…c’est ce côté monopole du truc qui me dérange. Et service de consommation. Imagine si on ne pouvait lire des comics que via une plateforme en ligne qui sélectionne les trucs qui les arrange, sans aucun recours aux bouquins papier qui ne sortiraient plus. Avec des histoires de droits de diffusion en plus. Et genre il n’y aurait plus que Marvel qui sortirait en version papier.
            Parce qu’on dirait qu’on se dirige vers ça : au ciné il n’y a presque plus que des blockbusters (voire des films d’horreur qui ont le vent en poupe) et des trucs Disney. Et pour les plus petits films, ben vas-y cherche sur amazon prime ou Netflix, sans qu’on t’aide ni que personne en fasse la promo.
            Et les vieux films ? c’est quoi ça ? On s’en fout.

          • Eddy Vanleffe  

            Ah ça, je suis d’accord sur l’aspect filtre de Netflix…

            les vieux films trouveront je pense une sorte de plateforme dédié à ça je crois… l’idée va faire son chemin…

          • Jyrille  

            Matt, ne regardant quasiment plus que Netflix (j’ai une tonne de dvds à mater pourtant… et d’autres trucs…), tu te trompes sur certains points : de vieux films existent sur la plateforme. J’ai vu pour la première fois DAS BOOT de Wolfgang Petersen, pas en director’s cut ok, mais le film date de 1981 et a tout de même un peu vieilli. Par contre c’est une vraie claque.

            J’habite à 10km de la plus grande ville près de chez moi, et j’ai une très bonne connexion grâce à Free. Chez moi, c’est Orange qui déconne. Nous n’avons aucun problème, même lorsque tout le monde regarde un film ou une série sur Netflix via la PlayStation, le pc, le smartphone…

            Enfin, il est vrai que trouver ce que l’on veut n’est pas toujours simple. Mais il existerait des codes pour accéder plus facilement à des tris autres que ceux proposés par la plateforme. Je ne me suis pas encore penché sur la question.

          • Matt  

            @Jyrille : mais comme tu l’indiques avec Cowboy Bebop par exemple (et tu mentionnais un autre truc récemment), les films peuvent foutre le camp du catalogue. Moi je pars du principe que je me fous d’un paquet de films, mais que je veux pouvoir regarder quand je veux certains qui me plaisent. Si Netflix rajoute et vire des trucs et que tu payes mais que t’arrives pas à voir ce que tu veux quand tu veux, et que tu ne peux pas conserver ce que tu aimes, ça ne me plait pas.

            Ensuite, comme je l’ai dit, si ça mets fin au support physique libre, les films qu’ils ne daigneront pas diffuser se perdront dans l’oubli.
            Et c’est pas une question de refus du digital. Si tu pouvais payer et télécharger ton film légalement et le garder, je ne dirais rien. Ce qui m’emmerde c’est d’être dépendant de leurs envies et le filtre que ça applique sur un immense pan de culture cinématographique. Y’a plein de trucs peu connus qui sortent en DVD comme des films asiatiques, des téléfilms espagnols, etc. Si ça ne se pointe pas sur Netflix parce que c’est jugé trop « mineur » ou inconnu, ça va cesser d’être accessible ces trucs.

            Certains s’en foutent bien sûr. Les bouffeurs de pop corn qui ne matent que les gros films connus par exemple^^

    • Kaori  

      @Eddy : c’est pour ça que je fais du tri… En manga, j’ai juste Kenshin le vagabond, Evangelion (que je n’ai jamais fini) et Angel Heart.
      Niveau anime, Escaflowne et Blue Seed. (et les Miyazaki). La fin de Cowboy Bebop est magnifiquement réalisée, musique tout ça tout ça, mais bonjour le goût amer dans la bouche.
      Les séries/films/livres qui se finissent mal, je les vois une fois et ça me suffit, faut me laisser le temps de me remettre, déjà…

      Pour moi les « pires », ce sont Le tombeau des Lucioles et la fin de Lady Oscar. A l’époque j’étais très naïve, je ne pensais pas qu’on pouvait montrer de tels drames dans des dessins animés, que je pensais pour enfant. Du coup bonjour le traumatisme.

      Avec l’âge, mon hypersensibilité s’est calmée, on va dire, mais je n’aime toujours pas m’infliger ce genre de trucs.

      Une histoire, ça raconte un parcours, un voyage, accompagné de souffrances, une évolution, et si au final c’est pour finir pire qu’au début, ben ça ne m’intéresse pas.

      @Bruce : nan mais Tornado aime tout ce qui est dark, c’est pas la bonne référence pour me rassurer ;-).

      • Eddy Vanleffe  

        L’un des trucs qui m’a définitivement plongé dans les animés et les mangas, c’était justement qu’on en avait enfin terminé avec l’immonde morale chrétienne.
        pas de leçon de moral comme dans les transformers, bisounours, maîtres de l’univers, Jem et les hologrammes et au lieu de se lobotomiser à cous de santa barbara, Dallas, Madame est servie ou Supercopter, on avait des vraies histoires bien développées et des univers carrément choquants, décalés et attrayants…
        Albator donnait une réflexion sur l’écologie et le revanchisme de guerre
        Lady Oscar faisait un remake tragique s’inspirant de la bio de Marie Antoinette de stefan zweig
        Remi sans famille réadaptait le classique de Hector Malot
        Pareil pour Tom sawyer
        Ulysse 31 remixait la mythologie grecque et les Mystérieuses cités d’or ont pas mal mis l’accent sur des cultures assez peu connues sur le globe
        vous avez compris l’idée
        et oui enfin on nous prenait pas pour des petites choses fragiles pour nous donner des trucs pas évidents comme Cobra qui trouve la peau du dos de sa copine clouée à une fenêtre la héros de Galaxy express, la tête de sa mère comme trophée de chasse chez le méchant qui fait un délire à la chasse du compte Zaroff sur les humains. des persos qui attrapaient la tuberculose dans Georgie, les aventures d’une paralytique qui combat contre la mort dans Clémentine, Shiryu qui sacrifiait ses yeux pour ses amis, Gigi mourrait.. Juliette devait surmonter un deuil…
        les happy end étaient hyper rares…
        bref nous dominions un monde adulte qui attendait avachi la roue de la fortune, tout en passant pour des cons…un festin de gourmet!

        • Kaori  

          Nan mais Eddy, tu peux avoir des bons trucs sans que ça soit forcément mélodramatique au possible.
          C’est exactement tout ce que je détestais ET dans Santa Barbara ET dans Georgie, Gwendolyne, Le petit Lord, Rémi et cie.
          C’était les trucs à faire pleurer dans les chaumières, avec des tonnes et des tonnes de drames, ajoutées à la déjà dramatique oeuvre originale.
          Et les autres oeuvres que tu cites, ça faisait partie du parcours, les héros en bavent, oui, mais ils surmontent ces épreuves.
          Pour moi, il faut un minimum d’espoir, et y a moyen de faire des fins potables sans que ça soit forcément bisounours, ou désespérant.
          Le gris c’est bien aussi.

          Par contre, ouais, le truc où le héros meurt à la fin, ça, je déteste.
          Je suppose que c’est propre à mon rapport à la mort.

          • Matt  

            Il n’y a pas moins de 2 articles sur Cowboy Bebop ici^^
            Spike, on ne le voit pas finir autrement. Le mec y’a plus que ça qui compte dans sa vie. Je ne trouve pas la fin tragique. Les autres s’en sortent, Spike a choisi de finir comme ça.
            Après ouais c’est un peu triste, mais pas larmoyant.

          • Eddy Vanleffe  

            moi c’est le rapport à la gentillesse qui ne cadre pas.. :)
            j’y crois pas.
            si dans ma vie de tous les jours je fais en sorte de porter un étendard de bienveillance autour de moi et que je dissocie l’hostilité des autres formes de bêtises, c’est en partie pour conjurer le sort d’un monde dévolu à la crasse et la médiocrité (ouais je suis sombre et grincheux)
            c’est pour ça que j’apprécie ces œuvres,
            moi non plus je n’aime pas quand le personnage meurt mais c’est souvent dans l’ordre des choses des œuvres dans lesquelles ça intervient…
            bon le truc qui m’a fait le plus chialer c’est Assassination classroom ^^
            et puis il faut parfois pleurer pour la nettoyer les vitraux de l’âme…
            le spleen c’est un truc qui me suit comme une ombre dont je ne voudrais pas.

          • Matt  

            Pour le coup je pense un peu comme Eddy^^

            Bon après il ne faut pas non plus tomber dans l’extrême inverse à ne lire que des trucs déprimants. Mais pour le fun il y a Gaston Lagaffe, Astérix, certains trucs légers de super héros, tout ça^^
            Si tu fais un comics sérieux et adulte, y’a parfois un problème de cohérence si tout le monde il est beau et finit bien à la fin^^

          • Kaori  

            Justement !

            Le spleen je l’attrape super facilement, alors, oui, parfois, ça fait du bien de pleurer pour nettoyer les vitraux de l’âme, comme tu dis (magnifique expression), mais franchement, non, j’ai bien assez conscience de l’état du monde pour me saper le moral dans des œuvres fictives.

            Et pour autant, je n’accroche ni à Astérix, ni à Gaston Lagaffe… Du moins, plus depuis que j’ai 10 ans…

            Y a quand même des choses entre les deux !

            Enfin maintenant, Eddy, je sais que je ne regarderai jamais Assassination Classroom…

            Matt, je vais aller voir ces deux articles.
            J’ai adoré Cowboy Bebop, j’ai adoré les OST, et le dernier épisode est magnifique, comme je le disais, mais de ce fait, je n’ai jamais voulu revoir la série.
            Oui, effectivement, Spike n’avait pas envie de finir autrement, mais ça reste quand même très amer. J’ai chialé comme pas possible -_-.
            Bon, de toute façon, je chiale super facilement, même quand c’est pas méga triste. Mais les morts, je ne les encaisse pas.

          • Bruce lit  

            Les Cowboys Bebop sont en cours de remasterisation Kaori.
            Tu aurais vraiment vraiment vraiment (mais alors vraiment) tort de ne pas regarder Assassination Classroom qui est une ode à la vie, à la joie et l’humnanisme. La fin est triste mais gaie en même temps. Non vraiment Kaori, c’est vraiment bien (vraiment).
            Le casting de la série Y THE LAST MAN est ici (et ça matche pas).

          • Eddy Vanleffe  

            Des fois on devrait se taire…

            Assassination Classroom est une oeuvre magnifique qui prend par surprise par l’intransigeance de son message pour la tolérance et le contrôle de sa vie et de ses envies contre les modèles établis et imposés par un formatage scolaire. c’est un truc qui « élève »
            la chute et logique mais implacable…
            j’adore aussi la bande son de Cowboy bebop… Yoko Kanno s’est surpassée, ce qui m’a empêché de de pleurer fut cette sublime dernière phrase « you’re gonna carry that weight » comme ultime clin d’œil d’une série qui a fait des allusions musicales au monde du rock durant tout le long SAUF aux Beatles…. au bout de 26 épisodes, c’est suspect, mais non c’est là, à la dernière seconde…au moment du rideau. quand on a pu voir un truc si incroyable, si bien écrit, si bien maîtrisé au cours de ces 26 épisodes… je n’ai pas pleuré, non je me suis levé tout seul comme un con et j’ai applaudis ma TV…

            je comprends le réflexe de ne pas revoir une série…à cause de l’intensité, des fois on est pas prêts à reprendre un tel shoot!

            Asterix est quand même le fleuron de l’écriture de Goscinny, un seigneur en la matière… un des papa spirituel d’Alexandre Astier, sans doute ce qu’il y a de plus proche d’une manifestation divine depuis l’invention de la bière…

          • Bruce lit  

            Oui, là t’as gaffé Eddy….
            Heureusement que tu n’as pas de contrats à signer…

          • Kaori  

            A deux contre un, je m’incline. Vous savez trouver les bons arguments.
            Faut juste que je trouve la motivation.

            Bon, ok, dès que j’aurai fini mes articles « DC », je me lancerai dedans. Parce que si je commence, je n’aurais plus du tout la tête à mes articles en cours, me connaissant…

          • Bruce lit  

            Je croyais que les femmes pouvaient faire plusieurs choses à la fois.
            En ce moment je biberonne…

          • Jyrille  

            Matt, je me suis acheté les DVDs de Cowboy Bebop… elle a disparu de Netflix car la plateforme va en faire une version LIVE ! J’ai peur. Je l’ai déjà vue deux fois, et là, je suis en plein dans SAMURAÏ CHAMPLOO, un manga au même format avec le même réalisateur, qui date de 2004.

          • Matt  

            @Jyrille : Oh putain !
            Cette mode de faire les dessins animés en live…pas ma came !
            Tiens tiens ça disparait de Netflix hein^^ Que disais-je plus haut sur les choix imposés par la plateforme ?

            Je connais Samourai champloo. Mais pas vu en entier. C’est un peu plus foufou il me semble.
            J’ai offert les DVD de Cowboy Bebop à Bruce il y a déjà un an ou plus. Je parie qu’il n’a même pas commencé mais bon…^^

          • Jyrille  

            Quant à la BO de Cowboy Bebop (et maintenant celle de Samuraï Champloo même si c’est beaucoup moins bon), j’ai tout. Tout. Seize Go de musique, 10 albums.

          • Matt  

            En l’occurrence pour Cowboy Bebop ça n’a aucune importance que ça se barre de Netflix, les DVD existent.
            Par contre on attend toujours les sorties DVD de films comme Jessie, 1922, Annihilation, etc.
            Plein de films récents sont des exclus Netflix qui disparaissent donc de la circulation s’ils ne sont plus diffusés sur cette plateforme.

            Enfin ils sortent en support physique aux USA mais pas chez nous. ça doit foutre les éditeurs DVD dans la merde ce genre de concurrence de Netflix. ça ne devient plus rentable de sortir un DVD.
            Bref ça craint je trouve.

          • Jyrille  

            @Matt, oui tu as raison : ce ne sont pas des philantropes, il y a forcément une logique commerciale. Mais au moins j’ai zéro pubs, un choix conséquent, et je regarde où je veux quand je veux. A Amsterdam, je regardai une série sur mon smartphone sans aucun freeze ni lag. De plus, j’ai eu le temps de regarder la série deux fois ! Bon à côté de ça je n’ai pas eu le temps de finir NEW GIRL (bloqué à la saison 2) ni même pu commencer L’ATTAQUE DES TITANS. Mais parfois, comme That’s 70′s Show, les séries reviennent. D’ailleurs FRIENDS ne disparaîtra jamais de la plateforme a priori.

            Les DVDs de CB ne sont pas très chers en plus donc je n’ai pas hésité. En Blu-ray c’est autre chose… Ce n’est pas plus foufou, je viens de passer les épisodes 13 et 14 et comme me l’a dit mon fils, on reconnaît bien la patte de l’écriture. Et puis c’est un peu la même chose : une équipe rassemblée un peu contre son gré de trois ou quatre personnages. La fin de l’épisode 14 est digne d’un film français des années 70. Super taf. Ce qui est l’autre marque de fabrique, c’est que la BO est en décalage total : c’est du trip-hop et du rap.

          • Matt  

            ça dépend de ton rapport au médium aussi.
            Mais quand ils trouveront que diffuser des scans de BD sur une plateforme en ligne avec la même possibilité de tout lire partout sur smartphone et tout…et que ça dissuadera les éditeurs d’imprimer tout ça sur du papier qui coute bien cher…on verra quelle sera ta réaction^^

            On me dit que je suis un vieux con parfois avec mon refus des nouvelles méthodes de diffusion…mais c’est aussi un moyen de nous déposséder de tout (mais en langage commercial : ça prend moins de place chez vous^^), de nous imposer des choix, de faire mourir les éditeurs (ou libraires lorsque le tour de la BD arrivera) et d’obtenir un monopole. Mais en langage commercial : large choix, lisible partout sur tous supports.

          • Matt  

            Et y’a même des hippies de merde qui diront que c’est mieux pour les forêts car on tue le monde avec nos comics d’attardés. Parce qu’ils n’auront pas compris qu’il y a des forêts qu’on laisse repousser pour cette industrie et qu’à côté de ça l’énergie nécessaire pour faire tourner des forêts de serveurs informatiques n’est absolument pas écolo^^

            Mais je dérive. Je fais mon nostradamus du dimanche.

          • Jyrille  

            Pour ce qui est des films Netflix qui ne sortent pas en physique de 1) je ne savais pas, mais pour moi ils ne sont pas près de disparaître de la plateforme (ils sont… récents !) et de 2) je suis certain que ça finira par être le cas. Tout est question d’opportunisme et de moment, dans le business on appelle ça le time-to-market.

            https://en.wikipedia.org/wiki/Time_to_market

          • Matt  

            Ben t’es optimiste parce que moi je vois plutôt la mort du support physique. Déjà entamé avec les jeux vidéos, puis les films, peut être les bouquins ensuite.
            Tout en streaming sur des plateformes.
            Et il suffit de quelques histoires de rachats de droits de diffusion pour qu’Amazon prime récupère un film qui ne passe plus sur Netflix et veuille en faire une exclue aussi, et t’es pas prêt de voir un support libre sortir.

          • Bruce lit  

            Tiens puisque l’on parle du supports, pas de nostalgiques des K7 Videos ?

          • Kaori  

            @ Bruce, ha ha !

            J’ai allaité 3 ans si on cumule les deux enfants, alors heureusement que j’arrive à faire plusieurs trucs à la fois ;-).

            Mais comme je t’ai dit, je suis obsessionnelle, je me connais, si ça me plait, je ne vais avoir que la tête à ça !

            C’est comme la chanson que tu m’as envoyée dimanche soir, je l’écoute plusieurs fois par jour, bonjour le moral ;-).

          • Jyrille  

            @Matt tu as sans doute raison, je suis trop optimiste. Quand on voit ce qui se passe avec les championnats de foot… Je suis bien content de ne pas être supporter ni amateur de ce sport !

            @Bruce pas très nostalgique de la VHS mais j’avoue en avoir encore pas mal chez moi, récupérées chez ma mère… J’ai des trucs enregistrés de l’époque (des émissions musicales de M6 ou de Arte (Megamix !!), des épisodes télés, des films), et il y a un peu moins de trois ans, j’ai enfin regardé HUSBANDS de Casavettes que j’avais sur une VHS depuis vingt ans voire plus (enregistrée sur France 2). J’ai Akira en VHS… Je n’ai plus de magnétoscope mais j’ai un combo télé-magnétoscope, un petit écran. C’est marrant. Je retenterai, notamment mes live de Cure en VHS.

        • Kaori  

          Nostalgique, non.
          Un peu frustrée parce qu’il a fallu racheter les séries et films en DVD, que certaines cassettes étaient perso et qu’on n’a plus de magnétoscope depuis très longtemps.

          Si je suis nostalgique des K7, ça va avec le fait que je pouvais programmer et enregistrer à loisir.

  • Tornado  

    Ben qu’ai-je donc à ajouter puisque Bruce a déjà prédit ce que je voulais dire ! :D
    Oui, j’ai adoré cette série. Je ne me rappelle pas de tout parce que ça remonte à une dizaine d’années bientôt, mais j’avais quasiment tout aimé, notamment la fin, que j’ai trouvée effectivement très poétique. Un fin en flashforward qui contournait le passage obligé de la conclusion pour nous offrir à la place une envolée lyrique.
    Il faut dire aussi que, contrairement à Bruce, je ne regarde pas les petites fautes de script et les petites incohérences. Je ne compare pas forcément un truc avec un autre (je n’ai pas pensé deux secondes aux X-men en lisant cette série, et tant mieux).
    Présence aussi avait très moyennement aimé cette série. Comme Bruce, mais plus encore, il avait notamment regretté que le scénario n’explore pas beaucoup les pistes science-fictionnelles soulevées par le pitch. Au contraire, c’est ce qui m’avait plu en particulier : J’aime quand on est à fond dans l’histoire, avec les personnages, et que le reste se joue surtout dans le sous-texte (c’est-à-dire hors-champ), sans que ce soit développé au sens propre. C’est vraiment comme ça que je conçois le divertissement intelligent.
    En fait, tout comme Preacher, la seule chose qui me dérangeait dans cette série c’est le dessin. Pia Guéra souffre exactement des mêmes carences que Dillon : Personnages lisses possédant au maximum cinq expressions, visages génériques qui donnent l’impression que tous les personnages sont les mêmes, trait monotone et peu expressif, décors à l’ouest. Et encore, Dillon parvient tout de même à donner du charisme à ses personnages. Ici, même pas.

    • Kaori  

      Bah voilà !

      Une fin poétique, ça me va ;-).

      Merci pour ces précisions et cet enthousiasme, Tornado :-).

  • Tornado  

    Je ne trouve pas la série trop longue non plus. Il y a bien quelques épisodes connexes inutiles, mais pas autant que dans Transmetropolitan par exemple. Ici, on reste quand même bien rattaché à l’intrigue principale quasiment du début à la fin. La collection Panini, une fois n’est pas coutume, était très bien avec ses 10 petits tomes souples. Juste une petite dizaine de cm de largeur dans la bibliothèque, pas plus ^^.

    • Matt  

      Ah déjà c’est bien ça^^
      Je raisonne en cm dans les étagères moi.

    • Matt  

      Après voilà hein, si un fou revendait ses 10 tomes souples Panini qui prennent peu de place à…genre…50€ le lot, je prendrai^^ C’est de cette manière que je chope des séries longues, pas autrement.

      • Bruce lit  

        Pour les maniaques, il sera préférable pour une fois de choisir la version Panini qui respecte le maquettage de la VO tout en papier glacé à la version Urban sur papier Mat et beaucoup plus volumineuse à stocker.
        C’est dans mon intro ;)
        Avec un peu de patience, j’ai trouvé l’intégralité de la série pour moins de 80€ à Gibert.
        Les 3 volumes chez Urban font 3 fois l’équivalent de WATCHMEN.

  • Jyrille  

    Merci pour la présentation de cette série que j’ai toujours évitée. J’aimerai la lire, par curiosité, mais je suis persuadé que je n’aimerais pas la relire ou ne m’y attacherais pas. Je ne sais pas pourquoi, sans doute une mauvaise critique lue à l’époque que j’ai totalement ingérée…

    En tout cas ton article est clair, concis et solidement construit. On m’a dit le plus grand bien de SAGA par contre, mais une fois encore, j’hésite à m’y lancer. Peut-être un jour…

    La BO : connais pas. J’écouterai plus tard.

  • JP Nguyen  

    Malgré cette review mitigée, j’aurais quand même envie de redonner une chance à cette série. Les dessins sont un peu fades mais j’ai l’impression que les personnages pourraient être assez attachants.
    J’avais tenté il y a quelques années mais sur un seul TPB, je crois.
    Je peux le trouver relativement facilement, en médiathèque ou en ligne…

    Concernant la traduction française, j’ai adoré le choix de trad pour le titre du dernier volume.
    En VO, c’était « Whys and wherefores ».
    En VF, c’est devenu « Trajets d’Y »

  • Présence  

    Je vais tout faire à l’envers et commencer par la fin de la série. J’ai bien aimé son dénouement parce que le dispositif narratif (60 ans plus tard) est très satisfaisant. Il donne une vision du futur, du devenir des personnages devenus familiers. Le titre de l’épisode 60 (Alas) renvoie au début d’une réplique d’Hamlet s’adressant à Horatio et évoquant la mémoire d’Yorick dans la pièce Hamlet de William Shakespeare, une méditation sur la fragilité de la vie. Cette coda fournit une clef d’interprétation sur les intentions de l’auteur Brian K. Vaughan : mettre en scène la vie dans ce qu’elle a d’hasardeuse et de ténue.

    Hélas ! pauvre Yorick !… Je l’ai connu, Horatio ! C’était un garçon d’une verve infinie, d’une fantaisie exquise ; il m’a porté sur son dos mille fois. Et maintenant quelle horreur il cause à mon imagination ! – Shakespeare

    -
    La narration visuelle – Pia Gerra & José Marzán, ou le remplaçant Goran Sudžuka : lisibilité immédiate de chaque dessin, personnages disposant de morphologies normales, tenues vestimentaires variées et cohérentes avec les conditions climatiques, décors et arrières plans substantiels (en fonction des délais à tenir), mise en scène simple et efficace. Mais ces dessins donnent une légère impression de fadeur qui joue aussi bien en faveur qu’en défaveur de la narration. Cette forme de simplification permet d’éviter le voyeurisme (lors des séquences de relation sexuelle), par contre elle annihile tout effet d’horreur (par exemple les cadavres en décomposition).

    -
    En ce qui concerne le genre du récit (anticipation), Vaughan donne l’impression de choisir les progrès réalisés ou les retours à la normale en fonction des besoins de son intrigue, sans logique apparente. D’un côté il n’hésite pas à montrer que les crimes en tous genres ne sont pas l’apanage des mâles, de l’autre les sociétés reconstruites n’ont pas l’air pressées de rétablir une police en bonne et due forme. D’un côté la production de drogues est en plein essor, de l’autre les individus continuent à se nourrir de denrées périmées, et la culture du tabac a été abandonnée, alors que des signes d’économie de marché montrent qu’elle pourrait être rentable. Comme Bruce, j’ai eu l’impression que Vaughan utilisait le truc bien pratique de faire converger tout le monde vers le même endroit pour résoudre facilement son intrigue.

  • Présence  

    Je me retrouve bien dans la critique de Bruce en ce qui concerne la force de l’idée de départ (il ne reste qu’un seul homme qui n’est pas un alpha-mâle), la violence n’est pas l’apanage des hommes, ni les crimes. La distribution de personnages reflète la diversité socio-culturelle, sans devenir un pamphlet pour la représentativité. Altar dispose d’une histoire personnelle et de motivations crédibles. Yorick est un vrai geek : des références culturelles pointues à partir desquelles il décode le monde qui l’entoure, très parlantes quand on les connaît, exaspérantes quand elles échappent au lecteur.

    C’est une série que j’ai bien aimé lire (notant plus généreusement que Bruce, je lui aurais mis 4 étoiles), mais qui m’a laissé sur un goût de trop peu. Je n’ai pas pu m’enthousiasmer pour la narration visuelle. Je suis resté sur ma faim concernant la mise à profit du point de départ conçu par Brian K. Vaughan, par l’amalgame timide entre approche naturaliste et éléments romanesques (la pirate, le sous-marin, etc.).

  • Kaori  

    Bon ça y est, je l’ai finie ce matin.

    Un peu longue, certes, avec quelques défauts (la conclusion concernant les relations sentimentales de Yorick est typiquement ce que je déteste : tout ça pour ça), des fillers pas très intéressants, mais une caractérisation aboutie des personnages. Finalement, celle avec qui j’ai eu le moins d’affinités (si on ne compte pas Alter), c’est 355. Il m’a manqué des éléments pour l’apprécier vraiment.

    J’ai aimé l’épilogue, que ce soit le voyage de Yorick ou la destination « finale ».

    En conclusion, c’est une chouette série.
    J’espère que l’adaptation TV sera réussie. Mais apparemment, ça a l’air compliqué… ça m’évoque l’Arlésienne et le Don Quichotte de Gilliam…

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