Le combat oublié des X-Men contre la famine (HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN)

HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN par la crème de la crème des artistes US des années 80

Un article de FLETCHER ARROWSMITH

VO :  MARVEL COMICS

VF : /

Cet article portera sur HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN, un comics édité par Marvel Comics en réponse à la terrible famine frappant l’Afrique au milieu des années 80.

Couverture de Art Adams
© Marvel comics

Par un beau matin ensoleillé, l’équipe des X-Men ( Storm, Phoenix (Rachel), Rogue, Shadowcat, Colossus, Nightcrawler, Wolverine et Magneto) est soudainement réveillée par les cris de Rachel. Leur demeure semble avoir été transportée au milieu d’un désert. Après avoir sauvé le facteur pris malgré lui dans les événements, les pensionnaires du manoir Xavier font le point sur la situation dans leur cuisine. Un par un, chacun des X-Men va alors subir des hallucinations provoquées par un ennemie invisible.

Colossus : manque de se noyer dans la piscine, attaqué par une serviette. Puis il prend peur face à des apparitions de ses coéquipiers transformés en acier comme lui.
Shadowcat : Malgré la situation, Kitty a un besoin de se rassasier.  Elle est surprise par un être éthéré ressemblant à la mort. Il confronte Kitty Pryde à une de ses plus grandes peurs, le manque de nourriture et la faim.
Nightcrawler : Kurt se voit offrir la possibilité de se sacrifier, comme le Christ, en échange d’offrir la possibilité de respirer et manger à ses congénères.
Magneto  a une vision d’un monde où les mutants sont désormais la race dominante.
Rachel  est ramenée dans son passé ou plutôt le futur dystopique de Days of Future Past. Elle endosse sa tenue de chasseuse de mutants avant d’être confrontée en tant que Phénix à sa mère Jean Grey, la première Phénix.
Wolverine : L’animal en costume de Wolverine traque Logan, l’homme nu.
Storm : Dans des décors de fête foraine et de carnaval, Ororo regarde dans des miroirs autant de versions déformées d’elle même, métaphore de l’histoire de l’homme et de son rapport à la nourriture.

Rachel arrive à identifier la source des attaques. Bien que diminués psychologiquement, les X-Men embarquent à bord de leur blackbird. Destination : l’Afrique, frappée alors par une famine sans précédent. Sur place ils commencent à apporter leur aide à des associations humanitaires et aux populations africaines.

Rogue, épargnée jusque-là, absorbe les pouvoirs de ses coéquipiers afin de traquer leur ennemi. Il s’agit de Hungry, une divinité enfermée dans un temple depuis la nuit des temps. Au cours du combat, Rogue absorbe également Hungry qui prend alors le dessus. Pendant ce temps les X-Men se réveillent au fur et à mesure, récupérant ainsi leur pourvoir. S’en suit un affrontement entre les mutants et Hungry où Rachel arrive finalement à chasser l’esprit de Hungry du corps de Rogue.

À la suite de leur confrontation, les X-Men acceptent que Hungry existera toujours tant que les humains souffriront, mais aussi qu’eux-mêmes ainsi que l’humanité, doivent continuer à combattre le désespoir répandu en apportant de l’espoir. L’équipe des X-Men reste en Afrique pour continuer d’aider la population locale.

Au milieu des années 80, le monde ouvre enfin les yeux sur la catastrophe humanitaire en Afrique notamment la famine. L’initiative de Jim Starlin et Berni Brighton va aboutir à la conception d’un numéro exceptionnel, dont l’ensemble des bénéfices iront à la lutte contre la famine en Afrique.

Jim Shooter, alors rédacteur en chef de Marvel Comics, décrit la genèse du projet de la manière suivante : « Un soir, il y a quelques mois, Jim Starlin m’a appelé chez moi pour me proposer une idée que son ami et collègue Berni Wrightson lui avait suggérée : que Marvel Comics publie un comics de bienfaisance pour la famine secours en Afrique. Jim et Berni ont voulu faire le livre comme un « jam » (confiture ou cadavre exquis), avec la contribution de nombreux artistes et écrivains, ce qui nous permettrait de réunir une petite armée de talents exceptionnels autour du projet, ce qui en ferait un véritable événement. J’ai pensé que c’était une excellente idée. Le lendemain matin, je l’ai présenté à l’éditeur Mike Hobson et au président Jim Galton. Jim et Berni ont recruté les artistes. Chris Claremont s’est rapidement porté volontaire pour recruter des scénaristes et pour aider à coordonner l’ensemble du projet. »

Une curiosité : Frank Miller revient sur Wolverine encré par Bill Sienkiewicz
© Marvel comics

Chris Claremont, sur sa participation : « …. À ce moment-là,  Starlin et Wrightson m’ont appelé et m’ont dit: « Écoute, nous voulons faire ce livre et nous aimerions utiliser les X-Men. Puisque tu écris les X-Men, aimerais tu être impliqué ?’ Et j’ai dit, ‘Enfer, oui!’ Et ils ont couru chercher les artistes, tandis que m’occupais des scénaristes. … Berni [Wrightson], Jim [Starlin], Ann Nocenti et moi , nous nous sommes assis un après-midi et avons conçu ensemble le principe de base de ce que nous voulions faire et comment nous voulions le faire. Puis, beaucoup plus lentement que je l’aurais souhaité, j’ai écrit l’intrigue principal. Nous avons tous donné de notre temps, correspondant à l’argent que nous aurions été payés. C’est de la même manière que le disque ‘We Are the World’ a été fait ».

Lire HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN c’est mesurer l’écart entre maintenant et il y a plus de 35 ans sur un tel projet. On a le droit à un véritable scénario, dans la lignée de ce qu‘un comics mainstream pouvait proposer à l’époque. 5 scénaristes (Chris Claremont, Ann Nocenti, Berni Brighton, Jim Starlin et Jim Shooter) se sont associés pour proposer une trame que les autres ont suivi à la manière d’un cadavre exquis. On a clairement l’impression de lire un numéro oublié de UNCANNY X-MEN écrit par Chris Claremont. Quand on voit que de nos jours, les numéros anniversaires proposent des récits tous plus insipides les uns que les autres, sans réelle ambition. Alors oui, au moins pour HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN, on peut dire c’était mieux avant.

Plutôt que proposer un scénario lambda où des super héros tout sourire interviennent en Afrique, HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN se trouve être conçu comme un véritable comics des années 80 avec tous les codes du genre. Là où on aurait bien vu une équipe comme les AVENGERS ou bien les FANTASTIC FOUR, le choix de Marvel de mettre en avant les X-MEN est loin d’être innocent. A l’époque c’est l’équipe numéro 1 de l’éditeur et celle qui vend le plus (Jim Shooter : «I think I was the one who suggested that we star the X-Men in the book, to maximize sales »). C’est donc l’assurance d’avoir un récit qui sera lu et acheté par le plus grand nombre et donc par conséquence de mieux porter le message humanitaire derrière en plus d’une vente de copie importante. Néanmoins le scénario n’oublie pas de montrer les dégâts en Afrique avec l’intervention d’associations humanitaires, secondés par les X-Men. Des planches qui peuvent faire clichées mais qui ont le bénéfice de ne pas cacher l’état des lieux.

L’Afrique meurt peu à peu devant des héros impuissant (Denny O’Neil/ Bret Blevins/Al Williamson)
© Marvel comics

On doit le design du logo à Janet Claire Jackson (remerciée dans les crédits). Ce logo reprend le design et la police du titre UNCANNY X-MEN avec l’ajout de la mention HEROES FOR HOPE et l’incrustation d’un cœur rouge. Janet Jackson ne doit pas être confondue avec son homonyme, chanteuse célèbre et sœur d’un certain Michael, instigateur du collectif autour de la chanson HEAL THE WORLD.

Comme indiqué dans un encart présent sur la couverture “All proceeds from this comic are being donated to famine relief and recovery in Africa”, tous les bénéfices seront reversés pour combattre la famine en Afrique. Curtis Circulation Company et tous les distributeurs du marché direct et les boutiques spécialisées ont également fait don de leurs bénéfices. HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN coutait 1,5$. L’opération aurait permis de lever plus de 150 000$ reversés à l’association American Friends Service Committee.

Marvel a mobilisé la plupart des grands artistes et scénaristes qui travaillaient alors à la maison des idées (à l’époque où elle en avait encore). Plus surprenant des écrivains ont également répondu à l’appel comme Ed Bryant, l’auteur de science-fiction Harlan Ellison, George RR Martin (GAME OF THRONE) ou encore Stephen King (pages 10 à 12). Ce dernier s’occupe avec Bernie Brighton d’un segment sur Kitty Pryde qui fait face à Hungry qui l’affame, en la tentant avec un pacte faustien contre de la nourriture. C’est donc en page 11 que l’on voit pour la première fois l’ennemi insaisissable des X-Men et qu’il est explicitement nommé. Si on connait les origines juives de Kitty Pryde, la représentation de la benjamine des X-Men, affamé, au trait tiré, est un premier écho à l’apparence des prisonniers des camps de concentration que l’on reverra quelques pages plus tard. Le choix de Stephen King et Bernie Brighton est particulièrement adéquat, la plume des deux artistes étant mis en valeur. Je me demande si quelques années plus tard, Chris Claremont ne se souviendra pas de l’impact des dessins de Bernie Brighton en demandant à Alan Davis de dessiner une Shadowcat fantomatique (celle de la Terre 597) dans EXCALIBUR #9.

Stephen King maitre de l’horreur même chez les mutants
© Marvel comics

Rare chez Marvel, signalons la participation d’Alan Moore (CAPTAIN BRITAIN, MIRACLEMAN) qui utilise le passé de Magneto en le projetant dans l’enfer de la seconde guerre mondiale. Alan Moore, dans la lignée de l’évolution et du virage pris par le personnage sous la plume de Chris Claremont, confronte Magneto à ses choix de domination du peuple mutant sur les hommes.

Ce n’est ni plus ni moins qu’Hitler (et cela a toussé à l’époque) qui l’accueille en lui signalant que l’élève a dépassé le maître. Alan Moore commence et conclue son histoire avec Magneto qui regarde son reflet à travers Cerebro et son casque, dans une métaphore de la phrase de Nietzsche : Quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde de ne pas devenir monstre soi-même. Si tu regardes longtemps dans l’abîme, l’abîme regarde aussi en toi. Comme quoi en quelques pages, sur un comics à priori anodin, on peut proposer une histoire d’une grande puissance, dépassant l’unique cadre des super héros. C’est Richard Corben qui se charge de dessiner ce segment avec des morts vivants rappelant les corps décharnés des camps de concentration, dont l’ombre pèse sur Magneto.

Magneto par Alan Moore et Richard Corben
© Marvel comics

Parmi les curiosités de ce numéro rare et exceptionnel :
– Sortie en décembre 1985, la présence de Magneto en lieu et place du professeur Charles Xavier divulgue un des évènements principaux de UNCANNY X-MEN #200 pour quelques jours, selon l’ordre des achats. Respect néanmoins de la continuité, avec un travail éditorial de qualité à souligner.
– Bien que hors continuité on peut situer HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN entre UNCANNY X-MEN # 201 et 202. En effet Cyclops n’est pas présent et quitte l’équipe dans UNCANNY X-MEN #201 après avoir affronté Storm pour le leadership de l’équipe sous les crayons de l’extraordinaire Rick Leonardi.
– On doit les deux premières pages à John Romita Junior, alors dessinateur attitré de UNCANNY X-MEN. Des pages surement dessinées dans la foulée de UNCANNY X-MEN #200, numéro double pourtant.
– Une des attractions fut le retour de John Byrne et Terry Austin sur les personnages qui les ont rendus célèbres (pages écrites par Louise Simonson).
– HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN est l’occasion de lire et d’admirer le travail de certaines collaborations célèbres comme Stan Lee et John Buscema, John Byrne et Terry Austin, Frank Miller et Bill Sienkiewicz, Mike Baron et Steve Rude ou encore Archie Goodwin, Howard Chaykin et Walter Simonson.
– La contribution initiale de Stephen King comportait plus de 5000 mots. Il a fallu lui demander de réduire à 500 environ.

– Bien que cela soit désormais de notoriété publique, la foi de Kurt Wagner n’avait pas encore été mise tant que cela en avant. Dans le segment dessiné par Charles Vess, la complexité du personnage de Nightcrawler à travers la religion chrétienne et les dilemmes moraux qui en résultent contribue à construire son personnage.

– Page 15 (Ed Bryant/Brent Anderson) on peut apercevoir Nightcrawler, Colossus et Shadowcat à l’infirmerie. On sait que Chris Claremont, l’un des 4 scénaristes du fil conducteur, aimait travailler ses intrigues sur la durée. On peut donc y voir une prémonition de ce qui va arriver aux 3 X-Man dans MUTANTS MASSACRE un an plus tard.

Je veux du cuir par Chris Claremont et Brian Bolland
© Marvel comics

– On ne refait pas Chris Claremont et ses fantasmes. Le scénariste de UNCANNY X-MEN s’occupe lui-même du segment centré sur une de ses chouchoutes, STORM. Et croquée par Brian Bolland sur un encrage de Graig Russel, Ororo revêt une tenue cuir, fouet à la main.
– Ororo venait de séjourner en Afrique dans UNCANNY X-MEN #194 et surtout #198 (LIFEDEATH II) publié en octobre 1985.
– Les pages de Chris Claremont créèrent une polémique avec Oxfam America notamment la représentation d’Ororo en tant que femme noire sexy. Jim Shooter s’en explique ici.
– Dans la continuité de Uncanny X-Men #194 et Uncanny X-Men annual 9 (1985 également) Malicia devient un patchwork de ceux à qui elle a empruntée leurs pouvoirs.
– C’est le trop rare Arthur Adams qui se charge de l’illustration de couverture qui montre l’ensemble de l’équipe des X-Men se mettre en action, face à un ennemi invisible. La pause de Wolverine, au premier plan, sera par la suite largement reprise, notamment par l’éditorial Marvel pour illustrer des publicités ou promotions.
– A l’origine du projet, Jim Starlin se charge d’illustrer la couverture de dos en mettant en scène des X-Men se débattant face à une représentation de Hungry.
– HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN ne comporte aucune publicité. 48 pages de bd, deux covers (front et back) dessinées, 1 page de crédit et 1 page où l’éditeur en chef, Jim Shooter, revient sur la genèse du comics.
– Jim Starlin and Bernie Wrightson reçurent en 1986 le prix Bob Clampett Humanitarian pour HEROES FOR HOPE STARRING THE X-MEN.

Quelques mois plus tard, cela sera autour de DC comics de proposer un projet similaire dont les bénéfices iront également la lutte contre la famine en l’Afrique. Le titre du comics est explicite : HEROES AGAINST HUNGER.

Une conclusion pleine d’espoir (Archie Goodwin/Howard Chaykin/Walt Simonson)
© Marvel comics

BO : WE ARE THE WORLD (collectif)

22 comments

  • JB  

    Merci pour cette analyse complète et documentée !

    • Fletcher Arrowsmith  

      Bonjour JB,

      bien documenté en effet car ce que j’ai trouvé impressionnant avec ce numéro c’est qu’il aurait pu être lambda, un patchwork de petite histoires fades (comme actuellement) et à l’arrivée il y a un véritable travail éditorial avec Shooter et Claremont qui font plus que le job. D’où mes recherches.

  • Surfer  

    Quelle belle histoire et quelle belle initiative de la part de Jim Starlin and Bernie Wrightson.

    C’était déjà des artistes que j’admirais, ils montent encore d’un cran dans mon estime 👍.

    Les X-Men qui n’affrontent pas un super-vilain lambda mais qui s’opposent à l’incarnation de la famine. C’est juste une idée géniale.
    Comment ne pas être touché par ce comic destiné à porter secours aux plus défavorisés qui subissent la famine.

    Cela aurait pu être l’une de mes propres histoires. Je suis le premier à m’apitoyer sur le sort de l’humanité. Mais les X-Men sont beaucoup plus vendeurs ( Tu as bien fait de le rappeler) . Il fallait récolter le maximum de fonds.

    Il me faut ce comic . Existe-t-il en VF dans une belle édition ?

    La BO: Elle coule de source. Superbe morceau 👍Quincy Jones et Michael Jackson aux manettes avec les plus grands artistes américains des années 80. Je conseille l’album complet que j’avais acheté à sa sortie et que je possède encore. Tous les titres des divers artistes impliqués sont très bons.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Bonjour Surfer,

      non pas de VF. Je me demande si il n’y a pas de problème de droits désormais car ce one shot n’a jamais été publié ou ré édité autre part.

      Le genre de numéro que tu trouves dans des conventions ou festival dans des bacs de soldes ou comics à 1€. Sur le net je pense que tu dois pouvoir te le procurer également.

  • Bruce lit  

    Aaaaaarrrrrrghhhh !
    Mais je n’avais jamais entendu parler de cette histoire ! J’ai toujours rêvé de lire du Alan Moore sur les Xmen (parce que son Captain Britain, je m’en fous totalement) avec du Corben en plus !!! Mais bordel, pourquoi Panini n’a pas publié ça dans ses intégrales, je veux absolument lire ça ! Même si je reste très dubitatif de toutes ces initiatives caritatives qui ont malheureusement prouvé que l’argent ne faisait pas tout.
    Merci Fletch pour ce pan d’histoire que j’ignorais complétement.

    La BO : une belle chanson, y a pas à dire. Il circule sur Youtube un making of de tout ça avec notamment un focus sur Bob Dylan qui a l’air de se mander ce qu’il fout là.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salut Bruce,

      content de te faire découvrir cette histoire.

      Oui je l’ai vu ce making of. Du pur Dylan des années 80 qui se cherchent complètement pendant cette décennie,

    • David  

      J’avais trouvé ce comic-book à 1 dollar à New-York à l’époque. Il n’a jamais été réédité depuis à ma connaissance. C’est souvent le cas pour les comics caritatifs. Peut-être pour une question de droits. Une brochette de talents inégalées mais je suis rarement fan des cadavres exquis, les artistes manquant de place pour s’exprimer.
      Bruce, il existe encore de micro-récits de Claremont inédits en français (ou parus uniquement chez Hachette, voire Carrefour). Je ne désespère peux de voir un jour une intégrale avec tous ces inédits. Les X-Men Classic débarquent en omnibus. Alors tout est possible.

  • JP Nguyen  

    HEROES FOR HOPE n’est donc pas un spin-off caché de MESSIAH COMPLEX ? (Hope Summers, tout ça, tout ça…)
    Merci pour le topo très complet. J’avais déjà vu quelques planches/cases à l’époque où je lisais régulièrement le site CBR.
    Petite coquille dans l’article avec Berni Wrightson rebaptisé Bernie Brighton !

  • Kaori  

    Merci pour la découverte, c’est totalement inédit pour moi !

  • Matt  

    Tiens, je crois que j’avais vu ce numéro la premère fois que je suis allé à Paris chez un bouquiniste qui vendait plein de vieux numéros VO d’époque.
    Enfin j’ai un petit doute parce que les couvertures, on finit par les confondre. Mais il me semble.
    Bon après à l’époque je ne lisais plus ça et je ne savais pas si c’était perdu dans une continuité obscure.

  • Présence  

    Super : ce comics m’a fait rêvé pendant des années, parce qu’inaccessible : soit trop cher, soit indisponible. Je sais enfin de quoi il retourne, merci.

    La page des crédits me fait saliver : rien que Alan Moore + Richard Corben, whaoouh.

    Et en plus, il y a une vraie histoire : je n’aurais pas imaginé vu l’aspect composite et patchwork de la narration.

    J’ai beaucoup aimé le développement sur les curiosités de ce numéro rare et exceptionnel.

    Pour ceux qui souhaitent lire cet épisode :

    https://viewcomiconline.com/heroes-for-hope-starring-the-x-men/

    • Jyrille  

      Merci pour le lien !

  • Bruce lit  

    Les histoires de droits : normalement les participants à ce genre d’évènements abandonnent leurs droits justement. Du coup je ne sais pas ce qui bloque aux USA.

  • Jyrille  

    Bonjour Fletcher, et merci pour ma culture et le tour d’horizon d’un comics dont je n’avais jamais entendu parler ! C’est une vraie curiosité en effet. Je serai curieux de lire la partie d’Alan Moore / Richard Corben. De manière générale, les scans sont plutôt sympas mais cela a l’air passé, les couleurs ne sont plus pimpantes, j’imagine que cela n’a jamais été réédité ? Cela dit, je ne suis pas certain d’essayer même si je tombais dessus, les X-Men, ce n’est pas mon truc de toute façon. Et ce malgré tous les noms prestigieux ici présents ! Miller encré par Sienkiewicz, c’est déjà exceptionnel. J’aime beaucoup la couverture. Et Bolland qui dessine Storm, c’est tentant.

    La BO : je déteste autant que le FINAL COUNTDOWN de Europe mais bon, ça fait partie de nous. Tellement partie de nous qu’en fait, je ne résiste pas à vous remettre la version que l’on avait faite pour l’anniversaire d’un pote. Grosse organisation. Personnellement cela ne m’a pris qu’une journée de mon temps (si vous me cherchez, je joue Huey Lewis. Et vous y verrez mes enfants encore jeunes à la fin lors de l’apparition chorale).

    http://trhansat.blogspot.com/2014/06/we-are-world-revisited.html

    ou vidéo directe :

    https://www.youtube.com/watch?v=hpe_VlEPG5M

  • Présence  

    Et combien ça a rapporté tout ça ?

    Speakeasy magazine reported in April 1986 that Heroes for Hope had raised $150,000 for the American Friends Service Committee.

  • Eddy Vanleffe  

    J’avais vu la pub à l’époque sur les floppys et je me suis toujours demandé ce qu’il y avait dedans…
    ça doit être un très bon moment de lecture. je suis sidéré de voir à quel point on a un truc où énormément de personnes ont su mettre leur égo de coté pour une fois?
    si ça n’a jamais été réédité, c’est sans doute parce que ça a perdu son sens, on ne peut pas republier le machin et toucher des bénéfices ou alors on le ressort et on fait une seconde opération. ça doit être un truc comme ça qui bloque.
    Bravo Fletcher pour cet impressionnant focus!

  • Jyrille  

    Grâces te soient rendues, Présence, j’ai lu cette histoire ce soir. Et contre toute attente, j’ai bien aimé. Le propos est intéressant, le scénario n’est pas idiot, et voir en effet Miller encré par Sienkiewicz et surtout Corben scénarisé par Moore est vraiment cool. J’ai beaucoup aimé la première partie car je suis fan des histoires de schizophrénie ou de changements de perceptions de la réalité, les deux planches de Bolland sont très bonnes dans cette partie. La seconde est moins intéressante mais ne manque pas de cohésion (et je ne connais pas trop les dessinateurs, mais ils ont un style plus ou moins proche, même si le trait de Chaykin est plus tranchant). Je ne comprends pas pourquoi Rogue dit ‘AH’ au lieu de ‘I’ (je) mais soit. Une vraie bonne surprise, merci beaucoup d’en avoir parlé Fletcher !

    • Fletcher Arrowsmith  

      Bonsoir Jyrille,

      content que cela t’es plu. Je trouve aussi que la première partie au manoir est la meilleur.

    • Eddy Vanleffe  

      le « ah » c’est pour émuler l’accent du sud. Claremont tenait beaucoup aux accents de ses personnages.

      • Jyrille  

        Merci Eddy

  • Patrick 6  

    Et bien, si j’ai déjà vu cette couverture, je ne savais rien de son concept et encore moins de son casting de stars ! Merci de cette découverte.
    Contre toute attente, il y a pas mal de numéros en vente sur ebay ! Et à des prix relativement raisonnables… Voilà qui n’est pas perdu pour tout le monde ^^
    Par contre, sans etre un spécialiste de Michael Jackson, je pense que tu te réfères à We are the world et non pas Heal the world ?

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salut Patrick,

      en effet boulette sur Michael Jackson même si les deux chansons ont énormément de rapport.

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