Jeux drôles et plus si affinités

Encyclopegeek : Les jeux de rôle des contributeurs la Bruce Team

Un scénario improvisé par EDDY VANLEFFE; CYRILLE M et JP NGUYEN
Les mondes imaginaires
© Caza, Casus Belli

Cet article vous propose une revisite d’un loisir qui eut ses heures de gloire dans les années 80-90 et qui défraya aussi la chronique des journaux télévisés français, friands d’amalgames simplistes et de faits divers sensationnels : le jeu de rôle !

Pour vous en parler, un JPN qui ne fera pas le PNJ, un Eddy Vanleffe qui bouillonne déjà d’énergie derrière son écran de maître de jeu et un Cyrille M. qui s’occupe des bières.

JP Alors que nous vivons les jours incertains de la Crise Sanitaire (celle-là, même DC ne l’avait pas osée), en me retournant sur les années 2010, je ne peux m’empêcher de songer qu’il s’agissait d’une sorte d’âge d’or de la geekitude, avec les Super-Héros devenus omniprésents dans la culture populaire mainstream et les multiples conventions avec Cosplay.

Pourtant, le Schtroumpf Grognon en moi n’était pas entièrement convaincu par cette mode et cette façon d’afficher sa passion. Sans doute suis-je imprégné de cette « honte » de lire des super-slips depuis ma plus tendre enfance et particulièrement lors de mon adolescence, dans des années 90 où lire des comics était loin d’être tendance.

Mais il y a pire ! A l’époque, et pendant une quinzaine d’années, j’ai fait du Jeu de Rôle ! Si les comics étaient ignorés ou traités à l’emporte-pièce par les médias, le JdR avait carrément mauvaise presse et on lui prêtait bien des tares, et les tarés qui vont avec.

Des dés (pas DD mais D6, D8…) de toutes les couleurs et de toutes les formes !

Eddy Tout à fait. Mireille Dumas avait fait grand bruit dans Bas les masques à l’époque en présentant les joueurs comme de schizophrènes suicidaires sympathisants d’extrême droite quand on n’insinuait pas l’idée qu’on profanait des tombes la nuit. Résultat de tout ça ? Fermeture du club au lycée entre la seconde et la première. Ça ne nous a pas arrêtés pour autant. Je me suis toujours demandé comment on pouvait trouver dangereux une poignée de jeunes adolescents avec leurs livres épais sous le bras et leurs dés bizarres qui jouent aux chevaliers et aux sorciers ?

JP Pour contrebalancer le tableau négatif et caricatural du JdR qu’ont dressé les médias français dans les années 90, on a pu se consoler avec des évocations plus positives de ce loisir, dans des films ou des séries américaines, dans E.T., BUFFY et plus récemment STRANGER THINGS.

Eddy Ou le film espagnol LE CŒUR DU GUERRIER qui date de 2000.

Cyrille Oui oh comme toujours, il faut trouver un bouc émissaire. Le hard rock et ses titres passés à l’envers, les jeux de rôle, soi-disant des crypto-sectes satanistes, les jeux vidéo qui rendent dingues et perturbent la vision de la réalité… Depuis, le JdR est devenu un effet nostalgique sans polémique, plutôt un effet comique, comme on peut le voir dans le film LES BEAUX GOSSES de Riad Sattouf.

The three geek stooges

JP Le Jeu de Rôle, mécékoidon ? Ben, un jeu, avec des joueurs, qui jouent des rôles. Il y a aussi un gars (ou une fille) qui ne joue pas avec les autres, le/la MJ (Maître/Maîtresse de Jeu) et qui déroule une histoire (un scénario) à l’intérieur de laquelle les PJ (Personnages Joueurs) évoluent. Ces PJ croiseront sans aucun doute de nombreux PNJ (Personnages Non Joueurs), même s’ils se retrouvent sur une île déserte : à coup sûr, ils se feront au moins charger par des sangliers géants.

Prenons le jeune JP, par exemple. Ado boutonneux pesant 40 kilos tout mouillé, il pouvait, par le truchement de ce loisir, se mettre dans la peau de Karl Blitzkrieg, féroce spadassin ferraillant contre des créatures du Chaos dans le monde de Warhammer…

Ah oui, j’ai oublié de vous dire que les personnages, ils évoluent dans un monde imaginaire, pouvant aller de la classique Heroïc Fantasy au Space Opera, en passant par le post-apocalyptique ou encore les années 20 et les ambiances polars ou fantastiques. Parce que bon, tant qu’à jouer un rôle, autant choisir des archétypes qui envoient un peu du rêve plutôt que de jouer le pharmacien du coin ou le proviseur du collège…

Et donc, JP, dans la peau du brave Karl, il avait une feuille de personnage décrivant ses caractéristiques (Force, Dextérité, Intelligence etc.) et ses compétences (équitation, maîtrise des armes à deux mains, esquive, langues parlées / écrites…)  et avec des dés à 6 mais aussi 4, 8, 10, 12 ou 20 faces (sans parler du dé à 100 faces (en abrégé D100), composé de deux dés à 10 faces, l’un faisant les dizaines et l’autre les unités), il déterminait la réussite des actions qu’il entreprenait. Outre le hasard impitoyable des dés, qui pouvait le mener de vie à trépas, il y avait le MJ qui pouvait lui coller tout un tas de contrariétés dans les pattes, sans oublier les autres joueurs de la table, car dans un scénario, il n’est pas rare que les avis sur la direction à prendre divergent.

Des écrans de jeu ! Des feuilles de personnage ! Des extensions ! Des campagnes !

Eddy Et oui tout à coup et en moins de trois quarts d’heure (temps de préparation moyen d’une feuille de personnage), je devenais ainsi Cronan Buhr, un démon envoyé par le dieu chaotique Annarch pour… on se le demande encore, tiens ! Bref c’était un démon rebelle avec de longs cheveux noirs corbeaux et de petites cornes bleues. Son épée nommée Yamlin était en fait un autre démon plus faible qui cherchait à le dominer. Ça donnait un conflit permanent au personnage et avant qu’on ne me le fasse remarquer, oui nos lectures du moment se voyaient beaucoup dans nos personnages et nos scénarios.

Cyrille Dans mes personnages joueurs préférés, j’avais un ancien joueur de football américain, un afro-américain hyper balèze avec des dreads serrées qui répondait au doux patronyme de Bad News. Je l’adorai ! C’était dans CHILL, un jeu d’épouvante plutôt porté sur la bagarre et les films des années 80. En plus c’était un personnage pré-tiré, c’est-à-dire que je ne l’avais pas créé moi-même mais qu’il faisait partie d’un panel de personnages écrits par les auteurs du jeu. Cela permet de commencer plus rapidement les parties, car créer un personnage peut prendre parfois jusqu’à une après-midi complète ! Surtout si vous n’y aviez pas pensé auparavant, si vous ne lui aviez pas inventé un background, une histoire personnelle, un passé, des traits de caractère etc…

Le plus facile des jeux de rôle, avec une illustration de Guillaume Sorel à gauche
© Casus Belli

JP Oui, il fallait faire preuve d’un peu d’imagination pour se projeter dans tous ces mondes aux mille dangers inconnus. C’était un temps où les jeux vidéo n’avaient pas atteint le niveau graphique que nous leur connaissons désormais. La résolution des images et la puissance limitée des processeurs rendaient encore peu attrayante l’immersion dans des mondes virtuels via des consoles ou des ordinateurs. Du coup, le JdR occupait l’espace, sans autre écran que celui du MJ (l’écran est le panneau de carton dépliable derrière lequel le MJ pouvait planquer ses notes, consulter les tables et les règles du jeu, et lancer les dés pour les PNJ voire même les lancer pour les joueurs afin de leur donner ainsi encore plus de sensations).

En fait, les JdR, c’étaient des jeux de société aux règles un poil plus complexe qu’un Monopoly, où il fallait buter des orques plutôt que d’acheter des maisons et où le déroulement de la partie pouvait grandement varier d’une fois sur l’autre.

Enfin non, pour « buter des orques », je simplifie, c’est la version « bourrine » du JdR (autrement appelée grobill), avec un scénario de type PMT (Porte Monstre Trésor) à l’intrigue très fruste. Une partie de JdR, ça pouvait aussi être des intrigues politiques, des enquêtes, des quêtes plus personnelles pour écrire la légende de chaque « héros ». Et puis, surtout, il y avait l’interaction avec les autres joueurs de l’équipe, par personnages interposés, qui donnait une saveur particulière surtout lorsque tous se mettaient dans le jeu et dans la tête de leur PJ.

Les caractéristiques de quelques personnages DC
© DC Comics

Eddy En fait ce qui m’a plu dans le jeu de rôle, ce fut évidemment l’incroyable convivialité. C’est un jeu essentiellement participatif où le but n’est pas de battre son voisin (même si les canailles que nous étions, aimions bien nous trahir les uns les autres comme des hyènes), mais plutôt de collaborer pour une quête commune.  Ouvrir un livre de règles relevait du grimoire magique donnant accès à d’autres mondes. Cela pouvait être un univers prédéfini très précis comme dans L’appel de Cthulhu où nous étions projetés dans l’imaginaire de Lovecraft ou simplement celui que nous voulions… L’interactivité me grisait. Ainsi, à l’heure où il était temps de regagner nos pénates, nous arrêtions et pouvions reprendre exactement à l’endroit où nous avions arrêté.

Cyrille Tout comme Eddy, c’est la perspective de jouer avec les autres plutôt que contre les autres qui m’a directement plu. A bien y réfléchir, c’est logique vu le boulot que je fais maintenant… Je n’avais jamais pensé à faire le rapprochement. Mais également l’attrait pour les mondes fantastiques qui étaient mes lectures de l’époque : Lovecraft, Moorcock, Stephen King, Philip K. Dick, et bien sûr les bds. Voir tous ces univers enfin illustrés, rendus vivants par des règles basées sur des réflexions globales sur la vie, l’univers et le reste, c’était un cadeau pour tout pré-ado en recherche de sens. Le magazine Casus Belli était le fer de lance à l’époque, il m’en reste encore quelques-uns, mais notre bible était le concurrent des CHRONIQUES D’OUTRE MONDE. Un magazine qui a eu pas mal de soucis et a vu toute sa rédaction remplacée, à notre grand dam, puisque ce qui nous plaisait était le ton totalement libre des chroniqueurs. Ils avaient de l’humour vraiment drôle et pince sans rire, un peu comme dans Starfix, le magazine de cinéma qui paraissait à la même époque. Nous étions friands de VHS et de samedi après-midi passés dans le noir soit à jouer soit à regarder des actioners ou des films d’horreur (Re-animator bon sang) plutôt que de se défouler au grand air. De vrais nerds. C’est dans les pages de ce magazine que je découvris WATCHMEN. Ma vie en fut changée.

Extrait de l’Appel de Cthulhu
© Chaosium Inc., Jeux Descartes

JP Mine de rien, j’ai bien dû essayer plus d’une douzaine de jeux différents. Mais ceux que j’ai le plus pratiqués, ce doivent être STAR WARS, WARHAMMER et EARTHDAWN. Ce dernier est sans doute le moins connu. Il s’agissait d’un monde médiéval-fantastique avec un système de races/carrières permettant une grande diversité de personnages. Et vous, à quoi jouiez-vous ?

Eddy J’ai essentiellement joué à ADVANCED DUNGEONS AND DRAGONS 2, mon ami Alex le maître de jeu avait une imagination délirante. Si nous avions débuté avec les scénarios parus dans Casus Belli dont le célèbre (parmi les fans) MARIAGE DE L’EMPEREUR DEMON, que nous avions foiré dans les grandes largeurs, écrasant une citadelle volante dans la capitale du pays, par la suite il a élaboré toute une grande saga tout seul comme un grand où il montrait déjà des compétences pour l’intertextualité puisque Anubis pouvait parfois conduire la barque de Charon lorsque ce dernier était en RTT. J’ai fait un peu aussi de CYBERPUNK, RUNEQUEST, NIGHT PROWLER et ANIMONDE, jeu parodique mais excellent. Mordu, j’ai fait l’acquisition de IN NOMINE SATANIS/MAGNA VERITAS, un autre jeu parodique assez heavy metal dans l’ambiance, les démons sont des sales gosses et les anges des extrémistes. Et puis voulant construire mon propre univers, j’ai aussi voulu maîtriser GURPS (Generic Universal Role Playing System) où je pouvais mélanger horreur, espace, heroïc fantasy, cyberpunk, japon médiéval et western… j’en suis toujours à la conception de mon univers…

Je me souviens aussi de cette mode nommée « Storyteller » plus intuitive, plus racontée et moins jouée. Mais les joueurs étaient souvent des gens très sérieux et assez élitistes, prenant de haut toute forme d’humour et de décontraction. Bref, je n’ai jamais réussi à intégrer des clubs où l’on jouait à VAMPIRE LA MASCARADE ou LOUP GAROU L’APOCALYPSE. Dommage !

Cyrille De mon côté, nous étions surtout attachés à deux jeux de rôles basés sur le système de règles de la maison d’édition CHAOSIUM : STORMBRINGER, qui raconte le monde de Elric de Mélniboné par Moorcock, et L’APPEL DE CTHULHU (AdC en abrégé) d’après Lovecraft. J’étais également MJ à PARANOÏA, un jeu parodique et ouvertement cynique dans un avenir dystopique où les gens vivent en sous-sol dans des complexes déshumanisés, ont cinq clones, servent de chair à canon pour l’ordinateur central qui a TOUJOURS raison mais qui doivent cacher qu’ils font partie d’une société secrète (on a tous nos travers). Il y avait également CHILL, TRAUMA, IN NOMINE SATANIS/MAGNA VERITAS qui me plaisait pour son côté rock’n’roll et les Docs Martens des Anges, VAMPIRE : LA MASCARADE (très original et bien trop cultivé pour moi, mais à l’ambiance unique), CYBERPUNK (celui-là même qui est à l’origine du jeu vidéo CYBERPUNK 2077), HAWKMOON (autre adaptation de Moorcock), un peu de RUNEQUEST, quelques parties de DC HEROES, quelques parties de BERLIN XVIII, d’autres sur les franchises de JAMES BOND et STAR WARS mais aussi le plus simple jeu de rôle de tous les temps (quatre pages de règles !), une bonne alternative à GURPS : SIMULACRES, inventé par les collaborateurs de Casus Belli. J’ai même des extensions avec des scénarios à part, chacun dans un univers, notamment de cyberpunk, un monde que je vénère : je le trouvais déjà pertinent et visionnaire à l’époque. J’ai également des souvenirs de parties de DAREDEVILS, un jeu en anglais où nous étions des chercheurs à la Indiana Jones, et de ROLEMASTER, basé sur le SEIGNEUR DES ANNEAUX, mais là on était trop dans le classique de l’heroïc fantasy pour que cela nous passionne : trop long. Et puis surtout, les règles de ROLEMASTER sont imbuvables : il fallait parfois faire des racines carrées voire cubiques !

L’envers du décor : des tables et des règles derrière les écrans de jeux !
© DC Comics, West End Games Inc., R. Talsorian Games, Jeux Descartes, Oriflam

En parlant de règles, j’aimerai illustrer l’imagination de ces créateurs de jeux. STORMBRINGER et L’APPEL DE CTHULHU ont une particularité : leur version française a amélioré le système en ajoutant une caractéristique aux personnages, celle de la santé mentale (SAN en abrégé). Si un personnage perdait la moitié de son total de départ, il devenait fou. Ce qui renvoie directement à ce qui arrive dans les nouvelles de Lovecraft, mais également à celles de Moorcock : rencontrer un dieu du Chaos n’est pas naturel.

DC HEROES a lui aussi système de jeu original. Notamment les caractéristiques de ses personnages : il y en a 9, divisées en trois catégories horizontales et trois catégories verticales. En horizontal : physique, mental, mystique. En vertical : attaque, dégâts, défense. Chaque caractéristique est exponentielle : quelqu’un qui a 3 en Force sera deux fois plus fort que quelqu’un qui a 2. Superman a 25 en Force, Batman 12 en Intelligence et 10 en Dextérité, ce qui lui permet d’arrêter les balles à mains nues. Ce qui fait sens puisque dans un monde de super-héros, il faut bien trouver une alternative pour leurs capacités hors-normes.

A l’opposé, VAMPIRE tentait de s’éloigner de ces calculs et lancers de dés. Par exemple, les caractéristiques des personnages ne sont pas représentées par des chiffres, mais par un nombre de ronds vides à noircir. On a ainsi l’impression d’une certaine qualité dans une caractéristique, mais pas d’une quantité gravée dans le marbre.

JP Même si je pouvais apprécier des univers bien développés et des règles efficaces, je dois avouer que, déjà, dans mes jeunes années, j’affectionnais la bouffonnerie. Même si je m’efforçais de jouer correctement mes personnages, je résistais difficilement à placer des répliques décalées ou des commentaires humoristiques. Ainsi, lors d’une bataille impliquant des créatures magiques, je me souviens avoir casé : « Il faudrait invoquer l’élémental au milieu des troupes ennemies, car l’élemental est meilleur au cœur de la meule ! » Parfois, en tant que MJ, l’humour était involontaire, du fait de descriptions un peu trop improvisées (genre « Les cinq loups vous encerclent aux quatre points cardinaux » ou « Tu peux attaquer de dos celui qui te fait face… »). De votre côté, vos meilleurs souvenirs ?

Eddy Mes souvenirs c’est surtout la déconne, les potes et ces grandes épopées à la fois drolatiques mais réservant parfois des surprises plus ambitieuses. J’ai aimé que les Maître de jeu fassent évoluer mon personnage et qu’il finisse par lui trouver un foyer. Nous avons réussi à terminer l’histoire de Cronan et j’en suis assez fier. En tant que Maître de jeu j’ai été assez fiérot aussi de mener à bien une campagne entière pour MAGNA VERITAS. Mes anges dissidents protégeaient l’enfant d’un archange et d’un dieu nordique des autres archanges qui le considéraient comme une hérésie et les démons qui servaient aussi de mercenaires pour le paradis. En plus on avait des joueuses. C’était vraiment une bonne époque. Et cela nous a aussi donné l’envie de raconter un tas de choses… dans mon coin je n’ai cessé depuis de faires des bds ou des nouvelles, dont l’une basé sur Cronan.

Des magazines !

Cyrille On pouvait jouer des nuits entières. J’ai quelques moments marquants : la campagne (suite de scénarios qui ne forment qu’une seule grande histoire) LES MASQUES DE NYARLATHOTEP (AdC), particulièrement dure et difficile, avait tout pour devenir mythique. Nous étions quatre joueurs et un MJ. Chaque joueur avait entre deux et trois personnages à jouer tant ils tombaient comme des mouches (mon favori, un personnage qui avait le physique de Phil Collins et les compétences d’Indiana Jones, tomba dans le coma dès le second scénario, poignardé en plein ventre. Un sacré trauma pour moi). Celle des OMBRES DE YOG-SOTHOTH (AdC), où nous furent particulièrement brillants, mais bien trop en fait, déformés que nous étions par nos parties précédentes. La campagne LE VOLEUR D’ÂMES (Stormbringer), que je maîtrisais, mais avec difficulté, avaient de bons moments. Elle introduit un PNJ dont je suis tombé raide dingue tellement il était original et bien écrit. Je n’étais pas particulièrement un bon MJ, mais je me débrouillais mieux avec les jeux parodiques comme PARANOÏA. Mes participations aux JOUTES DU TEMERAIRE, alors que j’étais étudiant, me sont mémorables. Il s’agit d’une convention et d’un festival de jeux, où l’on croisait déjà des cosplayers, où je jouais avec des inconnus à de très bonnes parties de CYBERPUNK et MAGNA VERITAS, une pourrie de STORMBRINGER (qui pourtant dura de 21 heures à 7 heures du matin), où je croisais un dessinateur connu pour la première fois (Gassner) et où je vis, de loin, Gary Gygax, l’un des créateurs du concept du jeu de rôle. J’accrochais les affiches des Joutes chaque année dans ma chambre… Un vrai nerd je vous dis. Par contre je me suis vite rendu compte que je n’avais pas assez d’imagination pour écrire des scénarios : ceux que j’élaborais étaient trop linéaires et faciles, un peu comme cette partie de STAR WARS (et pourtant il s’agissait d’un scénario officiel) où nous étions des rebelles devant s’échapper d’un vaisseau de l’Empire : cela rappelait trop la partie centrale du tout premier film.

JP Même si ça fait des années que je n’ai plus joué, mes années JdR m’ont en partie façonné. En tant que joueur puis MJ, j’ai adoré explorer ces mondes imaginaires et j’ai gardé un certain goût pour l’Heroïc Fantasy. Si je poursuis l’introspection, je pense que ma tendance à privilégier les personnages d’un récit plutôt que l’intrigue proprement dite pourrait aussi venir de là. Et être Maître du Jeu, c’est à la fois une expérience proche de la déité, puisqu’on peut décider de presque tout ce qui arrive et une belle école d’humilité, puisque, quoiqu’il en soit, les joueurs ne feront jamais tout à fait ce que vous aviez prévu ! Peut-être même que mon fonctionnement avec le Rédac-Chef et mon habitude de ne jamais lui livrer ce qu’il suggère dans Figure Replay pourrait être une séquelle de mes vieux traumas de MJ… Peut-être aussi que Bruce Lit, le blog, est devenu ma table virtuelle autour de laquelle des amis se rassemblent pour faire vivre leur passion avec un scénario-prétexte comme point de départ ?

Eddy En conclusion, je voudrais quand même citer mon ami Alexandre avec qui ont on avait bâti le site : masog.net. Tout vient de cette rencontre. Faire connaissance en Seconde d’un mec capable de faire la différence entre les différents types de gladiateurs romains par leurs armes, de faire le lien entre religions hindoues et les fonctions dramatiques des gestes héroïques alors que le nom de Joseph Campbell ne nous disait rien, et aussi d’un tas de choses, fut une expérience exceptionnelle pour moi. Alex que j’ose encore appeler mon meilleur ami malgré les distances, fut le gardien des clés d’un univers où les crossovers étaient permanents entre chevalerie, shoggoths, sabres lasers grâce à ce septième sens libérant nos cosmos dans les pages de toutes sortes, qu’elles soient imagées ou non, en couleur ou non… la soif que nous abreuvions à ce tonneau des danaïdes qu’est la culture. Merci Alex et Fred, jouer aux démons et lire des pavés de règles ont été des plaisirs inégalés.

Des boîtes avec des livres dedans !

La BO du jour : très compliqué d’échapper au Donjon de Naheulbeuk

38 comments

  • Nikolavitch  

    Oh, que de souvenirs ! Je me suis éclaté sur Paranoïa et Hawkmoon, par exemple.

    Plus du tout le temps de jouer, de nos jours, mais le plus drôle c’est qu’il m’arrive de bosser dans le domaine, encore (notamment sur le futur jeu Batman, où je travaille en tandem avec Xavier Fournier)

    • Jyrille  

      Merci Alex ! Moi non plus, mais des fois j’aimerais bien : le fils s’y est mis récemment, c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas pu prendre en photo mes Simulacres et ses scénarios ni l’écran de jeu de Stormbringer. Il les avait laissé chez un pote. Des fois je me dis que je pourrais faire leur MJ sur une partie, à lui et ses amis et amies.

      Bien content que tu aies joué à Paranoïa et Hawkmoon ! Est-ce que le jeu de rôle Batman reprend des caractéristiques de DC Heroes ? Ce sera chez quel éditeur ?

      • Nikolavitch  

        c’est chez Monolith, et ça reprendra le système Chroniques Oubliées.

        (j’avais joué aussi à DC Heroes et je le trouvais méga cool, ce jeu)

        • Jyrille  

          Merci Alex, je ne connais pas du tout Chroniques Oubliées. Oui DC Heroes était super, j’avais un personnage asiatique chef d’orchestre qui était une sorte de ninja et je lui avais donné un nom imprononçable : c’est pas évident d’avoir un nom cool de super-héros !

          • Jyrille  

            D’ailleurs sur les photos des cartes, vous avez reconnu The Sandman, Shade The Changing Man, The Question etc ?

  • Nicolas  

    25 ans en arrière, dans une galaxie lointaine, bien lointaine.
    Casus Belli spécial Star Wars, les sourcebooks Star Wars et X-Men qui m’ont appris à lire un vrai Anglais, contrairement à l’Anglais scolaire. Ma collection de dés de toutes les couleurs.
    Le négatif : les rolistes Ajacciens et Niçois, antipathiques et pas foutus d’intégrer le petit nouveau; si les roliste ont mauvaise presse c’est pas pour rien. Parfois il vaut mieux jouer tout seul avec ses Livres « dont VOUS ête le héro » que se retrouver en mauvaise compagnie.
    J’ai connu un roliste Ajaccien franchement taré qui cachait son manque total de confiance ne lui derrière le personnage d’un super-héro surpuissant et indestructible. Toxic Avenger le gars.

    Pour synthétiser je dirais qu’il faut tomber sur un bon groupe avec une bonne ambiance et un Maitre de Jeu qui s’est créer une ambiance conviviale.

    • Jyrille  

      Merci Nicolas ! Tout à fait d’accord, d’ailleurs je n’ai quasiment joué qu’avec des gens de mon entourage, des gens que je connaissais, des amis, des copains. Et oui, ce sont les premiers ouvrages que j’ai lu en anglais également. C’est formateur !

  • Présence  

    Une activité à côté de laquelle je suis passé. Je n’ai eu l’occasion de jouer qu’une seule fois à JdR (aucun souvenir duquel) et j’étais complètement perdu en jeune novice, au milieu de cadors. L’occasion ne s’est plus représentée par la suite.

    C’est une belle évocation de souvenirs en trio, et de regards croisés, en arrière permettant de retrouver la joie d’antan, mais aussi de constater en quoi vous vous êtes construits en y jouant, et quels étaient déjà vos traits de personnalité affirmés. Merci d’avoir partagé cet album de souvenirs.

    • Jyrille  

      Merci Présence ! Et de rien, c’est JP qui a eu l’idée. Je suis très fier de voir cet article ici, mais également que nous nous sommes contenus : j’aurai pu ajouter 100 photos !

      • Eddy Vanleffe  

        Oui JP nous a proposé un joli team-up qui a spontanément pris la tournure de la discussion au coin du feu… on raconte nos souvenirs, ça se recoupent et on dirait qu’on s’est presque connu à l’époque… ^^

  • Eddy Vanleffe  

    Merci Nicolas, Malheureusement, je ne connais pas de « passion culturelle » qui n’ait pas ses cons. il y a un aspect club select partout dans le comics, dans le manga, le rock etc…
    régulièrement on se plaint des « sachants » ça tient surout à la jeunesse et au fait que le fait de « passer le savoir » n’est pas donné à tout le monde…
    Je me souviens qu’on jouait avec tout le monde qui le voulaient bien, et on avait des persos qui étaient parfois joués par un mec, son remplaçant la fois d’après… c’est l’ambiance bordel, coca et pizza!
    mais je me souviens aussi qu’un type qui jouait à Vampires est venu une fois jouer avec nous…il l’a fait UNE seule fois en nous traitant de débiles à la fin… on a retenté le coup avec lui dans son délire et on s’est fait chier à dicuter de points de règles pendant des heures, de comment on voyait le monde, notre perception de telle compétence….pfouuu!
    on aimait se marrer, c’est tout!
    Je ne dis pas que les joueurs de story teller étaient otus chiants, mais on sentait en effet une sort de « club un peu VIP ». dommage comme je le dis …
    POur les Livres dont vous êtes les héros, stay tuned! je n’en dirais pas plus… 😉

    • Nicolas  

      J’ai de très bons souvenirs de ces petits livres, en particulier la tétralogie Sorcellerie! dans laquelle il fallait retrouver la fabuleuse Couronne des Rois.
      De meilleurs comparions d’aventures que ces rolistes à la noix…

      • Jyrille  

        Oui il m’en reste une bonne trentaine, et j’en refais ! Les meilleurs sont les Quêtes du Graal, j’ai évidemment les Sorcellerie (très difficiles) et j’en ai même racheté un ou deux, neufs (ils sont réédités, pas tous, quelques numéros) que je n’ai jamais fait auparavant;

  • SCARCE XL  

    J’ai passé tout mon temps libre à jouer aux jeux de rôle de 1986 à 1989 avec deux autres gamins. J étais maître du jeu à L Œil Noir, puis avais créé mon propre jeux L Œil Blanc (😁) et enfin un prototype très complexe de jeux de rôle de super-héros. Mes amis eux étaient maîtres du jeu sur Star Wars et Paranoia. On passait 100% de notre temps à jouer à ça et on se faisait engueuler par e qu’on allait pas dehors ! 😂
    Je connais pas de meilleure moyen pour faire lire un gamin.

    • Jyrille  

      Ah ah oui nous aussi on arrêtait pas de se faire engueuler pour aller dehors. Y compris par les copains qui voulaient jouer au foot ou au basket 😀

  • JP Nguyen  

    Arf… En fait, le père Eddy vous tease un futur article sur les Livres Dont Vous Etes Le Héros mais cet article a déjà été écrit, avant même celui-ci sur les JdR.
    En coulisses, c’est en apprenant ça que j’ai voulu rattraper le coup et me taper l’incruste dans un teamup (et je n’avais encore jamais fait de teamup avec Eddy…)
    Eddy et Cyrille étaient surmotivés, je n’ai eu qu’à jeter une base de trame et ils ont déroulé… Encore merci, courageux aventuriers !

    Pour les commentaires plus hauts, oui, la contrepartie de jouer avec des « vrais gens », c’est que parfois on tombe sur des personnalités avec lesquelles ça n’accroche pas du tout…

  • Matt  

    Coucou.
    Je n’ai jamais fait de jeux de rôle papier avec des copains parce que ben…personne n’en faisait, j’ai jamais trop connus ça^^
    Après par contre en jeu vidéo c’est devenu super populaire les fameux RPG. Et certains se jouent à plusieurs.
    Pareil tu montes en niveau, tu répartis des points (en force, dextérité pour certaines armes comme les archers, les assassins, l’intelligence c’est pour les mages et leur mana, etc)
    Et tu achetes des pouvoirs, tu augmentes les stats qu’il faut pour que tes pouvoirs soient efficaces quand ils sont liés à une stat, etc.

    Récemment j’ai fait un super jeu de ce genre : Divinity Original sin 2. ça peut se jouer seul avec 3 alliés que tu contrôles durant les combats, ou à 4 avec chacun qui contrôle son perso.
    Et les combats sont tactiques au tour par tour avec une grande importances des éléments du décor. Genre électrifier une flaque d’eau, bruler du pétrole, etc.
    Avec une gestion des armures aussi. Tant qu’un ennemi a de l’armure magique tu ne peux pas lui infliger de dégats magiques, et tant qu’il a de l’armure physique tu ne peux pas le faire tomber par exemple (ce qui aurait comme conséquence de lui faire sauter son tour le temps qu’il se relève)

    C’est très compliqué comme jeu quand on n’a pas l’habitude. Si on fait n’importe quoi avec les pouvoirs ou les stats, on se fait rouler dessus…J’ai eu du mal à ma première partie. Et faut fouiller partout, lire des documents, trouver des issues pacifiques si besoin.

    https://www.youtube.com/watch?v=AHF_YXO-m58

    Bon je sais que c’est pas pareil que votre JDR papier mais j’ai connu que ça^^
    Et ça revient un peu la tendance. Il y a des youtubeurs ou des twitcheurs fans de jeux qui font des parties de Jdr, même filmées parfois.

    • Jyrille  

      Merci Matt pour ton partage. Je vais regarder ta vidéo. Tu as raison : Maël a commencé par les RPG, bien plus intéressants et beaux que les jeux vidéos auxquels je pouvais jouer à son âge (ce qui parfois me démage d’essayer), mais comme mes enfants ont baigné dans les jeux de société depuis tout jeunes, la transition vers les jeux de plateau et le jeu de rôle s’effectue aussi. Je lui ai acheté TIME STORIES, c’est presque un livre dont vous êtes le héros à plusieurs avec des décors. Graphiquement en plus c’est superbe. Il s’est offert toutes les extensions et les as toutes faites avec ses potes.

      https://www.youtube.com/watch?v=kSTOeT0WkzY

  • Manu  

    Roooooh les souvenirs de collège et de lycée. J’ai commencé avec AD&D seconde édition, puis Ravenloft, pour finir avec Vampire la Mascarade. Puis des jeux vidéos se sont démocratisés, me permettant de jouer à des jeux sans avoir besoin d’attendre que des joueurs se libèrent.

    • Jyrille  

      Ah mais super, décidément je suis étonné qu’il y ait eu autant de rôlistes ! C’est génial. Merci Manu.

  • Bruce lit  

    Je suis passé complètement à côté de ce phénomène. D’une part, je n’avais que peu d’amis et ils ne s’intéressaient pas du tout à ça et d’autre part, mon peu d’appétence pour la science fiction, les monstres, les dragons, les auteurs que vous citez et l’heroic fantasy n’ont pas aidé.
    J’ai dû jouer une fois il y a 15 ans à un jeu de société où il fallait savoir qui était le loup…
    Mais ce que vous décrivez ressemble fort au plaisir que j’avais à jouer avec mon frère quand sont apparus les jeux videos en collaboration. On avait adoré GOLDEN AXE pour ça : on pouvait se retrouver sous la forme d’un nain et d’une femme contre des barbares… (en jeu, ça passait, oui je suis contradictoire).
    Je note le plaisir de se retrouver à jouer ensemble et non contre. Faut-il y voir les origines de JP en matière de Teamup ?
    Reste qu’aujourd’hui encore si l’on me le proposait, je déclinerai poliment. Je suis certain de ne pas pouvoir immerger et donc m’investir dans ce genre d’univers. Mais j’ai pris grand plaisir à lire vos souvenirs de jeunesse et voir mes potes en photos (JP, même aujourd’hui, mouillé, tu dois encore peser dans les 45 kilos).
    Cyrille, pose très rock, tellement que l’on ne voit RIEN au jeu que tu présentes si on ne le connaît pas.
    Eddy : attention : NERD !

    • Jyrille  

      Merci chef de publier cet article qui me tient à coeur.

      L’écran de jeu derrière lequel je cherche une règle, sans doute le plus beau que je psosède (je dois en avoir une douzaine), est le second de IN NOMIE SATANIS / MAGNA VERITAS :

      http://www.legrog.org/jeux/in-nomine-satanis-magna-veritas/2eme-edition/ecran-2eme-ed-fr

      http://alvaranda.com/images/drawing/ins-mv/ecran-ins-3.jpg

      Enfin, comme j’ai décidé de me la raconter aujourd’hui, je tiens à préciser qu’excepté les couvertures de Simulacres (puisque pas disponibles lors de l’écriture de l’article comme je le dis dans mon commentaire à Alex, alors que je les ai. Ils sont revenus depuis, avec l’écran de Stormbringer) et les tronches des copains, toutes les photos sont de chez moi. Collection personnelle.

      L’écran de Stormbringer :

      http://www.legrog.org/jeux/stormbringer/ecran-fr

      • Jyrille  

        Ah ben tiens Mattie, ça m’avait échappé, mais l’illustration de mon écran où on me voit est de Varanda (clique sur le premier lien dans mon commentaire au-dessus).

  • Kaori  

    Très chouette cet article écrit à 6 mains, très instructif, qui lève en partie le voile sur ce monde mystérieux qu’est celui du JdR…
    Cet univers m’a toujours impressionné. J’entendais des potes se programmer des parties, j’avais l’impression qu’ils étaient dans leur secte, leur club un peu fermé. Ca faisait envie, mais en même temps, j’ai toujours trouvé ça hyper arbitraire : si je comprends bien, notre destin est déjà écrit à l’avance par le MJ ? Avec plusieurs chemins possibles selon le résultat des lancers de dé ? J’avoue que mon manque de confiance envers les autres et ma faible popularité m’ont toujours fait m’imaginer dans le rôle du troll qui se fait zigouiller au bout de deux tours… En plus, je crois qu’il y a des choix à faire, et là, c’est pas possible… Les enjeux sont trop énormes, je déteste faire des choix…

    Eddy : ton histoire de démon qui a une épée elle-même démon me rappelle un peu Wakfu, un dessin animé français, mais que je ne connais pas bien…

    Votre article me fait rêver d’une soirée JdR avec toute la Team. Ca, ce serait drôle !

    • Jyrille  

      Merci beaucoup Kaori !

      Alors non, notre destin n’est pas écrit du tout, justement, c’est tout le sel du truc ! Le MJ a plusieurs solutions : s’il est très très bon, il peut tout simplement improviser. Ou se baser sur des trames qu’il a imaginées et compiler. Mais la plupart du temps, il suit un scénario. Ce scénario a en général un objectif à atteindre pour les joueurs, des décors et personnages non joueurs, des indications sur la temporalité (par exemple, si les PJ se retrouvent dans un hôtel pour un colloque, au bout de 3 jours, un meurtre, une disparition ou tout autre drame arrivera quel que soient les choix des joueurs) et les attitudes des PNJ, leurs relations avec les autres.

      A partir de là, les joueurs font absolument ce qu’ils veulent ! Mais avec leurs moyens. Si tu es prise dans une fusillade, mieux vaut être chanceux, armé et protégé, sinon tu risques en effet de perdre la vie. Et là, ce sont les dés qui entrent en jeu en général.

      Les choix, c’est plus dans les livres dont vous êtes le héros. Ils sont beaucoup plus contraignants. Le JdR t’offre beaucoup plus de liberté.

      Un JdR avec la team ? Avec un MJ d’une poigne de fer alors…

    • Eddy Vanleffe  

      Comme les copains mais en retard….
      le scénario est une base, pas une contrainte ou alors rarement.
      au début Alex le MJ se basait sur des scénars trouvés dans le mag Casus Belli, dont ce fameux LE MARIAGE DE L’EMPEREUR DEMON, à la base la princesse était enlevée pour les noces d’un démon dont la citadelle volante passait tout les je ne sais plus combien d’année, Comme dans de nombreuses légendes, il prélevait son tribut à chaque fois. là dessus, notre mission était de pénétrer le chateau, trouver et délivrer la princesse et se barrer. simple non? mais à force de nous perdre, de ne rien comprendre à ce qu’on faisait, on a fini par tomber sur un mage avec un casque. dans la panique ce mage nous attaque, on réplique et on le tue. or il se trouve que son casque lui servait pour controler les dragons qui tractaient la cité lui permettant de voler. un joueur met le casque mais perd tous ses jets de dés, puisqu’il doit résussir à dominer mentalement les créatures et celles ci se libèrent en laissant la citatdelle….ben …tomber!
      la misson se transforma en sauve qui peut et à qui pouvait survivre…il va sans dire que personne n’a cherché à retrouver cette princesse et que tout a foiré dans les grandes largeures.
      Dans un jeu vidéo, tu reprends et tu ne reproduit pas tes erreurs, là elles faisaient partie de notre parcours, la cité en ruine a mis notre tête à prix (normal), on s’est exilé et on a vécu d’autre aventures par la suite tout en ayant parfois des mercenaires à nos trousses….

      et pour Wakfu, ben… évidemment que ça n’a pas trop de rapport avec moi, mais il existe une pléthore de personnages possédés part leurs armes. Non Alex avec qui on a conçu mon personnage, était juste TRES inspiré d’Elric, le cycle de Moorcock étant une des nfluences majeures de nos années de lycées bien moins comics oiu manga qu’on pourrait croire. a l’époque nos auteurs favoris étaient RobertHoward, Lovecraft, Fritz Leiber, Moorcock donc, Ann Rice, Anne Mac Caffrey et un peu Terry Pratchett, on était à fond dans la littérature fantastique.

  • JP Nguyen  

    @Bruce : nan, rajoute quand même 10 kg de plus…

    @Kaori : non, l’histoire n’est pas totalement écrite à l’avance. Exemple reconstruit à la va-vite d’un souvenir de partie : les joueurs sont dans une auberge et font la rencontre d’un noble qui, dans la suite de l’histoire, pourrait les recruter pour les emmener dans une quête.
    Le scénario précise que le noble est bien sûr très arrogant, imbu de lui-même etc.
    Un des joueurs ne se laisse pas faire et se prend le bec avec ce PNJ. Les autres joueurs lui viennent en aide, le noble se retire piteusement de l’auberge et le MJ réfléchit alors à quelle nouvelle intrigue il va pouvoir broder… Il peut essayer de raccrocher les wagons en imaginant une nouvelle rencontre avec le noble qui permettrait de sceller une alliance ou bien partir sur tout autre chose…

  • Patick 6  

    Merci pour cet article qui m’éclaire sur un univers qui m’est totalement inconnu ! Je dois dire que, soit je manque d’imagination pour réellement m’impliquer dans ce genre de jeux, soit je n’ai tout simplement pas rencontré les bonnes personnes pour m’introniser ! (Crédiblement les deux).
    Quoi qu’il en soit vu de l’extérieur cet univers m’a toujours apparu comme totalement abscons et réservé aux initiés ! Ma référence en la matiére c’est le Geek dans Freddy 3 qui se fait maraver par Krueger en 2 secondes malgré son imagination débordante… C’est dire ^^
    @Eddy je constaste que nous avons les mêmes étagéres ! Billy attitude 😉

    • Jyrille  

      Finalement, c’est assez équilibré entre rôlistes et non-rôlistes… Tu n’as pas regardé mes cartes DC Pat ? J’ai mis Shade The Changing Man pour toi.

      • Patrick 6  

        Mince ! Je vois Sandman mais pas Shade ! Il faut dire que je ne peux pas zoomer ! 🙁

  • Kaori  

    Merci beaucoup les copains pour ces détails, explications et anecdotes rigolotes. Cyrille, j’ai ouvert les liens, je prendrai le temps de lire ça à tête reposée. Mais de loin, c’est difficile d’imaginer et se projeter. Je pense que ce sont des expériences à vivre pour les comprendre.

    En tout cas, c’est plus clair et ça fait regretter de ne pas avoir fait partie de « l’élite », des élus qui ont eu la chance de faire partie des Initiés. Je me rappelle, quand j’avais 20 ans, ma meilleure amie avait pu en faire un (elle était fan de Tolkien) avec les potes de sa sœur qui étaient des « hardos/metalleux », elle avait adoré !

    • Jyrille  

      Attention, les liens de Saint Epondyle sont un peu obscurs, le gars va super loin dans la réflexion. Mais ça peut te donner une idée.

      Pour la petite histoire, la première fois que j’ai entendu parler de JdR, c’était dans un encart récurrent de Spirou Magazine appelé le Petit Correspondant. Je devais avoir 10 ans… du coup j’ai longtemps fantasmé et dès que j’ai pu, j’ai foncé.

      Tu as des vidéos youtube de gars qui font des parties comme disait Mattie.

      https://www.youtube.com/watch?v=1t8leOYvWIU

  • Présence  

    Même si je ne suis pas rôliste, ça ne m’a pas empêché de beaucoup aimer la série Die (comme le Dé, et accessoirement aussi comme Mourir) de Kieron Gillen & Stéphanie Hans : des adultes se retrouvent projetés dans le jeu de rôle auxquels ils jouaient adolescents. C’est l’occasion pour l’auteur de jouer sur le décalage de la perception de jeu entre ces deux âges, et aussi de revenir sur le développement historique de cette forme de jeu, dans une splendide aventure. 3 tomes parus en VO, 2 traduits en VF.

    https://www.babelio.com/livres/Gillen-Die-tome-1–Mortelle-Fantasy/1257429/critiques/2547353

    • Jyrille  

      Merci Présence !

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