Le meilleur récit des 4 Fantastiques ? (FANTASTIC FOUR VS THE X-MEN)

FANTASTIC FOUR VS THE X-MEN par Chris Claremont et Jon Bogdanove

Un article de JB VU VAN

VO : Marvel Comics

VF : Éditions Lug puis Panini Comics

Une couverture censurée en VF…
© Marvel Comics, Editions Lug

Si on me demande quels sont mes 5 comics préférés, ma réponse peut varier selon l’humeur. Mais la mini-série FANTASTIC FOUR VS THE X-MEN fera forcément partie du lot ! Découvert dans un album RÉCIT COMPLET MARVEL relié, ce comic book est à mon avis l’une des histoires les plus mémorables des Fantastiques comme des mutants. Il constitue également un jalon essentiel dans l’histoire des X-Men ! La preuve en est son intégration dans X-MEN : L’INTÉGRALE de 1987 (Tome 1) publié par Panini Comics.

Cette mini-série est écrite par le scénariste phare des X-MEN, Chris Claremont. Les amateurs de POWER PACK retrouveront Jon Bogdanove au dessin. Un lien logique lorsque l’on sait que Franklin Richards, qui joue un rôle important dans cette série, apparaît régulièrement aux côtés des enfants Powers ! Le trait de Bogdanove est magnifié par l’encrage de Terry Austin. 

Les Filles Fantômes ne sont pas légion chez Marvel…
© Marvel Comics

Les X-Men ressortent du crossover MUTANT MASSACRE en piteux état. En tentant d’empêcher le massacre des Morlocks, Diablo a été grièvement blessé. Colossus se retrouve paralysé. Enfin, pour avoir tenté de protéger Malicia d’une attaque de Harpon, Kitty se retrouve incapable de reprendre une forme tangible. Pire encore, elle perd peu à peu sa cohésion et risque de se dissiper !

Si les Fantastiques n’ont pas vécu une expérience aussi violente, les rapports entre les membres de l’équipe sont tendus. La Chose revient tout juste du Battleworld créé par le Beyonder après avoir tué sa part humaine. Mais à peine arrivé, il découvre que Reed Richards lui a caché qu’il pouvait reprendre sa forme humaine à volonté ! Ce sentiment de trahison empire lorsqu’il découvre que Johnny Storm est désormais en couple avec Alicia Masters ! Une situation que Ben Grimm vient à peine d’accepter lorsque commence FANTASTIC FOUR VS THE X-MEN.

Sinistre présage
© Marvel Comics

La mini-série s’ouvre sur un rêve de Franklin Richards. L’enfant, qui a des pouvoirs prémonitoires, voit son père devant les cadavres des Fantastiques et des X-Men. Wolverine, survivant pour quelques minutes encore, rend Richards responsable de la mort des 2 équipes avant de succomber. Ce Reed onirique ouvre un livre qui, selon Franklin, est la cause de ce massacre, avant de revêtir le masque du Docteur Fatalis ! Franklin Richards se réveille en sursaut et tente de trouver réconfort auprès de ses parents. Mais ses cauchemars menacent de devenir réalité lorsqu’en cherchant dans de vieilles affaires, Sue Richards découvre ce même livre, le journal intime de Reed Richards !

Alors que l’état de Kitty Pryde continue de se dégrader, Magnéto parcourt les dernières avancées scientifiques et découvre un article de Reed Richards sur un processus capable de stabiliser la jeune mutante. Mais lorsqu’il se rend auprès des Fantastiques afin de leur demander leur aide, Sue et Reed ont un comportement étrange après avoir lu le fameux journal. Reed Richards se rend à l’Île de Muir avec Ben Grimm, Johnny Storm et Miss Hulk. Cependant, pétri de doutes, Richards finit par refuser d’appliquer ses recherches sur Kitty. Le ton monte entre les 2 équipes jusqu’à ce que le combat éclate. Mais Tornade est grièvement blessée dès les premiers instants : une boule de feu lancée par Johnny Storm lui inflige de graves brûlures. Malgré cela, Ororo parvient à ramener ses camarades à la raison. Un hologramme de Fatalis apparaît alors. Le souverain de Latvérie propose son aide aux X-Men. Les objections de Richards sonnent creux et les Fantastiques retournent à New York.

Martha !
© Marvel Comics

De retour au Baxter Building, Reed Richards est confronté par les autres membres des Fantastiques, qui ont lu son journal. On apprend alors la raison des hésitations de Reed Richards et du comportement distant entre les Richards. Le journal révèle que Reed, qui avait rencontré une menace extraterrestre avant l’émergence des superhéros, aurait intentionnellement exposé ses proches aux rayons cosmiques afin de créer des surhumains capables de protéger le monde. Alors que ces révélations risquent de signer la fin des 4 Fantastiques, les X-Men débattent de l’offre de Fatalis. Peuvent-ils l’accepter au risque de devenir ses débiteurs ? 

Le conflit pour les 2 équipes a ainsi des enjeux personnels. Contrairement à AVENGERS VS X-MEN ou INHUMANS VS X-MEN, il n’est pas question de sauver le monde ou d’empêcher l’extinction d’une race. Pour les X-Men, il s’agit ici de la survie de l’une des leurs, dont les heures sont désormais comptées. Concernant les Fantastiques, le problème est la confiance. Confiance en soi pour Reed Richards, qui s’interroge sur ses propres motivations, mais aussi pour Johnny Storm, dont les pouvoirs ont mutilé Tornade. Confiance en l’équipe et en la famille ensuite : les Fantastiques peuvent-ils rester unis si les circonstances de leur création viennent d’une manipulation de Richards ? La rencontre avec les X-Men catalyse leurs craintes.

Une véritable sensibilité
© Marvel Comics

Ce n’est pas la première fois, ni la dernière d’ailleurs, que le noyau de la plus grande famille des comics explose. Sue Richards abandonne par exemple l’équipe lorsque Reed Richards doit lobotomiser leur enfant dont les pouvoirs deviennent instables. Plus récemment, dans le FANTASTIC FOUR : 1234 de Grant Morrison et Jae Lee, Fatalis tente de briser ses ennemis jurés en semant la dissension au sein des Fantastiques. Mais pour moi, il n’y a pas photo. FANTASTIC FOUR VS X-MEN écrase sans problème la mini-série de Morrison. Ce dernier voit les superhéros comme des concepts, Claremont comme des personnages capables d’évoluer. Plutôt que d’être isolé dans son laboratoire, Reed Richards montre à son insu son humanité à sa femme en réconfortant Franklin et en utilisant ses pouvoirs pour lui raconter une histoire. Ben Grimm surmonte son complexe physique en sauvant une jeune enfant d’un accident. Pour Johnny, c’est surtout une question de culpabilité : d’avoir blessé Tornade d’une part, mais aussi d’être heureux de ces pouvoirs qui sont un poids pour la Chose. Et concernant la confrontation finale entre la Femme Invisible et Fatalis, je préfère largement la menace implicite de Sue au mépris que montre celle-ci à son ennemi dans 1234.

La grande difficulté d’écrire une série sur 2 équipes est de donner à chacun son moment. Claremont parvient à trouver cet équilibre durant les combats. Malgré sa blessure et la perte de ses pouvoirs, Tornade s’interpose pour protéger Richards de Logan. En volant les pouvoirs de Ben Grimm, Malicia découvre la noblesse d’âme de Ben Grimm et verse une larme. Magnéto prouve qu’il a changé en s’excusant pour son approche agressive. Enfin, lors d’un entraînement, les X-Men en apprennent enfin un peu plus sur les pouvoirs du nouveau venu Longshot. 

L’arme la plus puissante de l’Univers Marvel
© Marvel Comics

Si chacun a l’occasion de briller durant la série, ce sont cependant Franklin et Kitty qui sont les véritables stars de FANTASTIC FOUR VS THE X-MEN. Franklin est encore un pré-adolescent, et Kitty approche de ses 15 ans. Et chacun tente d’empêcher leurs aînés de commettre de terribles erreurs ! Mais tels les compatriotes de Cassandre, leurs équipes restent sourdes à ces avertissements. Littéralement dans le cas de Kitty, dont la condition l’empêche d’être audible. Quant à Franklin, bien que ses parents connaissent ses dons de clairvoyance, il est déjà trop tard pour les empêcher de découvrir le journal. Ils doivent donc passer aux actes pour protéger les leurs. Kitty est notamment prête à se suicider pour empêcher les X-Men de se vendre à Fatalis. Seule l’intervention de Franklin la dissuade de se sacrifier. Pour sa part, Franklin sert de support émotionnel à la jeune femme, puis met carrément fin aux hostilités entre les X-Men et les Fantastiques ! Il parvient même à réaliser l’impensable en convaincant Fatalis d’aider son père…

Malgré mon amour pour cette histoire, je dois avouer qu’elle n’est pas exempte de défauts. Ceux-ci portent surtout sur le fameux journal qui sème la discorde au sein des Fantastiques. Tout d’abord parce que le pardon vient très rapidement en ce qui concerne la Chose. Si Sue Richards réalise rapidement que le journal est un faux, ce n’est pas le cas de Ben Grimm qui oublie sa rancœur pour la risette d’un nourrisson. Mais surtout, la découverte dudit journal au moment où les X-Men ont besoin de Reed Richards est bien trop pratique. On voit Fatalis dépêcher un automate pour proposer son aide aux X-Men, un plan qui serait complètement tombé à l’eau si les révélations du journal n’avaient pas plongé Reed dans une indécision paralysante. Le lecteur finit par découvrir que Fatalis est lui-même surpris de voir ce piège qu’il a posé des années plus tôt se refermer à ce moment-là. Des coïncidences bien pratiques qui, si elles permettent le développement des relations entre les Fantastiques, restent un ressort narratif un peu grossier.

Refusons tous deux que nos lendemains soient mornes et gris
© Marvel Comics

Chris Claremont comptait rebondir sur le lien qui se noue ici entre Kitty Pryde et Franklin. Kitty devait en effet devenir la nourrice de Franklin ainsi qu’une figure de grande sœur pour l’enfant. Une idée qu’il semble avoir soumise de manière répétée, notamment durant HEROES RETURN lorsqu’il reprend la série FANTASTIC FOUR. Ce double rôle sera finalement occupé par Caledonia et Valéria, deux ressortissantes de réalités alternatives. Il propose à nouveau ce plan lors de la période X-MEN : REVOLUTION sans le concrétiser, et Kitty disparaît simplement des radars durant cette période.

Pour les conséquences les plus immédiates, Kitty entre en convalescence sur l’Île de Muir avec Diablo. Ils sont donc absents lors du combat à Dallas et pensent que les X-Men sont morts à l’issue de leur combat contre l’Adversaire. Ils forment alors avec Captain Britain, Meggan et Rachel Summers l’équipe d’EXCALIBUR. Cependant, Kitty mettra du temps à retrouver son état normal. Côté FANTASTIC FOUR, Sue et Reed Richards prennent un congé sabbatique peu après la fin de cette série afin de se recentrer sur leur vie de famille. Ils confient alors l’équipe à Ben Grimm. À plus long terme, FANTASTIC FOUR VS THE X-MEN connaît une suite spirituelle avec X-MEN/FANTASTIC FOUR en 2020. Cette série se déroule durant l’ère Hickman, où les mutants décident d’embrasser leur statut de successeurs de l’humanité, en créant une véritable société mutante sur l’Île de Krakoa. Seuls les mutants y sont admis, et Charles Xavier compte bien recruter le plus puissant d’entre eux : Franklin Richards. Afin d’adoucir les négociations, Xavier demande son aide à Kitty en raison du rapport qu’elle a développé avec Franklin dans cette aventure !

En bref, malgré ses facilités scénaristiques, FANTASTIC FOUR VS THE X-MEN est un récit que je vous recommande que vous soyez fans de l’une ou l’autre équipe ! Claremont explore les liens familiaux des Fantastiques tout en se servant du récit pour gérer les conséquences de MUTANT MASSACRE.

41 comments

  • Eddy Vanleffe  

    Je suis évidemment totalement raccord avec l’article.
    si je devais lister mes 5 comics pour lesquels j’ai le plus d’affect, je serais obligé de citer à peu de choses près X-MEN VS FANTASTIC FOUR, le début d’EXCALIBUR, THE KILLING JOKE, DAREDEVIL BORN AGAIN, et BATMAN YEAR ONE
    mais demain je vais penser à un autre, ceci dit ceux là ne seront jamais loin.
    il parait que cette série devait servir de transition pour Claremont qui devait partir après FALL OF THE MUTANTS et reprendre les FF derrière Byrne..
    Je ne sais pas exactement la part de légende.
    POur ma part, j’ai toujours pensé qu’il y avait un doute quant à la provenance du journal…le fait qu’il pouvait être vrai et que Sue choisissait d’accuser Fatalis pour maintenir sa famille unie expliquait une bonne part des éincohérences que tu pointes.

  • Matt  

    Très très bien ce récit en effet.
    Tiens personne n’en avait parlé encore ?
    Je n’ai pas grand chose à ajouter.
    Peut être qu’une nouvelle édition VF serait bien, ailleurs que dans une intégrale mal imprimée.
    Peut être dans la collection Hachette un peu plus tard, espérons.
    J’ai le vieux RCM aussi, la traduction étant moins pire que la nouvelle. Mais bon je me doute que s’ils rééditent ce sera la dernière trad en date.

  • Nikolavitch  

    Autant l’effet Aladin ne m’avait pas marqué du tout, autant je garde un bon souvenir de FFvsX.
    fut un temps où, contingentant mon argent de poche, je privilégiais les RCM aux revues pour avoir des histoires complètes. Nostalgie, camarades…

  • Bruce lit  

    C’était le baptême du feu rétrospectivement pour JB puisqu’il s’agit du premier article commis cet été pour son arrivée dans la Team. Tu t’en tires très bien en analysant les qualités et les défauts de cette histoire incroyable. Comme toi, je trouve que Claremont va si loin dans son histoire de cahier que la réconciliation semble impossible. La récupération de la situation est aussi disgracieuse que l’atterrissage d’un albatros. Pour le reste, c’est magique : la relation magnifique entre Kitty et Franklin, le baiser entre Rogue et Ben, Saggy Baggy !
    Il s’agit sans doute à mes yeux de la dernière bonne histoire X de Claremont après MUTANT MASSACRE. Je déteste tout le reste FALL OF MUTANTS, La saga Australienne que j’ai encore relue dernièrement, Muir, beurk…(ah, je sauve de tout ce merdier l’incursion de Malicia et Mags en Terre Sauvage). C’est aussi la dernière fois que j’aime les dessins de cette période. Terry Austin y est pour beaucoup.

    J’avais acheté cet album sur les quais de seine dans les années 2000, par curiosité et avais été stupéfait par la qualité de l’histoire. Un grand classique qui effectivement n’a rien à voir avec les putasseries de Morrison sur les FF. Comme s’il cherchait à systématiquement souiller le boulot de Claremont.

    Son écriture est d’un rare niveau ici. Le final autour du buffet place l’histoire sous l’angle du théâtre européen, presque de la comédia dell’arte. Il est bluffant.
    Merci pour cet article.

    • JB  

      Merci de me l’avoir suggéré, j’ai probablement laissé échapper sur Facebook que c’était mon comics préféré une ou 2 fois…

  • NICOLAS GIARD  

    Bon souvenir de lecture, merci JB même s’il parait que l’équipe de rédaction d’alors (LUg) se foutait complètement des comics et surtout traitait son lectorat de manière complètement infantile. Relisez vos vieux Strange c’est vraiment triste. Enfin c’est ainsi.

    Reste de beaux souvenirs de jeunesse, malgré le cynisme venant avec l’âge adulte.

    • JB  

      J’évoque très peu la publication VF originelle. D’ailleurs, il s’agit du dernier RCM de LUG, le suivant est labellisé Semic.

    • Eddy Vanleffe  

      Je n’ai pas ce souvenir de LUG, je pense plutôt qu’ils ont été des défricheurs chevronnés. chaque censure s’est faite à leur corps défendant… ils ont tenu à rester sur la base des publications jeunesse à TVA 2.1%

  • NICOLAS  

    Ton article est très bon et bien structuré. C’est marrant de voir comme un gamin haut comme trois pommes réussit à réconcilier Richards et Fatalis le temps de sauver Kitty.

    • Eddy Vanleffe  

      Les enfants semblent être la faille dans la carapace d’inhumanité de Fatalis.

      • JB  

        Pas forcément. Je perçois moins Fatalis comme un noble vilain que comme un monstre qui tente ponctuellement de sauvegarder les apparences. S’il cède devant Franklin ici (devant 2 équipes de superhéros), Fatalis n’hésite pas à expédier le jeune Richards en Enfer durant le run de Waid ou à le tuer (enfin, tenter de le tuer) dans la seconde mini-série de Chuck Dixon. On peut aussi parler de Stature…

        • Matt  

          Après c’est toujours le souci d’essayer de justifier des actes à travers divers auteurs qui réécrivent les persos comme ça leur chante.
          Parfois on peut trouver une logique, ou jouer sur le fait que les gens sont d’humeur changeante. Mais après 60 ans de continuité et 150 auteurs variés, certains trucs n’ont pas de sens.

        • Eddy Vanleffe  

          Tout ça est assez bien synthétisé dans la dernière série Marvel à son nom. mais je ne m’attarderais pas à ce sujet…just wait and see….

  • Tornado  

    Devant toutes les dithyrambes, j’ai failli un moment me laisser tenter. Mais à mon avis, il ne vaut mieux pas. Etant donné que je n’ai pas lu ça à sa sortie, la nostalgie ne sera pas là et ça risque de me tomber des mains à cause du style de narration old-school.
    Je me fiche complètement de tous ces personnages aujourd’hui. Cet élément de « caractérisation » ne sera donc pas suffisant.

    • Eddy Vanleffe  

      Honnêtement je n’essaierais même pas de te le vendre…
      Ça reste une bonne BD de super héros dans le haut du panier du genre mais, c’est le style et le premier degré qui ne te plait pas en général.

    • Bruce lit  

      Alors pour la première et dernière fois, je trouve que tu perds quelque chose. C’est d’une violence et cruauté assez rare. Tu as des moments de pure poésie dans cette histoire : Ce moment où Rogue embrasse Ben Grimm. « Le baiser surprend Ben Grimm et il y décèle de la tendresse, le même besoin violent d’être aimé. Elle, elle pensait embrasser un rustre et elle découvre l’âme d’un prince ».
      C’est un album où les enfants disent aux parents d’arrêter leurs conneries.

      • Tornado  

        Toutes ces émotions entre ces personnages, ça ne marchera jamais sur moi avec le style de narration old-school. J’ai besoin que ça soit construit et amené de manière mature. Si je ne suis pas immergé dans la narration, c’est impossible. C’est pour ça qu’il me faut d’abord une mise en forme solide. Sinon ça me dégringole des mains.

        • Bruce lit  

          Je n’insiste pas.
          C’est comme tenter de me faire lire du Moebius 😉

      • Matt  

        Non en effet je pense que c’est pas la peine pour Tornado^^
        C’est très chouette sur le fond. Sur la forme c’est académique et narré de manière simple et basique, avec des bulles de pensées pour exprimer les émotions plutôt que des silences ou une mise en scène originale.
        Du coup il tombera de ses mains, ce RCM, je confirme^^

        • Eddy Vanleffe  

          En même temps les bulles pensées, pour le coup c’est justifié pour Kitty, vu qu’elle ne peut plus parler

          • Matt  

            Certes mais je ne parlais pas de ça.
            Le bisou à Ben, ça réagit en bulles de pensées, les personnages qui se questionnent sur Fatalis = bulles de pensées, etc.
            Et puis ç’aurait été un challenge amusant de faire « vivre » le personnage muet de Kitty sans utiliser des bulles de pensée malgré tout^^ Avec des scènes muettes, une gestuelle.
            Mais bon je ne critique pas hein. Et c’était l’époque, personne ne faisait ça. Même en franco belge c’était rare. En manga ça devait exister les scènes muettes bien longues.

            Bref c’est pas un reproche. Je dis juste que Tornado n’adhérera pas.

          • Matt  

            Et puis moi d’ailleurs je trouve que remplacer les bulles de pensée par une voix off, c’est un peu kif kif.
            ça fait un peu moins con parce que tu sens que c’est un personnage en dehors de la scène qui commente ce qu’il s’est passé. Donc ça a l’avantage de sonner comme un journal intime, alors qu’une bulle de pensée de 30 lignes sur une image de baston, ça donne l’impression que le mec peut en temps réel raconter sa vie le temps d’un coup de pied, et ça fait kitsch et casse complètement le rythme de la baston qui devrait aller vite.
            Une bulle de pensée lors d’un moment calme avec un perso assis sur un banc, ça me gêne beaucoup moins.

            MAIS…la voix off, bien que plus stylée car « en dehors du temps » casse aussi le rythme. Et au final ça déblatère, bla bla bla et bla bla bla, souvent pour ne rien dire. On a les états d’âme en détail à chaque seconde des persos et c’est souvent too much.

            Le top de la narration pour moi ? Philippe Tome sur SODA. Il y a un peu de voix off quand il faut, des scènes quasi muettes de 3 pages quand il faut.

          • Tornado  

            Le découpage (story-board/Plans/cadrages/dialogues/soliloques), c’est un art. Et les scénaristes de comics old-school sont à la ramasse de ce point de vue. Claremont n’échappe pas à la règle. Ce n’est ni Will Eisner, ni Hergé.

          • Présence  

            @Matt

            Et puis moi d’ailleurs je trouve que remplacer les bulles de pensée par une voix off, c’est un peu kif kif. – Je suis plutôt d’accord avec toi là-dessus. Mis à part le format de la boîte (phylactère ou cellule), le même flux de pensée peut courir dans l’une ou l’autre de ces formes.

  • Jyrille  

    Je crois bien que j’avais vu passer cette couverture quelques fois, sans doute sur le profil FB du blog, mais bien évidemment je ne l’ai jamais lue ni vue. En tout cas tu donnes envie d’essayer même si je crains que ce ne soit un peu trop old school pour moi. Et même si je ne suis fan d’aucune des deux équipes.

    La plus puissante des armes : belle définition.

    En regardant les scans, je me demandais si les dessins n’étaient pas de Byrne, mais non, c’est juste Terry Austin qui a une sacrée personnalité.

    Est-ce que tous tes articles contiennent une pique envers Morrison ?

    Au final, merci pour ma culture comme d’habitude !

    • JB  

      Non, pas seulement pour Morrison, j’en ai aussi après Byrne et Millar ^^

      • Jyrille  

        OK 😀

        Mais ma question portait surtout sur le systématisme de ces piques ?

        • JB  

          Pure calomnie ! Sur 4 articles actuellement publiés, seuls 50% comprennent une référence à Momo !

  • PierrreN  

    Le run de Claremont sur les FF est loin d’être aussi réussi que cette mini.

    • Bruce lit  

      Oui tout tient du miracle. Notamment celui de me faire intéresser aux Fantastiques.

    • Eddy Vanleffe  

      j’aime bien le run de Claremont sur les FF, notamment à partir du 13..la première année, il semble pas réussir à s’extirper de la mythologie mutante mais une fois sur les rails, c’est très correct jusque’au 32…

      • JB  

        Accessoirement, il recycle dans ses FF période Heroes Return l’idée de coller Reed derrière le masque de Fatalis, comme Franklin le rêve dans cette histoire ^^

        • Eddy Vanleffe  

          mais la théorie de Claremont c’est que Reed et Fatalis sont les deux faces d’une même pièce. il les oppose et les amalgame sans arrêt…
          je suis assez d’accord avec ce thème….
          Il aurait du finir et pas être « muté » pour faire REVOLUTION

  • Présence  

    Très intéressant de redécouvrir cette minisérie ainsi : je ne l’ai lue qu’une seule fois, lors de sa parution en VO, et je ne l’avais pas aimée. Je serais bien incapable de dire ce qui m’avait déplu à l’époque, il y a donc 34 ans de cela.

    Aaaargh : c’est malin, maintenant j’ai envie de la relire. 🙂

    La grande difficulté d’écrire une série sur 2 équipes est de donner à chacun son moment. – J’ai beaucoup aimé la manière dont tu montres comment Claremont est parvenu à le faire.

    • Bruce lit  

      Disponible en VO à la maison dans le même trade que Avengers Vs Xmen de l’époque (nettement moins réussi)

  • JP Nguyen  

    Toujours pas lu cette mini. Apparemment, je manque quelque chose. J’essaierai de me rattraper, un de ces jours…

  • Kaori  

    Un article que j’ai eu le privilège de lire en avant-première ! Très beau baptême du feu, bravo !

    Très chouette mini-série, qui prêche une convaincue. La sensibilité de Claremont fait mouche.

    JB tu m’as fait rire. 50% contre Momo, c’est rien du tout 😉

    • JB  

      Merci encore pour ton aide 🙂

      • Kaori  

        Honnêtement, j’émets le doute sur mon utilité, lol. Tout était déjà parfaitement calibré ! Je ne suis pas sûre de t’avoir été d’une grande aide… Mais c’était un honneur d’avoir « assuré » le chemin 🙂

  • Matt  

    Tiens c’est marrant, après avoir fait le tri un peu dans mes X-men, je me rends compte que je suis davantage fan de Lobdell que Claremont maintenant…

    Le truc c’est que…Claremont avant God love man kills, je m’en fiche. ça ne marche pas sur moi. Les premiers X-men, la saga du Phénix, tout a pris un sale coup de vieux et je n’aime pas les personnages. J’ai toujours préféré la seconde équipe.

    Claremont j’ai donc :
    -Days of future past (meilleur sur le fond que la forme mais bon…)
    -God loves, man kills
    -la saga des Morlocks avec Tornade + sa perte de pouvoirs avec Lifedeath
    -Je saute Mutant massacre qui est juste une insupportable baston de 2000 pages éparpillée sur 12 séries pour passer direct à ce X-men vs FF qui résume en 2 lignes qu’il y a eu un massacre des Morlocks et propose une histoire carrément mieux avec Fatalis et le sort de Kitty.

    -Ensuite, n’en déplaise à certains j’aime la première saga en 4 épisodes de Genosha (donc période australienne) même si les dessins sont bof.
    Et pis…bah c’est tout.

    Après c’est direct Second Genese (ok c’est encore Claremont) puis du Lobdell avec
    -Xcutioner’s song
    -Fatal attractions
    -les sagas Cyclope/Phénix
    -plusieurs super one shots centrés sur Xavier et Magnéto.
    -les épisodes avec Iceman et Frost
    -Tout le truc avec Dents de sabre au manoir
    -Certains X-men Unlimited (dont celui ou on apprend la parenté de Mystique et Diablo)
    c’est carrément plus prenant même si parfois visuellement c’est très 90. Il y a des moments forts avec Jubilee, Xaver, Dents de sabre, la mort d’Ilyana. Je n’aime pas trop Avengers/X-men Blooties mais ça reste mieux que…par exemple le seuil du péril de Claremont.
    Même Onslaught et le pétage de plombs de Xavier c’est plus intéressant que les trucs genre la saga de l’adversaire ou Mutant massacre pour moi.

    Bon par contre AoA c’est pas ma came. Je préfère la saga Cyclope et Phénix dans le futur qui élèvent Cable.

    Désolé hein.
    Mais bon je sais que le chef aime bien Lobdell aussi donc je devrais être pardonné^^

    • Bruce lit  

      Tu es pardonné.
      Et consigné pour écrire sur la 1ère saga de Genosha.

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