My Immortal (Immortal Hulk)

Immortal Hulk par Al Ewing et Joe Bennett

Immortel BRUCE LIT

VO : Marvel

VF : Panini

Cet article portera sur les quatre premiers tomes de la série IMMORTAL HULK soit les épisodes de la série allant du numéro 1 à 20. A l’exception de quelques pages, tout est illustré par Joe Bennett et écrit par Al Ewing. A noter que TOUTES les couvertures sont signées par Alex Ross et que c’est effectivement incroyable.

Hulk oblige, je vous le signale en vert et contre tout : ça spoilera à mort !

Suite à CIVIL WAR 2, Bruce Banner a été tué par Hawkeye. Alors que le monde entier le croit mort, il revient à la vie. La série assume intelligemment ce marronnier des comics : à quoi bon tuer les héros ? ils reviennent toujours. Cet IMMORTAL HULK reprend à la lettre ce que chantait Alice Cooper dans VENGEANCE IS MINE : ils peuvent me tuer encore et encore, je finirais toujours par revenir.

Le leitmotiv de la série va user et abuser de cette ficelle : outre le fait que Al Ewing se rappelle que les premières transformations de Hulk se déroulaient la nuit lors des origines racontées par Lee et Kirby, ce n’est plus la colère qui fait apparaître le géant d’émeraude mais la mort de Banner.

Ewing renoue avec les ficelles du show TV avec un Dr Banner poursuivi par une journaliste Jackie Macgee et qui tente dans chacune des villes où il s’arrête de mettre sa force pour corriger les injustices. Mais rien ne va se passer comme prévu.
Normal, Hulk, de toutes les séries Marvel est le comics de l’incontrôlable, de la loi de Murphy, d’une boule de neige qui ne demande qu’à se transformer en avalanche.

Un Hulk sournois et pervers
 ©Marvel Comics

Rien de bien nouveau, si ce n’est la tonalité horrifique donnée à la série. Ho ! il y a bien ici une apparition d’une Captain Marvel à peine moins antipathique que son homologue cinématographique, là un bref combat mais violent contre les Avengers, mais le reste du temps la série est auto-contenue avec suffisamment de pédagogie pour satisfaire le vieux routier Marvel et ne pas larguer le nouveau.
Ça se gâte par moment, notamment dans les volumes 3 et 4 où Ewing ne peut pas faire abstraction du casting de la série : Léonard Samson, Rick Jones, Bety Banner, l’Abomination apparaissent progressivement au fil de la série ainsi que des allusions au run de Peter David. Mais tout y est intelligible pour qui n’aurait jamais lu ces épisodes.

Ce qui est inédit, c’est de faire de Hulk un monstre, un vrai. Plus un brave mec enfermé dans le corps d’une brute, un bébé avec la force d’un titan ou un patron gris de la mafia. Non, IMMORTAL HULK met en scène un monstre terrifiant qui torture, ampute, tue ses victimes quand il ne les enterre pas vivants.

Increvable et impitoyable
 ©Marvel Comics

Ewing ne triche jamais et s’impose un niveau de difficulté inédit : raconter l’histoire d’un personnage pour lequel le lecteur perd toute empathie, éprouve un profond malaise : ce Hulk là est malsain, sournois, mauvais, dangereux. Chacune de ses apparitions cause du malheur par millier, ses colères ravagent la vie de civils, des parents terrorisés devant leurs enfants, des criminels exécutés sans aucune hésitation : même Wolverine ou Frank Castle feraient moins de dégâts ou montreraient un zeste de compassion. Pas cet Hulk qui répond coup pour coup et se réjouit d’avance du mal qu’il va commettre.

Le fil rouge est une quête que Hulk poursuit en vert et contre tous : il suit des irradiations gammas qui le mènent sur le lieu où il s’est transformé la première fois. Se pourrait-il que son père qu’il déteste et qu’il a tué revienne le hanter ? Une trame qui sait se rappeler du seul film valable du géant vert, celui de Ang-Lee où le monstre luttait aussi bien contre son Oedipe que contre lui-même.

Ewing parvient à rendre solitaire et maudit son héros tout en travaillant comme celle de Batman, la Hulk Family, une déclinaison de malheur et de souffrances pour chacun : Jennifer Walters qui perd sa légendaire bonne humeur face au deuil cruel que lui a imposé son cousin, Rick Jones, cadavre exhumé et disséqué par la science, Betty Banner littéralement transformée en harpie. La monstruosité de Hulk est contagieuse, le côtoyer est immortel, une souffrance sans fin.

Traqué par les Avengers, le Gouvernement et quelques super vilains, Hulk va être drainé, amputé, décapité et toujours se relever, un sourire sadique au coin des lèvres : celui de l’immortel qui ne considère la souffrance que comme un pis aller, la mort comme étant une parmi des milliers, la vie des autres comme des obstacles à écraser entre ses objectifs et lui.

Ewing livre souvent de passionnantes digressions sur la colère de ce héros : malgrè toute la misère qu’il engendre, pourquoi est-elle toujours légitimée et pardonnée par des héros moins regardants sur les péchés des super-vilains ?
Cette question est posée par Jackie MacGee qui incarne la normalité mais aussi l’enfant en nous : qui un jour n’a pas voulu un peu de puissance de Hulk en soi pour écraser ceux qui nous font souffrir ?

Vieux routier de l’écurie Marvel, Joe Bennett est la vraie surprise de cette série. Les affrontements qu’il met en scène sont violents mais pas moins que les expressions incroyables (sic) données à Hulk reprenant peu ou prou le look que lui donna Kubert avec un visage simiesque, un front large, une mâchoire prête à dévorer le monde, et des yeux si minuscule et cruels qu’aucun reflet de conscience ne pourraient y passer.

Il est également un portraitiste hors -pair : à l’arrogance de Carole Danvers répond la morgue suffisante et médiocre de Walter Langkowski, le Sasquatch de la Division Alpha qui se voit offrir ici un rôle inattendu. Le casting de IMMORTAL HULK est constitué de personnages plus antipathiques les uns que les autres. Il faut attendre Jackie MCGee pour avoir un point de vue moral et humain impuissant face à tant de puissance égoïste et dévastatrice.

Remplie de scènes d’horreur insensées pour une compagnie désormais filiale de Disney, du Body Horror échappée de THE THING à des années lumière de l’interprétation humiliante de Ruffalo, IMMORTAL HULK pourrait être ce qu’il y a de plus proche d’une version MAX, celle d’un Bruce Jones désormais invalidée par Marvel (c’était un rêve….)

La question sera de savoir si le duo pourra / saura maintenir ce niveau d’exigence sans crossover au milieu et surtout bien malin qui pourra deviner comment tout ça se finira. Marvel aura beaucoup contribué à salir ses héros en les plaçant parfois au delà de toute rédemption. Les meurtres de Hulk seront-ils assumés par la maison des idées ou une invasion Skrull viendra-t-elle interrompre ce souffle fétide réjouissant, cette inquiétante étrangeté, cette angoisse immortelle ?


La BO du jour :

69 comments

  • Fred Le Mallrat  

    Pour moi par exemple, j ai le sentiment qu au T5 on a certes un cliff mais qu on a répondu en grande partie aux éléments du départ.
    On part ensuite sur d autres ennemis et une autre forme d intrigue.. certes la nouvelle origine de Hulk va continuer de poser question mais on a quand même une réponse…
    Et je pense que la série va s arreter au 50 pour etre relaunché et que là une étape plus importante sera blouclé même si Ewing reste et continue sur sa lancée..

    A verifier dans 6 mois..

    • Matt  

      Le tome 5 c’est jusqu’à l’épisode 25 ? Tu les as lu en VO ? Il sort en novembre seulement en VF.

      • PierreN  

        « Le tome 5 c’est jusqu’à l’épisode 25 ? »

        Oui (c’est toujours le même rythme de 5 n° à chaque tome). Le 24 termine une intrigue, le 25 est à part par rapport au reste et le 26 (T6) enclenche une autre intrigue.

        • Tornado  

          Punaise, si un jour c’est édité en deluxe les 50 numéros, ça fera bien 5 tomes… C’est quand même beaucoup. La dernière fois que je me suis lancé dans un gros run comme ça, c’était le IRON MAN de Fraction, je crois. Je ne suis pas certain d’avoir le courage de relire tout ça un jour alors… Ça fait réfléchir à l’investissement…

          • Fred Le Mallrat  

            En même temps personne n a le courage de lire le Iron Man de Fraction.. son Iron Fist : oui.. Iron man.. 😉

          • Matt  

            Je sais pas pourquoi tout le monde crache sur ce run de Iron Man. Il est très sympa.
            Même si pour ma part, après l’avoir relu en entier, je songe à ne garder que les 2 ou 3 premiers deluxes. ça fait long. Et avec fear itself au milieu

          • Fred Le Mallrat  

            J ai pas aimé… d ailleurs depuis John Jackson Miller… j ai pas du aimer beaucoup d Iron Man.. malgré son succés cinema c est pour moi le personnage qui a le moins eu de bons trucs en 20 ans avec les FF..
            Y a quelques arcs de Gillen que j ai aimé..
            Mais non le run de Fraction c est pas mal came.. et je suis pas anti Fraction. J adore ses Iron Fist (car il est plus derriere que Brubaker qui est plus un editor), Defenders, Hawkeye.. et franchement moi qui adore Thor, son run je le trouve pas si mal.. moi c est ce run que je trouve injustement décrié. Même ses Xmen y a quelques bons trucs ou son The Order…
            Par contre ses Iron man et ses Fantastic Four… non… j ai pas du tout aimé.
            Son Iron man c est long, lent, pour raconter trois fois rien.. et Larroca.. c est pas possible.. depuis qu il s encre lui même (Xtreme Xmen) et q il est devenu photorealiste.. ce st juste pas possible.

          • Tornado  

            J’ai également beaucoup aimé le run de Fraction sur Iron Man. Pour moi c’était une excellente version, avec une forme très adulte et intelligente, très moderne, avec une véritable orientation conceptuelle (la science comme superpouvoir); C’était très intéressant et très pertinent. En plus c’est un run très complet, avec un début, un milieu et une fin, et un tour complet de la mythologie interne de la série. Le seul passage qui m’a gonflé c’est celui qui interfère avec FEAR ITSELF, évidemment…
            Sinon tout le reste est autonome. C’est cool.
            C’était juste très long et donc intimidant à relire… Mais ça reste ma version du personnage préférée après celle d’Ellis (je déteste la version de Michelinie, infantile au possible malgré la toile de fond sur l’alcoolisme).
            J’aime beaucoup le graphisme de Larroca, tout à fait adapté à la tonalité de la série. Voilà du mainstream qui me correspond bien. Ça évite tout ce que je trouve grotesque, indigeste et ridicule dans les séries Marvel (passage FEAR ITSELF excepté).
            IRON FIST était très bien aussi, totalement autonome et fun. Avec plein de références aux films de kung fu de mon enfance. Intègre du début à la fin.
            HAWKEYE j’ai juste trouvé que c’était un des comics les plus nuls, creux, vides et insupportables que j’ai lus de toute ma vie…

          • Fred Le Mallrat  

            Ah.? Moi c est vraiment ce Iron Man.. je vois même pas à quoi vous faites allusion.. je me souviens d ennui total… du Mandarin et des dix remplacants ridicules.. du fait de vider sa memoire.. Rescue (ben oui les humains normaux ca sert a rien..)
            Bref c est un des runs sur le perso où je me suis le plus ennuyé (pourtant y en a plein d ennuyeux.. je relis petit à petit les premiers… ne lis jamais avant Michelinie… si tu trouves infantiles.. moi je dirais que Michelinie c est ado.. car vraiment infantile c est vraiment avant)..

      • Fred Le Mallrat  

        Je lis sur marvel Unlimited.. j ai lu le 34 hier…

  • Matt  

    Enfin merci pour les infos^^
    Je vais réfléchir à tout ça.

  • Matt  

    Quelqu’un a lu l’arc « tempest fugit » de Peter David (dans une revue appelée « l’île aux monstres » en VF)
    Il est souvent conseillé dans les comics de Hulk à lire

    • Fred Le Mallrat  

      Oui ce tait beau mais je me souviens juste de m etre dit qu il était vraiment trés dur de revenir sur les pas de ses succés..
      Franchment j en ai un mauvais souvenir… et c est là qu il annule toute ou partie du run de jones..

  • Eddy Vanleffe  

    Les débats de Bruce pourraient faire l’objet d’une synthèse qui pourrait faire l’objet d’un article en soi.
    Je vais vous le dire franchement et sans animosité, l’année dernière (2019) je finissais par me demander si BRUCE LIT n’était pas en train de devenir le blog (plus ou moins) comics qui n’aime pas les comics. Je me demandais un peu si j’avais encore quelque chose à écrire…
    Heureusement Bruce m’a montré la lumière en me faisant remarquer que les bullshit detector n’étaient une infime partie des articles la plupart du temps enthousiastes. C’est très vrai !
    En outre la plupart des articles sont bien reçus, mais aujourd’hui je comprends mieux.
    Nous sommes devenus un rassemblement des « lecteurs de comics anonymes »

    -Bonjour, Je m’appelle Hubert et ça fait deux ans que je n’ai plus ouvert un Marvel
    -Bonjour Hubert !
    -Bravo Hubert !
    -Oui l’année dernière j’ai failli craquer ! Il y avait un gros Event, mes personnages préférés, je voulais savoir… et puis il y une mort importante, je ne voulais pas passer à côté….
    -OOOHHH !
    -Mais j’ai réussi à résisté !
    -AAAAAh !
    -Non, ce n’était pas accessible, pas de numéro 1, trop de numéros, trop de tie-in (putain je connais encore le jargon…il faut que je me débarrasse de ces renvois…), c’était plus possible…et puis de quoi j’ai l’air dans le métro à lire mon comics à l’intérieur d’un numéro de Marianne ?
    -Bonjour, je suis Lothaire (ouais les prénoms sont toujours un problème pour moi…)
    -Bonjour Lothaire !
    -moi il me faut que du récit auto-contenu, compréhensible sans univers partagé, sans costume et sans pouvoirs ? Et vous savez quelle ma dernière lecture ?
    -NON !
    -Le catalogue IKEA ! Je suis GUERI !!!
    -AAAAAh !
    -Moi aussi, je suis guéri, je ne lis plus que ces récits en noir et blanc, avec des filles célibataires qui cherchent l’amour dans leurs appartements en trouvant 69 façon différentes de se masturber (trop une métaphore d’une psyché auto-satisfaite). Elle doit faire elle-même son repassage et ne peut même pas reprocher çà au patriarcat… elle a trop de problèmes entre son poisson rouge et la lampe de chevet qui fait des faux contacts.
    -Bravo à toi !
    -Bonjour, je suis Flora !
    -Bonjour..
    -Ouais, on a compris ! Je ne lis pas de comics mais ça me fait trop marrer de vous regarder vous débattre dans vous loisirs adulescents, Vous n’avez même pas compris que ça fait longtemps que ce n’est même plus écrits pour vous et que chaque auteur qui voit un gars de plus de trente-cinq ans lui prendre la tête sur une possibilité de l’anneau de pouvoir chez Green Lantern dans une convention, il a juste envie de rire à votre nez. Mais comme une signature sur un torchon lui rapporte des thunes, et bien il sourit gentiment et fait semblant de vous écouter. En plus en prime, s’il peut pincer un peu de fesses au passage, c’est toujours ça de gagné !
    -Bonjour à tous et je suis un alien…je ne lis plus de comics, ou beaucoup moins, parce que oui, ils sont devenus très éloigné de ce que j’ai connu et très éloignés de mes préoccupations. Parfois un truc me tente, et parfois non. Quand je lis un « arc » récent je ne reconnais la plupart du temps pas le personnage que j’aimais. Je suppose que je suis donc un passéiste, mais je ne réalise pas vraiment, c’est juste mon évolution personnelle. En revanche je continue d’aimer le genre pour toutes les séries que j’ai suivi et que j’ai aimé. Je les aime encore d’ailleurs. Enfantins ? Certains oui, mais ça les empêchent pas d’être marrant à lire. Et puis d’autres non, c’était justement ça qui faisait la richesse et la passion du genre. Qu’on pouvait passer d’un épisode émouvant fleur-bleue, à une révélation tordue et sombre. Parfois on flirte avec l’horreur, à d’autres moments avec la rom-com, une disparité de sensibilités et il faut bien le dire de talents. Je réalise que j’aimais bien mieux quand j’ignorais plus de choses aussi. Qu’est-ce que ça m’a apporté de savoir que Chuck Dixon était de droite ? Rien du tout… un spectre moral plane en ce moment dans la pop culture, menée par des « intellectuels » qui veulent nous faire croire que le danger vient de disques ou d’illustrés et non pas des hémicycles où sont broyés les droits de manière hebdomadaires. Je voudrais retrouver la spontanéité et la surprise de voir un personnage intriguant sur une couverture ou bien la perspective de découvrir un duel excitant. Ouvrir un Spider-man avec le même esprit qu’un Spirou ou bien un Thorgal. Comme on peut regarder un De funès le lundi et une David Lynch le lendemain, pouvoir nourrir toutes les parties de son cerveau.
    Ais-je lu des récits trop con ? Oh oui, hier et aujourd’hui…
    Ais-je eu du plaisir ? Plein de fois et bien plus que de fois où je me suis retrouvé en situation d’échec par rapport à un livre.
    Quelles sont les sources de déplaisir ? La violence gratuite, le mépris du « vulgus pecum » qui a acheté le truc qui a droit à un minimum de considération, la décompression mal foutue qui donne l’impression d’avoir jeté mon pognon dans le caniveau ; les morts à la con qui ne servent à rien, et de manière plus générale : l’ennui qui peut surgir autant dans un récit bêbête comme la première minisérie de DEADPOOL que d’un truc très ambitieux comme THE FILTH…comme quoi finalement ça n’a rien à voir.
    En fait j’aime ce genre de la même manière que j’aime heavy metal, sans me poser de question. Parce que je kiffe ! bien sur une certaine continuité, sinon…ben les personnages deviennent les simpsons, l’univers partagé… je crois même que ça fait partie de ce qui est « spécifique » au genre. La mythologie ? Évidement je suis fan de mythologie de base. Parfois c’est mal fait et oui ,c’est lourd et puis de temps en temps on tombe sur des monuments « bâtisseurs » comme le GREEN LANTERN de Geoff Johns, un corpus cohérent, qui ajoute des éléments, en explique d’autres et donne un corps bien développé à l’ensemble. Les X-Men de Claremont incontournable dans le genre. Etc. etc.
    On plonge… on ressort, se sèche jure qu’on ne se remouillera plus et puis on re-saute dans une eau différente…. L’important c’est le plaisir…
    -Donc tu ne guéris pas, tu replonges sans arrêt ?
    -ben ouais
    -Ben qu’est-ce tu fous là à cette réunion ?
    -Je ne sais pas…..

    • Fred Le Mallrat  

      C est un peu le souci de tous les supports Blog/Forum qui ne sont pas les supports les plus populaires par rapport aux reseaux sociaux et aux videos.
      On finit par être un nombre limité et à réagir toujours de la même façon.

    • Bruce lit  

      Ah ah très drôle
      (Maintenant repos)

    • Jyrille  

      Magnifique Eddy !

  • Eddy Vanleffe  

    Finalement je réalise que j’aime assez Hulk quelle que soit sa forme

    Le petit run LEE/KIRBY
    C’était certes naïf et suranné mais on sent une volonté de raconter un truc original avec ce monstre innocent et incompris, qui déjà faisait écho à la peur de la science nucléaire et folle surtout aux mains des militaires et cette version pour enfants du mythe de Frankenstein mâtiné d’un bon zeste de Jekill et Hyde. Tu m’étonnes que le potentiel du personnage fût déjà massif au bout de deux pages.
    L’errant de Wein et Mantlo
    Bon pas mal de trucs bizarroïdes mais certains arcs plus naturalistes fonctionnent bien sur moi notamment le diptyque où apparait Wolverine et cette forêt canadienne, pleine de grottes assez sauvage et mystérieuse. Bill Mantlo y rajoute aussi un « pathos » inédit d’entrée de jeu avec ces « obsèques » de Jarella. C’est la période la plus « enfantine ». Graphiquement on a des codes qui s’établissent, des trucs très marquants comme ces métamorphoses très excitantes pour les gamins.
    Le run de Peter David
    Mon gros gros trou en culture comics. Je ne voulais pas le faire plus jeune parce que j’étais sceptique sur le fait de rendre Hulk intelligent. Mais évidemment on a tout cette nouvelles donne sur la personnalité multiple, la psychanalyse etc… faire revenir le Hulk gris qui est un malfrat, c’est sur la papier déjà une idée de génie, LA retcon intelligente qui prend sa source d’un truc qui était sous notre nez mais invisible. Une idée qui fait avancer les choses. Le Hulk intelligent et décomplexé qui cache un tyran en devenir, ça donne des récits vraiment sympas. Pour moi Futur imparfait est une bd culte.
    Le run de Byrne et Garney ou le retour de l’errant 1
    A chier.
    Le run de Jenkins ou le retour de l’errant 2
    Digestion bien sympathique du run de Peter David qui sait écrire ses comics. Ajout d’une maladie dégénérative, qui n’a jamais eu de conclusion si ? en tout cas pas mal d’épisodes bien sympas.
    Le run de Bruce Jones ou le retour de l’errant 3
    Très très très bon début. Des supers arcs très X-Files dans le ton. Du mystère, du suspense. C’est vraiment super cool. On sent qu’il n’ a pas pu conclure comme il voulait, mais c’est une putain de bonne lecture.
    Le run de Greg Pak
    Aux antipodes avec de délire d’heroic fantasy spatial à la Burroughs. Proche de Mantlo dans l’esprit. Très bonne lecture aussi. Planet Hulk est une de mes histoires préférées dommage que World War Hulk n’ait pas les moyens de ses ambitions.
    Bon tout le délire mutlicolore de Jeph Loeb, j’ai trouvé ça con comme la lune avec tout le casting aux rayons gamma.
    Run de Aaron.
    J’ai pas suivi, Hulk en armure agent du SHIELD à l’époque où cette agence faisait le pluie et le beau temps sur l’univers Marvel.
    Run de Duggan.
    Lisible de mémoire, mais la réparation du run de Loeb est visible comme une retcon en plein milieu de la figure.
    Awsesome Hulk.
    Amadeus Cho devient un Hulk à houpette. C’est complétement stupide même si on peut y voir une intrigue plus sombre se développer.
    Immortal Hulk ou le retour de l’errant 4
    Retour aux fondamentaux avec de l’horreur et en évitant la redite, explorant un peu de Mantlo, un peu de David, un peu de Jones en parvenant à ajouter de la mythologie au personnage. ; En plus de ce qu’a dit Bruce , c’est un comics parfait dans le contexte de Marvel des années 2020.

    • PierreN  

      Avec aussi quelques épisodes de Ditko (60’s), les longues périodes Trimpe et Sal Buscema avec les jeunes scénaristes des 70’s, le titre rampaging en n&b au moment de la série tv, le court run de Byrne (pré-Superman), la période Milgrom avec le Hulk gris (inédit en vf et en epic collection en décembre), la poignée d’épisodes post-PAD de Casey avant le relaunch, le(s) retour(s) de PAD (House of M, Weeks), le run de Jeff Parker sur le Hulk rouge, le run de Waid puis les brèves résurrections de Banner dans Uncanny Avengers & Secret Empire (pris en compte par Ewing, comme le montre le prologue à Immortal Hulk dans No Surrender).
      Sans compter les mini-séries…

      • Eddy Vanleffe  

        J’ai pas lu tous ceux là…

  • FranckG  

    Je me contenterai d’un : Ross ! …Bruce Jones !?
    Hulk immortal !? Joe Bennett !!
    Merci d’en rajouter une louche, car Ils sont déjà sur ma liste 😉

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