Hulk, c’est moi ! (Hulk, la série TV)

Focus : Les années Hulk

Article de BRUCE LIT

Waaaahoawwwh !

Rhaaaawwwwa !

Ce Focus abordera la série TV Hulk diffusée aux Etats-Unis entre 1977 et 1982.  C’est le premier d’un triptyque qui portera ensuite sur les deux premiers épisodes de la série (La naissance de Hulk et Marié) puis le dernier La mort de l’incroyable Hulk.  Il s’agit d’un article délibérément nostalgique avec des réminiscences personnelles.  

Je dédie cet article à ma mère et vous allez comprendre pourquoi. 

Juste une mise au poing

Juste une mise au poing

On a souvent dit que Bowie s’était ennuyé dans les années 80 : il les avait déjà vécues.  Ben, euh….c’est pareil pour moi, ces années super héros n’ont aucune saveur ! Ma formule est volontairement provocatrice et désuète : contre ces films d’action surproduits, aux effets spéciaux dantesques et aux interprètes oscarisés, il existerait des nantis, des snobs, des dandys qui préféraient des adaptations de carton pâte avec des costumes ridicules et des scènes si débiles qu’elles tournent désormais en boucle sur Youtube, ce podium de la nullité ?

Non, les films et série TV de Super-Héros, ce n’était pas mieux avant : L’homme de l’Atlantide ou les adaptations de Spider-Man ou Captain America ont difficilement passé l’épreuve du temps. Mais Hulk, malgré ses collants verts, ses ralentis kitsch et sa coupe Néanderthal a gardé mon affection et voici pourquoi je le préfère à la version moderne.

L'ami des enfants. Le grand frère idéal. Le papa invincible.

L’ami des enfants. Le grand frère idéal. Le papa invincible.

Un soir de mon enfance, je sors de mon école primaire.  Ma mère est en retard. La nuit tombe.  Ce qui semblerait aujourd’hui invraisemblable se produit : le personnel de l’école se barre à la maison, laissant un gamin de 7 ans seul devant son école. Assez grand pour qu’on considère qu’il puisse attendre sa mère et trop petit pour rentrer chez soi tout seul en pleine nuit. Le portable n’existe pas. L’affaire Gregory vient d’éclater en ce mois d’octobre. Tout le monde en parle et à la cantine on joue à se faire peur : il y aurait « un sadique » dans le coin qui enlèverait lui aussi les enfants pour les faire disparaître. Chacun lui donne un visage. Moi c’est le chauffard de L’affaire Tournesol ! Allez comprendre….

Toujours est-il que ma mère est sur la route et je suis terrorisé : et si « le sadique » était dans le coin ? Comment me défendre ? Alors je puise dans la seule arme dont dispose un enfant : l’imagination.  Il y a cette série qui passe à télé : lorsque le gars est en colère, il ouvre grand les yeux et il se transforme en monstre vert. Il est invincible, soulève des bagnoles et casse tout autour de lui.

Du coup furieux d’être abandonné, je me mets à ouvrir grand les yeux et à faire iiiiiiiiiiii à haute voix et j’imagine que je déchire ma chemise et que le sadique arrive et que je l’attrape et que je l’envoie valdinguer dans les buissons.
C’est le souvenir le plus précieux de mes années Hulk, cette série très librement adaptée de chez Marvel, puisque, à mon grand désespoir, le héros ne s’appelle pas Bruce mais David Banner. Il est de notoriété publique que Kenneth Johnson le showrunner trouvait que Bruce sonnait trop gay sans que l’on ne comprenne pourquoi.

Un grand classique : la mort simulée

Un grand classique : la mort simulée

Bref…Un compromis fut trouvé pour ne pas faire hurler les fans : sur la tombe vide de Banner, on inscrirait David Bruce pour bien relier la série au Marvel Universe. Une entorse finalement bien minime quant au reste du traitement du personnage ! Pas déjà très malin dans son modèle papier, le Hulk de Johnson serait muet et ne s’exprimerait que par des cris de rage.  Il garderait par contre un fond de conscience lui permettant de reconnaître ses amis de ses ennemis et suffisamment de contrôle de sa force pour ne pas tuer.  Il s’agissait de ne pas bannir le show à des heures indues, Johnson considérant que le créneau horaire de la série diffusée par CBS était peu idéal : le samedi soir à 20 heures lorsque les gens sont de sortie ! Bill Bixby interdira cependant à son fils de regarder son show qu’il jugeait trop effrayant.

Jonhson demanda également à ce que son Hulk fut rouge.  Le vert ne correspondait selon lui à aucune couleur humaine, puisque on est pâle de peur et rouge de rage. Le refus de Stan Lee qui estimait avoir lâché suffisamment de lest fut obstiné mais l’idée d’un Hulk rouge pas perdue pour autant, n’est ce pas ? Affublé de prothèses très contraignantes pour son acteur Hulk serait vert avec une perruque qui ne satisfera jamais Jonhson.  Deux crossovers avec DD et Thor seront les seules incursions Kitchissimes du Marvel Universe dans cette série souvent triste et poétique.

Puisque on parle de compromis....

Puisque on parle de compromis….

Pour interpréter Hulk, Johnson arrêta son choix sur Louis Ferrigno, un culturiste d’origine italienne supplanté au titre de Mr Olympia par un certain Arnold Schwarzenneger. Pas grave : Ferrigno aura sa revanche en obtenant le rôle de Hulk, Arnold étant jugé trop « petit » (1m88 contre 1m94). Les grognements du géant vert seront doublés par l’acteur Charles Napier.

Le parcours personnel de Ferrigno semble tout droit sorti d’un Comics Marvel : son père (Matty comme un certain héros aveugle) est pompier à Brooklyn. Suite à des infections ORL, le jeune Lou devient partiellement sourd à l’âge de 3 ans. Pour compenser cet handicap, Lou apprendra à lire sur les lèvres et se lance à corps perdu dans la musculation. En plus de sa carrière à la TV, il deviendra….Shérif en Californie pour contrôler l’immigration clandestine !
Il apparaît désormais fréquemment dans les films Marvel en tant que Doubleur de Hulk dans Avengers ou dans des caméos.

Le nouveau Banner a vu le Lou !

Le nouveau Banner a vu le Lou !

Face à lui, un Dustin Hoffman du pauvre (jusque très récemment les acteurs de série TV étaient considérés comme des rebus du 7ème art) : Wilfried Bailey Bixby, Bill Bixby dit Bixy acteur emblématique de la série voire de ces années là tant il incarne à la perfection le malheureux David Banner. Sa gentillesse, son intelligence et son humilité étaient la même hors-champ ainsi qu’une identique propension à la tragédie que son personnage : Bixby perdra son enfant de 6 ans suite à une grave maladie, sa femme le quittera après un divorce traumatisant pour se suicider. Il décédera des suites d’un cancer en 1993 à seulement 50 ans avant d’avoir pu mettre en scène la résurrection de Hulk qu’il avait tué 3 ans auparavant dans un poignant téléfilm.

Le show était assez éloigné de l’univers Marvel plus centré ici sur un road movie rappelant Le Fugitif que des aventures contre des monstres super balèzes que la production fauchée aurait été bien en mal de mettre en scène.  Si Hulk affronte de temps à autre un hélico, on reste très loin des régiments entiers de militaires décimés par le titan vert.

Un succès monstre !

Un succès monstre !

En lieu et place, Johnson se met en tête de mettre en scène une version américaine et super héroïque des Misérables avec Banner dans le rôle de Jean Valjean. Johnson sait ce qu’il veut : ne pas coller au comic-book et donner à sa série des accents existentiels où chacun s’interrogerait sur sa propre violence et la solitude dans laquelle elle nous enferme.

Ce qui est surprenant avec le recul, c’est qu’il n’y a pas de mauvais épisodes de Hulk. Chacun a son cachet, un personnage travaillé qui va entrer en interaction avec Banner. Les aventures de Hulk n’étaient pas de simples prétexte à mettre en scène un malabar qui balançait des méchants, mais de vraies chroniques de rédemption, de vies discrètes avec d’authentiques histoires d’amour, d’amitié et de tendresse pas mièvre.  La série  était notamment très prisée du public féminin, une sensibilité sans doute impulsée par ses deux principales scénaristes : Karen Harris et Jill Donner ! Ce schéma d’un brillant docteur injustement poursuivi repris à l’identique par le mangaka Naoki Urosawa dans son..Monster.

Deux femmes scénaristes !

Deux femmes scénaristes !

Les origines du monstre sont revisitées et le show de Jonhson réussit à en faire un personnage plus tragique que la version de Lee et Kirby qui mixaient Frankenstein, Jekyll et Hyde avec un zeste de Loup Garou. Ici, c’est un héros maudit qui perd sa femme dans un accident de voiture. N’ayant pas la force physique de la sortir de l’épave, il sort traumatisé de l’avoir vu brûler.

Le scientifique n’aura alors de cesse de chercher ce mystère : dans des circonstances exceptionnelles, l’adrénaline nous permet d’obtenir une force surprenante pour une courte durée. Il s’expose volontairement aux rayons gamma avant de prendre la route pensant que l’expérience a échoué. En crevant un pneu une nuit d’orage, la frustration de Banner explose. Il se transforme en colosse réagissant comme un enfant  contrarié de 3 ans.

Une légendaire première apparition

Une légendaire première apparition

N’ayant aucun souvenir de cette nuit, Banner va découvrir horrifié le monstre qu’il a engendré. Alors qu’il tente d’inverser les résultats de l’expérience, son laboratoire explose, tuant sa collègue. Recherché pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Banner se fait passer pour mort et ère désormais sur la route poursuivi par un journaliste McGee qui jouerait selon Johnson le rôle de Javert.

Deux types d’épisodes se distinguent : la rencontre avec un personnage susceptible de le guérir avant que tout n’échoue et celui où David est au mauvais endroit, au mauvais moment. On pense par moment à Actarus dans Goldorak : un être noble avec un rang et un statut social qu’il a été forcé d’abandonner pour désormais jouer au palefrenier et exercer tous les métiers sous-classés de l’Amérique de l’époque. S’il fallait chercher des misérables, c’est ici qu’on les trouverait.

Banner et Hulk seront rarement réunis à l'écran. Dans le deuxième épisode de la série, le show propose des images poétiques pas si éloignées du Wish you were here de Pink Floyd

Banner et Hulk seront rarement réunis à l’écran. Dans le deuxième épisode de la série, le show propose des images poétiques pas si éloignées du Wish you were here de Pink Floyd (A lead role in cage)

Le show évoluait tout en tension.  Hulk n’y apparaissait que 10 minutes en milieu et en fin d’épisode. Il s’agissait donc bel et bien des aventures de David Banner contre des trafiquants d’armes, de drogues, d’être humains, d’animaux ou des expropriateurs. Il y avait une motivation touchante de l’équipe créative envers son public pour rendre surprenantes les transformations de Hulk (le Hulking Out en VO).  Des variantes furent introduites au fil de la série : une transformation plus détaillée et la fan favorite, le retour au calme de Hulk à Banner.

A chaque fois qu’apparaissaient les yeux blancs de Hulk, le public savait qu’il n’y aurait pas de marche arrière possible. Chaque transformation faisait jouir son public tout en marquant l’échec de Banner à mener une vie normale. C’était comme une infidélité avec une amante dangereuse : on était content de faire des galipettes tout en sachant qu’au final n’émergerait que doutes, gâchis et culpabilité. Hulk aura enseigné à toute une génération le sens d’une victoire amère et de l’insurmontable recommencement. Marilyn Manson lorsqu’il inventera son monstre rock pour terroriser l’Amérique ne s’y prendra pas autrement en imitant à la fois Hulk et David Bowie !

La rage muette

La rage muette

Une descendance inattendue !

Une descendance inattendue et une dualité bien/mal assumée !

Banner croisait la route  de tous les truands d’Amérique avec une poisse infaillible. Et c’est ici que le show prenait des relents christiques. Cet être aux pouvoirs destructeurs choisissait de ne pas les utiliser comme le Christ sur sa croix entouré de voleurs choisit la passivité. La culpabilité de Banner lui permettait d’avaler ainsi des couleuvres sorties du jardin d’Eden et faisait de lui le réceptacle de toutes les vilenies, mesquineries et injustices que les êtres humains portent en eux avant de n’en plus pouvoir. La question était : jusqu’à quand va t’il supporter toutes ces humiliations ?

Hulk mettait ainsi en scène des mouvements contraires : l’impossibilité d’un homme dangereux à pouvoir disparaître, un être non violent forcé de laisser exploser sa colère réprimée. Hulk sauvait la situation tout en forçant Banner à fuir toujours plus loin pour éviter que cela ne se reproduise, chaque épisode étant un anneau de sa spirale descendante. Une spirale jamais conclue par Jonhson qui vit son show interrompu au bout de 5 ans alors qu’il envisageait de donner à la série une issue heureuse où Banner serait guéri.

Le héros abandonné

Le héros abandonné

Et puis, cette musique admirable de Joe Harnell,  ce piano qui s’emballe comme un coeur sur le point d’exploser, ces cordes à la fois sensibles et épiques pour accompagner l’action du géant vert,  sans doute le plus beau générique des années 70 avec celui opressant de L’homme qui valait trois milliards, une autre production Johnson.

Et bien sûr le générique de fin qui nous faisait tous chialer ! Ce thème « The Lonely Man » à la simplicité aussi bouleversante que ce saint homme doux, gentil, attentionné, condamné à la solitude la plus totale qui partait seul, en silence, la tête baissée comme un James Dean vaincu même en étant vainqueur.  Cette note de piano qui se casse légèrement dans les premières mesures ! David Banner était une incarnation moderne du vagabond à la fois libre de toute obligation sociale et prisonnier de ses démons. « The Lonely Man » » est un classique repris des milliers de fois sur youtube dont la plus surprenante reprise reste une version disco réussie :

Un séquence m’avait bouleversé enfant : Banner est à moitié à poil dans la cambrousse. Le générique de fin commence, il arrive dans un jardin et chope des vêtements sur une corde à sécher avant d’y déposer un billet. Il tourne alors le dos à la caméra et fait du stop quand chacun d’entre nous voudrait le recueillir. Jamais la fenêtre du petit écran n’aura été si cruelle : en amplifiant comme une loupe les souffrances d’un homme qui n’en méritait pas tant et en nous séparant à jamais de lui. Jusqu’au prochain épisode où l’on voulait retrouver notre ami.

Malgré des effets spéciaux déjà ringards, Hulk était une expérience émotionnelle sans égale :  un Droopy qui déclenchait une empathie maximum  le score de Joe Harnell souvent synchronisé sur les bruitages à l’écran, une production qui prenait le risque de s’éloigner du Comics en y signant là une adaptation merveilleuse où Hulk était balèze mais vulnérable ; très loin du gabarit des comics, Banner pouvait compter sur la solidarité non pas des FF ou des Vengeurs mais de l’homme de la rue, celui qui peine à payer son loyer et qui lui offrait le gite et le couvert. En un mot comme un cent, la série Hulk, c’était L’auvergnat de Brassens en plus américain !

L'innocence piégée dans un corps de monstre

L’innocence piégée dans un corps de monstre

Cette Amérique là ne faisait pas rêver mais pleurer, le thème final ayant parfois des correspondances  avec celui de Francis Lai composé pour Love Story. Hulk parlait à chacun de nous et non plus à un public ciblé. Ses aventures continuaient tandis que nos larmes séchaient et que se terminait le générique de fin. On pensait à lui comme à un ami. Quant au monstre vert, tout lui était pardonné, l’interprétation de Ferrigno sachant faire montre de sensibilité.

Qui n’a jamais lutté désespérément contre ses accès de colère, cette colère qui nous aliène les êtres aimés, cette violence qui nous hante depuis les premières pages de la Bible au dernier bulletin d’info de la journée? Les années Hulk, c’était ça : Les tragédies au triomphe petit de l’homme oublié de tous : vous, moi, les autres.

Ne me mettez pas en colère, vous risqueriez de le regretter....

Ne me mettez pas en colère, vous risqueriez de le regretter….

Alors c’est là le paradoxe : comme le requin de Jaws, le monstre de Kenneth Johnson fait vert-pâle figure en comparaison des nouveaux films Marvel.  Mais il n’a jamais, jamais, jamais été égalé par ces machins Nu-Age scolaires sans une once d’émotion. Même musicalement par Danny Elfman pour la version de Ang Lee  (celle que je préfère) qui en reprenant le thème principal de Harnell n’arrive jamais à s’en affranchir. Bruce Jones a bien tenté de s’en approcher dans son run agréable avant que le volet super-héroïque ne vienne tout saloper en transformer  en grand bazar.

Et ce petit garçon alors ? Et bien, sa maman vint le chercher en larmes d’avoir été bloquée dans les embouteillages. « Le Sadique » n’est jamais apparu et n’a jamais existé. Quant à l’affaire Gregory, comme beaucoup de franchises des années 80, elle occupe toujours le devant de la scène. Et le monstre court toujours…

Mie en abyme totale : dans l'épisode "King of the Beach" Lou Ferrigno est à la fois Hulk et l'ami de Banner

Mise en abyme totale : dans l’épisode « King of the Beach » Lou Ferrigno est à la fois Hulk et l’ami de Banner !

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Une légende du petit écran à la une de Bruce Lit : le Hulk de Kenneth Johnson ! Un collant vert, une perruque naze et des apparitions rarissimes ! Mais aussi la musique de Joe Harnell, Bill Bixby et Lou Ferrigno ! Découvrez pourquoi cette série n’a jamais été supplantée !

La BO du jour : prenez un sac à dos, l’air abattu et faîtes du stop. Si cette musique ne vous touche pas, c’est que vous n’avez pas de coeur….

48 comments

  • Eddy Vanleffe  

    POur ma part, je trouve que le seul Hulk qui prévaut est celui de la bd pour un tas d’argument suiq prendraient des pages à énoncer.
    les adaptations sont parcellaires, elles font des choix.
    Kenneth Johnson ne voulait pas faire dans le « clownesque » et a pris tout un tas de libertés avec la BD, et pourtant il parvient à en retirer une certaine « essence ». C’est déjà un tour de force en soi. surtout avec les moyens de l’époque. Preuve de l’intelligence du récit: ils ont un acteur avec toutes les contraintes que ça suppose, ils ont choisi naturellement d’humaniser la Bête.

    Aujourd’hui nous pouvons avoir un « fac-similé » de la BD à l’écran. ils développent donc son côté, bestial, incontrôlable et destructeur.
    Le film d’Ang Lee est plutôt pas mal même si le « monstre » ressemble à David douillet vert pomme comme l’a fait remarquer Mad Movies … le seul défaut est un Bruce qui a l’air stupide quand il se met en colère et des longueurs qui font que je me suis souvent endormi vers le combat de fin.
    Hulk de Louis Letterier louche sur deux sources: le run de Bruce Jones ET la série TV justement. tout ça pour appauvrir un propos pour rendre service à des scènes d’actions oubliables.
    Avengers est pas si mal sur le traitement de Bruce, toujours sur le vif, on le sens parfois prêt à exploser et ça donne une certaine tension très bien faite pour un film chorale. ils ont donné un vrai regard au monstre (abandonnant les yeux verts au profit du regard de l’acteur) et c’est bien négocié.
    Avengers 2 ne focalise pas sur Hulk
    Le prochain Thor va se focaliser sur le coté Buddy movie rigolo, il va sûrement être récréatif mais ne va pas grandir le personnage de Hulk, c’est certain ,il va être le comic-relief et donc rien deplus qu’une fonction dans le film.
    la dernière fois que Hulk m’a ému c’est dans le comics, sur la mort de Jarella. le voir s’accrocher au cadavre de sa bien aimé comme un gosse ne veut pas lâcher son chat et finalement l’enterrer de ses propres mains est à la fois naïf et douloureux parce que parfois on parvient à être les deux…

    Mais ne jetons pas trop la pierre à Arnaud, Qui n’a pas lâché de commentaire à l’emporte pièce, sur le net?

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