Rainbowmen (Bioman)

BIOMAN

Un arc en ciel courageux dépeint par JP NGUYEN

50% humain, 50% robot, 100% flashy
© TOEI/TV ASAHI

CHODENSHI BAIOMAN est une série live japonaise de type super sentaï produite par TOEI/TV ASAHI, datée de 1984 et comprenant 51 épisodes de 20 minutes. En France, elle a été diffusée sous le titre BIOMAN pendant l’été 1985 sur Canal Plus puis à la rentrée 1987 sur TF1 dans le Club Dorothée.
La majorité des collages photos utilisés pour illustrer l’article ont été réalisés à partir d’images trouvées sur le site toku-onna.

Spoilers : à la fin, les gentils gagnent et les méchants perdent !

Bon, vous vous rappelez que je vous avais déjà causé des tokusatsus ? Mais si, avec X-OR, le digne pionnier des Metal Heroes en France ! Afin que Gavan se sente moins seul sur le blog, je vais vous toucher quelques mots à propos des sentaï et de la série qui a lancé le genre en France : BIOMAN !

Dans les années 70, la télévision japonaise a lancé une « tradition » de pondre une série par an, d’environ une cinquantaine d’épisodes, mettant en scène des héros en costumes colorés face à des méchants monstrueux désireux de s’emparer de la Terre, dominer l’Univers et empêcher le ciel d’être bleu et les oiseaux de chanter… Désolé, je persifle mais les paroles des génériques chantés par Bernard Minet n’étaient pas forcément au top de la subtilité. Pourtant, au départ, ce n’est pas via le chanteur des Musclés que j’ai entendu scander le nom de BIOMAN : lors de première diffusion sur Canal, c’est Michel Barouille qui s’était chargé d’adapter les chansons des génériques de début et de fin, en essayant de davantage coller aux versions originales.

Bref, les séries de sentaï sont une institution au Japon, toujours produites à ce jour, en partenariat avec le fabricant de jouets Bandai, qui sort chaque année la collection de figurines correspondantes. Mais dans l’hexagone, si BIOMAN a connu un fort succès et que le Club Dorothée a diffusé quelques autres sentaï par la suite tels LIVEMAN et MASKMAN, en les renommant BIOMAN 2 et BIOMAN3 ; le genre s’est retrouvé phagocyté par la franchise POWER RANGERS : en 1992, l’homme d’affaires Haim Saban avait négocié avec la Toei le droit d’utiliser les scènes d’action des séries sentaï et de faire retourner les scènes en civil avec des acteurs occidentaux, pour mieux pénétrer le marché américain.

Post transformation, Force Verte prend la redoutable posture de la poule mouillée
© TOEI/TV ASAHI

Ne renonçant à aucun sacrifice, j’ai revisionné les deux premiers épisodes de BIOMAN pour les besoins de cet article. L’histoire s’ouvre sur les agissements du Docteur Mad (Doctorman en VO), à la tête de l’Empire Gear, complotant depuis sa forteresse Neograd située au pôle Sud et envoyant un monstre géant (de la grande famille des Machigan-Kabunokans, la série en consommera en général un par épisode) et des escadrons de robots tueurs (les Mekarons – Mecaclones en VO) s’attaquer à la ville fictive de Technotopia, cité scientifique japonaise.


C’est un massacre (avec du sang versé parmi les civils et montré à l’écran), puisque les humains ne sont pas du tout de taille pour rivaliser avec l’armement de l’Empire Gear. Mais voilà qu’arrive le géant Bioman, piloté par un autre robot, plus petit (le fort agaçant Peebolo, dont la voix aiguë et l’élocution hachée n’ont pas aidé dans l’amitié entre humains et robots). Le robot géant récupère donc 5 personnes (3 hommes et 2 femmes, beaucoup de possibilités…) et Peebolo leur donne des bracelets pour se transformer et mettre leurs armures de combat colorées.
A partir de là, on se raccroche à la trame inusable qui se répétera très souvent au fil des épisodes : les cinq affrontent l’armée du Docteur Mad (avec un mélange type d’une vingtaine de Mekarons, un monstre et un lieutenant) puis remontent dans le géant Bioman pour affronter l’un des Machigan-Kabunokans. Fun fact, en français, les monstres de la première génération (jusqu’à l’épisode 31) avaient tous un nom se terminant par « kans » (prononcé « quanse »). Hélas, la personne en charge des noms étant sérieuse, on n’aura jamais eu droit à Plansekans, Konkourdélokans ou Grandevakans…

Le Biorobo dans ses œuvres…
© TOEI/TV ASAHI

Notez qu’à la fin du premier épisode, l’héroïne Force Jaune se désolidarise du groupe. On apprend dans l’épisode 2 que son frère est « mort en Afrique, je dois y aller pour prendre des photos » (raccourci de traduction assez terrible). Mais elle se ravise lorsqu’elle comprend que l’Empire Gear menace la Terre et la nature, que son frère aimait tant. Les épisodes suivants tourneront autour de la constitution du collectif formé par ces individus que le destin a réuni. Il s’avérera en fait qu’ils ont tous été choisis pour leur sensibilité aux « bio-particules ». Force Jaune, toujours elle, aura l’insigne honneur de mourir au combat dans le dixième épisode ! A ce propos, deux théories circulent : un choix délibéré de la production pour amener un peu de gravité dans la série, ou une sombre histoire de négociation salariale ayant entraîné le départ de l’actrice… Les survivants devront porter le deuil puis partir en quête d’une remplaçante. Attardons-nous un peu sur cette équipe bariolée….

Le chef, c’était Force Rouge (une constante du genre : le chef est toujours un homme portant cette couleur), alias Jacky Gor ( !). Bah oui, c’était l’époque où les personnages de séries japonaise se retrouvaient bombardés de noms occidentaux… A dire vrai, je ne garde qu’une image assez standard de Force Rouge, figé dans l’archétype du leader courageux.
Les deux autres gars, c’étaient Fred et Bob, respectivement Force Verte et Force Bleue. Le premier avait l’exclusivité du bio-boomerang et utilisait aussi le breakdance en combat rapproché. Le second, je n’en garde pas grand souvenir.
Mika, la première Force Jaune, était photographe, tandis que Jun, la seconde, était archère. Et enfin, Sikou, alias Force Rose détenait l’arme la plus inattendue : une flûte !
Anecdote : BIOMAN fut le premier sentaï à augmenter la représentation féminine : auparavant, il n’y avait qu’une fille par équipe ! Force Jaune et Force Rose auront d’ailleurs l’occasion de briller ensemble dans certains épisodes (15, 27, 41), avec des chorégraphies de combat spécifiques à leur duo.

Séquence transformation : présence subliminale de Mickey Mouse
© TOEI/TV ASAHI

Avec le recul, je n’avais pas développé d’attachement à un des membres de l’équipe en particulier. C’est en tant qu’équipe qu’ils fonctionnaient et c’est ainsi qu’ils se sont inscrits dans ma mémoire. De fait, pour vaincre le monstre du jour, les cinq devaient systématiquement unir leurs forces pour déclencher une attaque combinée, une séquence propice aux stock-shots. Hé oui, comme chez X-OR, les scènes répétitives de transformation des personnages, des véhicules, les attaques spéciales étaient autant de moyens de meubler la vingtaine de minutes de chaque épisode.

Du côté des méchants, il y avait une galerie assez fournie : le Docteur Mad, ses trois lieutenants (Jason, Farah, Monstre) et les cinq bêtes du Génoïde (Motzu, Saïgon, Aqua-Tiger, Madler, Jouoh). Ces officiers commandent les légions de Mekarons, la piétaille mécanique sans visage qui servait de chair à canon et punching-ball aux Biomen.
Alors que les trois lieutenants gardent un visage humain, les bêtes sont en combinaison intégrale et leur apparence oscille entre le grotesque et le ridicule. Peut-être du fait de mes origines viet, j’avais un faible pour Saïgon, le monstre dont la tête comportait trois visages lui permettant d’activer trois pouvoirs différents : télékinésie, boules de feu, éclairs… Le duo formé par Monstre et Jouoh était aussi assez drôle : d’une grande force physique, ils n’avaient pas une tête très bien faite, ce qui n’empêche pas d’avoir un cœur. Ainsi, lorsque Jouoh sera détruit dans l’épisode 31, Monstre suppliera le Docteur Mad de le reconstruire, ce que Mad acceptera.
Tout ce joli petit monde (à l’exception de Motzu et Aqua Tiger) se verra relooké et bénéficiera d’une augmentation de leurs pouvoirs par le bon Docteur, ce qui obligera les Biomen à concevoir une nouvelle attaque combinée pour se mettre à niveau.

Au centre, le Docteur Mad entouré de son gang, à ne pas confondre avec le Docteur Gang et les agents Mad
© TOEI/TV ASAHI

A ce bestiaire viendra s’ajouter, à partir de l’épisode 37, Silva, un androïde chasseur de bio-particules. Le personnage avait un look assez classe (et même sa petite musique personnalisée lors de son entrée en scène) et venait pimenter les affrontements entre les deux factions Bio et Gear… Aussi, en dépit des effets répétitifs cités plus haut, je dois reconnaître que la méta-intrigue de BIOMAN n’était pas mal, avec un vraie progression, pas mal de rebondissements (y compris l’irruption d’un potentiel sixième membre dans l’épisode 35) et des origines tragique pour le Docteur Mad : en pratiquant diverses expérimentations sur lui-même, il est devenu une machine et s’est séparé de son fils Shuichi. Néanmoins, il subsiste en lui une part d’humanité qui se réveillera à la toute fin de la série.

Au final, même si la parodie BIOUMAN, par les Inconnus, n’est pas sans fondement (la critique des effets de zoom/dezoom donnant le mal de mer, entre autres, est ultra-pertinente), la série sentaï BIOMAN possède pas mal de qualités. Si on passe outre les séquences codifiées et répétitives, ainsi que les combats se déroulant dans des carrières de pierre ou usines désaffectées interchangeables, on peut se plonger dans un mélange drama-action assez plaisant, avec des costumes kitschs mais soignés, tirant le meilleur d’un budget de production qu’on devine limité et d’effets spéciaux surannés. Le grand méchant est charismatique, les séquences émotions parviennent à vous toucher et la débauche de gadgets technologiques se fait pour la bonne cause : la préservation de notre bonne vieille planète Terre. Et vous, quand est-ce que vous passez au Bio ?

Devenir Bioman, c’est embrasser la carrière…
© TOEI/TV ASAHI

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La BO du jour : Le premier générique VF de la série


21 comments

  • Tornado  

    Je l’ai sans doute déjà dit : Le premier du genre que j’ai vu à la télé, c’est SPECTREMAN. J’étais fan mais ça passait je ne sais plus sur quelle chaine (après vérification, c’était TMC) et j’enrageais de cette diffusion confidentielle anecdotique. Ces monstres géants qui se battaient au milieu des buildings, je trouvais ça extraordinaire… Enfin, non, le premier c’était SAN KU KAÏ. Mais le premier avec des géants, c’était SPECTREMAN.
    J’ai un vague souvenir de X-OR mais, quand BIOMAN est arrivé, j’étais déjà passé à autre chose et je ne regardais plus le Club Dorothée. Du coup, mon souvenir le plus vivace de la série, c’est sa parodie réalisée par les Inconnus !

    Merci de remettre tout ça à plat car je me rends compte qu’aujourd’hui je les confonds un peu toutes, ces séries ! Et un grand merci pour les scans qui m’ont franchement fait rigoler de bon matin ! 😀

    La BO : Wow. Passé les 10 premières secondes marrantes, c’est positivement insupportable ! Faut que je pense à me le rajouter dans mes « sanctions » musicales…
    http://www.brucetringale.com/top-10-10-sanctions-pour-vos-amis/

    • Bruce lit  

      De mémoire SPECTREMAN passait dans récré A2.

      • Tornado  

        La redif’, oui. Mais il est d’abord passé en catimini sur TMC. C’est là que j’étais tombé dessus.

  • olivier boissière  

    J’adore le dernier jeu de mots, devenir bioman c’est embrasser la carrière… de pierre.

    Sinon, descriptif pertinent de séries pour lesquels les budgets sont extrêmement limités et qui doivent donc limer les coûts au maximum. J’avais lu, par ailleurs, que le budget de la saison entière de séries comme bioman était inférieure au budget d’un unique épisode de power rangers qui omettait en plus les messages éducatifs que l’on voit surtout en fin d’épisodes dans les sentai.

    tu aurais pu aussi faire un descriptif des différents génériques. Celui que tu montres est le générique de Canal + fait à partir de la simple traduction du générique original en japonais, lequel est vraiment bien quoi qu’on en dise. Le plus connu de nos jours est celui de Bernard Minet pour le Club Dorothée. (Moitié homme et moitié robot etc.) Si celui-là a le mérite de respecter au mieux le générique mais ne fait montre d’aune créativité particulière, le deuxième reprend tout et a permis de faire un grand show sur Minet, qui était un batteur au départ mais ne permet pas de mieux comprendre comment les Japonais envisageait la série car le générique original montre une sorte d’introduction de la série puisque l’on voit les biomen sortir du robot.

  • JP Nguyen  

    Merci pour ce retour. Je voulais écrire cet article depuis quelques années mais je ne pensais pas être suffisamment documenté pour pondre un article digne de ce nom. Il a fallu que je profite de cet été pour collecter les sources sur le net et vous livrer cette nouvelle séquence nostalgeek.

  • Bruce lit  

    Grâce à cet article, je sais désormais situer quand exactement j’ai regardé BIOMAN à la télé. C’était donc en juillet 1985 sur Canal +, j’avais 13 ans.
    C’est à ce moment que de gros problèmes personnels qui avaient commencé depuis le CP se sont résolus.
    Ma mère en était si émue qu’elle m’emmena au Printemps et me demanda ce que je voulais pour célébrer ça. Elle m’offrit donc la figurine BIOMAN https://www.retrogame-shop.com/fr/gashapon-divers/16211-bioman-biojet-bandai-1984.html qui rejoignit les Transformers dans mes crossovers imaginaires.
    BIOMAN reste donc associé à une journée d’intense bonheur dont je me rappelle encore : un cauchemar d’une dizaine d’année se terminait ce jour là !
    Pour le reste, je me rappelle d’un show sympathique et effectivement très répétitif que je regardais en revenant de la piscine avec mon frère. On avait été surpris de la mort de Force Jaune. Pour aller plus loin, j’ai été visiter la fiche Sentai de Wikipedia et y ai appris avec amusement que les couleurs des personnages étaient tours les mêmes et que les numéros d’épisodes avaient systématiquement le même cahier des charges.
    Je me disais en préparant ta copie que les chevaliers du zodiaque obéissaient également à ce code couleur.

    Pour le reste quand le show revient chez Dorothée, je suis complétement passé à autre chose. Je déteste cette émission et son générique débile.
    Tu expliques avec beaucoup de fluidité comme toujours les raisons du succès de ce show légendaire. Bravo !

    La BO : non, je ne cliquerai pas.

  • JB  

    Je dois dire que je n’ai pas de souvenir de BIOMAN (ni d’aucun autre sentaï), alors que j’en ai d’X-OR. Merci pour cette présentation !

    « Bah oui, c’était l’époque où les personnages de séries japonaises se retrouvaient bombardés de noms occidentaux » – Ah oui, donc effectivement les Inconnus tapaient assez juste avec la « Natalie » de BIOUMAN…
    Mort d’un perso : assez surprenant, je vais peut-être chercher cela pour voir ce que ça donne.

  • Fletcher Arrowsmith  

    Hey JP,

    commencer la semaine par du sentaï cela ne peut pas faire de mal. Bon j’ai cru à une pratique SM, quoi que s’infliger au moins 2 épisodes c’est limite maso.

    J’ai commencé pas la fin, du ne m’en voudras pas : je ne connaissais pas ce générique. Je suis club Dorothée et les croissants (que je continue à apprécier aux chocolatines, n’y voyais là aucun débat sur le petit Jean-François) donc pour moi BIOMAN c’est Bernard Minet … et les inconnus que tu as dignement réhabilité.

    J’ai donc appris plein de chose car extrêmement peu de souvenirs. Bioman, X-OR je crois que je ne suis pas allé plus loin et encore quelques épisodes à chaque fois. En fait je trouvais cela complètement ridicule du bas (je n’ai jamais été grand) de mes 10 ans.

    Mais super article en tout cas. En plus il donne l’occasion de se rapprocher du boss, via son témoignage.

    Un regret : j’ai cru que tu allais faire une transition avec les comics (ou les mangas ? Y a t il des mangas Bioman ?). Il me semble que VESTRON les édite en VF (la série BOOM!) et j’ai bien failli craquer récemment.

    • JB  

      Alors tu as une pratique fétichiste nommée Zentai qui pourrait s’y apparenter…

  • Patrick 6  

    Alors si l’imagerie de Bioman est connue de tous, il n’en reste pas moins que je n’ai jamais vu le moindre épisode de cette série ! Je ne la connais que par… Les Inconnus ! Donc du coup j’ai presqu’envie de demander : pourquoi les japonais ont-ils parodié les Inconnus ?? :))

  • Matt  

    Je dois bien avouer que malgré mon intérêt pour les super héros en costumes, et les monstres géants…je n’ai jamais aimé les super sentaï.
    Il faut dire aussi que je n’ai jamais aimé les trucs de robots géants. Eh oui on peut aimer Godzilla et trouver inintéressant les Gundam et autres MechaGodzilla.
    Les robots géants, je peux pas…vraiment…
    Goldorak encore ça pouvait passer. Mais si je me fiche de Evangelion, ce n’est pas pour rien. ça n’a jamais été mon délire.

    Et avec des gens en costumes et des gros robots en plastique…bah la sauce n’a jamais pris.
    A la rigueur je trouvais les gros monstres cool. Mais quand ça se tapait avec les robots, non.
    Quant aux costumes des héros, ils étaient trop similaires et ressemblait trop à des motards avec leur casque.

    Bon évidemment BIOMAN c’est trop vieux pour moi. J’ai davantage connu les Power Rangers et autres…mais je changeais de chaine ou éteignait la tv quand ça passait.
    Après quand j’ai appris aussi que c’était du remontage avec des acteurs US d’épisodes japonais charcutés, ça a achevé de me désintéresser.

    Le perso dont je me souviens le plus et qui me faisait un peu marrer (mais surtout grâce à l’actrice qui était à fond dans son délire super kitsch de méchante) c’est Rita Repulsa jouée par Machiko Soga (en réalité le personnage de Bandora de Zyuranger qui était le terreau dans lequel Power Rangers s’est formé en piquant des bouts d’épisodes)

  • Zok.  

    Je salue l’effort de revoir tout ça (de son plein gré ^^) !
    J’en ai vu quelques-uns, je ne me souviens que de la vilaine au milieu en haut de l’image splittée. Pour le reste c’est surtout dans l’inconscient collectif. Je ne me rappelais même pas qu’ils faisaient un seul géant ensemble… je les vois effectivement faire des roulades surjouées dans des carrières desaffectées sans fin.
    En truc approchant, je me suis arrêté à San Ku Kai… pompage intégral de Star Wars mais bizarrement j’en garde un souvenir plus marquant, surement parce que je les ai tous vus. J’étais un assidu des débuts de Récré A2, mais après je n’ai que des images de trucs énervants de toute l’équipe qui ne faisait que blablater connement sans fin… horripilant. Un gachis d’autant plus grand qu’il y avait des gens dont je me suis aperçu après coup qu’ils auraient pu tirer une génération un peu plus vers le haut…
    Et pourtant j’en regardais des conneries, mais eux je pouvais pas.
    J’étais déja un asocial, même seul avec la télé 🙂

  • Jyrille  

    Excellent article très drôle (cet humour marche tout à fait sur moi) et qui méritait sans aucun doute d’être publié ici. Beau travail iconographique en plus. Je ne sais plus ce que je disais sur ton article sur X-OR, ce qui est sûr c’est que je n’ai jamais regardé BIOMAN de ma vie, ni les suivants. Comme Tornado, le premier que j’adorais, c’était SPRECTROMAN, puis X-OR et SAN KU KAÏ. Je n’en connais pas d’autres dans ce genre (d’ailleurs je ne retiens toujours pas le nom de ces productions, sentaï c’est ça ?).

    Cela dit j’étais fan de la BATAILLE DES PLANETES. Et d’ailleurs, est-ce que les marionnettes de THUNDERBIRDS (je viens de vérifier : 1965 !) ne sont pas dans cette mouvance également ?

    La BO : par bonheur ce n’est pas Minet, mais ce n’est pas super non plus.

    • JP Nguyen  

      @Cyrille : Sentaï, c’est uniquement les séries d’équipes colorées.
      Le genre plus global, c’est Tokusatsu.

      @Matt : malgré ton allergie aux robots géants, je te conseillerais bien le dessin animé Big O.

      @Patrick : un truc japonais sur lequel j’étais mieux renseigné que toi, c’est une rareté !

      @Fletcher : non, les comics Power Rangers, je n’ai jamais essayé. Mais Alessandro Cappuccio a débuté sur un comics PR avant d’aller sur Moon Knight, je crois.

      @Bruce : merci pour le partage et la séquence émotion

      @tous : merci de m’avoir lu

  • Eddy Vanleffe  

    salut en retard.
    Je n’ai pas beaucoup de souvenirs ni de tendresse pour BIOMAN que j’ai connu au Club Dorothée et que je trouvais bien inférieur aux séries animées de l’époque.
    Les monstres en plastoc c’est quand même hardocre pour la suspension d’incrédulité
    Je me souviens avoir apprécié le peu que j’ai vu de LIVEMAN avec leurs robots animaux.
    Néanmoins je me souviens quand même bien des séquences bizarrement « émouvante concernant le méchant ou la Force jaune qui meurt
    Les prénoms francisés, ça va rester longtemps un truc difficile à justifier. ^^ Mais à avec le recul, c’est assez innocent et pas vraiment dupe… Rappelez vous SPECTREMAN portait le nom de Georges… même à l’époque c’était très exagéré.
    Il faut se rappeler à quel point ces séries avaient mauvaises presse et à quel point les diffuseurs ont du diffuser afin de mener à bien le passage télé.
    c’etait un peu la technique du pied dans la porte.
    30 ans plus tard, le rayon manga ne désemplit pas et une masse de nouveautés et des titres patrimoniaux sortent chaque année, on peut pas dire que ça a nuit à la chose dans l’ensemble…
    moi ça me fait marrer et ça donne une verve de malade au sketch des inconnus…

  • Kaori  

    D’abord, merci pour cet article qui m’aura fait rire plus d’une fois. Bravo pour les jeux de mots et les références cachées.

    BIOMAN, j’aimais bien l’équipe, les costumes, des réminiscences de mon affection pour X-OR sans doute (voui, j’aimais beaucoup X-OR quand j’étais petite, je ne sais pas trop pourquoi…). Par contre, je détestais les gros monstres que je trouvais d’un ridicule sans nom…
    Alors, autant BIOMAN j’y trouvais peut-être des trucs agréables, autant j’ai toujours détesté les POWER RANGERS…
    MAIS, j’ai eu l’occasion de discuter avec une personne qui apprécie et qui m’a montré une petite vidéo sympa qui réunit à l’occasion d’un épisode spécial tout plein de Power Rangers, y compris les touts premiers, j’ai trouvé ça épique et émouvant, bref, sympa la filiation.
    Mais c’est toujours pas mon truc ^^

    PS : j’adorais (et avec nostalgie, j’aime toujours…) le générique guimauve de Bernard Minet et de la petite fille (dont tu as mis des paroles 😉 ). Merci pour le premier générique, j’aime ce genre d’articles qui nous en apprennent plus sur ces phénomènes du passé !

    • Eddy Vanleffe  

      Ah oui le générique de BIOMAN 2 (Maskman?) était très étrange tuant toute notion épique.
      mais en chanson pour enfants, le duo fonctionnait bien quand même…
      Parce que petite fille
      la terre est trop jolille
      parce que petite fille
      il y a la jalousille

      inoubliable ^^

      • Kaori  

        Ben tu vois, j’ignorais même que ce n’était pas le vrai BIOMAN ^^ .

        Tiens, on a eu un débat récemment avec d’autres geeks. Paraitrait que les Super Sentaï doivent beaucoup à Spider-Man via son adaptation japonaise qui aurait donné les codes pour les Super Sentaï. Débat assez animé je dois dire ^^; .
        Mais bref, à cette occasion, j’ai découvert que c’était quand même bien balisé tout ça !! On ne rigole pas chez les Nippons !

  • Présence  

    J’étais déjà trop vieux (ou ce n’était déjà plus ma génération) quand Bioman est arrivé dans la petite lucarne. Je n’ai jamais regardé un seul épisode en entier.

    Dans les années 70, la télévision japonaise a lancé une tradition de pondre une série par an, d’environ une cinquantaine d’épisodes, […] empêcher le ciel d’être bleu et les oiseaux de chanter… – Je ne savais pas que le rythme annuel pouvait exister, un rythme donné par la mise sur le marché de produits dérivés comme les figurines, si j’ai bien compris l’article.

    La franchise POWER RANGERS : merci pour ce développement, car je n’avais pas encore lu d’explication claire sur ce phagocytage.

    Le docteur Mad : celui de l’organisation criminelle contre laquelle luttent Julie, Finot et l’inspecteur Gadget ?

    3 hommes et 2 femmes, beaucoup de possibilités… Cher JP, je me permets d’attirer votre attention sur le fait que cette remarque scabreuse n’est pas passée inaperçue. 🙂

    Avec le recul, je n’avais pas développé d’attachement à un des membres de l’équipe en particulier. C’est en tant qu’équipe qu’ils fonctionnaient et c’est ainsi qu’ils se sont inscrits dans ma mémoire. – Une observation très pénétrante : le tout est plus savoureux que la somme des parties.

    Biouman : inoubliable avec la transformation Jaune devant, marron derrière !

    youtube.com/watch?v=-WoQsLZmynY

    Voilà un article qui remplit bien agréablement sa fonction : me faire voir cette série par les yeux de quelqu’un qui l’a aimé et qui est capable de prendre du recul dessus.

  • JP Nguyen  

    Merci pour ce retour roboratif, Présence.
    Pour le Docteur Mad, tu as fait la confusion fréquente avec le Docteur Gang et ses agents Mad, ennemis récurrents de l’Inspecteur Gadget… (et pourtant, une de mes légendes relevait déjà ce « piège »)
    Si j’ai mis aussi longtemps à livrer cet article, c’est en partie parce que j’éprouvais le syndrome de l’imposteur : j’ai connu cette série à l’époque, je pouvais en parler un peu et compléter avec des infos collectées sur le net mais je ne suis pas un très grand connaisseur, contrairement au site https://www.toku-onna.fr/ par exemple.

  • Alchimie des mots  

    Dans les années 80 voir ce petit canard suivi de la chanson de Michel Baroulle, les Frissons !
    Clairement l’une de m’as meilleurs séries, la mort du Bioman j’aime m’avait marquée.
    Une belle madeleine de Proust

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