C’est l’histoire d’un fou… (BATMAN : GOING SANE)

BATMAN : GOING SANE de J.M. DeMatteis, Joe Staton et Steve Mitchell

Un article de JB VU VAN

VO : DC Comics

VF : Urban Comics

© DC Comics / Urban Comics

Cet article portera sur BATMAN : GOING SANE, écrit par JM DeMatteis, illustré par Joe Staton et encré par Steve Mitchell. Cette arche narrative est parue dans BATMAN : LEGENDS OF THE DARK KNIGHT n°65 à 68. En France, l’histoire a été publiée par Urban Comics dans l’album JOKER : FINI DE RIRE. JM DeMatteis a été interviewé sur le blog ICI

Attention pour sa 1ère review, JB a choisi de spoiler à mort !

BATMAN : LEGENDS OF THE DARK KNIGHT est une série qui décrit les débuts de la carrière de Batman. BATMAN : GOING SANE montre ainsi le troisième affrontement entre le héros et sa némésis, le Joker. Tout commence par un attentat sanglant. Déguisé en clown, le Joker fait exploser ses bombes en pleine foule. Bilan : 4 morts et 17 blessés. Le Clown prince du crime n’en reste pas là et enlève la conseillère municipale Kenner. Batman tente de suivre sa trace mais la nature chaotique et destructrice du Joker le pousse à bout. Sa frustration l’emporte sur la raison et la prudence. Le Joker l’attire ainsi dans un piège que le justicier de Gotham ne découvre que trop tard : Batman est pris dans une explosion.

L’impensable…
© DC Comics 

Le Joker découvre le corps inanimé de son ennemi. D’abord incrédule, il se réjouit de la mort de son ennemi qu’il jette dans une rivière. Mais le choc de la mort de son meilleur ennemi fait craquer le Joker : sans public, à quoi bon continuer le spectacle ? Un homme sain deviendrait fou. Le Joker, lui, devient sain d’esprit ! Ce qu’il ignore encore, c’est que Batman a survécu.

3 semaines ont passé. Toute la ville s’interroge sur la disparition du Joker et de Batman. Elizabeth Kenner, frappée et humiliée par le Joker durant son enlèvement, utilise la presse pour demander des comptes au Capitaine Gordon. Ce battage médiatique donne des cauchemar à Joseph Kerr, nouvellement arrivé à Gotham. Comptable réservé, Joseph rencontre bientôt Rebecca Brown. Le courant passe et c’est une romance digne des films classiques qui commence. Rebecca accepte Joseph pour tout ce qu’il est, y compris ses réveils en sursaut après d’horribles cauchemars, ou ses absences régulières. Des cauchemars qui montrent sa véritable nature à un Joe Kerr ayant refoulé son ancienne vie !

Pourtant, le Joker semble régulièrement refaire surface. Joseph semble perdre pied à chaque fois qu’un élément évoque Batman. Lors d’une confrontation télévisée particulièrement houleuse entre Kenner et Gordon, Joseph Kerr revit le moment où le Joker a roué de coup la conseillère municipale et manque de frapper Rebecca. Pourtant, cette dernière le pardonne. Pour le sixième mois de leur rencontre, Joseph la demande en mariage et Rebecca accepte avec joie. Mais au même moment, Batman fait son retour à Gotham.

Sous la surface
© DC Comics 

Pour autant, le chevalier noir reste physiquement fragile bien qu’il tente de maintenir l’illusion. Des flashbacks montre son rétablissement durant les 6 mois écoulés. Son corps a été découvert à des kilomètres de Gotham. Le docteur local, Lynn Eagles, l’a ramené à la vie. Durant une lente rééducation, Bruce Wayne se rapproche du Dr Eagles et remet en question sa mission. Il avoue à Lynn Eagles, qui connait son secret, qu’il est devenu tout ce que le Dr Thomas Wayne détestait. Lynn finit par lui avouer qu’elle a elle-même vécu à Gotham. Violée une première fois, elle a fait face à une seconde agression et était prête à renoncer à la vie lorsque Batman est venu à son secours. Et ce qui a marqué Lynn Eagles est que ce justicier costumé l’a consolée et rassurée. Tout en présentant son sauveur comme un guérisseur à l’image de Thomas Wayne, elle rend à Bruce Wayne le costume dans lequel elle l’a retrouvé.

Cependant, le retour de Batman implique celui du Joker. Lors d’une promenade en forêt avec Rebecca, Joseph s’absente pour quelques minutes – dit-il. Joe Kerr disparaît pour laisser la place au Clown prince du crime. Son premier acte est d’enlever à nouveau la conseillère Kenner afin de provoquer Batman. Cependant, lorsque celui-ci surgit pour la sauver, le Joker voit Rebecca à la place de Kenner et laisse la conseillère partir. Batman arrête le Joker qui est envoyé à l’Asile d’Arkham. Alors que Rebecca pleure la disparition inexpliquée de Joseph, Lynn reçoit un cadeau de son mystérieux patient et retrouve foi en son travail. Batman, pour sa part, retrouve une part de lui-même qu’il pensait disparue : la compassion héritée de son père.

La dernière tentation de Bruce Wayne
© DC Comics 

Sur son blog, JM DeMatteis indique que BATMAN : GOING SANE est sa création préférée en ce qui concerne les super-héros mainstream. Il faut dire que c’est une histoire qui lui tenait à cœur. À l’origine, JM DeMatteis l’a envisagé comme une mini-série sur Wonder Man. Simon Williams aurait été laissé pour mort par son frère, le Moissonneur, qui l’aurait enterré vivant. Lorsque ce pitch est rejeté par Marvel Comics, JM DeMatteis le transforme en une histoire sur Batman et le Joker. Il conserve cette notion de héros enterré vivant mais s’intéresse en plus aux conséquences sur le Joker, qui deviendrait sain d’esprit après la mort de son ennemi juré. Nouveau refus : cela ressemble trop à un one-shot d’un certain auteur anglais, Alan Moore : THE KILLING JOKE ! DeMatteis écrit une nouvelle version de l’histoire : Hugo Strange enterre Batman vivant et prend sa place. Encore un rejet !  C’est finalement chez Marvel que JM DeMatteis va adapter cette dernière version de l’histoire avec KRAVEN’S LAST HUNT. Puis à nouveau dans la série MARC SPECTOR : MOON KNIGHT dans l’arche narrative SCARLET REDEMPTION ! La série anthologique BATMAN : LEGENDS OF THE DARK KNIGHT lui permet enfin de concrétiser son idée sur Batman et le Joker.

À mon sens, BATMAN : GOING SANE est un incontournable pour les fans du justicier de Gotham. Comme à son habitude, JM DeMatteis propose une analyse psychologique de ses personnages. Batman perd son flegme habituel devant les crimes du Joker, dont il fait l’incarnation de tous les maux de Gotham. Il reconnait même dans son regard la folie qui a tué ses parents. Après avoir frôlé la mort, le lecteur suit la tentation pour Bruce Wayne d’une vie normale, puis le traumatisme obsédant de l’explosion qui a failli le tuer. Le héros est également faillible. Lors de son retour, Batman découvre très rapidement l’existence de Joseph Kerr et sa ressemblance physique avec le Joker. Cependant, lorsqu’il voit une photo de Joseph avec Rebecca, il conclut qu’il s’agit d’une fausse piste : le Joker ne pourrait pas simuler ce regard éperdu d’amour…

Mad love
© DC Comics 

Mais BATMAN : GOING SANE est surtout la tragédie de Joseph Kerr et de son histoire d’amour impossible. Le lecteur sait que le Joker refera surface et attend le moment de l’explosion. Chaque scène de romance entre Rebecca et Kerr est contrebalancée par une réémergence fugitive du criminel. La relation entre Lynn et Bruce sert de contrepoint. Rebecca idéalise sa vie et la voit comme un film classique, une romance hollywoodienne. Le couple passe son temps à regarder des films comiques de Chaplin ou d’Abott et Costello, chers à Joe Kerr. À l’inverse, lorsque Lynn parle de son village, elle indique que celle-ci n’a rien à voir avec Bedford Falls, ville idyllique du film de Capra LA VIE EST BELLE. Rebecca vit dans un cocon que sa romance avec Joseph Kerr renforce. Lynn a un point de vue réaliste sur le monde, que sa rencontre avec Batman l’a aidée à accepter. Enfin, l’attentat sanglant du début met le lecteur dans une position délicate : peut-il espérer pour le Joker, responsable de plusieurs morts et blessés graves, une fin heureuse ?

Pour soutenir son propos, JM DeMatteis utilise l’image récurrente de la noyade, qui remplace l’idée du héros enterré vivant du projet initial. Batman et le Joker ont tous deux l’impression que l’autre le traîne vers le fond. Lorsque le Joker réappparaît, on voit Joseph s’immerger dans une rivière et ressortir sous l’apparence du Clown. Enfin, l’affrontement final se fait en pleine mer, et Batman sauve de la noyade et refait surface de façon triomphale. L’autre outil narratif privilégié par l’auteur utilise les bulles narratives. JM DeMatteis propose les points de vue des différents personnages en changeant à chaque fois le style d’écriture et la couleur des bulles. Les pensées de Batman sont en bleu, une écriture penchée soulignant littéralement les informations importantes. Celles du Joker sont en jaune, ave une typographie irrégulière. Jusqu’à ce qu’il décide d’abandonner sa carrière criminelle : les lettres deviennent ordonnées pour les pensées de Joseph Kerr. Bien entendu, lorsque le Joker fait son retour, le lettrage redevient chaotique.

Le retour du Joker
© DC Comics 

L’aspect qui rebutera peut-être les lecteurs est le côté graphique. L’artiste est Joe Staton, notamment connu pour les séries Green Lantern et Green Lantern Corps côté DC Comics, ou encore pour la série E-MAN initialement publiée chez Charlton Comics, puis First Comics. Pour BATMAN : GOING SANE, son trait m’a pas mal rappelé Klaus Janson. Le style est assez rigide et ne plaira pas à tout le monde. Mais j’ai ma petite théorie personnelle pour le choix de Joe Staton. En effet, celui-ci a illustré dans ADVENTURE COMICS n°462 la mort du Batman des origines, celui qui est apparu dans DETECTIVE COMICS en 1939. Juste retour des choses qu’il soit associé à une nouvelle « mort » du héros. De plus, on retrouve beaucoup de la fantaisie des séries E-MAN dans les frasques du Joker avant sa transformation en Joseph Kerr.

Si je devais relever un défaut, ce serait la chronologie. Narrativement, JM DeMatteis devait placer cette histoire au début de la carrière du héros pour justifier qu’il était seul dans son combat contre le crime. Mais pour moi, cela pose un autre problème : l’obsession mutuelle entre le Joker et Batman dès leur troisième rencontre me paraît bien peu justifiée. De plus, l’histoire veut montrer un Batman qui embrasse sa part d’humanité, ce qui se justifierait davantage après plusieurs années dans le rôle de justicier. Je déplore également le passage d’Elizabeth Kenner au second plan au fil du récit. Politicienne pleine de compassion selon Batman, elle devient plus vindicative après son enlèvement, mais son histoire n’a pas de véritable conclusion à part un nouveau kidnapping.

Mais je chipote, BATMAN : GOING SANE est l’un des récits de référence sur Batman et le Joker et donnera des idées à d’autres auteurs des titres BATMAN. Ainsi, Grant Morrison saura « s’inspirer » du pitch original de JM DeMatteis et reprendra à son compte l’idée d’un Batman s’extirpant de la tombe pour BATMAN : R.I.P. Scott Snyder, lui, adopte l’idée d’un Joker sain d’esprit après la disparition de Batman à la suite de BATMAN : ENDGAME. Pour autant, BATMAN : GOING SANE n’aura jamais autant d’impact sur Batman et le Joker que KRAVEN’S LAST HUNT en a eu sur Spider-Man.

Une fin inéluctable
© DC Comics 


35 comments

  • Eddy Vanleffe  

    Convaincu!
    C’est assez dingue que le gars il ait cette histoire et qu’il l’a remixée une bonne partie de sa carrière pour pour finalement asseoir une thématique chère à son cœur.
    je n’ai pas encore acheté ce bouquin, mais c’est dans les tuyaux à présent. du bon Batman, de la bonne écriture, une caractérisation en béton armée, c’est vraiment là que je puise mon plaisir de lecteur.
    Très bon premier article JB.

    • JB  

      Merci ! Pour la VF, je n’ai pas parlé de l’autre histoire, JOKER : DEVIL’S ADVOCATE, que j’ai trouvé moins mémorable (elle a déjà été publiée à l’époque de Semic). Le Joker y est arrêté et poursuivi pour une série de meurtre qu’il n’a pas commis. Contrairement à l’habitude, il est jugé et condamné à mort. Alors que le Joker se trouve en prison plutôt qu’à l’asile, Batman tente de trouver le véritable coupable. La seule scène marquante à mon sens est celle représentée en couverture.

      • Tornado  

        J’avais trouvé cette deuxième histoire très moyenne (lue dans le Semic). J’en avais écrit une bafuille sur Mamazon :

        Le nom du scénariste Chuck Dixon (solide artisan de l’industrie des comics, toujours à l’aise dans l’univers de Gotham City) et la possibilité de lire un récit autonome et auto-contenu était très tentant. Le pitch aussi.
        Le résultat est néanmoins assez décevant d’un simple point de vue scénaristique et carrément anecdotique graphiquement parlant. Le script n’est guère palpitant et les personnages secondaires brillent par leur totale absence de caractère. Heureusement, le Joker assure à lui seul le spectacle ! Avide de notoriété, ce dernier est d’ailleurs près à affronter la peine de mort pour la seule et unique raison qu’elle lui permet de se donner en spectacle !

        Régulièrement, le succès de certains artistes du monde des comics me laisse pantois. C’est le cas de Graham Nolan, omniprésent à l’époque de la sortie de ce one-shot, qui livre ici une prestation inodore, que ne parvient même pas à rehausser l’excellent Scott Hanna à l’encrage.
        Avec un dessin plus iconique, plus « atmosphérique » et un développement plus ambitieux des personnages secondaires, on aurait pu bénéficier d’un meilleur récit. En l’état, ce « Joker : Devil’s Advocate » demeure un divertissement vaguement plaisant, qui ne marquera pas beaucoup les mémoires…
        A noter la présence de Tim Drake dans le rôle de « Robin » et de Barbara Gordon dans le rôle d' »Oracle », pour une histoire qui aurait pu, avec un meilleur développement, se situer dans le sillon du Killing Joke d’Alan Moore & Brian Bolland…

        • Jyrille  

          Assez d’accord avec toi Tornado. Je crois surtout que même avec un meilleur développement, l’histoire serait restée anecdotique.

          • JB  

            L’enquête est oubliable, seules les scènes autour du Joker sont intéressantes. Le Joker qui se martèle la tête contre une table (idée récupérée par Nolan ?), ou face aux détenus de droit commun.

  • Présence  

    Super présentation. Je dois avouer que je n’ai lu cette histoire qu’une seule fois lors de sa parution originelle car je n’aime pas beaucoup Joe Staton pour cette histoire.

    J’ai beaucoup aimé comment ton analyse m’a permis de bien saisir la particularité de cette histoire qui apporte une vision unique sur la relation entre Joker & Batman.

    • JB  

      Je me suis aussi interrogé sur le choix de Joe Staton, que j’adore sur d’autres séries. D’où ma petite théorie sur l’hommage à ADVENTURE COMICS n°462.
      Heureux que cela t’ait plu, tu mets la barre haute avec tes reviews ^^

  • Tornado  

    Je n’ai toujours pas lu cette saga qui dort sur mes étagères. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’elle me plaira. Je suis un gros fan de l’auteur.
    La série BATMAN : LEGENDS OF THE DARK KNIGHT est juste celle que je préfère de toute la continuité éditoriale du personnage. C’est dommage de se dire qu’elle ne sera probablement jamais publiée sous forme d’intégrale.
    Jusqu’ici, le premier auteur que j’ai vu utiliser le principe des cartouches de soliloques avec des couleurs distinctes attribuées aux personnages principaux, c’est Miller dans YEAR ONE.

    Les débuts officiels de JB entant que membre permanent de la team. Go on !

    La BO : Les débuts du penchant de Bowie pour les expérimentations. La deuxième partie du titre avec sa cacophonie expressionniste correspond à tout ce que je déteste en matière de musique. On est ici à cheval entre le rock et le free jazz. Je zappe cet album pour passer directement au suivant.

    • Matt  

      Oui, la série LEGENDS OF THE DARK KNIGHT semble être publiée ponctuellement dans diverses anthologies.
      Par exemple « Faces » avec Two face a été réédité dans « BATMAN ARKHAM : TWO-FACE », une anthologie avec diverses histoires avec Two-Face, de l’age d’or super kitsch à nos jours.
      L’arc sur Poison Ivy « Hot house » aussi, dans son recueil BATMAN ARKHAM : POISON IVY
      Ce sont de chouettes anthologies malgré tout. Mais évidemment faut se taper du old school dedans, et des histoires inégales.

      Il y a des volums pour Freeze, Clayface de prévus aussi. Et celui sur le Pingouin est déjà sorti.

      • JB  

        L’arc sur Ivy illustré par P. Craig Russell est de toute beauté.

        • Tornado  

          Voilà. Ça c’est vraiment dommage. Je m’étais pris l’anthologie JOKER que j’ai immédiatement revendue, entendu que la quasi-totalité de ce que j’y ai trouvé (du old-school très enfantin) ne correspond absolument pas à mes goûts. Je ne me risquerai pas à en acheter une autre juste pour un arc de la série LOTDK…
          M’enfin c’est frustrant cette improbabilité d’intégrale… 😓

        • Matt  

          Il y a quand même pas mal de moderne.
          Je ne peux pas parler pour tout mais le volume sur Poison Ivy est bien.
          Dans un sens cela permet aussi à des one shot comme « cast shadows » d’Ann Nocenti et John Van Fleet d’être édité en VF alors que ce n’était pas le cas. Et c’est un très sympathique one-shot dans un style visuel original :

          https://images.app.goo.gl/bpVWg7JnVnUUxRnM8

          • Tornado  

            Je n’aime pas du tout cette collection. Des gros volumes tout en papier mat avec des BDs qui ne me plaisent majoritairement pas dedans. Ma bibliothèque est déjà suffisamment encombrée comme ça. Non, je préfère attendre un autre genre de publication pour ces histoires. Sinon tant pis.

          • Tornado  

            (et je n’accroche définitivement pas au style de Nocenti (pas aimé son arc sur Spiderman)).

          • Matt  

            Papier mat ?
            Je crois pas que ce soit du papier mat.
            J’ai feuilleté le volume Two-face récemment chez mon pote parisien, il me semblait bien que c’était du papier glacé.
            Et les volumes sont moins épais que ceux de Swamp Thing.
            C’est pas le même format que le Joker anthologie hein.

            Si tu es sûr de toi, j’ai du fumer la moquette mais je crois vraiment pas que ce soit comme ça. Faudra que je retourne voir mon volume Ivy ce soir…

          • Matt  

            Moi je trouve que c’est une bonne façon de lire des one-shot ou de courtes histoires, même s’ils ne sont pas tous bons. Je ne cherche plus que ça en super héros.
            De toutes façons je ne pense pas que j’aimerai tous les épisodes de LEGENDS OF THE DARK KNIGHT non plus. Il y a surement des trucs pas terribles dedans (il y a même ton copain Steve Englehart parfois sur la série^^)
            Et puis à un certain point ça ne marcherait plus l’intégrale. Certains épisodes sont liés à des events comme No man’s land.
            Je me dis que certains one shots ne sortiront pas autrement que dans des anthologies. Même en VO. ça me fera découvrir des trucs inédits. Avec de bonnes surprises peut être aussi^^

          • Eddy Vanleffe  

            Non cette collection n’est pas en Mat
            j’ai pris le volume Two Face pour FACES justement et j’y ai découvert pas mal de trucs cool comme un De Matteis qui fait la part belle à la dualité miroir entre Batman et son ami défiguré…
            les épisodes vintage sont vraiment là pour la documentation et l’anecdote du genre la première origine d’un tel…
            Je me tâtais pour Poison Ivy un perso de plus en plus caricaturé mais si il y a du Nocenti je devrais me laisser tenter…

          • Matt  

            Il y a de bonnes histoires sur Ivy franchement. Elle est même souvent pas si méchante que ça, mais forcément avec des méthodes discutables.
            Il y a Hot House qui est bien, Cast Shadows…je ne les ai pas tous en tête mais je n’ai pas regretté, malgré les premières histoires old school qui n’ont pas trop d’intérêt.

          • Tornado  

            Au temps pour moi alors. Je pensais que c’était la même collection que les anthologies. Je feuillèterai mais à mon avis le ratio entre les histoires qui m’intéressent et celles qui ne m’intéressent pas me feront reposer le bouquin. Et puis j’ai déjà FACES dans la revue BATMAN LEGEND de Semic.

          • Jyrille  

            Rha vous me donnez envie de prendre le Arkham Two Face qui a paru cette année chez Urban car je n’ai jamais lu FACES et ça fait longtemps que ça m’intrigue ralala

    • JB  

      Merci pour ton accueil !
      J’ai ressorti ma collection de singles/floppies de LOTDK récemment. Shaman, Prey, Gothic, Venom, mais aussi des histoires plus obscures. Je me suis par exemple relu un diptyque de Ted McKeever, Engines. On y suit un Gothamite qui devient une sorte de tueur façon Punisher, qui voit la vie à Gotham comme une lente décomposition. Le lecteur voit Batman par les yeux de ce personnage : d’abord comme un monstre ou un démon, puis comme un preux chevalier et enfin comme un homme.

  • JB  

    Je l’avais en TPB avant d’acheter la quasi intégralité de la série Batman: Legends of the Dark Knight ^^

  • Jyrille  

    Très bel article et très belle entrée en matière, JB ! Merci beaucoup pour t’être penché sur cette histoire. Je l’ai lue récemment puisque je me suis offert la VF de Urban, avec une seconde histoire d’autres auteurs. J’ai beaucoup aimé mais en effet, j’ai fortement pensé à LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN (que j’ai également lue et découverte très récemment) avec d’énormes points communs et je n’ai pas été tout le temps convaincu par le dessin, parfois trop chargé.

    J’ai d’ailleurs adoré tes parties sur le choix de Straton ainsi que sur les liens de cette histoire avec celles que je ne connais pas. Les défauts que tu listes sont effectivement gênants mais en tant que one shot, cela ne me dérange pas plus que ça.

    La BO : fan.

    • JB  

      Merci pour tes retours ! Pour Joe Staton, j’ai une véritable affection pour le travail de cet artiste. Son trait est parfait pour des histoires comiques comme celles d’E-Man ou des mésaventures de Guy Gardner et de G’nort.

      • Bruce lit  

        Je ne suis absolument pas choqué par le dessin que je trouve rêche et adapté à l’histoire.

  • Bruce lit  

    You made it ! Une lecture que j’ai adorée pleine d’intelligence et de psychologie. C’est désormais tout ce que je veux lire en super-héros. Tout le reste ne m’intéresse plus beaucoup. Voilà tout ce que le medium propose de meilleur. Pourquoi devrais-je m’emmerder avec 10 000 versions de clones du multiverse quand la substance, la moelle de personnages iconiques est là et traitée de manière adulte.
    Je trouve effectivement que le récit se lit en complément de KILLING JOKE et se rapproche aussi de L’ENFANT INTERIEUR de Spider-Man. De toute façon De Matteis est le patron des récits parallèles même si pour le coup la trajectoire de Batman reste plus fade que celle de Joe Kerr !
    Très bon choix de BO également même si ce n’est pas le Bowie que je préfère.

    • JB  

      L’Enfant Intérieur (ou Parfum d’enfance, il me semble) est le récit qui m’a ramené aux comics dans les années 90. La scène dont je me souviens le plus est celle dans laquelle Peter Parker remonte (métaphoriquement) la pente avec l’aide du Dr Kafka au début d’un numéro, et surmonte la douleur de la perte de ses parents. En parallèle avec les traumas d’enfance de Vermine et Harry Osborn qui cède à la folie, c’est véritablement un chef d’œuvre méconnu sur le Tisseur.

      • Eddy Vanleffe  

        Il y a pas mal de personnages qui crèvent lentement sous une couche d’humour gras saupoudré de fan-service qui n’en est plus à force d’être permanent…
        Le Spider Man dont je me rappelle est très sérieux et son humour uniquement destiné à masquer sa trouille ou encore une facette arrogante qui l’amène à commettre des erreurs qu’il ne se pardonne pas.
        même si Dan Slott lui a réservé des dilemmes originaux, il ya une sorte de ton sit-com qui en font une sorte de Deapool light…

        • Bruce lit  

          Très bien dit.
          Et puis Humberto Ramos quoi…

  • Kaori  

    Jolie entrée en matière, JB.
    Et donc, officiellement, sous ton premier article pour le blog : bienvenue !!

    Ce récit, fataliste, semble montrer enfin quelque chose qui pourrait m’intéresser dans ce personnage présenté tellement souvent comme juste « fou et cruel ».
    Et cet aspect que le Joker existe à cause de Batman est très inattendu, on dit souvent que Batman existe parce qu’il y a les vilains, parfois certains sous-entendent que parce qu’il y a Batman, il y a plus de super-vilains, c’est bien d’en lire une chronique.

    Merci pour la présentation du travail de De Matteis, c’est fou comme certaines idées peuvent obséder certains auteurs au point de la réutiliser de différentes manières régulièrement.
    Sympa aussi, la petite pique pour Morrison ^^; .

    • JB  

      Merci.
      Moi, dès que je peux tacler l’écossais…
      Après, on sent que le Joker est sur le point de ressurgir à tout moment. Et même après avoir laissé tomber sa folie, il tue encore avant de prendre l’identité de Joe Kerr.

      • Eddy Vanleffe  

        tacler Morrisson, c’est sur la fiche d’embauche. ^^

        • JB  

          La poupée vaudou à son effigie est à côté de celle du canadien rouquin.

  • Patick 6  

    Bienvenu à bord camarade !
    Je pense que dans ton article tu as mis le doigt sur ce qui m’a d’office rebuté : le graphisme ! Je dois dire que je n’accroche pas du tout à ce trait (même si, comme tu le soulignes, il évoque furieusement Klaus Janson). Un pitch prométeur un peu torpillé par le dessin. Du coup je vais poser mon joker :/

  • JP Nguyen  

    Bienvenue JB !
    Tu le vends drôlement bien mais j’accroche moyen aux dessins. Je crois que je tenterai quand même la lecture, j’ai plein de bons souvenirs de lecture avec les LOTDK.

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