SUPER «FRIENDS» (FORMERLY KNOWN AS THE JUSTICE LEAGUE-JLA CLASSIFIED)

Focus : FORMERLY KNOWN AS THE JUSTICE LEAGUE-JLA CLASSIFIED

Un petit aparté sur deux mini séries DC, mettant en scène les Super Buddies. Par EDDY VANLEFFE

VO: DC Comics 2003-2005

VF: Urban Comics

Mais pourquoi on ne nous aime pas?
©2003-Kevin Maguire-DC Comics

Une fois n’est pas coutume, nous allons tout reprendre depuis le début. Enfin le début de la crise. Je veux dire CRISIS ON INFINITE EARTHS . Avec le recul, on peut le dire: Les responsables éditoriaux de l’époque ont eu un culot monstre et ont osé.

Si la saga principale était une sorte de tabula rasa au sens «méta» transparent. (L’éditeur menaçait de détruire toute la gamme. Seule solution pour les artistes et les héros: revenir à l’origine de l’univers pour tout reconstruire), ce n’était que la première pierre d’un édifice qui s’est refaçonné sous les yeux des lecteurs, nourris alors d’idées inédites presque à chaque page.

Premier titre de reconstruction: LEGENDS (en VF sous le titre LA LEGENDE DE DARKSEID). C’est une mini-série scénarisée par John Ostrander et Len Wein et dessinée par John Byrne. L’histoire permet de reconfigurer durablement la géographie et la cosmogonie de l’univers DC. Elle place de manière définitive Darkseid, le tyran d’Apokolips, en antagoniste principal et elle esquisse les contours de la toute nouvelle Ligue de Justice en introduisant des personnages issus du catalogue Charlton comme Blue Beetle, le nouveau Green Lantern Guy Gardner et positionne Black Canary et Le Limier Martien en personnages de premier plan. Dans un tout autre registre, le gouvernement américain met sur pied une équipe de mercenaire appelée la Suicide Squad afin de contrôler les activités surhumaines. La surprise de taille est d’ailleurs de reléguer au second plan les têtes d’affiches.

DC a tout simplement décidé de leur donner des séries fortes et solides à chacun. On ne présente plus BATMAN YEAR ONE de Frank Miller et David Mazzuchelli. De son côté Superman bénéficie d’un travail de refonte en profondeur par John Byrne qui exfolie les impuretés du silver age en octroyant au personnage, des origines «réalistes» et terre à terre dignes d’un personnage Marvel. C’est la mini série MAN OF STEEL. Wonder Woman quant à elle, redémarre de zéro. Elle redevient une jeune femme ingénue découvrant le monde de l’homme pour la première fois sous l’égide de George Perez qui renoue avec l’ampleur des mythes grecques tout en racontant une fable féministe comme il en existait peu en ce temps.

Mais ce n’est pas tout. Suite à LEGENDS, une série SUICIDE SQUAD est lancée, Flash est devenu Wally West et Green Arrow suit une trajectoire similaire au Dark Knight dans LONGBOW HUNTERS. N’oublions pas non plus HISTORY OF DC UNIVERSE qui établit la nouvelle continuité depuis lors.

La photo de famille devenue depuis une sorte de «même» comics avant que cela existe.
©1987-Kevin Maguire-DC Comics

Enfin DC confie à Keith Giffen, John Marc De Matteis et Kevin Maguire le destin d’une toute nouvelle ligue de Justice bigarrée et totalement privée de grands noms. Pourtant, cette mouture va faire parler d’elle de nombreuses années.

Le fait d’écarter sciemment les figures de proue ne peut être anodin au vu des chantiers en cours. Plutôt que de se disperser, l’éditeur a su laisser ces séries reconstruire leurs propres mythologies.

La nouvelle ligue fut donc confiée à Keith Giffen pour les intrigues, les dialogues furent donnés à John Marc De Matteis. La partie graphique échoua dans les mains d’un petit nouveau Kevin Maguire. Des aveux même de Keith Giffen, l’éditrice Jennette Khan était méfiante. J-M De Matteis servait de caution à Keith Giffen et les vétérans de l’encrage Terry Austin puis Al Gordon encadraient Le jeune dessinateur. Au départ rien ne devait vraiment différencier cette série des autres, pourtant dès le premier épisode, la caractérisation dénotait. Moins sérieuse, plus ironique, plus politique et plus adulte que la moyenne. Le ton est donné dès qu’un personnage se vantant d’être ponctuel, se fait rabrouer par Black Canary répliquant «Oui, Mussolini aussi!».

Le virage est définitivement pris dans l’épisode 7, lors de la scène mythique où Batman étale d’un coup de poing, Green Lantern. Blue Beetle explose d’un rire franc et popularisera par la suite le fameux sobriquet «Bwa-Ha-Ha!» qui devint le sous-titre officieux de cette ligue.

Batman, le premier One Punch Man.
©1987-Kevin Maguire-DC Comics

Revenons aux bases: Maxwell Lord, un riche entrepreneur possède à l’insu de tous une botte secrète, Booster Gold, un super héros naïf venu du futur. Il compte bien se servir de lui afin de prévenir les menaces dans le Présent tout en faisant fructifier ses propres idées, celle entre autres de fonder une nouvelle Ligue de justice, privatisée dont il serait le mécène et le bénéficiaire. S’affranchissant des USA, il va transformer peu à peu l’équipe en une Ligue internationale dont les effectifs tourneront autour de Green Lantern (Guy Gardner), Le limier Martien, Blue Beetle (Ted Kord), Booster Gold, Black Canary, Shazam (ou Captain Marvel selon votre degré de purisme), des nouvelles venues comme Fire et Ice ainsi que d’anciennes têtes comme Elongated Man (Ralph Dinby) et son épouse Sue Dinby, civile qui fait office d’assistante de Maxwell Lord.

L’inclinaison de plus en plus parodique connut son heure de gloire, mais les années 90 et leur ton «grim and gritty» débarquèrent et cette mouture déclina jusqu’à même être jugée par certains complètement ringarde.

En 1997, Grant Morrisson met en scène le retour des gros bras et inaugure le thème du «super commando», ce qui enterre la ligue internationale pour de bon! En 2001 la version animée de Bruce Timm, inspirée de cette dernière version transforme l’essai.
Mais les fans hardcore obtiennent toujours ce qu’ils veulent et les trois compères revinrent sur les lieux du crime pour une toute nouvelle mini-série.

FORMERLY KNOWN AS THE JUSTICE LEAGUE

On peut faire cuire des chamallows avec les cheveux de Fire…bon à savoir en camping
©2003-Kevin Maquire-DC Comics

Maxwell Lord existe toujours et comme toutes ces vieilles gloires qui ne savent pas raccrocher, il a une nouvelle idée, un nouveau concept qui déchire: il veut fonder une nouvelle équipe. Comme la marque «Ligue de justice» est déjà prise, il pense fonder les «super-copains» (Super Buddies en VO). Aidé de Sue Dinby et de L-Ron un robot aussi sarcastique qu’inutile, il va rappeler ses anciens complices dans un élan calculateur qui ne parvient pas à masquer sa propre nostalgie. Il contacte Blue Beetle, qui hésite en raison de sa pathologie cardiaque à laquelle personne ne croit. Bien sûr, Maxwell estime que conduire assis une navette spatial et transporter l’équipe ne risque pas de donner des arythmies à Ted Kord, il lui force la main. Booster Gold quant à lui, saute sur l’occasion pour fuir sa nouvelle épouse, une richissime dame de 65 ans. Oui, depuis la fin de sa carrière de super-héros, il est devenu…gigolo. Ce n’est pas vraiment mieux pour Fire, qui anime un site érotique (une sorte de page «only fans» avant l’heure). Ne parvenant pas à convaincre Shazam, ils débauchent alors Mary Marvel sa cousine qui possède peu ou prou les mêmes habilités. Captain Atom réintègre assez facilement l’équipe également, mais en raison de ses pouvoirs radioactifs, tout le monde l’évite ostensiblement.

A peine réunis, les membres comprennent pourquoi Maxwell les a rassemblés, il veut utiliser leur image pour un futur dessin animé, ce qui ne convient pas vraiment à tout le monde. Leur première mission sera d’affronter un gang d’étudiants d’Harvard mutants cherchant leurs «racines» dans le ghetto. Puis une partie de l’équipe est téléportée dans une arène de combats clandestins et forcée à devenir des gladiateurs. Mary Marvel devient alors contre son gré, hyper violente et met une raclée à Captain Atom qui doit se faire hospitaliser d’urgence, irradiant de partout. De son côté Maxwell négocie avec un autre tyran intergalactique nommé Manga-Khan qui veut reprendre son robot L-Ron et l’échanger avec un Green Lantern du nom de G’Nort mi clébard, mi Chewbacca. Le problème étant que Manga Khan est très susceptible et que le moindre impair pourrait plonger la Terre dans un conflit cosmique. Heureusement la vraie Ligue veille sur eux de loin.

Hail Mary Marvel, reine barbare !
©2003-Kevin Maguire-DC Comics.

Quand le trio avait pris les rênes de la Ligue en 1987, ils avaient trouvé leur recette de manière inattendue et presque accidentelle. En 2003, les auteurs sont en pleine possession de leurs moyens et au sommet de leur talent. Kevin Maguire est incomparable pour croquer des trognes impayables et c’est un festival de mimiques à l’expressivité unique. Keith Giffen est passé maître également dans la conception «d’univers cosmiques voyous». Co-créateur de LOBO et d’AMBUSH BUG, il a également peaufiné son style sur la saga ANNIHILATION chez Marvel. Il est donc le spécialiste de récits d’action spatiaux au ton volontiers canaille.

J-M De Matteis, lui qui d’ordinaire creuse énormément la psychologie de ses personnages souvent très torturés, se déchaîne dans les dialogues aux blagues souvent osées et la plupart du temps très impertinentes. Là où certains auteurs britanniques cassent du sucre à propos d’un genre qu’ils méprisent et méconnaissent, on sent ici une réelle tendresse habillée en cuir. Les vannes fusent mais restent très complices du lecteur. Ici on préfère l’absurde au règlement de compte.

La série cartonne et se paie même le luxe, d’obtenir un de ces prestigieux joujoux pour vaniteux: un Eisner award. Une suite est donc bientôt dans les tuyaux. Le titre JLA est quand même assez vendeur et il occasionne donc une nouvelle série en forme de spin-off intitulée JLA CLASSIFIED. Le credo de cette nouvelle publication est de pouvoir laisser le champ libre à des auteurs le temps d’un arc. C’est un peu la même tambouille que TANGLED WEB pour Spider-Man. C’est encore Grant Morrisson qui ouvre le bal, accompagné d’ED Mac Guiness, il livre une histoire assez tarabiscotée qui fut publiée chez Panini dans le magazine DC UNIVERSE en son temps. Puis nos trublions vont enchaîner avec une seconde histoire:

CAN’T BELIEVE IT’S NOT THE JUSTICE LEAGUE

Oh non Pas lui!
©2005-Kevin Maguire-DC Comics

La série précédente s’achevait sur l’installation de l’équipe au sein de leurs propres locaux. Mais à peine arrivés, Sue Dinby constate que le voisin qui ouvre le bar d’à côté, est un ancien super vilain. Elle tente alors que persuader chacun de ses camarades de lui péter la gueule! Son humeur exécrable fait donc soupçonner à ses co-équipiers que la jeune femme attend un heureux événement. A la nouvelle, Elongated Man ne se sent plus de joie et se met à distribuer des cigares à tout le monde. Captain Atom désormais terrorisé par Mary Marvel a démissionné et Maxwell compte bien le remplacer. Il pense alors à Power Girl qui possède de très gros…biceps. Il envoie donc son équipe au QG de sa nouvelle équipe la JSA (Justice society of America) la convaincre. Mais Booster Gold, las de passer pour un gamin, joue par mégarde avec un artefact du Doctor Fate, et il téléporte tout le monde involontairement en Enfer où lui et Blue Beetle devront gagner leur vie dans un fast-food pour démons. Ils y feront la rencontre d’une ancienne équipière décédée, qu’ils tenteront de ramener avec eux. Sur le chemin du retour, ils passeront par une autre dimension peuplée de version dévoyées d’eux même dont un G’Nort géant. Coincés dans son pelage, ils devront même se battre avec ses puces. Enfin ils reviendront chez eux sains et saufs.

Malheureusement ce fut la dernière tentative pour remettre cette équipe au goût du jour. En effet, entre le premier arc et celui-là. L’Etat-major DC a décidé de massacrer les personnages…littéralement!

En effet durant IDENTITY CRISIS, Sue Dinby meurt de manière brutale, Elongated Man son mari, en reste totalement traumatisé. Quelques mois plus tard, Un Maxwell Lord psychopathe tue à bout portant le pauvre Blue Beetle avant de lui-même faire un remake de L’EXORCISTE entre les mains expertes de Wonder Woman. Une véritable entreprise de démolition. Guy Gardner redevient quant à lui, un personnage incontournable de la série Green Lantern.

Un Guy Gardner fidèle à lui même.
©2005-Kevin Maguire-DC Comics

Les auteurs devront changer leur fusil d’épaule. Au lieu d’avoir une min série, ils participeront de manière collégiale à la série anthologique JLA CLASSIFIED qui collecte finalement des récits tout à fait déconnectés de la continuité, puis arrêteront là.

Le trio d’auteurs passera ensuite chez Marvel pour voir si leur style pourrait s’adapter sur une mini série DEFENDERS, bien moins réussie. Toutes les allusions à cette période souriantes se font d’une manière assez méprisante comme cela devait être une sorte de «honte» pour DC. Pourtant on ne peut rester insensible à la vie qu’avaient su insuffler Keith Giffen, J-M De Matteis et Kevin Maguire à ces super héros à la fois si crétins et si humains. Depuis, bizarrement on revoit les personnages tenter sporadiquement de faire leur come-back, mais sans succès. Sans leurs «papas» et avec la moitié des effectifs dans la tombe, c’est un peu comme d’aller voir un concert d’un tribute band de Pink-Floyd jouer du Metallica. Ça n’a plus aucun sens.

Pourtant il y a encore un dernier projet assez étrange. Sous le titre HUMAN TARGET, Tom King et Mitch Gerards racontent bien une nouvelle histoire de ces losers magnifiques, sous la forme d’une enquête policière. A surveiller donc.

Toujours à l’affût d’un jeu de mot foireux.
©2005-Kevin Maguire-DC Comics

En BO, Si les auteurs reviennent, je serai là aussi pour eux….

22 comments

  • JB  

    Merci pour cette double review !
    J’adore véritablement cette équipe (tant la fictive que l’équipe créatrice !). On réduit souvent cette ligue aux frasques de ses membres, mais Giffen et DeMatteis parviennent à alterner humour et drame, notamment dans le crossover Breakdowns et la mort de Silver Sorceress (une copie carbone de la Sorcière Rouge, avec en plus une coiffe en oreilles de lapin). Ces courtes histoires n’échappent pas à la règle, avec un moment fort emprunté au mythe d’Orphée.

    J’ai l’impression que les auteurs en profitent pour dénoncer le traitement de leurs héros par DC. On voit une Mary Marvel toute de cuir vêtue, évoquant le catastrophique destin de son personnage dans COUNTDOWN TO FINAL CRISIS. Je pense aussi au dernier échange entre Ralph et Sue sur le fait d’avoir un enfant (tacle au médiocre Identity Crisis) ou à l’ultime case de la seconde histoire, un freeze frame digne d’un sitcom sur un Max Lord et Blue Beetle riant de bon cœur, bien loin de COUNTDOWN TO INFINITE CRISIS

  • Nikolavitch  

    Oui, le massacre général de tous ces personnages funs par DC au moment des Crisis m’est resté en travers de la gorge, à l’époque. C’était gratuit et j’en veux encore à Johns, Meltzer et aux autres pour ça

    • JB  

      J’avais cru comprendre que c’était Didio le grand responsable de ce carnage

      • PierreN  

        Comme par hasard, Dick Grayson et Wally West se portent mieux depuis le renvoi de Didio(t) le pire ennemi des ex-sidekicks.

        • JB  

          Je crois également qu’il y a eu une fronde des auteurs entre autre menée par Geoff Johns pour sauver Dick durant Infinite Crisis (Connor y est quand même passé et Bart a entamé une lente agonie…)

  • Tornado  

    Rolalah… Tu commences vraiment à pas m’envoyer du rêve en citant LEGENDS et MAN OF STEEL, les comics DC old-school qui m’ont tant dégringolé des mains et m’ont transformé en cette entité destructrice anti-infantile ! (LEGENDS est to-ta-le-ment irregardable pour moi. Le pire du pire (du pire (du pire (du pire)))).
    Je ne pense vraiment pas être le coeur de cible. Je n’aime pas du tout les équipes de ce genre avec des seconds couteaux. Pour moi c’est du comic-book pour geek ultime totalement immergé dans ces machins-bidules de continuité et d’univers partagé hardcore. Au-secours. (je pense d’ailleurs que c’est en grande partie ce que j’ai détesté dans IDENTITY CRISIS : Ces histoires de grande famille de slips qui vivent entre eux. Je resterai éternellement tourné vers le super-héros version solitaire et mystérieux, de préférence urbain et nocturne).
    Ça n’enlève rien à la valeur de ton article, rondement mené et totalement limpide sur tout ce pan éditorial de DC Comics.

    • Bruce lit  

      « Je ne pense vraiment pas être le coeur de cible. Je n’aime pas du tout les équipes de ce genre avec des seconds couteaux.  »
      Um….Les Thunderbolts ?

  • Présence  

    Il m’est impossible d’exprimer la force de mon plaisir à retrouver cette itération de la Justice League sur le site. Merci mille fois Eddy.

    Il se trouve que mon passage de la VF à la VO est concomitant à la parution de l’épisode 1 de la version Justice League Giffen + DeMatteis + Maguire. Il se trouve que mon retour aux comics s’est accompagné de la découverte de l’existence des deux histoires commentées dans cet article. C’est avec la série initiale que j’ai pris conscience de toute la différence que fait un dialoguiste extraordinaire. Par exemple, je n’ai jamais oublié cette répartie sur la ponctualité de Mussolini. Comme le retrace Eddy, Giffen ne pouvait inclure dans son équipe, ni Superman pour cause de Man of Steel, ni Wonder Woman pour ne pas interférer avec la relance de George Pérez, et Batman que du bout des lèvres. C’est avec cette série que j’ai également commencé à découvrir l’imagination de Keith Giffen.

    Bwa-Ha-Ha! – De mon point de vue, cette Justice League n’a rien de ringard, et le trio de créateurs est parvenu à réaliser quelque chose de très difficile : inclure de l’humour dans une série de superhéros, sans se moquer du genre, sans que l’humour accentue le ridicule des conventions très particulières de ce genre. Total respect.

    La ringardise de la JLI de cette époque : de mon expérience d’époque, ce fut plus un cas de dilution avec l’adjonction d’une 2ème série, la branche Europe, puis d’une série trimestrielle Quarterly. Enfin le départ de JM DeMatteis a mis en évidence que peu de scénaristes, voire aucun, n’est capable d’écrire des dialogues aussi fins.

    Formerly known as the Justice League : entièrement d’accord avec ton analyse et tes observations. Je me suis retrouvé en train de sourire bêtement en revoyant les planches, puis à ricaner tout seul. Bwa-Ha-Ha!

    I can’t believe it’s not the justice league – Un petit cran en-dessous, je suis d’accord aussi. The Defenders : des moments énormes, mais ce n’était pas la même chose. Hero Squared m’attend dans ma pile de lecture.

  • Alchimie des mots  

    Ah à la couverture je me disais qu’il y avait un côté comique et finalement c’est le cas.
    Bien intéressant, à lire à l’occasion.
    Merci

  • JP Nguyen  

    Il y a quelques années, j’avais essayé de lire le début de la JLI et je n’avais pas accroché. La couverture iconique du numéro 1, la scène de Batman cognant Guy Gardner, ces éléments étaient souvent évoqués sur les sites de comics comme CBR.
    Quelque part, je suis content de ne pas avoir développé d’attachement particulier à ces personnages, vu le traitement qui leur a été infligé avec Infinite Crisis, comme tu le résumes dans l’article.
    Ton allusion au HUMAN TARGET de Tom King éveille mon intérêt pour cette mini.

  • Eddy Vanleffe  

    Salut à tous
    je n’ai connu cette itération de la Ligue que récemment, en fouillant dans les « arcs cultes » des comics. Pour moi, la référence de cette équipe c’est le DA de Bruce Timm.
    du coup je suis assez indulgent sur la reprise grim and gritty des personnages, tout en découvrant petit à petit comme pour une enquête le triste destin que leur a accordé le temps. J’ai donc peu à peu été assez écœuré par la volonté des auteurs et des éditeurs de flinguer tous ces personnages et riant au nez des quelques fans. Je trouve d’ailleurs que c’est un phénomène étrange aux states qui consiste à rependre des histoires et des personnages en les bousillant après… On dirait que ça les fait rire de faire bisquer leur public…
    Rétrospectivement j’ai beaucoup de tendresse pour cette JLA de losers. J’aime ce Ted Kord et ces persos très humains, un peu cons parfois.
    @JB merci pour ta lecture. évidemment tu n’as pas dû apprendre grand-chose…^^
    @Pierre N et Alex.: Votre (notre) ressenti est celui qui se repend désormais de plus en plus sur la toile.
    @Présence: J’ai pensé à nos échanges pour cet article…spéciale dédicace donc… ^^
    @JPNguyen: ça dépend bien évidemment de notre expérience de lecteur. J’ai aussi un tas de « greffes » qui n’ont pas pris malgré leur réputation flatteuses
    @Tornado: Je confirme ça m’étonnerais que tu apprécies. Même si je cite LEGENDS uniquement pour contextualiser (les récits n’ont pas grand-chose à voir). On est trop dans le costume et la fantaisie (l’épisode du barbecue, c’est l’épisode même qui tu détesterais)…C’est une parodie non dupe de ses codes mais c’est fait avec beaucoup de complicité et de tendresse et donc à l’opposé d’un THE BOYS qui est à la limite du lancement d’alerte vis à vis d’un genre à combattre comme si c’était sérieux tout ça… Je viens d’entendre Alan Moore qui vient de décrire le genre comme une sorte de crypto-fascisme annonçant notre époque… C’est une vision de personnes qui prennent ce style bien trop au-dessus de ce qu’il est…du Picsou, du Ric Hochet, du shonen manga…
    @Alchimie des mots: oui c’est humoristique, c’était souvent comparé à EXCALIBUR chez Marvel ( je ne cherche pas à entamer une conversation sur qui est venu en premier, qui est plus drôle etc…)

    • Alchimie des mots  

      Merci !👍🏾

  • Kaori  

    J’ai souvent entendu parler en bien de cette équipe, grâce à ton article je comprends enfin pourquoi, et j’ai vraiment envie de lire ça, sans me soucier de la continuité. J’avais lu cet IDENTITY CRISIS, mais ne connaissant aucun des personnages, ça ne m’avait fait ni chaud ni froid.
    Cela dit, je comprends tout-à-fait l’agacement suscité par cet acharnement envers les persos secondaires et les anciens sidekicks. Je rejoins Pierre : Wally, Dick et même Roy se portent bien mieux depuis le départ de Didio. Et je rejoins JB : c’est une rumeur fondée (avec photos des écrits à l’appui) : Didio voulait éliminer Nightwing lors d’INFINITY CRISIS, Johns et le reste de l’équipe ont réussi à sauver sa tête mais pas celle de Connor…

    En tout cas, merci pour cet article, je vais essayer de me dégotter ça à l’occasion !!

    • Eddy Vanleffe  

      Connor va mieux depuis… enfin je ne suis pas sûr, je ne sais plus, je suis perdu…
      fais comme l’oiseau (phénix qui ressuscite tout le temps…)

  • Fletcher Arrowsmith  

    Salut Eddy,

    super article.

    cette ligue Bwa-Ha-Ha! était faite pour moi : auteurs, dessinateurs, personnages décalés et attachants, humour dans la période pas très joyeuse que nous vivons, plein de poto m’en parlaient ….. et je n’ai pas adhéré. incompréhensible. J’ai lu les deux tomes d’Urban + les 2 HS mais rien n’a y fait. Je ne suis jamais arrivé à rentrer dedans.

    Ton article me donnerait presque l’envie de donner une nouvelle chance à la ligue mais j’ai revendu mes 2 tomes Urban. Et là on en vient à une autre partie de la déception. Le lectorat français préférant se gaver de chauve sourie pas drôle et de sandwiches au fromage chaud n’a laissé aucune chance à cette série. du coup par de suite et donc revente car plus de place. Frustré. Putain de consommateurs.

    La BO : oui fort à propos. J’ai toujours apprécié la chanson qui donne ce générique si connu de cette série si extraordinaire. Vachement bien choisi

  • Jyrille  

    Un article bien marrant Eddy mais je dois avouer que je n’ai pas compris grand chose. En fait je ne connais rien à la continuité DC et pensait naïvement que la JLA était celle du trio WW-Batou-Supes… Est-ce que tout ça a été réédité chez Urban ? Est-ce que ça date à la fois des années 80 et 2000 ?

    Je n’ai toujours pas lu le HUMAN TARGET de Peter Milligan, du coup tu insinues que la nouvelle mouture par Tom King et Mitch Gerards intègre des personnages de cette JLA ? Wow, c’est bizarre pour moi.

    La BO : j’aime bien. Mais j’ai du mal à la supporter ailleurs que dans la série.

    • JB  

      Si tu pense que cette Ligue est composée de seconds couteaux, il faudra un jour que l’on parle de la Justice League Detroit ^^

    • Eddy Vanleffe  

      Alors La ligue des années 80 a été rééditée sur les trente premiers épisodes chez Urban.
      les deux arcs que je commente sont les épisodes sous forme de mini-série autonomes parues aussi chez Urban.
      HUMAN TARGET c’est au départ une création de Len Wein publié par DC. Comme pour Hellblazer ou Sandman, Peter Miligan en a fait une mini adulte façon Vertigo.
      Depuis le personnage est revenu (comme les autres) dans le giron DC, Rien ne l’empêche désormais de croiser les autres persos DC.

      • Jyrille  

        OK merci, c’est plus clair ! 😀

  • Strider Tag  

    J’ai ces 2 mini-séries, mais je me tâte encore à les lire … Je le ferai bien un jour.

    Le dessin de Kevin Maguire, rien à redire … c’est du bon ! Dommage que son dessin soit resté à jamais (depuis la JLI) synonyme d’humour (NEVER FORGET aussi l’arc de Batman Confidential – scénario de Fabian Nicieza avec Kevin Laguire au dessin – où Catwoman poursuivait Batgirl, et les 2 se déchiraient les vêtements pour se retrouver « à poil » dans une soirée échangiste).

    La JLI en soi, ça a été une déception (tout comme le Excalibur du duo Claremont & Davis … même si je n’ai pas encore lu la période où Alan Davis écrivait ET dessinait la série). J’ai l’impression que pour apprécier JLI, fallait « être là au bon moment ». Moi-même j’ai lu bien des années plus tard avec les TPB VO, et au bout d’un moment j’en ai eu marre. J’en viens même à préférer, de la même époque, la Justice League Europe, qui rencontrait des menaces déjà bien au-dessus d’elle (dans un premier temps, le 1er crossover JLI / JLE avec la ville d’Europe [« The Teasdale Imperative »], puis ensuite l’arc « Extremist Vector » de la JLE).

    Après, la JLI en soi est loin d’être mauvaise : une série qui tient plus du sitcom, avec des membres qui ne prenaient pas au sérieux, et une gros turn-over au cours de ses 20 premiers numéros (y compris Batman !) – la JLE aussi en a souffert (coucou Wonder Woman et Animal Man) – et dont les membres restants ont pu resserrer les liens.

  • Bruce lit  

    Au début du blog, Présence avait souvent posté les illustrations de cette équipe. Je sais désormais ce qu’il en retourner avec ce nouveau pan de l’histoire DC. Merci Eddy. Le nom de DeMatteis est toujours évocateur pour moi même si je ne suis pas sûr d’être tenté par ces histoires « Patch de correction ».

    • JB  

      Honnêtement, on n’est pas dans le cas des X-Men Legends ou Symbiote Spider-Man : il ne s’agit pas d’aventures flashback mais de réunions de la vielle équipe. En effet (pour les afficionados de la continuité comme moi), il y a des références à d’obscures séries situées bien après l’ère JLI/JLE, comme les problèmes cardiaques de l’un des protagonistes. C’est davantage un dernier hourra avant la mort du fun chez DC.

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