MEMORIAL FOR MIURA

MEMORIAL FOR MIURA (KENTARO MIURA 1966-2021)

Un article d’ EDDY VANLEFFE.
Plus que BERSERK, une œuvre…
©Kentaro Miura-Hakusensha-Glénat

Putain de Facebook…La news m’est crachée à la gueule en plein écran. Kentaro Miura vient de décéder d’une dissection aortique à 54 ans. Les premières pensées vont bien évidemment à sa famille et ses proches.

Pourtant si la communauté de ses fans s’est immédiatement émue, j’ai pu constater que l’homme était finalement méconnu et son œuvre considérée un peu comme l’archétype du manga «sex and violence».

L’occasion est donc malheureuse mais indispensable de revenir sur une œuvre à la fois atypique mais aussi primordial du manga: son magnum opus: BERSERK

BERSERK est un seinen (adulte) manga publié dans Young Magazine de l’éditeur Hakusensha depuis 1989 et encore donc inachevé à ce jour. La série possède un ton excessivement violent servi par un dessin ultra-détaillé d’une précision chirurgicale, plongeant le lecteur en un clin d’œil dans l’horreur d’un moyen-âge baroque, malsain et totalement sauvage, le moyen âge de LA CHAIR ET LE SANG de cet autre fou de Paul Verhoeven.

Au Japon le genre de l’heroic-fantasy est surtout représenté par des séries légères, très inspirées des jeux vidéos emplis d’elfes aux longues oreilles et aux seins rebondis et de sorts magiques à base de pyrotechnies spectaculaires.

A cette tendance, s’opposera Kentaro Miura qui va illustrer de manière hyper réaliste de vrais monstres issus des folklores européens, de vraies armures dont les designs sont parfaitement documentés jusqu’aux jointures et dont les poids pourraient plier la page. Il y ajoute une description géopolitique féodale tout à fait vraisemblable. BERSERK illustre donc un refus total de concession.

Au départ l’auteur s’inspire de GUIN SAGA de Kaoru Kurimoto, un cycle romanesque très célèbre au Japon souvent comparé à Conan mettant en scène les aventures d’un immense guerrier à tête de léopard flanqué de deux orphelins au beau milieu d’un monde sombre et barbare (cinq volumes ont même été traduits chez Fkeuve noir). Bien sûr, l’Europe, son folklore, son art pictural et tout ce qui va lui servir à décrire son univers de manière réaliste, viendra peu à peu nourrir son intrigue.

Une influence picturale de Frazetta n’est pas à exclure.
©Kentaro Miura-Hakusensha-Glénat

Au début le manga est à la limite du «faux départ», Guts est un mercenaire borgne, dont le bras a été remplacé par une prothèse métallique contenant une antique arme à feu. Maudit, il attire à la nuit tombée tous les démons de la terre. De son côté il semble poursuivre les êtres maléfiques qui pourraient le rapprocher d’un être dont il cherche à se venger. Un quête de justice assez classique si on exclut bien évidemment les qualités graphiques de son auteur.
Puis Kentaro Miura réalisant que son histoire n’a pas de gouvernail, va entamer ce qui va désormais être l’arc pour lequel le public se souviendra de lui encore un bon moment: celui de L’AGE D’OR.

Revenant sur l’enfance de Guts, on apprendra ainsi qu’il est né d’une femme pendue à un arbre et recueilli par des mercenaires. Il grandit sur les champs de batailles apprenant par les armes le seul moyen qu’il ait à sa disposition pour survivre et gagner son pain. Développant une force hors norme, son père adoptif prend peur et le vend à un autre homme qui violera le jeune garçon. Trahi et traumatisé, Guts n’en devient pas moins une bête dangereuse, il se venge de tous ceux qui ont lui ont fait du mal. Plusieurs années plus tard, Guts a fini par jouir d’une certaine réputation en tant que mercenaire. Sa force est légendaire et sa bravoure sur le champ de bataille attire l’attention des plus gradés. Joignant ses forces à celles de la troupe du Faucon, il se voit offrir un place par leur chef parmi eux. Celui-ci, répondant au nom de Griffith est l’opposé exact du héros. Aussi maniéré que Guts est brutal, aussi rusé que ce dernier est direct, et aussi beau et virginal que Guts, balafré et buriné. C’est cette opposition qui en fait des camarades indissociables. Griffith a vite compris que Guts n’est qu’un animal attendant de servir un maître, il va donc pouvoir s’appuyer sur les dons militaires de son nouvel allié pour concrétiser ses ambitions. D’abord il va se rendre indispensable aux armées du Midland, gravir les échelons du pouvoir jusqu’à s’introduire à la cour. De son côté, trouvant enfin un environnement stable, Guts trouve peu à peu l’amour auprès de la seule femme de la troupe: Casca. De nouvelles ambitions alors l’éloignent des rêves de Griffith et il souhaite alors quitter les Faucons. Prenant la désertion de son soldat pour une trahison, Griffith va commettre une monumentale erreur politique qui le fera condamner à la torture. Là, dans sa geôle il va signer un pacte faustien et se venger de son ancien complice de la plus horrible des manières: ce sera l’Avènement du Banquet. Un rituel démoniaque.

Visions d’apocalypse biblique
©Kentaro Miura-Hakusensha-Glénat

Le manga aura bien du mal à se sortir de cette arche narrative là. Emplie de bruit, de passion et de fureur, jamais un manga héroïc-fantasy n’aura été aussi intense. D’ailleurs les adaptateurs ne s’y sont pas trompé, avec une première série animée en 1997 se stoppant à l’issue de l’âge d’or et du Banquet et une trilogie de films d’animation reprenant une seconde fois cette partie du manga. Il faudra attendre une ultime série en CGI dégueulasses pour enfin adapter la suite. Décidément tout aura un goût d’inachevé.

Puisque l’auteur a tout détruit, il lui faudra reconstruire son manga de fond en comble. Guts aussi brisé physiquement que psychologiquement doit se relever, Casca n’en parlons pas. Il faut aussi rebâtir un casting qui, malgré une folle prenant son pied en regardant les condamnés brûler sur le bûcher, souffrira de la comparaison avec l’ancien et enfin les nouveaux enjeux illustrant la montée d’une religion satanique mettront du temps à se mettre en place. Néanmoins le lecteur patient sera récompensé par des scènes dont la beauté est à couper le souffle. L’auteur d’ailleurs met énormément d’emphase à fignoler des doubles planches dont le délire et le foisonnement n’avaient plus été osés depuis Philippe Druillet. Certains moments de folie pure raviveront çà et là dans le maelstrom des batailles, la passion pour une intrigue prétexte à la démesure en tout genre.

Il y a pas, Griffith au milieu des démons, il a la grande classe!
©Kentaro Miura-Hakusensha-Glénat

Entre une inquisition toute droit sortie du NOM DE LA ROSE et un moyen âge cynique et politique, l’artiste ose les croisements les plus téméraires comme le casque de FEMTO le démon, devant énormément au PHANTOM OF PARADISE et des vues littérales de l’Enfer oscillant entre Gustave Doré et Jérôme Bosch. Kentaro Miura possédait et diffusait une solide culture artistique, exprimant à quel point l’art, c’est vivant!

Il rendait également hommage à ses pairs. Le plus flagrant étant bien évidemment Go NagaÏ, dont il n’est pas difficile de voir l’ombre tutélaire dans ces scènes de sauvagerie auxquelles le manga doit finalement son nom. Guts et Akira Fudo de DEVILMAN, en plus de partager à peu près le même destin, possèdent également le même regard dans l’horreur du combat. Bien sûr BERSERK aborde de grands thèmes comme celui de la liberté envers et contre tout, la pugnacité nécessaire pour se construire son propre avenir, mais le tout au sein d’un monde si putride et si mauvais que l’issue de semblait pas pouvoir se trouver..

On reconnaît bien sa patte également dans GIGATOMACHIA, mâtiné d’un chouia de Lovecraft…
©2013-Kentaro Miura-Hakusensha-Glénat

Était-ce une sorte de conviction de Kentaro Miura ou avait-il l’intention d’allumer à la fin quand même une lumière salvatrice sur le chemin de ses personnages? Nous ne le saurons certainement pas. Tout ce que nous pouvons désormais lui souhaiter, c’est de pouvoir dessiner les cieux où il se trouve, avec le même soin et la même magnificence que les désolations de notre monde.

BERSERK n’est cependant pas le seule œuvre de Kentaro Miura disponible en France. C’est avec son ami Buronson (HOKUTO NO KEN, SANCTUARY) qu’il a signé des œuvres courtes comme JAPAN où divers personnages issus de différentes strates de la société japonaise se retrouvent transportés dans un Japon du futur, l’occasion pour ces deux monstres sacrés de croiser un peu leurs univers respectifs. Enfin OH-ROH met en scène un étudiant en kempo lui aussi transporté dans le temps mais cette fois à l’époque de Ghengis-Khan. Le héros tuant le conquérant devra prendre sa place afin de ne pas perturber le continuum espace/temps.

Toujours plus de Frazetta
©Kentaro Miura-Hakusensha-Glénat

Enfin , seul, il signe GIGANTOMACHIA qui sera de nouveau le prétexte à de nouvelles planches hallucinantes de gigantisme dans une version transposée des mythes grecs. Il est clair que l’auteur est à son aise.

BERSERK pour sa part, est indéniablement un manga qui a déjà fait date, créant presque de rien le genre de la «Dark Fantasy» japonaise, source à laquelle s’abreuvent déjà ÜBELBLATT, CLAYMORE, VINLAND SAGA et dans une moindre mesure L’ATTAQUE DES TITANS, une descendance conséquente dont Kentaro Miura peut être fier.

Merci monsieur Miura, votre œuvre restera.

27 comments

  • Bruce lit  

    Merci à Eddy pour cette rétrospective surement très émouvante pour qui était attaché à cet auteur.
    J’avais découvert BESRERK au mariage de…. Cyrille ! Son fils m’en avait longuement parlé et j’avais tout visionné sur Netflix, la série antique bien sûr. C’était une histoire, une ambiance et des personnages fabuleux. Le dernier épisode contre les démons, le sort de Casca, le désespoir de Guts et la damnation de Griffith au sort au moins aussi éprouvant que Grey dans GOT m’a à peu près autant marqué que le final de TWIN PEAKS.
    Je me suis repassé ce dernier épisode en boucle pour tenter de tout comprendre et dépasser le malaise de cette vision apocalyptique qui tranchait avec le reste de la série.
    Et puis après, j’ai lâché l’affaire, furieux : l’animé n’aurait pas de suite et me lancer dans 40 tomes de mangas qui allait me bouffer un quart de mes étagères, je ne le sentais pas.
    Aujourd’hui, j’ai envie de les voir ces 3 films et de les acheter, si possible en Deluxe ces mangas même si il n’y aura pas de fin.
    L’esthétique de l’animé est bien loin du superbe noir et blanc présenté dans tes scans.
    Peux-tu m’expliquer pourquoi la suite de l’âge d’or n’a jamais été tournée ? C’est incompréhensible pour une série si populaire !!
    Enfin, je ne suis pas sûr de comprendre : tu dis que dans le manga Guts est borgne et mutilé de son bras dès le début de l’histoire ?

    • Christophe  

      L’arc de l’âge d’or où l’on suit la rencontre entre Guts et Griffiths est un immense flashback. C’est pour ça que Guts est mutilé dès le début du manga. Cela se passe après.

      • Bruce lit  

        Hello Christophe et bienvenue.
        Merci de cette précision.
        BESRSERK commence donc par la fin dans le manga ?

    • Eddy Vanleffe  

      Comme le précise Christophe, les trois premiers tomes se passent dans un « présent », puis l’age d’or fait un flashback » d’une dizaine de tomes et on reprend là où on avait laissé l’histoire…
      Je pense que l’auteur avait une grande histoire à raconter mais qu’il a réalisé qu’il n’vait pas forcément commencé au bon endroit, on sent une sorte de maladresse dans l’enchainemenent… mais c’est aussi ce qui a fait de Berserk un manga à part!
      pour les adaptations animées je ne sais pas. la première série n’a tout simplement pas été renouvelé.
      les trois films j’ai l’impressions qu’ils servent de rattrapage et de seconde chance avant d’enchainer sur la nouvelle série de 2016 qui a n’a pas été bien reçue par les fans avec cette animation en CGI qui se marie très mal avec l’aspect visceral.
      d’ailleurs je conseille le mange pour le graphisme de Miura qui est comme celui de Gou Tanabe très particullier et c’erst pour moi un ingrédient de la qualité de l’ensemble…

      • Peck  

        Hello,

        Si j’ai bien suivi mes cours d’histoire, la maison d’édition de Miura avait décidé de relancé le magazine de prépublication dans lequel Berserk paraissait à l’époque. Repartant du numéro 1 et pour ne pas perturber les lecteurs qui n’auraient pas lu les numéros précédents, son éditeur lui aurait demandé de soit créer une nouvelle série ou de trouver un moyen de continuer Berserk en donnant l’impression de reprendre le récit depuis le début.

        La source vaut ce qu’elle vaut, mais il me semble avoir vu ça dans cette vidéo : https://youtu.be/QKddRrgIpuw (étant au taff, c’est moyen pour la revoir et m’assurer que c’est bien dans celle-là).

        Quoi qu’il en soit, personnellement j’ai perdu un des auteurs qui me tenait le plus par les tripes et le cœur. Un grand merci pour ce beau Mémorial. BruceLit président !

  • Tornado  

    Et ben… Ça a l’air d’être quelque chose. Et moi qui n’en ai jamais entendu parler…

    L’idée de voir les trois films me tente bien. C’est jouable pour un néophyte ? Plus ou moins auto-contenu ? Je ne suis pas certain d’avoir saisi. J’ai l’impression qu’absolument TOUT ce qui a été tenté autour de cet univers n’a pas de fin ?

    • JP Nguyen  

      Franchement, Tornado, tu peux regarder les trois films. Bien sûr, la fin du troisième annonce une suite mais c’est un peu comme la prélogie de Star Wars, il y a une arche narrative propre à ce préquel, qui peut s’apprécier en tant que tel…

    • Eddy Vanleffe  

      merci Tornado.
      oui les trois films reprennent l’age d’or… et pour peu qu’on aime un truc qui finisse de manière ahem… sombre? et bien on peut s’en contenter…

    • Bruce lit  

      Comme le dit Eddy, si tu veux te faire ta propre fin sombre et désespérée, tu peux voir les 3.

    • Zhen Hua  

      Très franchement, je pense que tu devrais directement commencer par le manga et ENSUITE voir les films . Non pas qu’ils sont de mauvaise qualité, mais ils sont néanmoins des adaptations partiels de l’oeuvre, avec de nombreuses coupes par ci par là, rien ne vaut actuellement l’oeuvre originale, et c’est un tel monument de dessin, de narration qu’il faut absolument d’abord lire le manga.
      Par ailleurs la série animé de 97 en blu ray remasterisé est bien aussi.

  • JP Nguyen  

    De Berserk, je ne connais pratiquement que les trois films animés de 2016. Le troisième avait été un gros choc, je ne m’attendais pas à un tel carnage et à une telle noirceur. Ma femme m’a prévenu qu’elle ne souhaitait plus jamais le revoir !
    La déchéance physique de Griffith, son pacte avec les forces démoniaques, les mutilations de Guts, le traumatisme de Casca : le troisième volet était une totale surprise pour moi qui ne connaissait rien à la série d’origine…
    Par la suite, j’avais tenté la lecture numérique du manga mais je n’avais pas accroché au style du dessin.

    Ton article rend bien hommage au créateur, au-delà de sa série phare, et tu montres bien son influence et les héritiers qu’il a engendrés dans la Dark Fantasy japonaise. Respect.

    • Eddy Vanleffe  

      Merci JP…
      oui cet univers est très très dark…. la suite s’allège un peu…malgré les personnages fracassés…

      • Bruce lit  

        Eddy stp : la suite existe de l’âge d’or donc en animé ?

          • Bruce lit  

            Je m’attendais à pire. Les dessins sont biens je trouve, c’est l’incrustation des décors qui est loupée.
            Et dis-moi, l’histoire est bien à partir de là ou ça part en sucettes

  • Manu  

    Super article hommage! Je n’ai connu Berserk que dans le cadre de l’animé, et j’étais dans l’attente que la suite vienne un jour. Bon, j’attendrai longtemps…
    J’ai lu que l’élève du créateur était prêt à pre Dre la suite car il connaîtrait la fin de l’histoire du mangaka. Attendons de voir ce qu’il en est.

  • Kaori  

    Berserk, c’est un nom que j’ai souvent entendu début 2000, quand je côtoyais des fans de mangas et d’animation japonaise. Mais je n’ai jamais osé me lancer dedans.
    Quand Bruce a annoncé le décès du créateur sur Facebook, ma première réaction a été de demander à mon conjoint s’il connaissait. Lui qui lit beaucoup de mangas en ligne, je me doutais un peu de la réponse. Quand je lui ai annoncé le décès de Muira, ça a été un choc. Il m’a dit que c’est ce que tous les lecteurs craignaient, un peu comme George R. Martin pour GOT : ces auteurs sont tellement lents et vieux qu’on craint qu’ils n’aient pas le temps d’aller au bout de leur œuvre… Il m’a dit aussi « peut-être que quelqu’un écrira la suite et la fin, avec un peu de chance ». Manu, ton info semble aller dans le sens. Je me dis aussi qu’il doit bien y avoir des planches qui n’ont pas été publiées encore…
    Pour en revenir à l’œuvre, la curiosité m’a piquée et je suis allée lire les pages wikipedia. Clairement, cet univers sombre et violent (et notamment la fin de l’Age d’Or) ne m’attire pas du tout, d’autant que ce qui me plait, ce sont les liens qui se créent entre les personnages, là où on peut trouver un peu d’espoir et de moralité. Ici je ne crois pas que ce soit le cas. Les bons en prennent quand même plein la gueule.
    Mais je suis triste pour la famille et les proches de l’auteur, et tous les lecteurs qui attendaient de suivre l’histoire de ces personnages qui se retrouvent aujourd’hui orphelins…

    Bon, sinon félicitation Eddy pour ta rapidité d’exécution ! Tu as rendu un bel hommage en peu de temps. Chapeau.

    • Surfer  

      Hello Kaori

      « ces auteurs sont tellement lents et vieux qu’on craint qu’ils n’aient pas le temps d’aller au bout de leur œuvre… »

      Malheureusement pas tant que ça ! MIURA n’avait « que » 54 ans lorsqu’il est mort. 😞

      • Kaori  

        Oui, tu as tout à fait raison. Mais il y était depuis tellement longtemps que c’était quand même une crainte visiblement, sauf que sa mort est survenue bien plus tôt qu’on aurait pu l’imaginer 🙁 . D’où le choc…

      • Bruce lit  

        On peut même se demander si la pression insoutenable du rythme de parution manga n’aura pas tué Miura.

    • Eddy Vanleffe  

      Merci Kaori
      Effectivement je ne crois pas que ce soit pour toi. l’implication que tu possède pour les personnages est telle que tu ne supporteras pas la vision d’un monde où le bien n’existe tout simplement pas. on a des mauvais et des autres encore plus mauvais…
      POur autant je viens de terminer YOUR LIE IN APRIL pour la seconde fois. et bien ce n’est pas forcément celle qu’on croit qui est le plus insoutenable.

      Dans les deux das on ressent une qualité d’écriture hors norme et la présence à la barre d’un auteur avec un grand « A ». des personnes qui ont fignolé leurs ambiance, leurs effets et qui ont livre ujn boulot d’une telle précision (et les deux n’ont rien à voir) telle, qu’ils en deviennent des classiques plébicités parce qu’ils en sont devenu indispensables à l’intatiable curiosité du fan à la recherche de sensations puissantes.

  • Surfer  

    Bel article hommage réalisé en très peu de temps. On suit l’actualité sur le blog. C’est top 👍

    Je ne suis pas très animé. Je n’ ai donc pas vu ceux présentés

    J’essaie depuis quelques temps de m’intéresser aux mangas . Des conseils de spécialistes BERSERK revient souvent dans ceux qu’il faut lire.
    Je me lancerai un jour peut-être.

    Le graphisme que tu présentes est impressionnant.😯

    • Eddy Vanleffe  

      Merci Surfer,

      coller à lactualilté, n’est pas habituellement ma priorité, mais là lc’est l’actualité qui m’a scotché…
      Oui le dessin de Miura est impressionnant, je passe sur les planches de batailles avec assaut sur muraille etc etc…

  • Présence  

    Belle présentation de Berserk, et des autres œuvres de Kentao Miura. Je ne connaissais aucune de ces dernières. La précision et la sensibilité de ton article ont fait remonter des souvenirs en moi. J’avais dû lire les 10 premiers tomes de Berserk, puis attendre d’avoir quelques tomes sous le coude avant de m’y remettre… et je ne m’y suis jamais remis…

    J’avais également lu une quinzaine de tomes de Claymore et après avoir lu ton article, je vois très bien la filiation avec Berserk.

    • Eddy Vanleffe  

      oui Claymore est vraiment une sorte de version « light » de BERSERK

  • Jyrille  

    Merci Eddy de m’éclairer sur ce manga dont j’entends parler depuis de nombreuses années sans vraiment savoir de quoi il retourne. C’est bien dommage que cela arrive dans ces conditions…

    En tout cas ça n’a pas l’air très joyeux, je verrai si j’essaierai un jour. Les dessins sont impressionnants.

    La BO : je n’aime pas du tout.

  • Zhen Hua  

    Un monument du manga qu’il faut absolument lire, l’une des plus grandes oeuvres des 30 dernières années.
    Et j’en vois beaucoup qui parle de l’animé: LISEZ le manga. Tout ce qui a été dérivé est en dessous du manga et ne représente pas la qualité de l’oeuvre. On est pas dans un espèce de shonen à succès qu’on aurait adapté. Les planches de Miura c’est des chapelles sixtines que l’animation japonaise a été incapable de reproduire. Et ne parlons pas de l’intensité, la force des dialogues qui touche au coeur. Extrêmement triste de la mort de Miura. Un génie qui est parti beaucoup trop tôt…

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