Top 10 : 10 CHANSONS DE L’ÂME QUI PRENNENT AUX TRIPES (SLOW SOUL)

Top 10 : Soul Music

Une checklist pour danser le slow avant de mourir, concoctée par : TORNADO

Lorsque l’on parle de soul music et de chansons qui prennent aux tripes, on songe tous plus ou moins aux mêmes titres, à la louche : Il y a GEORGIA ON MY MIND de Ray Charles, WHEN A MAN LOVES A WOMAN de Percy Sledge, IT’S MAN’S MAN’S MAN’S WORLD de James Brown, STAND BY ME de Ben E. King, I HEARD IT THROUGH THE GRAPEVINE de Marvin Gaye, TRY A LITTLE TENDERNESS ou SITTING ON THE DOCK OF THE BAY d’Otis Redding, I SAY A LITTLE PRAYER d’Aretha Franklin, AIN’T NO SUNSHINE de Bill Withers ou encore A CHANGE IS GONNA COME de Sam Cooke (comment ça j’ai déjà fini mon Top 10 ?).

La liste qui va suivre vous propose d’écouter d’autres titres emblématiques mais aussi des titres moins consensuels, qui sont en dehors de l’inconscient collectif car, ce qui est intéressant ici, c’est la découverte d’œuvres que vous ne connaissez peut-être pas encore…

Historiquement, la Soul-music naît au début des années 1950 (en grande partie cristallisée par le génie de Ray Charles) et entame rapidement sa mutation, qu’elle achève à la fin des années 60, lorsque certains de ses artistes majeurs font exploser les limites du genre.

A l’origine, la Soul était née d’un mélange de blues et de gospel traditionnel afro-américain, avant de passer par la case rythm’n blues (petit frère noir du rock). A la tradition religieuse au départ généralisée s’était rapidement substitué un contenu ouvertement libertaire, sexuel, social et contestataire.

La principale chose à savoir, c’est que la soul est indissociable, dans sa genèse, du marasme de la ségrégation. Cette situation explique à quel point ce mouvement musical a été une arme de guerre pour lutter contre ce phénomène de société historique. C’est en majeure partie l’avènement de la soul qui a permis aux afro-américains de conquérir le public blanc et de se sortir de la pauvreté, de convaincre le peuple qu’ils avaient le droit de vivre et d’être aimés sous les mêmes cieux. On comprend dès lors que la soul soit parvenu à conquérir l’univers musical à travers deux axes principaux : les revendications ou, à tout le moins, les critiques sociales et politiques, matraquées par ses principaux représentants (James Brown, Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Gil Scott-Heron) dans la droite ligne de Martin Luther-King, et un autre atout majeur : L’émotion. Une émotion communicative et universelle générée tout autant par la sensualité de la musique que par celle de la voix.

« On demande souvent ce qu’est la soul. Mais tout le monde a de la soul. La soul, c’est ce que tu ressens. Et donc tout le monde peut en avoir ».
Stevie Wonder

Notre checklist du jour sera ainsi construite selon ces deux composantes : L’émotion ou le contenu. Et parfois les deux. Le fond et la forme…Allez hop ! c’est parti :

Curtis Mayfield : LITTLE CHILD, RUNNING WILD (1972)

On commence par un outsider puisque ce n’est pas un slow. Mais pour ce qui est du contenu, on est bon.
Dans les ghettos américains, au tournant des années 60 et 70, la vie est une jungle terrible pour le peuple noir. Beaucoup l’ont chanté. Mais Curtis Mayfield va droit au cœur en mettant un enfant au centre du drame.

Au niveau musical, on est dans un registre relativement groovy et lumineux. C’est tout le savoir-faire des artistes soul que de ménager l’auditeur en lui racontant l’abomination sous le vernis de la lumière. On appelle ça de la pédagogie…

Toujours d’un point de vue musical, l’album SUPERFLY est l’un des premiers concept-albums de la soul (avec WHAT’S GOING ON de Marvin Gaye). Si dans sa toile de fond, blancs, noirs et juifs en prennent tous pour leur grade (les dealers de tout bord y étant dénoncés comme les nouveaux esclavagistes de la jeunesse des ghettos), toute l’orchestration demeure veloutée, toute en nuances, dominée par les harmonies vocales, les cordes et les riffs de cuivre délicats. Car c’est là tout l’art de Curtis Mayfield : L’horreur derrière la beauté, la violence derrière la sensualité, la fatalité derrière la fierté.

Au départ une « simple » bande originale d’un film relativement mineur (mais emblématique de la blaxploitation), l’album SUPERFLY va devenir un véritable culte aussi bien au sein des amateurs de soul que des aficionados de musiques de film. Chef d’œuvre (élu 69ème meilleur album de tous les temps par le magazine Rolling Stone).

Donny Hathaway : A SONG FOR YOU (1971)

Inutile de rajouter des louanges à une chanson qui collectionne tous les superlatifs possibles depuis des lustres (l’une des plus belles chansons de tous les temps, entre autres…), et qui aura valu à son auteur d’être reconnu comme l’une des Plus belle voix du 20° siècle…

Vous trouverez A SONG FOR YOU dans l’album sobrement intitulé DONNY HATHAWAY, enregistré en 1971 et considéré comme le plus beau de celui qui s’était fait connaitre un an plus tôt pour ses prestations scéniques, notamment avec le désormais standard THE GHETTO.

Elevé dans le gospel dès l’âge de 3 ans, pianiste surdoué depuis l’enfance, Donny Hathaway ne livrera en tout que trois albums-studio réalisés au début de sa courte carrière, puisqu’elle ne durera que dix ans, le musicien de se suicider à l’âge de 34 ans (Il réalise également la BO du film COME BACK CHARLESTON BLUE en 1972 et un album en duo avec sa femme Roberta Flack).

Son parcours mystique (l’artiste avait fait de Dieu un de ses thèmes de prédilection) n’empêcha pas Donny Hathaway de réussir à dépasser le patrimoine musical dans lequel il avait grandi afin de transcender son art en le menant là où personne ne l’avait fait et ne le fera d’ailleurs plus jamais après lui. Un authentique génie.

James Brown : MAMA’S DEAD (1973)

En pleine mode Blaxploitation, au cœur du phénomène (c’est-à-dire dans la première moitié des années 70), le godfather of soul va enregistrer consécutivement, en 1973, deux bandes originales de film. D’abord l’album BLACK CAESAR (le film est un remake du Scarface de 1932 réalisé dix ans avant celui de Brian DePalma, version black), puis SLAUGHTER’S BIG RIP-OFF (le meilleur des deux), dont est tiré ce MAMA’S DEAD. Une belle complainte qui démontre que lorsqu’il s’y mettait, l’irascible JB savait nous faire pleurer.

Stevie  Wonder : TO SHY TO SAY (1974)

En 1974, et bien qu’il n’ait que vingt-quatre ans, Stevie Wonder sort son seizième album avec FULFILLINGNESS’ FIST FINALE. Il faut dire que le compositeur-auteur-interprète-multi-instrumentiste avait sorti son premier opus à l’âge de douze ans. De là à parler de génie il n’y a qu’un pas, que nous éviterons de sauter étant donné que le terme est sans doute un poil galvaudé…

Stevie Wonder, c’est avant tout un créateur musical très original et un songwriter exceptionnel, capable de pondre des mélodies inoubliables et entêtantes en fredonnant un simple « lalala ». La classe absolue et la magie de la simplicité.
En 1972, il réalisait un album intitulé MUSIC ON MY MIND, considéré comme l’un de ses meilleurs et sur lequel il écrivait, composait, chantait et jouait tous les instruments absolument seul ! Pas mal pour un artiste aveugle depuis sa petite enfance !

Si TO SHY TO SAY est loin de faire partie de ses titres emblématiques, la chanson possède cette alchimie miraculeuse qui fait qu’une simple mélodie, ici sur le refrain, me fout les frissons à tous les coups. L’une de mes préférées de son auteur, donc.

FULFILLINGNESS’ FIST FINALE fait partie des cinq albums classiques de Stevie Wonder (ses cinq meilleurs, tous enregistrés entre 1972 et 1976), et c’est le seul des cinq à ne pas avoir été classé dans la liste des 500 meilleurs albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone.

Gil Scott-Heron : PIECES OF A MAN (1971)

Gil Scott-Heron est sans doute l’artiste le moins connu parmi tous ceux qui sont représentés ici. Il n’en demeure pas moins l’une de mes idoles absolues !

Il est aujourd’hui pourtant considéré comme le Père du rap. Mais ce fut à son grand dam (et au mien aussi, ce n’est rien de le dire…). L’homme n’a pourtant jamais joué l’ambiguïté, adressant aux rappeurs une lassitude absolue face à cette fausse iconicité générique que toute une génération s’est efforcée de lui faire endosser ! Dans l’un de ses derniers albums, SPIRITS, le titre MESSAGE TO THE MESSENGERS s’adresse directement aux rappeurs :
« Four letter words or fours syllable words won’t make you a poet, It will only magnify how shallow you are and let ev’rybody know it ».
« There’s a big difference between putting words over some music, and blending those same words into the music ».
Heron espère les toucher afin qu’ils recherchent le changement au lieu de perpétuer une situation sociale néfaste et qu’ils aient un discours plus clair et produisent des chansons plus artistiques.

A l’origine de ce malentendu, il y a le premier album de l’artiste : SMALL TALK AT 125th & LENOX, datant de 1970. Il s’agit d’une compilation de poèmes en forme de diatribe contre le monde des médias, possédé principalement par des Blancs, et contre l’ignorance qu’ont les classes moyennes américaines des problèmes des populations pauvres des centres-villes. Les titres ne sont pas chantés mais scandés, faisant apparaître la notion de Spoken word. Ainsi naît la fatalité qui voudra que Gil Scott-Heron soit le père du rap (bien qu’Hendrix, Léo Ferré et Gainsbourg pratiquaient le spoken-word avant lui)…
Qui plus est, les thèmes du chanteur tournent autour de la réalité de la rue et des problèmes politiques et sociaux dont lui-même souffre au quotidien. Il s’impose comme le défenseur de la cause noire américaine, décrivant sa misère, la violence et la drogue qui ravagent les ghettos, et critique régulièrement la politique américaine (et notamment le gouvernement de Nixon).

Pour tempérer la comparaison avec le rap, il y a pourtant les albums de Gil Scott-Heron : Dès le 2ème (celui dont est tirée la chanson éponyme que je vous propose), seul le titre d’ouverture, le vénéneux THE REVOLUTION WILL NOT BE TELEVISED, s’applique à l’exercice du Spoken word. Tous les autres morceaux sont chantés. Et quelle voix ! Car le chanteur possède une des voix les plus somptueuses de la musique afro-américaine. Une voix grave et profonde, gorgée d’émotion. Sa musique, qu’il compose entant que pianiste en compagnie de Brian Jackson, son compère sur la quasi-totalité de sa carrière, est un mélange de soul, de blues et de jazz d’une richesse sans cesse renouvelée, aux antipodes du rap.

Après une vie douce-amère à noyer son chagrin dans l’alcool et la drogue pour cause d’extra-lucidité sur la condition humaine, l’artiste s’est éteint en mai 2011 et a rejoint le panthéon des poètes écorchés par la vie. Rest in Pieces… …

Bill Withers : MAKE A SMILE FOR ME (1974)

L’artiste, auteur, compositeur et interprète, n’est pas aussi connu sous nos latitudes que d’autres illustres représentants de la musique soul. Il en est pourtant l’un des plus grands et assurément celui qui fut le plus repris dans le monde de la chanson (AIN’T NO SUNSHINE, LEAN ON ME, USE ME, WHO IS HE (AND WHAT IS HE TO YOU) ?, LOVELY DAY, JUST THE TWO OF US). Bien que sa voix ne soit pas immédiatement aussi impressionnante que celle d’un Marvin Gaye ou d’un Curtis Mayfield, il possède un timbre d’une justesse étonnante, au diapason lorsqu’il s’agit d’interpréter un groove langoureux et délicat, étrangement teinté d’une dimension folk unique en son genre dans l’univers de la soul, et immédiatement reconnaissable.

L’album ‘JUSTMENT sort en 1974. C’est le troisième album de Bill Withers, enregistré deux ans après STILL BILL, son chef d’oeuvre. Forcément moins connu que les précédents, puisqu’il ne contient pas le moindre tube, il s’agit pourtant d’une merveille de bout en bout.

Rien n’est à jeter dans cette miraculeuse osmose de basses couplées aux guitares wawa, rehaussées de violons d’une torride moiteur, dans le plus pur esprit des 70’s. D’une introduction lumineuse (CAN WE PRETEND) aux balades haut perchées (MAKE A SMILE FOR ME, LIZA), en passant par le rythme appuyé et tenace si représentatif de l’artiste (RUBY LEE, THE SAME LOVE THAT MADE ME LAU, YOU), il est impossible de résister à l’album, si tant est que l’on soit fan de soul.

‘JUSTMENT se situe dans la continuité de STILL BILL, dont il reprend le groove langoureux et les basses pesantes, pour un résultat unique en son genre de mélange entre la balade et le groove. Peut-être encore plus hiératique et mystérieux que STILL BILL, ‘JUSTMENTS offre une éblouissante suite de chansons hypnotiques, accrocheuses dès la première écoute, sans que l’on puisse en détacher une seule de l’ensemble. Peut-être le deuxième plus bel album de l’artiste, qui ne sera hélas guère productif (9 albums en tout seulement…).

Marvin Gaye : WHAT’S GOING ON – MERCY MERCY ME (THE ECOLOGY) (1971)

Autorisons-nous un petit passage un peu plus dansant que les autres. Enregistré en 1971, WHAT’S GOING ON l’album est vraiment celui de la maturité pour Marvin Gaye (quand le terme voulait encore dire quelque chose), qui s’empare également de la production de ses disques pour la première fois de sa carrière. En découle une série de chansons engagées, à la fois lumineuses et mélancoliques, qui dénoncent tous les maux du monde d’alors. 

WHAT’S GOING ON la chanson, qui ouvre l’album, est un réquisitoire contre la guerre en général et celle du Vietnam en particulier. Une chanson qui chante le mal de toute une génération. Un véritable étendard pour ce tournant idéologique dont nous avons déjà parlé dans cet article.

Dans l’album, MERCY MERCY ME répond à WHAT’S GOING ON dont elle forme une déclinaison mélodique, terminant la première face en reprenant au final le même thème musical, comme si c’était la seconde partie de la même chanson. En revanche c’est cette fois un réquisitoire contre la dégradation de l’environnement. Un véritable cri du cœur écologique, visionnaire, le premier de l’histoire enregistré sur de la musique populaire à grande échelle.

L’album est classé 6ème des plus grands albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone.

Al Green : LET’S STAY TOGETHER (1972)

Comment diantre font ces artistes pour vous donner envie de danser à l’écoute d’un titre mélancolique ? Dans le genre, LET’S STAY TOGETHER représente sans doute un sommet.

Dans son film MUNICH (2005), Steven Spielberg a la brillante idée de mettre cette chanson au moment où juifs et musulmans cherchent à se mettre d’accord sur quelle musique écouter alors qu’ils doivent passer la nuit sous le même toit. Soit une preuve limpide du contenu politique, certes souvent métaphorique, mais incontestable des chansons soul.

Aretha Franklin : (YOU MAKE ME FEEL LIKE) A NATURAL WOMAN (1967)

Honneur aux dames pour la tête de liste. Et quelle dame !
La Queen of Soul était douée de cinq octaves, elle a influencé la quasi-totalité des chanteurs populaires du 20ème siècle et elle est toujours restée humble, naturelle, égale à elle-même, misant tout sur son seul art.

Aretha était une autrice et compositrice (et une pianiste) de premier ordre mais elle a souvent chanté des chansons qu’elle n’avait pas écrites. Sauf qu’elle les a systématiquement transcendées par son génie, de sorte qu’elle en a livré la version définitive à chaque fois, au point d’éclipser toutes les autres versions, y compris les originales ! Exemple parfait avec le sublime (YOU MAKE ME FEEL LIKE) A NATURAL WOMAN écrit par Carole King. On a beau trouver cette chanson dans son album TAPESTRY, considéré comme son chef d’œuvre et vendu à je ne sais combien de millions d’exemplaires (album dont je suis également fan, d’ailleurs), c’est encore la version d’Aretha qui demeure la plus aboutie…

En 2010, le magazine Rolling Stone place la reine de la soul première au classement des meilleurs chanteurs de tous les temps.

Donny Hathaway: TAKE A LOVE SONG (1971)

Ici je joue les égoïstes : Oui, j’ai choisi deux titres du seul Donny Hathaway pour mon Top 10. Et j’ai gardé TAKE A LOVE SONG pour la première place. Mais comment faire autrement ? Car il se trouve que cette dernière chanson est tout simplement celle que je souhaiterais que les gens que j’aime entendent pour se souvenir de moi (genre à mon enterrement…). Et en même temps je ne pouvais pas imaginer la liste sans A SONG FOR YOU. D’où le fait qu’il y ait les deux. Et d’où le fait que TAKE A LOVE SONG décroche la première place…

C’est un titre fort peu connu. Mais un de ceux qui me bouleversent le plus parmi toute l’histoire de la musique populaire…

Il est extrêmement frustrant de ciseler une liste de seulement 10 titres lorsque l’on aimerait en mettre cinq fois plus.

Il est évident qu’il manque plusieurs artistes majeurs de la soul dans cette petite compilation, d’autant qu’il n’y a quasiment que des titres enregistrés en seulement quatre années, de 1971 à 1974. Ce sont mes artistes et ma période préférés.
Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. D’autres articles dédiés à la musique noire arriveront bientôt…

Bonus : Lee Fields : WISH YOU WERE HERE (2012)

Comme souvent, je termine avec le petit dernier. Sauf que non. Lee Fields est loin, très loin de sortir de la cuisine à Jupiter !

Incroyable histoire que celle de cet artiste qui débute sa carrière à la fin des années 60, qui demeure plusieurs années dans l’ombre des plus grands en gagnant le surnom de Little JB (« Petit James Brown »), puis qui sombre dans l’oubli, pour renaître tel un phénix (noir) à l’aube du 21° siècle, d’abord avec sa prestation auprès de Martin Solveig pour le titre JEALOUSY, de quelques featuring sur les albums de Joss Stone, avant d’enregistrer coup sur coup six albums comme exhumés des années 60 et 70, alors qu’ils sont parfaitement récents !

Classieux, précieux et miraculeux, surtout en ces temps où la plupart des artistes noirs, autrefois inventeurs de la musique moderne, sombrent trop souvent dans le R&B bling-bling. Et lorsque je constate que Lee Fields n’est accompagné sur scène que par des musiciens blancs (son groupe The Impressions), et qu’il balance la chanson que je vous propose sans même forcer (je l’ai vu en concert dans une petite salle et c’était magnifique), je me dis que cet artiste est juste un survivant !

Ecoutez Lee Fields, et abandonnez-vous au classicisme d’une soul encore intacte plus de quarante ans après son âge d’or… Que Dieu lui prête vie !

66 comments

  • David  

    Merci Tornado, grâce à toi, je découvre des morceaux et je passe une matinée avec une bien jolie bande-son

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