Oh Capitaine ! Mon Capitaine !

Captain América : Winter Soldier par Brubaker et Epting

AUTEUR : TORNADO

Faire du neuf avec du vieux

Faire du neuf avec du vieux !©Marvel Comics

Ce recueil regroupe les 14 premiers épisodes de la série Captain America (Vol. 5) (hormis le #10, dédié à House Of M), écrits en 2005 par le scénariste Ed Brubaker.

Brubaker est appelé à l’époque pour relancer la franchise car c’est un excellent scénariste, particulièrement apprécié pour ses séries policières, noires, immersives et réalistes (Sleeper, Criminal).

La même atmosphère vient d’ailleurs teinter la série du super-héros le plus patriote de l’univers Marvel, éclairant le personnage sous un jour nouveau et lui permettant de gagner nettement en densité.

Le scénariste s’attaque à son projet avec une ambition totale.

Son approche de la série sera mythologique ou ne sera pas.

Il n’hésite pas à revisiter toute l’Histoire éditoriale du personnage et fait même preuve d’une rétro-continuité sauvage lorsqu’il s’agit de la moderniser.

De nombreux flashbacks vont donc nous permettre de voyager dans le passé. Ainsi, la rencontre entre Cap & Bucky n’est plus du tout la même qu’à l’époque des comics de Joe Simon & Jack Kirby. Elle est évidemment plus crédible.

A ce titre, Brubaker va se pencher tout particulièrement sur la figure de Bucky Barnes, afin de le réintégrer dans la continuité de l’univers Marvel.

Ce n’est pas un scoop de dire que les super-héros ne restent jamais morts longtemps dans les comics. Ce principe de « résurrections », s’il est quasiment toujours grotesque, trouve ici une dimension magistrale.

 Le mystérieux "Soldat de l''hiver". Ou le coup de génie du run de Brubaker.

Le mystérieux « Soldat de l’hiver ». Ou le coup de génie du run de Brubaker.©Marvel Comics

On touche au même niveau de perfectionnisme qu’avec Geoff Johns sur l’époustouflant Green Lantern : Renaissance, par exemple : C’est beau et crédible. Et c’est irrésistible.

Qui plus-est, non content de ramener Bucky, Brubaker va également convoquer les principaux personnages qui côtoient habituellement notre héros, Crâne Rouge en tête…

J’ai pourtant lu ici et là que certains lecteurs n’avaient pas apprécié cette série.

Alors il vaut mieux prévenir la cantonade : l’amateur de super-héros mainstream de base, pour lequel « plus il y a de bonshommes en slip, mieux il est le livre », risquent effectivement de rester sur leur faim.

Winter soldier = Machine de guerre

Winter soldier = Machine de guerre©Marvel Comics

De la même manière, les fans puristes les plus extrêmes de la version classique de Simon & Kirby, pour lesquels la première version est forcément la meilleure, risquent de faire la grimace, car Brubaker malmène ce passé, historiquement très important certes, mais trop infantile.

Il n’y a pas beaucoup de place pour les autres super-héros dans cette version du personnage, qui évolue dans un univers d’espionnage premier degré, à haute teneur paranoïaque et dépressive.

Qu’à cela ne tienne, ces premiers épisodes de Captain America par Brubaker font preuve d’une réussite éclatante.

Le seul défaut objectif que l’on peut leur trouver, c’est peut-être le décalage entre le réalisme du traitement et le côté peu crédible amené par le concept même du monde des super-héros, qui prête parfois à sourire, notamment lorsque Cap fait ricocher son bouclier partout, jusqu’à ce qu’il lui revienne dans les mains, tranquillement.

Au second degré, ça passe. Au premier degré, un peu moins…

Un parti-pris réaliste contredit par des scènes d'action mainstream, un poil infantiles.

Un parti-pris réaliste contredit par des scènes d’action mainstream, un poil infantiles.©Marvel Comics

Pour le reste, la narration est fluide, le suspense est prenant, le récit est passionnant, et le retour de certains personnages est, disons-le, ensorcelant !

On pourra par exemple apprécier la caractérisation du personnage principal, ici complètement désorienté face aux événements.

C’est dire le chemin parcouru depuis sa création en 1940. Brubaker aura choisi son camp : Depuis la révolution opérée par certains auteurs comme Alan Moore et Frank Miller au milieu des années 80, le super-héros est avant tout un être humain, avec sa psychologie et ses faiblesses.

Dans le genre, avec toutes les contraintes éditoriales liées à une telle franchise, vieille de plus de 70 ans, difficile de faire mieux ! Mine de rien, ces épisodes vont poser les jalons du futur méga-événement de l’univers Marvel : le désormais incontournable Civil War.

Captain America selon Brubaker : Un parti-pris mythologique englobant toute la continuité.

Captain America selon Brubaker : Un parti-pris mythologique englobant toute la continuité.©Marvel Comics

L’essentiel de la partie graphique est l’œuvre de Steve Epting, dont le style rêche et réaliste n’est pas sans rappeler celui des habituels collaborateurs de Brubaker, notamment celui de Sean Phillips sur Criminal.

Tous les épisodes se déroulant dans le passé sont l’œuvre de Michael Lark, qui réalise de très belles planches en noir, gris et blanc, pleines d’expressivité et de mélancolie.
Ce premier arc narratif magistral écrit par Ed Brubaker servira de référence principale pour le film sorti en 2014 : Captain America : Le soldat de l’hiver.

32 comments

  • Présence  

    La beauté des dessins tient beaucoup à l’approche réaliste d’Epting, mais aussi à la sophistication de la mise en couleurs de Frank d’Armata. Ce dernier a créé un nouveau mode de mise en couleurs utilisant toutes les ressources de l’infographie, sans chercher à caser des millions de couleurs par case, mais en tirant parti de cet outil exceptionnel pour enrichir chaque surface, pour étoffer les dessins, tout en conservant des teintes dominantes par séquence. Brubaker + Epting + d’Armata : une réunion de créateurs maîtrisant leur art.

  • Tornado  

    Ce premier tome peut très bien se lire tout seul. C’est presque le même dénouement que le film (« Le soldat de l’hiver »).
    C’est vrai que le boulot du coloriste est exemplaire. A bien y regarder, on retrouve toujours la même gamme de teintes, avec ses gris et ses bruns sur lesquels se détachent les couleurs du drapeau américain ambulant que représente le héros.

  • Bastien  

    Bonjour et merci pour cette critique.
    J’ai adoré cet album.
    Je suis d’accord avec l’ensemble de l’analyse j’ajouterai juste que même sans avoir lu de Cap avant il est possible de comprendre tout cet album sans aucun problème.
    L’histoire est intéressante adulte et les dessins sont magnifique que demander de mieux.

  • Nicolas  

    Merci beaucoup Tornado pour ce bel article, c’est un des meilleurs story arcs que j’ai lu.
    Passionnant de bout en bout, revisitant avec intelligence le passé de Captain America et nous ramenant Bucky avec bien plus d’intelligence en son temps que Bob Layton avec Jean Grey. Vraiment du très grand comics.

  • tornado  

    Merci à toi. Je trouve d’ailleurs dommage que Brubaker n’ait pas été aussi bon sur d’autres séries Marvel, ou même sur d’autres story-arcs du Captain…

  • Matt  

    Tornado, si tu passes par là, tu me conseillerais le run de Brubaker sur Cap ou les Secret Warriors de hickman ? J’ai vu que tu avais lu les 2, et je me pose cette question parce que je suis en quête de récits Marvel teintés d’espionnage. Et je me demandais ce qui était le plus abouti ou intéressant parmi des 2 séries, Parce que c’est tout de même 5 ou 6 tomes ce run sur Cap, c’est pas rien, ça mérite réflexion avant achat. J’ai lu beaucoup de bien sur l’arc de la mort de Cap après Civil war mais j’ai bien peur qu’il faille lire les 2 premiers tomes avant de s’y attaquer, non ?

    Je sais que je déterre un peu l’article donc j’ignore si j’aurais une réponse, mais merci tout de même pour l’article. ça donne envie alors que je ne suis pas bien fan de Cap à la base.

  • Matt  

    Bon alors oubliez mon commentaire précédent d’il y a 2 ans qui n’est plus du tout d’actualité^^

    Je passais pour dire que j’ai lu le procès de captain America, un passage du run de Brubaker.
    Alors en fait…le souci que j’ai avec ce run que je dénigre parfois un peu trop méchamment (parce qu’il a quand même des qualités), c’est qu’il est fluctuant.
    ça démarre bien avec le premier deluxe présenté dans cet article, puis le tome 2 bof, puis le 3 et 4 ça redevient très bien après la mort de Steve suite à Civil War. Le « Reborn » ça redescend en qualité.
    Et après reborn, je n’ai pas lu les 2 tomes « un an après » et « deux amériques », mais selon Mr Tornado et son avis sur mamazone, « deux amériques » semble naze…et pour moi ça re-remonte en qualité avec ce procès du captain America que j’ai bien aimé.
    En gros si c’était possible il faudrait presque prendre 1 tome sur 2^^. Sauf qu’on pigerait plus rien. Sauf pour ce « procès », il est possible de le lire direct après Reborn puisque je n’ai rien lu entre les 2 et je n’ai pas été paumé.
    Mais bref c’est dommage quand même.

    Ah il me reste une revue Avengers extra qui contient les épisodes « captain america et bucky » que je dois encore lire. Toujours par Brubaker.

    • PierreN  

      Le segment Zemo/procès/goulag avec l’alternance Guice/Samnee, c’est probablement la dernière partie très inspiré de ce run. Après ça, Brubaker semble plus en forme, ou plus dans son élément, sur la série Winter Soldier que sur celle de Rogers (pas la mini-série avec Eaglesham pendant l’ère Secret Avengers, mais plutôt le début de la série régulière avec McNiven).
      La partie que je préfère c’est de loin celle qui suit la mort de Rogers, alors que Bucky n’a pas encore repris le costume à son compte (une fois que c’est le cas, c’est plus inégal, en particulier vers le 600 et le retour de Rogers effectivement). Il me reste encore à découvrir la toute fin (les épisodes avec Alan Davis, inspirés du Cap 70’s de Kirby).

      • Matt  

        C’est aussi la partie que je préfère avec Bucky après la mort de Steve. Même quand il enfile le costume ça reste sympa jusqu’à la fin de l’intrigue avec Crâne rouge. (jusqu’au numéro 42 environ) Après moyen…et j’ai sauté la partie après Reborn pour aller directement au procès.

  • Tornado  

    « Captain America & Bucky », j’en parle souvent (commentaire mamazon rayon VO). Ce sont les origines de Bucky revisitées. J’en parle aussi dans l’article « Captain America White ». J’ai adoré. C’est l’avant dernier arc. Le dernier est nettement moins bon.

    • Matt  

      Ah ok c’est celui-là dont tu parles en disant que tu aimes les origines revisitées.
      N’empêche malgré les problèmes de e run, Brubaker a complètement réécrit le personnage et ses aventures passées durant la guerre avec les nombreux flashbacks (qui peuvent cependant alourdir un peu la narration parfois) C’est pas toujours top mais c’est un énorme boulot qu’il a fait. Il a peut être eu les yeux plus gros que le ventre. C’est un run interminable.

      • PierreN  

        « C’est un run interminable. »

        Peut-être aussi que sur la fin son editor lui a demandé de faire du rab, de rempiler pour un tour de plus parce qu’un film était alors sur le point de sortir, et qu’il faillait s’assurer que la série soit bien « high profile » au bon moment, tout en ménageant la chèvre (Rogers redevenant Cap) et le chou (Bucky toujours dans les parages avec sa série solo, afin que son scénariste fétiche ne le perde pas de vue).
        Une fois que le cycle de Brubaker est pour ainsi dire scindé en deux, avec d’un côté une série Winter Soldier, et de l’autre une série Captain America avec Rogers, cela peut donner l’impression qu’il s’est plus investi dans la première, pas seulement parce qu’elle met en scène un personnage qu’il a fait sien, mais aussi parce qu’elle correspond plus à ses marottes thématiques (les fantômes du passé, la repentance) et à ses genres de prédilection (polar, espionnage). Néanmoins, la façon dont Brubaker a bouclé de longues intrigues nuance un peu ce constat.

  • Matt  

    BOn il reste un truc Marvel que j’ai bien envie de lire. C’est la série Winter SOldier par Brubaker.
    Publiée dans les « marvel knights » (v2) en VF, en même temps que le run de Waid sur DD.
    Mais il n’y a pas de réédition librairie.
    Et les magazines…ben j’ai déjà le DD en librairie, et les autres séries semblent nazes avec un ghost rider femme qui ne me fait pas envie, et un Thunderbolts de Daniel Way (aaargh !)

    ça ne justifie pas l’achat de tous les magazines, mais j’ai bien envie de lire ça…
    Les aventures de Bucky confronté à des agents qu’il aurait entrainé lui-même quand il était sous contrôle des russes, et avec la veuve noire comme partenaire. C’était je crois le dernier boulot de Brubaker avant qu’il quitte Marvel.

  • Matt  

    14 épisodes.
    Allez quoi…ça fait un gros deluxe, Paninouille !

    • Kaori  

      Totalement d’accord avec toi, Matt (concernant ta remarque sur le Winter Soldier toujours pas sorti chez Panini).
      Je les ai lus en ligne et franchement, quel dommage de ne pas les trouver en un seul bloc en VF. Même en VO il est difficile à trouver.
      C’est un run qui vaut le coup et qui peut se lire indépendamment du reste. Le pire c’est que Panini a sorti la fin de la série, les 5 numéros qui n’ont pas été écrits par Brubaker (et que je n’ai même pas lu, juste survolé, tellement ça m’a paru impossible de prendre la suite de Brubaker sur Winter Soldier).
      Pourquoi avoir sorti les moins bons épisodes, franchement ?

      Sinon, j’en profite pour dire que grâce à vous deux (Tornado et toi), je connais enfin Brubaker, et sur ce que j’en ai lu (Cap et Winter Soldier, donc), ça faisait longtemps que je n’avais pas lu des choses aussi consistantes chez Marvel.

      Winter Soldier, c’est quand même un coup de génie.
      J’ai fait la connaissance du personnage grâce au dessin-animé des Avengers puis au film.
      Je suis tombée des nues la première fois, parce que Bucky représentait un symbole, le sidekick tué au combat, l’échec de Cap, une référence. D’ailleurs, il était à l’origine de « la clause Bucky » : personne ne meurt pour toujours, sauf Bucky, Jason Todd et Ben Parker. Ironique, quand on y pense 😉 .
      Bref, c’était un peu le Robin de Marvel qui avait mal fini. No more sidekick.
      Mais le coup du Winter Soldier, j’ai trouvé ça super bien trouvé. Et là j’apprends que ce personnage est né en 2005, mais il est tout jeune, à l’échelle des comics !
      Cela se sent dans le sens où, j’en ai profité pour lire pas mal sur lui, et y a pas à dire, le seul qui l’écrive bien, c’est Brubaker.

      Brubaker a aussi réussi le coup de me faire apprécier Steve Rogers. Et des histoires d’espionnage (je déteste James Bond, mais pas forcément à cause de l’espionnage, ceci dit).
      Et à me faire aimer une série qui n’est pas des plus optimistes. Alors oui sur Cap, c’est fluctuant, mais le duo Winter Soldier/Black Widow marche quand même du tonnerre… Et la façon dont il conclut leur histoire, c’est… émotionnellement intense, on va dire…

      • Eddy Vanleffe  

        J’ai bien aimé le recueil très pulp de Remender, moi… très Steranko dans le genre et autonome aussi…
        Ceci dit j’ai apprécié le Winter Soldier de Bru et Butch Guice (en même temps Guice dessinerait le bottin que je serais quand même client…^^)

        • Kaori  

          Oui, j’ai découvert Guice à cette occasion, mais il est top ce dessinateur !!
          Alors oui, forcément, revenir à Tim Sale juste après, ça m’a fait bizarre…
          Ceci dit, j’aime bien Tim Sale, mais pas sur Cap et Bucky, en fait. Enfin, c’est pas lui que je préfère pour eux, on va dire ça comme ça. On est dans un univers parallèle, quoi.

          The bitter march : ah bah, là, j’ai moins aimé. Justement trop espionnage pour moi, je pense. Là on n’est plus du tout dans le super-héros. Je crois qu’il me faut quand même un minimum du monde super-héroïque.

          • Eddy Vanleffe  

            J’ai beaucoup aimé Tim sale au début, mais je trouve qu’il stylise de plus en plus et les proportions des personnages ne plaisent de moins en moins…
            Cap White, j’ai pas essayé…
            le Hulk m’avait déjà bien rebuté… la tête de camée qu’il avait donné à Gwen et MJ aussi dans Blue m’avaient refroidis… En fait déjà la série qu’il avait illustrée sur Superman et la Kryptonnite avec Darwyn Cooke, j’aimais moins…

          • Kaori  

            Ah bah je ne suis donc pas la seule 😀

      • Matt  

        Bien.
        Bon j’en déduis que tu as lu ce que j’avais conseillé. Oui ? Non ? C’est pas clair ce que tu as lu exactement en fait^^

        Brubaker est un bon auteur je trouve. Il a loupé des trucs de commande aussi, et il est surement moins libre sur du Marvel que du creator owned, mais je le trouve bon, c’est un auteur que je suis. Peut être que je tenterai son Catwoman chez DC d’ailleurs (déjà lu son Gotham Central, très sympa, centré sur le quotidien de la police de Gotham avec très peu d’apparitions de Batman)

        James Bond je devine surtout que c’est le côté macho bien kitsch des années 70 qui te rebute^^ Moi je prends ça à la rigolade maintenant. Mais bon c’est surement moins facile pour une femme de trouver ça kitsch/rigolo et pas insultant.
        L’espionnage c’est cool sinon.
        Tu peux lire Velvet aussi de Brubaker. Même si là non plus c’est pas…optimiste. Mais c’est un James Bond femme^^ Du coup pas de machisme.

        Et ouais je me suis spoilé la fin du Winter Soldier de Brubaker (j’avais les revues Marvel knights que j’ai filées à Tornado au final) C’est…triste comme fin.
        Mais je veux une édition librairie bordel !

        • Kaori  

          Ouais, James Bond, c’est le côté champagne/James Bond Girl qui en plus est soit une méchante, soit crève à la fin.

          Mais je n’ai pas non plus réussi à regarder Jason Bourne que tout le monde salue. C’est plus fort que moi, je m’endors…
          Là, au moins, en lecture, j’ai le temps de reprendre le truc, de comprendre. Et puis y a pas QUE de l’espionnage. Les personnages sont bien écrits…

          Concernant ton guide, en fait, il m’a permis de savoir à quoi m’attendre, mais j’avoue que je suis comme Eddy, je ne peux pas faire d’impasse sur un tome entier. Je vais sauter des pages, voire un numéro, mais pas 5 ou 6 numéros comme ça. J’ai besoin de suivre la vie des personnages. Y a toujours un truc qui va me plaire, faire avancer l’intrigue.

          Concernant la fin du run de Brubaker sur Winter Soldier, on la sent venir, cette fin « pourrie ». Mais c’est tellement bien écrit, franchement. Et pourtant, je ne suis pas une adepte des fins tristes… Mais bon, après y a l’imaginaire qui prend le relais… (et tu comprends aussi pourquoi y a autant de fans de Nat/Buck et tout ce qui va avec…)
          Dans le monde Marvel, j’étais fan du couple Jean/Scott. Bon, ben j’ai trouvé la relève…

          • Matt  

            Jason Bourne j’aime pas. C’est filmé avec le cul^^
            Des scènes d’action toutes pourries filmées en shacky cam ou tu comprends rien ce qui se passe…

          • Kaori  

            Ah tu me rassures !
            Quand y a que de l’action, je m’endors… Pourtant tout le monde dit que scénaristiquement ça tient en haleine tout ça…
            Ah si, j’en ai vu un, c’était L’héritage avec Jeremy Renner… Je me suis dit que quitte à en voir un, autant en voir un indépendant ^^

          • Matt  

            En fait les films d’espion…je me rends compte que j’en connais et n’en aime pas des masses.
            Et en BD je ne connais pas des masses non plus d’auteurs qui en font. C’est sans doute pour ça que ça m’a bien plu ce que fait Brubaker.
            J’aimais bien certains mini-séries de Black Widow aussi. Au final j’ai plus de BD d’espionnage que de films.

          • Matt  

            En fait ce que j’aime c’est pas forcément le monde de l’espionnage high tech, c’est les agents double, les histoires de complots, de machinations, de mensonges.
            Du coup j’aime des films comme Infernal Affairs, le troisième homme, Arlington road, ennemi d’état, the ghostwriter, L.A Confidential, la mort aux trousses, Usual suspects, haute voltige, tout ça…

          • Matt  

            Et c’est ce qui est bien dans Velvet de Brubaker^^
            Ou dans Fondu au noir
            ça se passe dans les années 80 et dans les années 50.
            Le problème du monde de l’espionnage actuel, c’est que tout se passe sur des ordinateurs, à base de hack, de pirates, tout ça. C’est moderne mais ça limite l’action. tu peux plus écrire un grand méchant qui ne sait pas se servir d’un ordinateur, parce qu’il sera arrêté en 2min. Tu ne peux en faire que de super crack en informatiques. Mine de rien ça limite les possibilités.
            Sauf si tu racontes des histoires à échelle plus humaine, en dehors du monde super avancé des espions. Ou que tu fais se dérouler l’action dans le passé.
            Ou, comme proposé dans le james Bond Skyfall, tu fous en l’air la technologie avec un super virus pour déplacer la fin du film dans un endroit isolé loin de tout et à l’abri de cette technologie. Sinon tu renouvelles rien et tout se ressemble.

      • Matt  

        James Bond, je prends ça comme une marque d’une époque en fait. S’il fallait s’offusquer de tout sans rien remettre dans le contexte…on râlerait que nos ancêtres du XIXeme siècle étaient tous des racistes.
        Et puis James Bond ce n’est pas réaliste, il y a un côté « pulp » comme dirait Tornado. Presque super-héroïque en fait. Avec des super vilains en pyjama dans des bases secrètes dans des volcans ou sous l’océan qui caressent des chats^^

        • Kaori  

          Ah, ces super-vilains… Tu me fais penser au méchant d’Inspecteur gadget ^^

          Mais je ne m’en offusque pas, ça fait partie des classiques, ils passent tous les ans à Noël; Mais je ne m’y retrouve pas. Je ne suis pas attirée.
          Et puis, on sait déjà comment ça va finir. Non, y a vraiment un truc qui fait que je passe à côté de quelque chose, je suppose, sinon ce ne serait pas le phénomène que c’est. Mais je n’y arrive pas… Mon cerveau passe en mode « veille », comme avec la politique ^^

          • Eddy Vanleffe  

            James Bond… je trouve que c’est une des franchises qui a le plus mal vieillie..
            oui la Bond girl en bikini alanguie et le méchant étranger…
            Roger Moore a réussi la gageure à rendre ça ironique et teinté d’un certain charme intemporel
            et curieusement, j’aime aussi les films avec Daniel Craig. c’est pas un séducteur, c’est une brute, il avait dans un monde de salauds, il obtient tout par la force… C’est finalement en assumant le coté « craspec » de Bond, que le perso au lieu d’être le mâle alpha parfait gagne des parts d’ombres qui le rendent humain ( même s’il n’est pas sympa )

          • Eddy Vanleffe  

            Mes James Bond préférés sont assez peu et atypiques:
            L’espions qui m’aimait,-Octopussy-Rien que pour vos yeux et après on asse directement à Casino Royale-Quantum Of solace-Skyfall.
            J’avais bien aimé petit Permis de tuer et j’ai une indulgence pour ce film juste pour Tmothy Dalton.

          • Matt  

            ça a vieilli, mais pour moi ça garde un charme de pulp, parce que ça n’a jamais prétendu être super réaliste non plus (les méchants sont tels des super vilains dans leurs super bases super secrètes plein de gadgets du futur)
            Si c’était ultra sérieux, ça ferait plus beauf je pense.
            Moi j’aime bien : Bons baisers de Russie, Goldfinger (un des meilleurs pour moi), l’espion qui m’aimait, Goldeneye (le seul Brosnan correct), les 2 avec Dalton que j’ai vus récemment, et Casino Royal et Skyfall.
            Spectre est complètement con par contre. Le grand méchant ancien copain pas content de Bond, qui est le maitre du monde mais qui prend le risque stupide de s’exposer juste par vengeance mesquine infantile…ça contraste totalement avec l’aspect plus réaliste des films avec Craig. Ridicule.

  • Kaori  

    Ici, Matt ^^

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