Animated comics

Mad Love, par Paul Dini & Bruce Timm

1ere publication le 03/03/16- Mise à jour le 08/07/17

Non, IL n’a pas le premier rôle !

Non, IL n’a pas le premier rôle !

AUTEUR : TORNADO

VO : DC

VF : Urban

Cet article portera sur le graphic novel de 64 pages réalisé par le tandem Paul Dini (scénario) & Bruce Timm (scénario et dessin) entre 1994 et 1995. Bien qu’il n’apparaisse qu’en tout petit sur la gauche de la couverture, il s’agit bien d’un récit lié à l’univers de Batman

Pour une meilleure appréciation de la chose, nous vous conseillons de lire en coulisses le magnifiquissime, le fantasmagorique et roboratif article de J.P. Nguyen sur Batman, la série animée

Aux origines de Harley Quinn…

Aux origines de Harley Quinn…

Retour en arrière : En 1989, le monde applaudit le retour de Batman sur les écrans de cinéma. Et le film de Tim Burton inaugure une gigantesque batmania à l’échelle planétaire !
En 1992, dans la foulée de la sortie de Batman – le Défi, le studio Warner produit une série animée baptisée simplement Batman, la série animée. Cette production TV se révélant d’une qualité exemplaire (relecture mature, sombre et profonde, restituant l’atmosphère gothique du film de Burton, le thème musical de Danny Elfman, le tout enrobé d’une patine cartoon rétro, dans un superbe décorum mêlant les univers esthétiques du polar et de l’art déco), approuvée par les fans du « caped crusader », elle étendra son influence dans le monde des comics, dans une forme de boucle bouclée.

Par l’intermédiaire de cette création télévisuelle, les auteurs offraient une nouvelle jeunesse à certains des personnages phares de l’univers de Gotham City et en inventaient de nouveaux. Et c’est au cœur de cette série animée, dans l’épisode N°22 de la saison 1 intitulé « Chantage à crédit » (Joker’s Favor), qu’est née la vilaine et facétieuse Harley Quinn, la fiancée du Joker. Et la véritable héroïne de notre Mad Love.
Produite par Bruce Timm, coproduite et partiellement écrite par Paul Dini, la série animée se dédoubla par ailleurs d’une série de comics intitulée Batman Aventures, dans laquelle on pouvait retrouver la pétulante Harley. Mais l’histoire de Mad Love se situe au carrefour de ces deux influences : Car c’est en écrivant le synopsis de Mad Love pour la série animée que le duo eut finalement envie de le dédier à une création sous forme de graphic novel…

Non mais quelle chaudasse !

Non mais quelle chaudasse !

Ainsi naquit un classique de la continuité moderne (à partir de Year One) de l’univers de Batman. L’un de ces classiques que la « tribu » des fans de comics vénère en hurlant au chef d’œuvre avant même de l’avoir lu !
Les 64 pages de ce récit original sont ainsi mises en images par Bruce Timm dans un style cartoony assez proche de la série animée et des comics Batman Adventures.

En règle générale, je ne suis pas très preneur de ce type de comics où les personnages sont dessinés dans un style « mignon tout plein » (je déteste le dessinateur Skottie Young) alors que la teneur du récit est relativement adulte. Je trouve que le principe est racoleur et tend à faire basculer les comics modernes vers la sphère infantile de laquelle il a été si difficile de les extraire. Mais, une fois n’est pas coutume, cet état d’esprit est ici parfaitement justifié par le caractère du personnage principal. Effectivement, Mad Love est un récit centré sur Harley Quinn, et le caractère de la jeune femme, enjoué et enfantin (du genre méchant garnement ne pensant qu’à s’amuser au dépend des autres !) fait écho au style cartoony de Bruce Timm. On est donc dans un rapport parfait entre le fond et la forme.

Ça cartoon dans l’esprit du Dr Quinn !

Ça cartoon dans l’esprit du Dr Quinn !

Le synopsis : Mad Love est un récit centré sur le personnage d’Harley Quinn. Par le biais d’une intrigue particulièrement simple et classique (le Joker veut se venger de Batman et recherche l’idée du siècle pour y parvenir. Et sa fiancée Harley Quinn tente maladroitement de l’aider), nous revisitons les origines de la vilaine. Ses études de psychiatrie farfelues, sa rencontre avec le Joker sur le divan de l’asile d’Arkham (elle était sa psychiatre avant de tomber amoureuse de lui !), etc.

Pour l’essentiel, nous profitons des atermoiements de la belle, qui tente désespérément de grappiller quelques marques affectives de la part de son fiancé, mais qui ne récolte en définitive que sa folie pure et le danger qu’il représente pour tout son entourage. Et comme de bien entendu, afin de se faire aimer de son pygmalion, le jeune Harley pense qu’il lui suffit de régler son compte à l’homme chauve-souris. C’est bien mal connaitre le sieur Joker, qui refuse obstinément que quelqu’un d’autre que lui puisse mettre fin au règne du Batman…

Un classique : La psy tombe amoureuse de son patient…

Un classique : La psy tombe amoureuse de son patient…

Bien que l’approche ne soit pas la même, Mad Love évoque parfois The Killing Joke, le chef d’œuvre (controversé) d’Alan Moore & Brian Bolland. Construit dans le même type de découpage (le fameux gaufrier -modulable- de neuf vignettes par planche immortalisé par Alan Moore dans son Watchmen), pour un nombre de pages identique, Mad Love offre un récit construit de manière à peu-près similaire, le personnage principal (un vilain), se remémorant ses origines par le biais de quelques flashbacks distillés de manière chronique.

Pour autant, je ne mettrais pas les deux créations sur le même terrain artistique et je trouve que Mad Love est tout de même au dessous de Killing Joke. Le scénario est très chouette, les dessins aussi, mais il lui manque tout de même quelque chose de la force imparable de son ainé.
Le script est tout à fait maitrisé mais l’orientation « frivole » qui accompagne le personnage principal désamorce l’aspect tragique du récit, qui demeure parfois trop léger pour nous emporter complètement. Quant aux dessins de Bruce Timm, s’ils sont souvent épatants en ce qui concerne les personnages, ils pâtissent d’une vacuité extrême en matière de décors (l’artiste confessant dans sa postface une tendance schizophrène hésitant entre le perfectionnisme et la paresse !). Le dénouement, au cœur des buildings de Gotham City, alors que le Joker (lui-même très présent) virevolte au dessus du train suspendu, souffre ainsi d’une mise en image vraiment approximative en termes de background.

Quelques carences en décors pour Mr Timm

Quelques carences en décors pour Mr Timm

A l’arrivée, Mad Love demeure un classique tout à fait recommandable. Une belle épure tournant autour d’un nombre réduit de personnages (pour l’essentiel : Harley Quinn, Batman, le Joker, et une petite participation du commissaire Gordon). Un récit enjoué faisant la part-belle à la caractérisation de ses deux principaux vilains.
La lecture de l’ensemble, d’une fluidité exemplaire, bénéficie ainsi d’un rapport idéal entre le fond et la forme, profitant pleinement de l’osmose qui unit ses deux talentueux auteurs.
Les férus de la continuité ne pourront également pas passer à côté d’un récit marquant pour les origines d’un personnage charismatique ayant gagné, au fil du temps, une notoriété grandissante dans la mythologie consacrée.
Il aurait toutefois fallu un petit quelque chose en plus au niveau du scénario et du dessin pour lui attribuer sans hésiter une cinquième étoile…

Les fantasmes de Mrs Quinn…

Les fantasmes de Mrs Quinn…

L’édition VF proposée par Urban Comics reprend le modèle de l’édition deluxe US. Outre le grand format, on bénéficie également de l’intégralité du récit dans sa version noir et blanc (avec les esquisses de Bruce Timm), et de l’intégralité de la première proposition de la version couleur (également esquissée par l’artiste). En bonus, deux courts récits issus de la série Batman Adventures, plutôt anecdotiques, réalisés par Paul Dini & Bruce Timm, complètent le programme. Soit Petit Papa Noël (The Batman Adventures : Holiday Special #1 : 12 pages), et La Croisière s’embrase (Adventures In The DCU #3 : 6 pages). Pour un total de 165 pages.

Animated style !

Animated style !

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Les origines de Miss Joker, Harley Quinn racontées par Paul Dini et Bruce Timm ! Du dessin animé au Comics, Tornado a lu ce courrier du coeur Arlequin entre le Joker et sa Psy et en a même apprécié le style Cartoon alors qu’il tient en horreur Skottie Young ! Fou ? Et pas qu’un peu ! Tout le monde l’est sur Bruce Lit !

La BO du jour : Entre Harley Quinn et le Joker, tout a commencé en Harlequinades….

22 comments

  • JP Nguyen  

    Marrant, je me serais attendu à ce que tu critiques aussi l’épisode de la série animée. Je ne m’en rappelle plus trop. Je crois l’avoir préféré à la BD mais ne suis plus trop sûr…
    La BD est bien mais il vrai que certaines ficelles sont grosses (la manipulation du Joker pour que la psy Harley le prenne en pitié n’est pas très crédible, surtout vis-à-vis d’un personnage dépeint comme elle aussi manipulatrice).
    Du coup, je rejoins totalement ton avis : c’est un chouette classique mais pas un chef d’œuvre.

    • Bruce lit  

      « Back to Gotham » 3/5
      Les origines de Miss Joker, Harley Quinn racontées par Paul Dini et Bruce Timm ! Du dessin animé au Comics, Tornado a lu ce courrier du coeur Arlequin entre le Joker et sa Psy et en a même apprécié le style Cartoon alors qu’il tient en horreur Skottie Young ! Fou ? Et pas qu’un peu ! Tout le monde l’est sur Bruce Lit !

      La BO du jour : Entre Harley Quinn et le Joker, tout a commencé en Harlequinades…. https://www.youtube.com/watch?v=KXj8fk2ASRM

      Je connais très bien le personnage d’Harley Quinn pour l’avoir rencontrée dans mes jeux vidéo Batman (le seul endroit où j’apprécie Batman). C’est un personnage hilarant, sexy que je ne retrouve pas ici où elle fait plutôt boulotte.
      Bien entendu cette histoire de Psy est complètement absurde mais les scans que tu as choisis sont irrésistibles. Merci d’avoir synthétiser la rencontre entre les deux tourtereaux, je pourrais me laisser tenter par le volet décalé.
      Mais dis moi, ce n’est pas ce genre d’humour à la Deadpool qui t’exaspère ?

  • PierreN  

    Pour moi Harley est plutôt délurée, extravagante, une fofolle attachante en somme
    Sa série actuelle rappelle la création de Liefeld en effet, mais cette ressemblance cette accentuée à partir de la popularité grandissante de cet anti-héros, ce qui n’était pas le cas auparavant.
    Deadpool c’est plus de l’humour qui ne vole pas haut, et pas spécialement drôle en plus en tout cas moi cela me laisse de marbre, le tout avec un aspect méta (un outil narratif trop délicat à gérer pour être utilisé aussi fréquemment je trouve) et de la violence plus ou moins gratuite.
    Je ne sais plus qui disais que les fans se voyaient comme Peter Parker, mais qu’au fond ils souhaitent être comme Conan le barbare, musclé, populaire auprès de la gent féminine, et libre de faire ce qu’il veut dans cet environnement heroic fantasy.
    C’est peut-être ce qui explique la popularité relativement récente de Deadpool, un mercenaire geek (qui multiplie les références à la culture popoulaire) aussi bavard que Spider-Man et endurant physiquement que Wolverine, en raison de ce pouvoir auto-guérisseur.
    Comme Spawn, il a le visage défiguré, mais il n’est pas accablé par cela pour autant, tue impunément sans être régi par un code d’honneur spécifique, contrairement à Logan ou Fatalis.
    Et plus largement il renvoie à ses lecteurs (la tranche 15-25) vu ses centres d’intérêts, lui qui est amateur de junk food, de bimbos, de jeux vidéos et dont l’humour décalé et méta lui sert d’arme majoritaire.
    Je ne suis clairement pas fan du personnage, mais d’après les retours que j’ai eu, seul le run récent de Duggan semble digne d’intérêt.

  • Tornado  

    Et bien, je crois que Pierre a particulièrement bien réussi à expliquer en quoi le personnage de Deadpool est à la fois si populaire et à la fois si rarement réussi !
    Je partage à 100% son sentiment sur l’humour pratiqué par les scénaristes à propos de DP (et je me risquerais même à un peu de grossièreté en disant que je trouve que c’est un humour de merde…). Pour moi, le seul DP que j’ai trouvé réussi pour l’instant c’est celui de Jimmy Palmiotti, qui a récemment relancé le personnage de… Harley Quinn !
    Une mini-série était également assez brillante, par Duane Swierczynski :
    http://www.amazon.fr/Deadpool-faut-soigner-soldat-Wilson/dp/2809417377/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1457000234&sr=1-2&keywords=deadpool+il+faut+soigner+le+soldat+wilson

    Toutefois, je trouve que ce « Mad Love » n’a rien à voir avec « Deadpool ». C’est de l’humour bon enfant et jamais vulgaire. Le rapport fond/forme entre le script de Dini et le style de Timm permet d’obtenir un résultat plutôt subtil, au contraire d’un DP vulgaire et racoleur.

    • Bruce lit  

      Teaser du soir (par intérim)
      Back to Gotham 3/5
      « Mad Love », un one-shot de 64 pages par Paul Dini et Bruce Timm où Batman tient presque la chandelle au couple Joker-Harley Quinn. Tornado vous en donne son appréciation dans l’article du jour. L’a-t-il aimé un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?

      Deadpool : Comprend pas l’engouement pour ce personnage. On ne peut pas dire que la mythologie du personnage soit des plus développée, c’est juste le troll de Marvel quoi….

  • redwave  

    Harley queen, le pendant féminin de Deadpool!

  • Présence  

    Harley Quinn est vraiment à croquer sur ces images : mutine, espiègle, enjouée, un entrain de gamine, avec des actes de femme délurée. Je pense que la dissonance entre les visuels et les actes commis par Harley Quinn était trop forte pour moi, comme si les 2 créateurs ne racontaient pas vraiment la même histoire.

  • Sonia Smith  

    Etant en train de lire le deuxième volume de la série Harley Quinn qui sort chez Urban, ton analyse de Mad Love m’a immédiatement parlée. Je n’ai pas encore lu ce récit mais il m’intrigue et tu m’as donné envie de le prendre.
    C’est drôle que tout le monde la compare à Deadpool car autant Harley me fait beaucoup rire, autant Deadpool m’horripile….je ne saurais pas expliquer pourquoi d’ailleurs.

  • Matt  

    ça me fait me demander si les autres comics dessinés dans ce style de dessin valent le coup. Il y a Batman aventures et Batman, les nouvelles aventures.
    Encore une fois, à « cause » du super dessin animé, même si ce style de dessin est très simple, je le trouve charmant et j’y suis attaché.

  • Matt  

    Et Gotham girls aussi tiens.
    Je sais que ce n’est pas Bruce Timm au dessin, mais c’est plutôt bien imité.

    • Eddy Vanleffe  

      Dans Gotham Girls, Y’a la mini Poiso Ivy/Harley Quinn en trois partie qui sont de Dini et Timm et c’est juste du bonheur de Story telling d’action.
      Timm est vraiment un mec trop rare, il peut tout adapter à son style que ce soit Star Wars ou Conan, il est vraiment incroyable.
      Le one-shot sur Batgirl est vraiment bien aussi.

      • Matt  

        Ok je note merci^^ J’aime bien Harley et Ivy en plus. Ivy est trop peu souvent présente dans les comics je trouve.
        Allez une liste de mes bad guys préférés de Batman :

        -Mr Freeze (trop peu présent aussi)
        -L’epouvantail
        -Joker
        -Clayface
        -Harley
        -Ivy
        -Catwoman

  • JP Nguyen  

    @Matt : j’ai lu toutes les comics « Animated » sortis chez Urban grâce à ma médiathèque.
    Ce sont de bonnes histoires, très rythmées. Si tu en as l’occasion, vas-y, je pense que tu ne seras pas déçu. Ca te fera un fix de BTAS…

    • PierreN  

      Et en plus il me semble qu’il doit y avoir du Dan Slott dans le lot (pendant un temps il a beaucoup oeuvré dans le domaine des adaptations de séries animées aux côtés de son compère Ty Templeton, le dessinateur de Spider-Man/Human Torch).

      • Matt  

        Dans « les nouvelles aventures » oui. Dommage que visuellement ce soit moins sympa. ça reprend le design de la seconde série animée que je trouve très bof, notamment pour le Joker et pour Catwoman.

  • Matt  

    Bon et puisqu’on est sur du Batman et du Paul Dini, qui a lu son run dans Detective comics ? Les « Paul Dini presente » de Urban.
    J’avais lu coeur de Silence qui est une sorte de suite de Hush mais…j’avais trouvé ça moyen.

  • Tornado  

    Je n’ai pas encore lu ce run. Tout ce que je sais, c’est que beaucoup des fans mainstream de Batman préféraient ce run à celui de Grant Morrison, à l’époque.

    • Matt  

      Et il est bien celui de Morrison ?^^
      Je n’aime pas trop les titres des publications Urban. Par exemple le « paul dini presente Batman 1″ contient des mini histoires. Le 2 contient « coeur de silence ». Or, on peut lire coeur de silence sans le tome 1 (c’est ce que j’ai fait) sans que ça pose problème. Il y a d’ailleurs même 10 numéros de Detective comics d’écart entre les 2 tomes. Et enfn le tome 3 publie une autre série « batman – streets of gotham »
      Donc ils publient des séries ou mini séries parfois indépendantes ou publiées à différentes périodes dans des tomes numérotés sans titre révélateur. On a l’impression qu’il faut tout prendre et que tout se suit.

      • PierreN  

        Mais s’il faillait un tome distinct pour chaque mini-série cela reviendrait plus cher, et cela correspond plus l’apanage du kiosque à mon sens (l’occasion de pouvoir picorer ici et là). La librairie a plus vocation à compiler l’oeuvre d’un seul scénariste et c’est plus pratique pour les newbies. Sans cet aspect exhaustif propre à cette collection d’Urban, on aurait peut-être pas eu droit en V.F. à la mini-série Gothic et à l’arc de Milligan au sein des « Grant Morrison présente Batman ».

        • Matt  

          Non mais je ne dis pas de changer le contenu, mais de mettre des titres appropriés. « machin présente truc » c’est complètement opaque comme titre.
          Chez Panini on ne va pas trouver un « Dan Slott présente Spider-man » pour la publication de Spider Island ou de Superior Spider-man. On a droit au titre de la série. Et donc on peut différencier les deux et savoir ce qu’on achète.

          Pourquoi Gothic ne serait pas sorti ? En mettant « Gothic par Grant Morrison » tu crois que les ventes auraient chuté ?

          • PierreN  

            « et savoir ce qu’on achète. »
            Généralement je considère qu’un un coup d’oeil sur le sommaire et la quatrième de couverture est amplement suffisant pour cela. Pas toi ?

            « Pourquoi Gothic ne serait pas sorti ? En mettant « Gothic par Grant Morrison » tu crois que les ventes auraient chuté ? »
            Tout simplement parce qu’il s’agit d’une mini-série publiée vers 1989 et qui n’est pas directement relié au run de Morrison sur Batman (tout comme Arkham Asylum).
            C’est quand même une bonne idée de la part d’Urban de l’avoir inclut.

            Tu évoque les séries de Panini, mais il y a un détail à ajouter qui fait que les collections n’ont pas la même visée. La publication de Superior Spider-Man en 100% (avec ce titre conservé) ou de Spider-Island en deluxe correspond à la publication d’un run en cours et étalé sur différentes séries (à l’instar de Batman & Robin ou Batman Incorporated pour le run de Momo).
            La collection « présente » d’Urban est une intégrale, avec comme fonction de tout regrouper sous un même titre dans un souci de clarté (quand bien même celui-ci est vague, cela reste limpide, il n’y a pas de tromperie sur la marchandise).
            Il en faut pour tous les goûts , de la même façon que les tomes de Superior Spider-Man sont disponibles, on aura probablement droit à l’équivalent d’un « Dan Slott présente Spider-Man » une fois que le run sera achevé.
            Personnellement ce titre ne me dérange, et Panini s’est même inspiré de cette approche (comme en atteste la collection Marvel Icons, à ne pas confondre avec le magazine).

          • Matt  

            « Généralement je considère qu’un un coup d’oeil sur le sommaire et la quatrième de couverture est amplement suffisant pour cela. Pas toi ? »

            Pas quan j’achète sur le net déjà, où je ne peux pas voir le sommaire.
            Après tu vas me dire il existe des sites pour voir ce que ça contient. Mais pas des masses. Et quand ça mentionne « épisode 456 à 462″ ça ne m’avance pas…
            Un titre genre « coeur de silence partie 1/2″ me permet de savoir à quoi ça correspond.

            Pour Gothic, du moment que le nom de Morrison est là, je pense que ça ne change rien au succès que le titre soit différent. Mais ça change à la clarté.

            Pour l’aspect intégrale, je suis moyennement convaincu. En effet si c’était un type de « Batman l’intégrale » il faudrait le rapprocher des intégrales Panini qui n’annoncent pas vraiment non plus les récits contenus dedans et si ce sont des mini séries ou pas.
            Sauf que justement dans les « Machin présente Batman » ce ne sont pas forcément des tomes qui se suivent directement. Exemple avec Gothic.

            Enfin bon on ne va pas débattre là dessus. Moi je ne trouve pas ça pratique. Et je ne suis même pas vraiment convaincu par ce type de publication peu clair. Par exemple tu parles d’un passage de Millagan inclus dans un « Grant Morrison présente » et à côté chez Panini dans les Icons, les épisodes des autres auteurs durant la période de Miller sur DD sont absents.

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