Pouvoirs ! (X-men : l’affrontement final)

X-Men : l’affrontement final de Brett Ratner

Un article de BRUCE LIT

Wolverine et ses larbins

X-MEN : L’AFFRONTEMENT FINAL (2005) est le dernier volet de la trilogie X-MEN empiétée avec le film éponyme de Bryan Singer (2000). Brett Ratner est appelé à réaliser le film à la place de Singer parti sur le tournage de SUPERMAN RETURNS.
Les deux sont des salopards finis qui en, tournant des films censés prêcher la tolérance et l’ouverture d’esprit face à la communauté LGBT dont les X-Men peuvent incarner parfois la métaphore, se sont rendus coupables d’actes sexistes, d’harcèlements sexuels et de propos homophobes, sur le plateau du film notamment envers Ellen Page alors actrice de Kitty Pryde et devenue entretemps Eliott Page après sa transition en 2021.

Nous fermons cette parenthèse -nécessaire- pour nous concentrer sur le contenu du film souvent décrié comme le plus mauvais de la franchise.


Car oui, c’est comme si le destin de L’AFFRONTEMENT FINAL était d’être aux X-Men ce que furent AU DELA DU DÔME DU TONNERRE pour Mad Max ou la tristement fautive prélogie de STAR WARS.
Nous verrons que si le film a un sacré déhanchement, il marche plutôt droit et offre une conclusion très satisfaisante à ce premier cycle mutant.


L’AFFRONTEMENT FINAL est assez progressif dans son approche : mixer la légendaire saga du Phénix Noir de papy Claremont avec le premier arc de ASTONISHING X-MEN sorti un an plus tôt sous l’égide de Joss Whedon, un temps pressenti pour réaliser le film.

Voici donc qu’un vaccin est découvert pour transformer les mutants en individus normaux. Magneto craignant que sa race soit de nouveau génocidée par un gouvernement manipulateur, prend les devants et lève une armée pour lutter contre les humains. A sa tête ? Jean Grey, transformée en Phénix Noir depuis sa résurrection et dont on apprend que Charles Xavier avait bloqué ses pulsions destructrices à la prime enfance. Les X-Men fidèles à leur idéal seront cette troisième force pour s’interposer entre les fanatiques des deux bords et tenter de ramener leur amie à la raison.

Rien que ce pitch devrait rameuter les fans des comics : oui, ce scénario est bien une belle histoire des X-Men, loin, très loin de ces trous du cul-devenus chez Morrison, Fraction, Bendis et compagnie.
Charles Xavier est ce vénérable pacifiste qui a joué avec le feu mais n’a pas franchi les limites de la décence des comics. Nous voyons l’école vivre, lui, donner des cours à ses étudiants dans une belle scène de discussion rhétorique avec les nouveaux mutants, désigner Tornade comme sa remplaçante. Et puis, ouais! il y a cet entrainement en salle des dangers, un esprit d’équipe où les X-Men agissent enfin ensemble quand c’était chacun pour sa gueule dans le premier opus.

Les X-Men et Magneto, et son casque qui le transforme en Crapaud…

Halle Berry a enfin un rôle consistant et le lecteur est ravi de retrouver la même complicité des comics entre Logan et Tornade. C’est sans doute le film où l’équipe est le plus mis en avant : Wolverine en reste, certes la figure principale, mais Iceberg, Le Fauve et l’adorable Kitty Pryde ont de belles mises en avant.
Cyclope est bien évidemment très loin de son modèle comics mais dans les deux scènes où il occupe le devant de la scène, le lecteur reconnaît le Scott Summers confus et en colère de X-Factor.

Chez les vilains, Magneto reste ce gentleman hautain et dangereux, Mystique vole encore toutes ses scènes et le lecteur opinera du chef en reconnaissant que son destin ressemble furieusement à celui en miroir déformant à Anne, la purificatrice de Stryker dans DIEU CREE, L’HOMME DETRUIT.

Le film donne ses moments aux seconds rôles, ici Iceman (à répéter 10 fois)

Et puis il y a Jean Grey…
Parfaitement incarnée par Famke Jansen, cette interprétation du Phénix Noir comme la métaphore d’une puissance féminine qui se libère violemment d’une emprise paternaliste, est aussi bien furieusement d’actualité que présente dans la saga de Claremont. Allons plus loin : c’est bien parce que c’était la lecture littérale à avoir de la saga d’origine, que LE PHENIX NOIR a autant marqué les esprits…Parce que franchement, le truc de « en fait, non, c’était pas elle mais son clone extraterrestre qui blabla... », a toujours déshabillé Scott sans rhabiller Logan…

Mais voilà : le film ne va pas jusqu’au bout de ses ambitions : une fois Jean Grey recrutée par Magnus, elle semble passer la dernière heure chez un ophtalmo invisible en fixant du regard, on ne sait pas quoi en fait.
C’est bien le point faible du film : annoncé en fanfare, au début du film, Jean Grey devient un personnage non jouable d’une saga dont elle était censée être le pivot. C’est dommage car les deux scènes avec Logan sont puissantes dont une où le couple fait monter la température érotique.
C’est d’ailleurs cette pulsion sexuelle qui finit par tuer Jean : elle dévore Scott, terrifie Logan par son appétit avant d’être tuée par l’homme qui voit que Jean n’est plus que tristesse, amertume et égoïsme.
Ce Logan tragique qui passe son temps à tuer les femmes qu’il aime pour les sauver du déshonneur ou d’elles-mêmes, c’est bien celui des comics!

Un Logan sexy, imberbe et grand mais pourtant aussi tragique que celui des comics.

Or c’est bien le contrôle des femmes qui est au cœur du film : Jean Grey, Mystique, mutante incontrôlable qui se transforme en simple humaine dont se désintéresse cruellement Magneto, Rogue qui se prive de ses pouvoirs pour enfin vivre normalement et pour rappeler ce qui fait la richesse de la série : chaque personnage vit sa mutation via sa propre subjectivité. Rogue et Angel la voit comme une maladie quand Tornade vit son statut comme une bénédiction.

C’est la richesse de ces points de vue qui offre de beaux moments intimes aux personnages avec en zone centrale notre bon vieux humaniste Hank McCoy avant que Bendis et toute la smalla ne le transforme en Zemmour de Marvel.

Le personnage de Mystique, traité avec intelligence

Mais hélas le film a de réels défauts qui expliquent son impopularité : Des costumes ringards, notamment celui du Fléau qui semble sorti du film des années 80 : LES MAITRES DE L’UNIVERS. On pensait avoir touché le fond avec Sabretooth dans le premier film, là on se retrouve avec un cosplay raté de Belios.
Les blousons en cuir sont toujours aussi horribles en donnant une apparence paramilitaire à la milice pacifique de Xavier. Quant à Magneto une fois son casque revêtu, il perd son attitude altière de son visage aux traits si profonds, pour se transformer en crapaud boursouflé.

Les vilains que Magneto recrute sont méconnaissables (il faut vraiment être fan hardcore pour identifier Arclight, qui ne brille pas déjà par sa personnalité) et personne ne comprendra pourquoi tout ce petit monde se la joue Guerilla en campant dans la forêt.

La marque de Caïn? Un costume ringard !

Ajoutons une mise en scène sans envergure, des trucages souvent has-been même pour l’époque, une désaturation des couleurs qui préfigure les torchons visuels de Snyder et une musique épouvantable de John Powell, et l’on comprendra que le film ait pu susciter mépris et moquerie.

Mais pour les amoureux des personnages, il remplit parfaitement son office en rappelant que l’on est pas obligé de se farcir un cahier des charges de 2h30 et que, malgré ses défauts, L’AFFRONTEMENT FINAL fut sans doute un clou de cercueil majeur de la façon pataude de faire du super-héros à l’ancienne au cinéma : à la fois mal foutue et pourtant souvent touchante.

Famke Janssen, la seule et unique Jean Grey



31 comments

  • Fletcher Arrowsmith  

    Hello

    Je me rappelle l’avoir vu à sa sortie en salle et ne pas avoir apprécié du tout. J’ai du le revoir 1 fois quelques années à peine et pas plus de souvenirs que cela.

    Maintenant la teneur de ton article et ton argumentaires m’intriguent. En effet, depuis on à la fois eu de très mauvais comics (donc tirer à boulets rouges sur le sujet personnages trahis bein … comme dans les comics en fait) et puis au niveau de la réalisation là aussi OK Brett Ratner c’est pas fou mais bon quand je vois les bouses cinématographiques sur les super héros proposés depuis bientôt 20 ans, finalement je me dis que ce X-MEN 3 n’est il pas tout simplement un honnête blockbuster ?

    En tout cas si je le trouve (et du temps !!!) je crois que je vais me faire une troisième séance, l’esprit plus libre.

    Merci pour cette tentative de réhabilitation et surtout le travail autour du contexte et des comparaisons.

    NB : mon film X-Men préféré reste FIRST CLASS.

    • Bruce Lit  

      J’avais trouvé culotté de tuer Xavier et Cyclope au moment de mon visionnage en salle. A l’époque j’avais confiance dans ces films que je trouvais de qualité.
      Je parle de FIRTS CLASS bientôt.

  • Nikolavitch  

    alors, j’ai réévalué l’Affrontement Final avec le temps. je trouve qu’il monte bien en charge tout au long du film, avec quelques scènes chouettes… pour se débobiner à la fin dans un pif-paf pas très intéressant qui ne règle pas les enjeux de fond.
    donc ouais, comme dit Fletch, un honnête blockbuster. et oui, First Class et future Past forme un diptyque vraiment chouette derrière, qui rachète bien la franchise (nonobstant le fait que Singer soit effectivement un assez sale type, semble, ce qui me navre parce qu’en dehors il a fait aussi Usual Suspect et Apt Pupil, deux films que j’adore)

    • Bruce Lit  

      Je dois être le seul être humain sur cette planète que USUAL SUSPECT n’a jamais passionné.

      • zen arcade  

        Non, on est au moins deux. 😉

        • Bruno. :)  

          Trois…

    • Bruno. :)  

      First Class est une catapostrophe aussi, m’enfin ?! C’est plus des mutants, c’est des magiciens : méchants ou gentils, ils transforment leurs fringues !!
      Et l’intro redondante, racoleuse au possible. Et Tcharles, déjà vieux prof télépathe à huit ans. Et Raven qui sait se faire pousser des échasses au même âge. Et les doigts sur la tempe. Et les grimaces de Fassbinder. Et la tête à Bacon (!), avec le casque -et son plan comico-grotesque. Ou encore celle de Géo Trouvetout/le Fauve, une fois « Mysticisé » !! Et je parle même pas du script pas mal réac qui stigmatise Darwin et Angel : zou ! Il meurt. Zou ! Elle vire de bord. Subtil.
      Pour moi, c’est juste une blague, un truc pareil.
      Eenfin : il y a toujours le duo Blackbird/sous-marin : enfin une belle idée/image ; et justifiée par le contexte et le genre, en plus.

  • JB  

    On a tous pu rêver d’une version live de la saga du Phénix Noir, mais je crois vraiment que ça ne peut être retranscrit. Même sans compter l’absence du Club des Damnés ou d’un danger cosmique, même en ignorant les bouts rafistolés du Gifted de Joss Whedon et de Morlocks sortis de nulle part… 3 films, c’est trop court pour avoir le même affect avec cette Jean Grey qu’avec son homologue papier. D’autant plus que le personnage comics oscille entre une faim dévorante et l’horreur de sa propre condition, contrairement à cette version mutique et à l’expression limitée (désolé, j’aime beaucoup Famke Janssen, mais elle est ici aux abonnés absents).
    Et puis aussi, marre de ce Logan envahissant…

    • Bruce Lit  

      Famke est la moins pire que toute la smalla qui lui succedera.
      J’aimais bcp le choix d’en faire une femme et non une ado.

    • Bruno. :)  

      Pour adapter le dilemme de Jean, il suffisait de recentrer sa « problématique mutante » : laisser tomber cette idée grotesque de Jekyll/Hyde et se concentrer sur son accession à une forme de déité via sa toute-puissance, et sa perte d’humanité logiquement conséquente ; trame qui aurait été idéalement mise en place dès le deuxième épisode. La transformation, au delà du spectaculaire -spectaculaire que l’on n’effleure qu’à peine dans le troisième épisode originel- aurait pu être amenée discrètement (comme son expression une fois la machine à Magneto démantibulée dans l’épisode un), en parallèle des aventures prévues (Wolverine-Wolverine-Wolverine… C’est marre, on est tous d’accord) : un fil rouge donnant encore plus de profondeur au sujet de la mutation qui ostracise, mais poussé à son paroxysme. Il y avait des millions de prétextes pour justifier son suicide post-sacrifice, sans avoir besoin d’aller chercher les Shi’ar et autres clowneries cosmiques -effectivement inadaptables en ces circonstances : c’est pas le sujet (y’a qu’a voir le Gloubi-Boulga scénaristique de la seconde mouture).
      Mais, en toute honnêteté, je crois que j’aurais été parfaitement satisfait de voir ‘l’Effet Phoenix » une ou deux fois, de façon à un peu justifier le fric englouti dans l’affaire.
      M’enfin ! Même Justin Biberine il y arrive, en concert : ça doit pas être si compliqué à faire ?!

  • Tornado  

    Je n’ai jamais écouté la cantonade quant au fait que ce film serait soi-disant la purge du siècle (tout ça parce qu’il a été réalisé par Brett Ratner, catalogué dans le milieu cinéphile comme un loser). À mon avis un gros effet de masse où les suiveurs aiment volontiers suivre l’avis général.
    J’ai beaucoup aimé le film à l’époque (vu au cinéma) et j’aime toujours beaucoup cette trilogie, qui reste pour moi l’une des meilleurs adaptations Marvel au cinoche avec la trilogie de Sam Raimi.
    Aujourd’hui, mes X-men, ce sont ces trois films. Et ils ont depuis longtemps supplanté l’épouvantable version comics à mes yeux (à quelques exceptions près comme DIEU CRÉE, L’HOMME DÉTRUIT), dont j’ai cessé d’aimer la version des personnages il y a belle lurette.
    Non, franchement, c’est un chouette film avec une bonne dose de fun et une très grosse efficacité dans les moyens alloués. Le seul point faible, concrètement, c’est le final qui, étant donné le sujet apocalyptique, aurait mérité d’être plus grandiose (et c’est là qu’il y manque bien évidemment un meilleur réalisateur).
    Team Bruce, et j’avoue que je suis étonné que tu aies autant aimé !

    • Bruce Lit  

      J’avais déjà aimé à l’époque et n’avais pas compris les tartines de merde que le film se mangeait.
      Le voir avec mon fils m’a permis de continuer à l’apprécier.
      Ces jours-ci je me sens même prêt à revoir le DD qui est forcément bien meilleur que le PQ torché par Netflix.

      • Jyrille  

        Ah ah ah

        Le DD de Affleck ? Aucune chance.

        Sinon moi Usual Suspects j’ai toujours adoré et malgré sa construction basée sur un twist, il se revoit toujours très bien, même plusieurs fois.

        • Nikolavitch  

          La version longue du DD est plus sympa.
          Quand à Usual Suspect, je trouve l’écriture brillante, ça reste un film que je revois aussi avec plaisir.

      • Tornado  

        Pas compris les tartines de merde que le film se mangeait ?
        À l’époque où le film est sorti, Mad Movies et son chroniqueur star de l’époque, Rafik Djoumi, avait démoli le film avec un très gros argumentaire à la charge du réalisateur Brett Ratner. Tout ce que ce journaliste disait à l’époque était parole d’évangile et moult suiveurs buvaient ses textes et répétaient la cantonade sans parfois même avoir vu le film. Ça a fait son chemin comme d’habitude quand un phénomène déclenche un réflexe de suiveurs parmi les gens.

        Brett Ratner n’est certainement pas un grand réalisateur et encore moins un mec bien. Mais il a quand même fait de chouettes films et son X-men est totalement tombé dans un effet de rejet de masse qui a été sciemment fabriqué par une poignée de journaleux qui ne pouvaient pas le blairer. Rien que pour cette raison j’ai envie de défendre le film…

  • Bruno. :)  

    C’est les filtres perceptuels : on ne voit pas les mêmes films.

    Bon, il m’arrive de le regarder, à la suite des deux autres, because je reste partial au genre et que j’arrive encore à m’amuser avec même les plus outrés de ses parti-pris : plaisir coupable régressif assumé.
    Le premier opus est le plus habité, presque parfait dans sa sobriété et son approche « réaliste » de la problématique si S.F. de cette équipe de Super-Héros-là ; et le second demeure le plus réussi quant à l’exploitation (enfin !) un peu esthétique des manifestations paranormales (Le mur de glace, Pyro,) et leur utilisation créative (Nightcrawler !!), ainsi que l’humour Queer (le « coming-out » de Bobby) ; du coup j’arrive à ignorer toutes les scènes intimes complètement ratées -et c’est rien de le dire !- ; la dernière entre Scott, Logan & Xavier étant peut-être le plus inutile. S’y ajoutent les si mal fichues circonstances « justifiant » le sacrifice de Jean, qui compromettent complètement la symbolique de sa résurrection en Phoenix.

    … Mais le dernier !
    Bon, je vais paresseusement me contenter de poster mon ressenti de l’époque, légèrement « étoffé » (en espérant ne pas déjà l’avoir fait sur le Blog ?!) : je crois qu’il fait le tour de l’abîme de ma perplexité de spectateur.

    … Quelle déception pour une conclusion. La résurrection de Jean/Phoenix n’a ni queue ni tête, non plus que la présence de Cyclops à ce moment-là (?!). Quid de  » l’effet Phoenix » ?! Et la bataille Iceberg/Pyro qui se résume à un chaud-froid aussi plat que la prestation transparente de Colossus… Je croyais que le cinéma servait AUSSI à mettre en valeur les effets visuels ?! Et la scène d’enterrement, aussi poussive qu’inutile (et le profil de Xavier sur la stèle !! Moi, j’aurais fait un procès au sculpteur 😀 !) : ventre mou doublé de l’obligatoire scénette entre Bobby et Kitty, la présence « cheveux sur la soupe » de cette dernière uniquement due à l’insistance des fans… Et la petite bataille dans la forêt, so cheap : problème de budget, sans aucun doute. On se serait cru dans un téléfilm.
    Et le : » NOOOONNOOONOOONNN  » de Wolverine à la fin…
    Vraiment trop de scènes inexplicablement épaisses dans leur traitement, qui détruisent sans appel la moindre prétention cinématique de cet opus : il ne réussit même pas à être un bon blockbuster avec ses ruptures de rythme (les discours à répétition !), cette valse-hésitation quand aux moyens investis, probablement conséquents, et le résultat obtenu sur l’écran. Je n’en retiens que la prestation de Kelsey Grammer en Beast crédible (sensible et bestial à la fois) ; ainsi que, respectivement, les envols de Angel (même si sa présence reste inexplicable quand à son utilisation quasi anecdotique), celui de la maison des Grey et, le plus impressionnant : celui du Golden Gate qui, avec les intro plutôt réussies (même si, avec Jean, on est encore une fois à côté de la plaque) et les liftings numériques de Patrick Stewart et Ian Mc Kellen, constituent tout ce qu’il peut y avoir d’amusant dans ce ratage-là.

    • Bruce Lit  

      Oui, oui tout ça est vrai.
      Mais entretemps les Xmen -films et comics- ont fait tellement pire.
      Ici on retrouve quand même l’essence des personnages ce qui n’est plus le cas dans les comics depuis que Hickman a fait un choix historique qui n’est pas à mon sens assez analysé : pour la première fois dans l’histoire des comics, un éditeur sous prétexte de décrocher de la continuité impossible des mutants, décide de suivre un auteur qui ne parviendra même pas à finir son run, dans une entreprise de sabotage intégral d’un mur porteur de la culture populaire.
      Je suis persuadé que la licence ne s’en relèvera pas : qui s’intéresse au run de Gail Simone ? Qui en parle ? Qui l’analyse ?

  • Jyrille  

    Je suis très étonné de voir un film chroniqué par le boss, mais bon, ce sont les X-Men. Tu m’apprends des trucs sur Ratner et le tournage, mais j’ai justement écouté un podcast aujourd’hui (First Print) sur la saison 5 de The Boys et ils citaient Ratner, comme quoi il était clairement visé dans la série, via un personnage. Je ne m’en souviens déjà plus (ou alors vaguement).

    Tout comme je n’ai aucun souvenir de ce X-Men. J’ai dû le voir bien tard. Seuls First Class et Days of the future past me semblent réussis (et Logan, mais c’est autre chose), tous les autres X-Men sont, dans ma mémoire, assez catastrophiques. Le Dark Phoenix était horrible, le Apocalypse itou etc…

    En revoyant les vidéos que tu as postées, je trouve que le film fait très cheap, l’image est laide, l’action est molle, on ne croit à rien. Alors peut-être que les personnages sont plus proches des comics qu’ailleurs, mais personnellement, ça n’a aucune incidence sur ce que je regarde (mais j’ai aussi mes limites et je détesterai toujours WATCHMEN le film). Tu le dis d’ailleurs très bien.

    Au final, je n’ai aucune envie de le revoir 😀

    • Bruce Lit  

      Je vous reparle très vite de WATCHMEN, stay tuned.

  • Norman T. RAY  

    Comme le dirait de Funés « ce n’était pas mauvais, c’était très mauvais ». C’est le film du ‘j’ai pas le temps il faut plus d’action ». Malicia, expédiée en deux scènes, Mystique, une seule. Aucune émotion, aucune intensité, le popcorn non assaisonné avait plus de goût. Angel, il sert à quoi ? Xavier, wasted. Tiens, on voit le Fauve à un moment donné. Et pourquoi est-ce que c’est Deadpool qui a un Colossus à peu près correct ? Il est où Diablo (Alamn Cumming avait aussi semble-t-il ses griefs) ?

    On ne PEUT PAS faire la saga du Phénix Noir sans Scott Summers.

    Hale Berry n’a pas une once de l’intendité nécessaire pour incarner Tornade, elle ne l’a jamais eue et ne l’aura jamais. Dire qu’on parlait à un moment donné d’Angela Bassett… J’adore Hale Berry, mais pas dans ces films. Elle y est quelconque. Hale Berry ne devrait jamais être quelconque.

    Famke Janssen n’a d’autre rien à jouer qu’un zombie inexpressif. Assujettie à Magnéto ? Si le Phénix Noir est l’incarnation de la liberté féminine, là elle semble bien sous contrôle masculin. Une femme libre, ça ne joue pas les potiches. Et le pire c’est qu’ils nous ont foiré déjà deux fois le Phénix au cinéma, pour rien.

    Et plus que jamais c’est le « Wolverine show ». Hugh Jackman est l’acteur le plus chanceux de l’univers. Pour moi c’était une erreur de « tuer » Xavier; c’est sa relation avec Magnéto qui était le coeur de la saga, puisque celle entre Wolverine et Rogue n’existait déjà plus dans le second film. Et d’ailleurs Matthew Vaughn ne s’y est pas trompé avec « First Class ».

    Bref, j’ai trouvé le film plat, terne et creux. Oui il y a 2-3 scènes intéressantes, mais noyées dans un encéphalogramme plat. Le film ne m’a même pas mis en colère, il m’a profondément ennuyé.

    • Bruce Lit  

      Comme je le mets dans l’article, si tu considères ce film comme une transposition des premiers xmen, ça marche mieux.
      Soyons honnêtes : Les Xmen de Lee et Kirby, c’était à peine moins nul, non?

      • NICOLAS  

        Les X-Men de Lee et Kirby, le comics le moins vendeur de l’écurie Marvel dans les années 60 et 70. Naze et a peine rattrapé par les somptueux designs de Neal Adams et son ébouriffante mise en scène sur une poignée d’épisodes. Si Claremont n’avait pas mis son nez dedans le face du monde (des comics) en aurait été changée.

        Alors en effet, Bruce, les X de Lee et Kirby étaient à peine moins nuls, sans parler du Gabriel Matzneff des mutants (chauves tout deux) amoureux d’un lycéenne de 16 ans.

        • Bruno. :)  

          Alors non, pas naze : simpliste dans la forme, comme l’entièreté de ce qu’ont pondu les deux comparses, à l’époque ; mais avec un fond unique et nouveau dans le domaine du Comic-Book grand public, à chaque fois : la ségrégation « moderne » ici, la famille recomposée chez les FF, les difficultés d’être avec Spidey, Etc…
          Faut pas comparer ce qui est pas comparable : film d’aujourd’hui contre BD des années soixante, l’argument n’offre aucune perspective sensée.
          Quand à l’erreur scénaristique liant Tcharles à Jean, elle a été corrigée dès le second épisode -et me choque bien davantage au travers de leurs positions hiérarchiques (professeur à élève) que via leur différence d’âge supposée : ici aussi, l’époque joue fortement sur le contexte -limite du point de vue sociétal, mais loin d’être considéré comme « anormal ».

  • Présence  

    Une totale découverte pour moi, comme à chaque film de superhéros.

    Les extraits de film présents dans l’article sont sympas.

    Chaque personnage vit sa mutation via sa propre subjectivité : la personnalité s’exprime dans son rapport à sa mutation, cela veut dire que chaque mutant dispose d’une personnalité.

    Du super-héros à l’ancienne au cinéma : à la fois mal foutue et pourtant souvent touchante. – C’est déjà une belle réussite que de réussir à rendre touchants ces personnages hauts en couleurs.

  • Nicolas  

    Et si on se lisait une bonne intégrale X-Men au lieu de perdre son temps dans les salles obscures à voir ces daubes ?
    Dans un canapé confortable avec une bière fraiche en main, hein les gars ?

    • Bruno. :)  

      YES !
      Mé moi, c’est plutôt avec des tas de sucreries à portée de la main…

      • Bruce Lit  

        Oh ça fait un bout de temps que les films de super héros ne m’intéressent plus. Je peux manger mes pizzas, sans.

  • Glen Runciter  

    Toujours pas vu… J’ai un mal fou avec les films de super-héros et, en général, j’aime bien ceux que tout le monde déteste (Iron Man 3)

  • JP Nguyen  

    Je crois que mon souvenir le plus précis de ce film est le combat de Wolverine contre un adversaire aux membres qui repoussent une fois coupés. Il est vaincu par un coup de pied à l’entrejambe avec la réplique « ça repousse pas ».
    Cette paresse dans la chorégraphie et la mise en scène du combat me semblait correspondre à l’ambition limitée de ce film.

  • Tommy / Strider Tag  

    X-men 3, à l’époque j’avais trouvé ça très moyen. Puis le temps passant (surtout après avoir vu First Class et DoFP), j’ai trouvé ça nanardesque.
    Par contre, après avoir vu la BOUZASSE « Dark Phoenix » (« X-men Apocalypse », il y a quelques bonnes idées dedans) , je me dis que X-men 3 c’était plutôt sympatoche, en retrospect (j’ai le même genre de « révisionnisme » avec Thor 1).

    Il y a pas mal de bonnes idées (la scène de la Salle des Dangers, Kitty Pryde, la baston chez Jean Grey, l’introduction de l’Ange) collées à d’autres merdiques (la bande à Magneto « au camping », les Morlocks « juste pour la référence », le plot de la « guérison » balancé au forceps parce que Astonishing X-men de Whedon et Cassaday vendait bien, Cyclope expédié comme un malpropre).

  • ADAM  

    J’ai revu les 3 opus X-men pas plus tard que la semaine dernière sur une plateforme gratuite à ne pas utiliser sans un bon bloqueur de pop-up publicitaire.
    J’avais oublié ces films médiocres, et en les revoyant, je sais maintenant pourquoi :
    en s’éloignant de la version comics, tout en conservant des petits clins d’oeil aux fans, les films faisaient honteusement du racolage, chacun pouvant s’attacher à des détails de quelques secondes, disséminés au long d’une histoire racontée à la tronçonneuse.
    Mon principal coup de gueule : l’inexistence des personnages, hormis bien évidemment Wolverine, pensé comme le pivot de chaque histoire : Cyclops, Storm, Jean Grey, et même Xavier, fades, sans personnalité. Et pas mieux pour les vilains : des scènes de castagne, point final.
    Le 3 est sans doute le pire : même si on élargit le casting mutant (ils n’étaient que 4 dans l’équipe pour le 1er film), les nouveaux restent du superflu, mal exploités dans le scénario, inutiles, voire incongrus. Vous avez déjà bien commenté cette évidence et je n’en rajouterai pas.
    Le pire, c’est l’adaptation de la saga du phénix noir : pour le coup, adieu Claremont et la vision d’une force cosmique destructrice, on a juste une mutante alpha dont on a bridé les pouvoirs pour la préserver de la folie. Et cette folie qui au final se révèle, est bien mal mise en scène, avec notamment une actrice aussi expressive qu’un parpaing de béton.
    Au moins, cette trilogie m’aura découragé de regarder les suites, et je ne le regrette pas

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *