GRAND SOMMEIL, RUSSE BLANC ET NIHILISME

THE BIG LEBOWSKI, par Joël & Ethan Cohen.

Par TORNADO

© Polygram Filmed Entertainment / Working Title Films

THE BIG LEBOWSKI, réalisé en 1998, est le septième film des Frères Coen.
Pour l’écriture de leur scénario, les cinéastes se sont inspirés de Jeff Dowd, authentique figure active du cinéma et de la politique des 70’s, afin d’imaginer Jeffrey Lebowski, ce protagoniste décalé évoluant au milieu d’une véritable parodie de film noir, dans la lignée des romans de Raymond Chandler (des récits policiers complexes, articulés à partir d’un tentaculaire et indéchiffrable réseau d’intrigants et de victimes), notamment du GRAND SOMMEIL.

Jeff Dowd était un producteur de films indépendants, mais surtout un ancien activiste politique radical, surnommé « the Dude ». Il faisait partie d’un groupe de militants furieusement opposés à la guerre du Vietnam, les « Sept de Seattle », événement directement évoqué dans le film par le personnage principal interprété par Jeff Bridges.

Le pitch : Jeffrey Lebowski (Jeff Bridges) ne veut pas qu’on l’appelle par son nom. Il préfère qu’on l’appelle le « Duc » (Dude en VO). C’est un quadragénaire adepte de la coolitude, oisif et sans emploi, qui vit à Los Angeles et qui n’a que deux passions dans la vie : Participer à des concours de bowling avec ses amis Walter (John Goodman) et Donny (Steve Buscemi), et boire sempiternellement le même cocktail : le Russe blanc (*) ! Un beau jour, par le plus malheureux des hasards, il se retrouve mêlé à une affaire de kidnapping. Car il partage le même nom qu’un riche homme d’affaires…

La bande-annonce originelle.

Voilà clairement, dès le départ, un hommage aux romans de Raymond Chandler, tout autant qu’une parodie en bonne et due forme ! Soit un étonnant (et détonnant) numéro d’équilibriste. Les cinéastes s’émancipent pourtant très vite de cette référence littéraire pour n’en garder que deux éléments : La structure du récit et le passage entre les diverses classes sociales de la Cité des Anges.
Sous le vernis de la parodie, la construction amphigourique du récit « à la Chandler » devient l’occasion d’en rire (mais sans s’en moquer), en plongeant les protagonistes dans une intrigue absconse, délirante tout en étant totalement maîtrisée ! Chaque rebondissement est alors l’occasion de brouiller les pistes tout en maintenant les personnages dans un imbroglio burlesque.

L’originalité du film repose en définitive sur ce décalage entre la complexité de l’intrigue et la vacuité totale des protagonistes, sachant que le héros n’est pas un fin limier comme dans les romans de Chandler (même s’il est tout autant alcoolique), mais au contraire un loser totalement assumé ! Soit une idée aussi simple que géniale qui fera école, parfois pour le meilleur (THE NICE GUYS (2016) de Shane Black) et parfois pour le pire (INHERENT VICE (2014) de Paul Thomas Anderson).

Ce concept initial n’est toutefois pas la seule bonne idée du film : Le va-et-vient entre les diverses classes sociales de Los Angeles donne également tout son sel à l’intrigue, ce qui permet notamment à Joël & Ethan Coen de passer à la moulinette la faune de la deuxième plus grande ville des Etats-Unis, en pointant toutes les absurdités de la vie californienne. Du loser assisté à l’ancien combattant du Vietnam bigot et réactionnaire, violent et armé, en passant par le businessman cynique et désabusé, la petite frappe imbue de sa personne, le requin d’Hollywood versant dans le porno, les truands minables, ainsi que tous les nantis, riches héritiers qui cherchent dans l’art contemporain une justification à leur ineptie et à leurs velléités mondaines jouisseuses, aucun n’est oublié (voir la scène surréaliste mais pourtant tellement vraie de la performance artistique de Maude Lebowski (Julianne Moore), filmée par son ami vidéaste (David Thewlis) qui ne sait rien faire d’autre qu’éclater de rire à chaque phrase !).

L’art contemporain comme mode de vie pour les nantis cherchant à tromper leur ennui !

Les frères Coen ont même l’excellente idée de remplacer le traditionnel narrateur des romans de Chandler, en principe le personnage principal, par un étranger ressemblant à un cowboy comme on en trouve encore dans les bars de country, quasiment déconnecté de l’intrigue. Ce faisant, les auteurs semblent nous montrer une ancienne Amérique à la fois impuissante, décontenancée, navrée et amusée, qui viendrait en observer une nouvelle, fruit du passage d’une époque à une autre, où des zozos comme le Duc peuvent se permettre de traiter tout le monde de nihiliste (notamment depuis qu’il a découvert cet adjectif, sensé décrire les prétendus ravisseurs de la femme du vrai Big Lebowski !).
Le monologue final, où l’Etranger suggère qu’il est quand même rassurant de savoir que quelqu’un comme le Duc existe dans notre monde, laisse à penser que, derrière toutes ces absurdités, le plus important est de pouvoir rester soi-même. Soit l’illustration d’un idéal de liberté parfaitement américain, quand bien même tout le monde en prend pour son grade, y compris ce loser de Duc. De quoi en déduire, qu’en définitive, nous vivons tous dans un monde de fous…

L’ouverture du film sur la musique de Bob Dylan.

On écarte donc la lecture premier-degré qui pourrait faire passer l’ensemble pour une ode aux losers. Un peu comme ces spectateurs qui ont vu derrière THE BLUES BROTHERS une ode aux voyous, ou derrière FORREST GUMP une ode aux imbéciles. C’est dommage car évidemment le propos n’est vraiment pas là et tout cela n’est qu’un gimmick de surface pour rire, derrière lequel se tisse le véritable discours, comme nous venons de le voir juste au-dessus.

Ensuite, THE BIG LEBOWSKI ne serait jamais devenu le film culte de toute une génération de cinéphiles sans ses scènes oniriques. Là aussi, les frères Coen nous ont conçu quelque chose de totalement inédit et, si leur film se démarque à ce point du tout-venant pelliculé, c’est grâce à cette dimension surréaliste qui nous donne l’impression, bien que l’on reconnaisse pleinement la ville de Los Angeles, de voyager en terre inconnue. On songe alors au cinéma de Terry Gilliam et notamment à son FISHER KING (également interprété par Jeff Bridges !), où le cinéaste filmait la ville de New York avec un point de vue (souvent en contre-plongée saturée) et des séquences oniriques transformant la grande pomme en décor d’heroïc fantasy ! Ou encore, quand bien-même on change complètement de registre et de genre, à DONNIE DARKO et son univers parallèle en plein campus universitaire !

L’une des fameuses scènes oniriques et totalement décalées du film.

Pour entériner l’idée qu’il s’agit bien là d’un film culte, notons qu’il nous offre aussi l’occasion de rencontrer une incroyable galerie de personnages truculents et croquignols, dont seuls les frères Cohen ont le secret. Ils s’adjoignent pour l’occasion une bande d’acteurs en total cabotinage jouissif (Jeff Bridges, John Goodman, Julianne Moore, Steve Buscemi, Philip Seymour Hoffman, John Turturro, Sam Elliott, Ben Gazzara, David Thewlis, Peter Stormare). Mention spéciale à Jeff Bridges, qui nous fait oublier tous ses précédents rôles dramatiques (notamment le KING KONG de 1976 !) en jouant celui d’un hippie quadragénaire cynique et autosuffisant ! À John Goodman qui compose un réac aussi attachant que fou, et à Steve Buscemi qui nous livre un second-rôle édifiant, lequel ne réussit jamais à terminer une phrase sans que ses amis ne lui balancent un « ta gueule Donny ! » (même Jean Lefebvre dans NE NOUS FÂCHONS PAS avait droit à plus d’espace !). Là, nous pouvons savourer l’humour des frères Coen qui jouent dans une dimension méta et auto-parodique en écrivant pour le même acteur un rôle diamétralement opposé à leur précédent film (FARGO), dans lequel Buscemi cabotinait dans un flux ininterrompu de parlotte intempestive !

Certains personnages secondaires n’ont aucune importance dans le script et viennent pourtant donner de la couleur au film (comment oublier John Turturo et son habit violet ?), lui apportant un irrésistible sens du détail et une identité vraiment unique.

Le personnage de Jesus, interprété par John Turturo, entre les Eagles et les Gypsy Kings !

Ce sont tous ces éléments épars et hétérogènes qui, réunis sous une forme harmonieuse, offrent à THE BIG LEBOWSKI son aura de film culte et son allure étrange, à la limite du cartoon et de la bande-dessinée. La conséquence ? Les cosplays du Duc écument les nombreuses conventions (appelées LEBOWSKI FEST !) et autres joyeusetés dévolues au culte, lequel a même généré une sorte de religion nommée Dudéisme ! Ajoutez à tout cela les nombreuses figurines officielles du Duc et tous les produits dérivés, et vous avez une idée du pourquoi de la raison de cet article au sein de ce blog (sans compter sur l’idée que je me fais de la relation entre ce film et l’œuvre de Garth Ennis…).

La folie Lebowski !

J’ai vu ce film à sa sortie au cinéma et je dois dire qu’il est immédiatement entré dans le palmarès de mes films cultes (je veux dire par-là que je n’ai pas attendu qu’il le devienne). Pour ses séquences oniriques sous acide. Pour son humour burlesque. Pour sa toile de fond sociale géniale et imparable. Pour son originalité poétique et étrange. Il s’agit pour moi du meilleur film des frères Cohen (moins glauque que FARGO, moins abstrait que BARTON FINK, et surtout plus fun !), et du meilleur film des 90’s !
Après l’avoir vu au cinéma, j’ai dû boire des russes blancs pendant au moins trois ans, et j’ai toujours une bouteille de Kalhuä à la maison, au cas où… N’est-ce pas la marque des grands films que de vous affecter à ce point ?

Quant à la BO, définissant chaque personnage comme une sorte d’emblème sonore, elle est elle-même impériale avec sa compilation de chansons des Creedence, son titre de Bob Dylan expurgé de l’un de ses albums les plus malaimés du début des 70’s, ainsi que son éclectique suite de titres populaires allant d’Henry Mancini à Kenny Rodgers, en passant par les Gypsy Kings, Captain Beefheart, Santana, Nina Simone et Elvis Costello !

Notons enfin quelques moqueries irrésistibles à l’encontre des Eagles et de Kraftwerk, les fameux kidnappeurs scandinaves « nihilistes » ayant été, dans les années 70, un obscur groupe proto-techno nommé Autobahn, dont on peut apercevoir la pochette du vinyl parodiant l’album THE MAN-MACHINE !

J’en ai maintenant terminé avec cet article. Et si je n’ai rien dit sur le bowling, c’est juste parce que j’en ai rien à foutre. Evidemment, que croyez-vous : je suis un nihiliste !

(*) : Voici la composition du cocktail nommé White Russian : Un tiers de Khaluä (liqueur de café), un tiers de vodka et un tiers de lait, le tout mêlé à moult glaçons. On peut aussi remplacer le lait par de la crème liquide ou de la glace à la vanille. Attention, ça booste encore plus que la téquila frappée !
(**) : L’abus d’alcool est dangereux pour la santé…

Les nihilistes !
© Polygram Filmed Entertainment / Working Title Films

Le Duc n’écoute que des chansons des Creedence. Et notamment celle-ci :

82 comments

  • Nikolavitch  

    Deux notes additionnelles :
    Le personnage de John Goodman est ouvertement inspiré du réalisateur John Milius (Conan, l’Aube Rouge) et est presque pas parodique.

    Les frangins tentent un cocktail du même genre avec Ave Caesar, qui est vachement bien avec sa reconstitution d’un Hollywood de la chasse aux sorcières, mais la sauce prend un poil moins.

    et je n’ai pas vu le film que Turturo a consacré à Jesus. j’ai peur.

    • JB  

      D’autant plus que ce film sur Jesus le joueur de bowling semble être un remake des Valseuses…

      • Nikolavitch  

        oui, de ce que j’en ai compris

        • Tornado  

          Il me semble que ce spin-off est régulièrement déconseillé. Je sais pas pourquoi par contre…

  • phil  

    j’adore ces real et celui ci est probalement mon favori du duo, quoi que bien d’autres sont juste derrière lui

    Et très bon article

  • Présence  

    Incroyable : un film que j’ai vu. 😀

    Le va-et-vient entre les diverses classes sociales de Los Angeles : une marque des meilleurs polars que de lier ainsi tous les niveaux de la société, avec Ross MacDonald (Kenneth Millar, 1913-1983), un romancier expert en la matière avec son privé Lew Archer.

    Illustration d’un idéal de liberté parfaitement américain : je me souviens que cette facette du récit était déstabilisante, car tout le monde finit par être mis sur le même plan, chaque existence étant dépourvue de sens, libre ou pas libre.

    Derrière THE BLUES BROTHERS une ode aux voyous, ou derrière FORREST GUMP une ode aux imbéciles : je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse avoir une telle interprétation de ces films. Je manque vraiment d’imagination. 🙂

    Creedence Clearwater Revival, Bob Dylan, Henry Mancini, Kenny Rodgers, Gypsy Kings, Captain Beefheart, Santana, Nina Simone et Elvis Costello : quelle bande son ! Il n’y a que le dernier qui ne figure pas dans ma CDthèque.

    • Tornado  

      Je ne connais pas du tout Ross MacDonald. Jamais entendu parler. Tu m’intrigues ! 🤓

      • Jyrille  

        Je ne connais pas beaucoup Elvis Costello, vraiment pas, mais je sus tombé complètement fou amoureux d’un de ses classiques l’an passé : THIS YEAR’S MODEL. A chaque fois que je le mets, je l’écoute deux fois.

  • Matt  

    Un film halluciné où on se demande s’il n’a pas été fait sous crack^^
    Pour ma part j’ai bien aimé mais je n’ai jamais saisi pour autant le pourquoi du culte derrière le film.
    Enfin ok c’est original, rigolo et bien fait. Mais…y’a même pas de culte autour Brazil, ni autour les Blues Brothers (ou alors à une lointaine époque que j’ai pas connue^^)
    « meillleur film des années 90 » je comprends pas non plus en fait. Il doit y avoir un truc qui m’échappe, qui ne résonne pas en moi. Pourquoi ce film et pas un autre ?

  • Matt  

    C’est peut être que ça ne raconte pas grand chose, que ce n’est pas toujours mon type d’humour, ou que je me fiche un peu des histoires de classes sociales américaines^^
    Mais c’est un bon film hein !
    Juste que le statut culte…ah…ok.
    Je ne l’ai même pas dans ma vidéothèque moi le film^^ Bon…peut-être que je le prendrais, ça me donne un peu envie de le revoir cet article. Mais ça n’a jamais été un fil ébouriffant pour moi. Juste une sympathique comédie originale et bien filmée.
    Je pense que je préfère Fargo d’ailleurs. Question de structure narrative peut-être, ça raconte un truc plus clair, moins éparpillé et moins nawak.
    Mais c’est une question de ressenti perso.

    • Tornado  

      Bon ben pas besoin de te répondre puisque Eddy l’a fait à ma place. (merci à lui) 🙂

      • Matt  

        Comment ça il m’a répondu ?
        Le commentaire en dessous ? Pourquoi c’est pour moi ?
        Pour le côté « ça fait pas forcément rire la première fois ? »

        • Tornado  

          Il explique pourquoi c’est culte (mon article aussi) 🙂

          • Matt  

            Bah…ça explique ce que vous aimez dedans. Mais pour que ça devienne culte il faut qu’une génération y voit quelque chose de plus profond. ça me passe un peu au dessus.

            Après pour les comédies je suis chiant moi. J’ai environ 600 films en DVD/blu-ray, dont à peine 25 comédies^^ (sans compter les courts métrages de Laurel et Hardy)

  • Eddy Vanleffe  

    Superbe article.
    je m’étonne qu’on avait pas encore parlé de monument du de la pop culture.
    chaque seconde, chaque plan est un rire potentiel,
    En le voyant, je me suis fait la réflexion « on dirait du Tarantino mais en bien. ^^
    Enfin je relativise, la première fois que je l’ai vu, je ne sais même pas si j’ai souri…mais la seconde fois, j’ai remarqué à quel point ce sont les détails qui sont des ressorts comiques. L’histoire en fait c’est un polar normal, mais avec des pieds nickelés à la place des héros. quand le duc paie son lait avec un chèque, que chaque personnage ait son lot de phrases totalement cultes au point d’en faire un florilège…
    Les acteurs marchent sur l’eau..
    C’est un des films encore aujourd’hui que je préfère avec MES CHERS VOISINS ou LES TONTONS FLINGUEURS

    • Tornado  

      Oui Eddy c’est ça : Le SENS DU DETAIL ! C’est ce qui change tout ! Tous mes films préférés fonctionnent comme ça (on pourrait également appeler ça l’inspiration, non ?).
      Le SENS DU DETAIL, c’est la vie ! 🙂

      • Présence  

        Je peux donc ajouter une 3ème version de cette maxime.

        – Dieu est dans les détails.

        – Le diable est dans les détails.

        Et maintenant :

        – La vie est dans le sens du détail.

  • Kaori  

    Merci pour cet article, parce que j’ai toujours refusé de voir ce film et que tu as réussi à me convaincre que c’était à corriger !
    Cela dit, je ne regrette pas d’avoir attendu, car à l’époque je n’aurais clairement pas été en âge de percevoir toute la drôlerie et les allusions du propos…
    J’ai toujours vu ça comme une ode à la beaufitude (plus qu’aux loosers) et ça ne m’intéressait pas. En plus, le côté culte peut parfois m’agacer. J’aime bien aller à contrecourant et j’avais horreur qu’on me dise quoi regarder…

    Bref, je ne passerai pas à côté la prochaine fois qu’il sera diffusé 🙂

    • Matt  

      « J’ai toujours vu ça comme une ode à la beaufitude (plus qu’aux loosers) et ça ne m’intéressait pas. En plus, le côté culte peut parfois m’agacer. »

      Bah en fait on peut quand même s’interroger sur pourquoi le Duke est devenu une icône.
      Le film est bien, et comme le dit Tornado, ce n’est pas une apologie de la beaufitude tout comme Les Blues Brothers n’est pas une ôde aux voyous. C’est un emballage fun pour faire une comédie.

      Mais quand le personnage devient une icône, on peut se demander si certains n’ont pas pris ça au pied de la lettre en mode « c’est cool d’être comme le Duke »
      De la même façon que Tony Montana est devenu une icône de self made man héroïque alors que son histoire est celle d’un mec qui foire tout, trahit tout le monde et crève…
      Ces mecs ne sont pas des modèles à suivre…

      Après c’est pas la faute du film ce délire.
      Mais ça peut agacer oui.

      Je ne dis pas non plus que le film ne mérite pas ce statut culte mais c’est toujours un peu chiant ce buzz. Après t’as des attentes phénoménales en le regardant, et souvent t’es juste déçu s’il s’avère que c’est pas trop ton délire, ou que t’avais imaginé encore 10 fois mieux à cause de tout ce qu’on raconte dessus.

      • Tornado  

        L’élément « ode à la beaufitude » est bien présent, mais c’est juste un gimmick de façade. Le vrai sujet du film est ailleurs (étude de moeurs à L.A. pour le fond, hommage à Chandler pour la forme).

        Après c’est sûr que le phénomène du culte est à double tranchant : Comme dit Matt l’attente génère un fantasme et, en toute logique, quand il y a fantasme, il y a déception après l’acte…
        Je ne compte plus les personnes qui on découvert le film très tard et m’on dit qu’ils l’avaient trouvé très décevant.
        Mais moi je persiste et signe : A chaque fois que je revois (je me suis récemment offert la version restaurée 4K, juste avant écriture de l’article…), je découvre de nouveaux détails et de nouveaux niveaux de lecture. Et ça, c’est pas donné à tous les films. C’est même carrément la marque des grands films.

      • Eddy Vanleffe  

        cet aspect « ode à la beaufitude » est assez surprenant, je ne l’ai jamais vu comme ça….
        pour le culte.
        Bon déjà on est dans une époque (et je radote) où le lapin Playboy orne les sacs à dos pour collégienne et où Chtuluh est une peluche à gros yeux manga.
        TOUT est culte, TOUT devient un jouet putassier
        ça démultiplie l’effet « secte » d’un truc…
        Le mot « culte », on est bien obligé de l’utiliser à défaut d’un autre mais il a été vidé de son sens.. dans quelques années, on pourra avoir la panoplie de la mère de Bambi avec ses accessoires: la balle et la douille.
        Ce qui fait la qualité du film c’est l’orfèvrerie de ses dialogues et le fait qu’aucun des personnages n’a la réaction attendue dans la situation donnée.
        il faut donc chercher des films qui pourraient avoir le même parfum que celui ci. pas évident…
        ensuite c’est n’est pas une ode, les personnages sont décrit sans concession,
        C’est plutôt une ritournelle sur l’art de ne pas s’en faire et de pouvoir vivre comme on l’entend…
        Le duc aime le bowling et il aime son tapis, le reste il s’en balance…
        Si beaucoup aimeraient bien ressembler au Duc, c’est dans le recoin du cerveau qui voudrait s’adonner à l’hédonisme facile… on peut l’admirer le temps du film…

        • Matt  

          Ok je comprends.
          Faut peut être que je revoie le film alors^^

          « Bon déjà on est dans une époque (et je radote) où le lapin Playboy orne les sacs à dos pour collégienne  »

          ça, j’ai une anecdote marrante : dans les années 2000/2002, au collège, une nana portait un t-shirt avec ce lapin et…elle n’avait pas la moindre idée d’où sortait ce logo.
          Un pote lui a dit…elle a eu l’air étonné. Je ne sais pas si ça l’a choquée, elle le cachait bien en tous cas^^
          Mais bon voilà des fois les gens portent des trucs sans savoir d’où ça vient. C’est complètement banalisé.

          • Kaori  

            Je confirme pour le lapin… Mon homme m’avait offert un t-shirt avec ce lapin. Je ne connaissais même pas. Quand il m’a expliqué ce que c’était, je l’ai remisé au placard ^^ . Ou plutôt, disons que je ne le mettais que pour la maison… Et oui c’était en 2001-2002 ^^ . C’était peut-être le même t-shirt ^^

          • Eddy Vanleffe  

            Après Playboy, c’était le nec plus ultra du magazine de charme évitant toute vulgarité dans une forme d’érotisme très « propre » avec une image (je ne connais pas la réalité) de professionnalisme…. Les actrices faisaient la queue pour y apparaître (a moins que ce soit une machination de manipulateurs pervers narcissiques et misogynes)
            le magazine était aussi très réputé pour ses interviews fleuves.
            Tout ce qu’on sait de John Lennon avant sa mort vient d’une énorme interview publiée dans playboy.
            le mag n’existe plus depuis des années et c’est devenu une marque…
            il y a eu un glissement très bizarre. sur des gamines, c’est un peu trop même pour moi… ^^

  • Bruce lit  

    Un film que j’avais adoré au 1er et au 2ème visionnage. J’aime les Losers au cinéma et effectivement, ce film en offre une belle galerie. Je veux bien que tu développes le rapprochement avec les oeuvres de Garth Ennis. D’emblée comme ça, je pourrai faire un lien avec Arseface ou Soap.
    On dit des films qu’ils sont inoubliables. C’est faux, car je n’ai plus aucun souvenir de BL ni de ses séquences oniriques. Je l’ai pourtant vu deux fois et me rappelle seulement de la scène où Julianne Moore joue les dominatrices.
    Ton article met bien en valeur la parodie respectueuse qui vaut finalement une adaptation déclarée.
    Je redécouvre enfin le générique avec cette chanson absolument magnifique de Dylan que je ne connaissais pas à l’époque. NEW MORNING est un album qui met KO. C’est le disque parfait de Dylan.
    Je ne trouve pas avec l’extrait que la musique colle super bien avec les images.
    Je n’aime pas tout des Coen. FARGO c’est extra. ARIZONA JR aussi. J’ai détesté NO COUNTRY et O BROTHER.
    THE BARBER c’était bien.

    • JB  

      Yes ! Arizona Jr ! Cette séquence démente avec le braquage foiré (et le paquet de couches), les apparitions du Motard de l’apocalypse ! Un Coen sous-coté !

    • Matt  

      No country for old man est volontairement lent et froid. Mais il a des scènes vraiment flippantes, notamment tout ce qui implique le persos de Javier Bardem.

      • Bruce lit  

        J’ai toujours trouvé la fin assez ridicule. On se croyait dans un sketch des Inconnus.

        • Matt  

          Je me souviens plus de la fin.
          Je ne suis pas non plus hyper fan du film, mais certains passages sont mémorables.

    • PierrreN  

      « O BROTHER »`

      En plein dans la période de passage à vide des frangins (les 9 ans séparant Lebowski & NO COUNTRY).

  • steve  

    Hey les gars, il me semble que la bande de brigands, c est les red hot, non?
    Bon pour ma part, big Lebowski n est pas un film culte, mais The Duude est culte!
    L interprétation et l attitude est juste magnifique. Mais oui le film est génial.
    Perso suis fan avec Lebowski de Fargo et No country for old men qui pourrait être la face dark du Lebowski en poussant le bouchon un peu loin…

    • Matt  

      Comme le dit plus haut Eddy, le terme « culte » n’a plus trop de sens.
      Je crois que je n’aime pas cette appellation d’ailleurs^^ J’associe ça à un mouvement de mode ou de hype, à un « effet tribu » ou « secte » comme dit Eddy, et je fuis ces trucs-là.
      Dîtes que c’est vachement bien et ça suffit^^

      • Eddy Vanleffe  

        j’ai de plus en plus de mal avec DEUX mots: « Culte » qui renvoie en plus à une sémantique religieuse et donc un comportement de types fermés à la discussion et « Geek » parce que c’est devenu aussi l’excuse pour pas mal de gens pour se trouver une identité et je trouve que c’est un ghetto…

        • Jyrille  

          Moi je déteste « malaisant ». C’est pas un mot pour moi, c’est un néologisme qui pourrait être remplacé par gênant, embarrassant, glauque, déplacé…

    • Bruce lit  

      @Steve : pas les Red Hot au complet je crois mais juste Flea.
      @Tornado + Eddy : notre époque baise les mots, les souille et les jette aux chiens. Du coup, effectivement, les RS et souvent les maisons de disques ont employé du culte à tort et à travers. Il s’agit désormais d’un mot éponge employé aussi bien pour BLONDE ON BLONDE que LA CASA DE PAPEL.
      Tornado en donne indirectement une définition qui ne regarde que moi. Est culte une oeuvre qui dépasse son temps d’écoute ou de vision pour marquer son public et/ou son époque. Si une oeuvre marque sont temps, qu’il change la perception d’une personne voire sa manière de voir la vie, les autres, la mort, si cette personne porte cette oeuvre en elle comme son enfant, si une rélation de fidélité, d’amour, de haine ou de dévotion s’installe, c’est culte. Edgard Morin a écrit des lignes passionnantes là-dessus.

      • Matt  

        Ouais mais c’est culte pour 1 personne en particulier avec cette définition. ça dépend de chacun, ça ne regarde que nous.
        Or, ce mot est brandi souvent pour faire fermer la gueule aux gens, genre « tu peux pas critiquer, c’est culte »…

        • Bruce lit  

          Si tu additionnes chacun de ces individus, tu obtiens du culte : Le ROCKY HOOROR PICTURE SHOW diffusé en permanence depuis sa sortie dans le quartier lointain, 2001 qui a donné envie de devenir ingénieur, cosmonaute ou cinéaste, ERASERHEAD, la liste est longue. La portée des films de Brando ou James Dean s’est mesurée dans le monde entier pendant quasiment 50 ans. Il existe des témoignages de gens qui ont changé de vie après un disque de Bowie, Pink Floyd ou les Stones.

          • Matt  

            Oui bon mais ça avance à quoi cette étiquette ?
            ça n’empêche pas que tu peux ne pas aimer ces trucs là.
            Si ça sert juste à être brandi comme une vache sacrée intouchable pour couper court à la discussion, bah moi ça me dérange.

          • Bruce lit  

            ça c’est ton ressenti. Un mot n’est pas responsable de l’utilisation de ce qu’ont font les gens. Punk, steampunk, gore, rock, scifi, geek, nerd, space opera tout ça permet de cataloguer une oeuvre pour le meilleur ou pour le pire.
            Je n’aime pas 2001, mais c’est culte. Libre à toi d’y adhérer ou non. C’est le principe d’un culte.

          • Matt  

            A ce compte là il est important de préciser qu’un nanar comme FLASH GORDON est culte aussi.
            Ce n’est pas qu’une question de grandes qualités universelles qui changent forcément la vie des gens. Mais de trucs mémorables, même pour leur foirage complet.

            Sinon ça reviendrait à dire que « tel film c’est BIEN. Que tu le veuilles ou non, et même si t’aimes pas, tu dois reconnaître que c’est BIEN. »
            Bah…non ! Je m’insurge !^^

          • Eddy Vanleffe  

            En fait, t’as putôt fait la définition de ce que j’appellerais un « classique »…
            Culte souvent présuppose un côté « clivant » ou de « confidentialité » toute relative.
            on a beaucoup de films cultes qui quasi personnel.
            si je me laisse aller, voilà la liste de mes films « culte »
            CONAN LE BARBARE
            EVIL DEAD 3 L’ARMEE DES TENEBRES
            THE BIG LEBOWSKI
            LES TONTONS FLINGUEURS
            LE SYNDICAT DU CRIME 2
            LE COMBAT DES MAITRES
            PRINCESS BRIDE
            LA FOLLE JOURNEE DE FERRIS BUELLER
            THE RING
            LE BON LA BRUTE ET LE TRUAND

            Et demain je change….

          • Matt  

            Ouais bon tout ça me désintéresse à un point…
            Je ne joue pas à la hiérarchisation.
            Je n’essaie pas d’imposer mes classiques ou cultes ou je ne sais quoi aux autres.
            J’aime juste parler de ce que j’aime et connais.
            Je m’intéresse aux films, au cinéma.
            Je me contrefous des classements et rangements en dehors des genres qui ont juste une fonction informative pour indiquer de quoi il est question.
            Machins cultes, classiques, gnagnagna…j’ai souvent l’impression que ça ne sert qu’à imposer des opinions comme des vérités universelles de la part de gens qui n’ont pas envie de discuter et jouent les gardiens du temple. Bah ça tombe bien, j’aime pas discuter avec eux non plus. Tout ceci est encore un truc qui me donnerait envie de retourner dans ma grotte.

          • Eddy Vanleffe  

            Heu pas du tout Matt…

            ce que j’entends par classique, c’est jsutement des films qui sans faire unanimité font consensus…Quand Bruce parle de James Dean, tout ça, c’est des films qui il le dit traverse le temps etc…ils ont eu un impact (et parfois cet impact ne nous touche pas, mais ça reste une réalité…)
            *quand je fais un « estrait » de films culte, c’est au contraire pour dire qu’on a tous nos films cultes très personnels, certains sont des classiques et d’autres des trucs venu de nulle part..
            Tu parles de Flash Gordon, c’est indubitablement un film culte, et d’ailleurs on peut aussi rajouter Jack Burton, Zardoz, Barbarella ou Buckaroo Banzai…
            Je ne comprtends ton idée d’être imposé par un classement ou un autre…
            J’impose jamais mes gouts perso… je suis comme toi, j’aime partager et je trouve gratifiant de réussir à ouvrir la curiosité d’autrui mais j’impose pas… les autres non plus d’ailleurs…

          • Matt  

            Je ne m’adressais à personne en particulier.
            Juste que ça ne m’intéresse pas ces classements de valeur.
            Et que « culte » est devenu une façon d’imposer des opinions, comme si c’était des trucs intouchables, universellement forcément bons car la majorité s’en souvient.
            Je m’en fiche aussi de la majorité.
            C’est tout^^

          • Matt  

            C’est qui de toutes façons la majorité ? Des gens qui zappent sur la télé et qui n’ont jamais vu le moindre film d’un pays autre que les USA ?
            La majorité n’est pas cinéphile.
            La majorité ne fouille pas forcément plus loin que ce qui leur tombe sous le nez (et ils ont le droit.)
            Du coup le statut de « culte » est défini par des gens qui n’ont pas forcément vu grand chose…
            C’est toujours juger une œuvre en fonction de sa popularité. Je n’adhère pas à ça. La masse peut avoir des gouts de chiottes, ou aussi ne jamais regarder autre chose que es blockbusters. Donc je m’en fiche un peu des classements qu’ils font.

          • Tornado  

            C’est pas ça un film culte.
            Tu prends les fans de ROCKY HORROR PICTURE SHOW (premier film à propos duquel j’ai entendu le terme), ce sont des gens qui aiment se réunir autour d’un film qu’ils adorent (même si on peut parier qu’ils savent très bien qu’il est très con) et qui se tapent un délire autour de ça. Ils ne cherchent pas à l’imposer au monde comme le top du top. Au contraire, je pense même qu’ils préfèrent que ça reste une sorte de « club privé ».

          • Matt  

            Bah quand Bruce parle de la portée de ces films dans le monde entier et leur influence sur la vie des gens, ça me donne pas l’impression d’un club privé pour quelques personnes fans qui se tapent un délire^^

            Et Eddy donne SES films cultes, ce qui ne correspond pas non plus à ce que tu dis puisque c’est un jugement purement personnel qui ne concerne que lui, et pas un groupe de gens qui ont « élu » tel film comme culte.

            Mais bon bref c’est pas bien grave tout ça. Je n’attache pas trop d’importance à ça. Je n’ai pas de film culte. J’ai des films préférés. Et encore selon mon état d’esprit, ils changent tous les jours^^
            Sauf peut être 20000 lieues sous les mers parce que c’était mon premier film et qu’il est vachement bien^^

          • Eddy Vanleffe  

            Bon c’est peut-être parce que j’ai passé ma jeunesse le nez dans des bouiquins mais après s’être mangé des « encyclopédie du cinéma », les « 100 plus grands films etc… » ou les « Incontournables du 7e art » ou ce genre d’ouvrage, on voit bien que ça recoupe tout un pool de films qui reviennent sans cesse et cela par exemple indépendamment du temps qui passe Les temps modernes, Scarface, Le temps en emporte le vent etc…..et cela qu’on les aime ou pas. Pour des raisons de propos, de techniques, d’époque, de spectacle etc….ils ont marqués et j’aurais tendance à appeler ce genre de films des classiques. c’est pas des ignares éparpillés qui ont désigné ces films, c’est je ne sais pas…L’histoire?
            Pour le culte, c’est totalement subjectif et comme le dit en effet Tornado, il y a une notion « trésor caché » dont l’existence seule est connue d’une confrérie de pirates….
            voir même, un bris de solitude..
            . »On » adore Delamore, Dellamorte, mais personne ne connait ce film, on en entend jamais parler et puis un jour, quelqu’un nous dit que c’est son film préféré….
            voilà le culte naît quand on lui réponds:
            -« Ah Toi aussi?!! »
            Il n’y a pas de bonnes définition de culte. Bon nombre de films « cultes » ne me disent rien du tout…
            la seule chose vraie c’est que ce label est désormais employé à tour de bras, comme un slogan de comics…. (Never seen before!!!-Tu parles Charles!)

          • Matt  

            « Pour des raisons de propos, de techniques, d’époque, de spectacle etc….ils ont marqués et j’aurais tendance à appeler ce genre de films des classiques. c’est pas des ignares éparpillés qui ont désigné ces films, c’est je ne sais pas…L’histoire? »

            Ouais mais tu vois ça aussi ça dépend de la façon dont les films ont été diffusés.
            Un film chinois, espagnol, italien qui a été mal distribué chez nous, ou qui est sorti 20 ans plus tard, il n’a même pas eu l’occasion de devenir un classique.
            Encore faudrait-il que chaque film soit diffusé équitablement dans le monde à l’époque de leur sortie pour que ce soit un jugement de valeur fiable.
            L’Histoire est partiale aussi^^

            Du coup je n’y attache pas d’importance. Un film méconnu aurait pu être un classique s’il avait été vu à l’époque par un grand nombre de personnes. Du coup prétendre aujourd’hui que tel film est un classique et pas tel autre…ça a certes du sens « historiquement », mais est-ce un critère fiable pour estimer que ces films sont mieux que d’autres ?

          • Eddy Vanleffe  

            Tu prêches un converti mon cher Matt…
            Le village global n’existe pas dpeuis si longtemps que ça et le truc positif en effet, c’est qu’on peut avoir accès à tout ce qu’on veut.
            Pour autant cette fameuse Histoire est bien évidemment subjective.
            le cinéma hollywoodien a influencé la planète ( la preuve Bollywood reproduit une idée que les indiens se sont fait d’Hollywood en l’adaptant aux besoins locaux tout en cristallisant et validant par son héritage l’age d’or hollywoodien), HK s’est fait fort de rivaliser avec les plus gros actionner yankee. quand on se penche sur Tsui Hark, on réalise qu’il a longtemps voulu rivaliser avec STAR WARS.
            leur hégémonie, même si elle m’agace, est assez normale.
            Bref oui il ya des classiques asiatiques aussi et là je sors mon livres Encycloépdie du cinéma asiatique aussi (il y en a une!! et c’est une mine d’or) et là encore on réalise que leur marché est très local et leur classiques ne sont pas les notre (ils adoraient les film-opéra-danse et pas un seul n’est sorti de leur frontières) donc là encore le filtre de l’export même aujourd’hui.
            Bref je ne crois pas que le termes classique soit fermé, il est en expansion pour celui qui veut fouiller. Les 7 samourais, Yojimbo, Kwaidan, L’empire des sens pour le japon ont su éclabousser l’occident. les films de Seijin Suzuki et leur folie sixites/psychotrope, moins.
            le cinéma chinos a vraiment du lutter contre une sorte de mépris, je pense étant donné qu’il se soit fait connaitre presque uniquement par le truchement des arts martiaux. donc je serais bien incapable de citer un film ayant rayonné en dehors des ghettos des fans. Adieu ma concubine, peut être ou des Wong Kar wai (Nos années sauvages?) …
            oui je suis d’accord , ce n’est pas forcément juste, mais bon on travaille toi et moi pour réparer cette iniquité^^!

          • Matt  

            Sans nous poser spécialement comme sauveurs de la pop culture, c’est pour dire que toutes ces étiquettes c’est hyper subjectif en fait, et pour moi peu important^^

          • Eddy Vanleffe  

            oui, ce sont des jalons mais il ne faut pas trop se prendre au sérieux…^^

          • Tornado  

            Il n’y a pas vraiment de définition arrêtée du « film culte ». mais en tout cas je trouve que vous n’êtes pas dans le concept quand vous le confondez avec les « classiques ». le film culte c’est un phénomène un peu fou, un peu inattendu et qui échappe aux règles. C’est un film qui génère un attachement un peu surréaliste et irrationnel de la part d’une petite armée de fans venue de nulle part. Le film culte est un ovni qui échappe aux critères établis. Et même à ses auteurs. C’est un pur phénomène geek qui nait d’une sorte de « folie collective » engendrée par un délire à plusieurs.
            A partir de là, on peut très bien y trouver des chefs d’oeuvres comme The BIG LEBOWSKI, comme des purs nanars tels PLAN 9 FROM OUTER SPACE, FLASH GORDON ou BATTELFIELD EARTH.
            Le film culte, en tout cas, n’est jamais pris au sérieux !

          • Matt  

            @Eddy : Déjà la couverture de ton livre vend du rêve^^ Il y a même Madhuri Dixit dans Devdas^^ Intéressant. Euh…y’a des images^^ ?

            @Tornado : bah ok moi je veux bien mais c’était pas non plus la définition qu’en faisait Bruce plus haut. Si personne n’est d’accord déjà…;)

          • Matt  

            Sinon Eddy j’avoue ne pas être très calé en Wong Kar Wai. Tu connais peut être mieux que moi. J’ai aimé The grandmaster même si la baston n’intéresse pas du tout Wong Kar Wai et que c’est surtout un portrait de personnages^^ J’ai aimé 2046 aussi, sorte de suite spirituelle de In the mood for love. Mais In the mood for love que tout le monde semble aimer par contre, je me suis un peu fait chier devant. Très lent, thème musicale identique qui revient sans arrêt…c’était un poil agaçant.
            J’ai carrément préféré 2046.
            Et…j’ai pas vu grand chose d’autre de lui^^

            Faudrait peut être que je me prenne le coffret avec :
            Nos années sauvages
            Les Cendres du temps
            Chungking Express
            Les Anges déchus
            Happy Together

            Mais avec le peu que j’ai vu, je ne sais pas si c’est mon truc son cinéma.

          • Eddy Vanleffe  

            Wong kar wai à de très rares exceptions près (Comme Chungking Express) me laissent une impression d’ennui dans une station spatiale… C’est cotonneux; on est en apesanteur, mais ….
            Perso j’ai besoin d’une peu plus de frénésie… ^^

          • Eddy Vanleffe  

            Et oui le bouquin est abondamment illustré, je cris que c’est Larousse qui édite ça…

          • Matt  

            Ok.
            Je note pour un éventuel achat ce dictionnaire.
            2008 par contre. ça veut dire que les derniers films récents n’y seront pas.
            Mais pour l’histoire depuis les débuts, les grands « classiques » 😛 , ça peut être très intéressant.

          • Jyrille  

            Je pense n’avoir vu qu’un seul Wong Kar Waï mais je l’ai adoré : 2046.

          • Tornado  

            « bah ok moi je veux bien mais c’était pas non plus la définition qu’en faisait Bruce plus haut. Si personne n’est d’accord déjà… »

            Non mais oui j’ai raison pis c’est tout ! 😀
            pour avoir lu Mad Movies pendant des lustres (la rubrique THE CRAIGNOS MONSTERS = rubrique culte sur films cultes ! (bon pas tous mais plein)), je pense que je maitrise un poil le concept. Mais z’êtes pas obligés d’être d’accord ! 😉

  • JP Nguyen  

    Je l’ai vu deux ou trois fois. Le personnage de looser du duc est très marquant et le trio qu’il forme avec John Goodman et Steve Buscemi est très réussi.
    J’ai bu quelques White Russians en l’honneur de ce film mais ce n’est pas un de mes cocktails de prédilection.
    La scène qui me reste le plus en mémoire : John Goodman qui jette les cendres…

  • Tornado  

    Pourquoi c’est un film culte pour moi :
    Quand on est sorti du cinéma avec mon pote de l’époque, on est directement allé dans un bistrot demander un russe blanc. En picolant au comptoir, on a commencé à se traiter de nihilistes. Et puis on s’est balancé des phrases entières du film (je ne me souviens plus lesquelles). Le soir suivant, on a recommencé pareil, et ça a duré comme ça pendant un moment. On était complètement dans le film, c’était resté en nous !
    L’année d’après j’ai eu mon poste à Lille. Donc à l’autre bout de la France. Tous les week-end, c’était russe blanc en début de soirée…

    Pour moi c’est culte parce que ça m’a marqué au point de faire partie de moi. Plein de souvenirs aujourd’hui. Le reste je m’en fiche.

    @Steve : Alors pour l’avoir revu récemment, les nihilistes, c’est vraiment un gang qui parodie Kraftwerk. tu as vu la fausse pochette ?

    • Tornado  

      Des frères Cohen mes préférés sont celui-là et LE GRAND SAUT. Je n’avais pas accroché à FARGO et BARTON FINK plus que ça. Le premier je le trouvais trop glauque et le second incompréhensible. Mais il faudrait que je les revoie !
      J’avais adoré O’BROTHER que je n’ai vu qu’une fois et vraiment pas tellement accroché à LADYKILLERS, INTLERABLE CRUAUTE et TRUE GRIT. ARIZONA JUNIOR je n’en garde aucun souvenir et les autres… je ne les ai toujours pas vus ! 🙂

      • Présence  

        Incroyable, j’ai peut-être vu plus de films des frères Coen : Miller’s Crossing (1990), The Big Lebowski (1998), O’Brother (2000), The Barber : L’Homme qui n’était pas là (2001), No Country for Old Men (2007), Burn After Reading (2008), A Serious Man (2009), True Grit (2010), Inside Llewyn Davis (2013), Ave, César ! (2016).

        • Tornado  

          Effectivement !
          J’avais mis de côté les autres films pour les savourer plus tard (Miller’s Crossing, The Barber, No Country for Old Men, Burn After Reading). Et allez savoir pourquoi, je ne me suis jamais décidé à les regarder ! 😀

        • Matt  

          Je ne les ai pas tous vus non plus.
          True Grit m’a un peu laissé de marbre. Bon film, bien fait et tout…différent de l’original dans le ton (c’est un remake)
          Mais je sais pas si c’est moi et mon désintérêt pour les westerns, mais je ne ressens pas trop l’envie de le revoir. L’épilogue qui se penche sur le destin de la fille j’étais un peu en mode « on s’en fout » aussi.
          O’Brother je crois que de base il faut aimer la musique de la BO^^ Sinon c’est même pas la peine de le regarder.
          J’ai vu Ladykillers aussi. C’est…bizarre. Pas terrible. ça fait un peu comédie à la con que n’importe qui pourrait faire. En mieux filmé certes, et avec une chouette BO et de bons acteurs, mais c’est très couillon quand même…
          Toujours pas vu Burn after reading ou les 2 derniers que tu mentionnes, Présence.

          Bon d’ailleurs je croyais que tu regardais plus la télé depuis 10 ans ? C’est quoi cette arnaque, t’as vu des films en 2016 ???^^

          • Présence  

            J’avoue tout : j’ai vu 1 film en 2016, mais j’ai une excuse, c’était pour accompagner mon épouse.

          • Tornado  

            True Grit : Je préfère 100 fois l’original. Pour le coup ce remake est plutôt paresseux.

          • JB  

            Ladykillers est une honte quand on a vu l’original, Tueurs de dames. L’humour anglais devient une suite de blagues de pets, la fragile dame britannique est remplacée par une femme capable de corriger les malfrats, et ne parlons pas de la conclusion du film…

      • Matt  

        Glauque Fargo ?
        Hum…j’imagine que oui un peu avec l’histoire du mec et de sa femme, comment tout part en vrille…mais les deux tueurs tu te fends un peu la poire avec eux^^ Stormare complètement taré qui finit par foutre tout le monde dans un broyeur, même son acolyte Buscemi qui parle trop.
        Et Frances McDormand en fliquette enceinte dans une ville de ploucs qui n’a pas du tout l’habitude de gérer des crimes parils…y’a quand même de quoi trouver ça cocasse ^^

        No country for old men par contre…c’est pas fun du tout !

        • JB  

          Le pied qui dépasse de la broyeuse, Frances McDormand qui pointe l’insigne de son couvre-chef parce que le tueur ne l’entend pas dire « Police »… C’est indéniablement une comédie (noire, certes !) ^^

          • Matt  

            Oui, complètement.
            En fait tout ça pourrait arriver, c’est pas délirant comme the big Lebowsky, donc il y a un côté très sombre, mais la façon dont c’est filmé parfois, et le fait que tu sois spectateur de certains situations aberrantes rend le film assez fendard.^^

          • Matt  

            Et quelle BO aussi^^ :

            https://www.youtube.com/watch?v=W4NCC0dUXks

            L’histoire a été réadaptée en série. Une bonne série mais bon…pour ma part je ne m’intéresse pas plus que ça aux histoires racontées en 3 fois plus long quand elle fonctionnait bien en 1h40…

      • Matt  

        Le film « un plan simple » de Sam Raimi fait un peu penser à Fargo d’ailleurs.

        • Eddy Vanleffe  

          film culte ça…^^

          • Matt  

            Très bien aussi. Pas très très différent de Fargo.
            Des gens paumés, l’appât du gain, tout qui dérape. Billy bob thornton est assez mémorable dans son rôle de type un peu simplet qui n’a jamais eu de bol.

          • JB  

            La différence est qu’il n’y a presque que des Jerry Lundegaard dans Un plan simple, cad des pauvres types dépassés par les événements. Le roman que le film adapte est bien plus sombre.

          • Jyrille  

            Un plan simple, qui est un très bon film, n’a rien d’aussi comique que Fargo. C’est très désespéré.

            La série Fargo est dans ma longue to watch list…

  • Jyrille  

    Merci Tornado ! Voilà un de mes films préférés sur le blog, qui a vraiment incroyablement évolué depuis ses débuts. J’ai dû le voir huit ou neuf fois, je ne m’en lasse pas. C’est de lon mon préféré des frères Coen (je les ai presque tous vus. Presque). Je l’ai vu à sa sortie au ciné, j’étais étudiant et par chance, il y avait un cinéma d’art et d’essai qui passait les films en VOST. C’est désormais plus compliqué pour moi de voir des films en VO au ciné : l’antenne de ce cinéma de Nancy qui a été ouverte quelques années à Metz est désormais fermée depuis deux ans au moins.

    Du coup je ne l’ai jamais vu en VF. Et ça n’arrivera sans doute jamais.

    Tu m’apprends directement plein de choses. Pour avoir vu le film THE CHICAGO SEVEN l’an passé, et en avoir entendu parler dans KENT STATE, je n’avais cependant jamais fait le rapprochement avec Lebowski, et je ne me souviens pas de cette phrase dans le film : il va falloir que je le revoie.

    J’ai aussi bu des White Russians après le film, je trouve encore assez facilement du Kalhua (liqueur de café) dans le pays où je travaille. Mais cela fait longtemps que je n’en bois plus. Ca donnerait presque envie tiens.

    A chaque fois que je voie l’affiche, j’ai la chanson de Dylan dans la tête. C’est étrange, depuis j’ai essayé d’écouter New Morning, je l’aime bien cet album, mais ce titre me semble ne pas y appartenir. Cet été j’ai fait découvrir la version des Gypsy Kings de Hotel California à de jeunes adultes : sur la version Spotify, le refrain commence en espagnol (Benvenido) et non en anglais.

    Tu as raison et ton analyse est magnifique. Oui, ce n’est clairement pas une ode aux losers. Mais là ça se voit 🙂 J’avais adoré Fisher King (vu aussi à sa sortie) mais je ne me le suis jamais refait. Il faudra.

    Ca fait du bien de lire tout ça. Moi aussi ce film m’a immédiatement plu à en devenir une référence. Merci Tornado !

    La BO : du bon Creedence, mais ce n’est pas le titre dans le film tu sais ?

  • Jyrille  

    Hey Matt, ça y est, j’ai vu SUMMER OF 84 (il est sur Amazon Prime) et c’est franchement bien sympa.

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