DREAM HOUSE (House of M)

HOUSE OF M, par Brian M. Bendis, Olivier Coipel et divers auteurs

Par TORNADO

VO : Marvel Comics

VF : Panini Comics

© Marvel Comics

Cet article portera sur l’event HOUSE OF M et sur tout ce qui tourne autour de la décimation des mutants, une période justement nommée DECIMATION.

Au programme : la mini-série principale par Brian M. Bendis & Olivier Coipel, ainsi que les mini-séries THE 198, DECIMATION et GENERATION M.

Ces quatre lectures forment l’essentiel de la dite-période en ce qui concerne les X-men, le reste de l’univers Marvel ayant également été impacté et publié dans autant de mini-séries que de personnages, ou quasiment (on aura droit à un HOUSE OF M SPIDERMAN, une HOUSE OF M machin, un HOUSE OF M bidule, etc.).

Il est donc conseillé de lire l’ensemble de ces quatre publications pour bien embrasser l’event et ses répercussions sur les mutants. Mutants qui auront également droit à leurs mini-séries estampillée HOUSE OF M pour chaque personnage, ou quasiment…

HOUSE OF M

© Marvel Comics

Le pitch : Après avoir dramatiquement mis fin aux Vengeurs en assassinant certains d’entre eux dans un grand moment de folie (lire AVENGERS DISASSEMBLED), la Sorcière Rouge est emmenée par son père Magnéto sur l’île de Genosha. Il ne s’agit hélas que d’un répit momentané car bientôt, les limites de sa folie explosent et la face du monde s’en trouve changée : Nous voici dans HOUSE Of M (que nous appellerons plus simplement HOM), un monde dominé par les mutants, où le seigneur Magnus est le plus puissant de tous et où l’homo sapiens est considéré comme un paria…

Un Event est un événement éditorial majeur regroupant l’essentiel des principaux personnages du même univers (ici l’univers Marvel de la Terre 616, l’univers officiel). HOM, publié initialement en 2005 est peut-être le chef d’œuvre du genre (un genre souvent pauvre il faut l’avouer, puisque dicté par des prétextes commerciaux et non par un concept pur).

Après SECRET WAR, il s’agit du second event de l’ère Marvel post 2000 et post MARVEL KNIGHTS. Une ère misant donc sur le retour des events et des crossovers après des années d’abstinence en la matière.
A cette époque, le lecteur Marvel avait droit à son event chaque année. Une poule aux œufs d’or qui a tellement bien fonctionné qu’aujourd’hui il y en a combien ? Au moins trois par ans ?

Alors, pourquoi HOM serait-il au-dessus du lot ?
Ici, les personnages existent. Jamais l’action ne prédomine, jamais les scènes d’exposition ni les dialogues ne sont sacrifiés sur l’autel du spectaculaire racoleur. Le scénariste Brian M. Bendis est au sommet de son art et ne réussira jamais à réitérer pareil coup de maître (alors qu’il alignera, des années durant, des events de plus en plus mauvais), avec un bel équilibre du fond et de la forme, dans lequel la solidité de l’intrigue fait corps avec le sujet, le sens du dialogue, le rythme et l’épaisseur de chaque personnage.

Ici, la tension dramatique l’emporte sur le divertissement. L’histoire est poignante, cohérente et crédible. La folie est palpable, la tristesse est intime. Les personnages se déchirent et s’aiment dans un tourbillon tragique et n’en sortent pas indemnes. Les répercussions sur certains d’entre eux sont terribles : Spiderman, Wolverine et beaucoup d’autres icônes de l’univers Marvel ressortent essorés et traumatisés de cette expérience.

Ici, le scénario est un modèle de construction narrative : Une ambiance sourde donnée dès le départ, une inexorable montée vers la folie, un basculement dans le cauchemar, une lutte désespérée pour en sortir, un climax à fleur de peau qui culmine dans une envolée lyrique en forme de drame shakespearien ! Le tout mené à un rythme d’enfer, mais sans jamais oublier de s’arrêter pour faire le point, avant de repartir dans la spirale infernale.

Ici, on creuse une véritable toile de fond. Le scénariste n’oublie pas de plonger dans la psyché de ses figures et dans l’inconscient de son personnage principal, qui va jusqu’à créer la jeune Layla dans une tentative désespérée et magnifique de rédemption.

Tout l’univers Marvel impacté.
© Marvel Comics- Panini Comics

Ici, le dessin est au diapason. Le style d’Olivier Coipel (cocorico !!!), qui peut rappeler les dessinateurs des années 90, mais avec une plus grande palette d’expressions, est iconique à souhait, parfaitement adapté à ce genre de récit. Un parti-pris que n’auraient pas renié les artistes de la Grèce antique, qui élevaient la figure humaine au rang de représentation divine en forme de statue de marbre. En ce sens, les super-héros de Coipel sont en totale adéquation avec le sujet : Une gigantesque fresque au panthéon des super-héros.

Parce que cette mini-série est brillamment construite, dialoguée et illustrée, parce qu’elle lie le fond et la forme en un tout parfaitement cohérent et iconique, parce qu’elle n’est pas naïve au-delà des limites du genre concerné (les super-héros), parce qu’elle se hisse au rang de tragédie dans le sens le plus noble du terme, parce qu’elle est inoubliable pour le fan de comics et hautement supérieure au tout venant des productions de comics mainstream, parce qu’enfin elle est totalement originale et unique en son genre et qu’elle marque de manière profonde sa mythologie, on peut le dire : C’est un chef d’œuvre.

Elle sera néanmoins critiquée par les gardiens de temple de la continuité les plus extrêmes, qui lui reprocheront un certain manque de cohérence et des fautes quant à la caractérisation des personnages. Comme dirait l’autre, on ne peut pas faire l’unanimité !

THE 198

© Marvel Comics- Panini Comics

X-MEN – THE 198 est une mini-série en cinq épisodes (plus un « sixième » composé de 198 fiches d’identité) réalisée en 2006 par le scénariste David Hine et le dessinateur Jim Muniz. Elle fait partie de la période appelée DECIMATION, qui suit le parcours des quelques mutants ayant gardé leurs pouvoirs après que la Sorcière rouge en ait dépossédé la plupart au terme des événements de HOM.

En VF, THE 198 a été publié dans les revues X-MEN EXTRA N° 58 et 59 par les éditions Panini Comics.

L’idée est intéressante : Dans HOM, la Sorcière rouge a altéré la réalité et ôté leurs pouvoirs à près de deux millions de mutants. Il ne reste plus que 198 mutants à travers le monde… (enfin, surtout aux USA, près de New-York…). Le gouvernement américain demande à ce qu’ils soient tous regroupés dans l’institut Xavier (le fief des X-men), afin de pouvoir les protéger des groupes extrémistes anti-mutants. Mais en réalité, certains membres haut-placés profitent de cette occasion pour mieux les « encadrer » et les surveiller. Seulement, voilà : Tous ces mutants ne partagent pas le même idéal, la même philosophie (en gros, on a mélangé des méchants, des gentils, des normaux et des dingos). Et le vent de la révolte ne va pas tarder à précéder celui des guerres intestines…

THE 198 est certainement l’une des meilleures créations de la période DECIMATION. Le pitch de départ est relativement original et l’on va rapidement se focaliser sur les personnages secondaires de tout ce monde mutant. C’est d’ailleurs l’occasion pour le scénariste David Hine de marcher sur les traces de Grant Morrison et de jeter un regard sur les X-men qui ressemble davantage à celui du film FREAKS, LA MONSTRUEUSE PARADE (réalisé par Todd Browning en 1932), qu’à ceux des habituels super-héros biens de leur personne ! Ainsi, alors que les X-men sont bien présents, le récit se déroule principalement du côté des « vilains » ou autres personnages ambivalents. C’est donc l’occasion de faire une connaissance approfondie de certaines figures comme Magma, Empath, Erg, Jazz, Lorelei, et d’autres plus troublants encore, comme Fever Pitch, Glob Herman, Leech (Sangsue), Mamomax et l’épouvantable Johnny Dee avec son poulpe à la place du thorax ! Et puis il y a le mystérieux Absolom Mercator (Mr. M), un nouveau-venu de classe Oméga aux pouvoirs quasi-divins qui se transforme vite en une sorte de messie pour les mutants perdus…

Retour au VRAI concept des X-men.
© Marvel Comics


Les couvertures conceptuelles en rouge et noir donnent une idée du contenu politique sous-jacent qui a toujours donné de l’épaisseur aux meilleures histoires estampillées X-MEN. Ainsi, l’institut Xavier se transforme-t-elle en ghetto, qui nous rappelle évidemment certains épisodes dramatiques de notre histoire qu’il s’agit de ne pas oublier…
Bref, beaucoup de bonnes idées et pas mal de fraicheur au milieu d’une période trouble pour les X-men, mais dominée par un nombre incalculable de séries pas toujours intéressantes. Celle-ci trône dans le haut du panier et s’élève largement au-dessus de la masse.
Ce récit représente tout ce qu’un public adulte comme votre serviteur vient rechercher dans une lecture mainstream de chez Marvel. C’est intelligent, surprenant et viscéral. On ne mettra pas 5 étoiles car le récit reste un peu noyé dans une continuité souvent indigeste. Mais il fait partie des exceptions hautement recommandables…

DECIMATION

© Marvel Comics / Panini Comics

Cet arc narratif regroupe un épisode double nommé DECIMATION : HOUSE OF M, écrit par Chris Claremont et dessiné par Randy Green & Aaron Lopresti, et les épisodes #177 à 179 de la série X-MEN, écrits par Peter Milligan et dessinés par Salvador Larroca. L’ensemble forme un arc paru à l’origine en 2006 et développe directement les retombées des événements du crossover HOM au cœur du monde mutant et des X-men en particulier.

En VF, DECIMATION a été publié dans les revues X-MEN (1° série) N° 116 et 117 par les éditions Panini Comics.

Le monde a changé. Seuls une poignée de mutants ont préservé leurs pouvoirs après que la Sorcière rouge ait transformé la réalité. Le gouvernement américain envoie ses nouvelles Sentinelles à l’institut Xavier mais il semble que la donne ait changée au niveau de leurs objectifs…
Parallèlement, on prend connaissance des personnages qui ont préservé leurs pouvoirs aussi bien que de ceux qui les ont perdus. Parmi eux, Polaris et Havok vivent une épreuve qui les oblige à quitter le groupe des X-men. Mais le pire semble à venir : Une nouvelle menace, incarnée par une armée qui se fait appeler la Ligue des sapiens, commandée par une mystérieuse et cruelle femme masquée, attaque soudainement l’institut…

Certains sont bien heureux de ne plus être des mutants, mais d’autres non…
© Marvel Comics

Voici une série d’épisodes 100% mainstream noyés dans la continuité. Pour le lecteur assidu du monde des X-men, il s’agit d’un arc narratif important puisqu’il développe la vie du monde mutant après la grande décimation post-HOM. Du point de vue de la continuité, il vaut mieux le lire si l’on veut suivre les événements et recoller les morceaux sur les sagas et les crossovers suivants. Mais attention, il ne s’agit que de la partie immergée de l’iceberg (sans jeu de mot à propos de Bobby Drake, qui retrouve ici ses pouvoirs), car beaucoup d’autres séries apportent leurs pierres à l’édifice (WOLVERINE, UNCANNY X-MEN, NEW X-MEN, ASTONISHING X-MEN, X-FACTOR, EXCALIBUR et même une poignée de mini-séries !!!). Franchement, cette multiplicité des séries connectées entre elles dépasse largement le stade de l’overdose et je n’ai jamais compris comment les fans pouvaient accepter de suivre une telle pléthore de sous-intrigues en grande partie conçues pour inciter le quidam à débourser un maximum de fric.
Qui plus-est, en ce qui concerne la qualité de ces épisodes intitulés DECIMATION, il n’y a pas non plus de quoi sauter au plafond. L’ensemble n’est ni bon, ni mauvais, mais demeure dans le mainstream pur et simple en exhalant un très sérieux parfum de déjà vu…
Le dessin de Randy Green & Aaron Lopresti est plutôt alimentaire, tandis que celui de Salvador Larroca est d’un excellent niveau.

Bref, d’un côté, il faut lire ces épisodes pour suivre le fil de la continuité. Mais d’un autre, il ne faut pas s’attendre à vivre de grands moments, ni de mauvais, d’ailleurs…

GENERATION M

© Marvel Comics / Panini Comics

GENERATION M est une mini-série en cinq épisodes réalisée en 2006 par le scénariste Paul Jenkins et le dessinateur Ramon Bachs.
En VF, GENERATION M a été publié dans les revues X-MEN EXTRA N° 59 et 60 par les éditions Panini Comics.

Lorsque commence notre récit, un tueur en série s’en prend aux anciens mutants. Un jeune journaliste habituée à défendre la cause mutante, Sally Floyd, est d’autant plus liée à l’affaire que le tueur entre en contact avec elle d’une manière sadique…

Le scénariste Paul Jenkins inaugure ici le genre de récit dont il fera ensuite sa spécialité dans le monde Marvel : Il jette un regard sur le monde super-héroïque du point de vue des simples humains en général (de l’homme de la rue aux politiciens), et des journalistes en particulier. Sally Floyd, de même que Ben Urich pour les connaisseurs, est une journaliste d’investigation qui met en lumière les affaires louches concernant les mutants. Complètement alcoolique mais pugnace, elle possède un passé trouble lié à la mort de sa petite fille.
Le point fort de cette mini-série est de traiter les retombées du Jour M (le jour où la Sorcière rouge a éliminé le pouvoir de quasiment tous les mutants) comme si tout cela était réel. Le récit est ainsi mené de manière ultra-réaliste (pour un comicbook Marvel), profonde et poignante. L’ambiance y est dépressive, glauque et effrayante. Nous sommes bel et bien dans une intrigue orientée du côté du polar, dans son aspect le plus noir…
Pour autant, Jenkins ne se contente pas d’une simple histoire de type « thriller ». Il explore les retombées du Jour M de l’intérieur et étudie soigneusement ses répercussions chez n’importe quel citoyen, notamment ceux qui ont perdu leur mutanité : Une jeune femme timide et réservée est anéantie car elle a perdu sa faculté de s’élever dans les airs. Une péripatéticienne sombre dans l’horreur du quotidien le plus glauque parce qu’elle a perdu le don de persuasion par les phéromones et que, vieillissante, elle n’attire plus que les pires spécimens pervers. Un jeune homme anciennement nommé Beek retrouve la joie de vivre car il a enfin une apparence normale… Le phénomène mutant est ainsi abordé dans son ensemble avec une vrai profondeur et des questionnements très cohérents, hissant la présente mini-série au niveau des meilleurs récits du genre en termes de toile de fond, à savoir une métaphore sur le droit à la différence et les aléas du code génétique (par exemple le classique GOD LOVES MAN KILLS ou encore le trop méconnu X-FACTOR : THE MOUNTAIN TOP).

Et si c’était vrai ?
© Marvel Comics

Ces cinq épisodes ne sont pas très riches en action et seront probablement jugés trop larmoyants pour certains, mais dans le genre sérieux et premier degré, Paul Jenkins a écrit quelque chose de très solide. Le dernier épisode laisse la part-belle aux X-men pour un dénouement à la fois sans surprises mais très émouvant.
Le dessin de Ramon Bachs est idéal pour souligner le côté réaliste de l’ensemble.
Sally Floyd fera plus tard équipe avec Ben Urich dans les diverses mini-séries intitulées FRONTLINE, qui développeront l’envers du décor de la plus-part des grands events des années 2000 (à commencer par CIVIL WAR), toutes écrites par Jenkins et régulièrement dessinées par Ramon Bachs.

Notre article est terminé.
Cet avis général est un avis personnel. Mais pour votre serviteur ces lectures figurent parmi les meilleures de l’univers des X-men.


La BO :

48 comments

  • JB  

    Pour The 198, le parallèle avec FREAKS est assez juste puisque la série constitue une suite à DISTRICT X (du même David Hine) qui citait ouvertement le film (http://www.brucetringale.com/condition-humaine-condition-mutante-district-x/)

    Pour moi, l’idée de la DECIMATION n’est guère qu’une redite d’une histoire d’Alan Davis située peu après THE TWELVE, dans laquelle le Maître de l’évolution désactive les pouvoirs mutants (durant le mois d’Avril 2000, les titres X reflètent cet évènement)

    Generation M : si la haine contre le personnage de Sally Floyd commence pour beaucoup durant Civil War avec le volte-face de celle-ci contre Captain America sur des arguments stupides (est-ce que vous connaissez MySpace ?), j’ai d’emblée détesté cette pseudo-journaliste qui se voit ici chargée de recueillir les histoires des mutants touchés par la Décimation. Alors que des anciens mutants lui font part de leur traumatisme, Sally ne les écoute pas (bel exemple de professionnalisme) et finit par écrire sur son drame personnel. Sous les applaudissements de ses collègues ! À vomir.

    • Eddy Vanleffe  

      et bien c’est rare de voir si péremptoire sur une histoire…

      • JB  

        Je n’aime pas ce personnage. Je hais ce personnage. J’exècre ce personnage. Je honnis ce personnage. Bref, je ne suis pas fan de Sally Floyd ^^

        • Eddy Vanleffe  

          elle se trouve donc dans la case Terry Long, ok! ^^

        • Bruce lit  

          Je n’avais pas cette image de Sally Floyd.

          • JB  

            Elle recommence dans Civil War Frontline, où elle applaudit Tony dont elle a découvert qu’il a commis un crime contre la paix (agression d’une délégation Atlante) et un délit d’initié. En effet, il a précipité en secret un conflit afin de pousser les métahumains à s’enregistrer et rafler un pactole à la bourse en soutien aux forces de l’ordre, dont son « Initiative ». Il va sans dire que Sally Floyd garde sous silence les crimes en question…

  • JP Nguyen  

    Je crois n’avoir lu que l’event principal. Peut-être aussi les 198 mais je n’en garde aucun souvenir.
    Ton article m’invite à relire HoM. Le coup de l’univers transformé, Marvel l’avait déjà fait dans Age of Apocalypse. Mais graphiquement, je comprends que HoM ait ta préférence…
    Ceci dit, personnellement, les dessins d’Olivier Coipel ne me touchent pas. Ses cases et ses planches ne me marquent quasiment jamais, je ne retiens pas de moment iconique à l’inverse de… Disons Adam Kubert, Alan Davis, Chris Bachalo, JR Jr, Eduardo Risso, Goran Parlov, et d’autres.
    C’est juste mon ressenti mais je le partage ici parce que je sais qu’on ne me tombera pas sur le râble pour me dire que j’ai des peaux de saucisson sur les yeux…

    Enfin, HoM aura accouché de trucs très bofs, comme la max-série Wolverine : Origins, avec Logan ayant retrouvé la mémoire, écrite par Daniel Way. Avec de gros morceaux de « on vous avait pas dit, mais vos héros étaient en fait de gros connards »…

  • Surfer  

    Je fais partie des heureux lecteurs qui ont découvert HoM à sa sortie dans les revues kiosque.
    J’attendais le nouveau numéro avec impatience et l’envie d’en savoir plus sur le déroulement de l’intrigue.
    Une époque révolue 😩. Aujourd’hui, plus de kiosque et la qualité de la production Marvel laisse à désirer.
    La saga m’a tellement plut que j’ai ensuite acheté la version reliée en DELUXE.
    Je n’ai pas lu la mini de JENKINS tu m’as donné envie d’y jeter un œil.

    La BO: Grande chanteuse…très belle voix 👍

  • Eddy Vanleffe  

    Sans être accroc à mort, j’ai vraiment bien aimé HOUSE OF M, relativement bien troussé malgré un ventre mou assez voyant et un deux ex machina comme seul Bendis sait les faire…
    il met sa dramaturgie en avant et la justifie par les éventements qu’il crée… Soit, c’est agréable à lire et comme tu le soulignes encore à hauteur d’homme. pas trop de cosmique/ de géopolitique etc….

    J’ai pas aimé les conséquences… comme je le faisais remarquer le run de Claremont rebâtissait un édifice mutant avec une force de police, des « casques bleus » une vue d’ensemble que HOUSE OF M a tout détruit. (bonjour la cohérence éditoriale…) DECIMATION tient donc de bric et de broc avec cette école transformée en Zoo pour mutants…

    Pourtant je suis assez curieux de lire finalement les 198 et GENERATION M qui doit offrir les moment intimistes nécessaires pour bien comprendre cette période de vie des mutants qui va les faire pencher vers le radicalisme et le pétage de plomb de Cyclope. merci pour ces deux conseils de lectures.

  • Bruce lit  

    Je vois 5 étoiles, je vois Bendis, je vois chef d’oeuvre et je me rappelle de ma réaction en lisant le truc dont j’entendais les louanges éternelles. « Quoi, c’est juste ça ? Mais c’est AoA en moins bien avec plein de fautes de script (le fameux « Où est Charles Xavier » auquel Bendis n’est pas foutu de répondre.) et surtout ce qui me dérange toujours voire plus aujourd’hui : c’est historiquement le passage de crossovers dans lesquels les héros sont prêts à se sacrifier pour le bien commun à cette oligarchie de rois et de reines flagrante ici : Le roi Magnus, les princes Maximoff, la reine Ororo. On aura confirmation après CIVIL WAR à quel point ces héros ne défendaient que leurs propres intérêts ce qui aura progressivement à me dégoutter d’eux.
    Ici on oublie souvent une chose : les humains sont asservis par les mutants, la sorcière rouge veut rendre heureux ses amis aux dépends des faibles et des petits. Le retour à la réalité ne se fait pas au nom de tout le mal causé aux civils mais au nom des mutants. C’est dégouttant et la Sorcière Rouge est l’archétype ici d’une petite fille égoïste qui détruit un univers et des vies parce qu’elle veut jouer à la poupée.
    Pourtant je veux bien concéder que c’est une oeuvre importante. Parce que c’est lisible, plaisant, super bien réalisé avec un moment iconique : Le NO MORE MUTANTS. C’est un climax formidable. L’intro et l’outro de cette histoire sont formidables. Le milieu nettement moins.
    Par rapport à AoA un lecteur débutant peut s’y retrouver ce qui est une grande qualité.
    Donc, je suis plutôt d’accord avec toi : c’est un moment important dans la vie des Mutants.
    Sans doute involontaire, HOM montre la futilité et l’hypocrisie des super-héros. La Decimation n’est pas le fait du gouvernement humain mais bien de l’incapacité des super-héros à gérer efficacement leurs multi-crises.
    Je n’ai pas lu les Tie In si ce n’est celui de Spider-Man que je n’ai pas trouvé terrible.
    Je vais tenter de lire les 198 parce que David Hine est un bon scénariste.
    Merci pour cet article synthétique et bien mené. .

    • Eddy Vanleffe  

      Tu as raison, Bruce. Bendis est un fan des super héros sans avoir jamais rien compris à leur philosophie….le côté « royauté mafieuse » est l’un de ses marottes comme dans ALIAS où des hommes en noir seraient prêts à tout pour préserver les secrets de Rogers…
      Malgré tout Bendis, reste toujours fun à lire, mais c’est un fun totalement dépourvu d’affect…
      La seule retombée que j’ai adoré de House of M, ce fut la série Madrox et X-Factor de Peter David qui va bien développer Layla Miller…

    • Matt  

      « C’est dégouttant et la Sorcière Rouge est l’archétype ici d’une petite fille égoïste qui détruit un univers et des vies parce qu’elle veut jouer à la poupée. »

      Oui enfin…si on oublie qu’elle est instable psychologiquement et qu’elle a déjà pété les plombs et mis fin aux vengeurs dans Avengers : la séparation.
      T’es pas censé voir ça comme une personne qui fait ça volontairement, mais comme une femme en dépression qui a perdu le contrôle de ses pouvoirs et matérialise dans la réalité une version idéalisée d’un monde en paix qu’elle imagine.

  • Matmout G.  

    Chouette analyse de cet event et de toute cette période qui reste un de mes segments préférés de l’Histoire mutante avec un grand H 🙂
    Je ne connaissais pas l’Ere d’Apocalypse avant de lire cet House of M, donc c’était ma première confrontation réelle avec un univers alternatif, et avec du recul, je trouve cet event tellement plus accessible, cohérent et lisible que son grand frère des années 90… C’est ce que j’ai lu de meilleur chez Bendis à ce jour. Quant à Coipel, c’est bien simple : il rayonne, dans ce style effectivement très caractéristique de ses débuts avec ces carrures masculines hypertrophiées et ces formes féminines généreuses. Perso, j’adore.

    Quant à Décimation, je te trouve quelque peu sévère quand tu dis qu’ils en ont fait des déclinaisons à ne plus savoir qu’en faire. En réalité, chaque titre mutant de l’époque avait son tie-in en lien avec cette période éditoriale (comme cela s’est fait par la suite avec « Regenesis » par exemple) mais je n’ai pas eu cette impression de surexposition.. Historiquement, les titres mutants ont toujours été très nombreux depuis le début des années 90, pas de raison que ça change à une époque où lesdits titres avaient encore le vent en poupe. Rétrospectivement, on pourra d’ailleurs dater cet HoM comme le moment symbolique où l’univers Avengers prend le pas sur l’univers X-Men chez la Maison des Idées. Des X-Men qui chuteront inexorablement jusqu’à être à deux doigts de disparaître définitivement avec l’avènement des Inhumains au début des années 2010. « No more mutants », en somme 😉

    (Bon, ce que Marvel n’avait pas compris, c’est que les X-Men sont éternels, et bien malin sera celui qui parviendra à les enterrer définitivement. C’est pas pour rien que l’un des persos les plus populaires de l’univers mutant s’appelle Phénix ^^).

    • Tornado  

      Ah ! un copain ! 😉
      Sauf sur cette idée de surexposition : J’ai toujours été réfractaire à ça. Surtout dans le cas d’une connexion forcée.

  • Tornado  

    Wow, je vois qu’il y a des fans hardcore de la continuité et de la caractérisation qui va avec… 😅
    Comme je m’y attendais ! Mais pas à ce point…
    Bon, vous êtes tous de mauvaise foi. Totale. 😀
    Mais ça c’est parce que vous êtes fans. Comme un rocker puriste qui défend son bout de gras sur des arguments à charge de tout ce qui ne rentre pas dans sa vision et ses critères.

    Mettez-vous à la place d’un lecteur lambda et vous allez voir que vous êtes plus que des puristes, quasiment des intégristes du comics code :
    – Déjà dit dans AOA ? AOA est une purge. Illisible pour un lecteur lambda non bercé aux six kg de comics hebdomadaires. En plus les dessins ont mal vieilli, sont dégueulasses et les planches incompréhensibles. J’en ai tenté la lecture au moins quatre fois avant de jeter l’éponge et de tout revendre. Ça pour moi c’est à vomir. Avant tout parce que c’est mal fichu, mal dessiné et mal raconté (au sens narratif du terme découpage/dialogues).
    – DECIMATION n’est guère qu’une redite d’une histoire d’Alan Davis située peu après THE TWELVE ? Jamais entendu parler. Jamais réédité donc ne fait guère le poids dans la balance. HOM comme dit Bruce est un truc ultra accessible à TOUT le monde.
    – Sally Floyd personnage dégueulasse ? Et alors ? Dans les polars ou les films noirs tous les personnages sont dégueulasses (au hasard LES AFFRANCHIS de Scorcese ou le SCARFACE de DePalma, personnages dégueulasses mais chef d’oeuvre dans les deux cas). C’est la manière de raconter l’histoire qui importe alors.
    – Les mutants et les héros sont des enflures ? Idem. Raison pour laquelle vous n’aimez pas ULTIMATES et raison pour laquelle j’aime : C’est une super histoire super bien racontée dans laquelle les personnages sont ENFIN ambivalents. Pas juste des baudruches gnangnan. N’oubliez pas pourquoi j’aime Watchmen et pas les comics old-school pour enfant de 6 ans.

    Prenez la chose à l’envers de vos attentes :
    Vous ne cherchez pas forcément à reconnaitre dans la moindre phrase, le moindre mouvement ou la moindre posture des personnages des histoires précédentes dont la plupart des lecteurs se moquent puisqu’ils ne les ont pas lues.
    Vous ne cherchez pas à repérer à travers le moindre personnage s’il incarne telle ou telle valeur « de gentil contre les méchants » parce que ce qui vous intéresse c’est avant tout l’histoire qu’on vous raconte et la manière dont on vous la raconte, avec l’ambiance et la construction narrative de qualité qui va avec.
    Vous êtes exigeant avec la mise en forme de ce que vous lisez et vous attendez que la BD soit bien dessinée, lisible, que chaque planche soit bien découpée, bien mise en scène, bien story-boardée et bien dialoguée.
    Vous n’avez pas 6 ans et donc vous ne cherchez pas à ce que chaque page soit remplie de baston à la con, mais plutôt d’interaction crédible entre les personnages afin de donner de l’épaisseur à une intrigue, dont les scènes d’actions seront pour le coup beaucoup plus intenses.
    Vous appréciez de trouver un texte mais aussi un sous-texte, une thématique ou une piste de réflexion une fois que vous avez l’histoire en tête, afin de prolonger votre attachement à l’oeuvre.
    Et bien dans ce sens là, HOM est clairement un chef d’oeuvre et entant qu’event, il surclasse à des trillions d’années lumières célestes toute la concurrence.

    Franchement quand on est pas un Fanboy, un ultra-conservateur de la continuité et un docteur es-comics qui va rechercher tous les éléments déjà vus avant, HOM est une putain de super bonne BD. Bendis était très bon à l’époque et il réalise ici l’un des seuls events et l’une des seules histoires des X-men que j’ai gardés.

    Pour ce qui est des Tie-in, j’en ai lu des tas à l’époque (Bruce raison la mini dédiée à Spiderman n’a aucun intérêt, mais c’est pareil avec la plupart de celles que j’ai lues comme celle de Colossus, celle de Vif Argent, etc.). J’ai fait exprès de mettre dans l’article l’arc DECIMATION pour justement montrer que le meilleur de cette période ne se trouve pas dans les séries régulières, mais plutôt dans certaines mini-séries qui sont passées sous le radar des lecteurs qui ne lisaient que les séries principales. C’est là aussi qu’on voit la différence : Alors que la plupart des fans renonçaient à lire les revues satellites pour se concentrer sur les principales, je préférais quant à moi rechercher les récits sous forme de séries limitées.

    Enfin, voilà quoi. Nous n’avons pas du tout les mêmes attentes, ce qui est normal mais, dans tous les cas, je ne lâcherai pas facilement l’affaire sur le fait que HOM est une grande BD Marvel, au même titre qu’ULTIMATES.

    • JB  

      Pour Sally Floyd, c’est surtout que le créateur du personnage ne semble pas percevoir à quel point le personnage est incompétent. Et tu noteras que je ne me base que sur les séries Generation M et Civil War Frontline sans ref à la continuité 😉

      Sinon, je dois dire que je ne partage pas ton point de vue sur la valeur d’une histoire calculée d’après le nombre de rééditions ^^ Mais la vie serait triste si nous avions tous le même avis

      • Bruce lit  

        JB toi qui connais un peu les coulisses éditoriales, HOM c’est un projet de Bendis ou une commande de Quesada ?

          • Bruce lit  

            Ok.
            HOM conceptuellement c’est intéressant. A l’inverse de tous les autres crossovers, c’est le début d’une continuité qui va durer 10 ans. Il y a donc un vrai défi au niveau de l’écriture.
            En fait je me disais tout à l’heure que c’est le miroir inversé de Aoa. Aoa commence avec le fils de Xavier qui disjoncte, HOM avec ceux de Magneto. Les deux parties couillonnent en voulant faire le bien.

          • PierreN  

            « commande de Quesada »

            Ce qui est sûr c’est que la conclusion (No more mutants) correspond au souhait de Quesada de revenir en arrière en un sens pour renouer avec leur statut de minorité menacée (au détriment de l’expansion de la population mutante chez Morrison).
            D’Où le côté ambivalent/janus de Joe Q, c’est grâce à lui que Morrison et JMS arrivent sur les deux franchises phares de Marvel mais c’est aussi en partie à cause de lui qu’ils finissent par quitter ces titres (les apports de Momo défaits peu après son départ, la dissolution décrié du spider-mariage alors que JMS les avait remis ensemble).

          • Bruce lit  

            Merci Pierre.
            Du coup, avec le temps je suis plus indulgent même avec les auteurs que je n’aime pas entre la responsabilité des auteurs et de l’éditeur.
            Et ça vient corroborer ce que j’ai écrits plus haut : Marvel gâche le potentiel de ses histoires. A peine l’héritage Morrison posé (et franchement super intéressant, il a 20 ans d’avance) que l’on efface tout avec HOM qui est pour moi le retour au super-héros classique. Tornado dirait infantile.
            A peine Spidey devenu responsable et mature qu’il épouse sa grand tante… Tornado dirait n’importe quoi.
            A peine DD se démasque que Bendis ne sait plus quoi faire après ça. Tornado dirait pas toujours.

            C’est là tout le paradoxe de mettre des histoires en scène et ne pas les vouloir explorer.

          • Tornado  

            Et bien non Bruce je ne dirais pas classique = infantile. La preuve justement avec HoM.
            Infantile quand c’est raconté à hauteur d’enfant et surtout mal fichu (dialogues niais et ridicules, découpage à la truelle avec bulles de pensées pour compenser la paresse narrative, intrigue manichéenne…). Les Marvel color de Loeb/Sale c’est classique mais adulte.

            Spiderman qui épouse sa vieille tâta plutôt que sa femme c’est effectivement n’importe quoi. Sauf que j’ai jamais compris pourquoi c’était plus grave que de faire ressusciter sans cesse les autres personnages (prétexte éditorial et commercial largement aussi con).

            Pour DD je suis carrément en désaccord. Ça continue d’être magnifique si on cherche pas les fautes de script qui n’en sont même pas puisque c’est complètement assumé dans la mesure où Bendis, comme Morrison avant lui sur les X-men, n’en a clairement plus rien à battre.
            Après oui je comprends que ça agace le fanboy.

          • Tornado  

            (Plus rien à battre de la continuité)

      • Tornado  

        Je ne partage pas non plus ce jugement de valeur auquel cas je n’aurais pas parlé de GÉNÉRATION M et 198. J’ai sûrement été maladroit. Je voulais dire que pour un lecteur qui n’a pas tout lu Marvel et qui n’en a pas l’intention, ce genre de comparaison n’a pas beaucoup d’importance.

        • JB  

          Désolé pour le malentendu, entièrement de ma part

          • Tornado  

            Aucun soucis JB, c’est de bonne guerre 🙂

  • matt  

    Moi j’aime bien House of M^^
    Et j’ai même plus envie d’argumenter pourquoi.
    Je suis fatigué de cette absence de recul qu’ont 90% de lecteurs de comics qui parlent de tout ça comme si ça allait impacter nos vies ou changer le monde.
    C’est de la fiction.
    J’apprécie des histoires ou les héros sont plus sympas aussi. Mais il y a tellement de façons de voir les choses aussi que parfois je trouve que chacun y voit ce qu’il veut y voir.
    Wanda je ne l’ai jamais vue comme la décrit Bruce. Pour moi après avoir lu « avengers la séparation » je l’ai juste prise pour une femme qui a vrillé, dépassée par ses pouvoirs et qui modifie la réalité sans rien contrôler, à cause de ses propres démons intérieurs.
    Pas une garce odieuse qui fait exprès d’être méchante.

    Bref…

    • Bruce lit  

      Matt,
      Je viens d’écrire que HOM rengorge de qualités : des moments inoubliables, des superbes dessins, une histoire agréable et bien menée. Prendre du recul et l’analyser, c’est un peu la raison d’être du blog de la même manière que l’on dissèque WATCHMEN, BORN AGAIN ou DKR.
      Bien entendu Wanda est une victime de plein de choses et de gens, elle ne fait pas exprès de faire ce qu’elle fait. Ce n’est pas tellement qu’elle le fasse qui me dérange (la frustration, c’est un excellent moteur pour les histoires de super héros. C’est même le concept de Spider-Man.) Je trouve juste, et là je m’adresse à mon copain Tornado, que l’idée est super bien trouvée, les enjeux énormes mais finalement partiellement exploré par Bendis.
      Voilà, loin de moi l’idée de polémiquer.
      C’est une bonne histoire qui à mon sens aurait pu aller plus haut.

    • Jyrille  

      Moi qui ne connais pas tout ça, on peut dire que c’est la base de la série télé WANDAVISION et franchement on ne voit pas non plus Wanda comme une enfant capricieuse mais bien une femme en dépression.

  • Kaori  

    J’ai lu HOUSE OF M, lecture que j’ai apprécié. Ton article me donne envie d’aller plus loin, chose que je n’aurais jamais imaginé !!! Je pensais en avoir fini avec les X, incapable de lire ces trucs du passé que je découvre trop tard.
    Enfin une porte intéressante, merci !

  • Présence  

    Alors, pourquoi HOM serait-il au-dessus du lot ?

    Ici, les personnages existent.
    Ici, la tension dramatique l’emporte sur le divertissement.
    Ici, le scénario est un modèle de construction narrative.
    Ici, on creuse une véritable toile de fond.

    J’ai bien aimé cette histoire à la première lecture, et j’ai toujours évité de m’y replonger, de peur d’être déçu. Tu viens de me faire changer d’avis. Merci.

    The 198 : je ne l’ai pas lu. Je me dis que je n’aurais jamais dû lire ton article, car maintenant j’en ressens une envie irrépressible, et je sens que ça ne va pas être facile à trouver.

    Decimation, Generation M : pas lu non plus. Et en plus tu re-cites Mountain Top, absolument introuvable en VO, sadique. 🙂

  • Jyrille  

    Tu as failli m’avoir avec la première mini série de Bendis et Coipel (j’aime bien les dessins de ce dernier et aimait bien le premier il y a 15 ans) mais non, je ne peux pas, je suis quasi sûr que je ne comprendrais pas tout. Et bien sûr je ne suis pas fan des X-Men. Et même chose pour la mini de Jenkins, tu as failli m’avoir.

    Jamais entendu parler de 198 (mais tu le sais) en tout cas les couvertures donnent envie et versent en effet dans le politique…

    La BO : je connaissais de nom, je crois bien avoir déjà entendu ce titre. Cool.

    • Tornado  

      HoM est très accessible et très facile à comprendre pour le néophyte. C’est sans doute le meilleur évent Marvel si on n’est pas puriste et c’est même encore meilleur que CIVIL WAR. Je trouve.

  • Fletcher Arrowsmith  

    District X c’est du lourd.

    Assez d’accord avec cet article. Du bon X-Men, une bonne période qui commence pourtant par du Bendis étonnamment bon (le seul event suffit , en plus assez autocontenue).

    David Hine, Paul Jenkins : des scénaristes que l’on ne pensait pas trouver sur des séries X et pourtant leur écriture convient parfaitement à cette période. Surtout Hine, à l’époque tout ce qu’il écrit pour Marvel est intéressant et plus accessible que du Morrison.

    Je trouve aussi que les « tie in » sont plus intéressants que les séries X-Men régulières dessinées en plus à l’époque essentiellement par Salvador Larroca déjà en trait de muter dans sa pire période. J’ai souvenir du colorisation affreuse également. Il y a du Chuck Austen également si je me souviens bien.

    Pour moi au delà des séries décrites, l’intérêt numero 1 de House of M et de Decimation c’est la création de Layla Miller, personnage merveilleux qui va ensuite donner un second volume de X-Factor par un Peter David dans une forme olympique. Surement ce que j’ai lu de mieux sur les X-Men depuis l’êre Claremont (premier passage) et inégalé à ce jour.

    Rien que pour X-Factor et Layla Miller, House of M mérite d’exister (et en plus c’est très sympa à lire).

    • PierreN  

      Même avis en ce qui concerne Layla Miller (mille merci à PAD de l’avoir considérablement étoffé, à l’avenir mieux vaut la laisser tranquille dans son coin d’ailleurs, car Madrox lui a pas mal morflé ces dernières années, cf son sort dans Death of X de Soule).

  • matt  

    Et pour AOA j’ai tendance à être d’accord avec Tornado.
    Pas pour les mêmes raisons cela dit puisque j’apprécie pas mal de comics old school pas toujours bien racontés.
    Mais AOA pour moi le souci c’est que ça ne raconte rien.
    90% de l’intérêt du truc c’est juste de voir à quoi ressemble les versions alternatives des héros qu’on connait. Donc ceux qui ne les connaissent pas…zéro intérêt pour eux.
    Parce qu’on pourrait se dire que l’intérêt serait dans la lutte contre le tyran.

    Mais non. Tout le monde se résigne très vite à considérer leur monde comme foutu et sont prêts à crever pour sauver une réalité alternative dont ils n’ont jamais entendu parler avant que Bishop se pointe. Euh…c’est héroïque ou complètement con ça ? Magneto et Malicia ont un gosse et…pas grave, on se sacrifie tous pour sauver une hypothétique autre réalité ? On croit tout de suite le premier venu qui a des souvenirs d’un autre monde et on accepte que notre monde n’est pas vrai (ah ? pourquoi il serait moins vrai ?)
    ça sent plutôt le discours de l’éditeur qui veut mettre un terme à cette réalité alternative. Du coup tous les personnages ne sont que des pions qui ne sont même pas motivés pour sauver leur monde.

    En plus de ça, il faut lire toutes les mini séries quasiment, et si Amazing X-men, Factor-X et Astonishing X-men (en plus des épisodes Alpha et Omega) sont sympas, le reste est à vomir. X-Calibre, Weapon X, X-man, Gambit and the x-ternals…
    Ah tiens oui et ce cristal magique c’est pas un deus ex machina de merde ? On dirait encore une fois l’éditeur qui se pointe en disant « bon ces 3 ou 4 persos sont cool, on va introduire un objet magique qui va permettre de les ramener dans la réalité 616 »
    En terme de narration, d’implication dans le récit, c’est quand même pas du tout engageant. On a hâte que ça se termine, et on n’est triste pour personne, puisque tout le monde est résigné à crever de toutes façons…

    Et puis ce découpage en séries qu’il faut lire simultanément…c’est chaotique et désagréable. La preuve, personne n’est foutu de les réarranger dans l’ordre chronologique, il y a toujours des trucs qui se chevauchent avec des évènements pas encore survenus qui sont déjà mentionnés, etc.
    Pfiou…

  • Eddy Vanleffe  

    Il y a de plus en plus une notions pas évidente à retirer comme si les comics étaient des poupées russes. il faut des comics pour ceux qui n’y connaissent rien, ceux qui ont tout lu, ceux qui ont abandonné, ceux qui voudraient bien mais qui sont frileux…
    c’est compliqué tout ça…
    et finalement je ne coirs pas que ça fasse la différence pour apprécier…
    Comparer House of M et AOA n’est pas pertinent je crois… pas le même auteur, pas le même format, pas la même ambition, pas les mêmes conséquences, pas la même époque…
    J’aime assez bien les deux et ne je ne pense pas du tout que HOM soit une amélioration de AOA
    à part le monde parallèle, rien n’est pareil en fait…
    Comparer les dessins, c’est une question de goût, le passage de Bachalo dabs AOA envoie tellement de patate…mais bon je crois qu’on aura l’occasion très bientôt d’en reparler… ^^ heu très bientôt?

  • Tornado  

    Ahahah Matt, tu m’as fait bien rire ! 😅 Je suis tellement d’accord avec ça.
    Le truc c’est que les copains s’intéressent avant tout à ce que disent, ressentent et vivent intimement les personnages, parce qu’ils s’y identifient à eux sur la longueur, en ayant longtemps investi émotionnellement. Du coup, une histoire peut être 100 fois mieux faite, ils vont la détester si elle contredit et fout en l’air tout cet investissement. C’est leur critère d’évaluation : Est-ce que l’évolution et les relations sont cohérents.
    Pour moi ce critère n’existe quasiment pas. Je lis une BD et je soupèse la qualité du récit, du sous-texte, et je rentre dedans et je prends du plaisir si c’est artistiquement solide : Bien narré, bien découpé/mis en scène/story-boardé, bien dialogué. L’art séquentiel est un art en lui-même, pas juste un outil pour faire vivre des personnages.
    Un critère d’évaluation radicalement différent.

    • matt  

      Je suis un peu entre les 2. J’aime bien certains personnages auxquels je suis attaché, parce que si je n’en connaissais aucun par nostalgie, je ne lirais même pas de super héros en fait^^ La plupart des « vieux » d’ailleurs lisent ça parce qu’ils ont connu plus jeunes. Si on me propose de me plonger dans un tout nouvel univers de héros inconnus aujourd’hui, je dis « no way ! »

      Du coup je peux comprendre l’attachement aux personnages. Mais il y a des limites.
      Parfois le concept de base est bon, certains épisodes principaux aussi, mais si tu rajouter 30 épisodes nazes autour (et qu’en plus ce ne sont pas des tie in dispensables mais des trucs nécessaires à la compréhension) bah c’est plus possible quoi, c’est complètement indigeste.
      C’est comme si pour piger HoM il avait fallu lire 5 épisodes de WOlverine signés…je sais pas, un mec nul…Daniel Way, 5 épisodes de Spider-man de McFarlane, 5 épisodes des Vengeurs de bidule, 5 épisodes des FF de truc…et qu’ils soient tous mauvais mais nécessaires car les personnages se pointent avec un lourd background au milieu de la série régulière…

    • Jyrille  

      Tu vois Tornado tu me rejoins lorsque je défends les adaptations en série télé. Mais bon il est vrai qu’émotionnellement je suis moins impliqué dans les personnages.

      • Tornado  

        Alors ce qu’il y a de particulier avec les personnages des BIG 2, c’est que leur continuité est vieille de 60 ou 80 ans, et qu’elle est chaotique parce qu’écrite a des époques différentes par des auteurs complètement différents aussi (sans parler de politiques éditoriales tout aussi chaotiques).
        Du coup, personnellement, aujourd’hui que j’y reviens à l’âge adulte (contrairement aux copains qui n’ont jamais arrêté d’en lire, ce qui change probablement toute la perception de la chose), quand je vois que cette continuité n’a aucune cohérence, je ne peux plus adhérer à la notion d’ongoing (qu’est-ce que j’en ai à faire que l’on trahisse une histoire de Batman complètement débile écrite dans les années 50 ?). Et du coup je prends chaque histoire comme si elle était autonome, comme si c’était une nouvelle itération à chaque fois. Et ça, ça fait une sacrée différence.
        Pour THE BOYS, puisque je pense que c’est à cette ancienne discussion que tu fais allusion, c’est une seule série autonome publiée d’une traite, avec un début et une fin, par le même auteur, qui plus-est un auteur à la forte personnalité et à la voix propre, avec ses thèmes et son style. Là, une adaptation, si elle est infidèle, c’est tout de suite plus difficile je trouve. Mais ça ne m’a pas empêché d’aimer la série TV (une fois la pilule avalée), contrairement à Bruce je pense, qui ne supporterait pas tous ces changements et ces contresens.

        • Eddy Vanleffe  

          Le point sur lequel je suis obligé de dire oui, c’est que pour moi une fiction c’est D’ABORD le personnage en effet. c’est d’ailleurs sans doute une des raisons de mon affection pour les mangas et de mon désintérêt du franco-belge.
          Alix qui n’a pas de personnalité ne fait qu’avancer l’action et l’intrigue m’a toujours indifféré, Tintin décolle vraiment à l’arrivée d’ Haddock et c’est pas un hasard etc…
          après on peut débattre des millions de fois sur une histoire bien faite mais dans la même phrase que « Bendis »,… ça devient dur. c’est le spécialiste des repompes et des « deux ex machina » et des fins bâclées… et ça depuis UDAKU quand il bossait pour Todd Mac Farlane et j’ai le souvenir aussi que Goldfish finissait en queue de poisson.
          pareil pour le dessin, Olivier Coipel est très bons mais je ne vois pas en quoi Adam Kubert, Bachalo, Madureira devraient baisser les yeux. je le préférais d’ailleurs sur LEGION avec un encrage plus crade et un style moins « Silvestri »
          Dans la carrière de Bendis, HOM est une bonne lecture mais c’est un accident de parcours pour lui.

        • Jyrille  

          Je ne pensais pas à THE BOYS mais plus aux adaptations Netflix de DD et du Punisher, mais je comprends tout à fait ton analyse et je la rejoins : sur les personnages des BIG 2, c’est plus facile que sur THE BOYS en effet.

          • Tornado  

            J’ai vraiment beaucoup aimé la série TV DD de Netflix. J’ai d’emblée fait abstraction du comicbook (je l’avais déjà fait avec le film avec Ben Cornflakes).
            Là aussi : Une série de comics vieille de 60 ans, écrite par 15 000 auteurs à 15 000 époques différentes (le mec qui exagère pas du tout 😅), chaque nouvelle histoire est pour moi une nouvelle itération. Et là je n’ai eu aucun mal à prendre la série TV comme quelque chose de nouveau, différent, distinct, et la caractérisation du personnage comme une interprétation sous un nouveau médium, forcément très différente (parce qu’adapter c’est trahir (et raison pour laquelle je me suis fait violence pour apprécier THE BOYS en fin de compte)).

            De la même manière, j’aime le Batman de Tim Burton (pourtant on ne peut pas dire que Michael Keaton a la « voix » du Bruce Wayne canonique…), et celui de Nolan. J’ai juste pris ça comme un truc différent.

            Et pourtant je suis fan. Et de DD. Et de Batou. Comme quoi j’aime aussi les personnages. Mais je ne suis pas le puriste d’une seule version.

          • Jyrille  

            Voilà, je suis complètement en phase avec toi.

  • Patrick 6  

    J’arrive après la bataille, mais quoi qu’il en soit j’avais beaucoup aimé HOM, comme tu le dis, probablement le dernier crossover vraiment digne d’intérêt (même si j’en juge par les commentaires ci-dessus il peut quand même susciter la polémique !)
    Par contre je ne peux pas m’expliquer que j’ai pu louper, à l’époque, le 198 et les mini séries liées Decimation ! Il faut croire que j’avais déjà commencé à lâcher la barque de l’actualité du comics…
    Hum Tornado tu n’aimes pas Bachalo ?
    Enfin la BO est excellente ! Un très bon choix.

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