Objectif : Lune ! (Cosmos 1999)

Encyclopegeek: Cosmos 1999  par Sylvia et Gerry Anderson

1ère publication le 25/11/15- Mise à jour le 22/02/24

Un article de PATRICK 6

De la terre à la lune

De la terre à la lune
Source : Wikipedia
© RAI, DR et ITV

Cet article portera sur les deux saisons de la série Britannique  Cosmos 1999  qui 2 ans avant Star Wars aura marqué le grand retour de la science-fiction de qualité sur les petits écrans.

Le couple Sylvia et Gerry Anderson sont de vieux loups de mer de la télévision Britannique. Ils ont à leur actif de nombreuses séries cultes et sont les inventeurs de la Supermarionation  (en résumé une utilisation particulièrement réaliste des marionnettes). Leur plus gros succès de ce coté de la Manche restera sans conteste Les sentinelles de l’air (Thunderbirds en VO) qui dura deux saisons de 32 épisodes de 1965 à 1966.
En 1970 le duo Anderson crée une nouvelle série de Science fiction mêlant cette fois-ci les maquettes issues de la Supermarionation à de vrais acteurs : UFO, alerte dans l’espace (UFO tout court pour la VO). Le synopsis est simple mais efficace : une invasion extraterrestre menace la terre et seule une organisation paramilitaire appelée SHADO (Traduisez Supreme Headquarters Alien Defence Organization – Shield vous avez-dit Shield ?) et leur arsenal, incluant une base lunaire, peuvent contrecarrer leur plan…

La deuxième saison prévoyait de se dérouler 10 ans plus tard sur cette base. Le scénario et la préproduction étaient déjà bien avancés quand la nouvelle tombe : l’audience de la série étant en chute libre, la saison deux sera purement et simplement annulée ! Qu’à cela ne tienne, les travaux préparatoires serviront de base à leur nouveau projet intitulé Space 1999.

Le casting au grand complet.   Source : Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Space:_199
Le casting au grand complet.
© RAI, DR et ITV.
Source : Wikipedia 

Espace frontière de l’infini !

Nous sommes au mois de septembre 1999. La 3éme guerre mondiale a éclaté en 1987, engendrant des millions de morts. La conférence pour la paix qui se tient en juillet de cette même année décide que les armes nucléaires doivent être bannies de la terre. Pour ce faire, quoi de mieux que d’enterrer ces déchets toxiques sur la lune ? La base lunaire Alpha, récemment achevée, doit superviser les travaux. Située dans le cratère Plato, elle est en activité depuis 1992, d’un diamètre de 4 kilomètres, elle s’enfonce jusqu’à 1 kilomètre sous la surface lunaire. Conçu pour avoir un fonctionnement autonome, tout a été fait pour que son autarcie soit complète et qu’elle ne dépende pas de livraison de denrées en provenance de la terre.

Outre sa mission d’enterrer les déchets nucléaires sur la face cachée de la lune, Alpha sert aussi de point de départ pour des missions d’exploration spatiale (car rappelons le pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité : l’homme a marché sur la Mars en 1981 et sur Venus en 1989 !). Le professeur Victor Bergman, un scientifique, sorte de vieux sage à la fois scientifique et philosophe, est en charge des opérations, mais également des préparatifs de la prochaine mission spatiale à destination de la nouvelle planète qu’il a lui-même découvert : Meta !

Le docteur Helena Russell est le chirurgien de la base. Elle a aussi une mission de recherche puisqu’elle doit étudier les effets des séjours prolongés dans l’espace sur les être humains (pour le coup ses souhaits vont être réalisés au-delà de ses espérances !). Le 8éme commandant de la base, un certain Gorski, est relevé de ses fonctions. Il sera remplacé le 9 septembre 1999 par John Koenig, nommé par le commissaire Simmons.Ils se rendent tous deux sur la base pour la prise en fonction du nouveau commandant.

Des perturbations électro magnétiques ne tardent pas à affecter les dépôts nucléaires. Déjà 9 personnes sont mortes victimes de lésions irréversibles au cerveau pour des raisons inconnues. Se rendant compte qu’ils sont assis sur une véritable bombe, Koenig souhaite disperser les déchets nucléaires, mais trop tard ! Le 13 septembre 1999 une explosion thermonucléaire massive se produit sur le site de déchets projetant littéralement la lune hors de son orbite ! Les 311 membres de la base Alpha survivants de l’explosion se retrouvent à la dérive dans l’espace ! Prisonnier de l’astre mort l’équipage devra errer à la recherche d’une nouvelle terre où habiter.

A l’issue du premier épisode, un espoir se dessine pour les Alphans : Les ondes de la planète Meta se précisent au fur et à mesure qu’ils s’éloignent de la terre… Et si cette planète était pour eux un nouveau refuge ? A noter que Meta vient du Grec après / au-delà, ce nom n’a donc pas été choisi au hasard. Contre toute attente il ne sera plus jamais fait allusion à cette planète tout au long des deux saisons de Cosmos 1999… L’espoir semble bien éphémère dans l’espace.


Un générique qui marquera les esprits et les mémoires

Saison 1  (24 épisodes de 1975 à 1976)

La première saison est unanimement considérée comme la meilleure des deux. Alliant suspense, action, réflexion philosophique et métaphysique, des scénarios très travaillés et des trucages tout simplement jamais vu à l’époque ! Sa réalisation  commencera en novembre 1973 et se terminera en avril 1975.

La compagnie Anglaise ITC, après avoir connu son heure de gloire dans les années 60 en produisant des séries comme Le Prisonnier ou Le Saint, est un peu sur le déclin. Elle n’a hélas plus ses moyens d’autrefois, il lui faut désormais composer avec ses partenaires Américains. D’autant plus que leur nouveau concept Space 1999 est un projet aussi pharaonique qu’ambitieux : chaque épisode doit couter environ 300.000 dollars ! Un record absolu pour l’époque.

Les époux Anderson ont vu les choses en grands pour leur série. Espérant toucher le public le plus large possible, un casting de stars est choisi ! Initialement Sylvia Anderson avait pressenti l’acteur Robert Culp (bien connu pour son rôle dans Bonanza et la Quatrième dimension notamment) pour incarner John Koenig. Mais sur les conseils de Lew Grade (fondateur d’ITC) ce sera finalement le couple Martin Landau et Barbara Bain qui sera retenu. Les Anderson comptent bien thésauriser sur le succès des deux acteurs dans la série Mission impossible pour voir s’ouvrir toutes grandes les portes du marché américain… Ils ne pouvaient se tromper d’avantage !

A l’époque les Américains découvre (tardivement par le jeu des rediffusions) l’univers de Star Trek. La vision spatiale des Britanniques fait un peu double emploi à leurs yeux et le public US n’adhérera jamais à l’aspect cérébral de la série… Suite au désintérêt des investisseurs Américains ITC devra se tourner vers la chaine Italienne RAI avec qui ils signeront un accord de coproduction ! Selon les accords avec la chaine transalpine le casting devait incorporer des acteurs Italiens. Cependant Martin Landau s’opposera au choix de ces acteurs ! Au final les comédiens Italiens n’apparaitront que ponctuellement dans la série.

Il faut dire que le couple Landau/Bain a signé un contrat plus qu’avantageux ! Outre leur salaire substantiel, ils ont un droit de regard sur les scénarios,  le choix des acteurs et ont un temps minimum de présence à l’écran imposé ! Les stars de la série ce seront eux et personne d’autre !

Barry Morse (connu pour son rôle de policier de la série Le Fugitif) viendra compléter le casting pour interpréter le professeur Victor Bergman, mais il n’en restera pas moins un second rôle. Toujours au rayon acteurs, les producteurs n’hésiteront pas faire appel à des guest-stars prestigieuses : Christopher Lee, Peter Cushing (toute la Hammer va défiler !), Leo McKern, Joan Collins…Dans les années 70 le plateau de Cosmos 1999 était THE place to be !

Un parterre de star

Un parterre de star
Source Catacombs space 
© RAI, DR et ITV

Rien n’est laissé au hasard pour cette série, pas même la musique. Le thème du générique est tout simplement extraordinaire. Signé Barry Gray (qui avait déjà composé la musique des Sentinelles de l’air) le morceau, bien que daté années 70, est parfaitement entraînant et immédiatement reconnaissable. Du space opéra version rock ! La musique contribuera grandement au succès de la série.

Les costumes eux aussi ont été particulièrement soignés. Leur conception a été initialement confiée au couturier de haute couture, Rudi Gernreich, l’inventeur du monokini ! Dans les faits si le couturier a en effet conçu des uniformes, dans la réalité ils étaient parfaitement inutilisables pour les besoins d’une série ! Sylvia Anderson elle-même devra les retravailler pour leur donner leur look final. Pattes d’éléphant et kitchissime en diable, mais ma foi nous sommes dans les années 70, la série est donc le reflet de son temps…

Les effets spéciaux ne sont pas en reste. On fait appel à Nick Allder et Brian Johnson. Ce dernier a déjà travaillé sur 2001 odyssée de l’espace. Le film de Kubrick sera d’ailleurs une référence et une source d’inspiration pour le couple Anderson. Johnson concevra les Aigles (les vaisseaux de la base) en s’inspirant d’insectes, notamment pour la tête des engins.

Bien que les trucages soient finalement très simples (les maquettes de vaisseaux pendent au bout de fils et sont filmés sur fond noir), les effets sont pourtant efficaces et fonctionnent à merveille ! Les scènes de décollage et d’atterrissage sont notamment particulièrement réussies. On compte en moyenne 50 effets par épisodes, du jamais vu à l’époque ! Et tout ça sans aucune image de synthèse !

Alors oui, la série a vieillie, les effets sentent bon la maquette et la conception de certains vaisseaux est parfois totalement kitsch. Cependant si l’on considère les trucages de Star wars épisode 1 on se rend compte que, seulement 15 ans plus tard, les effets sont tout aussi ringards mais n’ont pas la poésie des maquettes de Cosmos 1999 ! Puisque l’on parle de Georges Lucas, celui-ci ne s’y trompera pas et engagera Brian Johnson pour le tournage de L’empire contre attaque ! Comme quoi…

Une des particularités de la série sera de prendre son temps pour s’installer. Le rodage du concept prendra un bon tiers de la saison avant de trouver son rythme de croisière. Durant la première partie de la série, les scénaristes semblent tâtonner et hésiter sur la direction à prendre. Les personnalités de chacun, elles non plus, n’ont pas été clairement définies. La série fonctionnera donc sur le principe d’une montée en puissance avant de devenir parfaitement passionnante. Prenant là le contrepied de bien des séries qui présentent leurs meilleurs épisodes en premier avant de s’essouffler en fin de saison…

A noter que l’un des réalisateurs de 4 épisodes (dont le dernier) est David Tomblin qui a officié précédemment sur la série le Prisonnier ! Le monde de la télévision britannique est décidément tout petit ! Du reste l’analogie avec la série de Patrick McGoohan ne s’arrête pas là, puisque les thématiques sont souvent communes, notamment la paranoïa, l’univers carcéral (Un village sur une ile dans un cas, une base spatiale dans l’autre), l’oppression paramilitaire, le surréalisme de certains épisodes et surtout un ton So British !

Pour des commodités de scénario dés le 3éme épisode, Black sun, la lune rencontre un soleil noir (comprenez un trou noir) qui la propulsera de l’autre coté de l’univers… On expliquera ainsi la multitude de vies extraterrestres rencontrées par la suite : les Alphans ont quittés notre système solaire ! Certes dans la réalité passer dans un trou noir aurait sans doute des effets bien plus destructeurs que de simplement parler avec dieu (comme dans cet épisode) mais la crédibilité n’est pas le propos.

Le trou noir version Cosmos 1999

Le trou noir version Cosmos 1999
Source : Allocine 
© RAI, DR et ITV

Disons le, la série contrairement à son modèle 2001 Odyssée de l’espace ne tend pas du tout vers la vérité scientifique. Bien au contraire on sent bien que ni les scénaristes ni les producteurs ne connaissent quoi que ce soit en astronomie ! L’écrivain Isaac Asimov dira à propos de la série « Il y a au moins une erreur scientifique par épisode » il est sans doute bien en dessous de la réalité ! On ne compte plus les aberrations astrophysiques des scénarios ! A commencer par sa genèse : Une explosion sur la face cachée de la lune ne pousserait pas le satellite vers l’infini mais au contraire … vers la terre ! (L’odyssée de la base aurait été pour le coup nettement plus courte que prévu). Les aigles n’ont pas de sas de sécurité et s’ouvre directement sur le vide, la lune fait fi à moult reprises des lois orbitales, etc etc…Mais une fois de plus, le but de la série est bien plus la métaphore parabolique plutôt que la vérité scientifique…

Il sera d’ailleurs régulièrement question de destin au fil des épisodes. La lune ne serait pas sortie de son orbite terrestre sans raison, il y aurait un sens, une force qui accompagne et protège la base lunaire tout au long de son voyage… C’est du moins ce que laisse penser le dernier épisode Le testament d’Arcadie qui offre une conclusion logique à la saison (et à la série tout court d’ailleurs). Après mille et un périples les habitants d’Alpha sont guidés vers la planète qui est à l’origine même de la vie sur terre ! Une force surnaturelle que l’on pourrait appeler dieu à guidé les Alphans vers le berceau de l’humanité… Toute leur dérive à travers l’espace n’aurait d’autre but que de ramener la vie sur Arcadie en la réensemençant à nouveau. Une sorte de retour aux sources cosmique. La mythologie sur les origines de la terre sera en tous cas présente tout au long de la 1ere saison.

Si les maquettes entraînent l’adhésion immédiate des plus jeunes, le fond de l’histoire lui est tout sauf enfantin : la solitude de l’espace, l’angoisse des Robinson de l’espace, l’absence total d’humour, un décor de vie froid et stérile, l’errance sans but de l’équipage… Tout ceci pourrait contribuer à créer une ambiance déprimante et mortifère, mais il n’en est rien, il est au contraire question d’espoir,de foi, de survie coûte que coûte face à un monde hostile !

Paradoxalement la série fut un grand succès à travers le monde (elle a été vendue dans plus de 100 pays) sauf… aux Etats Unis et en Angleterre ! Comme quoi nul n’est prophète en son pays ! En France la première diffusion date de 1975 dans l’émission Le Samedi est à vous produite par Guy Lux et animée par Bernard Golay, puis dans la fameuse émission des frères Bogdnaoff Temps X.

 

SAISON 2 (24 épisodes de 1976 à 1978)
Mais qui m’a pondu ce scénario de merde ?? 

Mais qui m’a pondu ce scénario de merde ??
Source : Teleport-city 
© RAI, DR et ITV

Rien ne va plus pour la série à l’écran tout comme derrière la caméra ! Tout d’abord, contre toute attente, le couple Anderson divorce ! Sylvia quitte son mari en même temps que la série ! Elle était pourtant un élément moteur du show, les choses ne seront plus jamais les même après son départ.

A la fin de la saison 1 l’audience n’est pas au rendez-vous aux Etats Unis. Vu les coûts de la série le succès est impératif au pays de l’oncle Sam ! On parle déjà d’une déprogrammation de Cosmos 1999 ! Pour sauver le navire ITC New York demande à Gerry Anderson d’engager un scénariste Américain : Fred Freiberger. Celui-ci n’est pas un inconnu c’est déjà à lui que l’on doit le sinistre virage pris par Star Trek sur la saison 3 !

Freiberger va faire le grand ménage ! Fini l’ambiance cérébrale et philosophique de la saison un, les Américains veulent du fun ! La dérive dans l’espace oui, mais entre deux blagues s’il vous plait ! Les décors sont revus, le centre de commande sera désormais souterrain et sera beaucoup plus petit. Fini le large plateau blanc aux formes arrondies de la saison 1. Le casting est lui aussi largement revu, exit de nombreux personnages, dont le professeur Bergman ! (L’acteur Barry Morse n’ayant manifestement pas apprécié la baisse de son salaire quittera la série). Aucune raison ne sera donnée à la disparition des acteurs.

En retour, deux nouveaux personnages sont introduits, tout d’abord Tony Verdeschi le nouveau chef de la sécurité de la base (interprété par Tony Anholt) et surtout Catherine Schell (déjà aperçu dans la saison 1) dans le rôle de l’extra-terrestre polymorphe Maya !

Maya, on lui reconnaîtra qu’elle a de belles jambes, pour le reste…

Maya, on lui reconnaîtra qu’elle a de belles jambes, pour le reste…
Source : Teleport-city 
© RAI, DR et ITV

C’est bien là la grande idée de Freiberger ! La mode est au film de monstres, ça tombe bien le scénariste a déjà expérimenté les combinaisons en latex à l’effigie d’extraterrestres grotesques sur Star Trek et il compte bien recommencer sur Cosmos 1999 ! (Étonnamment personne ne lui a signalé que ces tenues ridicules ont justement largement contribué à l’arrêt de Star Trek !). La saison sera donc riche en Aliens, tous plus ridicules les uns que les autres ! Le ton est nettement plus ludique (traduisez idiot) et s’adressera avant tout aux plus jeunes.

Autre changement majeur, fini les relations ambiguës entre le commandant Koenig et le docteur Russell. Dans la saison 1 ils étaient des sortes de Mulder et Scully avant la lettre. Si on sentait leur attachement et l’ébauche d’une love story, leur relation était avant tout platonique. Quand on est occupé à survivre on a peu de temps pour la romance… Pour la saison deux, les sentiments seront explicites et démonstratifs. Paradoxalement les personnages n’y gagneront pas en profondeur ! Bien au contraire…

Tout n’est pourtant pas négatif dans cette saison, certains scénarios ont un beau potentiel, mais sont immédiatement décrédibilisés par un humour lourdingue et des monstres à fermeture éclair ! Pour l’anecdote, Dark Vador en personne fera une apparition dans la série puisque l’acteur David Prowse jouera dans l’épisode Le nuage qui tue ! (caché sous un masque ridicule d’un monstre poilu comme il se doit).

Martin Landau a beau donner le change durant les interviews de promotion d’époque, il n’en reste pas moins que cette année ne sera pas de tout repos pour lui. Estimant que le scénario trahis complètement la personnalité de son personnage, les discussions avec la production seront très animées. Il arrivera parfois à imposer son point de vue, le plus souvent non… A sa plus grande insatisfaction. Logiquement la série fut un bide partout dans le monde… sauf aux Etats unis !

Une troisième saison est même envisagée, mais d’une part ITC souhaite se recentrer sur le cinéma et d’autre part la série coûte trop cher à produire, Lew Grade prend donc finalement la décision d’arrêter le tournage ! Cosmos 1999 ne connaîtra jamais d’épisode de conclusion.

Epilogue

En 1999 un épilogue sera écrit par Johnny Byrne (le scénariste principal de la première saison) sous la forme d’un court métrage reprenant une partie du décor de la série. Sandra Benes (interprétée par Zienia Merton), responsable des communications sur Alpha, enregistre un dernier message à destination de la terre. Après des années d’errance, elle raconte leur espoir naissant : une nouvelle planète a été découverte susceptible de les accueillir !

L’opération Exodus est enclenchée et les Alphans migrent à destination de Terra Alpha ! Souhaitons que cela signifie un nouveau départ pour eux et un happy ending pour nous !

A la tienne Victor on s’est quand même bien marré ! © RAI et ITV. Source : Imdb https://www.imdb.com/title/tt0706315/mediaviewer/rm2231110400

A la tienne Victor on s’est quand même bien marré !
Source : Imdb 
© RAI, DR et ITV

24 comments

  • JP Nguyen  

    Que d’anecdotes dans cet article !
    Merci pour ma culture, je me suis toujours tenu à l’écart de cette série. Je sais maintenant de quoi ça parlait.
    J’ai beaucoup aimé les légendes humoristiques de certaines images.

  • Bruce lit  

    Je me suis bien marré pour celui-là. Non pas que les autres articles fussent moins drôles, mais les légendes des photos étaient parfaitement appropriés aux images.
    Plein de choses : je ne savais pas que Cosmos 1999 était lié au Prisonnier. Ni finalement le sujet assez passionnant de la série. Je me rappelle que ça passait le samedi et que la séquence où Barry Morse se précipitait sur l’espèce de globe nous faisait hurler de rire avec mon frangin. On eut dit un fou furieux. comme Star Trek, je trouvais ça molasson et déjà un peu Kitch. Maintenant, tous les épisodes étant dispo sur youtube, je vais peut être me laisser tenter.
    Patrick: question personnelle : Cosmos 1999, Heroes, Twin Peaks, Le Prisonnier, freddy, Chucky: n’aurais tu pas un faible pour les séries brillantes qui partent en vrille ?
    Et for your information, Martin Landeau faisait partie avec Dennis Hooper des meilleurs amis de James Dean….

  • Jyrille  

    Je ne me souviens plus trop de cette série, dans le fond, je mélange les saisons, et je retiens surtout un kitsch énorme, de tous les côtés, surtout cette musique du générique, totalement disco. Bref, un vieux souvenir, mais j’ai appris une tonne de choses ici, merci Patrick !

    Mais j’aimerai revoir un peu la première saison quand même. Si vous voulez plus d’informations, vous pouvez lire l’article de Jean-no à ce sujet (et puis un des scans en provient 😉 ) : http://hyperbate.fr/dernier/?p=16283

  • Patrick 6  

    @ JP : Ta mission (si tu l’acceptes) consistera à regarder un épisode de Cosmos 1999 enchainé avec un film de Zobi euh j’ai voulu dire zombie 😉

    @ Omac : Oui tu l’as très bien dit, les personnages cherchaient une nouvelle terre et l’audience Américaine ! Hélas ils ne trouvèrent ni l’une ni l’autre !
    Merci à toi 😉

    @ Bruce : Non ! Le Prisonnier n’est jamais parti en vrille ! Non Monsieur :))
    Autrement je suis content de t’avoir fait rire 😉 A noter que l’image du générique ou Barry Morse se penche vers un globe est une image forte qui a aussi beaucoup marqué mon inconscient d’enfant sans que je puisse m’expliquer pourquoi… mais en tous cas cela ne me faisait pas rire du tout !
    Et bravo je me doutais bien que tu trouverais un lien entre Cosmos 1999 et James Dean ! Si tu cherches bien je suis sûr que tu trouveras un lien entre le Rebel without a cause et le Prisonnier :))

    @ Jyrille : Merci à toi !
    Ah le générique de la saison 1 ! Un chef d’œuvre impérissable !
    Merci également à Jean-no à qui j’ai honteusement taxé son montage du générique (j’ai honte) d’autant plus que son article est excellent !

    @ Leo : L’épisode dont tu parles est l’avant dernier de la saison 1 « Le domaine du dragon » !
    Quand on y pense, on montrait à des enfants un monstre hideux en train de bouloter des êtres humains et de recracher des cadavres calcinés ! Il m’avait carrément traumatisé à l’époque (et même maintenant je ne fais pas mon fier)
    J’ai regardé quelques épisodes de la saison 2 pour les besoins de cet article et je dois dire que c’est vraiment à la limite du soutenable !!! Martin Landau devait avoir honte de jouer dans ces épisodes !
    A noter que l’actrice qui joue la métamorphe Maya vit maintenant en France où elle tient un gite rural !! L’adresse est trouvable sur le net en cherchant un peu… pour les amateurs 😉
    En tous cas si cet article a pu te donner envie de revoir la série c’est que j’aurais servi à quelque chose finalement 😉

  • Présence  

    Quelle madeleine ! Je me souviens d’avoir vu quelques épisodes au gré de mes disponibilités, et des horaires de diffusion, avec (dans mes vagues souvenirs) souvent des histoires mettant en péril le cerveau des personnages.

    Merci pour tous ces détails, et pour ces maquettes de vaisseau que le temps n’a pas effacé de ma mémoire. J’ai lu cet article avec beaucoup de plaisir car je pense que je n’ai jamais vu le premier épisode, ou les premiers épisodes car je n’ai aucun souvenir de cette histoire de déchets nucléaires.

    Ayant été fortement marqué par la prestation de Martin Landau et par l’intensité de son regard (et sa participation dans Mission: Impossible, entre autres), j’avais été très surpris de découvrir qu’il avait également tourné dans des films, dont pas moins que La mort aux trousses d’Alfred Hitchock. Jusqu’alors je pensais que les acteurs ne faisaient que des séries télé, ou des films, mais pas les 2.

    • Patrick 6  

      @ Bruce : Dean et McGoohan aiment tous les deux les voitures de sport, mais pour autant j’aurais plus confiance dans l’un que dans l’autre 😉

      Et oui il faut limite le savoir pour reconnaitre Lee ! Quant à ce pauvre Peter Cushing il est ridicule avec sa peinture dorée sur le visage et son bonnet rose (on ne le voit sur la photo en noir et blanc) Un des plus mauvais épisode de la saison 1 ! Quel gâchis pour un acteur aussi immense !

      Non Barbara Bain est trop blonde pour être Gothique :))

      Bomber X ! La vache !!! ;)) Je suis impatient de lire ça !

    • Patrick 6  

      A noter que la carrière de Landau a clairement marqué le pas après la seconde saison de Cosmos 1999 ! Il faudra attendre un certain Tim Burton pour enfin lui redonner un rôle à sa mesure !

      • Bruce lit  

        Ah oui ! Tirez les ficelles, tirez les ficelles !

        Je profite pour excuser Tornado de son absence du blog puisqu’il est papa pour la deuxième fois d’une petite fille depuis ce matin. Un événement heureux qui met forcément du baume au cœur après ces 15 derniers jours ! La maman et le bébé vont bien ! Vive Tornado et cette nouvelle vie.

        • Patrick 6  

          Félicitation au papa et à la maman ! Si c’est une fille ils l’appellent Tornade ?

          • Jyrille  

            Bravo Tornado et félicitations à la maman ! Ca fait plaisir !

          • comics-et-merveilles.fr  

            Toutes mes félicitations Tornado!!

          • Lone Sloane  

            Bienvenue à cette petite fille et mes hommages à sa maman. Pour Tornado, bis repetita placent et en route pour la joie!

      • Lone Sloane  

        Avant Tim Burton et Ed Wood, Woody Allen tira le meilleur de Martin Landau dans le très enjoué et cynique Crimes et délits.

  • JP Nguyen  

    L’article du jour était donc prédestiné : un Landau pour le bébé 😉 !

  • Lone Sloane  

    Un bonheur d’article, avec ce qu’il faut de référentiel pour que l’envie de s’y réfléchir revienne, d’enthousiasme pour que les curieux découvrent et de critique marrante pour que tout le monde se poile (les légendes des scans sont chouettes)

  • Tornado  

    Merci à tous. J’ai déjà converti mon fils à tous ces trucs de geeks. On verra si j’arrive au même résultat avec ma fille ! 😀

    « Cosmos 1999 » : Purée, cette série me foutait tellement les jetons quand j’étais gamin que je fuyais dès que mon père ou mon frère en regardaient un épisode !
    Mais après un article pareil… Pfff, j’ai bien conscience que ça manque à ma culture de geek fan de SF…
    Je ne te remercie pas Mr P ! 🙁 ( 😉 )

  • Marina  

    Aaaaah ! Quel bel article ! Merci Mr Faivre !

    J’ai connu la série parce que mon paternel à tilté en voyant Juliet Landau dans Buffy (Drusila) et il me fait « Deux explorateurs de l’espace qui ont une vampire, dommage, ils ont raté le coche »

    Face à mon regard dubitatif il m’a montré le premier épisode de Cosmos 1999 et j’ai tout regardé par la suite.

    J’ai pris la BD sortie il y a quelques années par nostalgie et ça m’a bien plu !

    Adieu commandant Koenig ;_;7

  • Nikolavitch  

    Ah, que de souvenirs ! Je me souviens très bien, tout petit, d’avoir été fasciné par la première saison (j’ai échappé à la deuxième pendant des années, et je l’ai détestée d’emblée parce que Barry Morse n’y était pas). (j’adorais Barry Morse, capable d’asséner avec une décontraction parfaite des explications alambiquées à mort. je voulais être comme lui quand je serais grand)(et quand je suis devenu grand, j’ai découvert qu’il racontait que de la merde) (déception, fracassage des idoles aux pieds d’argile, tout ça)

    un vieux papier sur les sentiments ambivalents que m’évoque à présent la série :

    http://nikolavitch-warzone.blogspot.fr/2012/05/lappel-des-etoiles.html

    • Jyrille  

      RIP Martin Landau. Merci pour l’article Alex, il est très juste et marrant.

    • Zaïtchick  

      « je voulais être comme lui quand je serais grand » Ne me dis pas que tu t’es laissé pousser la calvitie en son honneur ?!?

  • Thierry Gagnon  

    Merci pour tous ces détails et pour cette occasion de redécouvrir ce générique légendaire qui a tant marqué mon enfance. J’ai particulièrement apprécié la comparaison entre les deux saisons et les détails sur la funeste interférence américaine.
    Je ne me rappelle plus des détails de la trame narrative de cette série, mais je sais que j’étais fasciné par la mystérieuse Maya, l’extraterrestre polimorohe, et que certains monstres m’avaient traumatisés (la créature qui recrachait les gens, les extraterrestres hideux que l’on percevaient comme des gens normaux, etc.)
    Plus que tout, j’étais marqué par la prestance des acteurs, très british, où on voyait des adultes sérieux et flegmatique aux prises avec des situations des plus invraisemblables, ce qui semblait valider notre imaginaire d’enfant. J’ai d’ailleurs été surprit de constater combien Landau et Bain étaient impassibles au début du générique, leurs visage à la limite du plastique des marionnettes des séries précédentes. Ça offre on contraste encore plus fort avec le déferlement de chaos hallucinant qui y suit. Une promesse d’apocalypse à chaque épisode!

  • Zaïtchick  

    Je suis personnellement très flatté que TF1 ait programmé cette série à l’occasion de mon 9e anniversaire et je me suis fendu d’une petite chronique ici (http://www.buzzcomics.net/showthread.php?t=29072), hélas, les images illustrant l’article ont été avalées par un trou noir, restent les légendes.
    L’arrivée de cette série a fait sensation lorsqu’elle a été présentée dans l’émission Samedi est à vous en raison de la qualité de ses scénarios et de ses effets spéciaux au point d’être plébiscitée chaque semaine (reléguant Au-delà du réel et les Envahisseurs en début de programme lorsqu’il s’ouvrait sur de la science-fiction, en effet, les téléspectateurs appelaient pendant l’émission pour choisir les séries sauf pour celle de la première case horaire).
    Elle n’a pourtant pas été rediffusée avant la moitié des années 80, probablement en raison du caractère violent de certains épisodes.
    En effet, certaines séquences étaient particulièrement violentes ou impressionnantes pour le public juvénile de l’époque, peu habitué à de tels excès graphiques : un corps explosé dans un Autre Royaume de la mort (diffusé pendant les fêtes de Noël parce que ça se passe sur une planète enneigée ?), une agression violente subie par Kœning dans Au Bout de l’éternité, un fantôme à moitié mutilé dans En Désarroi et, surtout, le « Lavomatic des enfers » dans Le Domaine du dragon dans lequel un alien tentaculaire engloutit ses victimes et les recrachent carbonisées ! Je m’étais planqué dans le cabinet à toilette en voyant le monstre mais je risquais un œil pour voir la suite – pas bouger, sa vision est basée sur le mouvement.
    En revanche, cette série nous a fait découvrir de véritables combats spatiaux avec l’épisode Ruse de guerre… Presque deux ans avant Starwars !
    Il aura fallu attendre la Cinq de Lagardère pour avoir enfin l’intégralité de la saison 1 et – malheureusement – de la saison 2 avec des monstres caoutchouteux échappés de Spectreman et Catherine Shell (que j’aime) en métamorphe (déjà apparue dans l’épisode le Gardien du Piri, saison 1)
    Une série qui conserve son charme et à qui les effets mécaniques apportent une patine voire une plus value.

  • Bruno :)  

    Toute mon enfance -avec Goldorak, bien sûr !
    L’ambiance, pour un minot, était saisissante : les vaisseaux, la salle de contrôle -superbe !-, le suspense, les thématiques, à la limite de la compréhension mais, OH ! Manifestement si GRAVES !! le jeu des acteurs : Zenia Merton tout le temps au bord du burn-out émotionnel, Barbara Bain et son fascinant brushing gris inamovible ; elle-même d’ailleurs aussi raide qu’un Sispéo en pyjamas… Barry Morse et son sourire perpétuel, limite gaga, et dont on finit, à la résolution de chaque « intrigue », par franchement questionner la pertinence du personnage, parfaitement inutile, qui répond invariablement :  » … Je sais pas ! » à chaque fois qu’un mystère déroute les Alphans ! Surtout : le regard halluciné de Martin Landau, toujours au bord de la crise de dinguerie ! Quelle richesse traumatique ! Sans compter, en effet, cette intro fantastique, ces sons si complètement nouveaux pour nos oreilles ; un mix Synthé/Grand orchestre qui, associé aux images du générique (quasi « Animé Nippon » avant l’heure quant à son éclatante efficacité !), a probablement achevé de modifier à tout jamais la part de mes neurones consacrés à la musique…
    Bon, ça, c’est mon analyse d’adulte ; mais tous ces détails n’en étaient pas moins impactants à mes sept ans et, encore aujourd’hui, je trimbale beaucoup des influences télévisuelles de ces années si formatrices. Et puis les décors surréalistes des univers croisés au fil du périple si poétique de la Lune (!), la quasi absence de conflit basique dans ces rencontres… Même ce parti-pris-là est révolutionnaire. D’ailleurs, aujourd’hui encore, il est très difficile de trouver un pitch, en SF. ou ailleurs, qui ne mette en scène une opposition violente comme base d’une intrigue. Si on ajoute à ça le ton général de la série -So British, en effets !- on peut dire qu’on est en présence de ce qui s’est fait de plus originalement extraordinaire dans le genre du récit de Science-Fiction, à la télé.

    Je mets le « filtre », évidemment, quand je me passe un épisode, aujourd’hui ; mais n’est-ce pas un peu automatique, quand on est amateur d’histoires qui ne sont pas encore arrivées ?!
    C’est juste une question d’épaisseur de verres…

    • Bruno :)  

      … Je précise -mais je suppose que ça n’est pas vraiment nécessaire…- qu’il ne s’agit là que de mon avis en ce qui concerne la saison un, bien sûr : malgré un Brian Blessed kitchissime à souhaits pour le premier épisode de la seconde, rien ne m’est resté sinon une pénible sensation claustrophobe en rapport avec la nouvelle mouture de la salle de contrôle -et le nouveau jeune premier était franchement antipathique : comme soupirant de Sandra, je préférai de loin Paul, et ses moustaches tombantes (mais Kano était vraiment pas mal non plus !!).

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