Vous n’êtes pas réels (Injection)

Injection par Warren Ellis et Declan Shalvey

Une injection de  CYRILLE M

VO : Image

VF : Urban 

1ère publication le 15/04/2018 – MAJ le 21/06/20

Le Fils de Warren

Le Fils de Warren© Image Comics

 

Injection est, avec Trees , un des derniers travaux « creator owned » (un univers et des personnages n’appartenant qu’à leurs auteurs) de ce vieux briscard britannique de Warren Ellis. Pour cette série, il s’est entouré de jeunes artistes : elle a en effet été co-créée, dessinée et encrée par Declan Shalvey et colorisée par Jordie Bellaire.

Cet article ne portera que sur les épisodes 1 à 10, qui ont été publiés en français par Urban en deux tomes. Les cinq épisodes suivants (#11-15) seront publiés dans un troisième tome le 20 avril 2018.

Attendez-vous à quelques piqûres qui risqueraient de trop vous ouvrir l’esprit sur cette bd et ainsi déflorer la joie de sa lecture.

Depuis que Little Jay passe son temps à jouer à la poupée , je me retrouve seul avec une tonne de dossiers à traiter, dépiauter, arranger, formaliser, enregistrer, numériser et peut-être, un jour, classer. Bien sûr, ce serait plus simple si chaque dossier était indépendant, mais on trouve toujours des liens, et ce bien avant d’arriver au sixième degré de Kevin Bacon. Et ce serait encore plus simple si les dossiers arrivaient dans l’ordre… Or – ô surprise – ce n’est jamais le cas ! Je me sens très las parfois, surtout entre sept et vingt-trois heures.

Tenez, j’ai réussi à lier les rapports suivants, non sans être tout d’abord passé par les phases classiques (déni, colère, corruption des collègues, colère, mufflée au café des sports, colère, dépression, pétage de deux ordis et défenestration du ficus), mais sans réussir à définir leur taxinomie, à classer leurs éléments selon une logique qui leur serait propre. Toute aide est la bienvenue (pensez au bonsaï, il n’a rien fait de mal).

L’injection, on l’a forcément dans la peau

L’injection, on l’a forcément dans la peau© Image Comics

Rapport de Maria Kilbride

Ça commence avec moi. Dans un hôpital psychiatrique, le Sawlung Hospital (Sawlung, en vieil anglais, signifie « rendre l’âme ») car voyez-vous, je suis le seul véritable génie que vous rencontrerez de votre vivant. Tant d’intelligence se perçoit encore de nos jours comme de la folie. D’où ma localisation. Le seul vrai problème que je rencontre – en dehors de la directrice, incapable et imbuvable – tient dans leur incompétence à fournir des sandwiches corrects. Or j’en aurai bien besoin pour résoudre ce que cette saleté d’Injection a concocté.

Je dois appeler Brigid.

Rapport de Brigid Roth

J’étais tranquille et peinarde, loin de la Force Projection International, quand la Garde Nationale m’a appelé pour une histoire d’étudiant vampirisé par un ordinateur. En tant que hacker de génie et seule personne – à ma connaissance – à avoir créé un système ayant réussi le test de Turing, j’imagine que j’étais la mieux placée. Ma relative notoriété m’irrite profondément (pour rester polie), mais entre Maria qui s’interroge et Simeon qui débarque, ces manifestations de ma création ne me laissent pas le temps de gamberger. Ce que Robin a délibérément décidé de faire.

L’étudiant, j’ai dû l’immoler par le feu.

Rapport de Robin Morel

Traverser l’Angleterre par la Ridgeway, sa plus ancienne route, devrait me ramener à mes racines, confirmer que je n’ai pas le rôle de rebouteux (ou shaman si vous préférez) que tous veulent me voir porter. Et je ne parle pas que de mes anciens collègues de l’Unité des Contaminations Culturelles Croisées. Le gouvernement vient de me proposer d’être leur nouveau Casseur de fantômes. J’ai besoin d’un whisky.

Car je ne suis ni ma mère, ni ma sœur. D’ailleurs elles sont mortes.

Bienvenue à l’UCCC

Bienvenue à l’UCCC © Image Comics

Rapport de Simeon Winters

Il paraît que le prochain acteur qui portera le costume de James Bond sera Noir. Comme moi. Ils devraient m’offrir un poste de consultant, après tout je sais ce qu’est d’être un assassin au service du Royaume Uni. Même si je me présente avant tout comme un stratège, puisque c’est mon titre au sein du Secret Intelligence Service, l’autre nom du M.I.6. Je viens de quitter Paris précipitamment et dois rejoindre Brigid.

Elle seule pourra m’éclairer sur le laptop que je viens de récupérer à l’ambassade de Grande Bretagne. Un sale boulot.

Rapport de Vivek Headland

Malgré mon rapport quotidien avec les médias et l’analyse constante de diverses informations visant soit à localiser Robin soit à mener à bien mes activités, je ne comprends pas comment j’ai pu manquer une telle mode : du lichen dans mon sandwich. Il semblerait que les cuisiniers soient devenus prétentieux depuis que des myriades d’émissions télévisées ou radiodiffusées leur sont consacrées et génèrent autant d’audience. Je ne pensais pas ressentir cela – car mes anciens camarades ont tendance à me contacter régulièrement – mais l’activité de l’U3C me manque.

Même si j’ai un nouveau client qui m’attend dans la salle d’humains.

L’antre de Sherlock

L’antre de Sherlock © Image Comics

Vous voyez le topo ? Bienvenue dans le monde cryptique et mystérieux de Warren Ellis, où le lecteur doit enregistrer toutes les informations puis les remettre dans l’ordre afin de comprendre l’intrigue générale. La couverture du tome deux paru chez Urban (que vous pouvez voir au début de cet article) me rappelle le tableau de Magritte Le fils de l’homme , ce qui pourrait nous donner un indice sur les intentions des auteurs : nous cherchons toujours à voir ce qui est caché. Ce qui n’est pas visible nous fascine, Ellis propose donc un jeu de piste à ses lecteurs.

Injection relate les aventures de cinq personnes autrefois collègues dans une cellule ultra-secrète, l’U3C ou Unité des Contaminations Culturelles Croisées (en VO the Cultural Cross-Contamination Unit ou CCCU). Ces cinq experts, aux compétences et à l’intelligence supérieures, sont issus de diverses origines ethniques et des deux genres.

Robin Hood

Robin Hood © Image Comics

Le but premier de l’U3C est de mettre un terme au statu-quo technologique actuel. Car selon toutes les études, après des évolutions majeures de plus en plus rapides, la race humaine est arrivée à une apogée terriblement inéquitable. La conjonction de cinq experts non-conventionnels devrait aboutir à une découverte capable de faire passer l’humanité dans un nouveau cycle.

Ainsi, Brigid porte la connaissance informatique, Vivek est un éthologue flegmatique au pouvoir de déduction impressionnant. Toutes les attitudes et aptitudes de Vivek, depuis son manque maladif d’empathie à ses manières, font de ce personnage un succédané de Sherlock Holmes, tandis que Simeon possèdent tous les atours de l’agent secret James Bond (que Ellis a adapté dans une série de comics que je n’ai pas lus), à l’exception des femmes : Simeon est gay. Ou bi, je ne suis pas sûr.

Maria et Robin, eux, portent les étendards de l’ancienneté et de la tradition. Et même plus encore, car par Robin, c’est l’ancêtre de la science qu’Ellis convie dans Injection : la magie. Maria doit la comprendre pour sauver trois scientifiques piégés par des spriggans. Ou des imposteurs se faisant passer pour des spriggans, ce qui peut revenir au même.

Injection pourrait ainsi être La ligue des gentlemen extraordinaires version Warren Ellis, rassemblant des gens hors du commun pour une suite d’aventures aux frontières de la féérie et de la technologie la plus pointue.

Simeon ou Jason Bourne ?

Simeon ou Jason Bourne ? © Image Comics

Le dessin de Declan Shalvey pourrait être considéré comme fonctionnel, mais il associe une légèreté du trait à une mise en scène élaborée. Les décors sont soignés, que ce soit dans la nature et les forêts anglaises ou dans la jungle urbaine de New-York. De plus, les séquences muettes sont nombreuses, car Ellis semble souhaiter ne pas donner trop d’informations dans les dialogues.

Dans une scène de combat au corps à corps, Simeon nous balade ainsi dans tout un appartement cossu sur six planches, faisant voler les vitres et les assiettes. Cette dynamique ne peut être que retranscrite par la mise en scène et le découpage de Shalvey, se passant de son, de texte et d’onomatopées à l’exception de quelques insultes et vulgarités discrètes.

Comme dans Supreme Blue Rose, Warren Ellis a introduit dans les cinq premiers épisodes de cette série une voix off, toujours jaune, qui transcrit les pensées des personnages, un narrateur auteur de courtes phrases en rapport direct avec l’image, en la complétant. Pourtant, elle semble ajouter à la confusion, être hors de propos. Cette voix est typographiée en majuscule, ce qui contraste avec celle des phylactères, qui semble plus manuscrite, plus ronde. Ainsi, cette voix nous semble moins humaine, comme un sage ou un dieu tout puissant, qui voit tout, sait tout.

That Yellow Bastard

That Yellow Bastard © Image Comics

Dans les cinq épisodes suivants, ce rôle de la voix off incombe au personnage de Vivek. L’intrigue se resserre autour de lui, et Injection prend alors des allures de série télé, rassemblant quasiment toute l’ancienne équipe autour de Vivek, pour des énigmes à la limite du fantastique dans une ambiance de thriller d’espionnage technologique. Certaines cases rappellent d’ailleurs les arrêts sur images de N.C.I.S., en négatif, figées et déjà vues dans les épisodes précédents.

Alors que dans le premier tome, les flashbacks, permettant d’en savoir plus sur les différentes personnalités de l’U3C et leur collaboration passée, avaient un ton sépia que le lecteur de bd ou de comics régulier peut aisément reconnaître , on en apprend plus sur Vivek sans passer par cet effet. Jordie Bellaire conserve des tons réalistes pour ces séquences, ce qui requiert ainsi une attention légèrement accrue tout en rythmant les événements.

Un rapport évident à l’imaginaire

Un rapport évident à l’imaginaire © Image Comics

Tandis que la gymnastique intellectuelle nécessaire à la lecture du premier tome disparaît, les pièces du puzzle étant presque clairement imbriquées, il faut quand même assimiler de nouvelles informations et les mettre en perspective de ce que nous savons déjà. Il m’a fallu pas moins de trois lectures pour que je sois à l’aise avec tous les fils tissés par Ellis et Shalvey. Et je ne suis pas certain d’être passé à côté de quelques détails.

Cela n’a pas été un calvaire, car le dessin de Shalvey est très agréable à l’œil. Il ne force pas le trait sur la caractérisation des visages, chacun étant reconnaissable immédiatement, tout en détaillant au mieux les décors et accessoires. La colorisation de Bellaire n’est jamais clinquante mais donne une patine à l’ensemble qui force le réalisme des situations, même celles étant impossibles dans notre réalité. Les meilleurs exemples restent les couvertures, élégantes, se concentrant toujours sur un seul sujet, et laissant une grande part de la composition au décor.

Des décors urbains ou féériques captivants

Des décors urbains ou féériques captivants © Image Comics

Les thèmes récurrents chers à Ellis se retrouvent ici : la relation de l’homme à la technologie et ses implications sociales et morales, transhumanisme, réactions et résistances face à la différence, à l’incroyable, au disgracieux. D’un abord ardu, Injection reste avant tout un divertissement de haute voltige, mélangeant les références geeks et usant d’archétypes de la littérature facilement identifiables, sans oublier d’y mettre de l’action et de l’humour.

Celui d’Ellis repose essentiellement sur les réactions décalées de ses personnages, ou en parallélisant les saynètes tirées du passé à celles du présent. L’économie de mots n’en est que plus importante, et le dessin doit donc prendre le relais pour capturer ces instants fugaces sous peine de ne pas fonctionner.

Au-delà de ces sujets évidents et très actuels, Injection questionne surtout sur notre rapport à l’imaginaire, aux histoires et à leurs personnages de fiction. Comme dans Fables , nous pouvons nous interroger sur la concrétisation du fantastique : est-elle improbable ou sommes-nous déjà des incarnations des archétypes des contes et des personnages populaires ?

Tu l’as dit bouffi

Tu l’as dit bouffi © Image Comics

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Vous êtes beaucoup à admirer Warren Ellis. Son nouveau projet Injection disséqué et injecté chez Bruce Lit.

La BO du jour : Rapport de l’Injection : les spriggans sont des lutins maléfiques des traditions féériques de Cornouailles, plus précisément à l’ouest de Penwith, l’extrême pointe sud-ouest du Royaume-Uni. Selon la légende, en plus de remplacer les enfants humains par des changelings, ils utilisent des pierres souterraines aux qualités sonores particulières pour générer de la musique qui prend possession de celui ou celle qui l’écoute, comme dans le conte du joueur de flûte de Hamelin. Les spriggans trompent le monde. Et ils sont également appelés pixies.

184 comments

  • Yuandazhu kun  

    ahahah évidemment à aucun moment je ne dis que vous avez des problèmes mentaux, je ne me permettrais pas ! (et surtout je ne le pense pas !) j’essaie toujours de voir le bon côté des choses…Je n’ignore pas que le but des gros groupes éditoriaux c’est de vendre et donc d’introduire un max de persos, c’est juste que si un event me plaît par exemple secret wars (en plus c’est rigolo car je déteste les events en soi !) je ne vais pas m’intéresser à savoir pourquoi Thor à changer d’apparence car je m’en fous royalement ! Mais mon plaisir de lecture restera intact ! Ayant stopper les comics de 1994 à 2009, cela me prend moins à coeur que vous sans doute…Mais vous inquiétez pas les gars, z’êtes pas jugés et je dirais même plus…je vous comprends !

    • Matt  

      Mince alors, t’as quand même sauté la meilleure période de Marvel en évitant le début des années 2000.^^

      • fred le mallrat  

        Ca se discute… y avait du trés bon (qu on trouve a d autres periodes y compris aujourd hui) et du mauvais (qu on trouve a d autres periodes.
        Moi ja i un souci avec cette periode qui étaient encore plus « formaté » qu aujourd hui puisque justement Jemas dezinguait les séries « connectées », « old-school », « de « sense of wonder ».. Il fallait que tout soit écrit en arc de 6 nuemros, sans references (la série Captain America Marvel Knights en souffre par exemple.. elle se veut intelligente ou ancré dans le réél mais est censurée des que ca va trop dans le politique ‘Rieber, Austen puis Morales) et de l autre coté n utilise aucunement la mythologie du personnage.. tout le monde est perdant sauf graphiquement).

        Vous tentez de dire qu uajourd hui c est formaté mais moins qu a l epoque et il y en apas pour tous les gouts… al epoque.. moins.

      • Eddy Vanleffe  

        En 2001 c’est la période Bill Jemas qui avait décidé de révolutionner/violer Marvel…
        ça avait le mérite d’avoir du cran mais ils ont fait machine arrière et rendu tous ces arcs caduques à quelques détails près…
        S’il y a aujourd’hui une période de Marvel qu’on peut sauter ans problème, c’est celle là… si ça peut permettre de sauver les gens des X-Men de Morrisson… 🙂

        • Matt  

          On s’en fout qu’ils soient caduques s’ils sont bons. Pour toi si la continuité à effacé des trucs, alors faut plus les lire ? On a vraiment pas le même point de vue.
          2000 à 2008 c’est la période du DD de Smith, Bendis et Brubaker. C’est la période des meilleurs events de type House of M, des séries Hulk par Bruce Jones, du cosmique de DnA, du Iron Man de Fraction, du captain america de Brubaker, du Iron Fist du même Brubaker, des Inhumains de Jenkins, du Spidey de JMS, des FF de Waid, du Ghost Rider de Aaron, des mini séries de Brian K Vaughan sur Strange, Mystique, des bonnes mini séries du Black Widow, etc.
          Comme dirait Tornado c’est la période Marvel Knights avec des séries indépendantes de qualité.
          Une période à sauter ? Une période à chérir ouais.

          • fred le mallrat  

            Non le cap de Brubaker c est apres…
            C est quand Jemas se fait virer.. comme Iron Fist..

            Jemas c est avant DIsassembled.
            Au moment de disassembled, il n y pas plus de Marvel Knights (enfin si mais que des restes, DD est sorti de la collec).

            Moi j aime beaucoup la grande epoque de MK mais c est avant cet echec que fut la série Captain America.
            Il y en a vant (Punisher version ange, doc strange…) mais Panther ou Inhumans c est des chef d oeuvres!

            Waid sur FF c est Jemas mais il aimait pas (Waid et Wieringo se feront virer avant d etre repris sous la pression populaire.. une deuxieme série FF plus dans le style Jemas avec Aigure acasa sera lancée)…
            Oui Jemas n aimais pas les FF (waid et les autres), pas Black Panther (eet les series de priest..)

          • Eddy Vanleffe  

            ils sont bons…mais on peut s’en passer pour comprendre l’univers Marvel actuel, c’est tout.
            bon de manière générale Marvel oublie ses idées de l’année dernière alors on est pas rendu… 🙂

  • Yuandazhu kun  

    ahahah Fred l’homme qui commente plus vite que son ombre (pire que Matt !)…et je suis plutôt d’accord avec tout ce que tu dis (fais chier mon esprit de contradiction en prend un coup là !). Après les rééditions m’ont permis de rattraper mon retard mais je suis ultra sélectif… Tout ce qui touche aux groupes de super héros chez Marvel maintenant je peux plus ( sauf exception concernant le run de Hickman recemment) et puis y a ce problème de place à la maison aussi…

  • Tornado  

    Le Marvel Knight représente mon idéal de lecture super-héroïque : Histoires autonomes et auto-contenues, auteur au sens noble du terme, essence créative (je mets le Marvel MAX dedans), ton adulte. Je sais que Fred va me dire que dans le fond ce n’est pas plus profond que le old school, mais là on ne tombera jamais d’accord. Pour moi c’est l’un des seuls moments où Marvel a su parler à l’adulte que je suis devenu et au lecteur exigeant que je suis quant à la qualité formelle d’une bande-dessinée. Avant Marvel Kinight, pour moi c’est trop orienté ados. Après Marvel Knights, pour moi c’est trop orienté connexion factice. Marvel Knights c’est le top : Du super-héros intègre dans des histoires qui correspondent à ma grille de lecture. Le Punisher de Garth Ennis, le Daredevil de Smith ou de Bendis, le Spiderman de JMS, les couleurs de Jeph Loeb & Tim Sale, le Iron Fist ou même le Captain America très fluctuant de Brubaker, les Ultimates de Millar, même les X-men de Morrison très imparfaits et énervants parfois (souvent), les Eternels de Gaiman, le Sentry de Jenkins, même le Hulk très mainstream et inoffensif de Bruce Jones, Alias de Bendis, NYX, Powerless, Runaways, Young Avengers, et même le Deadpool de Palmiotti… Voilà le seul et unique Marvel dont je peux vraiment dire que j’en redemande.

    • fred le mallrat  

      Ben je suis pas d accord car tu confonds tout.
      La periode Jemas.. les séries marvel knights et les autres…
      Captain America de brubaker et Iron Fist n auraient pas été des séries de Jemas… trop connectées à leur passé.. ils avaient sortis Panther a cause de cela.. et a part Inhumans les autres sont deconnectees …

      Et franchement les xmen de Morrison sont bien meileurs que Supreme Power ou le Hulk de Jones (qui raconte rien et finit en eau de boudin.. seuls les 1ers arcs et le mystere sont bons.. dés qu il faut le résoudre ca tombe en miette).. et les eternels

      mais a la meme epoque il y a la merde que proemut aussi Jemas contre Waid, Peter David ou Priest comme les trucs de Zimmerman ou Austen.. le rawhide Kid ou son Marville tout pourris…
      Bref tu te concentres sur le meilleur et oublies le pire.
      Mais aujourd hui tu peux te concentrer sur Vision, les séries de Samnee, Thor d’Aaron (aussi bon que ses Ghost Rider), Nick Fury, Scarlet Witch, Moon Knight de Ellis ou Lemire, Howard the duck, Les Uncanny Xforce ou avengers de Remender…Wolverine & The Xmen.. puisque je peux couvrir 10 ans aussi.. on en trouve autant.

      • fred le mallrat  

        Et tu ne cites que 3 séries Marvel Knights en fait…
        (j oubliais en echec la série FF MK qui n a aucun sens.. les FF qu avec =des soucis d argent.. en espece de sitcom pas marrante..)

        • PierreN  

          Le règne de Jemas (surnommé « nu-Marvel » c’est bien ça, Fred ?) va de 2000 jusqu’à 2004, donc effectivement cela n’inclut pas le Cap de Brubaker entre autres.
          J’apprécie aussi la période Marvel Knights (même s’il n’y avait pas que des réussites), mais si je ne devais retenir q’une seule période éditoriale, mon choix ne se porterait pas sur celle-là (ma préférence allant vers la période Shooter notamment).
          #teamMallrat

      • Tornado  

        Je ne confonds pas tout, je sors une période où l’essentiel était au diapason : Marvel Knights, Ultimates, Marvel MAX (je n’ai pas lu les minis « La FIN » ou la série « Suprême Power » mais apparemment ça valait le coup aussi). Une période qui s’étend de 1999 à 2007 (avec quelques rares trucs qui ont tenu un peu plus longtemps). Avant le début des events pourris (Secret Invasion, Siège, Fear Itself) et de la connexion factice. Une période où les séries pouvaient se lire pour elles seules. Quel est l’importance de savoir s’il y avait Bill Jemas dans telle ou telle série si l’on perçoit un changement éditorial plus large ?
        Bien sûr qu’il y avait des trucs bon avant et après, mais pas dans une telle proportion positive. Pourquoi lirais-je le Thor d’Aaron aujourd’hui vu qu’il dure trois plombes et qu’il est constamment gangréné par les events qui gravitent autour ? Ah non. Là on en revient à la discussion de départ : C’est trop noyé dans l’univers partagé, ça ne me branche pas. Les Marvel Knights étaient des lectures extras et accessibles pour elles-mêmes; Là oui ça m’intéresse.
        Aujourd’hui je veux bien jeter un oeil sur le Moon Knight de Warren ou de Lemire, sur le Surfer de Slott ou le Vision de Tom King. mais certainement pas sur les autres trucs connectés.

        • Tornado  

          @Fred : Je pense qu’on ne se comprends pas sur le principe : Alias n’est pas parfaite et m’a un peu gonflé dans la dernière partie où, justement, elle fait trop copain/copain avec l’univers partagé et certains passages sont nazes parce que l’on sort de l’univers MAX par là où on était entrés. Ce que tu dois comprendre c’est que justement j’ai aimé Alias tant que c’était un tout. A partir du moment où ça raccroche le wagon de l’univers partagé pour les flashbacks tirés par les cheveux, j’ai trouvé ça pourri je te rassure.

        • PierreN  

          « Quel est l’importance de savoir s’il y avait Bill Jemas dans telle ou telle série si l’on perçoit un changement éditorial plus large ? »

          Parce qu’il impulsait une dynamique éditoriale et une mentalité bien particulière, qui a fini par s’éteindre après son départ, affectant le contenu.
          C’est lui qui était en conflit avec des scénaristes de la « vieille école » (usant beaucoup de la continuité et d’une narration moins décompressé/ciné-compatible) comme Peter David, Waid ou Priest ; c’est lui la principale cheville ouvrière derrière le lancement de l’univers Ultimate (Quesada était moins chaud au départ) ; c’est lui qui ravivait la concurrence de bac-à-sable avec DC en faisant des déclarations puériles, c’est lui qui cherchait à briser les tabous (la jeunesse de Wolvie par exemple).
          suffit de jeter un oeil du côté du dernier numéro de Marville pour avoir un aperçu de ses préceptes.
          Je ne considère pas que Fred pinaille, Jemas a vraiment eu un impact important qu’il ne faudrait pas mésestimer. et la période 2004/05 c’est justement la période du retour de crossovers/events avec Secret War (sans s), Dissasembled puis House of M.
          C’est loin d’être anodin.

          • Tornado  

            Sans doute. mais tu as quand même une forme « d’âge d’or » avec le recul qui échappe à ce seul raisonnement. La preuve : Même les events de cet époque : Secret War, House of M et Civil War étaient des lectures de qualité (pas tous des chefs d’oeuvre, pas forcément des exemples à suivre, mais de la bonne came). Avant, les events c’est de la mouise absolue (« Actes de Vengeance » ? « Atlantis Attaque » ?, « Heroes reborn » ?), après, c’est de la bouse totale (« Secret Invasion » ?, « Siège » ?, Fear Itself » ?).
            Sans doute que Bill Jemas impacte le panorama. Mais pas sur trois ans. Avec le recul, si tu sors un moment de ce marasme, tu ne peux pas le nier : Il se passe un truc dans les années 2000 qui fait de Marvel une lecture bonne pour des adultes cultivés. Les mêmes qui peuvent lire Vertigo ou Alan Moore (Inhumans ou Sentry de Paul Jenkins c’est quand même d’un sacré niveau). Voire pour des amateurs de BDs super bien foutues (les couleurs de Loeb & Sale c’est chouette pour tous les âges). Et surtout pour des lecteurs qui peuvent lire une série sans se vautrer dans tout l’univers partagé. Quel lecteur de ce genre (moi, donc) pourrait lire les années Secret Wars de Hickman ? Là c’est réservé à une frange bien particulière de lecteur. Et ça n’a absolument rien à voir.

          • PierreN  

            « Quel lecteur de ce genre (moi, donc) pourrait lire les années Secret Wars de Hickman ? »

            Les séries à part dans leur coin alors, mettant en avant le côté « auteur » avec une seule équipe créative pour une série durant seulement le temps de leur run (Hawkeye de Fraction, Vison de King, etc…)

          • fred le mallrat  

            Secret War de bendis c est paspour adulte.. il t explique meme que le lecteur comprend pas si un costume incognito pour cap n a pas le bouclier et pour wolvie n apas de griffes et les contours habituels..
            Et SW de bendis c est bien plus naze que SW de Hickmann (House of M aussi d ailleurs)
            et encore une fois, oui MK a fait de bonnes séries mais tu en trouves toujours si tu cherches du même accabit.. et il y a du trés pourris en nombre.

            Pour moi Vision, Hawkeye, Weirworld, Red Wolf, Nigthawk, Moon Knight … auraient pu etre du MK de l epque. Je pense même que le concept d avengers Occupy est typique un truc que Jemas aurait pu avoir en 2003.

        • fred le mallrat  

          Thor gangréné???
          Il est coupé par Secret wars comme les autres séries (mais au fond on peut juste passer de la fin au relaunch sans peine) et le pire impact c est Original sin… où il faut juste savoir que Fury lui dit quelque chose de mysterieux qui le rend indigne de Mjolnir… Tu exageres…
          et de 2000 à 2007 tu oublies les nombreuses sériesmangas pourries comme namor, Sentinels, Human Torch, les Zeb Wells, lles zimmerman..
          Les events pourris? ben tu as secret invansion, Secret war (le machin de bendis qui prend son lecteur pour un neuneu « il faut que les costumes undercovers soient pas eloignés des vrais costumes car sinon le lecteu, il comprend pas), siege.. et moi j y mets House of M et surtout disasembeld qui tient pas.. ou trouble qui est d un putassier…

          Et aimer le DD de bendis ou le cap de Brubaker et le spidey de jms pour dire que Thor est trop long… 🙂 ou gangréné (de memoire le spidey de JMS il y a bien Civil War, et 2-3 cross avec les séries spidey de Pad et aguirre).. là tu exageres..

          • Tornado  

            @Fred : L’intérêt de nos discussions, pour moi ce n’est pas d’avoir raison, c’est de discuter, hein ! 🙂
            Spiderman par JMS (article de bibi ici même) me plait jusqu’à Avengers de Bendis. A partir de là, JMS est obligé de raccrocher les wagons et ça devient fluctuant (parce que c’est gangréné). Donc OK pour « à partir de là ».
            DD de Bendis j’aime tout. Une exception. Et ce n’est pas gangréné. Sauf éventuellement par Alias…
            Cap de Brubaker : C’est top un arc sur deux, et complètement naze le reste du temps…
            Pour Thor, attention à la mauvaise fois (je te taquine) : Même gangréné moins que les autres (Secret wars et Original sin, donc), c’est quand même gangréné.
            Pour les events des années 2000, je ne comprends rien à ce que tu dis vu que je dis la même chose. Sauf que je trouve que HOM et Secret Wars sont de bonnes lectures (sans être des chefs d’oeuvre, ce sont les meilleurs events de tous les temps avec Civil War, entendu que tous les autres sont en dessous de tout en ce qui me concerne).

          • PierreN  

            Les débuts de Marvel Knights en 1998 et la période Jemas, ça correspond aussi à la vague de scénaristes venus de la télévision, et ils n’ont pas forcément pondus que des chefs-d’oeuvres non plus.

          • fred le mallrat  

            Non secret war de bendis prend le lecteur pour un attardé.. et en plus ne tient pas la route (comme tous les trucs de bendis.. il se contredit lui-même tout le temps en interne et ses fins contredisent ses climax puisque l invincible se fait battre en 3 cases ou entre les panels..)

          • fred le mallrat  

            On peut pas demander de la lecture « adulte » et dire que le secret war de bendis est bon.. c est moins adulte qu’un comics des 70’s…

          • fred le mallrat  

            Ben le but est pas d avoir raison: on est d accord.
            Apres, je ne discute pas tes gouts. Mais je pense que sur certains arguments (connexions aux autres séries, coté adulte..) c est surement pas le plus important pour toi car tu aimes des séries qui sont autant connectées que d autres que tu n aimes pas (et secret wars adulte.. quand le scenariste dit en back-up que tu comprendras que c est Steve Rogers si on te met pas un costume avec bouclier et petites ailes alors qu il est censé etre incognito (et je prend lui mais c est valable pour les 5 et leur tenue undercover pour entrer en Latverie. et Bendis le dit noir sur blanc dans les suppléments… J ai des comics des 70’s où Rogers est incognito sans bouclier… et le sgens comprenaient 🙂 )

            Bref je pense que c est la narration qui t importe… c est le point commun de toutes ses séries plus que le fond.. (Punisher d ennis c est grandguignol.. Baron c est plus realiste et documenté ; Alias cle coté adulte est plus pour ado.. gros mots et cul mais apres..)

          • Tornado  

            Ah non. Là pas d’accord Fred, sorry. Secret Wars ce n’est peut-être pas très finaud et pas très profond, mais c’est raconté comme un film de Michael Mann (en moins bien on est d’accord). Les comics des années 70, c’est raconté comme un épisode des Maitres de l’Univers. On n’a pas la même grille de lecture ! 🙂

          • fred le mallrat  

            Tu parles toujours de la forme.. c est bien ce que je dis.
            Secret wars ca n a pas de fond.. certaisn comics des 70’s en ont 1000 fois plus, sont plus politiques, ont plus de choses à dire..mais oui.. sont racontés dans le style de leur époque.

          • fred le mallrat  

            Apres j ai rien contre le fait que la forme soit importante pour toi. Mais justement dis le.. plutôt que parfois partir sur d autres points (séries impactées, fond..) qui existaient avant et depuis.

            Et encore une fois, des séries qui pourraient avoir été du MK.. tu en trouves encore (moins là depuis 6 mois mais ca va revenir je pense dans 2-3 mois) et tu en trouves pleins de 2009 à 2017.

          • Tornado  

            Et la narration si ça ne fait pas tout, ça fait plus de la moitié du boulot. Voire nettement plus. Si tu racontes l’histoire de Toto et son chien avec des onomatopées et des bulles de pensée, c’est pour les enfants. Si tu le faits avec de l’esprit, avec du second degré, des références et des analogies, un joli dialogue et un découpage qui rajoute du sens, c’est la classe. La narration, c’est le nerf de la guerre, c’est le sel. C’est ce qui élève le niveau. C’est le pouvoir des mots, de la lettre, de la forme. Dis ‘t’es un neuneu », et c’est nul. Mais explique à quelqu’un quelle est la manière avec laquelle il peut progresser, et c’est une autre histoire. Mets-y du concept, mélange la structure de la planche avec le sens du récit (exactement ce que font Alan Moore et J.H Williams III dans Promethea par exemple) et tu parles différemment. Ton histoire est la même mais elle est différente. Et elle est surtout meilleure.. Choisis telle ou telle couleur, prends telle ou telle voix, tel ou tel style, ajoutes-y des couches et des couches de sens et le résultat est bien différent. Il parait que Watchmen c’est à peu-près la même histoire que je ne sais plus quel épisode de la JLA des années 50. Est-ce pourtant de la même qualité ?

          • fred le mallrat  

            Tu as raison mais moi le fond est devant.. et Secret war de bendis.. y a rien.. ca te prend pour un con sauf que ca le cache sous un vernis sophistiqué mais c est que du vernis.

            Pour le reste tu as raison.. la facon de raconter quand il a du fond est importante et est ou pas adulte.

            cependant, sans manquer de respect.. autant moi je peux relever un récit parque un truc de dit me tiendra contre la forme.. avec les events cw ou sw de 2003-2005, tu t accroches autant à la forme.. c est tout ce que je dis.

  • Yuandazhu kun  

    Ah tiens ! j’ai jamais compris pourquoi une critique si unamine avec le DD de Bendis…Autant Smith et Brubaker j’ai apprecié , autant les dialogues de Bendis ne m’ont jamais touché, quelque chose qui sonnait faux, creux…déjà son style ne me plaisait pas, avant d’avoir lu d’autres trucs…On se croirait dans une mauvaise pièce de théâtre (ahah juste un point de vue parmi des milliers…peace !)

    • fred le mallrat  

      Son DD est bien. Ses Alias bons.. mais déjà rempls d incoherences… comme ses Sam et Twitch que j aime beaucoup.
      Il y a 3 intrigues d alias où l ennemi est imbattable pendant 3 numeros puis se fait degommer en 2 cases.. (1er arc avec le shield, l arc avec Mattie..)

      Et puis là bizarrement.. vous devriez pas aimer Alias.. on explique mal qui est Rick Jones ou Spiderwoman..ou Purple man.. c est pas super explicites.. comme les flashbacks..
      Vous devriez avoir le besoin de lire des oldies pour répondre aux questions.. en tout cas pas moins que les comics actuels 🙂

  • Yuandazhu kun  

    Ah mince c’est vrai ! j’ai aimé son Sam et Twitch ! un truc au moins que j’ai aimé de lui…Mais globalement je le trouve assez mauvais dialoguiste car la trame (de DD) était fort sympa…Sacrée Fred une belle encyclopédie !

  • Eddy Vanleffe  

    C’est un débat passionnant.
    j’avoue y être desormais perdu néanmoins…
    je suis d’accord avec tout le monde en fait…
    je ne suis pas casque bleu mais….
    1- Certaines histoires sont parasitées au point que ça en devient gênant: c’est vrai.
    2-Marvel Knights et la période Jemas a essayé plein de trucs osés, indé, adulte a été une vraie pépinière de talent: c’est vrai
    3- Bendis offre souvent un verni sur pas grand chose pour faire faussement adulte: c’est vrai.
    4- les bonnes séries des uns et des autres ne sont bonnes parce qu’elle connectées ou non, mais parce qu’elles sont bonnes tout simplement.
    l’overdose de connexion a fait évoluer nos goûts pour certains au point de rejeter l’ensemble: c’est indéniable (n’essayez même plus de faire croire qu’un truc avec Avengers dans le titre peut me plaire… 🙂 )
    5-Evidemment avec de telles limites dans la grille de lecture, on esquive forcément des séries intéressantes qui pourraient nous interpeller et c’est dommage. C’est la vie!
    depuis 2001 je vais tenter de dresser une liste des séries que j’ai vraiment trouvé intéressantes chez Marvel (malgré parfois des défauts)

    -Daredevil marvel Knights ( de Kevin Smith à Mark Waid inclu)
    -Hulk de Buce Jones. j’ai trouvé sympa même si la fin est sabordée
    -Planet Hulk (bonbon cool à se farcir)
    -Annihilation-Thanos imperative: pour le coup Panini avec un magazine unique m’a régalé dans un truc cohérent, fun, rythmé comme une série télé en trois ou quatre saisons…
    -Captain Marvel de Peter David et Chriscross: marrant et auto contenu malgré une connexion permanent avec la mythologie
    -X-Factor de Peter David: le personnage de Layla Miller (i know stuff! ») est une idée de génie qui renvoie parfois aux claques que pouvait mettre Planetay
    -Nextwave Warren Ellis: une vraie récré.
    -Astonishing X-men de Whedon que je continue d’aimer à sa juste valeur
    -1602: joliment écrit et sympa mais c’est un what if sur huit épisodes.
    -AntMan de Nick Spencer: personnages très attachants,losers sympathiques, une belle relation père/fille.
    -Carnage: le potentiel pour être le Swamp Thing de Marvel mais qui se contente d’être un bon thriller-fantastique totalement dépourvu de super héros, déconnecté, auto-contenu.
    -Vision de Tom King: version Asimov/Ira Levin auto contenu
    -Scarlet Witch de James Robinson à cause des claques graphiques…
    -Ultimate spider-Man: franchement Bendis s’éclate sur cette série et c’est un beau voyage bien fun…
    -Silver Surfer de Dan Slott, barré et rempli de trouvailles.
    -1985 de Mark Millar: l’auteur se met à nu, émouvant. parfois quand il se sort les doigts, le mec peut!
    -Thor dissassembled: Ragnarok de Michael Oeming et Andrea de Vito: tour de force unique en son genre faisant le grand écart entre l’hommage à Kirby et l’érudition pour coller aux Eddas.
    -Spider-Men de Bendis: un comics sentimental très bien tourné. Bendis peut vraiment avoir de bon dialogues quand il n’est pas en mode « automatique ».
    -Spider-Woman de Dennis Hopeless: j’en ai pas assez lu mais très attachant.
    -Marvel Zombies de Kirkman: c’est quand même bien marrant…
    -Sentry: j’ai bien adoré… et puis j’ai lu Miracle Man. C’est…comment dire bien…inspiré on va dire….
    -She Hulk de Dan Slott: il est bon ce type.
    -Omega: étrange, adulte et autocontenu mais avec un graphisme très bizarre…

    Je crois avoir fait le tout de ce que j’ai envie de lire régulièrement.
    le reste dort sur les étagères….mais c’est déjà pas si mal

  • Fred Le mallrat  

    Rien qu en passant je pense que quand on aime le ant-man de spencer, on peut aimer Superior Foes Of Spiderman mais aussi Modok’s Eleven, Ant-Man de Kirkman.
    Annihilation c est quand même l exemple du coin interconnecté à outrance.. un cross par an englobant tous les titres. Et j adore!!
    Si on aime Guardians of Galaxy de DNA.. pour moi on aimera des trucs comme Agent of Atlas ou les séries Hercules de Van Lente et Pak.
    Si on aime She Hulk de Slott, on ne peut qu aimer des séries citées plus haut (Atlas, Modok’s eleven) mais aussi Thing ou GLA du même Slott et Avengers Initiative… et peut etre la seule série de Soule que j aime.. Sa She-Hulk avec Pulido.

    Et si on aime Scarlet Witch ou Vision, on aimera les Moon Knight de Lemire ou Ellis, les Hawkeye de Fraction, lemire ou Thompson, Iron Fist de Fraction, Cap America de Brubaker
    Si on aime Omega (j ai pas aimé.. relecture inutile du chef d oeuvre des 70’s) on aimera surement Instable Molecules.

    J adore la Spiderwoman de Hopeless qui ressemble a pleins de séries que k ai cité plus haut de Atals à Foes ou Hercules. Je trouve que pas mal de séries Black Widow sont un peu dans cette veine que soit celle de Liu (que sinon je n aime pas), Edmonson ou Waid/Samnee..

    En total foutraque graphique il y a la série Winter Soldier de Kot ou la derniere Nick Fury aussi…

    • Fred Le mallrat  

      J en oublie surement entre journey Into Mystery (Loki) qe j adorais, Howard the duck, la mini Starlord par Zdarsky, FF (la série sur les enfants de Hickmann), les Tbolts de Ellis (ceux de Diggle sont pas mal non plus), The Twelve, Mystery Men, New Invaders (de Jacobsen en 2003), Ultimates2 de Ewing est sympa comme ses Mighty Avengers, les uncanny avengers et Xforce de remender. Quasi tout Aaron… J aime assez Young Avengers en général (Heinberg ou Gillen)

      pas mal de mini séries durant Secret Wars étaient des trucs foutraques vraiment sympas (et pas besoin de suivre la mini principale.. suffit de prendre cela comme une histoire finie dans un univers parallèle.. ce que c est au fond) comme Weirdworld, la série de Ennis sur l ile préhistorique, Master Of Kung Fu, 1872, Planet Hulk ou Hail Hydra… et là c est finit en 5

    • Eddy Vanleffe  

      rapido je réponds: malheureusement je ne lis pas tout et je ne suis pas hostile aux séries que tu cites.
      Sauf Hawkeye. je n’ai pas d’affinité avec l’écriture de Fraction.
      et Captain America de Brubaker ne parvient pas à me scotcher. je vois que c’est bien fait, que le scénariste fait un boulot de documentation de fou furieux mais….le dessin et les couleurs sont top. mais c’est assez peu… (je cherche le mot), mémorable… voilà, j’ai du mal à me souvenir de certains éléments, qui est qui…
      Ceci dit j’en ai quand même une bonne trentaine d’épisodes, et je vais m’y remettre à l’occasion…
      La black Widow d’Edmonson me parait vide aussi…

      • Fred Le mallrat  

        J ai pas dit que tout te plairait (ou plaira à un autre) mais clairement dans le passé (comment j ai oublié Tangle web???) ou le présent, il y a des séries qui peuvent interesser quand on aime les séries que tu as cité.
        Et franchement dans le futur il y a quelques séries qui me font de l oeil ou qui m interpelle.. Je suis pas fan de lemire mais sur Sentry ca peut le faire, Doc Strange de Waid, Avengers (une seule série!!!) par Aaron, FF de Slott, Iron Man de Slott, Immortal Hulk (plus horrifique.. un peu à la Jones), Multiple man…

        • Eddy Vanleffe  

          Pour l’avenir, là maintenant je ne suis plus du tout attiré et je verrais ça en volume en temps voulu si un truc me parle.
          depuis Secret wars, je n’ai plus d’envie ni de manque d’ailleurs…

        • PierreN  

          Dans les titres Fresh Start, je rajouterais aussi le Spidey de Spencer (surtout s’il renoue avec la tonalité de Superior Foes).
          Autant je n’accrochais plus trop aux couvertures d’Alex Ross sur Amazing Spider-Man (compositions trop génériques, Ross ne se foule pas en faisant ce qu’on attend de lui habituellement), mais ses couvertures actuelles d’Immortal Hulk je les trouve vraiment pas mal.

  • Tornado  

    Ouais ! Moi aussi je joue (ce que j’ai aimé depuis 1999) :
    – Spiderman par JMS
    – Les couleurs de Jeph Loeb & Tim Sale
    – Spiderman par Paul Jenkins
    – Mini-série Spiderman par Kevin Smith
    – Mini-séries Venom/Toxin par Milligan
    – Marvel NOIR (Spiderman, Daredevil, Iron man)
    – Spiderman Tangled Web (peut-être ma série préférée)
    – X-men par Morrison
    – Daredevil par Smith/Bendis/Mack/Brubaker
    – La mini « Battlin’ Jack Murdock » par Zeb Wells
    – Les Eternels et Marvel 1602 par Gaiman
    – Sentry et Inhumans par Jenkins
    – Fantastic4 « 1234 » par Morrison
    – Ultimates par Millar
    – Iron man par Ellis puis par Fraction
    – Thor Ragnarok par Oeming
    – Loki par Rodi & Ribic
    – Thor par JMS (sauf sabotage final)
    – Mini-série Thor « La Terre & le ciel » par Jenkins
    – Hulk par Bruce Jones (sauf la fin)
    – Planète Hulk (sauf la fin)
    – Ghost Rider par Ennis
    – Moon Knight par Huston (la 1° moitié avec Finch seulement)
    – Iron Fist par Brubaker (les épisodes de Fraction sont moins bons que ceux de Brubaker), puis Swierczinsky
    – Punisher par Ennis
    – Punisher MAX par Ennis (chef d’oeuvre. La suite y compris par Aaron je n’aime pas)
    – Punisher par Remender
    – Hood par Vaughan
    – Runaways par Vaughan
    – Mystique par Vaughan (mais la 2° partie par Sean McKeever est à chier)
    – Emma Frost par Bollers
    – NYX par Quesada
    – X-23 par Kyle & Yost
    – Powerless par Cherniss & Johson
    – Shanna par Frank Cho
    – Mini-série « La Légion des Monstres » (divers auteurs)
    – 1985 par Millar
    – Alias par Bendis (sauf la fin)
    – Mini-série X-factor par Jensen & Ranson (rien à voir avec la série X-factor, mais absolument génial)
    – Mini-série Domino par Pruett
    – Thunderbolts par Ellis (la suite pas Diggle, j’ai trouvé insipide)
    – 5 Ronin par Milligan
    – Young Avengers par Heinberg (1° saison seulement. Et la 3° par Gillen est atroce)
    – Avengers les plus grands héros de la Terre par Casey
    – Captain America par Rieber et même par Austen
    – Captain America par Brubaker (un arc sur deux environ)
    – Nextwave par Ellis
    – Nick Fury par Ennis
    – S.H.I.E.L.D. par Hickman (Secret Warriors est extra aussi, mais barre en couille au 3° TPB)
    – Deapool par Palmiotti
    – Mini-série Deadpool par Swierczinsky
    et j’oublie sûrement 3 ou 4 minis par ci par là. Et puis il y encore 2 ou 3 trucs que je n’ai pas lu et qui dorment sur mes étagères, comme Superior Spiderman et les FF de Waid par exemple.

    N’empêche, c’est pas pour revenir à la discussion mais, sur la 1° moitié des années 2000, avec des auteurs comme Ennis, Morrison, jenkins, Vaughan, Gaiman, JMS et le jeune Bendis, Marvel avait la baraka !

    • Fred Le mallrat  

      Juste une rectification… Brubaker écrit trés peu de choses sur Iron Fist. Il a plus un rôle d’editor pour Fraction qui a amené aussi pas mal des idées et a écrit la série. Brubaker intervenant ensuite comme un editor pour corriger certains points. C est un peu comme sur Secret Warriors avec Bendis et Hickmann.
      Je conseille d’ailleurs un bon livre sur Brubaker en VO « Ed Brubaker: Conversations »

    • Matt  

      Alors j’ai pas lu tout ça et je ne suis pas forcément d’accord avec tout (Secret warriors ça se barre bien en couilles ouais, t’avais pas menti, j’ai rien gardé du coup…)
      Mais même ce que je n’aime pas trop dans tout ça (Punisher bof, mais c’est à cause d’attentes personnelles), ce sont des séries qui tiennent la route sans être trop emmerdées par des crossovers. (pour la plupart !)
      Il faut ajouter :
      -She Hulk de Slott
      -Astonishing X-men de Wheon (quoi ? Oui j’aime et je vous prout !)
      -Ghost Rider par Aaron
      -Black Widow « le nom de la rose » par Marjorie Liu
      -Black Widow par Richard K.Morgan (2 mini séries)
      -Les inhumains par Jenkins (ben alors on oublie ça Tornado ? C’est toi qui m’a poussé à le lire^^)
      -Dr Strange the oath par B.K Vaughan
      -Wolverine par Rucka
      -Wolverine par Aaron (pas tous les arcs, ça fluctue un peu)
      -Wolverine et les X-men par Aaron
      -Uncanny X-force par Remender
      -X-men Schisme
      -X-men Messiah complex (oui bon c’est pas THE TOP mais c’est pas mal quand même)
      -X-men puis X-men Legacy par Mike Carey
      -Annihilatio net Annihilation Conquest puis les gardiens par DnA
      -Quelques épisodes de Spider-man par Slott et Van Lente période « brand new day »
      -Venom dark origins par Zeb Wells

      Et moi aussi je dois en oublier.

    • Bruce lit  

      J’ajoute en plus de ces très bonnes sélections le X-Statix de Milligan et Allred.

    • Eddy Vanleffe  

      En te lisant je me dit que j’ai oublié les Runnaways de Vaughan, Tangled Web, Inhumans de jenkins et Punisher Marvel Knights de Ennis et Dillon…
      Je serais curieux de lire le fameux X-factor de Jensen.

  • JP Nguyen  

    C’est marrant que cet article consacré à une série indé se retrouve le lieu où on commente le mainstream mais comme on est en train d’exploser le nombre de commentaires, je joue aussi…
    Alors, si j’ai bien compris, on joue aux séries Marvel depuis les années 2000 qu’on a trouvées potables ?
    – le Daredevil de Bendis/Maleev
    – le DD de Brubaker mais presque que pour le 1er arc
    – le DD de WAid et Samnee, mais plus pour les dessins que le scénar…
    – la Black Widow de Richard K Morgan
    – Punisher MAX par Ennis
    – Fury MAX par Ennis
    – Nextwave d’Ellis/Immonen
    – Thunderbolts d’Ellis/Deodato Jr
    – Moon Knight Ellis/Shalvey (ben ouais, ça me fait même un rapport avec l’article sur Injection)
    – Les Ultimates de Millar/Hitch
    – Les FF Marvel Knights de Aguirre-Sacasa / Mc Niven
    – The Thing par Dan Slott/Di Vito/Dwyer
    – She Hulk par Slott/Bobillo
    – Astonishing X-Men – plus par nostalgie des persos qu’autre chose…
    – Daughters of the Dragon par Gray/Palmiotti/Evans
    – Le Captain America de Morales/Bachalo
    – Le début du Cap de Brubaker
    – Fantastic Four : The End par Alan Davis
    – Iron Fist par Kaare Andrews
    – Le Wolverine de Rucka
    – Les mini SPidey/FF et Spidey/X-Men par Gage et Alberti
    – Silver Surfer Requiem par Straz et Ribic
    – la Vision par Tom King

    • PierreN  

      La flemme de faire une liste (elle serait vraiment trop interminable), mais si c’est pour la bonne cause (battre le record du nombre de commentaires, précédemment détenu il me semble par l’article « Mutant Massacre » de Bruce)…

    • Fred Le mallrat  

      J aimais bien le Cap de Morales/Bachalo. C est le seul moment de la série MK où il y a une direction… que Marvel ne suit pas puisqu’ils débarquent le scenariste qui voulait que cap se lance en politique (ce qui était au départ le but de la série MK d etre politique.. ou en tout cas pas superheros… ce que les autres (a mon avis) ont échoué à faire (souvnt censuré.. Marvel semblant ne ps savoir que faire en fait).

      J aime bien Truth du même scenariste… et The Crew de Priest avait pas mal de possibilités.. si elle n avait pas été stoppée qu au bout de 7 numéros.

  • JP Nguyen  

    Et d’ailleurs, la Vision par Tom King, c’est un drôle de truc… Les 12 épisodes sont indépendants mais certaines scènes ne fonctionnent vraiment que si on connait bien la continuité (séquence nostalgie avec les premiers bisous entre Vision Wanda, séquence émotion quand la Vision « reconstruite » en blanc quitte Wanda etc…)
    Du coup, les univers partagés, la continuité… quand c’est bien exploité, ça rajoute un certain charme qu’on ne peut pas retrouver dans l’indé… Parce que la mythologie entetenue pendant des décennies garde une force particulière, quand on en saisit l’essence sans s’embarrasser de trop de détails…

    • Fred Le mallrat  

      C’est cela.
      Il faut garder un équilibre. On peut pas s’embarasser de détails..
      Si je prends Captain America (Steve Rogers) il y a facilement 10 versions de ce personnage.
      1-L agent FBI infiltré dans l’armée (5 numeros?)
      2-Le personnage en guerre assez raciste
      3-L’anticommuniste
      4-Le cap de Lee/Kirby
      5-Le Cap de Steranko puis Englehart qui est à peu prés le même jusqu’à Gruenwald
      6-Celui de Gruenwld
      7-Waid et la suite
      8-Marevl Knights qui est dans une autre continuité
      9-Bendis dans SW où il est un soldat sans etat d ame, obeissant à tout.
      10-Brubaker qui le ramene vers l idealiste ce que suivra Millar.. mais en gardant un coté militaire.

      Car il y a une cassure avec Waid.
      De Stan Lee à Gruenwald on a un personnage idéaliste que tous les scenaristes démilitarise, dégouvernementalise (Gruenwald rattachera le nom et costume au gouverenement avant que tout soit rétrocédé à Rogers.. beaucoup de scenarsites feront i,nsister le personnage sur le fait qu il n est pas agent du SHIELD.. Fury en prenant même ombrage).
      Waid comme une remilitarisation…

      Bref… tu as facilement une dizaines de versions qui se contredisent.
      ET c est valable pour tous.. d’où des periodes où un scenariste (Dematteis était le pompier de service pour cela) tente une synthese.

      Donc l ultra conservateur de la continuité… il peut pas gagner.. s il est fan des xmen de Claremont, il est fan de la retcon, des changement drastiques à la personnalité fait par le scenariste.. donc il peut pas etre conservateur.
      Il faut un juste milieu entre respect d une certaine vision, du passé et quand même adapter le personnage à la modernité.

      Mon Captain America est mort apres Dematteis malgré deux resurrections avec les avengers de Stern ou le Born Again de Miller.
      C est comme ca… Il faut lacher prise comme le disait Lost.

      • Matt  

        « s il est fan des xmen de Claremont, il est fan de la retcon, des changement drastiques à la personnalité fait par le scenariste.. donc il peut pas etre conservateur. »

        Pas vraiment. Parce qu’il y a la retcon de merde faite pour des raisons lamentables qui rendent les persos encore plus lamentables et lâches (One more day, X-men men second genesis), et la retcon bien faite sans bavure (euh…si, si y’en a. Hum…Loeb et Sale font un peu de retcon modernisante, Aaron réimagine la mythologie du Ghost Rider, et même le personnage de Silk, pourquoi pas ? Personne n’a vu ce qui s’est passé après que Parker se soit fait mordre. Il a pu y avoir une deuxième personne mordue, ça ne vient pas foutre en l’air les histoires passées).
        Et un fan de Claremont ne serait surement pas fan de la rétro-continuité opérée par Bendis sur le reverend Striker par exemple^^

        • Fred Le mallrat  

          Je m exprime mal. Il ne peut pas rejeter entièrement l outil de retcon.
          Je lis par exemple des gens qui adorent les xmen de claremont et se disent contre TOUTES retcon.. mais claremont ce serait pas de la retcon car ils connaissaient pas le passé 🙂

          • Matt  

            La retcon c’est souvent un auteur seul qui, en 40 pages, va décider que des persos vieux de 50 ans développés de manière intéressante par une vingtaine de scénaristes, vont soudainement devenir des gros connards parce que ça lui permet de faire une super révélation de la mort qui tue en créant un nouveau perso.
            Nouveau perso que l’auteur en question n’aura même pas le temps ni l’envie de développer puisque soit il va mourir très vite, soit l’auteur va partir faire autre chose ailleurs en laissant son merdier derrière lui.
            Merci…
            C’est comme un mec qui viendrait piétiner un château de sable d’un gosse comme ça, pour le fun…et qui repartirait tranquille.

          • Bruce lit  

            Juste pour pied de nez à Matt :
            C’est comme un mec qui viendrait piétiner un château de sable d’un gosse comme ça, pour le fun…et qui repartirait tranquille.
            C’est ce qui est reproché au run de Morrison pour les Xmen 😉

          • Fred Le mallrat  

            Pas forcément. La retcon est depuis toujours dans les comics.
            La retcon c est Steve Rogers engagé par le FBI pour infiltrer l armée dans captain America Comics #1 qui devient rapidement un vrai militaire par omission quand la guerre commence.
            C est Superman qui se met à voler et à avoir pas mal d autres pouvoirs.. Batman qui ne tue pas… c est Elektra et Stick; C est magneto qui devient en rescapé des camps…

            Bon c est aussi tout un tas de merde..

            Mais l outil n est ni bon ni mauvais.. c est l auteur qui est bon ou mauvais.

          • Fred Le mallrat  

            Oui mais ca c est un mauvais auteur.. il utilisera aussi des tas de choses de mauvaises facon

          • Matt  

            @Bruce : Ma foi…chacun sa perception aussi. Pour moi c’est largement plus évident sur un second genesis de Brubaker qui pond une mini série super courte qui change plein de persos en gros cons, que chez Morisson qui délivre sa version certes mais ne se contente pas de rendre les persos détestables et stupides pour créer un nouveau personnage. Ok il tue plein de mutants (son idée ou directive éditoriale pour réduire le nombre de persos ?) mais par la suite il écrit de bonnes choses, de bons persos, etc.
            Tu mettrais sérieusement ça au même niveau que Vulcan de Brubaker ?

          • Bruce lit  

            Non, non, non jamais de la vie. Je pense que les Xmen étaient dans une impasse et que le run de Morrison était nécessaire pour relancer la série. Ce qui a été très bien fait.
            Je me répète : je reproche juste à Momo de ne pas connaître ses personnages et leur mythologie et de laisser un beau merdier après Planet X. Bon il faut dire que Jemas l’a viré….

          • PierreN  

            « son idée ou directive éditoriale pour réduire le nombre de persos ? »

            Faudrait jeter un oeil à son manifesto, mais je crois bien que c’étais son idée (la seconde mutation d’Emma c’était un plan B parce qu’il n’a pas pu avoir Colossus, et pour cause…).

          • Matt  

            @fred : Oui un mauvais auteur va faire de la mauvaise retcon. Certes.
            Mais j’ai quand même le sentiment que la retcon est devenu un artifice surexploité. Comme si c’était un concours de celui qui arrivera à surprendre le plus avec une révélation à la con dont on se fout au final. Mais qui peut choquer.

            Et il ne faut pas confondre non plus retcon et background. On peut révéler un truc sur le passé d’un perso sans que ce soit un gros retcon absurde (genre quand on nous révèle que Mary Jane savait depuis le début que Parker était Spider-man avec un flash back sur sa jeunesse dans le graphic novel « destins croisés ». Ou que captain America a été engagé par erreur.)

            Brubaker essaie de faire passer Vulcan comme un élément du passé resté sous silence qui pourrait très bien avoir existé sans qu’on s’en rende compte. Mais cela génère tellement d’incohérences et de comportements immondes de la part des persos pour être crédible (entrainement express, décisions de merde de Xavier) qu’au final ça cause juste du dégât en salissant des persos, et tout ça pour rien.
            JMS avec Gwen c’est un peu pareil. Une simple coucherie, ça n’aurait pas plu à grand monde non plus au niveau de la réputation de Gwen…mais cela aurait été plus cohérent que d’essayer de nous glisser discrètement une grossesse mutante accélérée absurde que personne n’aurait remarqué.

            La pire retcon c’est celle qui vient contredire un truc passé et n’essaie même pas de se glisser de manière cohérente dans la chronologie. Genre One More Day. Fuck la cohérence, toutes les séries qui ont parlé du mariage (il y a même des traces de la mention du mariage de MJ et Parker dans le run de Peter David sur Hulk) sont maintenant caduques et bourrées d’incohérences temporelles.

            Morisson ne fait pas de retcon. Il tue plein de mutants oui. Eh ben…pourquoi pas après tout ? Personne n’est à l’abri d’un avion qui nous tomberait sur la gueule quand tout va bien.
            Ouais bon ok le truc sur Xavier dans le ventre de sa mère peut être vu comme tel. Mais encore une fois, ça change quoi ? Rien. C’est un élément du passé resté sous silence qui ne contredit rien. ça fait juste chier les gens qui sont assez bienpensants pour estimer qu’un bébé qui se défend par instinct de survie peut être considéré comme un assassin…

          • Matt  

            Et pourtant même un mec adulte pleinement conscient de ses actes qui se défendrait d’une agression ne serait pas forcément un mauvais gars…

            Tout au plus on peut reprocher qu’une baston de bébés est peu crédible^^ Mais niveau conséquences, c’est que dalle.

          • fred le mallrat  

            La retcon c est ce qui modifie rétroactivement ce qu on pensait savoir.. Découvrir que MJ sait pour Peter… ca n en est pas une.. mais Elektra ou Stick en sont car ca change bien plus.. c est pas un simple élément cachés.. si Elektra comptait tant que cela on en aurait eu connaissance et Stick modifie les origines… Pareil pour Cable qui tout le monde connait sauf toi.. ou le passé dans les camps de Magneto.. car là tu as quand même un changement complet de personnalité (Magneto était avant cela l un des mechants les plus unidimensionnels et totalement méchant…)

      • Matt  

        Tu raisonnes de manière étrange d’ailleurs. Ta phrase c’est comme dire « si tu es fan de Jurassic Park alors tu es fan d’effets spéciaux numériques et donc tu ne peux pas être anti-numérique »
        Euh…bah déjà non, c’est pas parce qu’un film a des effets réussis que tu seras fan de ce genre d’effets spéciaux dans tous les films, indépendamment de la manière dont ils servent la mise en scène (comme pour la rétro-continuité mal foutue ou bien foutue) et enfin il n’est pas question de savoir si quelqu’un est anti-quelque chose ou conservateur. les gens changent de toutes façons. Donc le « out of character » peut passer, mais à condition d’être bien amené, bien écrit. Ne pas nous montrer hop paf comme ça en 3 cases Gandhi qui se transforme en psychopathe. Et les persos mal écrits c’est souvent ça, ce sont des comportements aberrants.

        Alors que Cyclope, aussi chiant que ce soit pour le boss, son évolution de plus en plus vers le côté obscur entre sa possession par Apocalypse à la fin des années 90 jusqu’à sa transformation en leader quasi fanatique qui a beaucoup trop de responsabilités et perd pied peu à peu, ben ça se tient.

        En gros c’est toujours du cas par cas qu’il faut faire.

        • Fred Le mallrat  

          Je me suis mal exprimé.
          C est plus les gens qui sont completement contre un outil narratif ou un media.. et qui pourtant adorent des gens et des oeuvres qui en sont truffées mais disent que c est pas le même outils car ils en étaient pas conscient.

      • Matt  

        Je pense qu’ils disent être contre la rétro-continuité en général parce que c’est quand même souvent utilisé pour la shock value inutile et putassière « tadam Wanda n’est pas la fille de Magneto » « tadam il y avait un 3eme frère Summers caché » Même JMS dont j’aime bien le run sur Spidey, son coup de Gwen qui couche avec Norman et a 2 gosses, faut l’avaler quoi. Qu’il y ait eu coucherie seule ce serait mieux passé, malgré l’aspect choquant. Mais il faut gober qu’elle a fait une grossesse accélérée que personne n’a remarqué, qu’elle a parfaitement caché son jeu, que les gosses ont grandi super vite grâce à de la science de cour de récréation à base du venin de super bouffon qui fait grandir les bébés très vite, et tout ça pour quoi ? Sont-ils devenus les persos les plus intéressants de l’univers Marvel ces 2 gosses ? Non, on s’en fout. ça reste bien écrit parce que c’est du JMS mais des fois quand il faut 3 pages d’explications et une forte dose de suspension consentie d’incrédulité pour avaler la pilule, ben on se demande si ça valait le coup au final. Tout ça pour ça ?
        Le 3eme frère Summers aussi. Pourquoi pas ? Mais la manière dont c’est expliqué ça fait passer plein de persos pour d’infects sacs à merde. Et tout ça pour quoi ? Un nouveau perso dont tout le monde se fout.

  • Tornado  

    Brubaker fait un énorme redcon en redéfinissant complètement le personnage de Bucky Barnes. Et c’est un des éléments de son run que je trouve le plus réussi. Il prend un personnage à la noix et il en fait une icône anti-manichéenne (ce dernier terme est relatif) vraiment plus intéressante que la version initiale bien neuneu. A part Loeb & Sale qui ont su reprendre la version initiale avec talent, personne d’autre n’aurait pu réussir à ramener ce personnage d’aussi brillante manière. Et pourtant, en règle générale, je déteste les résurrections pas principe.

    • fred le mallrat  

      Oui
      Même si Nicieza dans Adventure of Captain Ameica avait commencé à depeindre un bucky… plus soldat que Steve… Il y a une forme de continuité (d ailleurs Brubaker remettra cette mini en continuité avec la mini Steve Rogers qui reprend pas mal d élement)..
      Apres… Bucky est encore mal exploité… comme Parker.. il a peu de conviction et laisse les autres lui montrer ce qui est bon ou pas…. je suis pas super fan de ces personnages… pour moi ils sont un peu neuneu toujours.. a pas savoir ..

      • fred le mallrat  

        Et puis j aime pas Cap White… ce st un peu lisse (comme souyvent avec Loeb).. il va pas au bout en nous racontant une love story mais en la nommant pas vraiment….
        Vraiment sans Sale de toute facon.. tous ces trucs… Loeb ne sait ecrire que Superman.. le reste est pour moi superficiel.

  • fred le mallrat  

    Quand je dis savoir ce qui est bon.?.. c est pas moral.. mais Us agent a des convictions.. wolvie, Doom, Punisher.. Iron Man., Hawkeye (les 2)..
    Parker ou Bucky… ca fait partie de cette minorité de personnages un peu sans reelle conviction.. ca permet l identification au plus grand nombre mais pour moi c est un peu la marque d un manque …

  • Eddy Vanleffe  

    Apparemment Ellis veut retravailler les archétypes littéraires britanniques sur les enquêtes bizarres.
    En ce sens c’est vraiment une sorte de suite à Planetary.
    j’espère qu’il parvient à brosser des personnages « charismatiques » qui ne souffriront pas la comparaison avec Jakita Wagner ou Elijah Snow (qui a la tête de Hugo Pratt, le maître de l’aventure)

    • Jyrille  

      Je trouve que ses personnages sont très réussis. Robin est directement charismatique, j’ai un faible pour Brigid, et les autres sont très attachants.

  • Présence  

    Je viens de lire le tome 1. J’ai retrouvé ce que tu dis dans ton article.

    Au départ, Warren Ellis donne une vague impression de se reposer sur ses lauriers, en ressortant le concept d’explorateurs de l’étrange ou du surnaturel, avec une louche de folklore britannique pour faire bonne mesure, et des individus étant des génies chacun dans leur domaine. Il lie tranquillement magie et science dans le concept dénommé Injection qui ne semble pas si innovant que ça une fois expliqué par l’un des membres de la CCCU.

    Là où Warren Ellis fait la différence par rapport à d’autres auteurs, c’est dans la cohérence et l’intelligence de ce qu’il imagine. L’Injection en elle-même n’est peut-être pas révolutionnaire comme concept, mais la manière dont elle est élaborée par les 5 membres de la CCCU la rende à la fois plus plausible et à la fois plus imaginative. Un scénariste moins cultivé aurait eu les pires difficultés à différencier les applications des capacités de chacun des 5 membres, alors que les dialogues d’Ellis mettent en lumière ses différences entre leurs compétences. Il sait aussi leur donner de l’épaisseur dans leur propos qui ne sont pas interchangeables, et glisser quelques pointes d’humour assez noir (par exemple, Brigid Roth suggérant de débrancher et rallumer un individu électrocuté).

    Dans le même ordre d’idée, le scénariste sait tisser des liens entre magie et science, en utilisant des notions scientifiques précises et identifiables telles que le test de Turing ou les quatre forces fondamentales (l’interaction nucléaire forte, l’interaction électromagnétique, l’interaction nucléaire faible, la gravitation). Il ne s’agit pas de propos volontairement incompréhensibles dans lesquels surnagent quelques mots à la mode, mais d’une direction prospective scientifique agrémentée d’une couche d’anticipation pertinente.

    Le premier tome est une petite merveille de narration sophistiquée, aux visuels séduisants et envoûtants. Ainsi plongé aux côtés d’individus remarquables et faillibles, le lecteur se laisse mener dans une intrigue intelligente qui se dévoile progressivement, dans un mystère mêlant anticipation et folklore pour un questionnement sur la stagnation de l’innovation et la nécessité d’agir malgré le coût pour les individus.

    • Jyrille  

      Je n’avais pas vu ce commentaire ! Encore une fois merci Présence de nous faire part de tes impressions et réflexions. Je me sens toujours un peu idiot en te lisant et je me demande si j’arriverai un jour à écrire, structurer et expliciter mes propres pensées de la même manière. Quoi qu’il en soit je rejoins complètement tes sentiments (même si parfois je n’avais pas commencé à imaginer ce que tu extrais de ces planches) et je suis bien content que nous soyons quelques-uns à adorer Warren Ellis ici.

      • Présence  

        Je ne pense pas que tu ais à rougir de ton écriture, et la plupart des éléments qui figurent dans mes commentaires sont présents dans le récit, avec parfois une ou deux idées piochées dans d’autres commentaires. J’avoue bien volontiers que j’achète tout les comics qu’écrit Warren Ellis les yeux fermés. J’arrive à garder un ou deux centimètres de recul et à admettre que tous ne se valent pas. J’ai bien aimé sa nouvelle version de l’univers Wild Storm (2 recueils). Shipwreck avec Phil Hester (paru chez Aftershock) était un peu moins facile d’accès, même si le dessinateur s’est montré à la hauteur d’un scénario particulièrement exigeant sur le plan visuel.

    • Jyrille  

      Ah et évidemment comme toi je suis également bluffé par les capacités de Ellis à manier des concepts réels de manière si appropriée : les quatre forces fondamentales (j’ai bien fait d’enfin lire Une brève histoire du temps de Stephen Hawkins dans la même période) et le test de Turing. Quant à la blague que tu cites, elle est super, et viens peut-être de celle utilisée très souvent dans les premiers épisodes de la série comique IT CROWD que je conseille à tout le monde mais surtout à JP et Matt.

      • Présence  

        Pour les 4 forces fondamentales, je me suis fait réexpliquer par mon fils parce que je ne suivais pas tout de l’article de wikipedia. Ayant une formation de nature scientifique et ayant été un grand lecteur de romans de SF, j’espère toujours que l’auteur fera un petit effort d’imagination pour les technologies d’anticipation, ou pour utiliser à bon escient un ou deux concepts de science physique. Ayant parcouru de temps à autre le blog de Warren Ellis, j’ai pu constater qu’il s’intéresse à la science, ce qui se ressent dans certaines de ses histoires.

  • Présence  

    J’ai fini la lecture du tome 2 et je me suis retrouvé transporté par la lecture comme je pouvais l’être quand j’étais adolescent. Comme tu l’indiques, les principaux éléments de la série ont été mis en place dans le premier tome et il n’y a plus d’effort d’assimilation à faire. Jordie Bellaire réalise une mise en couleurs d’un naturel confondant, alors que si on prend le temps de regarder dan le détail, il s’agit de compositions très construites. Declan Shalvey épate par ses décors, et sa mise en scène, mais c’est sa direction d’acteurs qui regorgent de subtilités.

    Pour moi, le plus grand plaisir de ce tome 2 vient de l’histoire de Sherlock Holmes. Vivek Headlong apparaît donc comme un individu maniéré, soucieux de maîtriser son environnement, exerçant le métier de détective, disposant d’un fidèle aide qui lui est entièrement dévoué, et faisant preuve d’une capacité de déduction hors du commun. Il ne se déguise pas et il ne consomme pas de cocaïne. Néanmoins, au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête, le lecteur relève les points communs avec Sherlock Holmes et constate que Warren Ellis se livre à un hommage extraordinaire. Il reprend les conventions des histoires de Sherlock Holmes, tout en conservant l’identité qu’il a insufflée à Vivek Headlong. Le lecteur peut lire ce tome comme une savoureuse enquête menée par un individu très intelligent. Il peut aussi le lire comme un commentaire sur Sherlock Holmes, et une variation sur le personnage. Comme Holmes, Headlong souffre d’une forme d’ennui généré par le fait qu’il est capable de devancer les pensées des personnes de son entourage avec plusieurs heures d’avance sur eux, voire de jours, ce qu’il exprime de manière explicite dans le dernier épisode. Il dispose d’une culture extraordinaire qu’il a acquise par l’apprentissage. Cela donne lieu à plusieurs scènes mémorables dont celle où le lecteur voit comment il a appris à reconnaître le goût de la chair humaine, et celle où il expérimente les relations humaines. Dans cette deuxième, Ellis se fait un malin plaisir de tourner en ridicule le principe d’un esprit entièrement dévolu à la logique et incapable d’éprouver des émotions. En prime, ce récit ne se limite pas à une savoureuse enquête menée de main de maître, doublée d’un métacommentaire sur Sherlock Holmes. Il comprend aussi un portrait psychologique en creux de Vivek Headlong et de sa méthode construite sur la phénoménologie, telle conceptualisée par Georg Hegel, et développée par Jacques Derrida.

    Un tour de force !

    • Jyrille  

      Merci Présence pour ton retour ! C’est super tu m’en apprends plein sur pas mal de choses dont je ne suis pas conscient car pas penché dessus (Derrida, les livres de Sherlock Holmes). Franchement ça fait super plaisir, je sens que je reviendrai te lire souvent lorsque je me referai cette série.

      « Ellis se fait un malin plaisir de tourner en ridicule le principe d’un esprit entièrement dévolu à la logique et incapable d’éprouver des émotions » Ah oui c’est un grand moment de la bd… J’attends impatiemment ton retour sur le tome 3, dédié cette fois-ci à Brigid.

  • Présence  

    Et pour le tome 3

    Ce troisième tome a l’inconvénient d’arriver après le second, c’est-à-dire d’inciter le lecteur à établir une comparaison entre l’enquête de Vivek Headland et celle de Brigid Roth. À l’évidence s’il a déjà lu et apprécié des histoires de Sherlock Holmes, il est resté sur une impression extraordinaire suite au tome 2. Mais il doit aussi reconnaître qu’Ellis réussit tout aussi bien son exercice de rendre plausible une enquête mêlant cyberpunk d’anticipation et soupçon de magie, avec une pincée de folklore traditionnel. Sa réussite tient beaucoup à l’excellence de la partie graphique, entièrement au service du scénario, mais aussi d’un haut niveau de compétence, au point de pouvoir concilier les exigences de chaque scène avec une réelle personnalité graphique, sans jamais tomber dans des pages démonstratives. En y repensant, Ellis est l’un des rares auteurs à savoir rendre crédible un tel amalgame de science et folklore, statuant que la technologie ne peut pas être dissociée de l’héritage culturel. (commentaire complet sur le site habituel)

    • Jyrille  

      Et bien complètement d’accord avec toi et tes réflexions, notamment sur l’usage osé de l’informatique. J’ai adoré la scène de discussion en voiture : Brigid est à la fois une femme, mais également un caractère fort, et il serait aisé de mélanger ce dernier point avec un comportement de mâle, ce qui n’arrive pas du tout dans les actions et les dialogues de Brigid.

      • Présence  

        Je n’avais pas pensé à observer ce personnage sous cet angle-là. En croisant les doigts pour qu’un autre tome sorte, je garderai cette idée en tête pour observer le comportement des personnages féminins.

  • Eddy Vanleffe  

    Ellis à Wildstorm pour moi c’est du tout bon…
    Il marche sur l’eau le Ellis… 🙂
    DV8 est complètement basique mais assez jouissive…
    les One-shots sur Gen 13 rigolos
    l’univers déployé carrément novateur en 1997-1999…
    Ocean un bon film de SF…

    le premier truc qui m’ait déçu de Ellis, ce fut son retour à Marvel…
    heureusement qu’il y a Nextwave….

  • Fred Le mallrat  

    Moi j’ai été déçu assez vite par Ellis.
    J adorais Hellstorm.. vraiment.. un de mes comics marvel préférés.. J’ai bien aimé Druid mais déjà ses excalibur, Thor, Doc Strange ou Daredevil etaient trop faciles.. Mettre un sous hellblazer.. casser le moules pour faire du grim et gritty facile..
    J ai le même souvenir de DV8.. Pour moi il se reprend avec Planetary et Stormwatch.. et revient à un peu plus de Sense of wonder en plus de son cynisme.. quelque chose de plus fouillé.
    Ensuite c est vrai que chez Marvel dans les années 2000 il a pas fait que du bon.. je retiens surtout Nextwave et Moon Knight.. mais son retour chez Wildstorm ne me convainc pas non plus.. c est super froid.. (le graphisme n’aide pas) et ca traine en longueur pour peu de fond (Wild Storm et Michael Cray)

  • Fred Le mallrat  

    Daredevil 343, je crois me souvenir qu’il a pas obtenu le titre qui est allé à Dematteis. C est juste aprés Chihester.. traduit dans Marvel (Panini) #1

  • Présence  

    J’attends avec impatience cet omnibus d’Hellstorm, une fois n’est pas coutume, je vais faire l’effort de lire ce format que je trouve pourtant lourd à manipuler.

  • Bruce lit  

    @Fred : euh….Ellis a fait du DD ?
    @Jyrille : 3 une en moins de trois semaines, Cyrille tu as trouvé le septième sens ? Yeah , c’est toujours un plaisir de te lire, aucun de tes articles ne se ressemblent, il y a là une inventivité et un ton rafraîchissant. J’ai même appris d’où venait cette histoire de Pixies. C’est un album que j’aime beaucoup même si comme pour Bossa Nova, la face -B est nettement moins percutante que la -A malgré de très bonnes choses. Je suis fan des Pixies, tous leurs albums sont bons. Sauf le dernier que j’ai écouté vite fait.
    Pour le reste, je passe la fleur au fusil et en chantant….

    Bienvenue dans le monde cryptique et mystérieux de Warren Ellis, où le lecteur doit enregistrer toutes les informations puis les remettre dans l’ordre afin de comprendre l’intrigue générale.
    Non, c’est justement ce qui me gonfle chez Morrison et lui.

    Unité des Contaminations Culturelles Croisées Rien que ça, on est bien chez Ellis, j’ai déjà mal à la tête…

    Il m’a fallu pas moins de trois lectures pour que je sois à l’aise avec tous les fils tissés par Ellis et Shalvey. : voilà, merci de le dire. Je suis pour ma part un adepte en amitié, en amour et en musique de la simplicité qui peut aussi nous amener aussi loin voire plus que tout ce galimatias auquel Ellis nous a accoutumé et qui me fait fuir. Ce n’est vraiment quelqu’un qui m’intéresse.
    Mais c’est bien qu’il soit à la une du blog et il faudrait même qu’il revienne dans les Tags du blog (comme son pote Morrison que vous aimez tant d’ailleurs…).

  • Présence  

    James Bond – C’est sympa, mais Warren Elllis met un point d’honneur à respecter le personnage, ne cherchant pas à en donner une interprétation plus personnelle. C’est agréable à lire et rapide, avec ces passages muets dévolus à l’action, et un dessinateur compétent, mais c’est un peu frustrant pour du Warren Ellis.

    Global frequency – C’est un tour de force en termes de concision : 12 épisodes, 12 artistes, 12 missions, toutes différentes, toutes inventives. Un fil conducteur très ténu sur l’organisation Global Frequency. Commentaire plus détaillé sur amazon.

  • Eddy Vanleffe  

    j’ai vraiment un problème avec le clavier aujourd’hui…

    Là, on rentre vraiment dans les aspirations personnelles de chaque lecteur.
    Pouur ma part, je ne crois pas qu’un auteur parviendra à trouver un nouvel angle passionnant au Punisher ou aux X-men après tout ce qui a déjà été écrit. je crois que ces perosnnages sont fatigués.
    je ne renie rien. j’adore l’univers Marvel, mais je le sens épuisé comme un vieux groupe de rock.
    C’est ingénieux de la part de Dan Slott d’avoir trouvé l’angle d’attaque « doctor Who » au silver surfer. ce fut l’occasion de lui écrire une sublime histoire touchante… mais ce genre ‘idée n’est plus possible sur une base régulière…
    J’aime bien les univers jeunes même si souvent les personnages n’ont pas le « charisme historique » des deux grand pionniers…
    mais je me dis qu’un jour, il faut savoir passer la main à d’autres idées…

  • Fred Le mallrat  

    Et bien moi, le surfer m a ennuyé car c etait Dr Who et plus le surfer.. et que le coté « avec une humaine » m avait plus plu par Dematteis (avec Alicia Masters).
    Slott pour moi a plus renouvellé, l interet de spiderman en cherchant justement à aller au-delà de ce qui faisait Parker.. en l amenant sur des terrains qui auraient dù ne pas correspondre au personnage…. et en gardant Parker pourtant comme il était.

    Et là tu as aussi les personnages comme Punisher où tu es plus comme dans une série où le personnage est l’hôte de ce qu il va te raconter.
    Il y apas de choses a faire avec Pupu. on fouilel son passé une fois tous les 5 ans (tiens il a fait l ecole de pretre, tiens il a de la famille en sicile, ..) mais c est plus une facon de parler de la criminalité d aujourd hui (ce que faisait tres bien Baron avec un coté « journalistique ») ou parler de la vengeance ou de la justice perso..

    C est comme Captain America , c est inepuisable.
    Tu peux faire des histoires de superheros, de soldat mais l idee magnifique fut d en faire un idéaliste… car ideal contre le pays reels au moment X… c est inepuisable..

  • Matt  

    Ouais. Bon moi je ne parlais pas spécialement de la période Jemas (connais pas les dynasties d’editors^^) mais de la période 2000 à 2008 ou 2009. C’est la période dont j’ai le plus de comics. J’ai oublié les Loeb et Sale, et j’ai pas lu les Runaways ou Alias, mais oui même le Punisher de Ennis, même si j’suis pas un grand fan, c’est une série qui tient la route seule, sans besoin d’events de partout.
    En dehors de cette période j’ai le renouveau des X-men par Aaron pour le plus moderne, et du Spider-man et des X-men des années 80 et des gardiens de la galaxie des années 70 pour le old school. J’ai pas grand chose d’autre.
    J’ai le run de Rucka sur Wolverine qui, sans être extra, est un bon « road movie » en BD. Et j’attends la fin de la réédition du Hulk de Bruce Jones.
    Pour moi les gardiens de la galaxie de DnA, malgré la quantité de persos, ce n’est pas pollué par des events et c’est bien écrit, ça dépoussière des vieux persos et j’aime beaucoup aussi.

  • fred le mallrat  

    Pour moi, vous avez la même réaction justement que les conservateurs quand les xmen de Morrison, les MK, Xstatix ou le hUlk de Jones sont arrivés ont dit.. c etait mieux avant.
    La difference c est que jemas essayait d avoir 2 styles : decompression et mangas.
    Depuis 2005 c est plus ouvert, tu as de tout…
    De squirrel girl à Moon Knight de Lemire en passant pas les coimics de Samnee ou ceux de Slott… tu couvres un vaste spectre que ce soit du coté formel, narratif ou sur le fond et en terme de genre ou de public visé..
    Et ca j aime.. y a des trucs que je vais detester.. mais je vais lire des trucs differends.. pas comme avec Jemas où si t aimais pas le faux manga, tu lisais que du bendislike.. 6 numeros pour une histoire qui tient en 2.. de longs dialogues, .. j aime aussi mais si je lis que ca je deviens fou et ca va pas a toutes les séries.
    De la diversité bon sang!!

    Apres j avoue que depuis 1 an.. il y a un peu moins de bonnes séries. je pense avoir vu avec Fresh Start, de nouveaux des séries qui pourront plaire aussi à Tornado ou Matt. Mais dejà de 2008 à 2017, il y a au moins une dizaine voire 20 qui devraient vous plaire…

    Mais arrétéez de me dire que Thor de Aaron est plus connecté que cap de brubaker ou spiderman de JMS : c est faux. C est pareil.. et franchement pas besoin de lire original sin c est 3 cases de cet event qui compte pour thor qui sont résumées dans la série Thor elle même plusieurs fois.

    Civil war avait plus d imapct sur Cap et Spidey et etait plus longue à résumer (et je suis sur qu on pouvait se passer de le lire aussi.. les résumés internes étaient suffisants)

  • fred le mallrat  

    Pourtant 2004-2008 c est le lancement des events et le retour des crossovers (disassembled, ennemy of state..)
    C est la matrice de Marvel aujourd hui..
    alors que 2000-2003 c etait le contraire.
    C est vraiment deux epoques distinctes.. bien plus que 2004-2008 avec 2008-2018.. qui sont une continuité des politiques lancées à l epoque.

  • Matt  

    Oui mais on s’en fout. Je ne raisonne pas en fonction des directeurs de Marvel. Disons que la période Jemas et Quesada, y’avait plus de bon que maintenant. Ou du moins moins de séries parasitées par des events. Donc même quand elles n’étaient pas bonnes, c’était pas la faute d’un event à la con.
    Oui les events ont commencé à ce moment, mais les premiers comme House of M et Civil War étaient bons. En tous cas largement mieux que Secret Invasion, Fear Itself, etc. C’était pas encore la mode. Les premiers events avaient de la substance. Et disassembled tu parles d’un crossover. Tu lis juste Avengers 500 à 503 (donc une seule série) et t’as tout pigé.
    Et comme le dit Tornado, il y avait beaucoup moins de trucs interconnectés à cette époque.
    Maintenant oui il y a le Thor de Aaron mais pour piger pourquoi c’est une femme, faut lire Original Sin. Il y a X-force de Remender (que j’aime) mais pour savoir pourquoi ils en sont là, il faut avoir lu Schisme. Avengers vs X-men et Battle of the atom viennent faire chier les Wolverine & the X-men de Aaron qui n’arrive pas à avoir la paix pour raconter ses histoires (avec des persos comme Kitty qui lui sont volés par Bendis)
    ça n’arrivait pas dans le DD de Bendis, ni dans le Hulk de Bruce Jones. Ni dans le Wolverine de Rucka. Ni dans le Spider-man de JMS. Ni dans le DD de Brubaker. Ni dans son Iron Fist. Ni dans les RUnaways. Ni dans le Punisher de Ennis.
    Dans le captain America de Brubaker, oui Civil War s’invitait. Mais à la limite Civil War était le seul event qui avait de grosses répercussions. Il faisait figure d’exception pour une fois avec une histoire politique intéressante.
    House of M a surtout de l’effet sur les séries X-men et n’est quasiment pas un event Marvel mais juste une aventure des X-men. ça n’impacte aucune autre série.

  • fred le mallrat  

    Pour piger pourquoi c est une femme il faut lire Original Sin?
    Non tout est expliqué dans al série…
    Le fondement d original sin c est pas d expliquer que Thor n est plus digne.. c est 3 cases d original sin.. et Jane foster n apparait pas dans Original sin..

    Parce que sinon.. il faut lire disassembled avant Captain America qui explique son enervement du début qui fait qu il ne vot rien venir.. ou Civil war avant le DD de Brubaker…(iron fist)

    Pas dans Spidey de JMS? encore une fois.. CW, New Avengers, les cross avec les séries de Peter David et Aiguire acasse… vous retenez que le positif d un coté et que le négatif de l autre.

    Vous me prenez 7-8 ans en me prenant 2-3 séries majeures par an.. je pense que des 10 suivants, on peu en trouver 2 par an du même accabit. Pas plus connectée et parfois moins.. Le thor d aaron ou ses wolverine ou Wol & xmen sont moins dérangés par l editorial et les cross que le spiderman de JMS ou ses thor..

  • Matt  

    « Le thor d aaron ou ses wolverine ou Wol & xmen sont moins dérangés par l editorial et les cross que le spiderman de JMS ou ses thor.. »

    Absolument pas d’accord. Seule la fin du run de JMS est un peu dérangée par Civil War. Et encore…le crossover « the other » et la période chez les vengeurs, ce n’est même pas lié à un event. ça reste un truc interne aux séries de Spider-man. ça n’appelle pas tout le casting de Marvel.
    Alors que Wolverine et les X-men, même si j’aime bien la série, c’est pollué par AvX qui font changer les persos de camp sans qu’on pige pourquoi sans avoir lu l’event en question, ça fout donc en l’air les intrigues démarrées par Aaron. Et pire encore avec Battle of the Atom ou sa série All new X-men qui réintroduit les jeunes X-men (la jeune Jean Grey se pointe dans le run de Aaron sans qu’on sache d’où elle vient et comment elle peut être en vie, et Kitty Pride qui démarrait une relation avec Iceberg et, accessoirement, était la foutue directrice de l’école !!!…ben elle disparait parce que Bendis l’a rappelée sur Utopia dans son Battle of the Atom de merde. Fuck ! C’est un gros merdier.)

    Et en plus, comme le dit Tornado, Civil War, House of M, sans être des chef d’oeuvre, c’était largement mieux que ces events putassiers de Battle of the Atom avec des retours de personnages du passé dont on n’a rien à carrer. Donc même si ça débordait un peu sur certaines séries (le cap de Brubaker, la fin du run de JMS sur Spidey) c’était pas bien méchant.

    Bref ça mène à rien tout ça. Si ça t’enchante le marasme éditorial actuel où les persos sont rebootés tous les ans, la terre explose ou fusionne avec d’autres univers sans arrêt et où il est impossible d’avoir une série de plus de 12 épisodes sans event qui réécrit l’univers entier, tant mieux.
    Moi je remarque que c’était moins le merdier avant. C’est mon avis. On va pas comparer un « secret war » qui est une histoire d’espionnage auto-contenue qu’on peut complètement sauter (ça a quoi comme conséquence ? Nick Fury qui dégage du Shield, c’est tout) avec un Secret Wars qui fait fusionner tous les univers et fait apparaitre 25 versions différentes de SPider-man. Ah oui il y a ça aussi de nos jours : tous les persos reviennent (Gwen Stacy, tout ça) sous forme de super héros. Les civils ? Ils ne servent plus à rien. C’est l’orgie de super people.
    Je regrette les histoires simples de SPidey qui voulaient arrêter des criminels, sauver sa copine, sans besoin de faire péter 3 fois la terre dans l’année.

  • Matt  

    Et tu mentionnes des séries mangas nazes…oui il y en avait mais pas pour cause d’event chiant qui gâche tout. ça change tout. On ne les lit pas et voilà, tout va bien. C’est moins grave que celles qui sont gâchées par un event.

    Et qu’on aime ou non les events des années 2000, ils étaient à portée humaine et ne chamboulaient pas tout. Secret War est un récit d’espionnage. Tu peux le trouver nul mais il n’impacte rien du tout. ça pourrait être une mini série ou un marvel team-up. J’appelle pas ça un event comme Fear Itself qui s’invite dans toutes les séries à cause de la destruction massive engendrée. Civil War avait un message politique. Un event certes mais qui cherchait à dire quelque chose.
    Par la suite c’est devenu le concours de celui qui ferait le plus d’explosions (world war Hulk, Siege, Secret Invasion, Fear Itself, etc.)
    Bref du blockbuster qui fait tout péter et donc impacte forcément toutes les séries par l’ampleur des dégats.

  • PierreN  

    @Matt:
    À t’entendre, on croirait que Secret Wars a tout ruiné irrévocablement. Ça n’a pourtant pas empêché à des runs (entamés bien avant) de continuer sans encombre (Aaron et Slott ont repris leurs intrigues là où ils les avaient laissés). Spider-Verse ne correspond qu’à une seule histoire, et non le Spidey historique ne passe donc pas tout son temps avec les versions alternatives des autres univers (Miles a été intégré dans l’univers central mais à part ça…).

    « Je regrette les histoires simples de SPidey qui voulaient arrêter des criminels, sauver sa copine, sans besoin de faire péter 3 fois la terre dans l’année. »

    Mais ça c’est toujours dans le domaine du possible (le run à venir de Spencer semble en tout cas revenir à quelque chose de plus susceptible de te plaire, ou en tout cas éloigné de la période « chef d’entreprise » de Slott).

  • fred le mallrat  

    Secret Wars n impacte pas car il a eu du retard.
    House of M impacte comme CW..
    WWH, Secret Invasion c est toujours la periode que vous aimez… donc déjà à l epoque ca impacte et il y a pas mal de ties ins..

    L histoire politique.. de CW.. c est pas plus fort que la saga du watergate des 70’s dans Cap.. c est même plus naif (Cap est fugitif avant la loi.. il faut 7 numeros pour se dire que la violence c est pas la solution et qu il faut discuter.. en général avant le passage d une loi.. il y a des mois qui servent à cela)… La portée politique de Cw n est pas plus grande que pas mal de séries avant et d autres apres .. j aime bien mais c est pas lle comics du siecle ni de la decennie.

  • Matt  

    @PierreN : Non, je suis juste usé en tant que lecteur. Fatigué de suivre ces personnages, d’essayer de raccrocher les wagons avec tout ce qu’ils vivent comme histoires. ça ne tient plus debout, les persos vivent 30 vies en une seule sans vieillir, les événements du passé n’ont l’air d’âtre que des histoires d’un jour tellement ils sont à présent dilués dans une continuité sans fin. Je n’ai plus la passion ni l’envie de suivre Spidey. Je suis fatigué…

  • fred le mallrat  

    Tu n es pas le premier Matt mais ca n a rien à voir avec le contenu. C est toi qui a changé plus que le contenu ou en tout cas, ce qui a du changer c est le contenu de séries que tu aimais en particulier et tu n as plus le gout de chercher la petite série, qui en 2003 t avait scotché…

    Ca arrive a beaucoup mais à toutes les époques. Pour moi c est plus du personnel qu un vrai souci des séries elle-mêmes.

  • Matt  

    @fred ; c’est encore la période qu’on aime parce qu’il y a des trucs qui survivaient là dedans. Comme le Iron-man de Fraction, le Ghost Rider de Aaron. Mais ça partait bien en couilles déjà oui.

    Concernant la qualité de Civil War, c’est pas le propos. On n’a pas forcément les mêmes avis donc ça sert à rien de parler de la qualité du récit. Moi je parle de son impact. C’est pas une foutue destruction planétaire qui vient s’inviter dans chaque récit. Et même si ça impacte tous les héros et la façon de vivre leur vie quotidienne, c’est une idée qui ne fait pas tâche dans n’importe quelle série. Imagine DD en train de lutter contre le crime…et une loi de recensement tombe. Ah ben c’est la merde mais c’est comme quand une loi est votée dans le monde réel. ça ne change pas l’histoire en cours.
    Mais si des robots de l’espace et des dieux asgardiens débarquent pendant un récit policier de DD, moi ça va me faire chier !

  • fred le mallrat  

    Oui.. bof et c est pas arrivé que DD ait ce souci.
    Les seules fois c etait avec Nocenti (et elle avait sublimé les choses en politisant jsutement le contenu alors que les events ne le faisainet pas ).

    Iron Man de Fraction?? nann Iron Fist tu veux dire (j espere).
    Franchement Iron Man y a pas grand chose à sauver depuis des decennies..(ellis.. jackson Miller?)

  • Matt  

    @fred encore : la différence c’est que j’avais laché les comics entre les années 80 et les années 2000. Quand j’ai repris Spider-man (j’ai commencé par celui de Millar et Dodson) ben j’étais pas paumé. Des choses avaient changé mais il n’y avait pas 2 Spider-man, Gwen Stacy n’était pas revenue d’un univers alternatif en version super héroïque, il n’y avait pas plusieurs versions des mêmes personnages, des diables qui annulent des mariages, de la rétro-continuité dans tous les sens qui avaient annulé des séries précédentes, etc.

    Désolé mais si, je trouve que c’est un problème de contenu. On a bien l’impression que de nos jours, Marvel veut vendre des jouets et tout repose sur les personnages iconiques. Plus personne ne doit rester mort (bon ok ça arrivait aussi avant, mais là c’est fou, ça meurt à la pelle et ça revient en plusieurs exemplaires), les civils ça sert à rien, a doit exploser tous les ans dans une grosse orgie de bastons pour faire bien blockbuster, etc.
    Oui quelques mini séries d’auteur survivent au milieu mais c’est beaucoup plus intimidant avec les éternels events et crossovers, mélanges d’équipes, etc.
    Ah si j’ai lu la mini série de Black Widow par Samnee. Pas mal. Mais bon même là il y a un Nick Fury sur la lune transformé en je ne sais quoi…
    Je ne dis pas que rien doit changer et que les persos ne doivent pas du tout évoluer mais là ça devient un tel bazar qu’il est impossible que même dans une série réaliste à portée humaine, il n’y ait pas un démon, un dieu ou un céleste qui se pointe tellement l’univers est sens dessus dessous.

  • PierreN  

    @Fred: Le run des Knauf ? La mini-série d’Adam Warren ? Le truc avec le Mandarin par Joe Casey ?
    En espérant que Slott relève le niveau après cette trop longue période de disette.

  • Matt  

    Non, je veux bien dire le Iron Man de Fraction. Et ton « j’espère » tu peux te le carrer où je pense^^ C’est quoi ce ton condescendant ? J’aime bien le run de Fraction sur Iron man (du moins avant que Fear Itself vienne foutre la merde), j’assume, et si t’es pas content c’est pareil.
    ça commence à me chauffer tout ça. Il est temps d’aller dodo.

  • fred le mallrat  

    DD n a pas ce souci et l a toujours pas (mais bon soule c est naze) et pleins de séries ne sont jamais ennuyées comme les séries Hawkeye, Vision, Scarlet Witch, les séries Black Widow ou Punisher, Howard The duck, Squirrel Girl, Nighthawk, America, Wolverine (les 2), les séries solo des GoG; Moon Knight.. Cap America n a été embetté que par CW et Secret empire en … 14 ans… Thor rarement et tu peux faire sans.; Infamous Iron man.. je dois en oublier un paquet.

    Bon OK faut pas lire avengers, xmen, Iron Man, Captain Marvel, Spiderman.. (et encore Spectacular semble à l abri)
    Bon bref je cite plus facilement des séries jamais impactées ou peu impactées que celles toujours impactées.

  • fred le mallrat  

    Je m excuse. C est vrai que le j espere etait de trop.
    mais il n etait pas condescendant.. de l humour merdique plutot.
    Désolé.

  • fred le mallrat  

    @ Matt: oui ca manque de civils, ca meurt trop.. mais ca ca date justement de 2003… on ramene de plus en plus de monde.. les heros se servent peu de leurs pouvoirs et a contrario tous les civils acquierent des armes ou pouvoirs.

    Tu as un ras le bol que je comprend mais ce que tu dis commence déjà a votre epoque préférée et est déjà en rhytme de croisière actuel avec House of M et la suite..

    Apres un ras le bol, ca existe.. lis autre chose, ralentie..
    j ai pas mal ralenti dans les 90’s.. je voyais que le mal a part vertigo et 2-3 séries… puis dans les années 2000 j ai vu les pepites comme Starman..

  • Matt  

    Bon…
    Désolé aussi. Je m’emporte^^
    Le truc c’est que tu parles de qualité des séries alors que moi je parlais de leur degré d’interconnexions avec les events. On a tous des avis différents sur la qualité des séries, c’est pas de ça qu’on parle (je pense). Juste qu’avant les séries me semblaient beaucoup moins intriquées les unes dans les autres et on pouvait ignorer les 3/4 des séries Marvel et comprendre quand même le quart restant.

  • Matt  

    La différence tu vois…c’est que si j’arrête (et je l’ai fait^^), j’ai la sensation que je ne pourrais plus y revenir parce que tout est tellement modifié sans arrêt maintenant (je ne reconnais plus la moitié des persos ou des équipes quand je vois les dessins actuels) que je serais complètement à la ramasse…ou qu’il n’y aura tout simplement plus les persos que j’aimais et qui me raccrochaient à cet univers (les X-men c’est fini par exemple, c’est plus possible. Le traitement de Cyclope, sa mort merdique…pourquoi je reviendrais vers ce perso même s’ils le ressuscitent 30 fois ?)
    C’est derrière moi maintenant. J’aime les histoires que j’ai connu plus jeune. Je me sens étranger à ce que c’est devenu maintenant.

  • fred le mallrat  

     » que moi je parlais de leur degré d’interconnexions avec les events »

    Je ne pense pas si on prend la periode House of M/Civil War/Secret Invasion.
    Je pense que c est pareil mais pas sur les mêmes séries.
    Les scenaristes sont libres. Remender a tout évité sauf son event à lui, pareil pour Aaron (un peu comme Bendis qui n a de tie in que pour ses events à lui)

    Je pense juste que les ficelles marketting te pèsent plus.. peut etre aussi que tu es pas tombés sur des séries qui te plaisent (et qui existent).. peut être que c est ton moment de ralentir Marvel et DC pour mieux y revenir revigorifié.

    En général, quand ca nous arrive ou à d autres.. on se rend compte ensuite qu on avait l oeil rivé sur des séries certes dominantes mais pas seules (moi c etait les séries à la image boys). Mais on peut pas faire autrement au moment…
    Un jour ca revient (ou pas) et puis c est une grande epoque de creator owned depuis 7 ans.. plus en qualtité que vertigo à l époque… y a de quoi faire

  • fred le mallrat  

    « La différence tu vois…c’est que si j’arrête (et je l’ai fait^^), j’ai la sensation que je ne pourrais plus y revenir parce que tout est tellement modifié sans arrêt maintenant (je ne reconnais plus la moitié des persos ou des équipes quand je vois les dessins actuels) »

    Non c est pas impossible.
    J ai arrété les séries mutantes de 92 à 99.. je pensais ne plus jamais m y remettre.. puis y a eu Morrison.
    Soit t’auras un declic soit pas… mais c est toujours possible.

  • Tornado  

    « Mais arrétéez de me dire que Thor de Aaron est plus connecté que cap de brubaker ou spiderman de JMS : c est faux. C est pareil.. et franchement pas besoin de lire original sin c est 3 cases de cet event qui compte pour thor qui sont résumées dans la série Thor elle même plusieurs fois. »

    Certes. Tu as raison. C’est juste que je ne suis pas un lecteur qui aime ça. J’ai résisté le temps des runs de JMS et Brubaker. Mais je ne me sens plus la force de le refaire aujourd’hui.

  • Matt  

    J’ai pas lu le THor de Aaron (enfin…juste le premier arc) donc je veux bien te croire. Mais désolé Wolverine et les X-men est beaucoup plus envahi par les events que le Spidey de JMS. Ou disons que les conséquences sont pires. JMS a su quoi faire avec l’arrivée de Civil War. Aaron se fait juste piquer des persos par ce sagouin de Bendis et se retrouve comme un con avec la moitié de son casting en moins.

  • fred le mallrat  

    Qui on lui pique? Kitty? Ca change rien.. et je vois pas quel event à part AVX… qu on peut sauter..
    Non c est pas pire..

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