Passés recomposés (Les teamups de spider-man)

Les Team-Ups de Spider-Man par Christos Gage et Mario Alberti

Article de JP NGUYEN

VO :Marvel

VF : Panini

Marvel Team-Up !

Marvel Team-Up !© Marvel Comics

En 2008, Marvel publia une minisérie en 4 numéros : X-Men / Spider-Man, écrite par Christos Gage et dessinée par Mario Alberti. Le propos était de revisiter la relation entre tête de toile et les mutants de Xavier au fil de quatre rencontres situées à différents instants de leur vie éditoriale, avec un fil conducteur reliant les chapitres entre eux. En 2010, les mêmes auteurs récidivèrent sur Spider-Man / Fantastic Four, avec à nouveau quatre passages de la vie du Tisseur, cette fois en compagnie de la bande à Reed Richards.

En VO, ces épisodes ont eu droit à leur TPB, accompagnés de vieux numéros. En VF, la première mini a été publiée dans la collection Spider-Man et les héros Marvel – Tome 6 , Sur les pas des X-Men et la deuxième sous le titre Réunion de famille, dans les collections 100% Marvel et Marvel Collector.

Avertissement, dans cet article, en plus des X-Men et des FF, Spider-Man s’associera aussi aux spoilers !

Avant d’attaquer la chronique de ces deux miniséries, permettez-moi une petite réflexion sur la continuité. C’est presque devenu un gros mot de nos jours. A l’origine, c’était un des atouts des comics Marvel ou DC car elle venait enrichir l’univers partagé avec un historique. C’était le petit plus qui faisait revenir le lecteur d’un mois sur l’autre car chaque histoire était supposée compter dans le parcours des héros.
Mais le passage du temps est impitoyable. La grande histoire des super-héros, captivante lorsqu’on la découvre enfant, devient sujette au bégaiement au fil des années. A force de voir son perso favori perdre ses pouvoirs et les retrouver, voir mourir sa dulcinée et assister à sa résurrection, le lecteur de longue date finit par être blasé. Le gamin qui s’émerveillait de toutes ces prouesses super-héroïques vieillit inéluctablement et constate, un peu dépité, que les héros vivent de manière cyclique alors que, de l’autre côté de la page, la flèche du temps ne s’inverse jamais…

 Le temps s’écoule différemment pour les héros et leurs lecteurs…

Le temps s’écoule différemment pour les héros et leurs lecteurs…© Marvel Comics

Alors, du coup, la continuité, c’est tout pourri ? Non, mon capitaine ! A condition de ne pas s’en faire un carcan, elle apporte un supplément de texture et d’âme aux aventures des super-slips. Un peu comme Jack Sparrow avec le Code des Pirates, il ne faut pas chercher à la suivre à la lettre mais plus la considérer « comme une sorte de guide ». Elle donne alors une saveur particulière aux récits super-héroïques, à travers des références que seuls les initiés peuvent apprécier et qui contribuent à rendre ces mondes persistants même lorsqu’on referme le bouquin.

La revisite de la continuité, c’est l’approche choisie par Christos Gage pour ces récits et elle pourrait probablement déconcerter un lecteur néophyte (« Pourquoi untel change de costume entre deux chapitres ? – Ah, c’est pas lui mais son clone ? »). Pour le vieux routard, en revanche, ces histoires possèdent un charme certain, à l’instar de Spider-Man & Human Torch de Dan Slott et Ty Templeton , voire des récits colorés de Jeph Loeb et Tim Sale, en moins ambitieux. Ce n’est plus l’intrigue qui prime, puisqu’elle s’inscrit dans un cadre connu, avec des événements prévus et inévitables, mais le plaisir de retrouver le monde imaginaire que l’on s’était construit étant gamin, et qui nous a aussi construit.

X-Men / Spider-Man

Des rencontres dans des endroits sympas, comme le Coffee Bean

Des rencontres dans des endroits sympas, comme le Coffee Bean© Marvel Comics

Les quatre parties du récit se déroulent à des époques bien distinctes et des contextes très différents pour les héros. Dans le premier chapitre, ils sont tous étudiants et assez insouciants et on peut s’amuser de voir Flash Thompson faire du gringue à Jean Grey avant que Kraven ne vienne jouer les trouble-fête. Après une avance rapide de deux décennies éditoriales, on se retrouve à l’aube du Dark Age Marvelien, avec un Spidey en costume noir, juste après La dernière chasse de Kraven, et des X-Men venant à peine d’encaisser le choc de l’attaque des Marauders lors du Mutant Massacre. Une décennie plus tard, ce n’est plus Peter Parker qui se balance au bout de la toile mais Ben Reilly, son clone, tandis que Wolverine a perdu son adamantium et se trimbale des griffes en… os ! Le dernier acte est à peu-près contemporain à la date de publication de la série (soit presque dix ans déjà…) et réunit un tisseur pré One-More Day avec des X-Men à la composition proche des Astonishing de Whedon et Cassaday.

 … ou plus glauque, comme le tunnel des Morlocks !

… ou plus glauque, comme le tunnel des Morlocks !© Marvel Comics

Les exercices de rétro-continuité sont assez délicats. Narrer de nouvelles histoires en les greffant sur des intrigues existantes demande un certain doigté. Le risque est de se cantonner à l’anecdotique (« alors voilà, entre la page 8 et la page 9 du numéro de 1987, pendant que Spidey était allé aux toilettes, on ne vous a pas tout dit… ») ou au contraire d’amener un changement trop gros et incohérent pour être accepté des lecteurs connaissant les récits originels, genre Ed Brubaker dans Deadly Genesis

Pour cette minisérie, Christos Gage ne s’en sort pas trop mal, utilisant les manigances de Mr Sinister comme fil conducteur pour motiver les retrouvailles toujours agitées de Spider-Man avec les mutants de Westchester.

 Carnage et Sinister : toute la légèreté des années 90 !

Carnage et Sinister : toute la légèreté des années 90 !© Marvel Comics

En prenant la photo des héros pendant différentes ères éditoriales, on est frappé par l’air du temps et la, relative, cohérence éditoriale de chaque période : la légèreté des années 60, le grim and gritty de la seconde moitié des années 80, la surenchère portnawak des années 90… Si les personnages sont le reflet de leur époque, Gage use aussi d’un jeu de miroirs entre Spidey et les X-Men pour revisiter les jalons de la continuité. Ainsi, le malaise de Spider-Man après son presque-trépas face à Kraven le Chasseur fait écho à celui des X-Men, en deuil et en colère après le massacre des Morlocks.

De même, les « cloneries » du Chacal ayant engendré l’imbroglio Peter Parker / Ben Reilly trouvent leur pendant dans les clonages pratiqués par Sinistre (Madelyne Pryor, c’est pas un beau clone, ça ?). Gage démontre ainsi son expertise dans l’histoire de ces héros mais, malgré tout, il n’arrive pas vraiment à dépasser le cadre de la bagarre sympathique des héros alliés face aux vilains du jour.

Bon, peut-être que la longueur des griffes de Logan est un poil exagérée…

Bon, peut-être que la longueur des griffes de Logan est un poil exagérée…© Marvel Comics

Bien que très cohérente et pertinente dans le choix des périodes revisitées, l’intrigue semble surtout être un prétexte pour donner au dessinateur Mario Alberti l’occasion de dessiner les héros dans divers costumes et face à de multiples adversaires. Pour autant, je n’ai pas boudé mon plaisir car j’aime bien le trait de cet artiste italien, qui respecte les canons du récit Marvelien (dans le détail des costumes et les mises en page dynamiques) tout en y ajoutant sa propre patte.

Son style m’évoque un peu celui de l’argentin Eduardo Risso, par son trait précis comportant peu de modulation d’épaisseur, mais en moins épuré. Avec une colorisation moderne et agréable, sa mise en images du récit est très plaisante même si elle ne peut pas tout à fait faire oublier une intrigue un peu faible à la conclusion assez quelconque.

Spider-Man / Fantastic Four

Cette seconde minisérie comporte plus de passages humoristiques. Elle démarre sur le campus de l’ESU avec la visite officielle du Doctor Doom exigeant que les FF assurent sa protection, histoire de les faire bisquer après une récente et cuisante défaite au Baxter Building. Tout va se gâter avec l’arrivée de Namor et l’utilisation par le monarque latvérien de son pouvoir de transfert d’esprit dans le corps de la Torche… Ensuite, de retour des Guerres Secrètes, Spidey consulte Reed Richards à propos de son symbiote mais ce dernier s’évade et se met à s’intéresser d’un peu trop près à… Franklin Richards.

On enchaîne avec une bataille grand-guignolesque sur l’Ile aux Monstres de l’Homme Taupe, entre les FF et une étonnante équipe de remplaçants constituée de Spidey, Hulk, Ghost Rider et Wolverine (l’arc original était écrit par Walt Simonson et dessiné par Arthur Adams). Enfin, le récit se conclut par une visite nocturne du Tisseur au Baxter Building, avec la révélation de leur adversaire, un mystérieux voyageur temporel ayant ourdi les confrontations des précédents chapitres.

 Les FF : une seconde famille pour Spider-Man ?

Les FF : une seconde famille pour Spider-Man ?© Marvel Comics

Je trouve cette minisérie plus réussie que la précédente, avec un bon dosage entre comédie et scènes intimistes. Il me semble aussi que Spider-Man possède davantage d’historique commun avec les FF et, du coup, leurs rencontres paraissent moins artificielles et forcées. Sur ce terrain favorable, Christos Gage pousse son avantage jusqu’au bout et nous livre d’excellents moments de caractérisation, saisissant parfaitement ce qui fait l’essence des personnages et les rend attachants et humains. La relation fortement teintée d’humour potache entre Spidey et la Torche, l’admiration et le respect de Peter Parker pour Reed Richards, son très léger flirt avec Susan Richards ou sa camaraderie avec la Chose… tout cela sonne vrai et confère au récit une note d’authenticité, en prolongeant et en enrichissant les histoires passées plutôt qu’en se greffant maladroitement dessus.

Possédé par Doom, la Torche chauffe Namor…

Possédé par Doom, la Torche chauffe Namor…© Marvel Comics

Côté dessin, Mario Alberti est dans une forme aussi bonne voire meilleure que dans la minisérie précédente. On a l’impression qu’il s’est bien amusé sur ses planches et le plaisir est communicatif. Mention spéciale à ses pleines pages et doubles-pages, pleines de virtuosité. Un tout petit bémol pour certains visages, aux expressions faciales un peu bizarres. Mais dans l’ensemble, c’est visuellement très sympa. L’attention portée aux détails est telle que le lecteur ayant connu les récits originels pourra reconnaître le look des personnages jusque dans leur coupe de cheveux !

Ayant découvert ce récit en VF, j’ai été assez déçu par certains choix de traduction, avec des tournures de phrase un peu trop simplifiées et certaines répliques où la voix des personnages se perdait un peu. Du coup, pour ceux que cette histoire intéresse, je recommande vivement la VO.

She-Hulk et le Symbiote : le noir lui va moins bien que le vert…

She-Hulk et le Symbiote : le noir lui va moins bien que le vert…© Marvel Comics

Les meilleures histoires d’un personnage respectent voire définissent son essence. Lorsque les auteurs réduisent les protagonistes à de simples outils narratifs, sans tenir compte de leur passé, de leur histoire, de leur essence, alors ils coupent la branche sur laquelle ils sont assis. A quoi bon s’intéresser aux mésaventures de notre héros favori s’il n’est qu’un pantin du scénariste pouvant, du jour au lendemain, changer du tout au tout et troquer sa personnalité pour une autre au point de ne plus vraiment en avoir ? Comme quoi, tout bon superhéros mainstream se devrait d’appliquer la maxime de Simone De Beauvoir : « savoir changer pour rester soi-même ».

En revisitant le passé de Spider-Man et de ses alliés super-héros, Christos Gage n’a pas changé grand-chose. Mais, grandement servi par les belles illustrations de Mario Alberti, il nous a offert un joli voyage dans la continuité Marvel. En faisant revivre des heures plus ou moins joyeuses au Tisseur et Compagnie, il laisse un franc sourire sur le visage de votre serviteur, vieux fanboy toujours heureux de faire un pèlerinage dans le Marvel d’une époque révolue.

Amazing & Fantastic !

Amazing & Fantastic !© Marvel Comics

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Avant de se foutre sur la gueule une fois par an durant des Invasions Civiles donnant au lecteur l’envie d’aller au Siège, nos super-héros Marvel étaient plutôt copains et faisaient volontiers équipe pour triompher des vilains (vous savez, les vilains, ces trucs qui ont disparu depuis la Civil War). JP Nguyen a retenu deux teamup entre Spidey, les Xmen et le FF. 

La BO du jour : quitte à faire équipe, autant choisir la meilleure. 

43 comments

  • Matt  

     » A quoi bon s’intéresser aux mésaventures de notre héros favori s’il n’est qu’un pantin du scénariste pouvant, du jour au lendemain, changer du tout au tout et troquer sa personnalité pour une autre au point de ne plus vraiment en avoir ? »

    Tu prêches un convaincu^^
    Je n’ai lu que la première de ces 2 mini séries, celle avec les X-men. J’avais trouvé ça plutôt sympa. Je n’ai pas lu la 2eme parce que j’ai moins d’affinités avec les FF et j’avais entendu que c’était au contraire moins bon que la première (j’ai lu ça chez Neault je crois)
    Et puis Tornado il m’a dit que bof, ça valait pas le coup^^
    Mais comme tu sembles avoir préféré la deuxième, peut être qu’il faudrait que je lui laisse sa chance.

    • JP Nguyen  

      Le petit souci, Matt, c’est que je trouve franchement que la VF affadit les dialogues de cette histoire. Je ne suis pas un intégriste de la VO, j’ai récemment lu Secret Wars en VF. Mais pour cette mini, je trouve qu’il y a plus de pertes…

    • Matt  

      C’est un peu souvent le cas. Même dans les films. Deadpool en VF perd 30% de ses blagues en étant moins cru ou en perdant des références culturelles.^^
      Mais je suis perplexe si tu me dis que ça retire tout intérêt à la BD. L’intérêt d’une BD de super héros reposerait entièrement sur la finesse des dialogues ? C’est rare ça^^ (mode cynique ON)
      Et après on trouve que j’abuse avec Coulomb qui saccage tout^^

      • JP Nguyen  

        @Matt : Je n’ai pas accès aux bouquins et je ne peux pas te coller des exemples mais franchement, sur certaines phrases, j’ai montré VO/VF à ma femme et elle, qui ne connait pas spécialement les persos et n’a pas d’attachement particulier à leur voix, trouvait soit que la VF était plus laconique et moins savoureuse, soit que parfois on comprenait même moins bien avec la VF.
        Après, ça ne retire pas tout l’intérêt, j’ai pas dit ça, mais, selon moi, ça amoindrit le plaisir de lecture.
        Je ne veux pas jouer l’élitiste qui ne jure que par la VO, la VF a ses mérites, la diffusion, l’accessibilité etc. C’est juste que sur ce bouquin, j’ai eu l’occasion de comparer les deux et que, dans ce cas précis, j’ai trouvé que ça impactait négativement ma lecture.

        • Bruce lit  

          Yes, je sais enfin ce que vaut ce Xmen/Spidey qui me fait de l’oeil depuis lulure….Je suis curieux de lire la rencontre entre Carnage et Sinistre. C’est bien vu le parallèle avec les clones de Spidey.
          Comme toi, cette époque chaleureuse entre superhéros me manque même si les dissensions entre les personnages augmentent la dose de réalisme. J’aimais bien les tensions entre Spidey et Wolvie, DD et Punisher, LOgan et Cyclope basé sur du respect. Bref….on en a déjà tellement parlé.
          Le FF aussi a l’air bien.

          On oublie effectivement que Gage a bcp secondé Slott pour Superior Spider Man. Je ne sais pas à quel niveau, mais pour ma part, l’espionnage high tech d’un Peter millionnaire post Superior me fait ronfler.
          J’ai pourtant essayer de m’y intéresser.

          Pour ceux qui ça intéresse (je vérifierai ce soir avec les stats), j’avais écrit un truc au début du blog sur une histoire scénarisée par Gage et dessinée par Samnee qui est très bon : Zone 10

        • Matt  

          Et moi je ne suis pas anti VO, j’en ai^^ Mais lire en anglais n’est pas aussi confortable pour moi que lire en VF. Je n’ai aucune envie d’avoir comme Présence uniquement des comics en anglais.
          La VO que j’ai, c’est quand la VF est saccagée par certaines Coulomberies insupportables. Mais j’avoue que si la VF est correcte mais supprime « juste » quelques blagues, j’ai plus de mal à me décider à aller vers la VO. Il y a toujours des trucs à reprocher à la VF, mais ai-je envie de lire seulement en anglais ? Non^^

  • Eddy Vanleffe  

    j’ai bien aimé l’exercice de style qui consistait à tenter de « capturer » l’ambiance de chaque période choisie.
    les thématiques choisies ne sont pas stupides…
    Christos Gage est un scénariste mésestimé de la même trempe d’un Fabian Nicieza, Dan Slott, etc…
    Il est respectueux du matériel et c’est un truc que j’apprécie.
    le dessinateur reprend agréablement le style de Romita sur les sixties, un détail que j’ai kiffé…

  • Bruce lit  

    J’en profite pour glisser un bulletin d’absence de Présence souffrant et alité avec sa bouillotte….

    • Matt  

      Ah je me disais qu’il n’était déjà pas là hier. Lui l’éternel…euh…présent.

      Pour la mini avec les X-men, fallait demander, ça fait des années que je l’ai lue^^ Comme le dit JP c’est sympa mais un brin anecdotique surtout adressé aux fans qui veulent retrouver une certaine ambiance de diverses époques.

  • Présence  

    Je n’ai pas lu ces miniséries que j’ai souvent vu passer à Album. Merci pour la découverte.

    Pour l’anecdote, je garde un bon souvenir de cette équipe improbable des Fantastic Four de Walter Simonson & Art Adams, qui rassemblait les 4 superhéros les plus vendeurs de l’époque, une sorte d’Avengers de Bendis & Finch avant l’heure.

  • JP Nguyen  

    Quelques exemples choisis de cjoix de trad que je ne trouve pas forcément top :
    Premier pavé de texte : une splas h page faisant un flashback sur la bataille du Baxter Building ooposant les FF et DD à Doom :
    En VO :
    « You’ve got to be kidding me. It’s not even a month since Dr Doom almost killed us in our own home ! Daredevil too ! »
    VF : « Non c’est pas vrai ? Fatalis a failli nous liquider chez nous il y a moins d’un mois ! Et Daredevil ! »

    Je trouve que le « Et Daredevil » n’est pas super-clair…

    « Wotta revoltin’ devlopment this is » de Ben Grimm devient « Je suis trop dégoûté ! »
    « It’s clobberin’ time ! » est traduit en « Ca va castagner » alors que, pendant des années, c’était « Ca va chauffer ! » (traduction imparfaite mais qui s’était imprimée dans la mémoire des lecteurs)

    « It brings me close enough to exploit your vulnerabilities » -> « Au contraire il me permet d’exploiter tes faiblesses »
    De manière générale, il y a un choix de tournures plus courtes que la VO qui font perdre des nuances dans les phrases, et rendent les dialogues plus plats. Le message est grosso modo préservé, mais on perd parfois la nuance et la « voix » des personnages… Mais j’admets que cela est subjectif. Comme beaucoup de choses…

    • Matt  

      Qui est le traducteur ?

      Le « et daredevil » est bien moche oui. C’est pas du Coulomb mais pas loin, on comprend à peine ce que ça vient foutre là. « Daredevil aussi » ou « Ainsi que Daredevil » ça aurait mieux fonctionné.
      Le reste perd en nuances mais fonctionne dès l’instant qu’on ne compare pas^^ Contrairement à Coulomb où ça ne fonctionne pas tout court, sans parler de comparaison avec la VO.

      • JP Nguyen  

        La traduction est de Laurence Belingard.
        Je précise qu’il n’est pas ici question de lui faire un procès, mais juste de partager un ressenti de lecteur. Sur cette histoire-là, j’ai trouvé que la VF faisait perdre pas mal de charme…

        • Bruce lit  

          Ah oui Belingard. C’est pas aussi insupportable que Coulomb, juste très irritant, scolaire et effectivement fâchée avec les négations.

      • Matt  

        Z’avez pas peur de taper sur Bendis mais les traducteurs français vous prenez des pincettes^^ C’est la proximité de la personne qui fait ça ?
        C’est quand même une traductrice « bof » il me semble.Sur la mini série Spider-man de Kevin Smith « the evil that men do » c’est elle…et il manque la marque de négation dans les phrases négatives quasiment tout le long. ça m’avait agacé à la lecture, je m’en souviens encore.
        C’est pas pour faire un procès, c’est comme ça et c’est tout. Je dis ce qui est.

  • Tornado  

    Je n’ai lu que la mini-série avec les FF. Je me souviens que j’avais été moyennement convaincu, car la narration était beaucoup trop axée sur le 2nd degré. JP a raison de dire que tout est une question d’équilibre, mais pour moi l’équilibre dans les comics de super-héros vacille très vite sur le terrain de l’humour car, en général, je ne trouve pas les scénaristes mainstream très drôles.
    Par contre j’avais bien aimé l’effet nostalgique, notamment dans l’épisode où Spidey amène son symbiote chez les FF, car c’était un passage qui m’avait marqué du temps où je lisais mes Nova…

    J’ai écrit un commentaire sur Mamazon, j’en copie juste la conclusion ici :
    « Le travail de Christos Gage (…) s’apparente à celui de Robert Kirkman sur la série « Marvel Team Up ». Mais il dépasse son concurrent sur le terrain de l’émotion car, au delà du pastiche, Gage réussit à donner beaucoup d’épaisseur et de sensibilité aux personnages, qu’il soigne à travers des relations profondes et des dialogues soignés, bien aidé en cela par le dessin expressif de Mario Alberti.
    A l’arrivée, cette mini-série est un agréable divertissement, frais et léger, plein d’humour et de sensibilité. Je ne monterai pas au dessus de trois étoiles car, en l’état, l’ensemble est un peu trop léger pour se hisser au rang des plus belles réussites de l’univers Marvel. »

  • Eddy Vanleffe  

    Je suis d’accord pour dire que les scénaristes ne sont pas tous des « humoristes » et la facilité est de jouer sur un décalage entre le monde réél et l’absurdité de se mettre en collant pour combattre le crime.
    du coup ça nuit totalement à la dramaturgie en court-circuitant à la base sans avoir de vrai effet comique, juste de l’ironie facile.
    ça marche de temps en temps mais pas en permanence comme chez Marvel aujourd’hui.

    Pour la traduction.
    ce qui me tempère c’est qu’un gars comme Bendis, c’est un auteur et un traducteur sans vouloir prendre de haut un métier formidable et ingrat, ben… c’est un employé.
    par principe j’ai du mal à condamner. la critique elle existe et elle doit exister bien évidemment mais internet délie bien trop les langues et l’insulte devient souvent l’argument le plus fréquent.
    Depuis l’affaire Coulomb, je ne participe plus par principe aux lynchages en ligne.

    Concrétement « Et Daredevil », c’est une erreur. en VF comme ça ça veut rien dire et on voit l’anglais derrière. c’est dommage pour le bouquin!

    • Matt  

      Si on peut critiquer un auteur en disant qu’il est mauvais dialoguiste, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas critiquer un traducteur.
      Ce n’est pas un lynchage ni des insultes méchantes, c’est une critique sur un travail.
      Après peut être que les traducteurs sont mal payés, ont des délais de fou, tout ça…j’en sais rien. Mais c’est pareil pour un auteur qui produit beaucoup, un réalisateur de film qui n’aurait pas le contrôle sur son film à cause des producteurs, etc. Si on va par là, on ne critique plus rien parce que c’est la faute de personne.
      Critiquer n’est pas insulter.

    • Matt  

      Je n’ai pas suivi ce qui s’est passé avec Coulomb. ça a peut être bien dépassé les bornes. Je ne lance pas d’appel à la haine ni rien. Mais c’est pas parce que certains ont abusé que maintenant il faut dire qu’elle est la meilleure traductrice du monde. ça reste mauvais ses traductions.
      Si Bendis se suicide un jour parce que des cons lui envoient des menaces de mort parce qu’ils en ont marre de ses histoires, ce sera grave oui. Mais ça ne fera pas de ses dernières histoires des chefs d’oeuvre d’un seul coup.

      • Eddy Vanleffe  

        Toi, oui tu critiques…

        quand tu lis le déferlement délirant qui peut parfois exister dans les commentaires de ci-de, de là et les effets de masse que cela peut produire…, tu vas te rendre compte que tout le monde n’est pas comme toi.

        les menaces de mort qu’il y a eu sur Dan Slott, Rick Remender, etc… c’est juste intolérable

        De toute façon je ne crois pas au « tribunal populaire »…

        et il ne s’agit pas non plus donner es auréoles après coup non plus.
        un texte désagréable reste un texte désagréable à lire.
        Pour ma part je ne participe pas à ce genre délire, pour Bendis non plus d’ailleurs.
        je n’apprécié plus ce qu’il écrit depuis au dix ans, mais voilà, c’est pas pour moi et il m’a détaché du monde Marvel, ce que n’ont jamais réussi à faire les Tom De Falco et Mackie etc….
        Ca m’a permis de me concentrer sur d’autre lectures en fait.

      • Matt  

        Il y a des gens dangereux.
        Je regarde des chroniques de films en anglais sur youtube et un chroniqueur a reçu des menaces de mort après avoir proposé un dialogue de fiction alternatif pour Batman vs Superman sur Twitter pour démontrer que leur haine mutuelle dans le film est très mal amenée, et comme son dialogue n’a pas plus à tout le monde (on ne parle pas d’un auteur là, mais d’un mec comme toi et moi qui proposait une fan-fiction), un mec a trouvé le numéro de téléphone de ses parents et a insulté son père, un autre a menacé de lui foutre des lames de rasoir dans le cul, etc…

        Ouais des fois c’est flippant.

      • Matt  

        Je crois qu’à l’époque de la mort de Gwen, Gerry Conway avait reçu des menaces de mort aussi. Et c’était même pas encore la période Internet.
        Ce serait en partie pour ça qu’il l’a fait revenir sous forme de clone, mais a réussi à dire que ce n’était pas la même personne et que la vraie était restée morte.

  • Jyrille  

    Super article dans lequel tu soulèves des points intéressants pour tout amateur de comics et même, au sens large, d’univers fictionnels. Je trouve ton introduction sur la continuité tout à fait pertinente. Elle semble confirmer que les super-héros de papier ont perdu leur insouciance depuis Civil War comme dit dans la présentation de la BO du jour (je ne sais pas si c’est toi ou Bruce qui avez rédigé cette courte présentation ?).

    Je ne pense pas prendre du plaisir à lire cela (quoique) puisque je ne connais vraiment rien à la continuité mais je dois avouer que les scans sont très attirants. Je ne connaissais pas du tout ce dessinateur. Sur le scan She-Hulk, son trait rappelle un peu celui de Frank Quitely.

    J’adore ces articles qui reviennent sur quelques épisodes pour en tirer la substance. C’est parfait pour trouver des repères.

    Quant à cette histoire de nature d’un personnage, je suis un peu plus sceptique. Je sais que Bruce et Mattie par exemple y sont très attachés, mais je pense que l’on peut tordre un personnage si on en garde l’essence. Et surtout, qu’un personnage peut et même doit être parodié lorsqu’il a dépassé le stade des initiés. Or tous ces super-héros qui ont vingt ans depuis cinquante ans appartiennent à tous et présentent désormais autant de facettes que de spectateurs de films… Comme je n’ai finalement pas d’idole et presque pas de héros, je crois que je ne peux rien sacraliser, y compris des personnages que j’aime. Je préfère rester sur des histoires, ou des périodes, ou des albums. Et cela vaut aussi en musique, en séries, en films, en romans…

    Cela n’enlève en rien le choix délibéré d’un auteur de trahir ou de rester respectueux du matériau qu’on lui fournit, ce qui donne dans le premier cas et en général de mauvaises histoires. Mais c’est un pari qu’il faut parfois prendre.

    La BO ? Impeccable !

    • Bruce lit  

      La courte présentation est de bibi.
      Or tous ces super-héros qui ont vingt ans depuis cinquante ans appartiennent à tous et présentent désormais autant de facettes que de spectateurs de films… Pas toujours : comme les chevaliers du zodiaque, les Xmen commencent leurs carrière autour de 14 ans. Il est admis qu’ils ont autour de la quarantaine, c’est pas si mal :).
      Idem pour Petey qui découvre ses pouvoirs très jeune et désormais entrepreneur autour de la trentaine.
      Matt perd la vue enfant. Au moment de Born Again, il fête ses 30 ans (il serait donc Capricorne, c’est raccord avec son masque ceci dit en passant…). Il n’y a aucune difficulté à lui donner la quarantaine non plus.
      Xavier et Magnus ont connu 39-45 mais CLaremont a eu l’intelligence de leur donner un corps de jeune homme aux deux faisant qu’ils auraient désormais la soixantaine.
      Honnêtement la chronologie ne me dérange pas plus que Tintin qui lui n’a pas eu un cheveu qui a poussé entre les Soviets et Les Picaros.
      Je compare souvent les comics à la musique : Entre Syd Barrett et The Wall, on peut se demander si c’est le même groupe. Oui, les thématiques sont souvent les mêmes. Non, ce n’est pas le même son. Mais il reste une essence comme tu dis. Une essence plus facilement massacrante sur papier qu’en musique. Mais combien d’artistes comme Rod Stewart TIna TUrner ou Elton John ont perdu leur mojo comme nos héros…Et ne veulent pas décrocher.

      • Jyrille  

        Je sais bien que les personnages de bd (et avant tout en franco-belge, bien avant les comics) et même ceux des dessins animés (au hasard, les Simpsons) ne vieillissent pas ou peu. Et cela ne me dérange pas ! Mais je pense que c’est un des arguments qui fait que fatalement à un moment ou un autre, les fans de la première heure se sentiront trahis.

        Dans la musique c’est pareil. Les groupes ou artistes aux carrières très longues se trahissent forcément. Si ils ne le faisaient pas, cela n’aurait pas non plus trop d’intérêt, ils se répéteraient. Et c’est d’ailleurs souvent le cas. Je ne suis plus Björk, j’ai beaucoup de mal avec les derniers albums de PJ Harvey etc…

        • Bruce lit  

          Oui, le dernier grand PJ c’est White Chalk….
          Depuis c’est soporifique.

          • Jyrille  

            Ouep un peu ça même si il y a une volonté de changer. J’aime bien White Chalk mais même avant ça ronronnait.

      • Matt  

        Le souci chez Marvel par rapport à une série comme Tintin, c’est que Tintin il y a quoi ? 20 albums ? Tintin aurait eu le temps de vivre toutes ses aventures en 2 ans.
        Chez Marvel c’est une aventure par mois depuis 60 ans. Et non seulement la technologie évolue, les présidents font des apparitions dans les histoires, les persos morts ont des dates inscrites sur leurs tombes…tout ça inscrit chaque histoire dans son époque…et du coup ça ne fonctionne plus. Et les persos n’auraient jamais pu vivre autant d’aventures durant les à peine 15 ans qui sont passées dans leur univers. Bientôt, comme je le disais, il faudra imaginer que la relation de DD avec Karen aura duré 1 mois à peine sinon il n’aurait jamais eu le temps de vivre tout le reste de ses relations. Au bout d’un moment, ça ne marche plus. On ne peut plus étirer le temps à l’infini.

        • Eddy Vanleffe  

          alors que le côté vieillissant des personnages est justement un des trucs à creuser la preuve en est Dark Kight, Old man Logan et même Renew your Wows. les fans aiment voir leur persos mûrir mais pas pourrir

      • Matt  

        Imaginez de nouveaux albums de Tintin maintenant, à notre époque avec smartphones, Internet, etc. Bon…ben il faudrait que ce soit un reboot qui repart à zéro. Si les vieilles aventures faisaient toujours partie de la continuité, il y aurait un souci. A moins d’imaginer qu’en l’espace d’un an ou 2, toute la technologie de la terre ait changé avec voitures modernes, etc.

        • Bruce lit  

          Ben c’est le cas ;)
          Le premier Tintin se passe chez les Soviets sous Lenine.
          Au fil de la série on voit l’apparition de la télé puis de la télé couleur, des premières fusées. Lorsque l’histoire se termine, Tintin est clairement un jeune des années 70 avec une ambiance Woodstock. il s’est passé 50 ans en 24 albums.

          • Matt  

            Ah ouais…
            Ben…c’est nul^^

            Non sérieusement, au moins on peut dire qu’il a le temps de vivre toutes ses aventures, même s’il vit dans un monde qui évolue vite technologiquement.
            Chez Marvel, il y a des couples qui se forment, des gens qui meurent, et on se retrouve avec des dates sur les tombes du genre 1980 à 2010 pour un perso jeune créé dans les années 60. En faisant apparaitre les présidents, il faut alors imaginer que leur mandat dure à peine 1 année dans leur univers sinon ce serait impossible qu’il y ait eu autant de présidents différents en une si courte période, etc.

            Dans Tintin, le temps ne semble pas passer. Il n’y a pas de menton d’année, il n’y a pas De Gaulle ou Giscard qui se pointe pour indiquer que 20 ans ont passé sans que personne vieillisse. C’est un monde qui fait moins réel.
            On peut donc imaginer que toutes les inventions présentes existent durant la même période, ou que la science est vachement balèze.

            Chez Marvel on voit des persos passer des études, avoir un job se marier, divorcer…donc le temps passe. Et continue de passer. Il y a une continuité à laquelle il est fait référence. Au bout d’un moment, ce n’est plus possible de tout accepter. Si Parker n’a vieilli que de 15 ans, alors il n’est sorti avec Gwen que 2 mois pour avoir eu le temps de vivre tout le reste. ça vient saccager le passé à force d’étirer le temps.

            Tintin c’est 24 aventures. C’est l’équivalent de 2 ans de publications Marvel.
            Même si c’est réparti sur de longues années et que la science évolue vite au sein des histoires, on ne se dit jamais que Tintin n’aurait jamais eu le temps de vivre tout ça.

          • Bruce lit  

            Ta démonstration est convaincante.
            Moi, ça ne me dérange plus. Vraiment. Les auteurs ont voulu se situer dans leur époque en dessinant Reagan ou Obama. Il me suffit de dire que c’est un président interchangeable (hé, c’est souvent presque le cas, non ?).
            Moi ce qui me dérange plus c’est effectivement l’effacement d’événements majeurs conduisant à l’expropriation des vieux lecteurs pour des séries portées à bouts de bras. Au final, aucune version d’un héros ne peut désormais être la légitime. Scott Summers est devenu un sombre bâtard depuis Morrison soit il y a 18 ans. Soit même plus que la version canonique de Claremont.

          • Matt  

            Voui, pour ça, voir mon message du dessous sur les publics visés et la lassitude de vieux lecteurs attachés à une période^^

      • Matt  

        Peter Parker a vécu 4 vies déjà presque. C’est aussi un truc qui fait que je m’intéresse moins au Marvel moderne. Je dois bien l’avouer, les héros qui reviennent au statu quo, c’est un éternel rajeunissement qui me laisse sur le carreau. Je trouvais ça bien d’avoir des histoires avec un Parker étudiant, puis marié, etc. Mais à force de revenir en arrière et étirer en longueur sa vie pour continuer à s’adresser à un public jeune, ça me laisse un peu derrière. J’aurais trouvé ça cool de voir Pete gérer la vie de famille, un enfant, etc. Mais non.
        Et je comprends, c’est pour continuer à vendre et faire des persos éternels, mais quand on a notre période de prédilection, à force on en a marre que les persos restent au même statut ou que tout soit sacrifié pour un retour en arrière.

        Ce qui me fait envie maintenant ce sont des courts récits, et pourquoi pas même certains qui s’insèrent dans le passé comme ceux de cet article ? Bon…il n’y en aura jamais aucun qui s’insère durant le mariage vu que…gnagnagna c’est jamais arrivé, et tout ça…mais continuer de voir évoluer un Parker qui ne vieillit pas mais dans l’historique et la continuité continue de grandir, ça me lasse.
        Le Marvel moderne attirera peut être de nouveaux lecteurs (mais à ce moment là, je me demande quand même pourquoi ils ne font pa carrément un reboot qui repart de zéro parce que la continuité n’a rien d’amical pour le nouveau lecteur) mais ce n’est plus trop pour moi.
        Je suis fan des années 80, des années 2000 (euh…moins des années 90 quand même) et donc maintenant ça me fatigue. Mais ceux qui sont nés en 2000 n’en ont peut être rien à faire de ce qui s’est passé avant One More Day et vont kiffer le Marvel moderne qui sait ?

  • OmacSpyder  

    Un article rafraîchissant qui fleure bon la nostalgie.
    Spidey et les X-men, ou le plaisir de voir de croiser les périodes de chaque héros en une seule histoire. Et de ce que j’en lis, ça n’est pas trop mal ficelé. Je m’attendais à moins bien…
    Spidey avec les FF, comme tu le dis, c’est une évidence : comme une seconde famille! D’ailleurs dans la série actuelle, en attendant le retour de Reed et Sue, c’est lui qui rachète le Baxter Building avec sa société Parker Industries!
    Bref, ça me donne envie de mettre à l’occasion la main dessus :)

    • Matt  

      Punaise Parker qui achète un immeuble ? C’est vraiment un nouveau Tony Stark.

      • OmacSpyder  

        Justement, un peu mais il se différencie en expliquant lui-même la différence entre les deux… ;)

  • PierreN  

    Et la dernière splash page à la fin de l’article doit être uniquement composée de swipe de scènes ou couvertures célèbres (Ditko, Byrne, Wieringo, la couverture de Miller pour la 100ème de Marvel Team-Up).

  • Matt  

    Bon…je ne sais pas si c’est le meilleur endroit pour demander ça…mais on est sur du spider-man, sur un retour dans le passé…alors euh…quelqu’un a lu « parallel lives » datant de 1989 ? (destins croisés en VF)
    C’est sorti dans la collection graphic novel chez Panini. Je ne l’ai pas lu mais apparemment ça revient sur la vie de MJ après la révélation dans la série régulière qu’elle a toujours su que Peter était Spidey.

    ça peut être intéressant mais d’après ce que j’ai pu voir, le dessin a un côté volontairement old school comme si sorti des années 70, donc je me pose la question sur le parti pris. Est-ce volontairement vieillot et naïf ? Ou est-ce que c’est bien ?^^

    • Présence  

      Je ne l’ai pas lu, et ça ne m’a pas tenté exactement du fait de la caractéristique que tu rappelles : une narration vraisemblablement à l’ancienne par Gerry Conway & Alex Saviuk d’une histoire parue en 1989 (Marvel Graphic Novel 46). Peut-être que la lecture révèle une savoureuse interprétation postmoderne des conventions narratives des années 1960 (TM Tornado), mais je n’ai pas souhaité vérifier par moi-même.

    • PierreN  

      Il y a du bon et du moins bon (le volet super-héroïque est bof, mais la partie intimiste est déjà plus convaincante). Saviuk imite effectivement Romita Sr et Conway, bien que moins inspiré que sur Amazing ou Spectacular, dresse un portrait assez convainquant des deux tourtereaux (surtout MJ et à sa tendance à donner le change par rapport à ces problèmes familiaux, en arborant cette fausse image de fêtarde insouciante et désinvolte).

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